Umfrage

A votre avis, dois-je rester fidèle à Hamilton concernant la mort du père de Joan ?

oui
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Umfrage geschlossen: 12. März 2013, 15:37:59 Uhr

Autor Thema: Just in your dreams...  (Gelesen 45488 mal)

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Offline limeye

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Re: Just in your dreams...
« Antwort #15 am: 3. Januar 2013, 17:23:09 Uhr »
Hallo Tachi  :),

au contraire... je me sens un peu triste de ne pas pouvoir écrire mieux en allemand. Alors, si tu veux et peux le faire, j'en suis ravie ! Merci de l'idée et de la proposition.

bonne soirée !

Limeye  :)
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Offline August

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Re: Just in your dreams...
« Antwort #16 am: 3. Januar 2013, 23:35:08 Uhr »
La fin de cette journée du 3 janvier.  Das Ende des Tages, Januar 3.

J'ai beaucoup ri à vous l'écrire, j'espère qu'elle vous plaira !  Ich lachte viel schreibe, ich hoffe es gefällt euch.  :D

oh oui !

J’ai dû m’enfermer dans le laboratoire car Otho et Grag m’assaillent de questions plus stupides les unes que les autres, or vous seuls avez les réponses. Néanmoins, je doute que vous ayez envie de leur répondre vraiment.
[goodjob]  [rolllaugh] [rolllaugh]
« Letzte Änderung: 3. Januar 2013, 23:38:18 Uhr von August »

Offline limeye

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Re: Just in your dreams...
« Antwort #17 am: 4. Januar 2013, 12:42:15 Uhr »
Bonjour tout le monde  :)

Journée du 4 janvier. Je vous envoie l'intégrale. /  4. Januar. Ich schicke Ihnen den vollen.

August, j'ai écrit spécialement un petit passage pour toi. Otho face à son chef  ;D

Bonne lecture ! Et belle journée  :)

Limeye  :)

New York. 4 janvier. 8H56

Joan pousse la porte de son bureau. Ezra n’est pas encore arrivé. Elle vient de passer au vestiaire pour enfiler sa tenue de service. L’endroit lui paraît un peu étrange. Pourtant, rien n’a bougé depuis l’année dernière, depuis qu’elle a quitté son poste à 18h, le 31 décembre.

Non, rien n’a changé. C’est elle, qui a changé. Ou plutôt… sa vie qui prend enfin la direction qu’elle espérait depuis si longtemps. C’est Ezra qui va en faire une tête quand il va savoir ! Et Ken… il faut vraiment qu’elle prenne cinq minutes dans la matinée pour appeler Ken. Pas question d’attendre le week-end, qu’il rentre de son séjour à Washington.

Elle s’installe, rouvre son tiroir, en sort ses affaires, rallume l’ordinateur. De son petit sac, elle sort une photo. Une des photos que Jelle lui a donnée hier, avant de partir. Elle sait qu’elle doit rester discrète, prudente même. Pas question d’afficher sa relation avec Curtis au grand jour, pour des raisons de sécurité. Mais cette photo, elle se dit qu’elle peut. Rien n’indique que ce sont leurs deux mains. Pas de bague, pas de montre, aucun signe distinctif. Ca pourrait être une simple carte de vœux. Ou une jolie photo d’artiste.

Elle reste un instant les yeux dans le vague, fixant sans les voir les icônes qui s’affichent sur son écran. Il va rester avec elle. Plusieurs jours au moins. Simon n’a pas besoin de lui sur Tycho. Grag et Otho sont ravis de pouvoir prendre du bon temps, et de s’amuser comme des gamins sans avoir de « devoirs de vacances » à faire. Quand il lui a dit hier matin, qu’il resterait un peu, elle a senti un poids en moins sur son cœur. Elle n’avait pas envie d’être triste à l’idée de retrouver New York. Car cela signifiait déjà quitter ses amis, mais en plus, qu’il allait repartir et cela… c’est déjà trop dur d’y penser.

Pourtant, il va bien falloir s’y habituer. Ce sera encore plus dur, maintenant, pense-t-elle. Sauf que… on se verra plus souvent, j’en suis certaine !

Elle sourit alors et commence à travailler. Mais elle n’a pas le temps d’entamer la lecture des dernières informations que déjà la porte s’ouvre et qu’Ezra, tout bronzé, fait son entrée.

- Tu es déjà là ! Je pensais arriver avant toi et pouvoir te faire une petite surprise !
- Bonjour, colonel, et bonne année !
- Bonne année, Joan. Viens que je te fasse la bise, quand même.

Et après avoir fait claquer deux baisers sonores sur les joues de sa filleule, il ajoute :

- Tiens, voilà une petite surprise pour commencer la journée. J’ai d’autres choses pour toi, mais c’est à la maison. Tu viens dîner ce soir, et tu pourras y goûter. Ca se mange ! Et je dirai même…
- … que ça se boit ?
- Exactement ! Alors, pas trop dur de rester toute seule à New York cette semaine ? Pas d’incidents ? Du boulot ? Une mission en perspective ?
- Ca fait beaucoup de questions, tout cela, colonel… je viens d’arriver, je n’ai pas eu le temps de tout décrypter, mais nous n’avons pas de convocation d’Anders pour l’instant. C’est déjà ça. Et tes vacances, alors ? Brune, blonde, rousse ?
- Petite coquine, je te signale que je n’étais pas parti avec une Irlandaise !
- Ah oui ? J’aurais parié pourtant…
- Oh ! C’est quoi, ça ?, demande-t-il soudain en remarquant la photo sur le côté du bureau.

Pendant ce temps, Joan ouvre le petit paquet qu’il lui a ramené. Et en sort une petite poupée créole, à la robe aux couleurs chatoyantes.

- Elle est très mignonne ! Ca va faire de la couleur sur le bureau ! Merci !
- Joan ? C’est quoi ça ?, redemande-t-il sans faire attention à ce qu’elle lui a dit.
- Ca ? Un cadeau de Jelle pour la nouvelle année, dit-elle d’un ton le plus neutre possible.
- Un cadeau de Jelle ? Tu as vu Jelle ?

Il se penche et regarde plus attentivement la photo. Il va pour relever la tête, mais s’y repenche, intrigué. Son regard fait le va-et-vient entre la photo et la main de Joan, posée sur le clavier. Il se redresse, pose ses deux mains sur ses hanches et regarde d’un air amusé sa filleule, qui, après avoir trouvé une place pour la petite poupée de l’autre côté de son écran, fait mine d’être très concentrée sur le fichier qu’elle vient d’ouvrir.

- Petite cachottière ! Je commence à comprendre pourquoi ton téléphone était éteint depuis trois jours…
- Je parie que tu n’as même pas essayé de m’appeler depuis le 1er janvier, tu étais bien trop occupé, lui répond-elle du tac au tac.
- Sérieusement, Joan… Ca y’est ? Curtis ?
- Hum, hum, dit-elle en hochant simplement la tête.
- Heureusement que j’ai prévu large, avec les provisions antillaises… vous venez dîner tous les deux ce soir, j’y tiens ! On va fêter ça !
- A ce propos… ne t’inquiète pas si tu n’as plus ton compte en bouteilles de champagne… il y a eu un petit emprunt dans ta cave…

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Offline limeye

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Re: Just in your dreams...
« Antwort #18 am: 4. Januar 2013, 12:48:04 Uhr »
New York. Même jour. 10H

Curtis émerge de la salle de bain, et après un dernier rapide passage de sa main dans ses cheveux pour tenter de les discipliner en vain, il se dirige vers la cuisine. Jelle leur a donné tant de provisions qu’il se demande s’ils vont réussir à tout manger. Outre une impressionnante pile de crêpes, elle les a obligés à prendre plusieurs parts de viande que Joan a glissées dans le congélateur, la moitié d’une tarte aux pommes, une bouteille de vin rouge à peine entamée sous prétexte qu’étant enceinte, elle ne boit pas d’alcool et que Davies en a déjà deux autres à finir, et plusieurs pots de confiture.

Il sourit et se dit qu’il a vraiment eu une bonne idée d’emmener Joan voir ses amis. C’est la première fois qu’il passe autant de temps avec eux, jusqu’à présent, ils s’étaient vus uniquement lors de quelques soirées, chez Ezra notamment, ou lorsqu’ils revenaient de mission et qu’il déposait Joan et son parrain sur Terre. Et que ce court séjour a été très agréable, non seulement parce qu’il a fait plaisir à Joan et cela n’a pas de prix, mais qu’en plus, il a, lui-même, vraiment apprécié la compagnie des Ashton.

Il commence aussi à mieux comprendre les liens qui unissent Jelle et Joan. Lui qui a grandi sans ami humain auprès de lui mesure l’importance de cette amitié. Quand Joan parle de Jelle en disant qu’elle est comme une sœur, cela lui paraît cependant toujours un peu étrange. Il apprécie beaucoup la générosité de Jelle, son enthousiasme, sa manière de toujours positiver. Il sait qu’elle a beaucoup soutenu Joan ces dernières années, depuis qu’ils se sont rencontrés, et alors qu’il mettait tant et tant de temps à se décider. Et que sans Jelle… Joan aurait peut-être passé le changement d’année dans d’autres bras que les siens, et il n’aurait eu qu’à s’en mordre les doigts.

Si Joan doit beaucoup à Jelle… lui aussi, lui doit beaucoup.

Il s’installe devant un café et commence à déjeuner. Il a un bon programme pour la journée. Tout d’abord, rappeler Simon et faire le point avec lui. Subir les questions stupides d’Otho et Grag, en espérant que ça ne durera pas trop longtemps, enfin se rendre à la bibliothèque des Neuf Mondes. Il veut consulter certains documents sur Mazera.

Cela devrait l’occuper au moins jusqu’au milieu de l’après-midi. Après… se débrouiller pour rentrer ici avant Joan et réfléchir au programme de la soirée. C’est peut-être ce qui va le plus le préoccuper de la journée, se dit-il avec un léger sourire.

- Otho, bonjour !
- Whaou, chef, salut ! Tu vas bien ? Comment va Joan et…
- Passe-moi Simon, veux-tu, j’ai des choses importantes à lui dire.

Il espère qu’en usant d’un air sévère et d’un ton sans réplique, il va faire plier l’androïde. Il aurait préféré tomber sur Grag.

- Heu, ouais, bon, t’es pas drôle, chef. Franchement, je te passe Simon seulement si tu me réponds ! Comment va Joan ?
- Elle va bien. Partie au boulot…, lâche-t-il en espérant avoir la paix.
- Bon, faut que tu nous racontes votre petite virée et vos folles nuits !
- Otho ! Passe-moi Simon !
- Ouais, ouais, bon, je l’appelle… mais je te préviens, il a encore plus de questions à te poser que moi !

Curtis lève les yeux au plafond. Mais où donc est passé Grag ?

- Salut Chef ! J’ai entendu que tu appelais ? Comment va Joan ? Et Narna ?
- Bien, bien, Joan est partie au boulot… elle reprenait ce matin. Narna a grandi, elle est très mignonne et…
- Alors ? Vous avez aimé mon repas ? Et la petite préparation au poisson ? Joan a trouvé ça comment ?
- Délicieux, répond-il sans se souvenir le moins du monde de la préparation en question.
- Et tu n’avais pas oublié les fleurs ?
- Non, non, soupire-t-il. Mais qu’est-ce qu’il fiche, Simon ?
- Ah, tu sais quoi, chef ? Otho meurt d’envie de te poser des tas de questions, je préfère te prévenir que, heu… ben, il vaudrait peut-être mieux que Joan ne soit pas dans les parages quand tu passeras à l’interrogatoire en règle.
- A ce point ?
- Oui, il voudrait notamment savoir de quelle couleur…
- Grag, fous le camp, laisse-moi la place ! Je dois dire quelque chose d’important au chef !
- Tu as prévenu Simon de mon appel, au moins ?
- Oui, oui, il arrive.

Soupir de soulagement. Vite interrompu.

- Bon, alors, elle a des dessous de quelle couleur, Joan ?

Pourquoi j’ai appelé, pourquoi j’ai appelé… j’ai rien à dire, finalement, pourquoi j’ai appelé ?
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Offline limeye

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Re: Just in your dreams...
« Antwort #19 am: 4. Januar 2013, 13:05:47 Uhr »
New York. Même jour. 14h52.

Une tête aux boucles blondes, et aux yeux verts, affichant à la fois un grand sourire, un air déterminé et une profonde joie de vivre, se glisse entre les deux pans de la porte du bureau du Colonel Gurney et de la Lieutenant Randall.

- Salut vous deux ! Vous allez bien ? Alors, tes vacances créoles, Ezra ? Le rhum ? T’as ramené du vieux, au moins ?
- Bonjour Suzy ! Parfaites, à tout point de vue, ces vacances, vraiment parfaites. Seul regret, elles étaient trop courtes.
- Bonjour Suzy, tu vas bien ?, dit Joan.
- Super bien ! Le top du top de la forme ! Bon, et toi, où t’étais passée ? Avec qui ?
- J’étais partie faire un stage de repli sur soi pour démarrer l’année. Une excellente façon de retrouver sa concentration, de faire le plein d’énergie, et de redémarrer sur de bonnes bases.
- Fiche-toi de moi, oui ! Bon, je te connais, tu ne voudras rien dire. Mais avec Clara, on est bien décidé à te cuisiner. Tu ne nous échapperas pas.

Joan hausse les épaules. Suzy et Clara peuvent bien s’y mettre à deux, avec autant de bouteilles qu’elles voudront, elle est bien décidée à ne rien dire des trois derniers jours. Seule Jelle est capable de la faire parler. Jusqu’à présent, personne d’autre qu’elle n’y est parvenue. Et même si Suzy, notamment, a quelques doutes quant aux sentiments qu’elle éprouve pour Curtis, elle n’a aucune « preuve tangible ». D’où son insistance pour lui fourguer Hans.

- Bon, on se fait une bouffe un de ces soirs ?
- Si tu veux…
- Je vous laisse, paraît qu’Hamilton a besoin de moi.
- Ne le fais surtout pas attendre…

Joan voit avec soulagement disparaître son amie. Non, elle n’a pas envie de parler, de raconter. C’est son secret. Qu’elle est parvenue à dissimuler à tous, sauf aux quelques rares personnes qui sont vraiment très proches d’elle, Jelle, bien entendu, Ken et Ezra. Et Salomé et Victor, car il est difficile de cacher quelque chose à ses parents.

New York. Même jour. 21H12

- Hum ma douce… Tu sais que tu as eu une excellente idée de suggérer à Ezra de reporter son repas antillais à demain soir, pour le faire avec Ken…
- Sauf qu’on sera d’astreinte Ezra et moi et qu’en cas de soucis…
- … pas grave, on se dévouera pour les acras, Ken et moi. Et pour le punch aussi.
- Tu ne vas quand même pas infliger à Ken sa première beuverie !, dit-elle d’un air faussement scandalisé.
- Aucun risque. De toute façon, j’ai bu assez d’alcool en trois jours. Maintenant, j’arrête.
- On n’a rien ouvert ce soir, je te ferai remarquer.
- Et c’est très bien comme ça.

Il relève la tête qu’il avait enfouie dans ses cheveux. Et jette un œil en direction de la petite table de nuit. Il est encore tôt. Dire qu’il voulait lui proposer une balade nocturne. Mais la proposition a très mal tourné. Enfin, mal… il sourit.

Accroché au mur, juste au-dessus de la table de nuit, il y a un petit cadre avec un dessin. C’est un portrait d’elle, qui doit dater d’il y a quelques années.

- Tu as quel âge sur ce dessin ?, demande-t-il.
- Même pas 16 ans. C’est mon professeur de dessin, Luis Esteban Rodriguez qui l’a fait en m’expliquant certaines règles à respecter pour les proportions d’un visage. Je l’aime bien.
- Moi aussi. Je le trouve très réussi. Mais alors, tu dessines ?
- Rarement maintenant, j’ai peu de temps… j’en faisais presque plus quand j’étais à l’Académie. Ca me détendait, avec la lecture. La dernière fois que j’ai vraiment pris le temps de dessiner, c’était l’été dernier. Je voulais faire plusieurs portraits de Narna. J’en ai donnés plusieurs à Jelle, mais j’ai gardé celui que je préférais. Quand elle a su que c’était mon préféré, Jelle a refusé de partir avec.
- Tu me le montres ?

Elle se lève alors, ouvre son armoire, puis le seul grand tiroir du meuble. Dedans, il devine des feuilles, bien rangées, et toute une panoplie de crayons. Elle soulève quelques feuilles et en sort une assez grande.

Curtis reconnaît aussitôt Narna, son petit visage, son nez en trompette comme celui de son père, ses beaux yeux sombres. Derrière elle, Joan a dessiné une grande plage de sable blanc, une mer à la couleur indéfinissable, à la fois verte, bleue, avec un rien de mauve et d’ocre. Et un ciel… magnifique.

- Tu devrais le mettre au mur, il est très réussi.
- Je sais…

Son visage s’est légèrement assombri. Il se lève pour la rejoindre et l’entoure de ses bras.

- C’est la plage d’Ixio, n’est-ce pas ?
- Oui.
- Quand auras-tu au moins une dizaine de jours de congés ?

Elle se tourne vers lui, intriguée. Pourquoi me demande-t-il ça ?

- J’espère pouvoir prendre deux semaines au printemps, pour la naissance d’Aziliz, en avril.
- Alors tu vas me faire le plaisir d’en garder pour mars. Pour qu’on aille fêter ton anniversaire sur Ixio.

Elle le regarde intensément. Il se sent complètement chaviré, quand elle le regarde ainsi. Pourquoi a-t-il toujours l’impression que son regard offre plus de profondeur, plus de clarté que tout l’espace infini ?

- Curt… aller sur Ixio ? Ensemble ?
- Oui.

Elle entoure son cou de ses bras, très fort. Une larme glisse sur sa joue.

- C’est le plus cher de mes rêves, aller sur Ixio… avec toi.
- Alors, tu te débrouilles pour tes congés…
- On ne peut jamais rien prévoir…
- Si. Je vais adresser un message à toutes les crapules de l’espace pour les prévenir que Miss Randall et Capitaine Futur vont prendre des vacances. Et qu’il faut signer une trêve. Dix jours minimum.

Alors elle éclate de rire, il la soulève, la fait tourner comme dans une danse, puis retombe avec elle sur le lit.

New York. Même jour. 23H47

Biiip ! Biiip !

Joan ouvre un œil. Regarde le réveil. Trop tôt pour l’astreinte… elle n’est de service qu’à partir de 6h demain matin. Qui appelle à cette heure ?

A ses côtés, Curtis n’a rien entendu. Il dort. Elle se lève rapidement.

Code canal d’urgence. Tycho. Professeur Simon.

Elle prend l’appel sans attendre.

- Joan ! Bonsoir. Désolé de vous déranger…
- Bonsoir, professeur. Une urgence ?
- Oui. Le président vient de nous appeler. Il veut nous voir.
- Je préviens Curt.
- Merci.

Elle se retourne pour gagner sa chambre, mais elle n’a pas besoin de sortir de la pièce. Il est déjà, là, debout dans l’encadrement de la porte. Et s’installe sans attendre devant le transmetteur.

- Mon garçon, Carthew vient d’appeler. Il veut nous voir dès que possible. J’ai déjà envoyé Grag et Otho préparer le Comète.
- OK. Il est… bien, rendez-vous dans une heure à l’aéroport. Je vous y retrouve. A tout à l’heure.
- A tout à l’heure.

Et il coupe le transmetteur. Reste assis un instant, concentré, le visage fermé. Une main se glisse dans ses cheveux, avec douceur.

- Va. Ne t’inquiète pas… pour moi.

Il se retourne, la serre dans ses bras, enfouit sa tête entre ses deux seins, si doux. Puis après une longue minute, il relève les yeux vers elle. Et là, il sent sa force. Son courage.

Bon sang… Joan... que je t’aime !

- Joan…
- Chut… , dit-elle en posant juste un doigt sur ses lèvres.

Puis elle se penche et l’embrasse.

Trois quarts d'heure plus tard, il prend place dans un taxi qui l’emmène rapidement vers l’aéroport. Quand il arrive, il remarque que le Comète n’a pas encore atterri, il jette alors un œil à sa montre. Ils ne vont pas tarder, pense-t-il.

Et en effet… le vaisseau crève les nuages gris sale du ciel nocturne. Il attrape son sac et se dirige vers la piste numéro 8, près de la mer, là où Grag va poser le vaisseau. Machinalement, il glisse sa main droite dans la poche de son manteau. Et entre ses doigts, il sent quelque chose. Intrigué, il ressort sa main.

Sur sa paume s’est posé un petit papillon rouge.
« Letzte Änderung: 4. Januar 2015, 05:49:53 Uhr von limeye »
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Offline limeye

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Re: Just in your dreams...
« Antwort #20 am: 5. Januar 2013, 15:04:08 Uhr »
Leurs vacances sont finies, mais pas les miennes encore, alors, je continue un petit peu...  ;)

 ihre Ferien sind vorbei, aber nicht von mir. Dann schreibe ich ein wenig.  ;)

Limeye  :)


New York. 5 janvier

Elle est debout depuis le milieu de la nuit. Elle ne parvient pas à se rendormir, après son départ. Elle s’est emmitouflée dans son manteau et, de sa terrasse, elle a vu dans le lointain le vaisseau atterrir, puis moins d’une heure après, décoller.  Ils sont partis… Elle ne sait pas vers où, ni quel danger, ni pour combien de temps.

Elle se recouche, se relève, se recouche encore. Un temps, elle a espéré qu’en retrouvant son odeur dans ses draps, elle trouverait le sommeil, mais c’est peine perdue. Finalement, sur le coup des 4h, elle se prépare un thé et met un peu de musique. Elle hésite, entre quelque chose de très calme, Chopin par exemple, ou au contraire, du bon vieux rock n’roll. Finalement, elle choisit l’album Alchemy, de Dire Straits. Pour le mélange des deux, des chansons calmes et d’autres qui vont la booster, elle le sait.

Après Telegraph Road, dont elle adore cette version, elle file sous la douche. A partir de 6h, elle doit rallumer son téléphone sur le canal des urgences. Ezra fait de même de son côté, elle le sait. Et ils se retrouvent au bureau à 9h. Si la situation reste calme, ils pourront alors dîner avec Ken comme convenu la veille.

A sa tête, quand ils se retrouvent, Ezra devine qu’il y a un souci. Et quand elle lui dit qu’elle viendra seule le soir-même, il comprend tout de suite pourquoi.

- C’est ainsi, dit-elle simplement. De ce point de vue, rien ne change.

La journée est calme. Pas d’alerte, rien que de la routine. Aucune convocation chez Anders ou chez le Président, comme elle l’espérait un peu. Un appel de Curtis, en tout début d’après-midi. Juste pour dire qu’ils font bonne route et qu’avant que la liaison vidéo ne se coupe, il veut la voir une dernière fois. Les messages suivants ne pourront être que vocaux, à cause de la distance. Ou écrits. Et encore, s’ils peuvent en envoyer. Tout ira bien, dit-il pour la rassurer, sans savoir que ces mots ne la rassurent nullement.

Le soir venant, ils quittent l’immeuble de la police interplanétaire et retrouvent Ken qui est rentré dans l’après-midi de Washington et qui a commencé à dresser la table et les attend patiemment. Il est ravi de les revoir, mais déçu que le Capitaine soit déjà reparti. Enfin, il se console avec la bonne nouvelle que Joan lui a apprise la veille et ne sait plus s’il doit lui poser des questions sur le Capitaine ou sur Narna à laquelle il est très attachée. Le jeune adolescent souffre encore du départ des Ashton pour le Canada : quand Joan et Ezra partaient en mission, c’était chez Jelle et Davies qu’il prenait pension et Narna est pour lui comme une petite sœur, la petite sœur qu’il n’a jamais eue. Il aurait pu partir avec eux, Joan, Jelle et Davies lui ont laissé le choix. Mais il a finalement préféré rester à New York, au moins pour cette première année. Il pourra toujours changer d’avis à la fin de l’année scolaire. Mais la contrainte, c’est aussi d’être maintenant en pension, car Joan et Ezra peuvent avoir à repartir n’importe quand, et plus personne n’est là, désormais, pour s’occuper de lui.

La soirée se passe tranquillement, ils ne font que goûter au punch, un fond de verre chacun, et apprécient les autres produits qu’Ezra a rapportés. Il leur montre quelques photos de la petite île paradisiaque sur laquelle il a séjourné, sans pour autant rien révéler de la ravissante créature féminine qui l’a accompagné. Mais Joan n’a pas trop la tête à plaisanter, et même si elle s’efforce d’avoir le sourire et de s’intéresser autant au voyage d’Ezra qu’au séjour de Ken, elle a bien du mal, par moments, à ne pas penser à Curtis.

Et c’est finalement, presque avec soulagement, qu’elle voit arriver 22h et annonce qu’elle va se coucher. Par facilité, elle reste dormir chez Ezra, comme Ken. Comme cela, en cas de besoin, ils partiront ensemble et seront plus vite opérationnels.
« Letzte Änderung: 18. Oktober 2016, 23:58:14 Uhr von limeye »
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Offline limeye

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Re: Just in your dreams...
« Antwort #21 am: 6. Januar 2013, 09:44:42 Uhr »
Journée du 6 janvier. /  Tag 6. Januar

Ich habe Mitleid mit Tachi wer übersetzt.  Ich mache es kurz.  Ich habe keine Ideen für das Schreiben von Aufgaben. Und ich habe eine andere Geschichte zu beenden.

J'ai pitié de Tachi qui assure la traduction. Je fais court pour aujourd'hui. De toute façon, je n'ai pas d'idées pour décrire les missions... et j'ai l'autre histoire à terminer.

Bonne lecture  :)

Limeye  :)


New York. 6 janvier.

Nouvelle de journée d’astreinte. Rien à signaler. Les heures s’étirent. Pas de nouvelles de Curtis. Le soir, à nouveau, Joan rentre avec Ezra chez lui, ils y retrouvent Ken pour une dernière soirée. Il reprend les cours demain. Et leur astreinte se termine le lendemain également à 6h. Ils bénéficieront alors d’une journée de repos. Elle ira peut-être voir sa mère à cette occasion, mais hésite encore à en parler à Ezra. Elle ne veut pas l’obliger à l’accompagner.





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Offline Tachioniumfinder

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Re: Just in your dreams...
« Antwort #22 am: 6. Januar 2013, 14:11:44 Uhr »
Vielen Dank für Dein Mitgefühl. So schnell, wie Du weiterschreibst, kann ich gar nicht übersetzen. Aber es macht nach wie vor Spaß und ich werde weitermachen. Soeben habe ich wieder ein kleines Stück übersetzt !
Du kannst Dich also ruhig um Deine andere Geschichte kümmern..... ;D
Viele Grüße
Tachi

Offline limeye

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Re: Just in your dreams...
« Antwort #23 am: 7. Januar 2013, 18:10:24 Uhr »
New York. 7 janvier. 18h45

Finalement, Joan a abandonné l’idée d’aller voir sa mère. Elle ne s’en sentait pas la force. Elle s’en veut pourtant, se dit que ce n’est pas bien, qu’elle devrait faire un effort. Si elle allait la voir plus souvent, peut-être que cela changerait quelque chose, ferait évoluer son état ? L’un des médecins lui a assuré que ce serait le cas, un autre lui a dit le contraire… Qui croire ?

Oh, bien sûr, elle se trouve facilement une bonne raison pour ne pas être allée jusqu’à la clinique White Butterfly, et aujourd’hui, comme d’autres fois. Mais qui aurait envie de se retrouver face à un visage vieillissant, à une femme d’à peine 50 ans et qui semble en avoir 70, au regard vide, qui ne fixe rien, aux lèvres qui ne sourient jamais ? Une femme qui ne reconnaît plus aucun visage, pas même celui des infirmiers, des médecins qui s’occupent d’elle. Une femme qui a oublié son propre nom, qui n’a plus de passé, à peine un présent et aucun avenir. Une femme qui ne sait même plus qu’elle a une fille.

Que lui aurait-elle dit ? A chaque fois qu’elle va la voir, Joan lui parle toujours un peu, essaye de raconter son quotidien, de rappeler des événements anciens, d'évoquer des proches, même si ses mots restent sans réponse. Mais aujourd’hui, que lui aurait-elle dit ? Que le feu d’artifice du 1er janvier était magnifique ? Sa mère ne remarque pas les changements de saison, et encore moins d‘année. Qu’elle a vu Jelle, Davies et Narna ? Sa mère ignore qui est Narna, et ne se souvient plus ni de Jelle, ni de Davies. A quoi bon alors lui dire qu’elle a passé deux jours au Canada ? Sa mère ne se rappelle plus aucun lieu.

Et Curtis ? Pourquoi parlerait-elle de Curtis à sa mère ? Lui dirait-elle que celui qu’elle aime lui a enfin fait sa déclaration ? Qu’ils ont fait l’amour ? Qu’elle n’a jamais été aussi heureuse avec un homme ? A quoi bon dire à sa mère qu’il est l’homme de sa vie ? Est-ce que sa mère se souvient de ce que c’est qu’aimer ?
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Offline limeye

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Re: Just in your dreams...
« Antwort #24 am: 8. Januar 2013, 14:25:36 Uhr »
New York. 8 janvier. Le soir.

Joan a repris ses crayons, ses papiers. Elle a mis un peu de musique. Chopin, oui, ce soir est un bon soir pour écouter Chopin. Elle s’est installée dans sa chambre, a déplié le petit chevalet qu’Ezra lui avait fixé au mur lorsqu’elle avait pris possession de l’appartement. Le jour, quand elle s’y installe, elle peut profiter de la belle lumière de l’après-midi. Mais ce soir, ce qu’elle veut, c’est surtout être dans la pénombre, avec juste la lumière qui éclaire le papier.

Elle aiguise soigneusement ses crayons, choisit le gris pour faire les esquisses. Les couleurs viendront plus tard. Un instant elle ferme les yeux, pour se concentrer. Comment dessine-t-on l’amour ? La joie ? Le plaisir ?

Auparavant, elle avait sorti les quelques croquis qu’elle avait faits de lui, en secret. Mais aucun ne lui plaît vraiment. Trop difficile de rendre ses expressions, son sourire, son regard. Surtout son regard.

Elle soupire, se dit encore une fois qu’elle n’y arrivera pas. Pourtant, il doit bien y avoir une solution pour coucher sur le papier ce fichu regard, ces insondables yeux gris. Mais comment peut-elle rendre ce voile sombre qui en émerge quand il la regarde ? Cela lui paraît soudain presque plus difficile que de reproduire les reflets changeants de la mer d’Ixio.

Peut-être est-elle là la solution, finalement, faire comme pour la mer… capturer ce regard dans la mouvance d’une vague, dans une gerbe d’écume, dans le reflet d’un nuage…
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline limeye

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Re: Just in your dreams...
« Antwort #25 am: 9. Januar 2013, 05:42:30 Uhr »
New York. 9 janvier. 11h.

Code sécurisé. Destinataire : Le Comète. Niveau d’encodage maximal.

Partons EG et moi. Durée de la mission : indéterminée. Mission de type 3. Objectif Uranus et la bande de Seth Carus. Prenez soin de vous, nous prendrons soin de nous. Ltnt Randall.


Curtis a pris connaissance du message. Seth Carus… c’est la pire ordure qui soit ! Un redoutable bandit, bien pire que Kim Ivan en ses plus hautes heures de gloire. Bon sang ! Et Carthew qui les a envoyés vers Cassiopée… Il n’a pas le choix. Il doit leur faire confiance. Il doit… lui faire confiance. Mais cesser d’avoir peur pour elle, ça… c’est tout à fait autre chose.
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Offline limeye

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Re: Just in your dreams...
« Antwort #26 am: 10. Januar 2013, 17:09:30 Uhr »
Hallo Earthquake !

Ich dachte, eine Kurzgeschichte zu schreiben, nur für das neue Jahr.  Aber August hat mich herausgefordert, bis zum Ende des Urlaubs zu schreiben...

Ich schrieb ein bisschen mehr  :D !

Ich habe einige Ideen für die kommenden Wochen ... Renditen für ihre Mission.  Ich habe keine Lust zu dieser Zeit Geschichten mit Missionen zu schreiben. Ich habe keine Ideen.

Aber ich möchte die ersten Momente ihres gemeinsamen Lebens vorstellen.  Ich hoffe, Ihnen originelle Geschichten, manchmal lustig, manchmal sehr romantisch.  [loveu]

Vielleicht wird es ein Streit sein, ich weiß es noch nicht...  [argue]

Tachi bietet eine große Übersetzung, bin ich sehr glücklich!

Bye  [hello]!

Limeye  :)
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Offline Tachioniumfinder

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Re: Just in your dreams...
« Antwort #27 am: 10. Januar 2013, 20:43:01 Uhr »
Hallo Limeye,
gerne übersetze ich Deine wunderschöne, romantische Geschichte weiter !  [flower]
Ich liebe diese tiefmenschlichen Gefühle mal abseits des großen Heldentums.... ;)
Unser Teamwork macht mir viel Spaß und stellt eine echte Herausforderung dar.....
Viele Grüße
Tachi

Offline limeye

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Re: Just in your dreams...
« Antwort #28 am: 24. Januar 2013, 09:04:45 Uhr »
Hallo Earthquake !

Vielen Dank für Ihre Nachricht und Ihre Glückwünsche.

Ich tatsächlich versuchen, diese Geschichte in den frühen Tagen (und schließlich Wochen) von ihrer Beziehung vorstellen, aber nur in dem, was sie täglich.

Zunächst hatte ich nur geplant, um eine kurze Geschichte über zwei Tage, deren Zentrum die Liebeserklärung Curtis schreiben. Aber ich habe die Inspiration, um fortzufahren! Aber ich tue es in Echtzeit. Diese Geschichte wird über mehrere Monate zu entfalten, auch auf dem Forum.

Mein Ziel ist nicht geerzählt, um ihre Abenteuer im Weltraum, die Gefahren sie ausgesetzt sind, zu erfinden Feinde, usw... Dies wird sehr gut in viele andere Geschichten getan. Ich bevorzuge zu nähern diese Geschichte auf die Perspektive und Gefühlen der Entdeckung gut, und insbesondere zeigen, wie Curtis allmählich entdecken Aspekte des Lebens von Joan, dass er nicht bis jetzt bewusst war, oder dass er nicht alle Details wusste.

Zum Beispiel, seine musikalischen Vorlieben - das sind auch meine!  ;) - Oder die komplizierte Beziehung mit ihrer Mutter.

Ich denke, dass wenn sie abgeschlossen sind, diese Geschichte kann auch als die in den vorstehenden Geheimnis Beloga gelesen werden.

Viele Grüsse !

Limeye  :)
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Offline limeye

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Re: Just in your dreams...
« Antwort #29 am: 4. Februar 2013, 04:53:52 Uhr »
Bonjour à toutes et tous !

Je continue à relever le défi (et pas celui d'un magicien fou !) d'écrire au jour le jour le début de la relation effective entre Joan et Curtis, en dehors des missions. Je remercie encore une fois Tachi qui a fait un superbe travail en traduisant en allemand les journées de janvier (plus la soirée de décembre !), et voici donc le début du récit de quelques journées de février. Avec retrouvailles à la clé  [loveu] (mais soyez patients quand même, ce n'est pas pour aujourd'hui  [devil]

Bonne lecture ! Et bonne journée !

Limeye  :)


Quelque part, dans la galaxie. 4 février. 2H48 (Temps universel)

- Grag, on prendra la route suivante : 22 degrés d'ici un quart d'heure. Puis tu obliqueras sur 47 degrés bâbord, jusqu'à Kuiper. Route la plus directe possible ensuite vers la Terre.
- On s'arrête sur Tycho avant ?
- Non. Vous me déposerez sur Terre et vous rentrerez sur Tycho.
- Mouais, fait Otho. A toi les vacances avec Joan, et à nous les corvées des réparations du Comète.
- Je pourrais vous proposer des vacances si vous voulez. Mais vous vous ennuieriez très vite et vous rendriez la vie impossible à Simon. Et de toute façon, il faut que je voie Carthew pour le mettre au courant de ce que nous avons trouvé sur Béthem. Et ensuite… je ne sais même pas si Joan est rentrée d’Uranus. Et si ce n’est pas le cas, j’ai bien l’intention d’apprendre où ils en sont, Ezra et elle.
- La bonne excuse...
- Serais-tu jaloux, Otho ?, demande Curtis un peu amusé.
- Pff... je vais juste être obligé de supporter une vieille boîte de conserve métallique grinçante et grincheuse... tu parles de vacances...
- Vous aurez une mission importante à réaliser sur Tycho, continue Curtis avant que Grag ne puisse répondre à Otho.
- Laquelle, chef ?, demande le robot, soudain intéressé.
- Préparer la base pour la future visite de Joan.
- Ah, si c'est cela que tu voulais nous donner à faire pour nous occuper, alors aucun souci, je suis partant !, reprend Otho.
- Ca me plaît aussi comme job, chef, dit le grand robot.
- Alors, c'est parfait.

Et le voyage retour vers la Terre se poursuit tranquillement.


New York. 4 février. 16H50

Joan pousse enfin la porte de son appartement. La voilà de retour chez elle. Comme toujours, elle a un peu de mal à se retrouver dans son espace de vie. Il y fait froid, car elle laisse toujours le chauffage au plus bas quand elle s’absente.

Elle et Ezra ont atterri ce matin, mais il leur a fallu d’abord passer voir Anders, pour lui livrer un premier rapport oral sur leur mission. Ils en auront un à lui remettre par écrit d’ici trois jours. Mais pour l’heure, elle a droit à une journée de repos, demain.

Elle n’est pas fâchée de retrouver New York, après plusieurs semaines sur Uranus, pour une mission qui a été particulièrement difficile et éprouvante. Ils ont pu enquêter et remonter la piste de Seth Carus, même si ce dernier est toujours en fuite. Ses principaux lieutenants ont été interpellés et conduits sur Cerberus, son réseau démantelé, ses points de chute découverts. Il ne bénéficie désormais d'aucun soutien important et une équipe spécialisée a pris la relève pour le poursuivre en dehors du système solaire.

Une des premières choses qu’elle fait est d’écouter les messages qu’elle a reçus durant son absence. Elle en espère un de Curtis, mais s’attend aussi à son silence. Elle n’a pas réussi à savoir où se trouvaient les Futurmen quand elle est passée au bureau. Sont-ils toujours vers Cassiopée ? Sont-ils rentrés ? Ou sur le chemin du retour ? Elle ne sait pas non plus exactement en quoi consistait leur mission : Curtis ne lui en a rien dit. Par manque de temps, mais aussi par nécessité. Le secret fait aussi partie de leurs métiers.

Elle passe en revue tous les messages, un certain nombre ne présente guère d’intérêt. Elle note juste que Jelle l’a appelée deux fois, dont une dernière fois il y a trois jours, que Salomé et Victor aussi l’ont appelée, pour prendre des nouvelles. Et qu’il y a dix jours, Curtis lui a envoyé un court message écrit, lui disant que tout allait bien pour eux.

Elle regarde sa montre : elle peut appeler sur Ixio, mais à Vancouver, c’est l’heure de la sieste. Elle sait combien ce moment est important pour Jelle et pour Narna. Elle les appellera dans la soirée. C’est avec joie qu’elle entre en communication avec ses parents adoptifs, les parents de Jelle.

- Joan ! Te voilà rentrée ?
- Oui, Salomé.
- Tout s’est bien passé ?
- Oui, et vous, comment allez-vous ?
- Bien, ma chérie. Il fait un temps magnifique depuis une semaine. Nous n’arrêtons pas entre le potager et la cuisine…

Joan sourit. Elle imagine en effet parfaitement Salomé dans son jardin, avec Victor, le matin, à la cueillette à la fraîche, puis l’après-midi, à la cuisine, à faire les conserves de tomates, de haricots, de petits pois.

- As-tu commencé des confitures ? Tu sais que j’ai réussi à en glisser un pot dans le sac de Curtis quand il est parti le mois dernier ?
- Je m’en doutais ! Laquelle a-t-il préférée ? Si tu viens nous voir cette année… ou quand nous viendrons pour la naissance d’Aziliz, je t’amènerai aussi des provisions. Il n’y a pas de raisons que seuls Jelle et Davies en profitent !
- Ca me ferait très plaisir ! Mais, dis-moi, vous allez vous baigner au moins ?
- Oui, le soir… tu aimerais, ma chérie. Je pense à toi à chaque fois que je vais prendre un bain.

Leur conversation se poursuit encore un moment. Mais quand elle se termine, Joan ressent un petit pincement au cœur. C’est toujours ainsi quand elle peut leur parler. Ils lui manquent aussi beaucoup, et elle aimerait les voir plus souvent. Presque un an déjà qu’elle ne les a pas vus. Trois ans qu’elle n’est pas allée sur Ixio.

Et cela lui fait repenser à Curtis. A la promesse qu’il lui a faite de l’emmener sur Ixio pour son anniversaire. Mais aura-t-elle des congés fin mars ? Et lui ? Sera-t-il revenu ? Ne sera-t-il pas reparti ?
 
Elle aime son métier, elle aime partir avec lui en mission, et se demande quand cela se reproduira. La dernière fois qu’ils sont partis ensemble, c’était au début de l'automne.

Elle décide alors d’appeler sur Tycho. Comme elle s’y attend, elle n’obtient pas de réponse. Seule solution : un message écrit à destination du Comète. Mais qui mettra un certain temps à leur parvenir, selon l’endroit où ils se trouvent.

« Letzte Änderung: 12. September 2015, 18:14:46 Uhr von limeye »
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).