Autor Thema: L'identité  (Gelesen 13658 mal)

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Offline Elaine

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L'identité
« am: 2. März 2013, 23:28:43 Uhr »
Bonsoir à toutes et tous,

une histoire cette fois plus ancienne m'est revenue, j'espère qu'elle vous intéressera car elle est compliquée dans son intrigue.
Bonne lecture!

NB: je n'oublie pas que j'ai d'autres choses sur le feu mais quand je bloque il faut que les scrupules sortent de la chaussure!

***


Le marché de Goab, ville poussiéreuse et sordide d’Anthéa, planète éloignée de la constellation du lion était bondé aujourd’hui. Les produits qu’on y trouvait étaient très variés mais la spécialité de Goab ne se mangeait pas. C’était des objets vivants, très chers mais très utiles, les esclaves. Les meilleures familles venaient y chercher la perle rare. En plein milieu de ce marché, Ezzra était perdu, oublié. Il n’y comprenait rien, tout avait si bien commencé ! Hier l’équipe du cyberlabe était partie approvisionner et inspecter un site archéologique dont les responsables ne donnaient plus aucune nouvelles. Attaqués et capturés par surprise , aujourd’hui  vendus comme esclaves dans une ville perdue à la frontière du désert d’argile. Il ne savait pas exactement où. Il ne savait même plus exactement ce que chacun était devenu, ils avaient tous été séparés à des moments différents.  Lui attendait son tour sur le marché, il ne coûtait que 50 barres parce qu’il était âgé et blessé. Si seulement il avait pu être vendu avec les autres..
Leurs assaillants avaient été redoutables, très bien organisés et nombreux, malgré leur petite taille. Ils avaient attendu qu’ils  se posent  et avaient ligoté le cyberlabe avec des câbles paralysant toute l’electronique durant la nuit. Ils s’étaient réveillés ligotés. Personne n’avait rien entendu et le système de veille du vaisseau avait été dupe. Ezzra se souvenait encore de la tête du capitaine au réveil, il était furieux d’être tombé dans ce piège. Ensuite tout était allé très vite et personne n’avait  rien pu faire. Leurs attaquants les avaient placés dans un convoi de transport d’esclaves, de toutes origines. Chacun avait été placé à un autre endroit du convoi et apparemment Ezzra était chez les plus âgés. Visiblement ceux qui capturaient étaient différents de ceux qui revendaient et triait la marchandise. Leurs acheteurs étaient déjà plus grands, maîtrisaient mieux les technologies, se déplaçaient en groupe et étaient armés jusqu’aux dents. Le convoi avait été attaqué deux fois, entraînant le massacre du  premier raid qui échoua, la perte d’une dizaine de prisonniers âgés mal placés. Ezzra crut qu’il y resterait. Leurs nouveaux maîtres n’avaient aucun scrupule pour se débarrasser des gêneurs et ciblaient avec astuce leur vente.
Sur le chemin vers la ville, O-tho avait été vendu le premier sans doute parce qu’il était drôle avec son petit Frégo, un riche propriétaire l’avait acquis lors d’une étape pour 100 barres pour animer une soirée. Ezzra avait alors vu pour la première fois le collier et compris comment on avait obtenu son obéissance. Mala semblait même ravi de son nouveau rôle, il se transformait à volonté.
 Crag avait été le second, vendu dans la première ville à 100 km pou 150 barres , sans doute grâce à sa force, le nouveau maître le destinait apparemment à de la surveillance de détenus et s’y connaissait en programmation. Ezzra vit Crag partir sans un mouvement vers eux, docile.
Joan avait été épargnée lors de l’arrestation sans doute à cause de sa couleur de cheveux, elle n’avait pas été attachée mais tout de suite confiée à des femmes. Apparemment elle logeait dans un wagon spécial,plus confortable, elle  avait été baignée et préparée. On l'avait droguée ,elle le lui avait dit, lorsqu’elle était venu le voir. Il savait qu’elle avait été punie ensuite, car elle n’était plus venue. Il ne l’avait vue plus que de loin, elle aussi portait le collier.
Le capitaine ayant résisté plus longtemps, Ezzra savait qu’on l’avait torturé pour le briser et lui infliger des douleurs rémanantes, mais lui aussi avait fini par capituler, ils lui avaient imposé le collier avant de le préparer. Ezzra l’avait vu  ligoté et emmené par une équipe de serviteurs. Lui aussi était passé devant lui sans le voir à peine une heure plus tard.
Le seul qu’on n’avait pas retrouvé après l’attaque était le professeur, était-il mort ? Ezzra y plaçait son dernier espoir malgré la réalité largement en leur défaveur. Il soupira, comment allaient –ils s’en sortir cette fois, si plus personne ne se souvenait de son humanité une fois vendu ? Le colonel lui-même savait qu’on lui mettrait un collier dès qu’il aurait un client et qu’il oublierait tout. Comment allaient-ils se retrouver ?
Il se souvenait encore d’eux pour l’instant, le jour du grand marché dans la capitale Assur,  Joan et le capitaine formaient vraiment un couple superbe et étaient exposés sur l’estrade ensemble . D’ailleurs le but étant d’en faire une attraction, le marchand s’était donné du mal, n’avait pas lésiné sur les habits. Suffisamment transparents pour laisser deviner les corps mais suffisamment précieux pour les embellir sans vulgarité. 
Mal à l’aise devant  leur coopération,Ezzra n'avait pas supporté leurs regards vides: le capitaine et Joan étaient dociles. Ces colliers d’esclave étaient des armes redoutables, il l’avait compris dès le départ mais jusqu’où étaient-ils soumis ? Que leur avait-on fait ? En tout cas leur apparence attira foule même si Ezzra comprit que leur prix était rédhibitoire : 1500 barres ensemble! 1000 barres l’unité.
Seul un personnage important pourrait les acheter et visiblement le marchand en visait un en particulier, le seigneur de Baktriane, voire l’empereur Attale, c’était ce que Tarek, un autre détenu esclave lui avait appris.Au moins ne seraient-il peut-être pas séparés, peu maltraités s'ils étaient des esclaves de prix, c’était une maigre consolation pour Ezzra.

Offline limeye

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Re: L'identité
« Antwort #1 am: 3. März 2013, 07:30:52 Uhr »
Bonjour Elaine

j'aime bien ton expression "faut que les scrupules sortent de la chaussure !" . Je ne la connaissais pas, mais elle est marrante  :D

tu fais bien de repartir sur une autre histoire, en tout cas, les voilà mal barrés dès le départ, ça promet... en général, quand on commence comme ça  :o [afraid]

bon début de journée !

Limeye  :)
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Offline August

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Re: L'identité
« Antwort #2 am: 3. März 2013, 08:54:14 Uhr »
Curtis en vêtements transparents.... il va être vendu pour des jeux sexuels ?  ;D
T'as fait des photos ?  [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump]

Quoi ??? Tu les gardes pour toi ??  [motz] [motz] [motz] [motz] [motz] [motz] [motz] [motz] [motz] [motz] [motz] [motz] [motz] [motz] [motz] [motz] [motz] [motz] [motz] (moi aussi, je l'adore ce petit smiley)
« Letzte Änderung: 3. März 2013, 09:15:29 Uhr von August »

Offline Elaine

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Re: L'identité
« Antwort #3 am: 3. März 2013, 11:47:00 Uhr »
 ;) Bonjour,

Je suis contente que tu comprennes Limeye mais  August, je n'ai pas dit que TOUT était transparent, les drapés tu connais? [nono] Les jeux sexuels ,  tu risque d'être déçue mais je retiens l'idée [devil]

Voici un avant goût de ce qui vous attend, le but est de trouver de qui on parle :pour le premier c'est pas trop dur.
***



« Alors Sinouhé, vermine , pourquoi viens tu me déranger ? Sinouhé s’était prosterné jusqu’au sol face au seigneur Eumènios. C’était le ministre de l’empereur Attale.
-   Je vous ai trouvé ce que vous cherchiez, le cadeau idéal pour la naissance du fils de notre empereur Attale
-   Ah, oui ? Tu as intérêt à ce que cela vaille la peine
-   Cela n’a pas été facile de les avoir, je vous assure et cela m’a coûté très cher…
-   Je ne parle pas d’argent avec ceux de ta race, montre moi ta marchandise !
Sinouhé tapa dans ses mains, une dizaine d’esclaves de tout type et de races différentes furent introduits, attachés ensembles. Eumènios les regarda, ce marchand lui faisait perdre son temps,
« tu me dérange pour cela, ne pose plus jamais tes sales pates chez moi ! «
SInouhé s’inclina en souriant,
« c’était juste pour mieux cibler vos goût, Seigneur Eumènios, tous ces esclaves m’ont coûté autant que ces deux là mais s’ils ne vous intéresse pas , je peux les proposer à la cour »il tapa à nouveau dans ses mains, on amena une jeune femme et un homme. Eumènios les regarda, fasciné, Sinouhé était satisfait de son effet,
« Alors, Seigneur , qu’en pensez –vous ?
-   SInouhé tu es le digne fils d’un serpent , magnifique, que savent-ils faire ?
-   Je ne sais pas encore, ils viennent d’être capturés mais vu leur rareté j’ai dû me dépêcher de les acheter. Ce sont des humains. Ils m’ont coûté 2500 barres.
Eumenios s’était levé, tâtant la marchandise du bout des doigts, s’il osait les toucher Sinouhé savait qu’il les avait vendus. Il tourna son profil reptilien vers le seigneur.
-   2500 barres ? C’est une petite folie. La femme me plaît, ses yeux sont exceptionnels. Les cheveux et la peau ne sont pas abîmés. Elle pourrait servir la reine, elle a de l’allure. Bon choix, Sinouhé, toujours les mêmes qui sont gâtés, si ma femme n’était pas là, je m’amuserai bien un peu. L’homme aussi est encore en bon état, musclé, je suis sûr que le roi n’a pas encore cette couleur. Je dois savoir ce qu’ils peuvent faire avant de les offrir, allons dans la cour, nous allons le tester, fais appeler ma gouvernante et ma femme pour s’occuper d’elle.

Arrivés dans la cour, le seigneur avait rassemblé des gardes, des armes avaient été posées sur le côté, quelques montures inconnues attendaient, elle étaient arnachées.
« Bien , je vous interdit de l’abîmer, de le blesser, je veux l’offrir mais je veux savoir ce que cet humain a dans le ventre, on fait comme avec le précédent.
-bien seigneur,
Sinouhé s’approcha alors du prisonnier avec un boitier et composa une combinaison complexe,
Il vit le regard s’éveiller mais il avait bloqué les membres et lui parla :
« Etranger, tu es captif et esclave, je peux te décapiter si tu désobéis avec ce collier, as-tu compris ce que je te dis ?
- oui . » Les yeux jaunes de cette créature plus petite que lui étaient mauvais, les pupilles rétractées, il lui rappelait un animal, autrefois.
- Si tu t’enfuis en profitant de cette séance de combat, le collier agira de la même manière car il doit être réinitialisé tous les jours et ne peut l’être que par ton maître. Il y a un code associé aux empreintes de ton maître. Je veux te vendre au seigneur Eumènios qui va peut-être t’offrir au roi Attale, c’est une grande chance pour un esclave. Ta vie sera facile, confortable mais si tu déçois Eumènios je te ramènerai au marché, tu seras puni, tu l’as déjà été, n’est-ce pas ?
-oui. « Il se souvenait d’une douleur comme jamais il n’en avait connue. Vendu . Il se sentit impuissant et furieux  mais  regarda autour de lui, deux soldats armés à pieds, deux cavaliers prêts à l’attaquer. Eumènios était un seigneur d’une autre espèce, son regard était presque humain mais sa tête lui rappelait une sorte de dinosaure à collier, la taille en moins, il était plus grand que le vendeur, que les soldats mais plus petit que lui. Sa peau était unie, luisante mais il avait de la prestance, un pouvoir se dégageait de lui.  Son instinct lui dicta d’obéir, il verrait bien après. Tout d’un coup il se sentit seul, il chercha du regard d’autres êtres comme lui. Non, il était unique en son genre, autour de lui ce reptile bipède qui le tenait à sa merci et ces êtres étranges, la peau plus claire mais marbrée, les yeux reptiliens et le corps proches du sien. Ils dégageaient de l’intelligence et de la cruauté. Les montures étaient aveugles, sans yeux, les cavaliers les tenaient par des rennes, ils ressemblaient à des hippocampes géants, sans ailes, sans pates, ils flottaient, leur peau dépassait de leur ossature et ondulait en scintillant. Il n’avait jamais vu des créatures pareilles.Il pensa qu’ils réagissaient aux mouvements de l’atmosphère ou aux odeurs.
- Bien, je vais paramétrer le collier pour que tu puisses te défendre, tu ne dois pas les tuer, tu entends ?
-oui. Quelles seront mes armes ?
-Aucune. Tu dois les désarmer.
Tout d’un coup il sentit qu’il récupérait sa force, sa liberté de mouvement, il se sentait beaucoup mieux mais il ne savait pas l’essentiel. Il avait oublié quelque chose d’important.
-qui suis-je ?
-tu le sauras bientôt, si Eumènios t’achète, ton nouveau maître te donnera une nouvelle identité. Je compte jusqu’à trois, un, deux, trois, allez-y.
L’homme ne bougea pas, observant les soldats, leurs armes et leur équipement. Eumènios comprit que c’était un homme intelligent, la plupart sautait sur les cavaliers et étaient maîtrisés en deux minutes. Lui non, patient. Un de ses cavaliers éperonna sa monture qui bondit sur le prisonnier,  mais celui-ci au lieu de courir se baissa avec une rare rapidité et désarçonna le soldat qu’il plaqua au sol le cou sous son genou. Un autre soldat prit sa lance et fonça, ce que le prisonnier utilisa pour fixer le vaincu au sol en assommant l’assaillant. Eumènios comprit qu’il était sans doute un excellent guerrier dans son ancienne vie. Il fit un signe pour que les deux derniers attaquent en même temps mais visiblement le prisonnier s’y attendit et bondit sur le fantassin qu’il lança contre la monture pour désarçonner le cavalier. Le combat était inégal,à deux contre un mais le prisonnier était très fort et rapide, agile , il  parvint à les maîtriser. Le combat avait beaucoup plu  à Eumènios et les autres gardes l’observaient en connaisseurs. Sinouhé était ravi, il pouvait faire un bénéfice, il se dépêcha de réinitialiser le collier. « Tu t’es parfaitement débrouillé, humain, je te laisse la pensée en récompense ». L’étau se resserra sur les membres mais il était conscient, il comprit qu’une solution vers sa liberté était possible. Il devait d'abord savoir qui il était, où avait-il appris à se battre?
-je te l’achète Sinouhé, il me le faut, Attale sera ravi de son cadeau, il a besoin d’esclaves pour sa sécurité en ce moment.
- Je ne suis pas encore allé à la cour et le seigneur de Lydie m’en a proposé 1800 barres, j’en veux 2000 barres !
- tu disais 2500 pour les deux !
-au marché. Maintenant je sais ce qu’il vaut.
-vieux serpent, d’accord je t’en donne 1900
- 2000 !Où je vais trouver le chef des gardes de la Cour.
-Bon d’accord 2000. Allons voir ce que vaut la fille, si je te prends les deux tu me fais un prix ou j’accroche ta peau de serpent au pic de ma maison, compris ?
- Oui seigneur, je suis sûr que nous allons nous entendre.

Offline limeye

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Re: L'identité
« Antwort #4 am: 3. März 2013, 14:39:47 Uhr »
Après avoir lu ce qu'ils ont fait au Capitaine, je crains le pire pour Joan...

Ca faisait un peu combat de gladiateurs !

bon après-midi !

Limeye  :)
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Offline Elaine

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Re: L'identité
« Antwort #5 am: 3. März 2013, 15:35:18 Uhr »
 ;) Bonjour

on va dire que j'ai quelques inspirations historiques, filmographiques..Je mélange le tout et cela donne parfois des rebondissements.. :-[ c'est grave, doc?

biz, a plus!

Offline O-tho

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Re: L'identité
« Antwort #6 am: 3. März 2013, 19:52:40 Uhr »
Bonjour Elaine,

Pas du tout! Et n'essaie pas de te soigner non plus... ;D
Peu importe d'ou vient l'inspiration, l'histoire est tienne! C'est tres accrocheur, on se demande bien comment ils vont se tirer de la  ???...
Redonner sa pensee a Curtis est une erreur en sa faveur...et le professeur?

Je ne suis pas sure que Joan l'ait plus facile, si la femme est vicieuse et cruelle...

O-tho

Offline Elaine

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Re: L'identité
« Antwort #7 am: 3. März 2013, 21:01:33 Uhr »
Bonsoir O-tho ;)

 :-X j'veux pas trop en dire mais je crois que j'ai trouvé qq petites idées intéressantes sans être trop caricaturales , faudra me le dire si c'est le cas. L'esclavage est un thème très riche à manier pour évoquer la condition humaine, la dignité, l'égalité entre nous , des valeurs qui me tiennent à coeur par rapport  à des enjeux économiques ou politiques. Les esclavagistes étaient des gens comme nous... :-[, alors ils ne seront pas tous vicieux, cruels  même si c'est moi qui écris  ;D
J'avais envie de me lancer dans l'amnésie mais pas médicalisée,plus technologique, j'espère tenir la distance car contre courant m'a un peu laissée sur ma faim et la succession j'arrive pas à redémarrer [wallbash]. Je ne suis pas à l'aise dans les histoires de coeur sur une longue distance.

EN tout cas je suis ravie que le début t'es accrochée, n'hésites pas à me donner ton avis!
 [hello]

Offline August

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Re: L'identité
« Antwort #8 am: 3. März 2013, 21:48:09 Uhr »
l'amnésie, c'est sûr, il y a de quoi faire, j'ai des idées aussi là-dessus.
En tout cas Elaine, on a vraiment envie d'en savoir plus, la situation est vraiment noire pour eux. Mais il reste toujours le professeur en liberté (pour lui, pas de vêtements aguicheurs), on peut imaginer des tas de trucs, que l'indignation permette à Curtis de retrouver ses moyens si quelqu'un embête Joan devant lui, ou l'inverse, enfin en tout cas ça donne envie d'en savoir plus plus plus plus plus

Offline Elaine

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Re: L'identité
« Antwort #9 am: 3. März 2013, 22:24:38 Uhr »
 ;)merci!

 j'ai déjà rédigé un peu la suite mais je  [mindoubt] reflechis

Offline Elaine

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Re: L'identité
« Antwort #10 am: 4. März 2013, 16:04:50 Uhr »

Tika était sceptique, l’esclave était très belle mais ne savait rien faire et ses mains fines parlaient d’elles même. La gouvernante la ramena chez sa maîtresse, en haussant les épaules. L’aristocrate assise auprès de ses enfants, l’observa d’une œil froid et Tyka sut qu’il faudrait trouver quelque chose, sa maîtresse ne voulait pas que cette beauté reste chez elle.
-donnes lui la pensée et la parole, elle pourra peut-être nous dire à quoi elle servait, même si j’en ai une vague idée. Elle était accompagnée d’un humain, sais-tu ce que mon époux veut en faire ?
- Il projetait de l’offrir en cadeau au roi Attale pour la naissance du prince, maîtresse.
- Excellente idée et celle-ci pourrait servir la reine mais je crois qu’il va falloir lui imposer quelques règles de conduite. Ma sœur m’en voudrait si je lui offrais un cadeau empoisonné.
Tyka prit alors le boitier que sa maîtresse avait  actionné avec son empreinte et la femme retrouva d’abord la conscience puis la parole, mais elle ne pouvait bouger comme elle voulait. En face d’elle elle voyait  un être reptilien et proche de l’homme en même temps, plus petite qu’elle, ses yeux  jaunes la fixaient sans agressivité. Elle savait qu’elle devait être prudente, elle avait un collier.  Derrière cette créature se tenait un autre plus grande, avec de l’allure mais là aussi on voyait la marque des reptiles, la peau était néanmoins plus unie, le regard plus droit et fier. Elle la trouvait méprisante et antipathique.
-parles esclave, que sais-tu faire ?
-je ne suis pas une esclave, Aïe…. »la douleur était revenue, parcourant son corps.
-tu disais ? Quand tu oses me répondre tu dis maîtresse, entendu ?
- oui, maîtresse. » Ses craintes se confirmaient, elle se sentit seule, mais avait oublié qui devait être avec elle.
-mieux, bon réponds maintenant que sais-tu faire ?
- tout dépend de ce que l’on veut faire de moi. » Olynthe aurait dû la punir mais trouva que la femme avait du courage, de la dignité. Le collier n’avait pas réagi, cela signifiait que cette femme acceptait la contrainte.
-  -Je ne sais qui je suis, comment pourrais –je savoir ce que je peux faire ?
-es-tu une courtisane ?
- Non !
- dommage » fit Eumènios en entrant. » cela pourrait valoriser le cadeau »
-nous pouvons voir comment elle se débrouille, je peux tout paramétrer, Seigneur, « fit d’une voix mielleuse Sinouhé.
-c’est vrai ? Tu pourrais interdire à cette esclave de coucher avec mon mari par exemple ?
-Olynthe, un peu de tenue !
- quoi, Sinouhé sait pourquoi tu es un bon client. Montres nous, Sinouhé, Tika fais venir un homme dans la pièce du fond.
-pourquoi pas celui-là ? fit-il en montrant le grand homme roux.
-Non, Sinouhé, ils sont venus ensembles et se connaissent. D’abord tu nous montres sans régler le collier et ensuite en le réglant, d’accord ?
- Vous ne me faites pas confiance ?
-non, la réponse fut unanime.
Ils se rendirent donc dans une pièce intérieure, sans fenêtres éclairée à la bougie.
La femme hésita et sentit de nouveau la douleur intense jusqu’à ce qu’elle les suive, elle regarda le grand homme et ses yeux gris la transpercèrent. Elle comprit qu’elle l’avait connu, qui était-ce ? On lui ordonna de s’assoir, puis elle sentit ses membres revivre, c’était merveilleux de pouvoir les bouger elle-même mais l’angoisse montait en elle. Elle n’avait pas eu d’ordres, au contraire de l’homme qui entra dans la pièce. Elle sentit la menace et attendit, elle ne pouvait pas être tendre avec cet inconnu devant ces créatures. C’était répugnant, elle préférait encore souffrir que de s’abaisser à cela. Il s’approcha d’elle et avança la main  pour faire glisser sa robe, elle le saisit énergiquement, retourna sa main dans un cri de douleur et le fit basculer au sol. L’homme essaya de résister et
hurla de douleur, sans doute le collier. Sans états d’âmes elle l’assomma d’un coup de main devant Olynthe et Eumènios sidérés.
Cette femme savait se battre, elle-même semblait surprise. Sinouhé n’avait jamais eu ce cas, Eumènios l’arrêta quand il voulut régler le collier, le marchand pensait avoir perdu l’affaire et réfléchissait déjà à la meilleure manière de la faire plier.
Olynthe regarda son mari, il hocha la tête :
« Sinouhé je te les achète tous les deux pour 3000 barres et je t’interdits de dire à quiconque ce que cette femme sait faire, tu comprends ? Si j’entends une quelconque rumeur tu es mort. Officiellement elle est seulement belle.
Sinouhé sentit une sueur froide le parcourir, le seigneur ne plaisantait pas. Il accepta le marché et s’éclipsa rapidement , de peur que son client ne change d’avis. L’homme était fier d’elle, il ne savait pas pourquoi , il ne connaissait pas son nom. Lorsque son nouveau maître s’occupa du collier il sut qu’il s’appelait Anténor et qu’Iris était sa femme. Elle vint vers lui et Tika les conduisit dans leurs quartiers.

Offline August

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Re: L'identité
« Antwort #11 am: 4. März 2013, 17:04:26 Uhr »
la suiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Offline Elaine

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Re: L'identité
« Antwort #12 am: 4. März 2013, 22:16:34 Uhr »
« Kaleb plus loin, encore ! » la balle vola à travers la cour et le garçon applaudit, son compagnon lui plaisait beaucoup, il était beaucoup plus fort et drôle que l’ancien. Il avait promis à ses parents de ne pas l’abîmer cette fois. Sinon ils l’offriraient à quelqu’un d’autre. Kaleb était content, ce garçon lui rappelait quelqu’un mais il avait oublié son nom, ce n’était pas la même espèce et ses cheveux étaient roux. Il aimait aussi le faire jouer à l’époque.
Une fois  le petit couché, Kaleb  partit faire son deuxième travail, surveiller des hommes, des gens que ses maîtres craignaient beaucoup. Il ne savait pas pourquoi, il était sûr d’en avoir connu des gentils. Kaleb n’avait pas besoin de dormir et ses maîtres lui faisaient toujours confiance, il ne les décevrait pas si quelqu’un les menaçait. Il y avait juste un manque dans sa vie, un ami, un jour il était sûr d’en avoir eu un.

Goran  en avait trouvé une d’amie,  Asia, une humaine comme lui qui l’avait beaucoup aidé à supporter la douleur des premiers jours. Maintenant il connaissait son travail, avait compris d’où venait la douleur et celle-ci avait cessé. Il sentait néanmoins une blessure en lui, parfois il attendait encore quelque chose en scrutant l’horizon et baissait la tête ne voyant rien venir.. Leurs maîtres n’étaient pas riches mais corrects avec leurs esclaves et lui avaient donné Asia, comme femme. Elle était beaucoup plus jeune que lui, au début il trouvait qu’elle avait l’âge d’être sa fille, mais elle lui avait apporté du réconfort, expliquait comment travailler la terre. Ses maîtres voulaient même qu’ils aient des enfants. Goran ne l’espérait plus depuis longtemps et ménageait encore sa femme, mais même esclave l’idée lui plaisait quelque part. Un rêve enterré depuis longtemps. Asia était prête selon ses maîtres, il voyait à ses yeux qu’elle ne l’était pas, il attendrait. Il regardait toujours le coucher de l’astre solaire et dormait en général beaucoup plus tard qu’elle, il s’allongeait ensuite à ses côtés pour dormir. Ce soir là Asia  vint pourtant  le chercher, pour l’amener  dans la chambre, il résista encore, lui demandant pourquoi au bout d’un mois, il n’était pas pressé, c’était l’avantage de son âge.
« Tu es doux, si je dois choisir un premier homme, je préfère que ce soit toi. Nos maîtres vont me revendre si je ne suis pas fertile, or je suis bien avec toi et je te fais confiance. Je n’ai jamais vu un homme respecter autant une femme que toi. Viens.
-Je ne veux pas te forcer, tant que je ne te touche pas , ton collier ne réagira pas Asia.
-même si tu me touche, ce soir le collier ne réagira pas.
-tu es sûre ?
En guise de réponse, elle fit glisser les bretelles de sa robe et s’approcha de lui timidement. IL la trouvait très belle, caressa ses longues boucles noires et vit à ses yeux qu’elle l’espérait, il l’embrassa très doucement et comprit qu’elle en avait vraiment envie lorsqu’elle l’enlaça de ses bras. Cela faisait si longtemps qu’il se sentait rajeunir et revivre  au fur et à mesure qu’il la découvrait, la caressant d’abord tendrement puis avec davantage d’exigence. Asia n’en revenait pas de sentir autant de plaisir. Elle trouvait même  son corps désirable, il avait beau être grisonnant, il était encore fort, musclé. Une intimité nouvelle se créait entre eux et elle comprit pourquoi tant de femmes la recherchaient. Elle resta dans ses bras pour dormir, elle savait qu’elle avait fait un bon choix. A partir de cette nuit, il ne resta plus dehors très longtemps pour regarder le coucher du soleil. Il ne regardait plus l’horizon, son passé douloureux était derrière lui.

Offline O-tho

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Re: L'identité
« Antwort #13 am: 4. März 2013, 22:34:02 Uhr »
Bonjour Elaine,

Et toi qui disais que tu avais du mal a ecrire des scenes romantiques...Bravo, c'est tres bien exprime, tendresse et sentiments inclus, vivement la suite! :)

O-tho

Offline limeye

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Re: L'identité
« Antwort #14 am: 5. März 2013, 09:01:51 Uhr »
Bonjour Elaine,

j'espère que tu vas mieux...

je suis du même avis qu'O-tho, c'est très belle scène d'amour !

par contre, je me mélange un peu dans les prénoms...  ???

c'est Curtis que Joan fiche par terre ou c'est un autre esclave ? J'ai un doute, même à la relecture.

Curtis c'est Kaleb ou Anténor ? Iris, c'est bien Joan ?

pour les autres, j'ai suivi... y compris pour les "reptiles"

en tout cas, l'histoire présente encore beaucoup de suspens ! J'ai hâte de lire la suite  [jump]  [jump]  [jump]

bon début de journée !

Limeye  :)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).