Autor Thema: Ballade spatiale  (Gelesen 2891 mal)

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Offline Elaine

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Ballade spatiale
« am: 31. Oktober 2013, 22:32:36 Uhr »
 :) Bonsoir à tous,

il y a certaines chansons qui vous marquent mais je vous en livre trois qui me sont venues à l'esprit en pensant à cette histoire :-X, je ne les ai pas mises dans l'ordre

http://www.youtube.com/watch?v=td36UqJLlyU

http://www.youtube.com/watch?v=Trw9nCVi1I8

http://www.youtube.com/watch?v=dP-GaA3ykLk

Vous avez compris, je suis tentée de me lancer dans un nouveau défi écrit,  même si je n'ai pas tout terminé, loin de là :-[ : il faut que cela sorte pour que je puisse garder mon mauvais esprit...

Je verrais déjà à vos commentaires si je dois continuer ou non,  [wallbash]
bizz

Le commandant Tornsten  avait fini son rapport. Dehors la nuit tombait , elle soupira , pourvu que John ait fait manger les enfants, je n’ai pas eu le temps de le prévenir ! Elle enfila son imperméable, prit son sac et sortit rapidement des locaux de la police interplanétaire. Trente  minutes plus tard elle se garait devant chez elle. Dans la maison tout était calme, les bruits familiers à l’étage  lui indiquaient que son compagnon couchait  Paul et Elaine.  Elle posa ses affaires dans le vestibule et monta les rejoindre, elle entra dans la chambre des enfants, John était assis sur le lit, en train de lire une histoire. Elaine au dessus dormait déjà, elle déposa un baiser sur sa joue puis en caressant le dos de son mari, embrassa Paul. Dès qu’elle le pouvait elle savourait ces moments si calmes, si anodins, elle n’en connaissait que trop le prix à payer. John la tenait dans ses bras, ils descendirent ensemble, échangeant les informations du quotidien. Elle posa sa tête dans le creux de son épaule ;
-   Tu as mangé quelque chose chaton ?
-   Non, je suis montée de suite pour ne pas rater le dernier bisou » il lui sourit, sa main caressant son épaule,
-   Il y a un reste de quiche à réchauffer et de la salade, non assaisonnée,
-   Cela ira très bien, tu as encore du travail ?
-   Non, je gère, juste une vingtaine de copies désespérantes,
-   Oh, I’m chocked, monsieur le professeur, où est restée votre fibre pédagogique ?
-   Noyée dans  la solitude d’un mari délaissé par sa femme qui part en vadrouille !
Elle le regarda amusée, complice, John était une crème, elle l’embrassa amoureusement, lui caressa ses cheveux noirs, courts. Enfin le sentiment d’être arrivée à bon port, rassurée, elle se blottit contre son torse et il la garda contre lui, tendrement. Elle n’osa déranger ce moment qu’au bout de quelques minutes, son estomac lui rappelant la dure loi de la survie, manger. La première bouchée de quiche  fut la première bouffée d’oxygène, cela faisait depuis le matin qu’elle n’avait rien avalé. Une semaine d’horaires d’astreinte, des corvées administratives les unes après les autres. La deuxième bouchée la reconcentra sur John, qui servait un petit vin blanc léger, lorsqu’elle le goûta la chaleur recommençait à parcourir ses membres. A la troisième bouchée elle se sentit chez elle, écoutant John raconter ses « cas » ;
-   Je t’assure Joan, alors là j’ai pas pu m’empêcher de leur dire « on dirait un banc de méduses échouées sur la plage, et même là grâce au courant, parfois elles bougent» !
Son excitation l’amusait, elle essayait de s’imaginer John  avec ses cas à elle ! Heureusement qu’il ne se doutait pas des dangers qu’elle traversait,  oui heureusement. Elle le regardait si intensément qu’il arrêta de parler, lui prit sa main, la caressant d’un doigt.
-   Ça va ?
Pour toute réponse elle se leva et l’emmena avec elle, ils fermèrent les lumières sur leur passage jusqu’à la chambre.



Offline limeye

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Re: Ballade spatiale
« Antwort #1 am: 31. Oktober 2013, 22:50:11 Uhr »
Je verrais déjà à vos commentaires si je dois continuer ou non, [wallbash]

question stupide ! Tu commences comme ça et tu voudrais nous laisser en plan  [nono] [nono] [nono]

allez, zou !!! La suite, m'enfin  [work] [sm] [sm] [sm]

d'autant que tu nous proposes un choix savoureux de chansons pour imaginer certains détours... soupir...  [loveu]

 ;)

Limeye  :)

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline Frégo80

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Re: Ballade spatiale
« Antwort #2 am: 1. November 2013, 00:26:50 Uhr »
Ce qui mérite d'être fait mérite d'être bien fait! ;D [work] [sm] [sm] [sm] Surtout que tu piques ma curiosité. Qu'est-il arrivé à Curtis  ???  ;D [devil]

A+

Frégo  8)

Offline flamme

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Re: Ballade spatiale
« Antwort #3 am: 1. November 2013, 04:43:34 Uhr »
Coucou les filles!

Elaine, avec ça, je ne suis pas près d'abandonner mon abonnement gril-trampoline combiné...  ;D ;D ;D

Comme dit Frégo: qu'est-il arrivé à Curtis? Que va-t-il arriver à Joan? Va-t-elle laisser tomber sa petite famille (ça me semble incroyable)  :o pour courir après une chimère? Ou Curtis va-t-il se décider pour elle, voir cela comme un défi, alors qu'elle est théoriquement, selon toutes les apparences, inaccessible? Qu'as-tu imaginé? De quels sujets vas-tu parler?  ??? Il y a sûrement du chamboulement, du brassage, du remue-ménage dans l'air... Tu secoues vraiment les personnages et les situations, Elaine, c'est pas croyable!   [bigeek]

Tu vois bien que tu dois continuer? Je sens que ma vision des choses va en prendre un coup, mais ça fait du bien quand même, de secouer le cocotier de temps à autre...  [wallbash]

Alors je me joins aux autres pour  [sm] [sm] [sm] et  [threesmilies]

Bizz
Flamme
 ;)

Offline limeye

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Re: Ballade spatiale
« Antwort #4 am: 1. November 2013, 08:52:12 Uhr »
Bonjour Elaine !

puis-je faire un peu de mauvais esprit à ma façon   [angel] ?

alors... pour moi, Curtis est bien vivant... où, que fait-il, avec qui, j'en sais rien...

Joan lui a tourné le dos, car ras-le-bol d'attendre le super-héros...  [unconscious]

Elaine, malgré son prénom, est bien la fille de John et pas celle, cachée de l'aventurier des étoiles (quoique ça pourrait donner un début de scénario intéressant, ma foi - non ! je n'écrirai pas une nouvelle histoire  ;D )

néanmoins, il a été difficile à Joan de ne pas donner à sa fille un prénom qui... soit un petit clin d'oeil à une autre Elaine... Newton.

mais... car il faut forcément que ça déboule à un moment ou à un autre, d'une manière ou d'une autre, et mon côté  [flower] verrait bien une petite main innocente découvrir un secret enfoui, comme quelques mots dans un billet au fond d'un tiroir, un bijou jamais porté, une photo ou... une fleur séchée entre les pages d'un livre (romantique à souhait), pages qui ne seraient pas sans évoquer évidemment les amours passées de la maman  [heart]

comment ça, j'essaye de concurrencer Flamme sur son propre terrain  ;D ?

que nenni... tu n'es pas obligée de me répondre directement, ou plutôt si, d'une seule façon ! En écrivant la suite, bien entendu  [angel]

bizz

Limeye  :)
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Offline flamme

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Re: Ballade spatiale
« Antwort #5 am: 1. November 2013, 12:41:08 Uhr »
Coucou les filles!

Limeye, je ne serais pas surprise que tu aies mis le doigt dessus... Elaine pourrait ainsi laisser son mauvais esprit ET son côté fleur bleue se déchaîner à souhait, pour notre plus grand plaisir!

Elaine: zou, à l'écriture! Ne nous laisse pas languir trop longtemps...  [jump] [jump] [jump] [sm] [sm] [sm] [work] [work] [work]

Bizz
Flamme
 :D

Offline Elaine

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Re: Ballade spatiale
« Antwort #6 am: 1. November 2013, 12:41:34 Uhr »
 :o  ;) :-* Merci les filles pour votre soutien,

vous m'épatez !! Cela fait chaud au coeur, j'espère arriver à vous satisfaire avec cette nouvelle histoire.

 :-X Vous avez déjà lançé des idées très pertinentes, très...ah, :-X :-X :-X mais bon, heureusement vous n'avez pas tout trouvé...héhé... j'espère arriver à vous toucher et surprendre, sans tomber dans la guimauve, vous savez que ce n'est pas ma spécialité et que c'est pour moi un terrain très glissant.

Je compte sur vous pour m'avertir et critiquer, hein ?

donc , voici un passage qui devait sortir,....


bonne lecture j'espère ;)

bizz :-* :-* :-*




Le lendemain matin  Joan était de repos, John l’avait laissé dormir.  Elle aurait pu s’occuper des enfants comme une mère normale, préparer le petit déjeuner,  les déposer à l’école, permettant à son mari de partir plus tranquillement. John ne lui en laissait jamais  l’occasion, il voulait qu’elle récupère entièrement le premier jour de son retour avant de se consacrer à eux. Il la connaissait bien.  Elle bu une gorgée de café chaud.  Un autre homme aurait pu en profiter pour se concentrer sur sa journée de travail , pas John.  Il disait toujours qu’il faisait un métier de paresseux, qu’il avait les horaires idéaux pour s’occuper des enfants. Pourtant elle savait combien il donnait de sa personne dans son métier aussi. Finalement  les contraintes  de Joan s’étaient imposées avec le temps. Plusieurs semaines de mission, une quinzaine de récupération. John était celui qui avait fait le plus de concessions entre eux deux , sans jamais lui en tenir rigueur. IL l’aimait comme personne ne l’avait aimé. Grâce à lui elle  avait trouvé un nouvel équilibre, pu continuer sa carrière et assumer sa vie privée. En le regardant  marcher vers la voiture avec sa sacoche, suivi des enfants,  elle savourait de pouvoir se sentir aussi heureuse. Oui elle était heureuse, une bouffée de bonheur c’était bon, bien meilleur que de cogiter sur le passé. Sa tasse était vide. Le fonds de café froid la fit frémir.  Elle se sentait  vidée quand elle voyait sa famille partir et malheureusement beaucoup de choses remontaient.
Avant John sa vie était trépidante, agitée par le rythme des missions, mais désespérément vide de sens. Si elle aimait Curtis , dieu sait combien elle l’aimait à l’époque,  jamais elle n’avait connu dans cet amour platonique pourtant intense, la véritable complicité qu’elle avait découverte avec son mari. Elle alla vers la cuisine pour se resservir.
Toujours la même question quand Curtis revenait dans sa mémoire ; était-ce finalement de l’amour entre eux ? Curtis ne l’avait jamais aimé comme John lui avait montré qu’on pouvait aimer. Curtis l’aimait bien, oui, il  jouait de ses sentiments d’ailleurs, sans même s’en rendre compte,  entre deux réflexions, entre deux missions, quand il avait un moment. …La passion qu’elle ressentait lui avait voilé à quel point il était finalement très égoïste, intellectuellement admirable, beau, diablement beau même, mais incapable de lui exprimer, de lui rendre le millionième de tout ce que John lui avait déjà donné.
Et pourtant chaque fois  cet amour platonique revenait la hanter dès que John disparaissait et qu’elle se retrouvait seule : comme une question à laquelle on n’a pas la réponse  sur le coup mais qu’on connaît, qui revient lancinante. L’ancienne blessure se rouvrait , un peu moins chaque fois, heureusement,  mais John comprenait cela aussi.…Elle avait été franche quand elle avait saisi l’importance qu’il accordait à leur relation. Là aussi John l’avait impressionné par son intelligence, non pas l’intelligence scientifique, l’intelligence du cœur. John lui donnait cette journée pour se retrouver, c’était leur rituel de retour, leur moment tampon. Tacitement  cette journée s’était imposée, tant pour elle que pour lui, il aimait se consacrer aux enfants et lâcher du lest au retour de leur mère n’était pas facile non plus pour lui. Elle l’avait compris grâce à Paul, « papa  ça l’arrange d’être seul souvent, tu sais ? « , John était solitaire dans l’âme malgré son métier, elle avait mis du temps à le réaliser. Elle l’avait compris quand ils avaient passé la première fois ses quinze jours de récupération ensemble, avant Elaine. La première semaine avait été fusionnelle puis progressivement John s’était isolé jusqu’à l’inquiéter. Toute l’énergie qu’il consacrait à Paul ou aux élèves, à elle, il la trouvait dans cet isolement, cette concentration solitaire ponctuelle mais nécessaire. Paul était habitué, son père lui avait appris à respecter ces moments là.
Joan fut rassurée de repartir , même soulagée pour être honnête, le souvenir de Curtis était plus présent en ce temps là et elle aussi se gardait du temps à elle mais craignait qu’il lui en veuille pour cela. Les semaines d’absence avaient néanmoins révélé qu’il lui manquait plus qu’elle n’aurait voulu l’avouer. A son retour dix semaines plus tard, elle  lui avait alors demandé comment il pouvait si bien accepter qu’elle se consacre autant à son métier, s’il lui en voulait de partir si longtemps. John avait à l’époque déjà compris que ce n’était pas que la fatigue des missions, le contrecoup, il avait aussi tiré une leçon de ces jours de récupération. Il avait proposé de la laisser seule une journée, après les retrouvailles et cela s’était beaucoup mieux passé. Ce jour là ils marchaient bras dessus dessous,  il  lui avait alors fait la plus belle déclaration d’amour avec une évidence et une douceur qui l’avait bouleversée:
-« Je suis foutu Joan, je t’aime. Non, pas comme on le galvaude souvent, je t’aime vraiment, je veux terminer ma vie à tes côtés. Je veux t’épouser, te faires des enfants, tu vois mon problème ? « Elle l’avait regardé si effrayée, à l’époque, pas prête du tout à entendre tout çà. « Je sais qu’il y a eu un homme dans ta vie, je ne veux pas dire une expérience, un copain, non, je sens qu’il a compté, qu’il t’a blessée plus que tu ne m’en a dit. « Elle avait baissé les yeux, elle se souvenait encore de ce qu’il portait ce jour là, du temps qu’il faisait, Paul courait devant eux en shootant dans le ballon. Les badauds faisaient comme eux, un dimanche et dans cette banalité, elle entendait les mots qu’elle avait toujours voulu entendre, …mais pas de lui.
« Si tu l’as aimé comme je t’aime moi, je ne peux qu’être heureux que tu m’acceptes dans ta vie malgré lui et nous avons besoin de temps pour nous réhabituer l’un à l’autre après tant d’absence. Ton retour est une violence dans ma vie comme dans la tienne. Tu l’as si longtemps espéré et moi je t’attends si longtemps, je sais maintenant ce que c’est. Peu de femmes sont capables d’aimer comme toi, c’est ce qui fait ta force.  Je l’envie parfois, je ne te le cache pas et je redoute le jour où il reviendra dans ta vie. D’un autre côté  je sais qu’à ta manière tu m’aimes aussi et je n’ai pas l’intention de le laisser te reprendre. Tu veux en faire ton deuil , d’accord mais de quel droit exiger d’effacer l’amour avant moi ? Tout ce que tu es prête à me donner me suffit, me comble, je le vis comme une chance extraordinaire. Je suis redevenu le père que Paul  avait avant la mort de sa mère quelque part grâce à toi. C’est à moi de te dire merci car il y a une chose que la vie m’a apprise, profites du temps présent. Si demain tu me quitte j’aurais au moins eu ce bonheur et j’ai bien l’intention d’en profiter au maximum. «
Elle n’avait pas su quoi dire face à un tel don de soi, une telle confiance. Aucun homme ne lui avait jamais parlé ainsi. Elle avait même eu du mal à le croire au début tant les missions lui  avait montré le mauvais côté des hommes. 

Cependant John avait été patient, très patient,  et durant deux ans gentil, si gentil ,  le temps, l’absence de Curtis avaient fait le reste. Elle avait compris avec John ce que c’était qu’aimer. Elle se reversa une tasse de café en souriant, émue face à la photo d’Elaine le jour de sa naissance dans les bras de son père.

La reconnaissance infinie qu’elle avait lue dans ses yeux, ce jour là  avait balayé tous ses doutes, si elle en avait encore. Et dire que tout avait commencé si bêtement ! Elle le revoyait avec ses élèves, à l’accueil de la police interplanétaire en train de calmer le jeu car l’agent qui devait les faire visiter les installations n’était pas venu. Les élèves étaient déçus, bruyants, impatients et  la secrétaire débordée par la gestion des sacs, des vestes, avait appelé le service de sécurité pour que le passage du portique se fasse le plus rapidement possible. John temporisait au mieux car il redoutait qu’on leur refuse la visite in fine mais les élèves ne l’aidaient pas beaucoup. Joan avait été appelée en renfort, ce qui l’avait mise dans une rage noire, mais le caractère placide  de John l’avait tellement surprise qu’elle aussi s’était calmée.
La vue de l’uniforme avait suffit pour ramener l’attention des élèves et la visite s’était très bien déroulée, John n’y connaissait rien mais posait des questions pertinentes pour mettre au niveau des élèves les explications qu’elle leur donnait. Il avait fait cela avec beaucoup de respect, sans l’air d’y toucher et grâce à lui elle avait trouvé au fur et à mesure comment expliquer les choses simplement. L’heure de visite prévue, au départ subie, avait duré 45 minutes de plus. Joan avait savouré ce moment de partage, cet intérêt. Elle était restée jusqu’à ce que les élèves aient récupéré leurs affaires et soient sortis dans le hall avec l’autre accompagnant. John était resté en arrière avec elle, la remerciant chaleureusement d’avoir joué le jeu des questions. Innocemment il lui avait demandé sa carte pour la recontacter s’il avait besoin de complément d’informations. Elle n’avait rien vu venir…Ce souvenir lui fit chaud au cœur, ce qu’elle était aveugle à l’époque.

En  y réfléchissant elle se demandait même comment elle aurait pu vivre concrètement avec quelqu’un de différend…avec lui sa vie n’aurait pas été aussi saine et simple…voir Elaine rayonnante, du haut de ses 5 ans parce qu’elle lui donnait la main en allant chez les « grands » à l’école du coin. Finalement c’était la vraie vie, l’école du coin,  certainement pas Tycho, le professeur Wright, Crag et Otho . Curtis n’aurait jamais vécu simplement, avec lui tout devenait compliqué. Dehors le soleil brillait, le ciel était d’un beau bleu mais curieusement il restait un croissant de lune visible. Elle se demandait quand même ce qu’ils étaient devenus. Huit ans qu’elle n’avait aucune nouvelles, Ezzra avait été nommé gouverneur de la base lunaire et veillait jalousement au respect des biens des futuremen. La partie privée de la base était restée vide, le gouvernement interplanétaire avait même dû construire une aile supplémentaire car Ezzra refusait obstinément de leur donner accès au laboratoire le plus secret. Officiellement bien sûr il n’avait pas les codes mais officieusement elle savait qu’il ne voulait pas transmettre tout le savoir des futuremen à n’importe qui , comme il disait. Huit ans sur Tycho c’est long, sacré responsabilité. Le café lui fit du bien sous le rayon de soleil, elle décida d’aller courir, courir pour  garder les pieds sur terre. Oublier son passé, regarder vers son avenir, un avenir concret, pas un rêve romantique.



Offline flamme

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Re: Ballade spatiale
« Antwort #7 am: 1. November 2013, 13:02:24 Uhr »
Coucou Elaine!

Je sens que je vais adorer... Tu as bien placé les fondations de ton histoire, c'est du solide! Mais qu'est-ce qui va se passer? On dirait que certaines personnes ne peuvent mener une vie tranquille, ordinaire... il va se passer quelque chose, je le sens, mais je ne saurais dire quoi! Et tant mieux! Le gril est chauffé au rouge...  ;D ;D ;D

Bizz, continue, tu m'as accrochée bien solidement!  [jump] [jump] [jump]  :-* [goodjob] [master] [chinese]

Flamme
 ;)

Offline limeye

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Re: Ballade spatiale
« Antwort #8 am: 1. November 2013, 16:47:22 Uhr »
Hello !

bon, ok, nos supputations ne sont pas exactes et je dirais : tant mieux  :D ! Au moins, le trampoline n'est pas sorti pour rien... et le grill ne chauffe pas pour rien non plus, je déteste gaspiller du gaz  ;)

ceci dit, j'aime déjà beaucoup le personnage de John, sa sincérité est touchante, son amour pour Joan aussi... mais si je peux me permettre une auto-citation (car la situation s'y prête un peu), issue de "Jennifer" quand Curtis lui dit "je ne suis pas un homme facile à aimer", j'ai envie de dire à John : "gare à ton petit coeur, John, car même si Joan t'aime sincèrement, elle n'est pas une femme facile à aimer..."

pour reprendre tes propos, tu dis que la guimauve n'est pas ta spécialité, c'est aussi un défi de s'attaquer à ce dont on n'a pas l'habitude... aïe, je sens que tu vas me demander une histoire de tromperie... pitié, non, j'ai déjà du mal avec Alliance contre nature pour agencer l'intrigue  [wallbash], je m'y recolle pour cette fin de journée, d'ailleurs, j'espère vous en livrer un tiboutte d'ici peu, et que ça débloquera pour continuer.

je suis cependant très curieuse de savoir ce que sont devenus les Futurmen, évidemment (sans oublier Eek et Oog, j'y tiens !), et aussi de savoir pourquoi il a fallu nommer un gouverneur sur Tycho, et comment Ezra occupe son temps. Faire les poussières dans le laboratoire, très peu pour lui... j'espère qu'il a emporté une solide provision de whiskys, sans pour autant finir comme étant le premier alcoolique lunaire  [partytime]

tout ce cheminement intérieur de Joan est très prenant, on a envie de connaître plein de choses, de la voir aussi évoluer dans son quotidien, avec le fils de Paul et leur fille. J'espère que tu nous expliqueras pourquoi elle s'appelle Elaine, cette petite... j'espère aussi qu'elle sera heureuse, notre Joan, elle le mérite tellement !

bizz

Limeye  :)

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Offline Elaine

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Re: Ballade spatiale
« Antwort #9 am: 1. November 2013, 21:42:13 Uhr »
 ;) merci les filles,

"j'espère qu'il a emporté une solide provision de whiskys, sans pour autant finir comme étant le premier alcoolique lunaire  [partytime] " c'est vrai, j'y penserais ;D


alors un petit bout de cette journée tampon...


 [goodnight]


Après son jogging , elle passa la journée à déballer ses affaires, lancer une machine de linge, repasser, ranger, des activités qui auraient semblée rébarbatives à toute autre femme mais pas à Joan. Cela faisait partie de son rituel de retour,qui  lui changeait les idées et  que tous connaissaient :  chacun lui avait laissé quelques indices, une petite marque de leur amour.
Paul lui avait écrit un message sur le frigo  en partant, il y avait un perroquet en cocotte sur son bureau et un dessin où elle se vit en train de piloter. Elaine avait caché sa petite pensée dans ses affaires à elle, une fleur séchée, déposée dans un couvercle de boîte en carton recouvert de coton hydrophile se trouvait sur son pull préféré !
 Lorsqu’elle se rendit à son  bureau , à l’étage ,  John avait trié son courrier sans l’ouvrir par tas :   « à lire et régler rapidement », «  lecture de nanas », « mystères à résoudre » pour augmenter la difficulté il avait caché dans des cartons l’apparence du courrier. Il savait qu’elle n’aimait pas s’occuper du courrier et qu’elle était curieuse….trop facile se dit-elle en regardant avec suspicion les boîtes mais elle était très tentée, la dernière fois il y avait caché un joli pendentif et une boîte de chocolats. Elle voulait jouer le jeu aussi, tout ouvrir le premier jour ce n’est pas drôle. Elle opta pour les lectures de nanas : bingo ! Il y avait une jolie boîte au dessus des courriers administratifs. Elle sourit à cet humour sexiste, mon coco , se dit-elle , si tu crois avoir affaire à une secrétaire blonde, tu vas voir ! Dans la petite boîte une très jolie paire de boucles d’oreilles, en cristal bleu clair, et sur le courrier un gros ballotin de pralinés et de truffes. Elle réfléchit à la manière de les porter ce soir là, regarda sa montre et vit avec horreur qu’ils rentraient tous dans une heure.
Avec son look de traînasse, il était urgent de s’arranger. Elle fila dans la salle de bain se préparer. Un quart d’heure plus tard elle portait un petit  tailleur très sage, très court, des talons hauts et chercha un bloc et un crayon. La secrétaire est prête se dit-elle satisfaite, elle était si heureuse qu’elle ne trouva pas curieux que la sonnette retentisse.

Offline limeye

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Re: Ballade spatiale
« Antwort #10 am: 1. November 2013, 22:23:37 Uhr »
Ca paraît simple, tu nous laisses avec une interrogation : qui sonne ?

sauf que moi, j'en trouve une autre : c'est quoi le courrier "mystères à résoudre" ? hum ? Qu'est-ce qu'il y a dedans...

Limeye fine enquêtrice  :D, sur ce :  [goodnight]
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Offline flamme

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Re: Ballade spatiale
« Antwort #11 am: 2. November 2013, 12:16:26 Uhr »
Coucou Elaine!

Ton histoire me remue beaucoup!  Joan semble heureuse maintenant, dans cette vie où elle semble avoir tout pour connaître le bonheur (un mari aimant et complice, tu en as vraiment fait un compagnon idéal pour elle, je trouve) une famille,  le fils de John et leur fille... Elle semble vraiment avoir pris la bonne décision et en être heureuse, en cessant d'attendre après "the captain of her heart" (ça m'a fait repenser à la chanson, inévitablement!)  ;)

Mais je la trouve songeuse, on dirait qu'elle ne peut pas totalement oublier...  :(  Elle songe encore à Curtis, bien que de façon différente, et je trouve la réflexion de Limeye, avec son allusion au passage dans Jennifer, très appropriée!

J'ai aussi les mêmes interrogations qu'elle concernant le reste de l'équipe et la nomination d'Ezra comme gouverneur de Tycho...  ??? ??? ???

J'ai l'impression que Joan ne pourra échapper totalement à son passé, même si elle semble le désirer maintenant... Je souhaite simplement qu'elle trouve le bonheur et surtout l'apaisement, la paix avec elle-même, et le meilleur pour elle-même! Elle le mérite, avec tout ce qu'on lui fait vivre!  ;) Elle semblait presque l'avoir trouvé, à te lire, et j'en étais contente pour elle, jusqu'à ce que tu élabores sur ses réflexions... Alors j'ai eu une autre impression! C'est vrai qu'avec une petite vie tranquille, cela laisse peu de place à une histoire digne de ce nom, non? Je te fais confiance pour nous faire rebondir de tous côtés!  [jump] [jump] [jump]

Bizz
Flamme, toujours accrochée!
 [hello]


Offline O-tho

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Re: Ballade spatiale
« Antwort #12 am: 3. November 2013, 05:10:28 Uhr »
Coucou Elaine,

Ouch.... Tu mets le doigt la ou ca fait mal!...Ton debut est direct: Une joan qui a perdu ses illusions, lucide et qui dissecte les defauts de Curtis....Mais qui semble avoir trouve une certaine paix interieure, un petit bonheur tranquille...hmmmm...J'aime beaucoup comment tu glisses quelques doutes, une Joan qui a Curtis encore dans la peau malgre elle... Une Joan contente? Tres certainement...Heureuse? ...Comme le dit Limeye, elle n'est pas facile a aimer...Et elle a l'air d'etre l'element dominant dans le couple...Je ne crois pas qu'elle se contente d'un bonheur range dans un placard, la preuve elle est toujours dans la police...
Et qui frappe a la porte? Son destin qui la rattrape?

Tu m'intrigues enormement...

O-tho  [jump] [jump] [jump]

Offline Elaine

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Re: Ballade spatiale
« Antwort #13 am: 3. November 2013, 14:05:23 Uhr »
 ;) merci à toutes,  [chinese]

comme le disais Flamme avec son passé, Otho avec le destin, vous avez bien senti le retour de boomerang, l'absence de Curtis...8 ans.

Voici une petite suite,
bizz et bonne lecture j'espère!


Joan  va rapidement ouvrir la porte, souriante, personne.

Interloquée, elle avance dans l’allée, pas de voiture, Jack le voisin la voit , lui fait un signe amical « Ah, enfin rentrée !
-   Oui, cela fait du bien , et chez toi ? Jack venait à sa rencontre,
-   La routine habituelle, je suis de congé aujourd’hui. Salut Joan, dit-il en lui faisant la bise.
-   Salut, tu n’aurait pas vu qui a sonné, par hasard ?
-   J’étais penché sur les rosiers, peut-être le gamin  à vélo du journal, un problème ?
-   Non, nous n’avons pas le journal, sans doute une erreur,
-   C’est peut-être juste pour cette enveloppe, non ? dit-il en la désignant
-   Ah, oui, tu as raison, je n’ai pas fait attention, excuses moi,
-   Faut te détendre et te reposer ma chère, hein ? John ne serait pas rassuré !
-   Oui, oui, j’ai encore du sommeil à récupérer, tu connais cela
-   A qui le dis-tu demain je rempile une garde sur mon programme, on se verra  le WE prochain, Emma vous a invité à dîner samedi,
-   Samedi, ok, merci, ce sera avec plaisir, Jack opina avec beaucoup de sympathie de la tête et retourna à ses rosiers, tandis que Joan ramassait l’enveloppe.
Le papier était quelconque, ancien, le contenu assez rigide,  c’était à son nom, « Joan Randall » sans cachet de la poste, sans date, sans adresse. Cela faisait très longtemps que le courrier n’utilisait plus des enveloppes pareilles, elles étaient toutes informatiquement marquées, c’était presque un objet de collection. Curieux, qu’est-ce que cela pouvait être, apparemment il ne connaissait pas mon nom marital . Comment  l’expéditeur savait-il  que je serais de retour aujourd’hui, ici ?

Elle rentra chez elle, prit un couteau pour ouvrir sans l’endommager le pli. Elle en sortit une lettre, à nouveau rédigée sur du vieux papier, des photos tout semblait dater du xxème siècle … L’écriture lui semblait familière, 

« New York, 2 novembre 1973

Ma chère Joan,

J’espère avoir trouvé un moyen de vous joindre, nous sommes dans l’impossibilité de revenir à votre époque en l’état actuel des choses. Nous sommes revenus dans le temps passé afin de trouver l’origine de certaines  informations scientifiques.
Prévenez  Carthew ou son successeur et donnez lui juste les photographies, il comprendra et contactera le professeur Chiko kren . Demandez à Ezzra de vous y accompagner, c’est extrêment confidentiel. Tout se trouve dans  une puce miniaturisée encodée, elle est incluse dans le papier de cette lettre : transmettez le tout au professeur lui seul peut l’extraire sans endommager les informations.

Vous êtes notre dernière chance.

Mes pensées sont avec vous à jamais,


Curtis Newton. «

Offline limeye

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Re: Ballade spatiale
« Antwort #14 am: 3. November 2013, 16:57:36 Uhr »
Alors comment dire... désolée de ne livrer mes impressions que tardivement (le dimanche, c'est cuisine, rangement, repassage, enfin, bref, des tas de choses palpitantes).

- je me pose la même question que Joan ! Comment savait-il qu'elle serait de retour ce jour-là ? Qu'il s'agisse du mystérieux livreur ou de l'expéditeur de la lettre...

- pourquoi ne pas avoir envoyé directement les données à Chiko Kren ?

- pourquoi ne pas les avoir envoyées à Ezra ? (Curtis n'est pas sensé savoir qu'il se trouve sur Tycho, et s'il le sait, et bien il aurait pu les lui faire parvenir, non ? quoique... non, à bien y réfléchir, en 1973, envoyer un courrier à Ezra Gurney, Cratère de Tycho, Mer de la Tranquillité, Lune, c'était pas possible. En 1981, oui, mais pas avant  ;D)

- ensuite... "mes pensées sont avec vous à jamais"... seulement ses pensées ? (là, je sais, je fais exprès du mauvais esprit  [devil])

- réactions possibles de Joan :

* Tout cela ne me regarde pas / plus : la lettre finit à la poubelle
* Non mais, il est gonflé ! Sa dernière chance, et puis quoi encore ?
* Et merde... dans quel pétrin sont-ils encore allés se fourrer ?
* Pourquoi moi ? Pourquoi ça m'arrive à moi ? Et pas à la voisine...
* Bon, je m'organise, John, je dois repartir, mission secrète, prévenir le gouvernement... à tout hasard, je rédige mon testament, les enfants seront à l'abri du besoin, toi aussi...
* Vite, consulter les horaires du prochain vol pour Mars...

on secoue le cocotier, et ça donne un peu de tout ça  ;D ?

bizz et belle fin de vacances !

Limeye  :)
« Letzte Änderung: 3. November 2013, 17:41:09 Uhr von limeye »
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).