Umfrage

A votre avis, dois-je rester fidèle à Hamilton concernant la mort du père de Joan ?

oui
0 (0%)
non
0 (0%)
sans opinion
4 (100%)

Stimmen insgesamt: 4

Umfrage geschlossen: 12. März 2013, 15:37:59 Uhr

Autor Thema: Just in your dreams...  (Gelesen 59249 mal)

0 Mitglieder und 1 Gast betrachten dieses Thema.

Offline limeye

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 2569
  • Geschlecht: Weiblich
Re: Just in your dreams...
« Antwort #660 am: 25. Dezember 2013, 10:02:52 Uhr »
Coucou les filles !

je t'avoue, O-tho, avoir beaucoup hésité sur la couleur des dessous... j'imagine bien Joan portant du bleu (clair ou foncé), voire du gris ( ;)  [naughty] ), il est des couleurs que je ne lui vois pas porter, et le rouge en particulier. Du coup, j'ai vraiment hésité... d'autant que je voulais que ce soit une couleur plutôt sombre.

les auteurs ont de ces petites hésitations  ;D !

en tout cas, j'en connais un qui n'a pas vraiment hésité... si vous voyez ce que je veux dire  [naughty]

d'ailleurs, vous allez voir (ou plutôt lire) tout de suite !

nouvelle longue journée... je poste en deux fois à nouveau et je vous souhaite une très belle journée de Noël  [santa]

Limeye  :)


25 décembre. Vancouver. A l’aube

Curtis ouvre lentement les yeux. La lumière pâle du petit matin enneigé de Noël entre par la fenêtre de la chambre. Il est encore très tôt, l'aube pointe à peine. Il frissonne, se rend compte que les draps sont emmêlés autour des jambes de Joan et de ses propres pieds. Il retient un soupir pour ne pas la réveiller et hésite à bouger. Sa tête repose sur sa hanche, sa main sur son genou. Il est bien.

Mais il fait quand même un peu froid. Il tire sur le drap, doucement, tente de le ramener vers lui, sans trop bouger. Sa main finit par trouver la couverture, il la ramène vers eux, recouvre Joan et remet tant bien que mal un semblant d'ordre dans le lit. Ce faisant, il sent quelque chose de différent sous sa main : il vient de trouver un des dessous de Joan. Il sourit, un peu amusé, en le fixant, repensant à ce qu'elle lui avait dit. Que puisqu'elle était son cadeau, il fallait qu'elle soit un tout petit peu emballée...

Et il songe au paquet qui se trouve encore glissé sous le lit. Et qu'il pensait lui donner hier soir, au coucher, sauf qu'elle avait eu une belle idée.

- Pourquoi tu souris ? Elle est si fascinante que cela ma petite culotte ?
- Plus que fascinante... Tu es réveillée ?
- J'ai un peu froid.
- Disons que j'ai fait de mon mieux pour te recouvrir, mais je t'avoue ne plus trop savoir dans quel sens mettre les draps... je crois qu'on a fichu un sacré bazar dans la literie cette nuit !
- On va remettre ça un peu mieux, dit-elle en s'asseyant dans le lit et en tirant la couverture vers elle.

Curtis se lève, l'aide, puis revient vers elle, s'agenouille à ses côtés. Elle le regarde, un peu étonnée.

- Tu veux déjà te lever ?
- Pas du tout. J'ai un cadeau pour toi, moi aussi.

Et il glisse la main sous le lit, en retire une longue boîte plate et la lui tend.

- Tiens, mon amour. Joyeux Noël.

Elle prend la boîte, retire le gros nœud qui la referme et l'ouvre. Un fin papier entoure une jolie nuisette en soie, d'un rose tendre, avec une seule bretelle, décorée d'une petite fleur et d'un ourlet plus sombre en dentelle.

- Tu crois que ça va me réchauffer de la porter ?, demande-t-elle avec son joli sourire.
- J'en suis certain, répond-il avec ce regard plus sombre.
- Moi aussi, ajoute-t-elle en se penchant vers lui après l'avoir enfilée, parce que quand tu me regardes comme ça, je suis certaine de ne plus avoir froid...
 
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline limeye

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 2569
  • Geschlecht: Weiblich
Re: Just in your dreams...
« Antwort #661 am: 25. Dezember 2013, 10:09:27 Uhr »
Et hop, la suite...


25 décembre. Vancouver. L’après-midi

Avec Otho et Grag, Joan entreprend une petite sortie pour occuper Narna et Ken. Ils ont pris un grand petit déjeuner, se levant tous à des heures différentes, et Curtis a été embauché par Davies, Victor, Jelle et Ezra pour une partie de cartes. Cela fait bien longtemps qu’il n’a pas joué, mais les réflexes reviennent rapidement. Seulement… ses quatre adversaires abandonnent vite.

- Tu gagnes tout le temps, dit Jelle. Même quand tu as un jeu pourri. Tu devrais t’inscrire à des concours de poker ! Tu gagnerais une fortune en quelques jours…
- Ca ne m’intéresse pas vraiment, tu sais. Et franchement, je suis désolé… ça faisait longtemps que je n’avais pas joué.
- C’est comme si tu savais exactement quel jeu nous avons en main, dit Victor, impressionné. Vous voulez vraiment arrêter ?
- Oui, dit Jelle. Je vais faire un peu de rangement. Ah, voilà Aziliz qui se réveille maintenant. Tiens, Curtis, tu vas t’occuper d’elle. Et maman va prendre ma place pour une belotte.
- Si tu veux. Je sortirais bien un peu… C’est possible de la promener ?
- Au contraire, ça lui ferait du bien.
- Alors, je vais avec toi aussi, dit Ezra. On n’ira pas vite et moi aussi, j’ai envie de prendre l’air. On évitera seulement le square, là-bas. Je n’ai pas envie de me prendre une boule de neige, ajoute-t-il avec un sourire malicieux.

Un quart d’heure après, la petite fille est habillée chaudement et se retrouve dans les bras de son parrain, qui a revêtu son grand manteau. Jelle est en train de régler les sangles du porte-bébé pour y installer sa fille.

- Tiens, comme ça, tu auras les mains libres. Tu vas voir, c’est sympa !
- J’aurais pu la porter sur les bras, tu sais.
- Au bout d’un moment, on fatigue. Même pour toi !
- Ok, Jelle.
- Et puis, elle, elle sera bien, là.
- C’est toi la maman, c’est toi qui sais…

Et le voilà parti avec Ezra, Aziliz bien installée devant lui. Ils sortent sur la rue, mais prennent sur leur droite. Vers la gauche, en effet, ils entendent des cris de joie. Tous les enfants du quartier se sont donné rendez-vous pour une grande bataille de boules de neige. Face à eux, Grag et Otho alignent les munitions.

- Vous repartez quand, Curtis ?
- Vendredi. Ca nous laissera le temps de faire un vol de vérification avec le Comète, sur le retour. Et Joan voudrait qu’on passe le dernier jour de l’année à New York.

Ezra hoche la tête d’un air entendu.

- Ca va pour marcher, Ezra ?
- Oui, oui. Pas de soucis. Ca me fait du bien de sortir et de bouger un peu, tu sais.

Ezra reste un moment silencieux, puis reprend :

- Drôle de manière de finir ma carrière, quand même.
- Qu’entends-tu par là ?, demande Curtis, surpris, Joan lui ayant certifié qu’Anders n’a pas encore informé Ezra de ses intentions de lui confier un poste administratif.
- J’aurais aimé terminer d’une autre façon qu’en revenant par un convoi sanitaire, en ayant abandonné ma mission et ma collègue. C’est tout.
- Tu dis ça parce que tu es encore faible, mais quand tu seras rétabli…
- Non, Curtis, je ne me berce d’aucune illusion. Je n’aurais d’ailleurs pas dû partir sur Venus. Mais je ne pouvais pas abandonner Joan là-bas… Anders aurait dû confier cette mission à quelqu’un d’autre que moi, je n’ai plus les capacités pour ce genre d’aventures. C’est l’âge, que veux-tu ! Il faut l’accepter. Mais je ne me considère pas comme grabataire pour autant, ne t’inquiète pas, ajoute-t-il avec malice.
- Je l’espère, car tu ne l’es pas !
- J’ai toujours pensé à ma carrière, mon métier, mon devoir, j’ai voulu continuer, après la mort de William. Je n’ai pas su saisir certaine chance et maintenant… j’ai passé ma vie à poursuivre des criminels, j’en ai arrêtés quand même quelques-uns, heureusement ! Mais que me reste-t-il ?
- Une famille, Ezra. Une vraie famille.

Ezra s’arrête, pensif. Puis il fixe Curtis droit dans les yeux.

- Ne laisse pas passer la chance, Curtis. Tu es encore jeune, plein de vitalité, d’envies, de courage… mais il est un temps dans la vie d’un homme où il faut qu’il se pose et réfléchisse. Tu fais le bon choix. Et Joan aussi.

- Je n’ai pas l’intention de laisser passer cette chance, tu sais, répond-il en ayant bien du mal à réprimer un frisson, se souvenant qu’il y a un an, Simon lui disait des mots semblables.

**

Après un petit quart d'heure de marche, Ezra signale à Curtis qu'il vaudrait mieux rentrer, car il n'a pas tellement envie de devoir demander à Grag de le porter sur le retour. Curtis mesure combien Ezra est encore fatigué, et que sa convalescence sera longue.

- Voudras-tu venir avec nous sur Ixio, Ezra ?, lui demande-t-il, alors qu'ils rentrent tranquillement.
- Quand voulez-vous y aller ?
- Début janvier. Victor et Salomé ont prévu de repartir quand l'école reprendra, ils ne veulent de toute façon pas s'absenter de chez eux trop longtemps en cette saison. Quant à nous... Joan a besoin de changer d'air, et je souhaite également prendre des premiers contacts avec les autorités ixiennes pour notre future installation.

Et Curtis lui explique plus en détails ce qu'il a l'intention de faire.

- Joan a posé sa démission, mais il lui faudra rencontrer Anders, saluer ses collègues, et je compte aussi demander une entrevue à Carthew.
- Je comprends, dit Ezra. Et bien, ça me laisse un peu de temps pour revoir les médecins, faire quelques examens, et je pourrais partir avec vous. Un peu de soleil ne me fera pas de mal non plus...

Leurs pas les ramènent par le square où la bataille de boules de neige fait toujours rage. Quand elle les voit arriver, Joan, les joues rougies par le froid, les mains trempées par la neige, annonce qu'elle rend les armes et se dirige vers eux. Elle affiche un grand sourire en s'approchant :

- C'est un terrible combat ! Mais je ne suis pas certaine que Grag et Otho en sortent vainqueurs...
- Ca a l'air de bien donner, en effet, lui répond Curtis.
- Vous avez fait un petit tour ?
- Oui, Joan, dit Ezra, nous dégourdir les jambes et faire prendre l'air à ta nièce.
- Elle va bien ?, demande Joan en s'approchant de Curtis et en réajustant le bonnet de la petite fille. 
- Elle n'a pas bronché. Ca a l'air de lui plaire de se faire promener par son parrain.
- C'est une crème, dit Joan. Elle est vraiment facile.
- Elle ressemble à Jelle physiquement, mais j'ai l'impression qu'elle a plutôt le caractère placide de son père, fait remarquer Ezra.
- En grandissant, elle développera certainement des traits de sa mère. On pourra toujours évaluer son degré d'impatience !

Un petit sourire s'affiche derrière la moustache du colonel en voyant Joan passer son bras sous celui de Curtis et déposer un léger baiser sur le front d'Aziliz. "Je veux bien me retrouver garçon de troupe s'ils ne nous font pas un petit l'année prochaine, ces deux-là...", songe-t-il avec joie.

Curtis détache son regard de celui de Joan et déclare, en évaluant l'état des troupes :

- Bon, on va peut-être sonner l'armistice ?

« Letzte Änderung: 25. September 2015, 22:28:40 Uhr von limeye »
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline flamme

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 1023
Re: Just in your dreams...
« Antwort #662 am: 25. Dezember 2013, 15:23:55 Uhr »
Coucou Limeye!

Joyeux  Noël à toi et toute ta famille!  [santa]

Quel bonheur de prendre ma dose quotidienne de douceur en ce matin de Noël!  [eyeheart]

J'ai pris plaisir à prendre connaissance de tes petites hésitations d'auteure...  ;D Mais comme tu dis, Curtis n'a pas hésité, lui...  [naughty]

Charmant, le cadeau de Noël de Curtis à Joan... et à lui-même, indirectement...  [naughty]

Un petit sourire s'affiche derrière la moustache du colonel en voyant Joan passer son bras sous celui de Curtis et déposer un léger baiser sur le front d'Aziliz. "Je veux bien me retrouver garçon de troupe s'ils ne nous font pas un petit l'année prochaine, ces deux-là...", songe-t-il avec joie.


Ce dernier passage, c'est mon coup de cœur pour aujourd'hui... [goodjob] [eyeheart] [loveu] Ça réchauffe et ça fait fondre!  [flower]

Bises
Flamme
 [frosty]
« Letzte Änderung: 25. Dezember 2013, 15:26:52 Uhr von flamme »

Offline limeye

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 2569
  • Geschlecht: Weiblich
Re: Just in your dreams...
« Antwort #663 am: 25. Dezember 2013, 16:09:42 Uhr »
Coucou !

en tout cas, ça a bien réchauffé le moral d'Ezra, qui bat un peu de l'aile... lui aussi affronte de nouveaux changements  :-[

Mais ça va s'arranger  :) !

Et non, Curtis n'a pas hésité... pourquoi aurait-il hésité  ;D  [naughty] ?

bizz et Joyeux Noël !

Limeye
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline limeye

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 2569
  • Geschlecht: Weiblich
Re: Just in your dreams...
« Antwort #664 am: 26. Dezember 2013, 09:38:07 Uhr »
26 décembre. Vancouver

En ce début d’après-midi, Curtis et Ken se sont enfermés dans le bureau pour que le jeune garçon puisse travailler un peu. Mais il a bien du mal à se remettre dans ses devoirs, d’autant que Narna vient régulièrement les interrompre pour jouer. Sa mère a beau veiller, rien n’y fait et la petite coquine prend cela pour un jeu de filer sans qu’elle la voie pour rejoindre Ken. Curtis hésite entre se fâcher vraiment, mais comprend vite aussi qu’il ne tirera rien de Ken.

- Non, Narna ! Je dois travailler ! Je n’en ai pas pour longtemps…
- Bon, Ken, un peu de sérieux…
- Oui, heu, on en était où… ah, les mathématiques… T’as vu, en langue internationale, j’ai fait des progrès ! Le prof est vachement mieux que celui de l’année dernière. C’est un nouveau, j’aime bien !
- Oui, j’ai vu tes résultats, c’est encourageant. Et… quoi, encore ?
- Ken ? Tu as fini ? On va sortir avec marraine et…
- Narna, soupire Curtis, Ken travaille.
- Oui, mais on sort… il ne veut pas venir ?
- Quand il aura terminé…
- Ah, dit-elle d’un petit air déçu.

Et elle repart en fermant la porte. Ken regarde Curtis d’un air désolé.

- Bon, j’ai compris. Vas-y…
- Elle a tellement envie de jouer avec Grag et Otho ! Je te promets de travailler avec Jelle la semaine prochaine ! Elle ne me lâchera pas.

Curtis marmonne quelque chose du genre "parce que moi, je te lâche, c’est ça ?". Mais Ken n’y fait pas attention et file rejoindre la petite fille. Le jeune homme reste pensif un moment, puis décide de retourner dans le salon. Joan a déjà son manteau sur le dos, lui sourit et lui dit :

- Tu viens avec nous ? Il fait beau… Il faut en profiter.
- J’en connais un surtout qui en profite bien pour ne pas faire ses devoirs…
- Oh, Curt ! Ce sont les vacances et c’est Noël ! Laisse-le souffler un peu…
- Si tu t’y mets toi aussi…, ok, je viens avec vous.

Ils sortent tous les quatre dans le jardin, Narna veut construire un autre bonhomme de neige, plus petit que l’immense que Grag lui a réalisé le jour de Noël. Ils commencent à s’en occuper, quand Jelle les appelle.

- Joan ! Y’a Suzy qui appelle ! Elle veut te proposer quelque chose !
- J’arrive !

Quelques instants plus tard, la jeune femme rentre et s’installe devant l’écran. Le visage souriant de Suzy s’affiche.

- Salut, Joan ! Ca va bien ?
- Oui, Suzy, merci, et toi ? Vous avez passé un bon Noël ?
- Excellent. J’ai une proposition très honnête à te faire.
- Je t’écoute.
- Jelle m’a dit que tu voulais revenir à New York ?
- On va faire un détour par Tycho d’abord. On pensait rentrer lundi.
- Ah.
- Pourquoi ?
- Vous ne voudriez pas rentrer la veille ?
- Ca peut s’envisager… il faut que j’en parle avec Curtis. Tu as prévu quelque chose ?
- C’est surtout Clara qui a prévu quelque chose. Ses parents lui laissent la maison de Boston pour toute la semaine prochaine. Les festivités démarrent dimanche. Ca vous dirait de venir passer la soirée ?
- Bouge pas, je reviens.

Joan retourne rapidement au jardin, amusée, Salomé la regarde discuter avec Curtis à travers la grande baie vitrée, puis revenir en courant. Elle se sent si heureuse de voir Joan pleine de vivacité, de joie et d’enthousiasme !

- C’est ok, Suzy. On sera à New York en fin de matinée dimanche, ça nous laissera le temps d’aller jusqu’à Boston par le train et…
- Vous embêtez pas avec le train. On passera vous chercher chez toi. On y va en voiture, John et moi. On vous ramènera.
- Très bien, c’est gentil ! A dimanche, alors !
- A dimanche, et bises à Curtis !
- Je n’y manquerai pas !
« Letzte Änderung: 25. September 2015, 22:33:28 Uhr von limeye »
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline flamme

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 1023
Re: Just in your dreams...
« Antwort #665 am: 26. Dezember 2013, 16:13:37 Uhr »
Coucou Limeye!

Curtis devrait se laisser aller un peu...  [nono] y'a un temps pour chaque chose, et les devoirs, c'est pas pour un 26 décembre!  ;)

Je me sens comme Salomé ce matin: bien contente de voir Joan si joyeuse et enthousiaste! 
[eyeheart] [flower]

Bizz, bonne journée!
Flamme
 :D


Offline O-tho

  • Joan Randall
  • ****
  • Beiträge: 487
Re: Just in your dreams...
« Antwort #666 am: 27. Dezember 2013, 08:09:22 Uhr »
Coucou Limeye,

Non mais pov' Ken...Je suis bien d'accord, faut que Curtis se relache un peu, c'est les vacances! Pour tout le monde!..Faut qu'il aille acheter une autre nuisette pour Joan tiens! ;D

Desolee, mais j'en rigole encore en pensant a Curtis en train d'arpenter le rayon lingerie pour trouver le petit deshabille de sa belle....ou alors c'est via internet, d'apres les feedbacks des utilisateurs.... [naughty] [naughty]  ;D

O-tho

Offline limeye

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 2569
  • Geschlecht: Weiblich
Re: Just in your dreams...
« Antwort #667 am: 27. Dezember 2013, 08:59:48 Uhr »
Coucou les filles !

j'aime tes avis décalés, O-tho !

hum... je pense que Curtis s'en est plutôt bien sorti, du magasin de lingerie. Peut-être a-t-il seulement hésité sur la couleur, mais pour les mensurations, il connaît trop bien sa belle pour se tromper  [naughty]

j'aime aussi, de temps en temps, le voir craquer face à la détermination de Ken, Joan et Narna réunis pour le coup !

belle journée à vous  [flower] ! voici la livraison du jour...

bizz

Limeye  :)


27 décembre. Retour sur Tycho

Ils sont repartis en fin de matinée, malgré les pleurs de Narna qui aurait voulu que Grag, Otho, Eek et Oog restent plus longtemps. Mais elle s'est vite consolée, car Ken, Ezra et ses grands-parents sont encore avec elle.

Le voyage jusqu'à Tycho se déroule sans difficultés, et Joan mesure toute la différence avec leur voyage précédent pour revenir sur la base. Le vaisseau est désormais comme d'habitude, obéissant parfaitement à la moindre décision, volant avec fluidité et rapidité à travers l'espace. Quand ils arrivent au-dessus de la base, elle s'étonne que le voyage lui ait paru si court.

A peine arrivés, les affaires rangées, Simon leur demande de venir à l'infirmerie. Il commence par faire une prise de sang à Joan, pour vérifier qu'elle s'est bien débarrassée de sa bactérie.

- Je ferai un autre contrôle dans quelques jours, Joan, dit-il, pour mesurer aussi tes taux de vitamines et de sels minéraux.
- D'accord, professeur.
- Maintenant, Curtis, à toi. Je vais refaire une radio de ton épaule. Tu n'as pas senti de douleurs particulières ?
- Non, j'ai fait attention, notamment en portant les sacs. Je n'ai pas forcé sur la musculation, mais j'ai retrouvé un peu de souplesse. Il faudra cependant que j'essaye de tirer à nouveau avec cette main.

Deux heures plus tard, Simon a terminé les analyses de Joan, il n'a rien détecté de suspect, mais reste prudent : ce type de bactérie peut être résistante et ressurgir, d'autant que le taux de globules rouges de Joan reste assez bas.

- Joan, lui dit-il. Ca semble aller. Je ne te remets pas sous antibiotiques, mais ce sera peut-être nécessaire de refaire un traitement dans quelques jours. Je sais que vous allez à une fête, alors ne bois pas trop d'alcool et essaye de bien te reposer.
- D'accord, professeur. Normalement, je devais reprendre le travail le 2 janvier, vous savez. Ma démission ne sera effective que lorsqu'Anders l'aura acceptée...
- Hum, dit Simon, dubitatif. Enfin, je suppose qu'il ne te fera rien faire de fatigant pour tes dernières journées.
- Je ne sais pas encore comment cela va se passer, professeur.

Curtis entre dans l'infirmerie à ce moment-là et entend leurs derniers échanges. Il fronce légèrement des sourcils, et vient s'appuyer contre le rebord d'un des lits médicalisés.

- Je vais appeler Amy, pour lui demander un rendez-vous avec James Carthew pour le début d'année. J'ai beaucoup de choses à voir avec lui, et pourquoi pas, avec Anders aussi.
- Tu voulais que j'aille avec toi ?, demande Joan.
- Oui. Autant mettre les choses bien au clair avec eux. Même si certaines choses te sont un peu étrangères.

Elle hoche la tête, comprend, mais sent quand même une petite angoisse lui contracter l'estomac. Ce n'est pas l'avenir qui lui fait peur, mais elle ne se sent pas à l'aise de quitter son poste.
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline Frégo80

  • Joan Randall
  • ****
  • Beiträge: 335
Re: Just in your dreams...
« Antwort #668 am: 27. Dezember 2013, 15:03:02 Uhr »
Coucou Limeye!

Ça va être un gros morceau ces rendez-vous avec Carthew et Anders! :o. Je sens que ça ne va pas être facile de faire violence à leur sens du devoir à tous les deux! Vivement une petite rechute avec cette bactérie. ;D Pas trop grosse quand-même! ;)

A+

Frégo  8)

Offline limeye

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 2569
  • Geschlecht: Weiblich
Re: Just in your dreams...
« Antwort #669 am: 28. Dezember 2013, 08:19:27 Uhr »
Hello Frégo !

sauf que le rendez-vous en question, c'est pour l'année prochaine...

Voici cependant la journée de ce samedi ! La lecture n'en est pas très longue, mais c'est un moment important... pour Curtis.

bizz et bon week-end  [flower]

Limeye  :)


28 décembre. Tycho


En cette fin de journée sur Tycho, Curtis entre dans le bureau de sa mère. Il jette un œil au chevalet de Joan, se réjouit encore une fois d'avoir eu l'idée de l'installer ici pour qu’elle puisse dessiner en toute tranquillité. Elle a commencé un nouveau dessin, inspirée par le petit séjour chez les Ashton. Narna avec le bonnet du Père Noël sur la tête, Eek et Oog jouant autour d'elle, dans la neige.

Il réfléchit à ce qu'il fera des affaires contenues dans cette pièce. Il aimerait emporter sur Ixio certains souvenirs de sa mère, et songe notamment à l'aquarelle qu'elle a peinte, mais aussi au dessin de l'enfant aux étoiles. Joan trouvera certainement un endroit où l'accrocher, le jour où ils auront trouvé une maison à leur goût. Il se dirige vers la bibliothèque, relit quelques titres de livres rapidement, mais se concentre surtout sur une des étagères, là où il a rangé les carnets de sa mère. Une partie d'entre eux sont des carnets de notes de travail, mais les autres sont son journal intime. Il en a lu quelques pages, il y a longtemps, mais a arrêté très vite. Il avait le sentiment d'entrer dans la vie de sa mère et cela l'avait gêné, comme s'il avait forcé son intimité, ses secrets. Il s'était alors contenté de lire seulement ses carnets de recherche.

"Je les emmènerai avec nous. Peut-être que Joan aura envie de les lire. Peut-être ressentira-t-elle quelque chose de bien différent à leur lecture que moi..." Il reste songeur un instant, puis se retourne vers le bureau. S'il est venu ici, c'était avant tout avec une autre idée en tête. Il reste debout devant le bureau, regarde la photo de son père et lui-même pendant quelques secondes, et ouvre le long tiroir. A l'intérieur, soigneusement rangées, se trouvent quelques boîtes. Sans les ouvrir, il en prend une qu'il glisse dans sa poche. Mais il en ouvre une autre, longue, dans laquelle se trouve le fin stylo à plume d'Elaine. Il aime cet objet, avec lequel elle écrivait souvent. Puis il referme le tiroir et s'avance vers la fenêtre pour contempler le ciel étoilé. De ce bureau, il peut distinguer Calenda, petite étoile lointaine.

"Voilà, maman, j'ai vécu jusqu'à présent, ici, là où papa et toi vous étiez réfugiés, avec Simon. Mais bientôt, j'irai vivre ailleurs, avec Joan. Une autre vie m'attend. Je sais que tu aurais aimé Joan, maman, et sans doute n'aurais-tu pas voulu d'une autre femme pour moi. Je pense que tu es heureuse de mon choix, et aussi de ce que je veux lui offrir."

Il ne reste pas longtemps dans la pièce, la referme soigneusement. Il gagne ensuite son bureau, passe un appel en direction de la Terre, et après une conversation d’une bonne dizaine de minutes avec son interlocuteur, il ressort pour retrouver toute l'équipe et Joan dans le salon.
« Letzte Änderung: 28. Dezember 2013, 11:57:27 Uhr von limeye »
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline flamme

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 1023
Re: Just in your dreams...
« Antwort #670 am: 28. Dezember 2013, 13:48:51 Uhr »
Coucou Limeye!

Je suis touchée par le dialogue intérieur de Curtis avec Elaine... On peut mesurer l'importance de ce qu'il est prêt à faire pour vivre avec Joan, pour quitter ainsi ce lieu si important pour lui, même si on le sent aussi heureux de son choix, qu'une autre vie l'attende...

Le fait qu'Elaine aurait aimé Joan s'impose à mon esprit également, et ça remue de sentir que Curtis aurait aimé pouvoir la lui présenter... Les deux dernières phrases de ce petit paragraphe, le plus important à mes yeux, sont encore plus touchantes que les premières, soupir... Et j'aime l'idée qu'il confie le journal intime de sa mère à Joan!

Ma curiosité a fini par reprendre le dessus: qu'y a-t-il dans la première petite boîte que Curtis a prise dans le tiroir?

Bises, bonne journée!
Flamme
 [flower]

Offline limeye

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 2569
  • Geschlecht: Weiblich
Re: Just in your dreams...
« Antwort #671 am: 28. Dezember 2013, 14:06:26 Uhr »
Coucou Flamme !

je voulais souligner l'importance de cette période aussi pour Curtis, parce que j'ai beaucoup mis l'accent sur Joan, du fait qu'elle était rentrée de mission bien avant lui. Mais durant son silence, lui a fait des choix, a pesé le pour, le contre, a pris des décisions. Mais cela, je ne vous l'avais pas livré, et pour cause. De ce fait, c'est en cette fin d'année que je peux vraiment aborder ces questions du point de vue de Curtis. Que ce soit le soir de Noël, ou bien, là, dans le bureau de sa mère. Cela fait aussi à écho à ce qu'il y avait dit à Joan, que si elle avait été encore en vie, c'est là qu'il lui aurait parlé d'elle. C'est en quelque sorte pour lui, une façon de le faire.

Quant à ta curiosité aiguisée... réponse mardi  ;) !

ça, c'est juste pour ne pas te faire descendre trop vite du trampogrill  :D  [jump] [jump] [jump]

bizz et belle journée  [flower]

Limeye  :)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline limeye

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 2569
  • Geschlecht: Weiblich
Re: Just in your dreams...
« Antwort #672 am: 29. Dezember 2013, 08:12:32 Uhr »
Hello !

cette fin d'année est aussi l'occasion pour moi d'évoquer des personnages secondaires à cette histoire, de montrer aussi un peu où chacun se situe, parfois par rapport au couple Curtis / Joan, parfois non. Cette journée est ainsi l'occasion de le faire pour quelques-uns d'entre eux...

bizz et bon dimanche  [flower]

Limeye  :)


29 décembre. Boston

- Salut, Curtis, salut, Joan !
- Bonjour, John, tu vas bien ?
- La méga forme. Et vous ?
- Oui, ça va bien. On a passé de très chouettes fêtes de Noël à Vancouver, dit Joan en prenant place à l’arrière du véhicule de ses amis.

Curtis s’installe à ses côtés, après avoir déposé leurs affaires dans le coffre, Suzy s’installe à l’avant.

- Une petite heure de trajet et on y est. Clara est ravie que vous ayez accepté, dit Suzy.
- Il y aura du monde ?, demande Joan, qui sait pertinemment que Curtis n’apprécie que moyennement les grandes réceptions.
- On devrait être une dizaine environ, dit Suzy. Mais on sera beaucoup plus nombreux pour le 31 !
- Vous faites l’aller-retour ?
- Bien obligé, dit John. Je travaille le 31, ajoute-t-il avec une grimace. Mais c’était ça ou reprendre dès le 2…
- Je vois…, dit Joan avec un petit sourire.

Le voyage se déroule dans une bonne ambiance, Suzy posant beaucoup de questions sur Jelle, les filles, prenant des nouvelles d’Ezra et des parents. Curtis mesure là encore toute la générosité de la pétulante jeune femme. Au premier abord, Suzy paraît délurée, fêtarde et peu farouche. Mais elle cache un cœur en or.

- Suzy, je voudrais te remercier pour quelque chose, dit-il à un moment où elle reste silencieuse.
- Et quoi ?
- D’avoir insisté pour que Joan voie un médecin, quand elle est revenue de Vancouver. Grâce à Clara et toi, elle a pu récupérer.
- Tu vois qu’on avait raison !, lance Suzy avec un clin d’œil en direction de Joan.
- Oui, parce que j’avais bel et bien attrapé quelque chose !
- Oh !, dit John.
- Oui, une bactérie vénusienne, que Simon a pu identifier. J’ai été sous antibiotiques et maintenant, ça va.
- Tu peux boire, au moins ?
- Bien sûr !, répond Joan en riant.

**

Clara est en effet enchantée de les voir arriver et les conduit rapidement à leur chambre, puis ils redescendent et elle leur présente les amis qu’elle a invités. Ils ne sont pas une dizaine, mais une bonne vingtaine, et Joan connaît plusieurs d’entre eux. Clara a vidé le grand salon d’une partie des meubles, ne conservant que les fauteuils et les deux grands canapés. Avec l’aide de quelques jeunes gens arrivés tôt, elle a monté des tables sur tréteaux et de nombreuses bouteilles côtoient de grands saladiers, des pâtés, et des montagnes de légumes crus qui peuvent s’accompagner de sauces variées.

- Bon, presque tout le monde est là, dit Clara. J’avais peur que vous n’ayez un souci sur la route, avec la neige.
- John est prudent au volant, tu sais, dit Suzy. Qui attends-tu encore ?
- Et bien, Ted et Ann, et puis Hans et sa copine aussi, et…
- Clara !
- Quoi, Suzy ?
- Tu as invité Hans ?
- Ben oui, pourquoi pas ?
- Mais t’es stupide ou quoi ? Tu as invité Hans, alors que Joan et Curtis sont là ?
- Ben, il a une copine maintenant… je vois pas où est le problème ?
- Mouais, à ta place, j’aurais évité quand même. Tu as prévenu Joan ?
- Non.
- Bon, je vais le faire discrètement, qu’elle ne soit pas surprise…

**

- Joan !
- Oui, Suzy ?
- Tu peux venir une minute, j'ai besoin d'un conseil !
- J'arrive !

Et Joan suit son amie jusqu'à la chambre de celle-ci.

- Quel est ton souci ?
- Trois fois rien, mais Clara a fait une mini-bourde.
- Ah ?
- Oui, elle a invité Hans.
- Oh, non ! Le pauvre...
- Non, t'inquiète, il a rencontré quelqu'un il y a deux mois. Il va bien, mais bon, je préférais que tu sois au courant, pour ne pas être surprise de le voir.
- Ok. C'est vrai que j'aurais préféré éviter, mais ne t'inquiète pas, ça va aller surtout qu'on est nombreux. Et je suis contente qu'il ait rencontré quelqu'un, il mérite une chouette fille.
- Je ne la connais pas, c'est la première fois que je vais la voir, mais Clara l'a déjà vue une ou deux fois alors qu'elle venait chercher Hans après le boulot, et elle m'a dit qu'elle était sympa.
- Clara trouve tout le monde sympa, ce n'est pas forcément un avis très objectif, dit Joan avec un petit sourire.
- Curtis était au courant ?
- Oui, mais bon, j'ai jamais insisté là-dessus, je n'avais pas de raison de le faire. Je pense que... qu'il n'en pense rien, en fait.

Et les deux jeunes femmes regagnent le salon où l'ambiance est déjà bonne. Joan passe en coup de vent à la cuisine, y trouve John, Curtis et Fred, le fils d'un des voisins, qui est de toutes les fêtes et qui lui fait penser à Ken en plus âgé, par son côté toujours optimiste et sa bonne humeur. Ils sont en train d'éplucher des fruits pour ajouter dans le punch.

- Il n'y en a pas assez, paraît-il, dit John en voyant Joan s'approcher.
- Je peux goûter ?
- Il est bien dosé, Joan, on ne sent pas le rhum, dit Fred.
- Alors, il va être redoutable ! Méfie-toi des boissons de Fred, mon chéri, ajoute-t-elle en s'appuyant sur l'épaule de Curtis.
- Autant que du tord-boyau de ton père ?
- Pire, répond-elle d'un air qui se veut grave, mais qui le fait sourire.
- Ok, je vois... je serai prudent, ne t'inquiète pas.

Joan chipe un ou deux fruits, puis retourne dans la salle avec un plateau couvert de petits pots remplis d'olives aux différents parfums : noires, vertes, pimentés, fourrées au fromage...

Dans la salle, Hans et son amie viennent de faire leur entrée, et Joan n'est pas mécontente que Curtis soit dans la cuisine, car elle voit le jeune homme qui l'a courtisée l'an passé pâlir légèrement en la voyant. Il se reprend cependant bien vite et va la saluer et lui présente son amie.

- Bonjour, Joan. Heureux de te revoir.
- Bonjour, Hans. Tu vas bien ?
- Oui, très bien. Je te présente Emma, nous nous sommes rencontrés à l'automne.
- Enchantée, Emma, dit Joan avec un franc sourire. Je suis une amie de Suzy, on a fait nos études ensemble, et je connais Clara grâce à elle !
- Bonjour, Joan, je viens ici pour la première fois, je ne connais pas encore bien les amis de Hans. Je ne pensais pas qu'il y aurait autant de monde.
- Moi non plus, dit Hans.
- Hans, dit Joan, pour tout t'avouer, je pensais qu'on serait une bonne dizaine. Mais tu connais Clara, elle dit dix et on se retrouve à trente...

Tous les trois éclatent de rire. Joan se sent soulagée de cet accueil et de ces premiers échanges avec le jeune homme qu'elle n'avait pas revu depuis qu'elle lui avait notifié son refus de sortir avec lui. Elle se sent sincèrement heureuse pour lui, et elle verra très vite au cours de la soirée qu'il est très amoureux d'Emma, et que cela est réciproque. Même si Hans aura bien du mal à dissimuler sa surprise en voyant apparaître Curtis quelques minutes plus tard. Mais le nombre d'invités leur permet aux uns comme aux autres de ne pas se retrouver gênés par leurs présences réciproques, et d'ailleurs Curtis ne fera aucune réflexion, même à Joan quand ils se retrouveront seuls.

Même s'il n'est pas habitué à ce genre de rassemblement et d'ambiance, Curtis apprécie la soirée, il se sent heureux aussi d'avoir accepté l'invitation de Clara, car Joan a le sourire, elle rit beaucoup, a plaisir à discuter avec les uns et les autres et il se dit que c'est peut-être la dernière fois qu'elle peut voir toutes ces connaissances avant longtemps. Il songe aussi qu'il leur sera sans doute difficile de refuser des invitations quand ils auront l'occasion de passer par New York à l'avenir...
« Letzte Änderung: 26. September 2015, 02:26:05 Uhr von limeye »
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline Frégo80

  • Joan Randall
  • ****
  • Beiträge: 335
Re: Just in your dreams...
« Antwort #673 am: 29. Dezember 2013, 15:54:24 Uhr »
Coucou Limeye!

Ce passage donne vraiment envie de faire partie de la fête!

 [party] [partysmiley] [partytime] [biggrinparty] [birthday]!

A+

Frégo 8) ;D

Offline flamme

  • Simon Wright
  • *****
  • Beiträge: 1023
Re: Just in your dreams...
« Antwort #674 am: 29. Dezember 2013, 22:23:25 Uhr »
Coucou les filles!

Oui, j'aime beaucoup l'ambiance!  [partysmiley] [partytime] [birthday] J'ai eu une petite hésitation aussi, quand j'ai vu que Hans serait là,  :o mais tout s'est bien passé! Chapeau Limeye!  [goodjob] [chinese] [respekt]

Je trouve touchante la réaction de Curtis à ce bain de foule (pour lui, c'en est une!), et ses réflexions intérieures, inspirées par sa nature solitaire, à la fin, me font sourire...  :D

Bizz
Flamme
 ;)