Autor Thema: Traduction de Der Teufel im Detail  (Gelesen 8266 mal)

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Offline flamme

  • Simon Wright
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Re: Traduction de Der Teufel im Detail
« Antwort #15 am: 17. November 2013, 14:05:38 Uhr »
Coucou Limeye!

La bonne blague, c'et plutôt qu'Ezra n"allume" pas vite...   :o [wallbash] ses soupçons professionnels sont meilleurs que ceux envers Joan! Elle-même ne semble pas en être consciente non plus,  [unconscious] à moins que ce soit simplement parce que la mention n'en est pas encore faite  dans le texte? Ou bien c'est le déni? Evidemment, le papa ne semble pas au courant...  ::)

Je retourne sur la trampoline chauffée au rouge! (désolée, ça ne me rentre pas dans la tête que c'est masculin, ce mot, je trouve que ça ne "fitte" pas du tout!)  [jump] [jump] [jump] [jump] [jump]

Bizz et bonne journée!
Flamme
 :D
« Letzte Änderung: 17. November 2013, 17:05:27 Uhr von flamme »

Offline limeye

  • Simon Wright
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Re: Traduction de Der Teufel im Detail
« Antwort #16 am: 17. November 2013, 21:10:14 Uhr »
bonsoir Flamme !

pour le coup, en effet, Ezra n'imprime pas du tout...  :P

quant à Joan, réponse bientôt, et le futur papa... pas au courant.

mais pour vous, un tiboutte supplémentaire...

bizz et bonne fin de week-end !

Limeye  :)


Winston Brody leur avait fait ses adieux.

Avec une colère difficilement contrôlée, Kuolun passa en revue toute la maison et chercha Nurara. Il la trouva enfin, dans la salle de réception où elle se trouvait sur le divan, un magazine de mode à la main. D’un pas énergique, il s’approcha d’elle, arracha avec fureur le magazine de ses mains et le jeta dans la cheminée où il s’enflamma. Nurara se redressa immédiatement, les genoux tremblants. Le coup d’œil dans les yeux du Docteur Kuolun lui fit peur.

- Es-tu devenue totalement folle ?! Comment peux-tu parler ainsi à Brody ?, lui cria-t-il.
- Il m’a provoquée…, tenta de se défendre Nurara.
- Provoquée… Pan !

Sa voix était encore plus forte.

- Tu te sens constamment provoquée par quelqu’un ou quelque chose. Tu vas tout faire rater si tu n’apprends pas à contrôler ton humeur !

Il la dévisagea et pendant un moment, il la regarda comme s’il voulait la battre. Au lieu de cela, il serra les deux poings brièvement et s’assit, en colère, sur le canapé à côté d’elle.

- Je… je suis désolée, chuchota Nurara d’une voix à peine audible, qui pouvait à peine filtrer à travers ses lèvres.

Kuolun la regarda.

- Tu peux l’être, répondit-il froidement. Et tu vas réparer cela.

Nurara sourit de soulagement, se pencha vers lui et voulut l’embrasser dans le cou, mais il la repoussa.

- Non, chérie, ce n’est pas ce que tu penses. Ce que je veux de toi est un peu plus difficile. Tu copieras les données de NanTech.

Nurara eut un mouvement de recul, horrifiée.

- Quoi ? Pourquoi devrais-je faire cela seule ?

Kuolun sourit largement.

- Brody, cet idiot, l’a lui-même suggéré. Quand tu seras dans l’entreprise pour poser pour la presse avec la voiture, il ne sera plus nécessaire d’y entrer laborieusement de l’extérieur. Une fois que les photographes auront pris leurs photos, personne ne prêtera attention à toi, et tu pourras alors procéder tranquillement. Tu peux faire les copies et sortir de là comme si rien ne s’était passé. Le risque d’être découvert est beaucoup plus faible.
- Oui, pour toi, répondit Nurara avec obstination. T’est-il venu à l’idée que nous faisons tout le sale boulot pour ce gars sournois ?

Kuolun éclata de rire et l'attira à lui.

- Ce n’est pas tout à fait vrai, chérie. Brody est seulement un moyen d’atteindre notre but. Au bout du compte, nous aurons tout le gâteau et Brody n’aura même pas des miettes. Tu feras deux copies des données.
- Mais Brody t’a dit que le système pouvait être exposé pendant quelques minutes avant que l’alarme ne se déclenche, ce qui est tout juste pour faire une copie…

Kuolun tourna son visage vers elle et la regarda fermement.

- C’est ce que Brody pense, mais j’ai déjà résolu ce problème. Après lui avoir remis son exemplaire, nous partirons avec cette copie illégale. Cela ne viendra à l’idée de personne qu’il pourrait y avoir une deuxième copie, et alors… Ensuite, la voie est libre.

L'idée de pousser Winston Brody dans l'abîme réjouit Nurara et elle répondit au baiser du Dr Kuolun avec passion.
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline O-tho

  • Joan Randall
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Re: Traduction de Der Teufel im Detail
« Antwort #17 am: 18. November 2013, 03:43:20 Uhr »
Coucou LImeye,

J'aime vraiment cette histoire! Le fun arrive bientot  ;D... Et Joan qui ne s'en laisse pas compter,  par personne d'ailleurs, meme pas le Capitaine... ;)

Merci de traduire!

O-tho

Offline limeye

  • Simon Wright
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Re: Traduction de Der Teufel im Detail
« Antwort #18 am: 18. November 2013, 09:20:48 Uhr »
Coucou O-tho !

oui, cette histoire est menée à un rythme trépidant ! En voici un nouveau "tiboutte" pour commencer votre journée... j'aime beaucoup le passage concernant les Futurmen ! En peu de phrases, l'essentiel est dit concernant leurs caractères, leurs attitudes... mention spéciale  [goodjob] à Grag pour avoir remarqué un "détail" passé inaperçu aux yeux d'Otho !

bizz

Limeye  :)


Joan jeta un dernier regard dans le miroir. Beverly Mason-James lui avait prêté un tailleur chic, et un regard sur l'étiquette du créateur lui avait fait soupçonner qu’elle aurait certainement eu besoin de trois mois de loyer pour pouvoir se le payer. Le coiffeur avait fait un bon travail, mais ses cheveux lui semblaient étrangement ternes, et le maquillage soigneux ne pouvait pas cacher les ombres sous ses yeux. Une fois de plus, elle attrapa le tube en plastique blanc avant de le déposer devant le miroir. Aucun changement pendant deux heures, un grand trait bleu était visible dans la petite colonne du test de grossesse.

Comment cela avait-il pu arriver ? Elle n'avait pas été téméraire et pourtant... Elle devait penser aux messages que Curtis avait laissés sur son transmetteur et auxquels elle n’avait pas répondu. Il s'était excusé, mais entre toutes ses paroles, elle avait senti qu'il était toujours convaincu de sa position et ne s’en écarterait pas. Une famille signifierait probablement pour lui seulement une augmentation du danger potentiel...

La sonnerie de la porte la sortit de ses pensées. Ezella venait la chercher.

**

...My heart cries out to your heart,
I´m lonely but you can save me
My hand reaches out for your hand
I´m cold but you light the fire in me
My lips search for your lips
I´m hungry for your touch
There´s so much left unspoken
And all I can do is surrender
To your love
Just surrender...


- Peux-tu être plus silencieux, Otho, s’il te plait ?, dit Futur avec mauvaise humeur, sans quitter son microscope.
- OK, dit l’androïde un peu surpris, la radio n’était pas forte et le professeur Simon lui jeta un regard interrogateur.
- Que fait donc Grag ?, demanda le cerveau un moment plus tard en regardant attentivement Otho.
- Il fait de l’entretien sur le Comète, répondit celui-ci sans lever les yeux de la pierre qu’il venait de découper avec le laser.

Simon flotta un peu plus près de l’androïde et le regarda toujours avec insistance de ses yeux lentilles. Otho regardait d’un air interrogateur le professeur, jusqu'à ce que finalement ça lui fasse tilt.

- Heu, peut-être que je devrais aller vérifier. On doit toujours regarder après cette boîte de fer-blanc aux gros doigts.

Et il sortit par la porte du laboratoire. Simon flotta vers son propre microscope.

- Ces pierres, que nous avons rapportées de Titan, sont vraiment remarquables. Quant à leurs propriétés physiques telles que la dureté et la densité, elles surpassent même les diamants. Idéal pour l'instrument que nous avons à l'esprit. Et si je n'étais pas un scientifique, je dirais qu'il est dommage de ne pas faire des bijoux à partir d’elles... En fait, nous n’avons pas besoin de toutes. Peut-être que l’une d’entre elles plairait à Joan ?

Futur ne répondit pas et regarda plus attentivement à travers son microscope.

- Elle n’est pas venue depuis longtemps, déclara Simon avec prudence, mais là encore, il n’obtient aucune réponse. Il est arrivé quelque chose ?

Futur leva la tête et il était visible qu'il n'avait pas vraiment envie de parler de cette question.

- Et bien, nous avons eu un petit désaccord. Es-tu content, maintenant ?

Avant que le cerveau puisse répondre, la porte du laboratoire s'ouvrit à nouveau, et Otho et Grag essayèrent de se faufiler à travers la porte en même temps, le robot puissant avait clairement l’avantage.

- Tu n’a pas cessé de te moquer de mon journal, et maintenant, je t'attrape, alors que tu le lis secrètement !, se plaignit l’androïde en montrant le poing.
- Tu as déjà lu le journal aujourd'hui, et tu as négligé les choses les plus importantes !, répondit Grag et il déposa l’édition électronique du New York Times à la page des sports sur la surface de travail du Capitaine.

Futur lut en détails les éléments affichés, tandis que les trois autres regardaient par-dessus son épaule.

- L’as de tennis Michael Glenn parle après son accident de l’impact sur sa vie ?, demanda Futur, dubitatif.
- Mais, non !, répondit Grag avec impatience en désignant un autre article. Nous avons cela en vue !
- Les gestionnaires et actionnaires des NY Nicks cherchent un nouveau sponsor ?
- Exactement, répondit Grag et il attendit avec impatience la réaction de Futur à la lecture de l’article.
- Eh bien, Grag, je ne vois pas ce qu’il y a de si excitant...

Le robot soupira et désigna désormais clairement une personne en particulier sur la photo illustrant l’article.

- Ce gars-là ne te semble pas familier pour autant ?

Futur appuya sur l’icône de la page du journal virtuel pour agrandir la photo, et ce qu'il vit lui causa un choc.

- C’est Vul Kuolun !, s’écria-t-il avec horreur. Comment est-ce possible ?
- C’est bien aussi ce que nous nous demandons, dirent Grag et Otho à l’unisson.
- Nous devons immédiatement prendre contact avec Ezella !, dit Futur inquiet et il alluma le transmetteur. Même si le nom de Kuolun n’est pas explicitement mentionné dans l’article, je ne peux qu’espérer que ce soit une erreur !
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline flamme

  • Simon Wright
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Re: Traduction de Der Teufel im Detail
« Antwort #19 am: 19. November 2013, 02:13:42 Uhr »
Coucou Limeye!

L'efficacité des contraceptifs du futur me laisse songeuse....  ::)  Tout comme le fait que c'est Joan qui dresse une barrière entre elle et Curtis, maintenant...  :( 

Je comprends que Curtis ait été secoué par cette chanson...  [poke] [poke2] (que je ne replace pas, mais que je trouve très appropriée pour la circonstance!)

J'aime aussi la façon dont les caractères de nos deux lascars sont mis en évidence! Ils sont vraiment fidèles à l'idée que je me fais d'eux! Tout comme Simon, qui réussit à faire comprendre à Otho de le laisser seul avec Curtis... J'ai adoré ce passage! Dommage que son entretien avec "son garçon" ait été interrompu...  [wallbash] même si c'est pour une bonne raison!

Merci pour chaque envoi! Je les lis avec un grand plaisir!
Bizz
Flamme
 :D

Offline limeye

  • Simon Wright
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Re: Traduction de Der Teufel im Detail
« Antwort #20 am: 20. November 2013, 15:07:44 Uhr »
Coucou !

Claudrick ne nous fait aucune révélation concernant les contraceptifs du futur... Mais j'ai vraiment aimé le passage entre les Futurmens, en effet !

Voici un nouveau tiboutte, assez long, je vais essayer de vous fournir la fin du chapitre pour ce soir.

bizz

Limeye  :) multi-tâches aujourd'hui  ;D


Les locaux de NanTech se trouvaient à l'extérieur de New York dans la vallée de l'Hudson, dans un site de collines et de forêts de feuillus colorés. Le bâtiment lui-même s’intégrait à merveille dans le paysage dans son architecture. Aucun angle droit n’était visible, tous les coins, les portes et les fenêtres étaient arrondis et les murs extérieurs étaient colorés et totalement en harmonie avec l'environnement naturel.
Le spatiocar de Beverly Mason-James avec Joan et Ezella à bord s’approcha de la porte principale et un garde signala à la journaliste de s’arrêter.

"Beverly Mason-James, du New York Weekly. Ezella Garnie, mon photographe et Joan Landor, une stagiaire", les présenta-t-elle en donnant au gardien leurs cartes de presse. Il la compara avec la liste des invités, et après qu'il eut jeté de nouveau un regard observateur à leurs visages, il leur remit les insignes et leur désigna une  place de stationnement.

"Complètement gardé" dit Ezella fermement alors qu’elle menait la voiture. Ils laissèrent leurs cartes de presse visibles sur leurs vêtements et entrèrent dans le grand hall d'entrée de forme ovale, déjà noire de monde. Au milieu, une grande plate-forme avait été érigée, voilée par de longues bandes gonflées de tissu blanc, aux couleurs toujours changeantes sur lequel était projeté le logo de l'entreprise NanTech. L'ensemble du bâtiment bourdonnait comme une ruche, avec le bruit de voix et de la musique de fond cool.

La première rangée de sièges avait été réservée pour la presse et ils se trouvèrent donc tous les trois devant. Ezella jouait avec sa caméra, alors que Beverly le poussait du coude.

- Regarde, Ezella. Là se trouve Winston Brody.
- Oui, effectivement. Avec qui parle-t-il ?
- C’est Seth Shostak, répondit Beverly. J’ai déjà réalisé une interview avec lui. Il est le leader des scientifiques de NanTech et est en quelque sorte un véritable disciple de Brody. Il lui a offert une bourse généreuse pour étudier au MIT puis dès la fin s’est retrouvé engagé directement par NanTech. Il se murmure qu'il pourrait être un candidat pour le prix Nobel de physique."
- Ca me revient, dit Ezella. Son nom figurait également sur la liste des invités de la finale de basket-ball.

Seth Shostak n'était pas très grand, un peu trapu, et avait des cheveux courts et frisés blond foncé. Son visage était enfantin, mais il devait bien avoir trente-cinq ans. La conversation semblait se dérouler à sens unique, puisque seul Brody posait des questions et en réponse, Shostak souriait discrètement.

Pour une raison quelconque, il ne semblait pas très à l'aise. Finalement, Brody mit fin à la conversation en tapant sur l’épaule de Shostak et le laissa sur place. Le scientifique jeta un regard autour de lui. Il ne savait pas où une place lui était réservée. Puis il remarqua la chaise vide à côté de Joan. D’un pas hésitant, il se dirigea vers elle.

- Excusez-moi s’il vous plait…, dit-il timidement. Une place a été réservée quelque part pour moi, mais j’ignore où et la présentation va débuter d’un moment à l’autre. Est-ce que par hasard le siège à côté de vous est encore disponible ?

Joan hocha la tête, saisit son bloc-notes électronique, qu'elle avait placé sur la chaise, et Seth Shostak prit place à côté d’elle avec un sourire reconnaissant. Il était temps car une musique un peu plus forte se fit entendre et les projecteurs s’allumèrent, centrés sur le podium. Winston Brody apparut et se tint derrière le pupitre face à la foule. Des applaudissements retentirent pour saluer l’homme d’affaire bien connu.

- Merci, Mesdames, Messieurs. Merci. Au nom de NanTech Microsystems, je vous souhaite la bienvenue et vous remercie de votre présence. 'Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie', disait un célèbre auteur de science-fiction, Arthur C. Clarke. Et je pense que M. Clarke serait d'accord avec moi si j'appelle les responsables de notre département de recherche comme des magiciens, parce que ce qu’ils ont réussi peut apparaître en fait comme de la magie. La magie de la matière programmable - un bouton, une fenêtre sur le mur, une chaise pour supercalculateurs, un terrain de basket sur un toit. Et ce n'est sans doute pas exagéré quand je dis que le développement de la technologie de NanTech Microsystems va changer votre vie dans de nombreux domaines pour une ampleur jusqu'alors inconnue. Et ce que nous allons montrer ici n’est qu’un aperçu. Mais voyez vous-mêmes… et fiez-vous à vos yeux.

Il fit un pas de côté, la musique dramatique souligna l’approche de l'événement crucial. Avec un bruissement doux, le tissu mince tomba au sol révélant une voiture de sport noire brillante, plus précisément un Cabriolet. Chrome brillant, cuir beige, vitres teintées et sur le capot – Nurara. Avec un collant noir moulant, des yeux maquillés comme ceux d’un carnassier et une perruque blonde platine, elle se tenait, voluptueusement, et regardait d’un air ennuyé le public.

Effrayée, Joan haleta et le bloc-notes glissa de ses mains et claqua sur le sol. Seth Shostak ramassa l'appareil rapidement et la regarda avec inquiétude.

- Que vous arrive-t-il, Miss ? Quelque chose ne va pas ?
- La femme, là-bas…, répondit Joan et Shostak suivit son regard abasourdi.
- Ah oui, dit-il en passant la main dans ses cheveux. Vous la voyez.
- Vous la connaissez ?, alarmé Ezella intervint lui aussi.
- Et bien, connaître est peut-être un peu fort, dit Shostak dédaigneusement. Mais elle et son compagnon sont de proches partenaires d’affaires de Winston Brody. Honnêtement, je ne peux pas vraiment la supporter. Elle a certes la grâce d'une gazelle, mais le charme d'un serpent à sonnettes.

Maintenant une averse d’éclairs et de tonnerre fut simulée sur l’estrade, Nurara glissa en sifflant du capot comme un chat qui déteste être mouillé. Tout à coup, et avant que le public puisse comprendre comment cela s’était produit, le cabriolet avait un toit. Sans qu’aucun mouvement mécanique ou électronique n’ait été visible sur le véhicule. Le public applaudit, déconcerté. La tempête simulée cessa, un paysage enneigé apparut et il commença à neiger. Devant les yeux des spectateurs, la voiture se transforma en motoneige. Nurara y prit place, fit quelques tours sur l’estrade en projetant des flocons de neige artificiels vers le public et Winston Brody en prit un particulièrement grand. La Martienne en redescendit, et le paysage d’hiver céda la place à une plage tropicale. Le véhicule se transforma successivement en un buggy de plage, un bateau à moteur, et enfin même en un véhicule submersible. La présentation se termina avec Nurara assise sur une chaise longue à l'ombre d'un palmier artificiel avec un cocktail dans la main.

Des applaudissements enthousiastes fusèrent et l’estrade s’abaissa, de sorte que les invités puissent inspecter eux-mêmes cette merveille de technologie.

- Comment cela est-il possible ?, demanda Beverly Mason-James, profondément étonnée.
- Je n’en ai aucune idée…, dût admettre Ezella, confus.
- Je vais nous chercher une brochure de presse avant qu’ils ne soient tous pris !

Beverly bondit et disparut dans la foule. Ezella et Joan regardaient incrédules autour du véhicule, et de tous les côtés. Seth Shostak se joignit à eux et essaya de leur expliquer quand ils passèrent devant la chaise longue sur laquelle Nurara était justement encore assise. La chaise longue était vide.

- Ezella…, dit Joan en tapant sur l’épaule de son collègue, mais il ne répondit pas. Il écoutait, passionné, les explications de Shostak.
- Ezella !, répéta Joan en insistant.
- Joan, tu devrais écouter, c’est vraiment incroyable…, dit enfin Ezella en se tourna vers elle.

Mais Shostak poursuivait ses remarques et le Marshall se tourna vers lui. En soupirant, Joan attrapa la caméra d’Ezella et se fraya un chemin vers l’arrière. Les rangées de sièges étaient abandonnées, et même le buffet n’intéressait personne. Joan fit le tour de la salle entière à la recherche de Nurara. Un coup d’œil vers le haut lui montra que le bâtiment n’avait qu’un seul étage, mais qui sait combien il comptait de niveaux en sous-sol ? Elle chercha un escalier ou un ascenseur. Dans un passage du hall d’entrée, elle crut alors reconnaître dans une demi-obscurité quelque chose comme un escalier en colimaçon. Elle regarda son communicateur, juste pour s'assurer qu’Ezella se trouvait à très courte portée, quand elle a remarqué l'ombre. Silencieusement comme un chat sur ses pattes de velours, elle se glissa silencieusement dans une niche de l'escalier en colimaçon et disparut dans les escaliers. Joan se figea et ce fut seulement au bout d’un moment qu’elle put respirer à nouveau. Le couloir était silencieux et l’ombre se portait en avant. L’avait-elle seulement imaginée ? Lentement, elle se dirigea vers les escaliers et y jeta un regard attentif. L’ombre se perdait dans l’obscurité. Elle regardait en arrière vers le hall d’entrée où des gens se pressaient encore, mais le brouhaha parvenait seulement ici de manière étouffée. Ezella et Beverly n’étaient pas visibles. Elle décida alors d’envoyer un bref signal à ses collègues et descendit les escaliers. Quand elle atteignit le palier, elle constata avec soulagement qu’il n’y faisait pas complètement sombre. Les joints entre les plaques de métal au sol laissaient passer une lumière fluorescente bleuâtre, indiquant si besoin le chemin. Comme ses yeux s'habituaient à la pénombre, elle regarda autour d’elle. Trois marches se trouvaient devant elle, des murs nus et quelques portes en acier. Et juste derrière l'escalier en colimaçon, une trappe dans le mur avec l'inscription "Pour le personnel de service uniquement." Joan s’en approcha et remarqua que la porte était entrouverte. Elle l’ouvrit et regarda dans un puits de mine où l’on pouvait se déplacer à quatre pattes. Elle y rampa, et après quelques mètres, elle tomba soudain sur quelque chose de mou et poilu. Effrayée, elle se retourna et étouffa un cri. Prudemment, elle ouvrit à nouveau la trappe et dans la pénombre, elle y pénétra puis réalisa ce qui se trouvait devant elle. C’était la perruque blond platine de Nurara.
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Offline flamme

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Re: Traduction de Der Teufel im Detail
« Antwort #21 am: 21. November 2013, 02:21:01 Uhr »
Coucou!

Ça va se corser, je le sens... mais je ne sais pas comment, ni à quel point! Que d'émotions, tout de même, pour une femme enceinte...  :o :o :o

Bizz
Flamme
 :)

Offline limeye

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Re: Traduction de Der Teufel im Detail
« Antwort #22 am: 21. November 2013, 07:06:21 Uhr »
Que d'émotions, tout de même, pour une femme enceinte...  :o :o :o

Et c'est pas fini...

bizz

Limeye  :) la suite plus tard !
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Offline limeye

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Re: Traduction de Der Teufel im Detail
« Antwort #23 am: 21. November 2013, 21:36:05 Uhr »
Rien pu faire d'autre aujourd'hui que ce qui suit...

 [goodnight]

Limeye  :)


Le communicateur d’Ezella résonna

- Désolée de te déranger, mais ne devrais-tu pas jeter au moins un coup d’œil à cela ?, lui suggéra Beverly, alors qu’Ezella, tout en parlant toujours avec Seth Shostak, ne faisait aucun geste pour regarder son appareil. Et où est Joan ?

A la mention du nom, Ezella se tourna enfin vers elle.

- Oh… je pense qu’elle est… attends un moment.

Il regarda son communicateur.

- Elle m’a envoyé un signal. Elle regarde probablement quelque part par là…
- Nous voulions aussi le faire, si je peux te le rappeler !, répondit Beverly avec impatience. Nous devrions suivre son signal.
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Offline limeye

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Re: Traduction de Der Teufel im Detail
« Antwort #24 am: 22. November 2013, 22:55:37 Uhr »
tiboutte du soir et  [goodnight]

Limeye  :)


Joan ne pouvait même pas deviner la longueur du puits de mine quand il prit soudain fin. Elle ouvrit prudemment la trappe entrouverte. Devant elle un grand espace, en forme de tube avec des murs en béton nu. Le sol était aussi composé de plaques de métal avec des joints bleus brillants et le local lui-même était recouvert à intervalles réguliers de barrières de lumière infrarouge clairement visibles qui détectaient chaque mouvement. Le puits de mine n’avait fait aucun détour, donc Nurara devait elle aussi être arrivée jusqu’ici. Où avait-elle été ensuite ? Joan ouvrit très soigneusement la trappe et grimpa sur les barres métalliques, qui étaient fixées en dessous de la trappe dans le mur et descendit silencieusement. Un bruit métallique se fit entendre et Joan prit peur de l'ombre entre deux grandes boîtes de circuits de la taille d’un placard. Comme elle n’entendait plus rien, elle retint sa respiration et regarda autour d’elle. Et elle ne put en croire ses yeux.

Tout au bout de la pièce, derrière la grille infrarouge, elle vit Nurara, encore une fois reconnaissable avec ses cheveux verts, qui était accroupie sur le sol en face de la porte d’un coffre-fort, et elle utilisait un appareil avec rapidité. Comment avait-elle pu passer la barrière lumineuse et monter là-haut ?

- Qui crois-tu que c’est ?, murmura soudain une voix avec un accent à côté de Joan.

Elle tressaillit, mais elle comprit que sa cachette n’était pas découverte et elle garda le silence. Il était évident que quelqu'un avait remarqué la présence de Nurara.

- Ca m’est égal, répondit une autre voix avec un accent étranger. Je pense que nous devrions la liquider immédiatement.
- Es-tu fou ? Nous ne pouvons tout simplement pas la tuer. Peut-être qu’en insistant nous pourrions obtenir quelques confessions !

Les deux voix retinrent un ricanement.

- C’est bon, Gorodin, dit la première. Cela plaira au boss.
- Et encore mieux, c'est qu'elle croit encore que nous ne l'avons pas découverte !

Et avant que Joan puisse comprendre le sens de ces dernières paroles, une forme sembla tomber du plafond. Joan fut rudement attrapée par le cou et traînée entre les boîtes de commutation.

- Quel est donc le joli petit oiseau qui a volé jusqu’à nous pour se prendre dans le filet ?, demanda l’homme, amusé, alors qu’il gardait son visage caché dans l’ombre pour ne pas être reconnu. Qui es-tu ?, dit-il sèchement à Joan en la secouant comme une marionnette.
- Qui êtes-vous ?, répondit Joan en essayant d’atteindre discrètement son arme de service.
- N’y pense même pas, poupée, dit Gorodin en appuyant le canon de son pistolet à proton contre sa joue.
- Ecoutez-moi…, recommença Joan. Je suis journaliste, je peux vous montrer ma carte de presse…
- Vous voulez parler de ce qui est pend à votre veste ?, dit l’homme avec mépris. Pense à autre chose, poupée.

A ces mots, il frappa la tempe de Joan du bout de son arme, ses genoux fléchirent sous elle et elle sombra dans l’obscurité.
 
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Offline flamme

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Re: Traduction de Der Teufel im Detail
« Antwort #25 am: 23. November 2013, 02:34:22 Uhr »
Coucou Limeye!

Bon, voilà notre Joan dans le pétrin...  [unconscious] "Me semblait" aussi, qu'elle s'y dirigeait tout droit!  [wallbash] Ça me rappelle l'esprit du DA...

Et Nurara, elle n'a pas été inquiétée?  :o

J'attends la suite avec intérêt!

 [jump] [jump] [jump] [jump] [jump]

Bizz et bonne nuit, ou bon matin, c'est selon...  ;)
Flamme
 :D

Offline limeye

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Re: Traduction de Der Teufel im Detail
« Antwort #26 am: 23. November 2013, 10:41:38 Uhr »
Bonjour Flamme,

voici une petite suite. En effet, le passage précédent est bien dans l'esprit du DA, avec notre Joan aventureuse et un peu... curieuse ! Mais qui se retrouve en difficulté.

bizz et bonne lecture ! La suite sans doute dans la journée...

Limeye  :)

ps : c'était "bon matin"  ;)


CHAPITRE 3

La présentation à NanTech était terminée, et Ezella et Beverly avaient quitté les lieux contre leur volonté sans Joan. Quand la porte principale fut hors de vue, la journaliste tourna vivement le spatiocar dans un chemin forestier.

- Que faisons-nous maintenant ?, demanda Beverly, profondément préoccupée.

Après qu'ils aient suivi le dernier signal de Joan, ils avaient trouvé le puits de mine et la perruque de Nurara. Ezella s'était faufilé par le puits de mine et avait découvert la salle du coffre-fort, mais aucune trace de Joan. Sauf un bouton de ses vêtements. Aucun signe de lutte, vraiment rien. C’était comme si la terre l’avait avalée.

- Je crains de devoir prévenir le service. Bien que cela signifie un véritable calvaire pour moi parce que j'ai enquêté sans ordre officiel et que j’ai mis une collègue en danger, mais que faire d’autre ?
- Soit Joan se trouve toujours quelque part dans le bâtiment de l'entreprise, ou elle est partie dans une autre direction. Pour cela, elle aurait dû passer les barrières lumineuses ce qui n’est pas possible sans déclencher les alarmes, dit Beverly en regardant pensivement Ezella.
- Je propose que nous profitions de l’abri de la forêt pour faire un tour en nous approchant aussi prêt que possible de l’entreprise. Peut-être que nous trouverons quelque chose, suggéra Ezella. Et si nous ne trouvons rien, alors je ferai ce que je voulais faire depuis le début de toute façon.
- Et qu’était-ce ?
- Informer Capitaine Futur.

Beverly hocha la tête, remit en route la voiture et conduisit plus profondément dans la forêt. Le chemin tourna rapidement vers la droite et Ezella put voir le bâtiment des bureaux éclairés de NanTech, entouré d'une haute clôture à distance des arbres. Mais nulle part ne se voyait quoique ce soit d’intéressant. Et le chemin forestier s’arrêtait à la limite du terrain de l’entreprise, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à voir. Beverly s’arrêta au bord d’une clairière.

- Je crains que cela ne nous mène nulle part, dit-elle avec regrets.

Ezella sortit du véhicule et marcha nerveusement de long en large. La culpabilité l’étreignait. Il voulut dire quelque chose quand un bruit assourdissant éclata et le vent qui se leva en rafale aurait presque renversé le Marshall. Terrorisée, Beverly s’accroupit sur le plancher du véhicule en portant ses bras au-dessus de sa tête, et Ezella chercha à s’abriter derrière. A l’autre bout de la carrière, des moteurs incandescents s’allumèrent et un petit vaisseau spatial décolla. Ezella put juste voir le nom avant que le vaisseau ne disparaisse dans le ciel sombre : Nestor.
« Letzte Änderung: 24. November 2013, 03:38:38 Uhr von limeye »
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline flamme

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Re: Traduction de Der Teufel im Detail
« Antwort #27 am: 23. November 2013, 17:35:06 Uhr »
Coucou!

Quelque chose me dit que Joan se trouve dans ce vaisseau... [suspicous] Probablement avec Kahlon et Nurara!

Ezra aurait dû appeler Curtis avant... :( va-t-il tout lui dire?   ::) Grosse question, et j'ai bien hâte de voir la réponse!  [jump] [jump] [jump]

Bizz
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Offline limeye

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Re: Traduction de Der Teufel im Detail
« Antwort #28 am: 24. November 2013, 03:37:48 Uhr »
Dernière partie que j'ai pu traduire pour l'instant, j'ai juste hésité dans la traduction de "Blondie" que Nurara emploie pour parler à Joan. Je trouvais que "blondasse" était trop vulgaire, j'ai donc choisi de garder le terme utilisé par Claudrick...

bonne lecture ! bizz

Limeye  :)


Lentement, Joan revenait à elle. Sous sa joue, elle sentit le métal froid du sol sur lequel elle reposait et dans sa tête cognait un battement sourd. Ses poignets étaient entravés dans son dos, ce qui lui causait une douleur brûlante jusqu’à ses épaules. Avec effort, elle s’assit et regarda autour d’elle. Un unique tube de néon qui vacillait éclairait faiblement le local. Elle se trouvait dans une sorte d’entrepôt, bourré de boîtes, de contenants, de grosses bobines de câbles et d’autres équipements volumineux. L’air était étouffant et confiné, et le local était assez sale. Son sac avec l’appareil photo et son bloc-notes et son arme de service avaient disparu. Lentement, la mémoire des dernières heures lui revint, quand tout à coup, elle aperçut un mouvement dans l’ombre d’un conteneur. Elle n’était pas seule. Prudemment, avec son pied, Joan poussa le sac en plastique noir qui lui bouchait la vue et qui bascula aussitôt. Cependant, quand elle reconnut la personne qui se trouvait derrière, horrifiée, elle s’appuya avec les pieds sur le sol et se rejeta en arrière, paniquée, jusqu’à ce qu’elle heurte son dos contre le mur.

- Pas de panique, Blondie. Je suis aussi bien attachée que toi.

C’était Nurara et elle paraissait avoir été battue. Une vilaine ecchymose violette marquait sa joue gauche, montrant qu’elle avait douloureusement payé la tentative de se défendre.

- Je savais que quelque chose raterait quand nous avons croisé le Marshall Garnie au Madison Square Garden. Et maintenant me voilà assise avec une agent de la police planétaire, dit-elle d’un ton sarcastique.

Joan examina d’un air soupçonneux si Nurara était vraiment sans défense comme elle-même.

- Où sommes-nous ?, demanda-t-elle enfin à la Martienne.
- Nous nous trouvons à bord du Nestor, le moyen le plus rapide de quitter le système solaire tout en étant susceptible d’échapper aux griffes de la police planétaire.

Joan était horrifiée.

- Quoi ? Mais pourquoi donc ?

Nurara rit avec amertume.

- Tu n’as vraiment aucune idée de ce dont il s’agit, n’est-ce pas ? Et je suis vraiment la dernière à pouvoir te l’expliquer !
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Offline flamme

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Re: Traduction de Der Teufel im Detail
« Antwort #29 am: 24. November 2013, 16:01:09 Uhr »
Coucou Limeye!

Je suis certaine que Nurara en sait plus que ce qu'elle veut laisser entendre...  [suspicous]

La suite pour bientôt?  [jump] [jump] [jump]

Bizz
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