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Autor Thema: Geheimnis Beloga  (Gelesen 10270 mal)

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Offline Johanna

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #15 am: 20. Dezember 2012, 13:07:38 Uhr »
Langsam wird es richtig spannend.
Hat Curtis das Foto aus seinen Rümen geholt?
Und wenn ja, warum bleibt er verschwunden?
Kann es kaum erwarten, wie es weiter geht.

Viele Grüße

Johanna
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Offline limeye

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #16 am: 20. Dezember 2012, 13:55:28 Uhr »
Hallo Johanna  :),

Sie werden bald wissen, warum Curtis ist verschwunden. / Vous saurez bientôt pourquoi Curtis a disparu.

Aber ich kann jetzt schon sagen : Curtis gewann nicht das Foto mit ihm. / Mais je peux dire déjà que ce n'est pas Curtis qui a emporté la photo avec lui.

Ich bereite eine kleine Suite für heute Abend. / Je prépare une petite suite pour ce soir.

Ich lese Ihre neue Geschichte. / Je vais lire ta nouvelle histoire.

Bis bald !

Limeye  :)
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Offline limeye

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #17 am: 20. Dezember 2012, 16:35:32 Uhr »
Nur ein bisschen...

**

- Vous êtes sûr que c’est elle ?

- Oui. Ils ne sont pas nombreux à pouvoir entrer dans la base de Tycho. Et elle y est parvenue sans problème. De plus, elle ressemble vraiment beaucoup à la photo que nous avons récupérée.
- Elle n’est pas coiffée pareil…
- Ne t’inquiète pas, SoBy, c’est bien elle. Allons la chercher.

**


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Offline Tachioniumfinder

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #18 am: 20. Dezember 2012, 22:42:54 Uhr »
J'attends avec impatience la suite.... [goodjob]
Tachi

Offline limeye

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #19 am: 21. Dezember 2012, 09:32:12 Uhr »
Bonjour  :) !

Ich danke Ihnen für Ihre Geduld ! Das Geheimnis wird steigen : und Sie mit weiteren wichtigen vertraut. Es wurde von einem Comic inspiriert, La complainte des landes perdues.

Bonne journée  :)

Limeye  :)



Joan rouvrit les yeux. Pendant un moment, elle se demanda où elle était. Elle ne reconnaissait rien de ce lieu. Était-ce un de ces rêves qu’elle faisait parfois ? De tous ces mondes qu’elle avait parcourus et qui se mêlaient dans un étrange ballet ? Elle entendit un léger bruit à ses côtés et tourna la tête. Elle vit alors l’être le plus particulier qu’il lui ait jamais été donné de rencontrer. Mais ce n’était que la première d’une longue série de surprises.

C’était une… personne toute petite, d’un mètre à peine. Vraisemblablement de sexe féminin, car elle en avait les formes et portait ce qui pouvait se décrire comme une robe assez courte, faite d’un tissu un peu épais et solide, avec une seule bretelle sur l’épaule droite. Sa peau était de couleur brun-vert, elle avait de courts cheveux ou poils. Et son visage était tout rond, son nez était formé de trois narines, sa bouche était un mince filet brun un peu plus clair que la couleur de sa peau, et ses yeux d’un beau vert sombre.

La créature, car Joan avait bien du mal à trouver un autre mot que celui-là, s’approcha doucement d’elle et la jeune femme devina qu’elle était un peu intimidée. Elle lui tendit une sorte de récipient en bois, avec de l’eau. En voyant l’eau, Joan prit conscience que sa bouche était vraiment sèche et qu’elle avait très soif. Elle se demanda alors depuis combien de temps elle n’avait pas bu. La créature émit un son étrange, guttural, et avant même que Joan ait pu tourner la tête, elle comprit qu’une autre créature était sortie de la pièce où elle se trouvait. Ce n’était d’ailleurs pas vraiment une pièce, mais plutôt un abri, à mi-chemin entre une tente indienne et une cabane de branchages et de feuilles.

Quelques instants plus tard, quelqu'un entra dans l'abri. Et soudain, la mémoire revint à Joan. Alors qu'elle était sortie de la chambre de Curtis, elle avait aperçu cette personne dans le couloir de Tycho, puis tout était devenu noir.

C'était un homme, de haute taille, Joan estima qu'il devait facilement mesurer deux bons mètres, de belle stature. Son visage était caché par un grand foulard blanc, un peu à la manière des Touaregs, et on ne pouvait distinguer que ses yeux, de très beaux yeux noirs. ll était vêtu comme un guerrier, d'une sorte de pantalons assez serrés sur les jambes, et d'une tunique qui descendait à mi-cuisse, blanche et noire. Et il était impossible de voir le moindre centimètre de sa peau, en dehors de ses yeux. Même sa bouche était cachée par le long foulard, et ses mains étaient de même couvertes par des gants blancs.

- Bonjour Joan Randall, dit-il d'une voix grave qu'elle trouva belle.
- Bonjour. Qui êtes-vous ?
- Je suis Dagor, le dernier des Guerriers des Origines.
- Un Guerrier des Origines ? Je n'ai jamais entendu parler de vous...
- Je le sais. Comment vous sentez-vous ?
- Assez bien... la tête me tourne un peu, mais... vous m'avez enlevée ?
- Pas vraiment. Disons que nous n'avions pas d'autre choix pour vous... récupérer, si je peux utiliser ce mot. Pour vous conduire ici. Mais je vous rassure : vous n’êtes pas prisonnière.
- Où sommes-nous ?
- Sur Beloga.
- Beloga ?
- Oui. Vous n'avez jamais entendu parler de ce monde ?
- Non.
- J'aurai une longue histoire à vous raconter alors. Etes-vous prête à l'entendre ?
- J'ai un peu faim, mais je suis en effet prête à vous écouter.
- Eda va vous donner à manger. C'est une nourriture très différente de la vôtre, j'espère que vous l'apprécierez, je n'ai hélas pas la possibilité de vous proposer autre chose.
- Je ne suis pas difficile.

Dagor s'assit souplement, en tailleur, directement sur le sol. Eda, la créature féminine qui avait donné de l'eau à Joan, s'approcha alors, et tendit un autre bol, rempli de feuilles cuites, de graines et d'étranges baies rouges. Joan y goûta du bout des lèvres, trouva finalement cela plutôt bon et eut une pensée pour Jelle qui aurait certainement été très curieuse de ce genre de plat. Mais Jelle était à New York, enfin, peut-être...

Eda s'assit elle aussi, un peu en retrait. L'homme la remercia d'un signe de tête. Il avait une attitude très respectueuse envers elle.

- Vous vous trouvez ici, chez un peuple très ancien, primitif, comme vous pouvez le constater, qui se nomme les Logas. Il vit sur la planète Beloga, qui se trouve dans la cinquième constellation d'Andromède, autour de l'Etoile Verte de Iorga.

A ces mots, Joan frissonna. Curtis et les Futuremen étaient partis pour leur dernier voyage vers Andromède, même s’il n’était pas dans leurs intentions de s’y rendre vraiment. Y'avait-il un espoir ?

- Ce peuple est un des peuples les plus pacifiques de cette galaxie. Les autres habitants des autres planètes, qu'ils soient populations indigènes ou descendants des Dénébiens, les ont toujours respectés, et le plus souvent ignorés. Mais il y a de cela quelques temps, les Huras ont installé une petite colonie sur Beloga. Au début, tout se passa bien, jusqu'à ce que les Huras découvrent que la planète regorgeait de minerais très précieux à leurs yeux. Ils ont commencé à exploiter le sous-sol, polluer des rivières, détruire des forêts, sacrées aux yeux des Logas. C'est alors que l'un de leur plus grand chef a fait appel à nous, les Guerriers des Origines, pour les aider. D'abord dans un but pacifique, de négociations, faire comprendre que cette terre était à eux, qu'ils acceptaient la présence d'étrangers, mais qu'il fallait la respecter et les respecter. Nous avons tenté une longue médiation, sans résultats. La guerre devenait alors inévitable. Elle fut terrible. Mes frères ont été tués durant cette guerre, ainsi que beaucoup de Logas. Je suis le seul, le dernier, à avoir survécu. Les Huras sont partis… du moins, c’est ce que je croyais.

Le Guerrier marqua alors un temps de silence que Joan respecta. Elle but quelques gorgées d'eau. Il reprit son récit :

- Je suis resté ici, auprès des Logas, pour toujours les protéger et veiller sur eux. Mais il y a peu, une nouvelle menace est apparue, contre laquelle je suis impuissant. Et surtout, seul. Jusqu'à ce qu'un nouvel espoir se lève, lorsque j'appris qu'un équipage, lointain cousin des Débéniens, se trouvait sur Aïmos. Et de ce que j'avais entendu dire de ces hommes, ils pouvaient beaucoup. Ils avaient déjà fait beaucoup depuis qu’ils voyageaient dans notre galaxie. Je suis donc allé à leur rencontre, mais malheureusement, cette menace les avait aussi atteints, du moins certains d'entre eux.
- De quelle nature est cette menace ?, demanda Joan qui n'osait pas poser de question concernant cet équipage, parce qu'elle avait déjà trop peur de la réponse.
- C'est un mal qui se répand à cause d'une lumière qui est apparue dans notre ciel. Les Logas y sont particulièrement sensibles, et surtout... pour eux, cette lumière est létale. Cela se manifeste par un affaiblissement des cellules, puis la peau devient pâle, les yeux vitreux. Ceux qui sont touchés perdent l'appétit, puis meurent, affectés par une sorte d'étrange folie que les Logas ont appelée La Danse de la Mort. Car quelques heures avant de mourir, le malade se relève, s'agite, comme s'il revenait à la vie, se met à danser, chanter, de plus en plus vite, de plus en plus fort, avant de succomber. Nous avons trouvé refuge ici, au cœur d'une des forêts sacrées de Beloga. Les arbres nous protègent, pour l'instant du moins, des rayonnements. Mais il n'est pas possible de continuer ainsi.
- Vous pensez que ce sont les Huras qui ont créé cette lumière ?
- C’est possible. Ou alors quelqu’un d’autre qui a intérêt à conquérir cette planète.

Joan baissa la tête, s'abîmant dans une profonde réflexion. Puis elle demanda :

- Comment avez-vous fait pour m'amener ici ? Il faut des mois pour aller de la Terre à ce monde...
- Par un moyen que je suis le seul à pouvoir utiliser, du moins à ma connaissance. Une façon de se déplacer très rapidement, en devenant en quelque sorte sans consistance. Je peux emmener avec moi quelques personnes, parfois des objets, mais guère plus. Et aller ainsi d'un lieu à un autre, en franchissant des distances extraordinaires. C'est l'un des pouvoirs des Guerriers des Origines.

Elle hocha la tête, elle avait compris.

- Vous m'avez donc "enlevée" sur Tycho de cette manière ? C'est aussi ainsi que vous avez pu entrer sur Tycho sans être gêné par les portes et les codes ?
- Oui.
- Mais... comment saviez-vous que j'y serai ? Comment connaissiez-vous cet endroit ?
- Parce que quelqu'un m'en a parlé. Et m'a demandé d'aller vous chercher. Parce que vous êtes la seule à pouvoir faire quelque chose, du moins, il l'espère.
- Et qui... ?
- Le professeur Simon Wright.
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Offline limeye

  • Simon Wright
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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #20 am: 22. Dezember 2012, 09:57:50 Uhr »
Hallo Freunde  :) !

Hier ist der Beginn des zweiten Teils.  Die Situation ist schwierig, aber nicht hoffnungslos.  ;)

Voici le début de la deuxième partie. La situation est difficile, mais pas désespérée !

Bonne lecture et bonne journée  :)

Limeye  :)



DEUXIEME PARTIE


Joan resta silencieuse. Simon ! Simon était ici ! Alors...

Le Guerrier la regarda sans dire un mot. Le professeur Wright lui avait dit qu'elle serait certainement très émue et secouée quand il commencerait à lui révéler toute l'histoire. Mais il admira aussi son courage et cette force intérieure qu'il percevait et se dit qu'il restait en effet, peut-être encore un espoir. A condition de trouver le moyen de guérir le Capitaine et l'androïde. Et pour cela, le professeur Wright avait besoin de cette jeune femme.

- Comment vous sentez-vous ?, finit-il par lui demander.
- Comment peut-on se sentir quand on retrouve un peu d'espoir ?, répondit-elle.

Il fit un simple signe de tête. Eda bougea légèrement. Elle aussi avait compris, et deviné les sentiments qui agitaient la jeune femme.

- Que faut-il que je fasse ?
- Le professeur Wright va vous l'expliquer précisément. Vous sentez-vous en état de vous lever et d'aller à sa rencontre ?
- Oui.
- Mais aussi...
- Mais aussi, quoi ?
- De revoir Curtis Newton ?
- Il est vivant ?, avait-elle crié.
- Encore oui. Et nous espérons le maintenir suffisamment longtemps en vie pour que vous trouviez le moyen de nous aider à le guérir. Du moins, c'est ce qu'espère le professeur.
- Amenez-moi auprès de lui, dit elle un peu brusquement, d'un ton qui affichait fermeté et détermination.

Le même ton qu'elle avait employé pour répondre à Jelle quand elle lui avait dit qu'elle irait sur Tycho.

-Alors, mettez ceci avant de sortir.

Et il désigna une combinaison spatiale posée au pied du lit. Puis il sortit et Eda le suivit, laissant seule la jeune femme.

Joan resta assise quelques secondes sur le bord du lit, essayant de remettre en ordre tout ce qu’elle venait d’apprendre et surtout, de calmer les battements de son cœur. Curtis était vivant ! Mais peut-être plus pour longtemps…

Alors elle ôta rapidement ses vêtements et enfila la combinaison spatiale, qu’elle reconnut d’ailleurs comme étant celle qu’elle portait parfois à bord du Comète. Puis elle sortit, et rejoignit son guide.
Son regard fit le tour de l’endroit où elle se trouvait : un camp de huttes, semblables à celle qu’elle venait de quitter. Chaque abri avait été construit au pied d’un grand arbre, dont elle ne pouvait voir la cime. Plusieurs Logas la regardèrent, de ce même air intimidé qu’avait eu Eda, mais aussi avec intérêt.

Elle entendit des bruits étranges et comprit que c’était leur langage.

Dagor l’attendait :

-Venez.

Et elle le suivit à travers le campement. Il était beaucoup plus étendu qu’elle ne l’avait cru au premier abord, mais cela s’expliquait aisément par la nécessité d’avoir installé chaque abri près d’un grand arbre, dans un des endroits les plus touffus de la forêt. Ils mirent quelques minutes à le quitter. Ils avançaient en silence, accompagnés par un Logas dont Joan apprendrait bientôt le nom : SoBy.

Une heure plus tard environ, Joan se rendit compte qu’ils traversaient une partie de moins en moins touffue de la forêt, pour finalement arriver près d’un vaste espace dégagé. A travers les derniers arbres, elle avait aperçu ce qu’elle croyait ne jamais revoir : le Comète.

-Avant de quitter l’abri des grands arbres, mettez votre casque. Vous pourrez l’enlever à l’intérieur du vaisseau. C’est pour vous protéger des rayonnements.

Et elle obtempéra. Puis lui posa la question :

- Vous n’avez pas besoin de vous protéger ?
- Non. Mais SoBy restera en arrière, il vaut mieux éviter qu’il n’avance à découvert. Même si le chemin est court.

Et ils gagnèrent la passerelle du vaisseau.

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline August

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #21 am: 22. Dezember 2012, 18:18:10 Uhr »
Même sur le point de mourir de cette étrange maladie, je ne peux pas imaginer Curtis danser et chanter

Offline August

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #22 am: 22. Dezember 2012, 18:23:51 Uhr »
Même sur le point de mourir de cette étrange maladie, je ne peux pas imaginer Curtis danser et chanter. Il est trop sérieux et se contenterait de crier "regardez" (pour que Mooncat comprenne)  [hello]

Auch am Rande des Sterbens von dieser seltsamen Krankenheit, ich kann mir nicht vorstellen, Curtis Tanzen und Singen. Es ist viel zu ernst und würde nur schreien "guck mal !"


Offline limeye

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #23 am: 23. Dezember 2012, 04:40:12 Uhr »
Bonjour August,

tu as raison : j'avoue ne pas avoir imaginer le comportement du Capitaine s'il arrivait à ce stade de la maladie... Et pour l'instant, seuls des Logas ont été atteints à ce stade. Et comme ils sont différents des humains, il est possible qu'elle agisse différemment aussi...

hum, je vais essayer de traduire mon propos maintenant...

du hast recht : Ich gebe zu, ich habe mir nicht vorstellen, das Verhalten des Kapitäns, wenn er könnte in dieser Entwicklungsstufe (?) (oder Zeitpunkt ?) der Krankheit ... Und bisher haben nur Logas zu diesem Zeitpunkt erreicht worden. Und wie sie sich von Menschen sind, ist es möglich, unterschiedlich zu handeln ...

voici la suite.



- Bienvenue, Joan. Je suis heureux de te revoir.
- Moi aussi, professeur, moi aussi... Si vous saviez…
- Je me doute. Mais nous parlerons de tout cela plus tard. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps. Suis-moi.

Et Simon la précéda dans le long couloir, la menant jusqu’à la salle de repos du Comète.

-Dagor t’a déjà expliqué, je pense, une partie des raisons pour lesquelles nous sommes ici. Curtis et Otho ont été touchés par les rayonnements, bien avant que nous ayons pris la pleine mesure du danger. C’était peu de temps avant de rencontrer Dagor et une délégation de Logas qui l’avait accompagné. C’est une chance, quelque part, que nous soyons venus jusqu’ici avant qu’Otho et Curtis ne soient trop faibles. Car j’ai pu trouver le moyen de ralentir les effets des rayonnements. Mais pas les stopper, et encore moins trouver le moyen de les guérir tous les deux, ainsi que les Logas chez lesquels le mal n’avait pas trop progressé.
- Où sont-ils ?
- Nous avons transformé quasiment toute la zone de repos du vaisseau en infirmerie. Je veille sur eux tous. Pour l’instant, nous n’avons fort heureusement pas eu de décès, du moins, depuis que j’ai pu mettre au point deux formules d’antidote.
- Deux formules ?
- Oui. Une pour les Logas et une pour Curtis et Otho. Elles sont légèrement différentes.
- Je comprends. Que puis-je faire pour vous aider, professeur et…
- Et ?
- Où est Grag ?
- Il est parti avec plusieurs Logas à une longue journée de marche d’ici pour trouver certaines plantes qui entrent dans la composition de l’antidote. Mais j’ai besoin de certains éléments qui sont sur Tycho. Et tu vas aller les chercher. Car toi seule pourra les trouver.
- Avec Dagor ?
- Oui.
- Pourquoi n’avez-vous pas pu y aller vous-même, professeur ? Ou Grag ?
- Parce que Grag est un robot et que mes éléments métalliques ne peuvent supporter le « voyage » que Dagor nous infligerait. Voilà pourquoi il était absolument nécessaire que nous te trouvions, et je t’avoue que je ne m’attendais pas à ce que tu arrives si vite.
- Dagor m’a trouvée sur Tycho. J’y étais allée, parce que…
- … parce que tu ne supportais plus notre silence ?
- Oui. J’espérais y trouver quelque chose, un indice, un message… je ne sais…
- Je suis profondément désolé, Joan, et Curtis l’était tout autant avant de perdre conscience, de ne pas avoir pu te rassurer, vous rassurer, car j’imagine bien que nos amis étaient tout aussi soucieux et inquiets que toi. Mais nous étions trop loin pour envoyer le moindre message.
- Je le sais, et c’est aussi pour cela que j’ai gardé espoir plus longtemps qu’eux. Plus longtemps même que le gouvernement des Neuf Mondes qui avait officiellement annoncé votre disparition…

Simon plana un moment auprès d’elle. Non seulement, il avait encore bien des choses à raconter à Joan, mais qui pouvaient attendre, mais Joan aussi avait des choses à lui dire. Néanmoins, il avait encore une question importante à poser à la jeune femme.

-Joan, qu’en est-il de la raison qui a fait que tu étais restée sur Terre ?

Alors elle secoua simplement la tête en signe de négation, et ferma les yeux un court instant pour que le professeur n’y voit pas briller une larme.

Il dit alors simplement, doucement :

-Nous allons sauver Curtis, Joan. Je te le promets.

**

Simon expliqua alors à Joan ce dont il allait avoir besoin, et ils préparèrent le « voyage » de la jeune femme avec Dagor. Le professeur n’était pas certain que ce voyage ne la blesserait pas, et il avait d’abord voulu l’examiner pour vérifier que le premier, de Tycho à Beloga, ne lui avait causé aucun dommage. Par précautions, il ordonna qu’elle se repose encore avant de repartir.

- Tu feras deux voyages coup sur coup, Joan, lui dit-il. Sans compter celui qui t’a amenée ici. Cela fait beaucoup en peu de temps. Tu as bien supporté le premier, mais ça ne veut pas dire qu’il en sera de même pour les deux suivants. A moins…
- A moins que quoi, professeur ?
- A moins que Dagor ne revienne seul, avec les produits que tu auras préparés. Et…
- Il en est hors de question, professeur. Vous aurez besoin de moi ici, après.
- Certes, mais pas au point de te faire courir des risques vitaux. Curtis ne le permettrait pas.
- Je sais… Trop dangereux pour moi, n’est-ce pas, professeur ?

Et Simon émit un bruit étrange que Joan connaissait pour être sa manière à lui de rire. Elle lui sourit en retour.

- Tu sais, il a fait beaucoup de progrès par rapport à cela !
- Je sais, je disais ça un peu pour plaisanter. Et de toute façon, en trois ans, il ne m’a pas surveillée non plus et n’a pas pu m’interdire d’en prendre… s’il savait que j’ai vécu au milieu de la pègre new-yorkaise pendant quelques mois…
- Il se dirait qu’il aurait mieux fait de t’emmener avec nous, malgré les risques.
- De toute façon, j’aurais autant pu partir avec vous, professeur. Ca n’aurait rien changé…
- C’est vrai, mais nous ne le savions pas à l’époque. Et toi, non plus.

Puis il ajouta :

- Va te reposer un peu, Joan. La cabine de Curtis est la seule que nous n’ayons pas utilisée pour abriter des malades.
- Je voudrais le voir, avant.
- Tu en es certaine ? Il a été très affaibli par les rayons. Il est maigre à faire peur.

Elle secoua la tête, fixant Simon dans ses yeux lentilles :

- Professeur…
- Je comprends, Joan. Viens.

Ils entrèrent alors dans l’infirmerie du Comète, là où le Capitaine et Otho avaient été installés. Elle eut du mal à reconnaître Otho. Il était, des deux, celui qui avait le plus mal supporté les effets des rayons. Amaigri, le teint blafard. Joan frissonna en le voyant car elle avait le sentiment de se trouver face au cadavre de l’androïde. Curtis n’allait pourtant pas beaucoup mieux. Comme Otho, il avait perdu conscience et Simon le maintenait dans un coma léger, qui permettait d’éviter la dégradation des cellules.

Elle s’avança vers le lit médicalisé sur lequel il reposait. Sa peau n’était pas aussi translucide que celle d’Otho, mais il était néanmoins très pâle. Amaigri, elle vit qu’il avait perdu ses muscles, que ses joues étaient creuses. Même ses cheveux semblaient avoir perdu leur éclat. Elle posa doucement sa main sur son bras, et se sentit un peu soulagée de constater que son corps n’était pas froid. Elle passa alors les doigts dans ses cheveux, dessina les contours de ses traits, soulignant ses sourcils, laissant son index glisser sur son nez, sa joue creusée. Puis elle déposa un très léger baiser sur ses lèvres et lui murmura à l’oreille :

-Je vais revenir, mon amour. Et te sauver. Avec Simon. Nous te sauverons. Moi aussi, je te le promets.



A plus tard  [hello]

Limeye  :)
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Offline August

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #24 am: 23. Dezember 2012, 14:44:52 Uhr »
mehr mehr mehr !! Bitte Limeye  [jump] [jump]

Offline limeye

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #25 am: 23. Dezember 2012, 18:57:17 Uhr »
Voilà, voilà August  ;) !

C'est pratique pour cela les dimanches... surtout que ce sont les vacances ! J'ai presque terminé toute l'histoire, mais j'ai de la relecture à faire alors je continue à vous la livrer petit à petit.

Es ist Sonntag, ich kann schreiben.  Ich habe fast die ganze Geschichte abgeschlossen.  Ich muss wiederholen, so dass ich immer buche (?) Sie Stück für Stück.

bonne fin de week-end !

Limeye  :)


Elle sortit et gagna le cockpit. Elle prit le temps de regarder la belle forêt devant elle, le ciel. Et s’étonna que la nuit gagne déjà. Il fallait qu’elle se repose, Simon avait raison. Il lui était arrivé tant de choses en si peu de temps…   

Mais alors qu’elle allait se retourner, elle entendit des petits bruits qui lui firent énormément plaisir et un large sourire éclaira son visage, un sourire comme elle n’en avait pas eu depuis… plus de trois ans.

- Eek ! Oog ! Oh que je suis heureuse de vous revoir !

Et les deux petits animaux se précipitèrent vers elle, jappant, couinant, sautillant jusqu’à ce qu’elle les prenne tous deux dans ses bras et qu’ils puissent lui faire une vraie fête. Elle entendit alors le pas lourd de Grag et dû faire face à la joie de l’immense robot.

- Joan ! Si je m’attendais à ce que tu sois déjà là ! Mais j’aurai dû m’en douter… Eek t’avait devinée et il nous a fait courir jusqu’au vaisseau, du moins durant cette dernière heure de marche. Je me demandais bien ce qui se passait, et j’avais même peur qu’il ne soit arrivé quelque chose.
- Moi aussi, je suis ravie de te revoir, Grag. Ca fait tellement du bien… j’ai eu si peur pour vous tous, je ne pouvais pas imaginer que l’un d’entre vous au moins ne s’en soit pas sorti…
- Nous nous en sortirons tous, Joan. Même s’il faut que je rampe encore dans la boue et m’écorche les boulons dans la montagne pour trouver ces fichues plantes nécessaires à remettre la boule de gomme d’aplomb.
- Elles sont nécessaires aussi pour nos amis Logas et pour Curtis, n’est-ce pas ?
- Oh oui ! Mais pour eux, tu sais bien que je ferais n’importe quoi…
- Oui, je sais. Mais pour Otho aussi…

Et Grag la regarda d’un air un peu dépité.

- Même s’il est malade, et je dirais, surtout s’il est malade, tu ne peux pas t’empêcher de râler après lui et de le chercher. Le pire, c’est que lorsque c’est l’inverse, c’est pareil…
- Je ne crois pas qu’Otho se préoccupe autant de moi quand je suis en panne, Joan.
- Je peux t’assurer que si, pourtant. Bon, soyons sérieux. Je pense que Simon a besoin de ce que tu lui ramènes.
- J’ai tout déposé au laboratoire. Il travaille déjà, je vais l’aider.
- Moi aussi.
- Non, toi, tu dois te reposer et il m’a dit que je devais veiller à ce que tu gagnes la cabine du Capitaine une fois que je t’aurai saluée. Tu n’as pas le droit de nous rejoindre avant demain matin.
- D’accord, Grag, c’est parce que tu insistes…

Et ils quittèrent tous deux le cockpit, Grag "escorta" Joan jusqu’à la porte de la cabine de Curtis, avant de lui souhaiter une bonne nuit.

**

Fermer la porte. Et se retrouver seule. Dans cet endroit qui lui rappelait tant de souvenirs. Dans cet endroit qui était un peu chez elle, aussi. Elle eut alors le sentiment de reprendre pied. D’arrêter de se perdre.

Elle ôta sa combinaison spatiale, et nue, se dirigea vers les étagères, incrustées dans le mur, où ils rangeaient leurs vêtements. Elle y retrouva, comme sur Tycho, ses propres affaires et sourit en prenant la nuisette avec le grand oiseau bleu qui, quand elle l’enfilait, couvrait son sein gauche. Elle ouvrit ensuite la porte de la petite salle de bain et s’octroya la douche qu’elle attendait depuis des heures. L’eau lui fit du bien, la détendit. Puis elle s’habilla pour la nuit, heureuse de remettre ce léger vêtement de soie qu’elle aimait tant. Qu’il aimait beaucoup aussi.

Avant de se coucher, cependant, elle s’accroupit près du lit, glissa la main sous un des montants et fit coulisser un petit panneau. Elle sourit de ce que sentit sa main, et vida le petit recoin secret. Elle en tira quelques photos, pour la plupart les mêmes que celles qu’elle avait précieusement gardées et que Brian avait trouvées.

Elle s’était demandée pourquoi Simon avait eu besoin d’envoyer Dagor sur Tycho, pour prendre une des photos de la chambre de Curtis, afin de la reconnaître, pour ensuite la trouver. Tout simplement parce que Simon ignorait l’existence de ce petit recoin secret, sous le lit du Capitaine. Que Simon ignorait où Curtis rangeait les photos d’elle.

Elle retourna une des photos, une qu’il avait prise, juste son visage, avec ces étoiles qui s’allumaient dans ses yeux. Elle lui souriait. Au dos, elle avait écrit un petit message qu’elle connaissait par cœur :

Comme un navire au port, contre vents et marées,
Tu défends mes trésors, tu caches mes secrets.
Comme un pâle cerbère, tu gardes notre enfer
Et tu m'aimes, et je t'aime.*


Elle se coucha, et pour la première fois depuis trois ans, elle ne fit aucun cauchemar.

*Barbara

« Letzte Änderung: 24. September 2014, 05:36:44 Uhr von limeye »
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #26 am: 24. Dezember 2012, 08:07:37 Uhr »
Hallo Leute  :) !

Nur ein bisschen...

Vous allez en apprendre plus sur la meilleure amie de Joan, Jelle. C'est un personnage que j'ai créé il y a six mois, que j'aime beaucoup.

Sie werden mehr über die beste Freundin von Joan lernen, Jelle.  Dies ist ein Charakter, den ich schuf sechs Monate her, dass ich liebe.

Si vous le voulez (et le pouvez), vous pourrez en apprendre plus sur elle sur le site français de Capitaine Future (le site de Pascal).

Wenn Sie wollen (und können),  sie werden bald erfahren Sie mehr darüber auf der Französisch Webseite von Captain Future.

J'ai écrit une TRES longue  :D histoire qui raconte l'enfance de Joan.

Ich schrieb eine SEHR lange Geschichte über die Kindheit von Joan.

Viel Spaß beim Lesen!  :)

Limeye  :)




Elle se réveilla avec le sentiment d'avoir très bien dormi, d'être reposée, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps. La lumière du jour entrait à plein dans la chambre, par les deux hublots sur le mur en face d'elle. Elle ne bougea pas, laissant le sommeil la quitter en douceur. Elle n'avait pas dormi, repliée comme un bébé, mais couchée sur le ventre, étalée de tout son long, les bras en croix, comme si elle avait voulu occuper tout l'espace du large lit. Alors qu'elle savait très bien que même lui ne le pouvait pas.

Elle ne voulut pas tourner la tête pour regarder vers le mur, car elle savait qu'il n'était pas à ses côtés. C'était la première nuit qu'elle dormait ici sans lui. Enfin, il arrivait parfois, quand ils étaient en mission ou en voyage qu'elle se repose sans lui, et lui sans elle, mais jamais une nuit entière.

Elle fronça les sourcils, et résolument se leva. Elle devait se préparer pour le voyage vers Tycho. Chaque heure pouvait être précieuse. Elle s'habilla rapidement, renfilant sa combinaison spatiale comme Simon le lui avait conseillé la veille, et sortit de la cabine pour gagner le laboratoire où elle pensait trouver le professeur et Grag.

**

- Ezra ! Il lui est arrivé quelque chose ! Il faut la rappeler…
- Jelle… on a essayé il y a moins d’une demi-heure… elle dort peut-être ?
- Arrête de raconter n’importe quoi ! Elle ne dort pas ! Ca fait plus de 24h qu’elle ne nous a pas donné signe de vie…

La jeune femme brune tournait en rond sur la terrasse.

- Il faut aller sur Tycho, dit-elle soudain.
- Aller sur Tycho ? Tu veux qu’on aille sur Tycho ?
- Oui. Tu connais les codes, non ?
- Bien sûr… avec Joan, je suis le seul, en dehors des Futuremen, à les connaître.
- Alors, débrouille-toi pour trouver un vaisseau et on y va !
- Tu viendrais avec moi ?

Ezra avait écarquillé les yeux. Jelle détestait les voyages spatiaux. Déjà, prendre la navette pour venir de Vancouver à New-York avait été un vrai défi pour elle, alors se rendre sur la Lune… 

- Ezra… s’il lui est arrivé quelque chose, je ne me le pardonnerai jamais. Elle a besoin de nous. Tu as vu dans quel état elle se trouvait avant de partir ?
- Je sais…
- Elle est à la limite de commettre l’irréparable. Si elle ne trouve rien là-bas, je ne donne pas cher de sa peau. Et là, j’ai vraiment peur, Ezra. Vraiment.
- Je le sens, Jelle. Moi aussi, j’ai peur. Mais…
- Mais quoi ?
- Jelle… comment peut-elle faire pour vivre ? Sans Curtis ? Après tout ce qui est arrivé ? Tout ce qu’elle a perdu…
- Tu veux que je te dise une chose, Ezra.
- Vas-y, je t’écoute.

Le colonel avait poussé un long soupir, résigné. Faire entendre raison à Joan était difficile, mais à Jelle… c’était mission impossible.

- Moi, je suis persuadée qu’ils sont encore vivants. Quelque part. Et qu’il faut qu’on aide Joan à les trouver.
- D’où tiens-tu ça, Jelle ?
- Intuition féminine. Sixième sens. Réflexion. Impossibilité pour un super héros de passer de vie à trépas comme ça, sans prévenir, sans en demander l’autorisation.
- Tu n’as pas accepté non plus, Jelle…
- Qu’est-ce que je n’ai pas accepté ?
- Les conseils de Suzy et Clara…

Jelle agita le bras d’un air excédé.

- Elles n’avaient pas forcément tort. Mais je ne suis pas étonnée non plus qu’on en soit arrivé là ! Je connais Joan mieux qu’elles. Pour n’importe qui d’autre, j’aurais dit qu’elles avaient raison et j’aurais encouragé cette personne dans ce sens. Mais vouloir absolument que Joan refasse sa vie… si vite, après tout ce qui était arrivé…
- Suzy et Clara n’avaient pas tous les éléments. N’oublie pas que nous sommes les seuls à les avoir… qu’elle nous a demandé le secret…
- Je sais, je sais… et je sais aussi que tu t’es pris ça en pleine figure, que tu étais aux premières loges…  Et c’est aussi pour cela que je dis que c’était une erreur, c’était trop vite !
- Joan ne pouvait pas non plus rester à ressasser indéfiniment… ce n’est pas dans son caractère. C’est une battante.
- Une combattante, oui. Mais encore une fois, ce n’était pas la solution ! Regarde ce que Brian a fait ! Imagine, Ezra, ose imaginer une seule seconde ce qui serait arrivé s’il avait déchiré une des photos ? Si l’une des bagues s’étaient brisées ?
- Je pense qu’il serait, au mieux à l’hôpital, au pire à la morgue, et que nous… nous serions en train d’attendre dans les couloirs d’un tribunal…
- Exactement. Alors, maintenant, on va faire tout ce qu’on va pouvoir pour réparer ce genre de conneries !
- Et tu penses qu’aller sur Tycho irait dans ce sens ?
- Oui.

Et la réponse de Jelle fut sans appel. Ezra resta silencieux un moment, les yeux dans le vague.

Un début d’après-midi, il y a trois ans… Il était au bureau, Joan était assise en face de lui. Elle était pâle depuis le matin. Elle se leva en disant qu’elle se sentait bizarre, qu’elle allait peut-être vomir. Mais à peine debout, ses genoux avaient fléchi et elle était tombée au sol, évanouie. Il avait quitté son siège d’un bond, et avait vu avec horreur une tâche de sang s’agrandir sur son ventre, ses cuisses. Le médecin de service, vite, courir dans le couloir avec le brancard, les premiers soins, puis l’ambulance, l’hôpital. Enfin, dès qu’il avait pu, appeler Jelle à la rescousse… Il y avait plus qu’urgence. Question de vie ET de mort.

Il se leva, rentra dans la maison. Par la fenêtre entrouverte du bureau, Jelle l’entendit composer un numéro, puis parler un moment. Elle sourit. Elle avait gagné. Tant pis si elle allait être malade comme un chien à cause du voyage. Elle pouvait supporter de vomir ses trois derniers repas pour aider Joan, pas de rester là sans rien faire. Ca non, elle ne le pouvait pas.



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Offline August

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #27 am: 24. Dezember 2012, 17:53:41 Uhr »
Tu es cruelle Limeye  ;D  :)
Tu rends la vie de Joan vraiment la plus difficile possible, elle doit avoir besoin d'une aide psychologique. Elle a vécu trois ans d'enfer sans son amour, et quand il sera guéri, il faudra qu'elle lui explique qu'elle a eu plein de copains (Ted, Brian et les autres). Il ne peut pas lui en vouloir puisqu'elle le croyait mort, mais ça ne va quand même pas lui faire plaisir [wallbash]

Mais s'il te plait, continue l'histoire !


Du bist grausam Limeye ;D
Mit dir, Joan Leben ist so schwer wie möglich, sie wird ein psychologue artz brauchen. Sie hat eine verzweifelt und traurig leben  für drei jahren ohne seine Liebe. Als er wieder gesund ist, muss sie erzählt Brian, Ted und andere. Er kann nicht böse sind weil sie dachte er töt war, aber er wird wahrscheinlich nicht glücklich sein  [wallbash]
 

Offline limeye

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #28 am: 24. Dezember 2012, 19:16:20 Uhr »
Joyeux Noël à tous !

Un petit peu de la suite...

Je sais, August, c'est terrifiant la vie de Joan... son meilleur soutien psychologique, c'était Jelle. Et Ezra un peu aussi.  ;)



Joan avait rejoint le professeur Simon à l’infirmerie. Elle voulait s’assurer qu’elle pouvait quand même manger un peu avant le voyage avec Dagor. Et puis, elle voulait aussi revoir Curtis une dernière fois avant de partir.

Simon assurait les soins quotidiens, vérifiant que l’antidote agissait toujours, même s’il était incomplet. Ils relurent ensemble les indications concernant les produits dont il avait besoin et qu’elle allait trouver dans le grand laboratoire de Tycho.

- N’utilise rien de métallique pour les transporter, Joan. Il y a des récipients souples, et pour certains, tu pourras même prendre des enveloppes ou des petits cartons. Il y en a dans le laboratoire.
- Je trouverai, professeur, n’ayez crainte.
- Le souci, c’est que tu vas devoir faire une manipulation avec l’antérite. Il se trouve uniquement sous forme liquide dans le laboratoire, il faut que tu parviennes à le solidifier. Tu y arriveras ?
- Oui. Je vous ai déjà vu manipuler l’évaporateur.
- Surtout, repose-toi avant de repartir. Et prends le temps de faire un vrai repas sur Tycho, après  ton arrivée. Puis de laisser au moins 8 heures se passer avant de refaire le voyage retour. Sinon, tu risques d’arriver ici en étant très malade.
- Je vous le promets.
- Bien. Je vais prévenir Dagor. Il sera là d’ici peu.
- Il est étrange, n’est-ce pas, professeur ?
- Oui. C’est l’un des êtres les plus étranges que nous ayons rencontrés. Curtis et lui se sont très bien entendus. Pour le peu de temps qu’ils aient pu passer ensemble.
- Cela ne m’étonne pas. Est-ce un homme ?
- Pas vraiment. C’est un être qui vient du passé, Joan. Du temps des Légendes Anciennes.

Elle frémit. Elle connaissait la signification de ces mots. Un temps d’avant la naissance des Neuf Mondes.

- Je profiterai de mon passage sur Tycho pour rassurer nos amis aussi. Jelle doit être dans un état indescriptible parce que je n’ai pas donné de nouvelles…
- Oui, fais-le. Ce qui serait bien, ce serait qu’Ezra puisse revenir ici avec toi, nous aurons certainement besoin de son aide après. Tu penses qu’il pourra s’organiser un vol jusqu’à Tycho ?
- Je le pense, oui.
- Parfait, Joan. De mon côté, je n’ai rien oublié. Je n’ai pas d’autres indications à te donner. Tu n’auras pas moyen de nous contacter en cas de soucis. Tu devras te débrouiller seule, avec Dagor.
- Je ferai de mon mieux, professeur. En dehors de l’antérite, il n’y a aucun produit qui pose problème. Et je les trouverai tous.
- Alors, finis de te préparer. Couvre-toi parfaitement avec ta combinaison, tes bottes et tes gants.

**

Quelques minutes plus tard, Dagor et elle-même se tenaient dans le cockpit du Comète, prêts pour le voyage. Elle sentait que Grag était soucieux, de la voir repartir ainsi. Et elle ne fut pas étonnée que le grand robot fasse la remarque suivante :

- Et si vous emmeniez Ook et Eek avec vous ? On ne sait jamais… ils pourraient vous être utiles.
- Eek ne supporterait pas le voyage, Grag, dit Simon. Il faut être raisonnable.
- Eek, peut-être, mais Oog…

Et le petit animal se mit à couiner et à frétiller, pour faire comprendre qu’il était prêt à accompagner Joan.

Dagor prit alors la parole :

- Il peut venir en effet, mais seulement si vous êtes certains de son utilité…
- J’en suis plus que sûr !, affirma Grag d’une voix forte.

Et Oog se glissa alors sur l’épaule de Joan. Eek se mit à sautiller sur celle de Grag, triste de ne pas partir lui aussi.

- Bien, maintenant, nous y allons.

Dagor se tenait face à Joan. Il avait posé ses deux mains sur sa taille, après avoir préparé quelque chose sous la ceinture de sa tunique. Les mains de la jeune femme reposaient sur ses avant-bras. Une sorte de douce lumière, très belle et très apaisante, les enveloppa alors et Joan effectua le voyage le plus fascinant qu’elle ait jamais fait, que même Curtis n’avait pu, et ne pourrait jamais, lui faire faire.

Dagor lui avait rapidement expliqué ce qu’il en était, alors qu’ils terminaient leurs préparatifs.

- Le temps n’a pas de prise sur ce type de voyage. Nous aurons à peine quitté Beloga que nous nous retrouverons sur Tycho. Mais tu auras l’impression de passer quelques temps dans une autre dimension, un autre monde. Ce n’est pas douloureux, mais à l’arrivée, tu peux ressentir une gêne, notamment des nausées, des étourdissements. C’est parce que nous ignorions comment tu allais supporter le voyage que, pour le premier, je t’avais endormie. Fixe mon regard, et nous partons.

Elle le regarda droit dans les yeux, ces beaux yeux noirs et il lui sembla alors y voir l’univers tout entier, des milliers d’étoiles, des soleils, les couleurs fantastiques des galaxies en expansion, et l’ombre étrange des abysses, ce monde d’où il venait. La lumière douce les enveloppait toujours. Ils avaient déjà disparu aux yeux de Grag, Simon et Eek.

Puis, tout doucement, la lumière déclina. Et le grand couloir de Tycho se dessina autour d’eux. Dagor la tenait toujours fermement, et il attendit un moment que le tremblement qu’il sentait en elle s’estompe.

- Nous sommes arrivés, dit-il simplement.

Elle s’écarta alors un peu de lui, un étrange sentiment au fond du cœur.

- Comment te sens-tu ?
- Un peu bizarre, mais pour l’instant, ça va.

Elle ferma un peu les yeux, et le léger étourdissement qui l’avait saisi disparut.

- Nous allons pouvoir commencer.
- Le professeur Wright t’avait conseillé de te nourrir à notre arrivée. Tu vas commencer par cela.

Elle voulut protester mais comprit vite que Dagor était l’une des seules personnes avec lesquelles elle ne pourrait pas lutter. Jusqu’à présent, il n’y avait que Jelle qui y était parvenue. Elle hocha la tête sans rien ajouter et se dirigea tranquillement vers la cuisine.

Il avait raison, et Simon aussi. Elle se sentit tout de suite beaucoup mieux après un bon repas, qu’elle termina par un café. Mieux, physiquement, mais aussi mentalement : elle était en pleine possession de ses moyens et allait pouvoir commencer à préparer les différents produits que Simon lui avait demandé de ramener sur Beloga.

Elle commença par les plus faciles, ceux qui ne demandaient pas de conditionnement particulier, qu’elle pouvait glisser dans des petits sachets en carton ou en fibre. Elle les rangea soigneusement. Puis alors qu’elle allait s’attaquer à la transformation de l’antérite, un bruit imprévu lui fit lever la tête.

C’était la porte du hangar de Tycho qui s’ouvrait.


Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline limeye

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #29 am: 25. Dezember 2012, 17:47:25 Uhr »
Frohe Weihnachten euch allen  [partysmiley]!

In Weihnachten, hier ist das Ende des zweiten Teils.

Limeye  :)



Dagor, Oog et Joan se précipitèrent hors du laboratoire pour gagner le long couloir qui s’ouvrait sur le hangar. Ils virent se poser un petit appareil de la police des planètes. Le visage de Joan s’éclaira d’un sourire : c’était Ezra. Elle n’avait pas encore pris le temps de le contacter, se disant qu’elle voulait d’abord tout préparer pour Simon, puis qu’elle profiterait de son temps de repos imposé pour le faire. Mais finalement, Ezra n’avait pas supporté son silence et il venait directement aux nouvelles.

Enfin, pas seulement Ezra.

Jelle aussi.

Jelle qui débarqua du vaisseau le cœur au bord des lèvres, vitupérant après son amie qui lui faisait faire des choses impossibles. Joan la serra dans ses bras et l’aida à gagner le salon de la base, pour s’y reposer un moment.

- Saleté de mal de l’air…, murmura-t-elle d’une voix faible. Et Ezra qui ose m’affirmer que nous n’avons pas eu la moindre dépression de vol… On était à peine parti que je vomissais déjà mon petit déjeuner…
- Tu es la fille la plus courageuse que je connaisse, Jelle. Davies et tes filles seront fiers de toi quand ils apprendront tout ce que tu as fait.
- Beuh… tu parles…
- Attends deux minutes, je vais chercher quelque chose qui va te requinquer.

Et Joan quitta un instant son amie pour gagner l’infirmerie où elle trouva rapidement le médicament contre le mal de l’espace.

- Qu’est-ce que c’est que ce truc ?, grogna Jelle. Ah, et ne me montre pas un verre d’eau ! Tu es folle de vouloir me faire avaler quelque chose… Ca n’existe pas en intraveineuse, ce médicament ?
- Si, mais pour les cas désespérés.
- Je suis un cas désespéré.
- Pas dans le sens que tu crois. Allez, que diable ! Avale-moi ça et tu iras bien mieux ensuite, et je pourrai te raconter de bonnes nouvelles.
- Curtis est vivant ?
- Oui. Allez, avale !

Et Jelle s’exécuta. Mentalement, Joan se dit qu’elle venait encore une fois d’avoir le dernier mot avec Jelle. Et cela commença à l’inquiéter. Est-ce que son amie ne serait pas en train de perdre ses moyens ? De se ramollir ?

Ezra et Dagor, sans oublier Oog, les avait rejointes dans le salon. Et Joan entama alors le récit des dernières heures. Dagor apporta quelques précisions, notamment concernant le voyage entre les deux planètes. Jelle demanda :

- Et donc, tu vas repartir d’ici quelques heures pour ramener les produits qui manquent à Simon ?
- Oui.
- Et ce sera suffisant pour les guérir ?
- Simon le pense.
- Il faut l’espérer, ajouta Dagor.

Joan se tourna alors vers le colonel :

- Simon aimerait que tu nous accompagnes jusque sur Beloga, Ezra. Une fois qu’il aura trouvé l’antidote et que Curtis et Otho seront sur pieds, nous n’en aurons pas fini pour autant… il faudra s’occuper de cette source lumineuse. Et d’après ce qu’il m’en a dit, ils n’ont pas eu le temps de réfléchir à son origine.
- Je vous accompagnerai.
- Moi aussi.

La voix de Jelle avait répondu en écho à celle d’Ezra. Surprise, Joan se tourna vers son amie.

- Qu’est-ce que tu as dit ?
- Tu as très bien entendu ce que j’ai dit. Moi aussi, je viens avec vous. Si Dagor peut nous emmener tous. Sinon, il fera deux voyages et il emmènera Ezra dans le deuxième, ajouta-t-elle en faisant un clin d’œil au colonel, histoire aussi qu’ils comprennent tous qu’elle n’avait pas l’intention de rester ici.
- Jelle… on peut être amené à rester longtemps sur Beloga ! Et Davies, et les filles ?
- Et bien, ils m’attendront bien sagement. Pour une fois que ce sera à lui de rester à la maison…  Et d’abord, tu ne vas pas te mettre à parler comme Curtis ! Trop dangereux pour toi, et nia nia nia…

Joan leva les yeux au plafond.

- Tu n’as pas supporté très bien le voyage jusqu’à Tycho, fit remarquer Ezra.
- Certes, mais jusqu’à Beloga, ça ne dure que quelques secondes, si j’ai bien compris. Je devrais pouvoir supporter. Et puis, si tu pars, colonel, je fais comment pour rentrer sur Terre, hein ? C’est bien joli de vouloir larguer tout le monde et d’aller vous amuser dans Andromède sans les amis, mais moi, je ne me vois pas rester ici ! Et quand bien même ! Vous aurez besoin de moi, j’en suis persuadée.

Et regardant Joan droit dans les yeux :

- TU auras besoin de moi.

Alors Joan abandonna la partie. Cette fois, Jelle avait eu le dernier mot.

**

Jelle Ashton avait beau faire la bravache, avoir beaucoup de courage et être prête à faire n’importe quoi pour Joan, elle se demandait si elle n’avait pas fait l’erreur de sa vie. La tête lui tournait, elle voyait des étoiles vertes et oranges dès qu’elle ouvrait les yeux, elle avait supplié Simon de lui faire une ablation du tube digestif tout entier – Et pas uniquement de l’estomac, Jelle ? – Non, non tout ! Enlevez-moi tout, professeur ! Bref. Elle était malade et elle détestait cela. En attendant, Joan semblait se porter bien et comble du comble, Ezra n’avait pas eu la moindre nausée. C’était injuste. Vraiment trop injuste.

Pour finir, elle maudit Curtis Newton. Après tout, c’était de sa faute si elle se retrouvait là. Et finalement, ce fut sa mauvaise foi qui la sauva. Grag lui injecta un produit qui la fit dormir. Au réveil, elle allait beaucoup mieux. Et elle alla encore mieux quand le grand robot lui proposa quelques fruits qu’on trouvait sur Beloga. L’intérêt que Jelle portait à la gastronomie, aux recettes du monde entier et des autres planètes, lui fit aussitôt oublier cet étrange voyage et surtout, surtout… cette particularité abominable de sa personnalité, le mal des transports.

A peine de retour sur Beloga, et après avoir accepté de prendre un peu de repos et de s’alimenter à nouveau, Joan avait aidé le professeur Simon et Grag dans leurs préparations. En quelques heures, Simon avait trouvé et ils s’activaient à produire l’antidote complet en grande quantité.

Par précaution, Simon attendit deux jours après avoir injecté les premières doses à Curtis pour le sortir du coma. Otho semblait reprendre des forces lui aussi, et plusieurs Logas parmi les moins atteints avaient déjà retrouvé leur famille.

Joan était assise aux côtés de Curtis, son cœur battait fort. Il allait se réveiller dans quelques instants. Ils allaient se revoir, plus de trois ans après leur départ. Alors qu’elle l’avait cru perdu corps et âme. Alors qu’elle était partie à la dérive, qu’elle avait mené une vie qui n’en était plus une. Et que de son côté, il avait vécu plusieurs aventures, pris des risques, fait des découvertes à travers Andromède. Se retrouveraient-ils ?

Elle avait longuement parlé avec Simon, ces dernières heures, ces derniers jours, alors qu’ils attendaient patiemment le bon moment pour réveiller leurs amis. Simon lui avait relaté leur voyage, ce qui les avait menés si loin, jusque vers Andromède. Elle avait raconté à Simon tout ce qui lui était arrivé, car avec Ezra et Jelle, Simon était l’une des rares personnes auxquelles elle pouvait se confier sans crainte, sans tabous non plus. Tout comme Ezra et Jelle, Simon ne la jugerait pas.

Et il l’avait rassurée.
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