Autor Thema: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"  (Gelesen 12262 mal)

0 Mitglieder und 1 Gast betrachten dieses Thema.

Offline Elaine

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 964
  • Geschlecht: Weiblich
  • carpe diem
Re: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"
« Antwort #15 am: 7. Februar 2013, 19:31:50 Uhr »
 ;)  Bonsoir Limeye,

je me suis trompée, mon message était dans la mauvaise histoire !!!!Je ne sais pas comment j'ai réussi çà ...Je l'ai donc transféré dans ton histoire (je voulais la suite du maître de magie!)

J'aime beaucoup cet à côté, cela me donne une autre idée, la déesse de la vie je la voie un peu comme l'arbre dans avatar.. le problème c'est la végétation dans un désert.:)



« Letzte Änderung: 7. Februar 2013, 20:35:28 Uhr von Elaine »

Offline Elaine

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 964
  • Geschlecht: Weiblich
  • carpe diem
Re: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"
« Antwort #16 am: 7. Februar 2013, 21:02:12 Uhr »
Les coups résonnaient dans le lointain, un rythme régulier, un son doux, puis de plus en plus lent.

La procession conduite par San s'avançait vers l'arbre sacré, son peuple était présent,assis,  les fixait, ils respectaient San pour sa sagesse.
Tous étaient disposés en cercle, Curtis fut déposé sous les branches souples de l'arbre. il semblait mort mais la brise agitait ses lianes et le soleil couchant en éteignant la luminosité semblait lui donner vie, l'arbre devenait fluorescent. Les lianes furent enroulées autour du corps.
"Curtis, Curtis, m'entends -tu?
-qui êtes vous?
- la vie, je suis en toi, bats toi cette fois pour toi, pas pour les autres!
- pour moi?


Nouk accompagna alors son grand- père pour entonner le chant sacré et tous le peuple récita l'incantation en se tenant par la main.

 Curtis , je suis ta mère, tu ne mérite pas de mourir dans ce monde,
- qu'est-ce que cela change?
- cela change ton souvenir, le souvenir qui te survivra, ne laisse pas la tristesse envahir ce souvenir


 Progressivement le chant se transforma en transe, de plus en plus rapide, la lumière de l'arbre devenait de plus en plus vive jusqu'à l'éclat final;

Je suis fatigué,
- se reposer et mourir ce n'est pas la même chose, mon fils
- papa? Vous me manquez, je serai auprès de vous,
- ce n'est pas l'heure, allez secoue toi



des convulsions agitaient le corps de Curtis,

Nouk lui donna alors à boire la préparation à base d'herbes et passa les mains au dessus de lui comme pour chasser un mauvais esprit.

donnez moi une raison qui vaille la peine
-ce n'est pas nécessaire tu l'as trouvée,


Les convulsions stoppèrent
« Letzte Änderung: 7. Februar 2013, 22:08:05 Uhr von Elaine »

Offline limeye

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 2569
  • Geschlecht: Weiblich
Re: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"
« Antwort #17 am: 7. Februar 2013, 22:01:57 Uhr »
Bien l'idée de la cérémonie près de l'arbre  [goodjob]! J'avais imaginé quelque chose dans une grotte, mais c'est mieux dehors. Et comme la tribu vit dans une vallée, on peut tout à fait imaginer qu'il y ait quelques arbres, forcément sacrés car rares...

Juste petite remarque, San, c'est le grand-père et pas le père de Nouk.

Je vois si je peux ajouter une petite suite. J'ai une idée de dialogue entre Nouk et San. Mais ce sera peut-être pour cette nuit seulement...  ;)

Limeye  :)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline Elaine

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 964
  • Geschlecht: Weiblich
  • carpe diem
Re: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"
« Antwort #18 am: 7. Februar 2013, 22:10:24 Uhr »
 merci ,j'ai corrigé!
 J'ai hésité sur la fin que je trouve un peu maladroit "secoue  -toi " et les convulsions, mais je ne vois pas quoi mettre.
 

Offline limeye

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 2569
  • Geschlecht: Weiblich
Re: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"
« Antwort #19 am: 8. Februar 2013, 04:08:51 Uhr »
Non pas maladroit, j'aime beaucoup les dialogues que tu as inventés.

En voici un autre, comme "promis"  ;) :


La cérémonie s’était terminée dans le silence. Petit à petit, chacun avait quitté le lieu sacré dans un ordre bien précis, pour retourner chez lui. Grag et Galok portèrent Curtis jusque chez San, suivis par Otho, le professeur et Nouk. San fermait la marche. Il avait réalisé certains gestes pour remercier la déesse et les avait montrés à Nouk. La jeune fille était épuisée. Entrer en contact avec les esprits avait sollicité toutes ses ressources.
San la fit asseoir et lui donna une boisson spécialement préparée pour l’occasion. Elle allait lui redonner force et l’aider aussi à retrouver son propre esprit. Il s’occupa ensuite du malade. La fièvre était déjà moins forte. Il ne pouvait encore se prononcer, mais c’était bon signe. Il fit brûler certaines herbes près du lit et le lava entièrement avec une eau très pure dans laquelle il avait juste ajouté quelques feuilles de thym et de sauge. Un parfum léger et apaisant se fit sentir et cela fit du bien à tous. Simon resta en veille et San retourna auprès de Nouk.
Il devait rester proche d’elle. Elle était encore jeune et la déesse ne la connaissait pas encore très bien. Elle pouvait être très secouée par une telle rencontre. Il la trouva assise en tailleur, près du petit feu.
- Nouk, as-tu vu ou entendu la déesse ?
- Je l’ai entendue. Et j’ai deviné son aura.
- Comment était-il ?
- Lumineux et doux. Mais j’ai senti sa puissance, son pouvoir.
San la regarda, compréhensif. C’était bon signe. La déesse se montrait sous un jour favorable à Nouk. Cela ne signifiait pas encore qu’elle l’acceptait comme lien entre elle et les hommes, mais déjà, elle ne la rejetait pas. Il se souvenait d’un jeune homme d’une autre tribu, pourtant doué pour les soins, que la déesse avait terrifié dès leur premier contact. Il n’avait pas pu poursuivre sa formation.
- Grand-père…
Il regarda à nouveau Nouk, quelque chose dans sa voix l’interpellait.
- J’ai vu… je n’ai pas vu que la déesse. J’ai vu beaucoup de choses étranges.
- Lesquelles, mon enfant ?
- Beaucoup de combats. Des batailles dans le ciel, des visages inconnus, certains menaçants, d’autres amicaux. J’ai vu un homme et une femme, tués très jeunes.
- Tu as vu une partie du passé du Capitaine.
Elle frissonna.
- Raconte-moi. Y avait-il autre chose ?
- Un océan bleu, aux algues blondes, dorées.
San fronça les sourcils. La mer était un élément inconnu par ici, même s’il en avait entendu parler par des voyageurs. Leurs obligés venaient-ils d’un monde marin ? Du ciel, oui, il avait vu le vaisseau… mais pouvaient-ils aussi aller sous la mer ? Il faudrait qu’il en parle avec le professeur.
Nouk reprit :
- Il… cet océan… j’ai senti que c’était comme la vie pour lui. Quelque chose de… précieux. La déesse y a puisé quelque chose. Une… étoile. Qui brillait faiblement.
San la fixa en silence. Nouk pouvait-elle déjà voir aussi l'avenir ?
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline Elaine

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 964
  • Geschlecht: Weiblich
  • carpe diem
Re: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"
« Antwort #20 am: 8. Februar 2013, 08:45:06 Uhr »
BOnjour LImeye,
Je vois que la nuit a été dure...quelle activité! En tout cas pour tes lecteurs c'est génial, au réveil  on a déjà la suite! Merci et bonne récupération, à moins que tu ne sois comme Napoléon [electrified]

L'avenir Joan ne le percevait pas , enfermée dans sa cellule. Elle s'était brûlée plusieurs fois avec les câbles, l'air devenait irrespirable,elle ouvrit sa blouse en maudissant son optimisme: elle avait courcircuité la climatisation. Elle referma la trappe en entendant des pas dans le couloir, la porte s'ouvrit et on alluma brutalement la lumière de l'extérieur. Eblouie, elle dû fermer les yeux.
"C'est toi, hein? Petite peste!" Deux hommes la prirent brutalement par les bras et le chef la cogna au visage jusqu'à ce qu'elle tombe inanimée par terre.
Pendant ce temps un technicien avait réparé les dégats et soudait les trappes, il n'osait pas regarder ce qu'il lui faisait. Un garde la prit en photo, le chef avait prévu de l'utiliser. Il sourit, courageuse et jolie la petite, il aimerait bien s'amuser un peu. Son collègue l'arrêta quand il ouvrait la blouse,
"Fais gaffe, le chef a dit "pas touche" cette fois,
-Je sais, je ne suis pas fou, on est filmé, mais cela n'empêche pas de se rincer l'oeuil, non?
- Qu'est-ce tu n'as pas compris Walter dans "pas touche" "répondit une voix dans l'interphone. Le garde referma la blouse en grognant.

Ezzra n'en revenait pas, Joan avait été sans doute enlevée et  on ne le prévenait que maintenant? Il remercia Bill de l'information et se rendit  furieux chez Anders pour demander des comptes. Anders n'était pas là, sa secrétaire lui apprit qu'il était chez le président Karthew. Son propre bip l'informa alors qu'il y était aussi attendu.

Offline limeye

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 2569
  • Geschlecht: Weiblich
Re: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"
« Antwort #21 am: 8. Februar 2013, 10:26:19 Uhr »
Coucou Elaine,

Hélas non, je ne suis pas comme Napoléon... j'aurais bien besoin de dormir, mais comme ce n'est pas le cas, j'occupe mes nuits en écrivant...

Voici une petite suite ! Tu m'as facilité les choses en me "repassant" le flambeau avec Ezra ! Est-ce que ça te dit que j'insère Jelle dans cette histoire ou pas ? Pour l'instant, ça tient bien la route dans ma tête sans elle, mais je sais que tu aimes son personnage, donc... dis-moi ce que tu en penses !

Bonne matinée.

Limeye  :)



Quand il entra dans le bureau du Président, Ezra comprit tout de suite que ses supérieurs prenaient l’affaire très au sérieux. Le Général Halk Anders était là et Ezra devina qu’il était dans ses petits souliers. Karthew avait l’air grave. Bill était également présent.
- Ah, Gurney, vous voilà enfin !, lâcha Anders, visiblement soulagé.
- Bonjour, Président, bonjour mon Général. Bill ?
- Bonjour Colonel.
- Colonel, l’heure est très grave. Non seulement, votre adjointe a disparu, mais nous sommes toujours sans nouvelles du Capitaine Flam ! Cela fait deux mois qu’il est parti. Avez-vous une idée de l’endroit où ils pourraient se trouver, lui et ses hommes ?
- Aucune, monsieur le Président. Hélas. Que savez-vous à propos de Joan ?
« Ezra est vraiment soucieux, se dit Karthew, d’habitude, il parle d’elle en lui donnant son titre, pas simplement par son prénom. »
Anders prit la parole :
- Bill, allez-y, racontez au Colonel ce que vous avez découvert.
Et Bill entreprit de faire le récit des événements récents. Comment il avait remarqué l’absence de la lieutenant, avait pris l’initiative de se rendre chez elle, avait trouvé ses clés.
- Ses ravisseurs sont-ils entrés chez elle ?
Bill hocha la tête :
- Hélas oui. Il faut que vous veniez, Colonel. L’appartement… est sens dessus dessous. Je n’ai touché à rien, j’ai aussitôt donné l’alerte.
- Ils cherchent quelque chose. Et ils ont enlevé Joan…, Ezra réfléchissait à toute allure.
Dès qu’il arrivait quelque chose à Joan, il pensait automatiquement à Curtis. Etait-ce lui qui était visé à travers la jeune femme ? Si c’était le cas, il craignait le pire. « Cela va encore terriblement compliquer les choses… ». Puis il se dit que l’important était d’abord de faire avancer l’enquête.
- Puis-je me rendre avec un agent spécialisé chez la lieutenant Randall, Président, Général ?
- Faites. Vous êtes le mieux placé pour trouver quelque chose. Où est Ken Scott en ce moment ? Toujours au lycée ?
- Oui.
- Faites vérifier aussi, on ne sait jamais.
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline Elaine

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 964
  • Geschlecht: Weiblich
  • carpe diem
Re: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"
« Antwort #22 am: 8. Februar 2013, 20:46:45 Uhr »
 :) Bonsoir Limeye,

a vrai dire  je te laisse me surprendre avec Jelle, je ne suis pas sûre de savoir la "gérer" dans l'histoire aussi bien que toi. Je te fais confiance.
Qu'en pense August?

 A bientôt,


Ken était en plein contrôle de maths quand le surveillant vint le chercher en lui disant de prendre ses affaires. C'était suffisamment inhabituel pour que les autres élèves s'inquiètent pour lui. Il haussa les épaules, cela faisait plus de trois semaines qu'il n'avait pas fait de bêtises, aucune fiche d'incident ni de punition.
" Le colonel Ezzra a demandé à ce que l'on te tienne prêt à partir Ken. Un agent va te chercher.
- Vous savez pourquoi? il est arrivé quelque chose de grave? "demanda-t-il inquiet en marchant dans les couloirs avec lui. Le surveillant le regarda d'un air impuissant mais compatissant,
- ne t'inquiète pas,  c'est peut-être lié à tes inscriptions pour intégrer la police dont tu m'as parlé?
- Ezzra ne me ferait pas chercher pour çà" dit-il d'un air sombre.
Il resta dans le couloir à attendre l'agent, déjà une demi heure de retard!Il aurait pu finir son contrôle!
 Ken reprit espoir 1 heure plus tard quand il vit la voiture familière de la police se garer et se précipita, pensant que ce serait Joan, mais à la porte c'était un agent qu'il n'avait jamais vu.
D'instinct Ken trouva curieux qu'un homme aussi mûr soit seulement caporal, il le regardait avec curiosité et cela ne plût pas à l'agent. "Qu'est- ce qui ne va pas, petit? " dit -il d'une voix qui se voulait sympathique.  Le surveillant arrivait , pour faire signer les papiers de décharges, lui aussi eu une drôle d'impression mais l'homme portait l'uniforme. Ken eut alors une idée ,
"Zut ! J'ai oublié mon linge à laver! J'en ai pour 2 mn!" et il fila en courant, l'agent voulut le retenir mais le surveillant le retint "les personnes étrangères dans l'établissement ne sont pas autorisées à y circuler, avec l'uniforme de la police ce serait la panique générale!" L'agent n'insista pas mais semblait très contrarié et nerveux au fur et à mesure que Ken tardait. Il regardait souvent sa montre et la fenêtre " Vous savez mon chef m'a dit de me presser, je vais avoir droit à un savon!"
Pendant ce temps Ken était monté au grenier du lycée, d'où il pouvait voir la rue et le carrefour.
C'est alors qu'il vit une autre voiture de la police se garer devant l'autre entrée du lycée et deux agents en sortir pendant que la première voiture redémarrait en trombe.






Offline limeye

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 2569
  • Geschlecht: Weiblich
Re: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"
« Antwort #23 am: 9. Februar 2013, 17:07:28 Uhr »
Et hop, un petit morceau pour l'après-midi   [work] !

Pour l'instant, je ne "sens" pas l'histoire avec Jelle, donc je ne pense pas l'insérer... j'ajoute par contre un autre personnage féminin (désolée, j'aime bien ajouter des personnages secondaires !).

Par contre, on maintient toujours le suspens concernant une éventuelle grossesse de Joan, n'est-ce pas ? Donc personne n'est au courant et à la limite, même pas nous  ;D !


Quand il arriva au quartier général de la police, Ken vit tout de suite le colonel Ezra Gurney. Enfin un visage amical, pensa-t-il, mais en s’approchant, le jeune garçon remarqua que le colonel avait l’air très soucieux, mais néanmoins soulagé.
- Ken ! Enfin !  Je suis heureux de te voir, mon garçon. Viens avec moi, j’ai des choses importantes et graves à te dire.
- Il est arrivé quelque chose à Joan ?
- Oui.
- Hein ? Quoi ?
- Attends d’être dans le bureau du général Anders.
- Le bureau d’Anders ?
Ken était estomaqué. Il n’était encore jamais entré dans le bureau du supérieur hiérarchique d’Ezra et de Joan. Dans celui du Président, oui, mais pas dans celui d’Anders. Ils y furent rapidement.

Le général Anders était assis derrière son bureau, c’était un personnage imposant, à la voix bourrue, autoritaire. Mais qui avait un faible pour « ses » agents. Et il détestait par-dessus tout que l’un (ou l’une) d’entre eux soit abattu, blessé ou enlevé dans l’exercice de ses fonctions. C’était un homme intègre qui avait la confiance du Président. Et qui entendait bien la garder.
Il n’y était pas seul. Un jeune agent, Bill Jeffrey, se trouvait là, ainsi qu’une autre jeune femme que Ken se souvenait avoir déjà aperçue dans le bureau de Joan, Sara… Sara quelque chose, mais il ne se rappelait pas de son nom.
- Vous avez récupéré le jeune Scott, à ce que je vois, Gurney ?
- Oui, mon général. Il y a eu quelques imprévus, et nous avons eu raison de nous mettre en alerte. Un peu plus et Ken était enlevé lui aussi.
Ken ouvrit des yeux ronds. Ainsi, l’étrange caporal était un ravisseur ? Mais comment avait-il fait pour se procurer un uniforme et tous les papiers nécessaires ? Et Joan ? Qu’était-il arrivé à Joan ? Quand est-ce qu’ils allaient se décider à lui dire la vérité ? Après tout, il n’était plus un gamin…
Devinant l’impatience de Ken et sur un signe d’assentiment d’Anders, Ezra s’empressa de le mettre au courant de toute l’affaire qui les préoccupait depuis le milieu de la matinée, depuis que Bill avait découvert la disparition - en fait l’enlèvement - de Joan. Ken écouta tout sans poser la moindre question, ce qui étonna un peu Ezra. D’habitude, le jeune garçon était un rien dissipé et excité. Quand il eut terminé, Ken secoua la tête et dit simplement :
- Les ravisseurs en veulent à Curtis, c’est évident, Ezra.
Bill sentit que son cœur s’arrêtait de battre un instant. Qu’avait dit Ken ? De qui parlait-il ? Qui était ce Curtis et que venait-il faire dans cette histoire ? Il jeta un coup d’œil à Sara qui n’avait pas bronché et qui opina simplement de la tête. Apparemment, Sara en savait plus que lui. Il reporta son regard vers le colonel et Ken. Ezra soupira :
- Hélas, Ken, je crains que tu n’ais raison. Le seul souci, c’est qu’on ne sait pas où est passé Curtis et j’imagine que tu n’as aucun indice toi non plus…
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline Elaine

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 964
  • Geschlecht: Weiblich
  • carpe diem
Re: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"
« Antwort #24 am: 9. Februar 2013, 19:20:55 Uhr »
 ;D ok, on ne dit rien  ;D mais alors j'ai une petite surprise car j'ai une idée ...Pov Bill !J'espère que mon enchaînement te convient, j'ai pensé qu'il fallait le réveiller.


« Je crois qu’il se réveille professeur !
-ma foi tu as raison , c’est incroyable, la fièvre est en train de chuter. Je serai curieux d’étudier cet arbre, ses propriétés énergétiques sont rares : cela dépasse mes connaissances. « dit-il d’un air sceptique
« - et pourtant elles sont nettement plus étendues que les miennes, Professeur, » lui répondit Curtis, en se relevant. Il était d’une lucidité étonnante, se sentait bien, mais il voyait à ses amis qu’il avait dû leur faire du souci. Il n’en avait aucun souvenir, excepté d’étranges paroles. Il pensa à Joan, ne sachant pourquoi tout d’un coup elle envahissait son esprit.
Une  jeune fille s’approcha de lui « tu n’as pas eu une vie facile, j’ai vu de mauvaises choses autour de toi, des combats,  grand père dit que c’est ton passé. Un homme et une femme sont morts près de toi ? »
Curtis était sans voix, il regarda ses amis, tout aussi surpris et San : « la déesse lui a parlé, elle a aussi vu un océan bleu, aux algues dorées, cela évoque quelque chose qui peut vous aider ? »
Curtis était troublée, cette jeune fille avait son plus beau souvenir, son dernier souvenir , le regard de Joan au réveil. Ce matin là le soleil éblouissait ses boucles blondes, ils s’étaient aimés auparavant le temps de quelques jours volés. Son équipe n’en savait rien, ou du moins il l’espérait car il avait parfois envie de garder Joan comme un secret précieux. Bien sûr tous s’étaient rendu compte que leur relation n’était pas uniquement amicale, malgré ses efforts, mais ils aimaient garder une certaine ambiguité sur le stade où en était cette relation. Le trouble du jeune homme n’était pas passé inaperçu même chez les siens et Mala fit un clin d’œil malicieux à Crag.




Offline limeye

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 2569
  • Geschlecht: Weiblich
Re: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"
« Antwort #25 am: 9. Februar 2013, 23:10:46 Uhr »
J'adoooooooooore  [goodjob]

J'écrirai sans doute demain matin ! Trop tard, trop de moules, trop de frites, trop de gâteau au chocolat  [burn]

 [goodnight]

Limeye  :)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline limeye

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 2569
  • Geschlecht: Weiblich
Re: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"
« Antwort #26 am: 10. Februar 2013, 11:00:19 Uhr »
Hello !

Voici ma suite, j'embraye encore un peu sur la situation du Capitaine et des Futurmen et je poursuis avec celle de Joan.

Il regarda la jeune fille, elle était jolie et il perçut en elle comme une vision : une femme mûre, d’une grande autorité, à la connaissance très étendue mais une connaissance bien différente de tout ce que lui-même avait pu acquérir, de tout ce que le cerveau de Simon contenait. Une connaissance pourtant essentielle à la survie d’un peuple : la connaissance des plantes, des cycles de la vie, et un lien puissant avec une entité suprême. « Cette jeune fille est l’avenir de son peuple », pensa-t-il. 
Grag s’approcha alors, prévenant comme toujours : « Professeur, San, est-ce que le chef peut manger un peu ? Ca lui ferait du bien, non ? »
San acquiesça et le robot s’empressa d’aller chercher de quoi nourrir Curtis.
-   Depuis combien de temps sommes-nous là, Simon ? Qu’est-il arrivé ?

**

Joan rouvrit les yeux. Tout son corps était douloureux. Elle se souvenait seulement d’avoir été violemment battue. Elle était toujours attachée, étendue sur le sol de la cellule. Mais le vaisseau s’était arrêté. Elle eut l’intuition que ce n’était pas une bonne nouvelle pour elle. Elle ferma les yeux, se concentra sur quelque chose d’heureux, le sourire de Curtis, pour puiser un peu d’énergie et pouvoir faire face à ce qui l’attendait. Son ventre criait famine et une soif terrible brûlait sa gorge.
La porte de la cellule s’ouvrit d’un coup, et deux hommes la soulevèrent sans ménagement, elle tituba, manqua de tomber à nouveau sur le sol. Ils la retinrent et la portèrent presque dans le couloir. Ses pieds traînaient sur le sol. Elle ne fit aucun effort pour marcher, après tout… puisqu’on la portait, autant se laisser faire.
Elle essaya cependant d’observer les lieux autour d’elle, même si la tête lui tournait. Elle fut incapable de dire quand ils avaient quitté le vaisseau, car ils n’avaient fait que parcourir des couloirs, comme des longs tubes. Simplement, à un moment, elle sut qu’ils n’étaient plus dans le vaisseau, mais dans un autre lieu, car les couleurs et la lumière changèrent. Les couloirs devenaient plus hauts, plus lumineux aussi. Si Jelle avait été là, elle aurait trouvé l’endroit très beau, pensa-t-elle. Mais ce n’était pas le moment de penser à son amie. Enfin, ses gardiens ouvrirent une porte, dissimulée dans un mur. Jamais elle n’aurait songé qu’une porte se trouvait là s’ils ne l’avaient pas eux-mêmes ouverte. Ils entrèrent dans une très grande, haute et belle pièce, une chambre, meublée avec beaucoup de goût. Les couleurs en étaient très douces, dans les tons crème et légèrement rosé. Il y avait un lit immense, de grands fauteuils en bois clair avec des coussins. La pièce comprenait aussi une salle de bains, qui n’était pas séparée de la chambre. Une seule et même pièce. Une grande baignoire avait été creusée dans le sol, alimentée par une fontaine. L’eau sortait par une sorte de petite sculpture un peu étrange, qui représentait comme un animal ouvrant la bouche. Autour de la gueule de l’animal, il y avait deux signes qui lui étaient totalement inconnus. Elle allait, dans les heures suivantes, quand elle prendrait le temps d’explorer la pièce, remarquer ces mêmes signes à différents endroits : sur les tiroirs des deux longues commodes, sur les pans des tissus, gravés dans le bois du lit.
La pièce était sans fenêtre, la lumière y entrait par le plafond, par un puits de lumière. Les volumes étaient impressionnants.
Elle se demanda bien pourquoi on la menait dans un tel lieu, après le voyage terrible qu’on lui avait fait connaître.
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline Elaine

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 964
  • Geschlecht: Weiblich
  • carpe diem
Re: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"
« Antwort #27 am: 10. Februar 2013, 15:57:35 Uhr »
Elle  se leva jusqu’au miroir et vit son visage tuméfié, pourquoi les hommes frappaient-ils toujours le visage des femmes ? Elle en avait vues durant son stage à la criminelle, toujours le visage. Elle mit de l’eau fraîche dessus et se massa doucement les bleus. Après avoir tamponné son visage pour se sêcher, elle écouta autour d’elle, la pièce était bien insonorisé, aucun bruit.
La porte s’ouvrit, une jeune femme  à la peau bleue entra en tenant des vêtements, elle s’inclina :
« Bonjour Madame, je suis  Kany votre servante, je viens pour vous préparer le bain et vous aider à vous changer. J’ai aussi apporté de la crème pour soigner votre visage, ma maîtresse est désolée de ce que les mercenaires vous ont fait. Elle vous recevra pour dîner, vous serez bien traitée désormais. » Joan  remercia,  ce n’était pas de refus après ce qu’elle avait subie. Il valait mieux jouer le jeu pour en savoir plus.
Kany savait y faire,  elle lui appliqua la crème avant le bain, y versa des huiles odorantes. Joan se détendit complètement, lorsque Kany revint , elle  lui proposa un massage, soigna encore son visage. La tenue était compliquée, n’ayant pas d’attaches, le tissu très fin et transparent n’était que drapé savamment. Joan se regarda dans le miroir et  crut que ce n’était plus la même personne que la femme battue de tout à l’heure. Elle suivit Kany  pour aller dîner et s’étonna d’avoir faim.

Offline limeye

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 2569
  • Geschlecht: Weiblich
Re: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"
« Antwort #28 am: 10. Februar 2013, 18:37:22 Uhr »
Ce n'est qu'un petit bout. J'aurais bien repris sur Ken et Ezra, mais je sèche un peu... alors je continue bêtement sur Joan. J'ai fait allusion à Jelle, mais c'était plus parce que l'endroit que je décrivais m'inspirait la réflexion de Joan. Mais je ne vois pas encore comment la mettre vraiment dans l'histoire, donc, si ça se trouve, ça va juste rester une allusion. J'essaye d'avancer un petit bout du côté de Ken et Ezra d'ici ce soir, mais si tu es inspirée avant moi, vas-y ! La dirigeante qui reçoit Joan, je l'ai appelée Marga, mais si tu as une autre idée de nom, changeons-le, j'ai toujours du mal à trouver des noms originaux...  ::)



Kany la mena d’abord dans un long couloir, elles prirent de grands escaliers. Joan se détendit un peu en marchant, aucun garde ne la suivait, mais elle devinait cependant qu’elle était sous surveillance : il y avait une caméra dans sa cellule, ici, nul doute que c’était aussi le cas. L’endroit cependant était vraiment beau, l’architecture en était particulière. Où donc pouvait-elle bien être ? Jamais elle n’avait entendu parler d’un tel endroit. Avaient-ils voyagé avec une technique encore plus rapide que le vol oscillatoire ? Avaient-ils changé d’univers ou de dimension, voire d’échelle temporelle ?
Ce furent avec ces questions à l’esprit qu’elle entra à la suite de Kany dans une salle à manger. La table était mise pour deux. Une belle femme, ressemblant un peu au chef du vaisseau, l’attendait. Elle était grande et élancée, plus grande qu’elle. Elle avait de longs cheveux châtains. Ses yeux étaient d’un beau vert sombre. Elle portait, comme elle-même, un drapé compliqué de tissus légèrement transparent, vert d’eau.
- Bonjour, miss Randall, je suis Marga. Je voudrais tout d’abord m’excuser pour le difficile voyage que vous avez effectué jusqu’ici. Je regrette que nos hommes aient dû user de la force avec vous. Mais prenez place, nous allons dîner. Je pense que vous avez faim.
- Oui.
Joan regardait la femme avec attention. Elle ne parvenait pas à déterminer si ses bonnes manières étaient vraiment sincères. Voulait-on endormir sa méfiance ? Un peu comme au début du voyage dans le vaisseau avec la cabine confortable ?
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline Elaine

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 964
  • Geschlecht: Weiblich
  • carpe diem
Re: cadavre exquis: à chacun sa plume!" Mémoires oubliées"
« Antwort #29 am: 13. Februar 2013, 09:16:40 Uhr »
bonjour !
 Je continue encore après ce postage,  ma fille m'a interrompu, avant midi je'écris la suite:ok?

Les mets étaient délicieux et Marga une hôtesse attentionnée mais jusqu’au dessert  Joan dû se contenter de banalités. Ils étaient  au-delà de la ceinture de Kuiper dans le nuage d’Oort, sur la planète Eris du disque des objets épars.  La vie n’y était possible qu’avec l’aide de la technologie mais Eris était un mal nécessaire pour une colonie en voie de disparition, Marga lui expliqua  que sa planète d’origine, Ostéa,  avait explosée, victime de la proximité d’une géante.  Son peuple était originaire d’une lointaine galaxie et malgré ce drame , encore secoué par des luttes internes.  Marga voulait rétablir l’unité  pour  sauver  les Ostéeins, sauver la mémoire d’une civilisation brillante.
Joan lui demanda alors :
-   Qu’ai-je à voir avec tout cela ?
-   Il y a un mois un vaisseau s’est posé sur  Hauméa, l’équipe a mené des fouilles archéologiques sur notre ancienne cité sacrée avec mon autorisation. Le capitaine  m’avait semblé digne de confiance pour respecter nos ancêtres et trouver où sont les autres vaisseaux partis d’Ostéa. Malheureusement un général de notre colonie a voulu  prendre le pouvoir, mon époux est mort dans la bataille et le général s’est réfugié dans cette vieille cité.
Je pense que nos ennemis  ont voulu les faire prisonniers mais à notre connaissance n’ont attrapé que le vaisseau, je n’ai pas de nouvelles d’eux. Le capitaine m’avait parlé de vous, de votre rôle dans sa vie.
-   Je ne vois  toujours  pas ce que je peux faire dans ce conflit, vous m’avez fait enlever . J’appartiens à la police interplanétaire certes mais il aurait fallu envoyer une ambassade au président!