Autor Thema: L'identité  (Gelesen 13647 mal)

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Offline Elaine

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Re: L'identité
« Antwort #15 am: 5. März 2013, 09:41:13 Uhr »
 ;) Bonjour Limeye

l'idée était de fonctionner avec d'autre identités, Anténor est Curtis, iris Joan, Kaleb Crag et Goran Ezzra.
Joan fiche un autre esclave par terre, puisque les maître refusent que Curtis le fasse , ils se connaissent.
J'avais envie de rendre l'ambiguité de leur identité, d'où la question en début de thème, de trouver de qui il s'agit.Je voulais le faire deviner à travers leur personnalité plus profonde.

SI c'est confus c'est que l'objectif n'est pas aussi bien atteint.  Je devrais peut-être changer quelque chose, tu penses à quel niveau?

J'ai essayé d'inventer une autre espèce extraterrestre, reptilienne où la qualité de peau est essentielle. :-X

Je suis contente que la scène d'amour vous plaisent à toutes les deux, merci! c'est un passage important pour expliquer qu'on accepte la contrainte quand la sécurité de ce que l'on aime est garantie. C'est la première fois qu'Ezzra peut s'arrêter pour lui , aussi . On parle souvent de CUrtis et Joan, mais Ezzra a la même vie qu'eux et a dû pourchasser son propre frère. Je vais revenir sur cette relation plus loin.

En attendant il faut terminer de placer les protagonistes, l'intrigue.

a plus,

cela commence à aller mieux, merci

biz :-*




Offline limeye

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Re: L'identité
« Antwort #16 am: 5. März 2013, 09:55:50 Uhr »
Je comprends mieux... tel que tu décrivais Kaleb, peu de choses laissent en effet supposer qu'il s'agissait de Grag. C'est pour cela que j'avais un doute sur la nouvelle identité de Curtis et que je me suis demandée si leurs maîtres n'avaient finalement pas choisi de le séparer de Joan.

Mais à bien y réfléchir, c'est vrai que lorsque tu dis que Kaleb / Grag n'a pas besoin de dormir... c'est une bonne piste. Là où j'ai douté, c'était par rapport à l'allusion au petit garçon avec lequel il avait joué. Je ne pensais pas qu'il s'agissait de Curtis enfant auquel tu faisais allusion. Je me demandais (comme quoi nos obsessions  [baby] nous font lire de travers  ;D ) s'il ne s'agissait pas de l'enfant de Curtis et Joan qui serait resté sur Terre avec Ken par exemple.

Bon, faut arrêter d'avoir l'esprit tordu, hein ? Déjà que draguer, je me suis plantée   [gonenuts]...  bon, j'essayerai d'utiliser du vocabulaire moins "deuxième degré" la prochaine fois  ;D


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Offline Elaine

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Re: L'identité
« Antwort #17 am: 5. März 2013, 10:26:29 Uhr »
 ;) t'inquiète on fait partie du même club [baby] , ne le dis à personne ;D

tu oublies ma bourde avec la Joconde pour une faute de frappe, et les poules,  déjà qu'en allemand avec les ¨ et les ß je deviens dingue sur le clavier. Ecrire est vraiment différent, on a pas le droit à l'inattention, à l'oral je fais moins de fautes en allemand, c'est horrible quand je les vois mais je les assume finalement facilement [shrug] [shrug] c'est parfois rigolo à rattraper ;D et avec ausbaggern j'ai appris d'autre mots pour draguer que j'ignorais.

Je suis partie du principe qu'il n'y a rien de sérieux entre Curtis et joan (héhé) d'où l'intérêt de changer d'identité :-X

Voici les lieux de l'intrigue,
***

Au palais c’était l’effervescence des préparatifs de la fête, tout le personnel était mobilisé pour le logement des invités et leur accueil. Les festivités dureraient 8 jours  et ce n’était pas les premières mais Attale était anxieux, il savait qu’il devait céder à cette tradition pour faire reconnaître sa succession. Il avait repoussé au maximum la présentation de son aîné, son fils avait presque 6 mois mais c’était déjà la troisième fête, son troisième enfant, les deux premiers n’ayant pas survécu aux cérémonies. Il n’avait aucune preuve d’assassinat, c’étaient des esclaves qui avaient sans doute chaque fois agi, l’aîné mort dans son sommeil, le second avait disparu. Sa femme était alitée et l’idée qu’il puisse suivre la loi des séries le hantait. Sa propre vie était menacée par les intrigues du royaume humain voisin, il sortait désormais rarement du palais. Les troupes étaient cantonnées aux limites des deux royaumes sur le territoire de l’ancienne cité. Ces humains étaient une race haïssable, ne respectant pas leurs morts,  utilisant leurs peaux pour s’habiller. Ils  souillaient les ruines de l’ancienne cité du fondateur. Heureusement qu' ils avaient remporté une nouvelle victoire, reprenant l’acropole et chassant ses profanateurs mais de nouveaux humains venaient des airs maintenant.
Ils n’étaient pas pareils, plus évolués, deux vaisseaux avaient atterri. Le soutien du peuple des Lézardions lui avait permis de les capturer tous. Ils avaient toutefois étaient revendus, comme leurs ennemis capturés,  et aucun de ses soldats n'avait pu en récupérer avec certitude pour connaître le but de leur venue. Il soupira, les camps étaient pleins, les esclaves devenaient trop nombreux. Heureusement qu’ils avaient les colliers même si leur utilisation le mettait quelque part mal à l'aise.  IL décida d’aller voir celui qui les avait mis au point, peut-être avait-il trouvé une nouvelle arme pour exterminer cette menace.Forcer les humains à capituler et à les respecter, c'était le but du sage Attale, la plupart des nobles cherchaient à les exterminer. Il monta vers le laboratoire, une pièce isolée du reste du palais et attenant à l'atelier de fabrication où travaillaient une vingtaine d'esclaves. Il n'aimait pas y aller à cause du savant.  Le  savant Panathénon  était un métis, une erreur de la nature entre un humain et une des leurs, dont l’apparence était répugnante  mais la voix une merveille, l’intelligence une rareté.Il le trouva en plein monologue, du moins le croyait-il, et lui demanda où en étaient ses recherches sur les nouveaux projectiles.
Il n’avait pas vu qu’il parlait en fait à un cerveau dans une  boîte, posé sur une table et le savant se garda bien de lui en parler. Il avait enfin trouvé un égal, qui comprenait ses passions, ses doutes et ses scrupules de scientifiques. S’il n’avait été sur le front pour évaluer la distance de tir il ne l’aurait jamais rencontré, son équipe avait été faite prisonnière. Lui seul avait compris que cette boîte vivait, les Lézardions étaient passé devant sans rien voir. Il avait réparé sa locomotion et fait connaissance en cachette. Il n’était plus seul et s’il lui avait promis de les retrouver, il était bien décidé à l’empêcher de partir. Il voulait garder son ami pour lui.

-   Majesté , que me vaut l’honneur de votre visite ?
-   Où en es-tu dans l’arme ultime ?
-   Je n’ai pas encore trouvé le moyen de l’envoyer  mais j’y travaille. Par contre j’ai mis au point et lancé la fabrication de nouveaux colliers, plus fiables pour les domestiques proches de vous. Cela devrait garantir la survie de votre enfant, toute action contre lui devient impossible quelque soit sa nature. J’espère qu’ils seront prêts à temps.
-   Prends tout le personnel dont tu as besoin , Panathénon, c’est vital.
-   Merci Majesté.
Attale sortit du laboratoire rapidement, l’ambiance lui était pénible et la vue de Panathénon lui coupait l’appétit. Il décida de rejoindre sa femme.






Offline limeye

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Re: L'identité
« Antwort #18 am: 5. März 2013, 14:13:53 Uhr »
Je suis bien contente qu'on retrouve Simon !

Intéressant, ce savant ! Je suis certaine que Simon aura plaisir à discuter avec lui.

En tout cas, voilà l'intrigue bien posée !

à plus !
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Offline Elaine

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Re: L'identité
« Antwort #19 am: 5. März 2013, 16:22:20 Uhr »
 ;) merci!


Anténor avait marqué chaque jour de sa présence chez Eumènios d’un trait.  21 traits . Il avait compris que les colliers effaçaient le passé et essayait de mieux comprendre leur fonctionnement, ce n’était pas une machine simple, le mécanisme associait ondes mentales et électro magnétiques, qui permettaient à l’esclave de bouger sans en être conscient. Et l’inverse, être conscient sans avoir le droit de bouger, c’était remarquable. Il sentait que si les colliers enlevaient les souvenirs, les noms, les événements, il gardait ses savoir faire et son intelligence, il sentait qu’il savait réfléchir. Des formules, des réflexes lui revenaient un peu tous les jours car il commençait à  maîtriser le collier, tant que celui-ci ne sentait pas le refus, il pouvait faire quelque chose en dehors de ce qui était permis.  Trouver le fonctionnement de ce  collier le passionnait mais il devait faire attention car il n’avait pas beaucoup de temps.
 Eumènios voulait qu’il s’entraîne au combat contre ses soldats. Il avait dû apprendre à monter les hyppolions, animaux réagissant à l’ordre télépathique. Tous ces exercices étaient épuisant mentalement et physiquement mais apprendre les techniques de ses ennemis était sans doute un gage pour  être libre. Son problème était maintenant de savoir si son maître était un ennemi. Il subissait ses ordres  et voulait être libre. Il avait sans doute eu une autre vie avant et sentait qu’il lui manquait des réponses. Cependant pour la première fois on s’occupait de lui, il avait le sentiment d’être dégagé d’un poids très lourd qui pesait auparavant sur ses épaules. C’était tentant d’obéir, facile, il était soulagé de pouvoir vivre simplement. Cette vie bien réglée lui faisait quelque part beaucoup de bien et grâce à son maître il avait Iris. Comment en vouloir à quelqu’un qui lui avait permis un tel bonheur ?

 Sa femme aussi avait compris qu’obéir était plus facile qu’elle ne l’aurait cru au départ. Ses maîtres voulaient qu’elle sache s’occuper des enfants, que ce soit un nourrisson ou un bébé . Iris  n’était pas faite pour s’occuper de cette espèce qui lui répugnait un peu mais elle s’y fit, comprit aussi que c’était vital pour eux d’avoir une peau saine. Elle apprit à  préparer  les crèmes, les onguents,  faire les soins du corps de sa maîtresse, de cette peau si curieuse au toucher.  Le contact au départ l’avait surprise, leurs corps étaient froids. Sans ces soins quotidiens ils ne pouvaient se réchauffer. Iris apprenait vite mais l’art du combat était plus facile pour elle, elle était heureuse de pouvoir s’entraîner contre son mari. Elle ignorait pourquoi mais elle tirait une fierté de le battre.  Anténor devait dire qu’elle était rapide, elle compensait par la souplesse l’absence de force physique et n’aimait pas trop l’idée qu’elle arrive à le maîtriser aussi souvent. Il mit ses succès sur le compte de ses propres faiblesses ou fatigues, elle appelait cela de la mauvaise foi. Même Eumènios et Olynthe venaient  les voir se battre, amusés, et chacun développait des stratagèmes pour favoriser leur candidat, leur imposant des contraintes différentes. Ce jeu avait établi une certaine complicité avec leurs maîtres. Anténor espérait obtenir une liberté ponctuelle par ce biais, Iris en était arrivée à la même conclusion. Anténor et Iris avaient le sentiment d’avoir toujours été complices.

Dès le premier jour  ils s’étaient sentis à l’aise l’un avec l’autre. Pourtant le premier soir une gêne curieuse s’était installée. Il n’avait pas insisté, épuisés de la vente, ils avaient dormis profondément. Les jours suivants progressivement l’habitude de dormir ensemble les rapprocha. Il comprit qu’il avait été solitaire auparavant et entendre sa respiration, la sentir bouger à côté de lui le réveillait régulièrement. Il la trouvait très belle endormie et savourait de pouvoir l’observer sans se cacher. Une nuit le changement de rythme de sa respiration lui révéla qu’elle ne dormait pas non plus. Au bout de quelques minutes qui lui semblèrent une éternité, il décida d’en avoir le cœur net. Il se tourna vers elle, posa très doucement la main sur sa taille, elle ouvrit les yeux et se retourna vers lui : leurs regards se comprirent. Elle prit sa main dans la sienne et la posa sur son cou. Il lui caressa la joue et doucement elle se glissa contre lui. Le contact fut d’abord très tendre, sa main parcourant son dos, ses cuisses tout en l’embrassant à fleur de peau. Elle enleva sa tenue de nuit, elle en voulait plus et l’aida à se déshabiller rapidement ; le contact devint plus sensuel. Leurs corps s’accordaient parfaitement, comme s’ils réalisaient enfin leurs rêves les plus intimes : quoi qu’il arrive ils savaient tous les deux qu’ils n’oublieraient pas cette première fois. Iris porterait à jamais sa marque, Anténor n’oublierait jamais cette douceur. Lorsqu’ils se retrouvèrent en sueur, enlacés et  satisfaits, ils surent que c’était leur destin d’être ensemble. Le temps s’était arrêté, elle dormait sur sa poitrine. Etait-elle consciente de l’amour qu’il lui avait donné ? Il se sentait heureux, comblé et très vulnérable. Si quelqu’un lui faisait du mal il ne le supporterait pas. Il avait besoin de la protéger, cela le rassurait lui-même.
 Anténor sut cette nuit là  qu’il n’accepterait pas d’être séparé d’elle par ses nouveaux maîtres.




Offline limeye

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Re: L'identité
« Antwort #20 am: 5. März 2013, 17:23:40 Uhr »
Et bien, Elaine, tu nous offres aujourd'hui deux belles scènes d'amour  [master]  [respekt]

Je me pose une question cependant (ça doit être une déformation professionnelle  :D) : c'est à se demander s'ils vont tous vouloir retrouver leur vie d'avant !
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Frégo

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Re: L'identité
« Antwort #21 am: 5. März 2013, 17:52:49 Uhr »
Tout cela est bien agréable en effet mais attendons qu'ils réalisent que leurs maîtres peuvent tout chambouler à tout moment; que l'identité qu'ils se construisent pour s'adapter peut être détruite par le moindre caprice de leurs maîtres. C'est là que commence les souffrances des esclaves.

A+

Frégo

Offline Elaine

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Re: L'identité
« Antwort #22 am: 7. März 2013, 09:04:39 Uhr »
 ;) bonjour Limeye et Frego,

vos points de vue radicalement différents me conviennent bien , j'espère que la suite commencera à y répondre...

 [hello]


Ils s’étaient aimés toutes les nuits sauf la veille du départ au palais, le lendemain matin ils n’en avaient aucun souvenirs .Anténor  s’était réveillé seul lorsque Tika était venue apporter ses nouveaux habits pour l’occasion et ses armes. Il lui demanda des nouvelles d’Iris, elle esquiva son regard, elle savait mais ne pouvait le dire. Elle lui répondit simplement qu’Iris était en train d’être préparée comme lui. Cela ne lui avait pas plu, la douleur revint. Il fut rassuré quand il vit à quel point Iris était magnifique, elle aussi avait été mise en valeur mais elle resta distante durant tout le trajet. Avaient –ils effacé son souvenir ? Anténor sentait que ses maîtres lui cachaient quelque chose, il les connaissait bien maintenant. Eumènios s’approcha de lui et manipula le collier, tout allait mieux. Il les suivit dans l’entrée du palais et son maître fut annoncé bien avant la foule qui se pressait :
« ses altesses Eumènios de baktriane, ministre du Trésor royal, Olynthe de Lydie,
Ils s’avancèrent devant tout le monde, les courtisans les  regardaient  impressionnés tant par leur allure que par leurs esclaves. Tous comprenaient qu’ils étaient de haut rang. Eumènios et Olynthe s’inclinèrent devant le fils du roi, puis le roi et la reine
-   Majesté, nous sommes ravis de pouvoir vous féliciter à l’occasion de la présentation de Philétaire, veuillez accepter ces présents Anténor et Iris pour l’éducation de votre fils» et ce faisant ils s’écartèrent pour présenter les esclaves, le roi et la reine parurent surpris et ravis.
-   Magnifique,vous avez fait une folie :  est-ce un couple ?
-   Non, vous pouvez les appareiller comme vous le souhaitez mais laissez moi vous conseiller
Anténor pour le combat et Iris pour les soins aux enfants, elle fera une nourrice parfaite.
Anténor et  Iris n’avaient pas bougé, ils ne se connaissaient pas et se regardèrent : ils pourraient s’entendre mais avaient la sensation d’avoir oublié quelque chose.  La reine les trouvaient beaux ensemble et fit un signe à son mari, qui se leva en l’invitant à le suivre.
-   Attendons de voir comment ils s’entendent, occupez vous d’eux Panathénon, paramétrez les en couple. Ce soir je veux voir un combat , cet individu va sérieusement concurrencer le champion de notre général, j’espère qu’il va le battre, merci Eumènios.
Eumènios s’inclina, satisfait, il venait de déposer ses deux bombes à retardement et savourait la naïveté du roi.
Attale le conduisait  vers ses autres invités, la reine accompagnait Olynthe, l’honneur était important mais dans leur dos quelqu’un avait tout suivi.
Cet  être difforme  emmena les esclaves dans son laboratoire, mit un deuxième collier qu’il relia au premier d’ Anténor . Lorsqu’il entra le code de mise à jour Anténor devint Curtis Newton suffisamment longtemps pour prendre la mesure des choses et regarda Joan. Ils étaient prisonniers, esclaves mais il vit Simon, l’espoir revint l’espace d’une minute. Anténor avait désormais un collier plus petit et plus léger, il était content et même plus un soulagement énorme l’habitait. La même manipulation se fit sur Iris : Joan fut très étonnée de le voir dans cette tenue, elle comprit qu’elle ne pouvait pas bouger. Qu’allait faire le capitaine maintenant qu’ils étaient esclaves ? Depuis combien de temps étaient-ils dans cette condition ? La vue de Simon la rassura mais l’indifférence de Curtis l’inquiéta. Le savant s’approcha d’elle et Iris comprit qu’elle avait un nouveau collier, plus joli, elle se sentait beaucoup mieux. Panathénon examinait avec un curieux individu  les anciens colliers. Anténor serait bien resté pour comprendre mais deux domestiques vinrent les chercher pour leur expliquer le plan du palais, leur montrer leur chambre et leur donner les règles à suivre.
Simon les vit partir le cœur lourd, les voir soumis ainsi était pour lui une torture mais il savait qu’il devait d’abord maîtriser cette technologie avant de les libérer. Au moins savait-il qu’ils seraient bien traités et ensemble, après tout cela accélérerait les choses pour son protégé. De plus Panathénon était vraiment un savant extraordinaire, il plana jusqu’à lui bien décidé à les sauver le plus rapidement possible.
En récupérant les données, le lecteur révéla une anomalie sur les deux colliers, Panathénon , surpris s’inquiéta et Simon vit même pour la première fois  la peur sur son visage : le savant avait dû s’asseoir. « Nous devons faire très attention , Simon désormais.
-   Pourquoi cher ami ?
-   Sans notre échange de colliers ces deux esclaves auraient servi pour exécuter un meurtre.
-   Nous les avons donc sauvés ?
-   Oui et non, le meurtre n’aura pas lieu mais le commanditaire du meurtre est toujours ici : nous ne savons pas quand il aurait dû être commis, s’il ne s’agissait que d’un  ou de plusieurs meurtres.

Offline O-tho

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Re: L'identité
« Antwort #23 am: 7. März 2013, 20:26:07 Uhr »
Bonjour Elaine,

Super histoire, merci! L'intrigue s'epaissit, etre esclave ca n'etait pas suffisant, faut en plus qu'ils se fassent manipuler dans une histoire de meurtres! [goodjob]

Il y a cependant quelque chose qui n'est pas clair pour moi - pour le moment en tout cas: quels souvenirs ont Curtis et Joan quand les colliers sont modifies, cela efface t-il la memoire?
Comme tu le dis "Ils s’étaient aimés toutes les nuits sauf la veille du départ au palais, le lendemain matin ils n’en avaient aucun souvenirs"

Quels souvenirs ont-ils quand ils redeviennent eux-meme brievement? Ont-ils le souvenir de ce qu'ils ont vecu jusque la, et d'avoir ete ensemble? Est-ce un eternel recommencement?

O-tho

Offline Elaine

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Re: L'identité
« Antwort #24 am: 7. März 2013, 20:47:05 Uhr »
 ;) Bonsoir O-tho

That's the question à laquelle vont essayer de répondre nos héros...Bien  vu, mais c'est peut-être confus?

le collier crée une identité avec une nouvelle mémoire  qu'il peut enrichir tant qu'il la garde, dès qu'il change d'identité , il perd cette mémoire car il a en a une nouvelle. Donc Curtis ignore ce qu'Anténor a vécu dans les détails, il n'en garde que des sensations, des instincts. Inversement c'est vrai aussi. La personnalité ne change pas dans le fond, les réflexes, , les savoirs, savoirs faire non plus mais le souvenir de les avoir appris, quand, où  disparaît. Un peu comme la mémoire vive et le disque dur, le collier superpose un disque dur. Donc s'il devait faire un meurtre il l'ignore, c'est le soulagement que j'évoque;tu vois?

C'est l'intérêt pour moi d'écrire cette reconquête du passé, par rapport à leurs idéaux, hantises et rêves...ils cherchent leur identité en même temps que ce qu'ils veulent être. Tordu?

La nuit en question il s'est passé quelque chose qu'ils découvriront plus tard. :-X

EN tout cas ravie que l'histoire te plaise ;)

bonne soirée, [hello]

Offline limeye

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Re: L'identité
« Antwort #25 am: 7. März 2013, 21:00:53 Uhr »
rebonsoir !

très intéressantes tes explications, Elaine. J'avais assez bien perçu ce que faisait les colliers, mais ce que tu nous apportes à-côté enrichit ton propos.

C'est l'intérêt pour moi d'écrire cette reconquête du passé, par rapport à leurs idéaux, hantises et rêves...ils cherchent leur identité en même temps que ce qu'ils veulent être. Tordu?

L'idée est super intéressante, pas tordue du tout ! C'est aussi complexe, à mon avis, que les voyages dans le temps. J'espère que tu vas t'en sortir !

Et en plus, tu sèmes des zones d'ombres bien mystérieuses... la suite, vite  ;D

Limeye  :)
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Offline Elaine

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Re: L'identité
« Antwort #26 am: 10. März 2013, 17:27:09 Uhr »
Le repas  fut excellent, Eumènios et Olynthe assis aux côtés du couple royal étaient confortés dans leur rang et leur influence , aussi ils furent naturellement assis aux premières loges pendant les spectacles offerts aux invités en l’honneur de l’héritier. Iris  était revenue s’occuper du nourrisson et plusieurs nobles admiraient la beauté de la nouvelle nourrice royale.
Le premier numéro fut  très beau, des danseuses reptiliennes ondoyaient au son d’une douce musique dans un nuage parfumé de fleurs en suspension. Iris n’avait jamais vu quelque chose d’aussi harmonieux.
Chaque artiste rivalisait d’imagination pour séduire la cour lorsqu’un individu arriva qu’Iris connaissait, elle avait juste oublié son nom. Elle ressentit une joie intense. L’individu avait la faculté de se transformer  en n’importe qui et lorsqu’il prit l’apparence d’Iris les applaudissements furent extraordinaires. Le couple royal décida de l’embaucher immédiatement, ce qui contraria le maître mais il ne pouvait dire non au roi. Il négocia un prix exorbitant pour sa poule aux œufs d’or. Il ne se doutait pas qu’Attale ne pensait pas qu’à utiliser Caméléon pour s’amuser, le roi  avait bien d’autres soucis et Panathénon pris en charge l’individu dans son laboratoire. Eumènios le vit lui parler discrètement, le roi sembla un instant désarçonné, hocha la tête sérieusement et repris rapidement contenance.

Caméléon arriva dans une drôle de pièce, il était fier de son numéro. Panathénon paramétra son collier et Mala vit Simon, le temps de réaliser qu’il n’était pas libre et que Crag n’était pas là. Caméléon devait protéger son maître et retourna auprès de lui voir les spectacles, mais quelque chose lui manquait cruellement. Les yeux d’Iris lui firent du bien, il se sentit moins seul. Elle aussi.

Le général Rhodos et son lieutenant entrèrent dans la salle de réception, interrompant les festivités brutalement. Ils  s’inclinèrent devant  le couple royal  et le général annonça :
-   Majesté, d’après nos informations, les humains préparent des raids contre nos villages.
-   Il y a des victimes ?
-   Pas encore, mais nos espions sont formels, au moins trois villages sont menacés, ils se sont regroupés en face de la frontière.
-   Dans ce cas nous pouvons attendre la fin du spectacle, général « fit Euménios sur un ton léger «  si le roi devait mobiliser ses troupes chaque fois que vous êtes inquiets nous serions en permanence en état d’urgence et ruinés à ce train là ! «  la cour ricana, le roi Attale était coincé, il sourit. Il avait un mauvais pressentiment.
-   Genéral, le spectacle suivant vous concerne, nous ne sommes effectivement pas à un quart d’heure près. Néanmoins cette menace est peut-être sérieuse. Chambellan vous ne suspendrez pas  les animations, elles continueront en mon absence, convoquez tous les ministres et conseillers officiellement après ce combat. Lieutenant envoyez un soldat informer  les trois régiments les plus proches de ces villages de les sécuriser.
-   A vos ordres, majesté.
-   Général, asseyez vous donc, cette fois je crois que mon champion battra le vôtre.

Le Chambellan s’inclina. Le général s’exécuta, intérieurement il espérait que l’émissaire se fasse  tuer. Il savait que son lieutenant était fidèle au roi mais il n’avait pas tout dit. En ce moment des troupes se rapprochaient de la ville. Un regard d’Eumènios le rassura sur leur projet. En jubilant il vit son champion entrer sur la scène, suivi par  celui du roi.

A la frontière Goran et sa femme devaient accompagner leurs maîtres pour faire les courses au village. C’était une belle journée ensoleillée qui démarrait. Il se réveilla de bonne humeur, lorsqu’il réalisa qu’ Asia  s’était levée la première bien avant. D’habitude elle était toujours partante pour un câlin matinal, il se leva et la vit blafarde, inquiet il s’enquit d’elle. Elle lui sourit, timidement, prit sa main, y déposa un baiser et la posa sur son ventre. Il la regarda intrigué et visiblement elle trouvait sa réaction plutôt lente. Elle soupira d’un air entendu,
-   Je crois que j’attends un enfant, Goran. « L’émotion l’empêcha de parler, déjà ? Elle se blottit contre lui et il la serra très fort. C’était le plus beau jour de sa vie. 

Offline O-tho

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Re: L'identité
« Antwort #27 am: 11. März 2013, 00:52:06 Uhr »
Bonjour Elaine,

Chapeau! [goodjob]

Une petite question: pourquoi le couple royal fait il confiance a une nouvelle esclave avec leur nouveau-ne? Est-ce parce qu'ils sont certains que le collier la domestique suffisamment?

Et tu compliques bien les choses (ou pas...) pour Ezra...Je suis curieuse de voir ce qui se passera quand il redeviendra lui-meme, si jamais...Mais c'est lui offrir une belle chance a la vie!

O-tho

Offline Elaine

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Re: L'identité
« Antwort #28 am: 11. März 2013, 12:44:31 Uhr »
bonjour Otho

ravie que l'histoire te plaise, je suis au boulot donc je réponds rapidement, effectivement les nouveaux colliers sont une garantie, c'est aussi à ce moment que l'esclave reçoit ses consignes.

En ce qui concerne tous ceux qui ont une nouvelle identité, la question se posera aussi en retrouvant l'ancienne après quelques péripéties, s'ils voudront tout savoir...

A toi de voir si je complique [animtwink]

a bientôt, biz

Offline Elaine

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Re: L'identité
« Antwort #29 am: 13. März 2013, 16:10:59 Uhr »
 ;) Bonjour ,

l'histoire est déjà bien aboutie dans ma tête mais j'ai du mal parfois à tout concilier (quotidien, connexion internet fiable et boulot...)

J'espère que cela vous plaira toujours,

biz,
 [hello]



Malik et ses hommes approchaient du village à couvert, armés, ils s’étaient divisés en trois groupes, aux trois entrées principales, dès que les cavaliers  attaqueraient, ils fouilleraient les maisons pour libérer leurs frères.  Ils ne voulaient faire aucun blessés. Ces sales bêtes devaient payer pour l’esclavage des leurs. Leurs peaux seraient laissées en  souvenir et le bûcher des restes serait leur nouveau feu de joie. 
Tout le monde était au marché, c’était le moment idéal pour l’attaque, les gardes seraient distraits.  Il vit alors passer sa sœur,  Stina, la vue du collier autour de son cou le mit hors de lui, même si elle ne semblait pas mal traitée.  L’esclave à côté d’elle  n'était pas un homme de leur peuple, il était âgé. Il n'avait jamais vu un homme aussi grand, aucun des peuples qu'il connaissait  ne lui ressemblait , sauf les hommes volants.
Etait-ce un homme capable de faire marcher cette arme énorme qu'ils avaient trouvé dans la forêt ?
C’est alors qu’il vit les cavaliers arriver,  ses hommes et lui se firent signe et dès que les chevaux passèrent la barrière, ils bondirent en avant. Ce n’était pas à proprement parler une bataille mais plutôt un massacre, les humains égorgeant et transperçants les êtres reptiliens sans pitié après leur avoir extorqué la libération des esclaves,  qui les accompagnaient, contre la vie. Le village fut rapidement maîtrisé, les humains regroupés mais Malik ne trouvait pas sa sœur.
IL parcourut avec deux hommes les rues et après avoir fouillé 2/3 maisons, trouva deux des siens assomés et vit au loin Stina, l’esclave plus grand et les deux maître s’enfuir. 
Il enfourchèrent immédiatement les montures les plus proches, leurs chances étaient bonnes de les rattraper car  les  hypolions étaient plus rapides et endurants que leurs  koudous. AU bout d’un quart d’heure de poursuite  ils les avaient encerclés.
L’esclave âgé était plus fort qu’il ne s’y attendait, il s’était placé devant ses maîtres et STina pour les combattre. Tuer un homme n’était pas prévu,
- écarte toi humain, je ne veux que libérer ma sœur ! Il ne te sera fait aucun mal.
- Ta soeur ?il regarda Stina, elle haussa les épaules, mais  sentait qu’elle connaissait cet homme. Elle  posa la main sur le bras de  Goran. Il hésita.
- Elle ne peut le savoir à cause du collier. Nous te libérerons aussi.
-Ils mentent Goran, ils nous tueront , attaque les !» lui dit son maître. Goran estima ses chances, il était le seul armé, face à 4 cavaliers aguerris. IL regarda son maître et comprit que tant qu’il était d’accord avec lui , ses gestes pouvaient être acceptés. IL voulait attaquer mais ne voyait pas comment. Le collier ne réagit pas quand il baissa son arme car il restait prêt à réagir. Lorsque Malik vit son hésitation, en un instant ils bondirent et le désarmèrent. Ils tenaient à leur merci ses maîtres.
- ôtez leurs colliers et vous aurez la vie sauve ! Les deux maîtres se regardèrent, résignés, ils savaient ce qui les attendaient, ils firent comprendre d'un regard à leurs esclaves qu'ils ne leur en voulaient pas. Ils désactivèrent les colliers avec leurs empreintes, dès que le collier de Stina s’ouvrit  Goran la vit se précipiter dans les bras de cet inconnu puis Ezzra découvrit la liberté.  Il venait d’être libéré par des humains, qui exécutaient sans pitié  deux êtres reptiliens qu’ils chargèrent sur leur monture.  La jeune femme à côté de ses libérateurs lui semblait familière mais il devait se tromper, sans doute quelqu’un à New York qui lui ressemblait.
Visiblement ce peuple était nettement moins évolué qu’eux, comment pourrait-il la connaître? Il ramassa les colliers sous l’œil étonné de ses libérateurs,
-   détruis les, ils portent malheur !
-   Non,je veux les garder, je pense qu’on peut apprendre quelque chose de ces colliers. J’ai un ami qui trouverait sans doute comment ils fonctionnent.
-   Bon, comme tu veux, tu montes à côté de  Patrocle ; tu n’es pas de notre peuple et nous voulons te montrer quelque chose.

Ezzra monta sur ces montures bizarres derrière le deuxième guerrier. Ces hommes étaient petits, bruns, visiblement la femme appartenait à leur  famille. Lorsqu’il vit le bûcher au milieu du village et les peaux il commença à comprendre que l’équipe du cyberlabe était arrivée en plein milieu d’une guerre sans merci entre deux espèces.
« Letzte Änderung: 14. März 2013, 08:59:06 Uhr von Elaine »