Umfrage

Les deux héros, Curtis et Joan doivent-ils A LA FIN

continuer comme si rien ne c'était passé?
1 (20%)
assumer ce qui s'est passé en adaptant leurs choix de vie?
1 (20%)
assumer ce qui s'est passé sans adapter leurs vies?
1 (20%)
vivre à fond leur relation jusqu'au mariage, le bébé?
2 (40%)
se séparer parce que cela s'est passé?
0 (0%)

Stimmen insgesamt: 5

Umfrage geschlossen: 26. Februar 2013, 19:48:33 Uhr

Autor Thema: A contre courant  (Gelesen 10743 mal)

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Offline Elaine

  • Simon Wright
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Re: A contre courant
« Antwort #15 am: 19. Februar 2013, 21:43:53 Uhr »
De son côté le professeur Simon analysait la drogue extraite de leur sang, il avait dû multiplier les examens car la substance en question était beaucoup plus complexe que du GHB. C’était le premier échantillon aussi précoce depuis l’injection, les autres analyses avaient été faites 24 heures plus tard !
Leur équipe avait été sollicité parce qu’on soupçonnait un nouveau réseau criminel et une substance très dangereuse diffusée à titre expérimental. Les victimes perpétraient des crimes sans aucun souvenir de leurs actes.  La détection de la drogue avait pris du temps jusqu’à ce qu’on réalise que la multiplication de ces délits, crimes soit vraiment anormale.
Or Simon venait de découvrir que cette substance mutait dans l’organisme, comme un produit vivant parasite, les gens contaminés n’étaient pas seulement amnésiques, ils étaient capables d’agir sous l’emprise de cette substance sur une durée bien plus longue que la première nuit. Elle contenait un puissant hypnotique aux propriétés inhabituelles.
 Qui pouvait bien fabriquer une substance aussi élaborée ? Peu de laboratoires pouvaient prétendre avoir le matériel nécessaire. Il décida d’en informer Curtis, les conséquences sur l’organisme étaient sans doute nettement plus graves  et risquaient encore de les toucher lui et Joan. Leur nuit ensemble n’était peut-être que l’arbre qui cache la forêt.

Offline Elaine

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Re: A contre courant
« Antwort #16 am: 19. Februar 2013, 22:26:07 Uhr »
 ;) bonsoir à tous et toutes,

Il y a un petit problème démocratique là, le sondage m'avance pas beaucoup...3 votants dans 3 voies différentes et 97 vues,  [motz]

c'est quoi ces abstentionnistes, c'est pas les élections européennes !

allez  sinon ce sera la plus petite démocratie du monde, [confusion3]

Offline limeye

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Re: A contre courant
« Antwort #17 am: 19. Februar 2013, 22:41:48 Uhr »
MDR  ;D !

je sais, j'ai foutu ma zone... j'ai été la dernière (pour l'heure) à me prononcer. Je dois avoir des racines normandes... ni oui, ni non, bien au contraire... j'ai hésité longtemps... j'ai failli choisir la dernière solution... j'ai préféré une autre.

maintenant, il faut un(e) quatrième fan pour nous départager ! Allez ! Au boulot !!!

Limeye  :)
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Offline August

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Re: A contre courant
« Antwort #18 am: 19. Februar 2013, 22:49:16 Uhr »
Elaine, ta voix compte au moins triple !
 

Offline Elaine

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Re: A contre courant
« Antwort #19 am: 20. Februar 2013, 11:02:06 Uhr »
Bonjour! ;)

Nan, nan,nan, mais peut-être réagirez vous après la scène suivante!



Ezzra et les futuremens  étaient revenus au QG de la police, la perquisition avait été fructueuse, de nombreuses fioles de drogue trouvées. Ezzra voulait  interroger le Barman et les employés qu’on faisait un peu mariner en cellule, l’enquête avancerait plus rapidement. Il en avait pour toute la nuit sans doute et demanda où était Joan, à sa grande surprise Sanders lui apprit que le capitaine avait réquisitionné le lieutenant Randall auprès du président. Lorsqu’Ezzra  rappela qu’interroger  une dizaine de suspects ne pouvait se faire seul, Sanders lui attribua deux agents expérimentés, les lieutenants Johnson et  Macgyre, mais exigea  aussi des résultats. Ce n’était pas dans ses habitudes de passer outre Ezzra en s’adressant directement au président, pourquoi le capitaine agissait-il ainsi ? L’expérience d’Ezzra lui fit téléphoner chez Joan et il comprit que quelque chose clochait, elle n’était pas au courant de sa mise à disposition. Elle l’avait même plutôt mal pris, ce qui l’étonna encore plus.
A l’arrivée de Curtis au QG l’impression d’Ezzra se confirma, le capitaine était préoccupé, il venait de voir le professeur et résuma rapidement la situation. Crag et Mala  regardèrent Ezzra, l’attitude du capitaine était inhabituellement sèche, jamais il ne leur parlait sur ce ton et ses explications scientifiques provoquèrent chez eux un pressentiment désagréable.
 Savaient-il tout de leur enquête au bar ?
Joan cloîtrée chez elle, Curtis faisant écran. Mala proposa de rester avec Ezzra, qui accepta avec reconnaissance, ils étaient sur la même longueur d’onde. Crag se proposa d’accompagner  Curtis mais celui-ci refusa et lui ordonna de rejoindre le professeur pour l’aider dans ses analyses. Ezzra et Mala se firent un signe entendu.

Pendant ce temps Curtis se rendait chez Joan, il était sous pression, il sentait qu’il était près du dénouement: il fallait qu’ils en discutent. Il ne se doutait pas qu’Ezzra avait déjà posté deux équipes en observation, prévenu par le professeur. Lorsqu’elle ouvrit la porte il vit qu’elle avait pleuré, elle avait sans doute essayé de se rafraîchir les yeux car il avait attendu, un peu trop longtemps à son goût. Elle semblait sur ses gardes,

« Bonsoir, Capitaine,

-   Bonsoir, ça va ?

-  Ce n’est pas une bonne idée Curtis, j'ai envie d'être seule. »

Joan n’aurait-jamais dit cela, pourquoi te fait elle cela ?

Elle allait refermer quand il coinça son pied et s’imposa chez elle. Contrariée elle allait rétorquer  mais il la devança. Elle le regarda choquée, ce n’était pas son genre, elle eut peur.

Cette femme te doit obéissance, elle doit t’écouter. Il fit un mouvement de tête, d’où venait cette impression désagréable, cette colère ?

-   Je ne vous laisse pas seule ce soir, il faut qu’on en parle, j’ai des éléments nouveaux qui vous concernent aussi. C’est beaucoup plus grave qu’un écart de conduite ! Désolé, mais vous ne me laissez pas vraiment le choix «
 Il força le passage.et entra dans le vestibule. Il se dégageait de lui une force qui l’effrayait, c’était la première fois  qu’il se comportait ainsi , brutalement.

Ce n’est pas Curtis, il n’agirait jamais ainsi. Méfie toi Joan

-   Un écart ?!

Méfie toi Ce n’est peut-être pas lui !. Elle secoua la tête, d’où venait cette voix ?

-   Ce n’est pas le moment de faire la susceptible, vous n’êtes plus une enfant et moi non plus. Je ne comprends pas votre attitude Joan, vous êtes d’habitude…..

Défends toi!

-   Quel toupet, ça passe la nuit ici et ça croit pouvoir s’installer : serait-il possible d’être tranquille ?!

Cette femme ne t’écoute pas donne lui une leçon. Il fronca les sourcils, avait du mal à maîtriser sa colère, il résistait mais elle l’exaspérait. C’est un agent, méfie toi, elle peut te piéger.

-   Parlez moi sur un autre ton ! Je suis votre supérieur hiérarchique ! Vous êtes à ma disposition !

Punit là.

-   Parlons-en, justement ! Depuis ce matin vous décidez de tout, réglez tout, vous avez dit à Ezzra que je ne serai pas disponible, pour mener les interrogatoires !  Toujours votre manie « trop dangereux, petite fille .Non, je n’ai pas besoin de vous, j’ai besoin d’être seule. «

Maîtrise la !

IL lui prit brutalement le bras et voulut lui faire une prise. Elle manoeuvra avec habileté et se dégagea plus vite qu’il ne l’avait prévu.

Cet homme n’est pas Curtis, il est dangereux. Défends toi, prends ton arme !

 Curtis était hors de lui pour pouvoir voir qu'elle n'était pas non plus dans son état normal. Elle partit vers son salon en courant, il la poursuivit mais elle se retourna avec une arme pointée sur lui.

-   Qui croyez vous être pour m’imposer votre présence ?

Tue le ! Joan tremblait, l’homme la menaçait chez elle.Son instinct lui disait le contraire.

Tue la !

Il comprit tout de suite ses intentions , ils tirèrent en même temps.

Offline limeye

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Re: A contre courant
« Antwort #20 am: 20. Februar 2013, 11:18:18 Uhr »
Ah mal barrés !!!

Et les autres qui vont rappliquer et trouver un bain de sang, brrrr !!!!  [badhairday]

bon la suite  [sm]

Limeye legomaman  :)
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Offline Elaine

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Re: A contre courant
« Antwort #21 am: 20. Februar 2013, 15:09:35 Uhr »
Ezzra fut averti par son bip que ses équipes avaient déclenché l’urgence, il les contacta depuis l’antichambre des salles d’interrogatoire, leurs têtes étaient significatives, c’était grave :

« Que se passe-t-il ?
-Nous sommes arrivés trop tard le lieutenant Randall et le capitaine Flam se sont combattus ! Les ambulances les ont embarqués, le lieutenant est dans un état critique, le capitaine a eu plus de chance, seule son épaule droite est blessée.

-quoi !!

Mala et lui se regardèrent, il fallait prévenir le professeur mais aussi  Sanders et le président, un agent qui tire sur le capitaine pour le tuer. Et Joan en plus !
Cette histoire était tordue dès le départ, rien ne se passait comme prévu depuis qu’ils étaient allés dans ce bar.

« Mala, je vais interroger cette pourriture de Barman, vous passez prendre le professeur et vous filez à l’hôpital pour savoir comment ils vont.

-Entendu, comptez sur moi !


Barty attendait tranquille dans la salle d’interrogatoire, son avocat le ferait bientôt sortir, trafic de stupéfiant, chopé pour la première fois, il risquait deux ans avec sursis.Il sourit, son compte en banque en valait la peine. Lorsqu’il vit arriver le colonel Garnie il comprit que ses cibles avaient agi, il avait du mal à cacher son triomphe, lui le petit escroc! IL fallait que cela se sache dans le milieu, on lui demanderait sans doute d'exercer de plus hautes responsabilités.

-   Ordure, à qui as-tu obei ?
-   De quoi parlez-vous ?
-   Comme si tu n’étais pas au courant !
-   Je ne suis pas responsable si mes clients ont voulu se faire des sensations, je reconnais le deal  mais rien de plus. Ils sont grands et vaccinés, personne ne les a forcés. »fit-il avec un grand sourire.
Ok ,tu veux jouer au plus fin. Ezzra sortit, chercha les deux autres lieutenants, les mit au courant : « on s’acharne sur le Barman, sans pause, sans sommeil jusqu’à ce qu’il craque, il nous faut le nom du commanditaire !Du chef du réseau !

Offline Elaine

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Re: A contre courant
« Antwort #22 am: 20. Februar 2013, 16:33:10 Uhr »
J'ai du mal à équilibrer l'histoire, mais bon faut que cela sorte!



Ezzra ne supportait pas qu’on s’attaque aux gens qu’il aimait, il y jouerait sa carrière s’il le fallait,
 - Mac Gyre rejoignez les équipes chez le lieutenant Randall. Je m’occupe de fouiller dans les dossiers de leurs missions communes, on y passera toutes les nuits si  nécessaires ! Je vais demander des renforts, c’est une priorité !
Le président averti, même Sanders insista,  toutes les équipes étaient mobilisées, les autres missions mises de côté. Chaque agent se sentait menacé par cette drogue. Jusqu’à présent il n’y avait que des civils et des crimes isolés, mais là cela allait trop loin : si on commençait à s’entretuer entre policiers !
La fouille chez Joan ne donna rien, les anciens dossiers non plus et Barty était coriace. Néanmoins au bout de 24 h il avoua avoir drogué des gens ciblés parce qu’il était payé pour cela, il recevait dans une enveloppe anonyme le portrait et  repérait les clients. Visiblement son commanditaire était organisé car les clients recevaient  une invitation gratuite pour venir dans son bar, mais ce n’était pas lui qui s’en chargeait. Il devait juste accepter le coupon, il avait dû droguer environ une 50 aine de personnes différentes depuis des semaines. Les derniers temps cela devenait plus fréquent, il avait essayé d’arrêter mais le vieux avait menacé de le droguer lui-même et de changer de boutique. D’après lui le vieux ciblait toujours quelqu'un de précis, il lui faisait penser à un professeur ou à un collectionneur.

 Sous la pression du président le maire de New York décréta la fermeture de tous  les bars de la ville, ce qui fit grand bruit chez les habitants mais aussi dans  le milieu. Quand la rumeur d’un tueur de flics circula, tous les criminels savaient que dans ce cas il valait mieux collaborer avec la police et reprendre les affaires le plus vite possible.

 La police reçu un tuyau anonyme par email, non traçable

« Allez plutôt fouiller à l’Université de Neurobiologie, département d’étude comportementale, Professeur  Soyouz. SI vous ne vous en occupez pas, nous l’exécuterons»

Ezzra partit donc chercher le professeur avec deux  patrouilles et l’équipe scientifique. Tout allait beaucoup plus vite depuis que les moyens étaient débloqués remarqua le colonel avec ironie mais à quel prix? Joan était toujours dans un état critique.

 Le vieux professeur n’opposa aucune résistance, il parut même content d’être arrêté. Une des deux équipes fouilla le laboratoire et trouva les fioles, confisqua tout le matériel. Les autres hommes arrêtèrent tout le personnel de l’université et les emmenèrent dans les salles d’interrogatoire. Barty passait en comparution immédiate, son personnel fut relâché. Le milieu saurait  ce qui se passe.

Offline limeye

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Re: A contre courant
« Antwort #23 am: 20. Februar 2013, 16:50:53 Uhr »
T'es rapide aussi !

J'aime bien comment Ezra réagit. La colère le pousse à aller jusqu'au bout... très bien vu !
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline Elaine

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Re: A contre courant
« Antwort #24 am: 20. Februar 2013, 17:29:47 Uhr »
 ;) cela vient tout seul, ce qui ne veut pas dire que c'est bien :-[


A l’hôpital, Crag et le professeur étaient  avec Curtis. Sa blessure était superficielle, les prises de sang n’avaient rien donné mais il n’était pas dans son état normal : ses yeux étaient haineux, il les regardaient comme des ennemis.  Ils ne l’avaient jamais vu ainsi, Curtis semblait avoir pris du plaisir à abattre Joan, s’il n’avait pas été blessé, sans l’intervention des policiers, il l’aurait achevée. Crag eut envie de lui fracasser la tête, le professeur estima préférable d’effacer de sa mémoire quelques paroles malheureuses de son protégé. La drogue avait développé en lui des instincts meurtriers, l’expert psychiatrique et le professeur étaient inquiets : si un antidote était trouvé est-ce qu’il aurait la force morale pour redevenir comme avant ? Supporterait-il ce qu’il avait fait ?
Crag fut chargé de rester dans la chambre pour le surveiller et l’empêcher de s’enfuir régler ses comptes, le professeur sécurisa le champ d’action du robot, rendu fou furieux par les provocations de Curtis. IL manquait plus que Curtis soit exécuté par un membre de son équipe. Ezzra était catastrophé et ne supporta pas de le voir, l’individu qu’il avait en face de lui était devenu fou. Curtis fut attaché au lit dès le soir, Crag l’avait empêché de démonter un bareau du lit pour le planter dans le dos du médecin. Il était temps de le guérir, cela devenait de plus en plus dangereux, Ken n’eut pas le droit de le voir et Ezzra déconseillla au président de le faire.
« Ce n’est plus l’homme que nous avons connu, Président, c’est un tueur. »
 Deux policiers étaient en faction devant sa porte. Le juge l’avait placé en surveillance constante et sans l’intervention du président Curtis atterrissait en prison ou en hôpital psychiatrique en cellule d’isolement. Comment une drogue pouvait –elle à ce point modifier le comportement ?
Mala et Ken étaient assis au chevet de Joan, elle était sortie du coma mais totalement amorphe, endormie par les drogues, Curtis ne l’avait pas ratée. Il ne se le pardonnerait jamais, enfin le Curtis qu’ils connaissaient. Si Joan survivait comment allaient-ils travailler ensemble après cela ?
 Le moral de l’équipe était au plus bas. Tout ce qu’ils avaient toujours estimé sûr, leur amitié, leur sens moral, leurs valeurs, leur cohésion tombait en  miettes.
Le professeur  contacta le président et  Ezzra, il fallait que des membres de l’équipe acceptent de travailler avec lui sur l’antidote : le juge fut d’accord pour négocier leur peine en échange d’un remède. L’associé du professeur, le docteur Ayak accepta de suite, content de se libérer de l’emprise de Soyouz. Ezzra comprit que le professeur avait contaminé son fils, il se comportait comme un gamin de 1 ans à plus de 25 ans ! Le docteur Ayak avait dû le faire enfermer et avait obtenu au fur et à mesure du travail sur le poison, des fioles qui avaient fait évoluer son fils, il avait désormais  l’âge de 5 ans. .
Le professeur reprit espoir car l’évolution était alors possible, ils embarquèrent le matériel et l’équipe des scientifiques sur Tycho. Curtis fut rapatrié menotté et endormi , Crag veillant fidèlement sur lui. Mala n’avait pas fait de plaisanteries depuis longtemps. L’ambiance sur Tycho fut lourde pendant plusieurs semaines.
Ezzra comprenait maintenant ce que l’ancien ami, le capitaine voulait dire sur les savants passionnés de leurs recherches car Soyouz  avait dérapé. En interrogeant les étudiants, employés et chercheurs l’horreur leur sauta aux yeux, Soyouz avait inventé cette drogue pour doper d’abord ses propres performances de chercheur face à son vieillissement. Le professeur avait été la première victime de son produit, se laissant même dépasser par celui ci.IL avait mis au point une drogue pour obtenir toutes les nuances de comportement et de développement humain : Soyouz pouvait transformer un étudiant brillant en adolescent révolté, une mère de famille en séductrice.  Il avait du coup  cherché constamment de nouveaux cobayes, d’abord à l’université, puis dans son quartier et enfin dans le bar de Barty où il avait débarqué par hasard. Les renforts ne seraient  pas de trop pour enquêter : heureusement le professeur avait établi dans son étude un protocole selon le sexe,  l’âge et le comportement initial, la fiole utilisée, toutes les preuves matérielles de cette folie scientifique étaient disponibles ! Devant son refus radical de coopérer avec l’ennemi de la science, Soyouz avait été interné comme les autres dans le seul hôpital pénitentiaire de New York. Les effectifs de surveillance avaient été triplés pour éviter des dérapages, la presse s’en était mêlée,  des manifestants réclamaient  des amendements sur le contrôle de la science, le rétablissement de la peine de mort.
« Letzte Änderung: 20. Februar 2013, 18:00:50 Uhr von Elaine »

Offline O-tho

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Re: A contre courant
« Antwort #25 am: 20. Februar 2013, 19:08:04 Uhr »
Bonjour Elaine,

Ouh la, effectivement, y'a pas a dire, la suite que tu as ecrite, ca fait voter ! :o

Alors moi, vu ce qui leur tombe dessus ces derniers temps (en incluant aussi la derniere histoire de Limeye...), je suis pour le petit arc-en-ciel a la fin du voyage...Profitons de la vie a plein, on ne sait jamais ce qui peut arriver.... ;D

O-tho

Offline August

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Re: A contre courant
« Antwort #26 am: 20. Februar 2013, 19:31:53 Uhr »
Pouh, ça barde !!
Ils vont se marier, elle tétraplégique et lui un entonnoir sur la tête et une camisole de force ?
En tout cas, s'il redevient lui-même et qu'elle guérit, il sera tellement mal d'avoir manqué la tuer qu'elle pourra faire de lui ce qu'elle veut  ;D
« Letzte Änderung: 20. Februar 2013, 19:33:27 Uhr von August »

Offline Elaine

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Re: A contre courant
« Antwort #27 am: 21. Februar 2013, 09:11:01 Uhr »
 [motz]

et 4 avis différents, 4!

Non, je plaisante, je TAQUINE, ;D mais bon vous l'aurez cherché!En tout cas merci d'avoir joué le jeu du sondage, j'essaierai de ne pas vous décevoir, je vais contenter tout le monde.  ;D ;D ;D ;D
L'idée de l'histoire était  de les confronter au risque de se blesser mutuellement, çà aussi dans le  DA Curtis il tire jamais à côté.Curtis ne se pose jamais de question lorsqu'il tue quelqu'un puisqu'il est le gentil, on lui fait même dire dans l'empereur de l'espace "le capitaine flam ne tue jamais personne" et cette cruche ( excusez moi) trouve cela normal : ben voyons un  agent secret entraîné ne tue jamais!

Sur ces réflexions matinales,
merci les filles!
biz :-*

Offline Elaine

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Re: A contre courant
« Antwort #28 am: 21. Februar 2013, 10:31:39 Uhr »
Lorsqu’un appel de Tycho contacta le président, il n’y croyait plus ! Sur  l’écran du bureau présidentiel le visage de Curtis apparut aux côtés du professeur, un antidote avait été mis au point , ils allaient venir soigner toutes les victimes. Le visage de Curtis était grave. Ezzra se demanda s’il avait changé.
Le capitaine qui descendit n’avait plus rien à voir avec le Curtis haineux, son visage avait retrouvé son humanité. Ken lui  sauta dans les bras et Ezzra vit le soulagement sur le visage de Curtis. Néanmoins il ne pu s’empêcher d’avoir  encore un mouvement de recul, le regard du capitaine et le sien se fixèrent un moment, puis Curtis  baissa les yeux, embarrassé. Il se sentait même misérable, le professeur l’avait prévenu mais voir un ami fidèle le regarder comme un bête fauve…qu’allait faire Joan ? Lui avait –on tout dit ?
« Je suis désolé Ezzra, je n’ai pas pu contrôler…comment va Joan ?

-   Physiquement ca va, mais elle est en centre de repos. « Ezzra lui tapota l’épaule,

-   Vous croyez que je peux la voir ? «  ses yeux gris le fixaient, Ezzra n’avait jamais vu le capitaine le regarder ainsi. Emu il répondit ;

-   Il vaut mieux attendre qu’elle soit traitée, non, le choc risque d’être un peu fort.

-   Bien, je vais voir le président pour organiser la distribution de l’antidote, venez professeur. « Le capitaine d’avant était de nouveau là  mais quelque chose s’était brisé en lui, sa foi.

Offline Elaine

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Re: A contre courant
« Antwort #29 am: 21. Februar 2013, 11:18:29 Uhr »
Joan fut traitée prioritairement, le docteur Bernstein déconseilla à l’équipe de s’en charger, l’infirmière habituelle fit les injections. Curtis surveillait l’écran de contrôle de sa chambre. Il était catastrophé, la voir aussi craintive à cause de lui ….Il avait insisté  pour qu’ils continuent de traiter les autres victimes et voulait  rester seul. Le gardien  le regarda avec compassion,
« Le pire c’est la nuit, je l’entend pleurer. Une belle femme comme cela, quel gâchis. «
Curtis sentit avec terreur un sentiment de haine l’envahir. Il sortit de la pièce précipitamment, il tremblait. Il prit une grave décision. Plus personne ne devait l’approcher qui puisse souffrir par sa faute, ni Ken, ni Joan.

En voulant sortir il heurta le Dr. Bernstein qui l’arrêta, le capitaine se confondit en excuses mais le psychiatre ne fut pas dupe :
«  Capitaine, c’est moi qui ai suivi mademoiselle Randall, le professeur Wright m’a mis au courant des faits, je ne vous ai pas exclu de son traitement au contraire votre aide pourrait être essentielle.
-   Je suis responsable de l’état dans lequel elle se trouve,
-   Erreur, vous vous estimez responsable, oui mais pensez vous qu’elle le croit ?
-   C’est évident, non ?
-   Je vous demande de me suivre, allons la voir ensemble, vous verrez elle ne ressent aucune rancune car elle a besoin de vous.
-   De moi ?
-   Cette évidence visiblement ne vous saute pas à la figure, on m’avait prévenu.

Devant la porte de sa chambre, Curtis eut peur, une hantise, il voulut reculer mais le médecin avait déjà ouvert et le fit entrer.
Elle était recroquevillée sur le lit et leva  la tête, son regard bleu le fixait, le médecin l’incita doucement à s’approcher et s’éclipsa discrètement en éteignant la caméra. Curtis le remercia du regard puis s’assit au chevet de Joan. :

Ils étaient comme hypnotisés l’un par l’autre et progressivement, imperceptiblement se rapprochaient, en silence. Leurs mains se trouvèrent les premières, il arriva alors à parler :
-   Je suis désolé, Joan, je… »elle lui posa l’index sur la bouche et lui caressa la joue,
-   Si je compte un  peu dans votre vie, ce n’est pas de vos excuses dont j’ai besoin, je dois le savoir. Il faut que je sache si cela valait la peine d’endurer tout cela avec vous.
Il la regarda, pétrifié,
-   Vous êtes la seule femme qui compte dans ma vie, Joan mais j’ai tout détruit
-   Un sacrifice supplémentaire ne va pas rembobiner le film dit mon docteur , je crois qu’il a raison, non ?
-   Vous seriez prête à me laisser une place dans votre vie malgré ce que je vous ai fait ? Elle baissa les yeux, comme si elle cherchait ses mots.
-   C’est encore un peu compliqué, j’ai envie de vous avoir auprès de moi, je sens que j’ai besoin de vous  mais …pas tous les jours, vous comprenez ?
Il la regarda, il comprenait parfaitement, il fallait qu’ils s’apprivoisent à nouveau.
-   Est-ce que je peux vous prendre dans mes bras ? «  Elle s’y blotti aussitôt, ils restèrent ainsi presque une heure. Curtis avait l’impression de renaître. Joan se sentait de nouveau à l’abri.
Huit jours plus tard elle sortit de l’hôpital, l’antidote l’avait rendue plus confiante, dynamique et Ken était redevenu farceur et exaspérant avec Ezzra. Le colonel  revivait  en voyant sa petite famille se reconstruire, Mala recommençait ses blagues, Crag chouchoutait les amoureux. Seuls Curtis et Joan  savaient qu’ils avaient besoin de temps et du docteur  Bernstein, ils le consultèrent encore une quinzaine de jours durant.
Elle avait décidé de changer de vie et demanda un congé de formation qui lui fut accordé eut égard à la dernière mission. Curtis trouvait que c’était une bonne idée et lui-même reprit un ancien projet scientifique qui l’emmena dans le voisinage de Pluton. Lorsqu’ils se quittèrent ce fut en amis proches.