Autor Thema: Histoire courte : Le clonage n'est pas une fin en soi (proverbe martien)  (Gelesen 3967 mal)

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Offline limeye

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Re: Histoire courte : Le clonage n'est pas une fin en soi (proverbe martien)
« Antwort #30 am: 16. August 2013, 23:23:13 Uhr »
Excuses à deux balles, mais : boulot + bouffe avec des copains = rentrée tard = fin seulement maintenant.

et pi dodo  :D

Limeye  :)


Le colonel P. B. se montra enchanté de venir prêter main forte (pour ne pas dire qu’il était tenté de faire douces caresses) à son adjointe, qui semblait en si fâcheuse position. Qu’elle n’ait pas réussi à résoudre un problème crucial avec la participation du Capitaine Flam était surprenant. Mais il s’en frottait les mains d’avance. Damner le pion au Capitaine, faire mieux que lui… était purement jouissif. S’il pouvait détourner Joan par la même occasion et lui montrer où était son intérêt (lui-même étant très intéressé…).

Bon, c’est vrai, depuis qu’il avait rencontré cette fabuleuse femme aux cheveux bleus (Saturnia a raté sa couleur : jaune + vert, ça a donné du bleu…), il commençait à oublier Joan, mais cet appel au secours lui avait remis en mémoire la belle blonde. La si douce amie du Capitaine pourrait bien changer de bras s’il savait bien manœuvrer. Et il pourrait toujours garder la grande bleue comme roue de secours.

Aussi se rendit-il tout guilleret chez les amis de Joan.

Au grand dam de Curtis, cette dernière avait revêtu une délicieuse petite robe d’été très courte et bien échancrée. Et elle lui jetait de temps en temps de tels regards provocateurs qu’il se demandait s’il n’allait pas regagner Tycho illico. Il avait toujours combattu jusqu’au bout, même quand la situation semblait désespérée. Il n’avait rien lâché, même quand il avait été transformé en homme marin, par Wrackar. Même quand il s’était retrouvé à flotter dans l’espace, fuyant Kahlon. Mais face à P.B…, il avait beau tourné cette question en tous sens, il trouvait encore moins de réponse que pour avouer ses sentiments à Joan. Que cette douce période (pourtant fort mouvementée psychologiquement et sentimentalement parlant) lui paraissait lointaine… La jalousie était un poison dont il se serait bien passé de goûter les effets.

Son regard croisa celui de Davies, compréhensif. Et il se dit que c’était cela, la vraie amitié : être capable de prendre tous les risques, même celui de voir Joan repartir avec le bellâtre, pour aider un ami. Sûr que Davies (et Jelle) lui revaudrait cela. Et il reprit courage, prêt à faire face à cette terrifiante situation : Joan allait revoir son ex-(amant) supérieur hiérarchique. Oui, le regard de Davies lui redonna confiance : il était certain que Jelle, la vraie, allait réagir. Du moins, il espérait que les deux Jelle ne réagiraient pas de la même manière. Oh, ils avaient bien gardé le secret concernant la visite du colonel. Pas question que cela en vienne aux oreilles de Jelle (vraie et fausse). Il fallait que leur attitude soit tout à fait naturelle. Sinon, il faudrait trouver autre chose. Et plus personne, même Simon, n’avait d’idée.

P.B. entra, le sourire extra-brite aux lèvres, roulant des biscottos sous un t-shirt bien moulant (et je ne vous parle pas du pantalon). A côté de lui, tous les Mister Monde des vingt dernières années pouvaient aller se rhabiller (si, si). Curtis se recroquevillait sur sa chaise, la mâchoire serrée, prêt à lui sauter dessus ou à prendre ses jambes à son cou (il ne savait pas encore très bien quelle case cocher). Joan… SA ravissante Joan, dans cette délicieuse petite robe qu’IL lui avait offerte… SA Joan s’avançait vers P.B quand… telle une tornade, deux femmes identiques se ruèrent sur lui. L’une pour l’inviter aussitôt à entrer et à partager un morceau de tarte aux pommes, le tirant par un bras, et l’autre… pour le tirer par l’autre bras, mais dans l’autre sens. Il se retrouva aussitôt écartelé, à devoir faire face à une vraie furie qui était littéralement sortie de ses gonds en le voyant apparaître. Elle l’avait lâché, mais c’était pour mieux mettre son poing gauche sur sa hanche, le menacer du doigt et l’assassiner du regard en vitupérant :

- Dehors, espèce de malotru ! Je ne veux pas vous voir chez MOI ! Qu’est-ce que vous venez faire ici, d’abord, hein ? Je vous préviens, je lâche le chien si vous osez faire un pas de plus dans MON jardin ! Et si vous osez jeter le moindre regard à MA copine, je vous crève les yeux ! DEHORS !

Le colonel s’excusa en bafouillant, arguant qu’on avait fait appel à lui pour une mission délicate, que, oui, bien sûr, il allait s’en aller, la queue entre les jambes et que, non, non, surtout pas, il ne regarderait plus jamais Joan avec ce regard qui déshabille et tant pis pour le petit déshabillé rouge qu’il lui voulait lui offrir que…

Les yeux de la vraie Jelle lançaient des éclairs. Mais elle était victorieuse : le colonel P. B. avait fait demi-tour et repartait, la fausse Jelle sur les talons, totalement "in love". 

- Comme qui dirait que grâce à moi, on s’est débarrassé de beaucoup de gens encombrants : Kahlon est vraiment devenu fou, Saturnia s’est reconvertie et a refait sa vie, le colonel P. B. repart avec une excellente cuisinière qui va lui faire de si bons petits plats qu’il va en perdre ses tablettes de chocolat et devenir obèse, et mes clones ont enfin débarrassé le plancher. Je vais juste avoir deux-trois petites choses à régler avec Davies, mais je lui pardonne d’avance : même moi, je commençais à m’habituer à ma sœur jumelle.


FIN
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Offline flamme

  • Simon Wright
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Re: Histoire courte : Le clonage n'est pas une fin en soi (proverbe martien)
« Antwort #31 am: 17. August 2013, 03:31:36 Uhr »
 [rolllaugh] [rolllaugh] [rolllaugh]

Le colonel P. B. se montra enchanté de venir prêter main forte

Plutôt prêter main douce, d'après moi....  [devil]

C'est tellement hilarant de voir Curtis craindre ce rival trop parfait!  [smhair]

Mais c'est à Jelle (la vraie) que va mon coup de cœur: elle seule semblait être de taille à protéger Joan contre ce Casanova beau parleur!  [motz]   [twak]  [bash] Je pense qu'il a compris, maintenant!  ;D

Ton dernier paragraphe est d'un naturel désarmant (et hilarant à coup sûr)...  [rolllaugh]  J'espère que tu sauras te passer de ta sœur jumelle...  [laughnot]

bizz et chapeau pour l'originalité, y'a pas à dire!  [master] [goodjob] [respekt]
Flamme  :D

Offline limeye

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Re: Histoire courte : Le clonage n'est pas une fin en soi (proverbe martien)
« Antwort #32 am: 17. August 2013, 09:55:04 Uhr »
Merci Flamme !

tu dis que tu auras peut-être du mal à retrouver la vraie Jelle, moi, je me demande si j'arriverais encore à prendre Kahlon au sérieux (même dans Meuterei, et pourtant  [badhairday] [smhair] )

bizz

Limeye  :)
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Offline flamme

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Re: Histoire courte : Le clonage n'est pas une fin en soi (proverbe martien)
« Antwort #33 am: 17. August 2013, 15:09:45 Uhr »
Coucou!

Pour moi, Kahlone est VRAIMENT un personnage à part...   [smhair]  Même si j'ai bien ri de le voir devenir fou, pour moi il conserve toujours un côté diabolique, c'est ancré au plus profond de lui-même, je crois!

Flamme
 :P