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Autor Thema: Geheimnis Beloga  (Gelesen 11214 mal)

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Offline limeye

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Geheimnis Beloga
« am: 12. Dezember 2012, 11:28:28 Uhr »
Hello :-) !

Hier ist der Anfang meiner französisch fiction.  Ich kann deine Geschichten auf Französisch übersetzen, aber nicht umgekehrt.  Es tut mir leid ...
 Ich hoffe, einige von euch wird mich zu lesen.  Und sagen Sie mir, was Sie von meiner Geschichte zu denken.

Vielen Dank und viel Spaß beim Lesen!

Limeye :-)


PREMIERE PARTIE

- Joan ! Qu'est-ce que c'est que ça ?

La voix de Brian avait rugi, le jeune homme était entré dans le salon comme une furie, un vieux carton à chaussures un peu informe dans les mains. Il en sortit quelques photos et les brandit devant la jeune femme blonde, aux cheveux coupés en un carré un peu court, qui le regardait, soudain effarée.
Mais les beaux yeux bleus ne gardèrent pas longtemps la peur en eux. Elle fut très vite remplacée par une colère d'une violence insoupçonnée.

Qu'est-ce qu'il se permet de fouiller dans MES affaires ?

- C'est qui ? Pourquoi tu gardes ça ? Et moi ? Et nous ?

Joan fixa froidement le grand jeune homme brun qui se tenait devant elle.

- C'est tout ce qui me reste de l'homme de ma vie. Et ce sont MES affaires. De quel droit tu fouilles dans MES affaires ?

Il resta abasourdi un instant. Puis la colère revint, quand les premiers mots qu'elle avait prononcés atteignirent son cerveau.

- L'homme de ta vie ? Regarde ce que j'en fais !

Et il renversa tout le contenu du carton sur le sol, d'un geste violent et rageur.

Le sang de Joan bouillonnait, mais en réponse, sa colère fut d'une froideur à trouver brûlante l'atmosphère de Pluton.

- Dégage, Brian. Fous le camp. Fous-moi la paix.

Brian jeta un coup de pied dans le carton et dans les affaires répandues au sol, tourna le dos, et claquant la porte, il sortit de l'appartement.

Joan ferma les yeux, soupira.

Heureusement qu'on a de la moquette...

Puis elle s'agenouilla, et entreprit de ramasser les pauvres souvenirs épars. Quel idiot, ce Brian, comme si elle avait envie de replonger là-dedans, comme si depuis trois ans, elle n'essayait pas... d'oublier, de recoller les morceaux, de... vivre. En survie. Voilà ce qu'elle était depuis trois ans, en survie.

Elle prit le carton, lui redonna une forme à peu près potable, ramassa d'abord une écharpe qu'elle réussit à ne pas porter à ses narines, sachant qu'elle n'y aurait pas retrouvé son odeur. Puis le petit échantillon de son parfum. Oui, encore heureux qu'il y avait de la moquette... il n'aurait plus manqué qu'il se brise sur le sol, et que ce parfum l'enveloppe comme un nuage léger. Puis, la petite boîte dans laquelle se trouvait un peu de la terre de Sian, la belle planète aux magnifiques arbres centenaires, là où ils avaient entrepris leur dernière exploration avant... Non, elle ne voulait pas penser à cet "avant" qui était devenu un passé bien douloureux.

Ensuite, il lui fallut bien s'occuper des quelques photos... elle essaya de ne pas les regarder, mais ce fut plus fort qu'elle. Retrouver son sourire, son regard si doux quand il posait les yeux sur elle. Cette lueur d'intelligence, aussi. Et d'humanité.

Il manquait quelque chose, elle se pencha un peu plus. Sous la table basse, elle trouva les deux mèches de leurs cheveux, une rousse, une blonde, qu'elle avait coupées un jour qu'elle repartait vers la Terre, et qu'elle avait nouées avec un petit ruban. Et enfin, qui avaient roulé jusqu'au pied de la fenêtre, elle ramassa les deux bagues qu'il lui avait offertes. Le saphir d'un bleu aussi sombre que la nuit, le cadeau de ses 25 ans, et... la bague de fiançailles de sa mère.

Elle se recroquevilla contre le fauteuil, le cœur battant, les yeux brûlants de larmes qu'elle n'arrivait plus à verser. Elle revoyait ce jour, ou plutôt ce soir-là, où assise sur lui, son corps chaud encore dans le sien, il avait glissé la main sous l'oreiller et en avait sorti le petit écrin de velours un peu défraîchi.

Ferme les yeux, avait-il murmuré. Elle avait obéi. Il avait pris sa main, elle avait senti qu'il glissait une bague autour de son annulaire gauche, puis il avait couvert sa main de la sienne.

Ouvre... Elle avait rouvert les yeux, croisé son regard brillant.

Regarde...maintenant. Et il avait dévoilé sa main.

Elle avait regardé, émue, la bague à la forme si particulière. Une fleur, aux pétales délicatement ouvragés, en argent, au cœur de diamant clair comme l'eau d'une source.

Elle... elle est... Elle n'avait pas trouvé les mots. Il avait souri : c'était la bague de fiançailles de ma mère, j’aimerai beaucoup que tu la portes, mon amour.

Elle avait noué ses bras autour de son cou, il l'avait serrée fort contre lui, enfouissant son visage dans ses longs cheveux. Je t'aime. Je t'aime aussi.

Elle respira un grand coup, chassa la boule qui se formait dans sa gorge, referma le carton. Elle se leva, fila dans la chambre, sortit un sac de voyage du bas de l'armoire, y jeta des vêtements, quelques affaires de toilette. Puis attrapa sa veste, son petit foulard de soie, enfila une paire de tennis, et le sac à l'épaule, le carton sous le bras, elle sortit de l'appartement.

Elle n'y remettrait pas les pieds.

Elle avait repassé à ses doigts les deux bagues. Comme un défi. Pour faire un dernier pied-de-nez en forme d'adieu à cet imbécile de Brian. Mais aussi... un défi à la mort.

**

On aurait dit que le soir ne voulait pas venir. Que le jour s'éternisait. Normal, pour un soir de juin, pensa-t-elle. Elle s'était assise le long du canal, son sac posé à sa gauche, les genoux repliés sous son menton, les bras croisés autour d'eux, dans cette position qu'elle avait depuis... qu'elle était toute petite, bébé même. Elle regardait l'eau qui coulait doucement.

Pourquoi ne suis-je pas partie en même temps que toi ? Pourquoi suis-je là ? Pourquoi est-ce que je vis encore ? Est-ce que je vis, seulement ? Qu'est-ce qui me retient dans cette vie ? Pour qui, pour quoi ?

Elle porta sa main droite devant ses yeux, fit jouer le diamant dans les rayons du soleil.

Elle se releva, leva les bras haut au-dessus de sa tête, le visage tourné vers le ciel, comme si elle avait voulu s'étirer, se grandir. Puis elle ferma les yeux, tourna sur elle-même, en une danse étrange, un rien désespérée. Quand elle les rouvrit, ce fut pour distinguer, pâle, un fin croissant de Lune. Alors elle poussa un grand cri, comme un animal blessé qui voudrait mourir et ne peut pas. 

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline August

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #1 am: 15. Dezember 2012, 23:53:06 Uhr »
[hello] Limeye aus Frankreich,
 Ich bin  Französe aber hier ist ein Deutsch forum, lassen Sie sprechen Deutsch,
 auch schlecht, besser als nichts.

 Ich möchte mehr von Ihrer Geschichte zu lesen  [master] Sehr traurig für Joan
 :'(

Offline limeye

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #2 am: 16. Dezember 2012, 13:20:11 Uhr »
Hello August,

merci pour ton message. J'ai commencé aussi à mettre cette histoire sur le forum français, mais il y a peu de monde à y passer, et je pensais qu'ici, j'aurai peut-être trouvé quelques lecteurs intéressés... je vais mettre la suite.

Ich danke Ihnen für Ihren Beitrag.  Ich begann auch diese Geschichte auf dem Französisch-Forum gestellt, aber es gibt nur wenige Menschen zu verbringen, und ich dachte, hier kann ich ein paar interessierte Leser gefunden werden ... Ich werde zum Anziehen.

le début de mon histoire est triste, mais j'espère que la fin sera plus gaie  ;)

Der Anfang meiner Geschichte ist traurig, aber ich hoffe, dass das Ende glücklicher sein ;)

bonne journée.  :)

Limeye  :)
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Offline limeye

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #3 am: 16. Dezember 2012, 13:33:27 Uhr »
La suite :


La nuit était tombée, elle avait quitté les bords du canal et errait dans les rues de la ville, croisant les passants comme s'ils n'étaient que des ombres. Un homme l'arrêta, saisit sa main, voulut lui arracher le saphir. Moins de deux secondes plus tard, il était au sol, se tordant de douleur.

Toi, tu n'aurais jamais dû croiser la route de la fille qui a passé des heures dans une salle de sport avec un androïde plus malin d'un troupeau de singes de Phyrus ! pensa-t-elle en reprenant son chemin. Plus personne n'osa l'arrêter.

Ses pas l'avaient finalement menée dans un quartier résidentiel plutôt tranquille.

Quartier pépère pour retraités sans histoires, vieille fille lisant des romans Arlequin et vieux garçon sirotant son whisky au coin du feu, même en plein mois de juin.

Comme résolue à l'inévitable, elle se dirigea vers une maison sans originalité, au jardin bien entretenu, comme tous les autres jardins des alentours. Elle franchit le portillon de faux bois blanc, et laissa son doigt appuyé quelques secondes sur le bouton du carillon de la porte d'entrée.

Moins de trente secondes plus tard, la porte s'ouvrit, laissant apparaître le visage tanné, les yeux clairs, les cheveux et la moustache grisonnante du colonel Ezra Gurney, retraité de la police interplanétaire, ancien bras droit du général Halk Anders, fidèle serviteur de la démocratie des Neuf Mondes, adversaire redoutable de pirates, vauriens, bandits, assassins et autres comploteurs de la plus belle race, ami de Curtis Newton et protecteur de Joan Randall. Elle-même.

- Joan !
- Je peux entrer, Ezra ? Tu as toujours un lit de prêt dans la chambre d'amis ?
- Oui, oui, bien sûr... on ne sait jamais qui peut venir frapper à la porte, que ce soit à 11h du soir ou à 3h du matin...
- Il n'est pas encore 3h du matin...
- Mais il est plus d'11h du soir. Entre, petite idiote. Ne reste pas plantée à la porte.

Et Joan entra dans cette maison sans charme, mais qui était un de ses seuls refuges. Les deux autres étaient trop loin, et parmi ces deux autres, il en était un qui n'existait plus...

**

Elle s'était assise dans le fauteuil, de la même manière que sur le bord du canal, et regardait pensivement la main d'Ezra autour du verre de whisky qu'il s'était servi peu après qu'elle soit entrée. Il lui avait fait du thé, mais elle n'y avait pas touché.

Ezra attendait qu'elle parle. Il savait de longue expérience, qu'il ne servait à rien de la bousculer, de la presser de questions. Une seule personne pouvait se permettre cela, et cette personne se trouvait à plus de 3000 kms de là.

Hum, il faudra peut-être que je l'appelle...

Il regardait le petit visage grave, fermé, entouré des mèches courtes et blondes. Il savait pourquoi elle avait coupé ses cheveux, pourquoi son visage était désormais si fermé, son regard si dur.
Mais il ne savait pas pourquoi elle avait repassé le saphir et la bague d'Elaine à ses doigts. Enfin, la bague d'Elaine... c'était autant la sienne que celle d'Elaine, après tout. Ezra posa son verre sur la petite table juste à côté de son fauteuil en se demandant pourquoi les jeunes femmes qui portaient cette bague avaient un destin si douloureux.

- Je viens de quitter Brian, Ezra. Il ne me reverra pas. Je vais avoir besoin de ton aide pour... enfin... si tu veux bien te charger d'aller récupérer quelques affaires que j'ai là-bas et que je n'ai évidemment pas pu emporter avec moi ce soir. Je ne veux plus remettre les pieds dans cet appartement, ni revoir cet abruti.
- Qu'est-ce qu'il a fait ?, demanda prudemment le colonel.
- Il a fouillé dans mes affaires. Et il a failli détruire ce qui me reste de Curtis.

Ezra leva un sourcil. Hem. En effet, Brian était un abruti. Enfin, ce pauvre garçon ne savait sans doute pas ce qu'il faisait. Oser s'en prendre à ce qui restait de Curtis Newton était une erreur fatale. Néanmoins... néanmoins... est-ce que Joan ne pourrait pas essayer d'être un tout petit peu tolérante avec ses nouveaux petits amis ? Est-ce qu'elle ne pourrait pas essayer, enfin, comment dire, de passer à autre chose ? Mais au moment où cette pensée se formula dans son esprit, Ezra savait que c'était la pire des bêtises. Comme si Joan pouvait passer à autre chose...

- Ezra, je ne veux pas t'embêter... dès demain, je chercherai un autre appartement, même minuscule, je m'en fous.
- Tu ne m'embêtes pas Joan, tu sais que tu peux rester ici aussi longtemps que tu voudras ou que tu le jugeras nécessaire. J'aime autant te savoir ici, que je ne sais où... dans quel studio minable d'un quartier craignos...
- Il était si minable que ça, mon ancien appartement ?
- Bah, pas tant que ça, non..., répondit Ezra, toujours prudent. Tu l'avais très bien arrangé, ajouta-t-il très vite, seulement, en plein milieu du Bronx...
- Personne ne m'a jamais embêtée...
- Ils ont vite compris à qui ils avaient à faire aussi, toutes ces petites frappes, ces dealers à la petite semaine, ces maquereaux véreux...
- N'empêche que les putains qui faisaient le tapin jusque sur mon palier étaient les meilleures copines et voisines que j'ai jamais eues... il m’arrive souvent de les regretter.
- Certes, c'était toujours un... comment dire... une expédition des plus intéressantes que de venir dîner chez toi.
- Espèce de vieux cochon !
- Oh, moi, j'en ai vu d'autres, mais Ken ouvrait toujours des yeux... et il était bien difficile d'empêcher une de ces donzelles de nous le dépuceler !
- Il n'a pas eu besoin d'elles...
- Heureusement pour lui !

Et Joan afficha un maigre sourire.

Bon, déjà, elle se détend un peu..., pensa Ezra. N'empêche, demain, j'appelle Jelle. Ce n'est pas normal qu'elle remette ses bagues. Non, ce n'est pas normal. Ca ne va vraiment pas. Et je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu'elle va nous faire un coup de Trafalgar et seul, je ne pourrai pas faire face, ça j'en suis déjà certain.

- Il faudrait que je dorme, Ezra.
- Tu connais le chemin...
- Merci.

Et elle se leva, traversa la petite entrée pour gagner l'escalier qui menait à l'étage. Ezra avait sa propre chambre en bas. Elle gagna cette pièce qu'elle occupait à chaque fois qu'elle avait besoin de dormir ailleurs que chez elle. Cela faisait plusieurs mois que ça ne lui était pas arrivé, la dernière fois, c'était à la fin de l'hiver, quand elle avait abandonné ce petit studio du Bronx, avant de vivre avec Brian. Brian... Elle haussa les épaules. Dire qu'elle l'avait trouvé mignon... Mignon... ouais, tu parles. Pourquoi se forçait-elle aussi ?

Elle avait ouvert son sac, en avait sorti un long t-shirt qui ferait très bien office de nuisette. Elle n'avait pas envie de fouiller plus avant dans ses affaires. Elle gagna la belle salle de bain, la pièce la plus chouette de l'étage. Ezra en avait vraiment réussi la décoration. Il faut dire que Jelle avait eu du goût pour les couleurs et le mobilier. Elle se souvenait encore des journées de bricolage qu'ils y avaient passées, Ken, Curtis, Jelle et elle.

Merde ! Fallait-il vraiment qu'elle pense à ces jours-là ? Fallait-il qu'aujourd'hui les jours de bonheur lui reviennent en pleine figure ? Et la transpercent comme des poignards ?

Rageusement, elle se brossa les dents, fuyant son reflet dans le miroir. Elle ne voulait pas que s'y affiche l’ombre d'un souvenir. Elle avec de la peinture rose sur le bout du nez, les cheveux en bataille, qu'elle avait attachés sommairement avec un ruban, le pinceau à la main comme si elle avait tenu un fleuret, tentant de faire reculer Ken jusque dans la cabine de douche alors qu'il la menaçait avec un bout de tuyau en plastique.

Non, elle ne voulait pas revoir ce souvenir-là, et encore moins se revoir avec Jelle, soutenant ce fichu miroir pendant que les garçons le fixaient au mur en pestant tous les jurons des Neufs Mondes qu'ils connaissaient car évidemment, le mur derrière était trop dur pour que ces p... de mèches puissent y pénétrer, et qu'il avait fallu se résoudre à emprunter le matériel de Bob, le voisin un peu couillon mais si serviable et toujours plein de bons conseils, pour réussir à percer les 6 trous nécessaires. Ah ça, ils les avaient bien méritées les grillades au barbecue et le petit rosé bien frais qu'on devait lui en dire des nouvelles, à Ezra. Ca oui, ils l'avaient bien mérité...

Elle regagna sa chambre, glissant machinalement la main dans ses cheveux pour faire comme si elle les rattachait comme à cette époque-là... mais ce n'était plus possible, ils étaient trop courts maintenant. Et, plantée au milieu de la chambre, elle décida qu'elle allait les laisser repousser.

Elle rouvrit résolument la boîte en carton, en sortit LA photo qu'elle mourrait d'envie de regarder à nouveau, longuement, se glissa dans le lit et décida fermement qu'elle allait arrêter de faire semblant. De croire et surtout de faire croire qu'elle pouvait vivre sans lui.
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Offline Mooncat

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #4 am: 16. Dezember 2012, 21:55:41 Uhr »
Hallo und willkommen!
Leider reicht mein Französisch nur gerade am Textverständnis vorbei. (Je ne comprend pas....seulement a peux mots) ---so it's a big  guessing game (jeu de devinette?) for me...
Aber es reicht aus um neugierig zu werden.     Ça m'a intrigué.

Wie ich bei den Captaine Flame DVDs auch nur hauptsächlich "Regardez!" verstehe (, was allerdings recht häufig vorkommt, so gefühlt in jeder Szene einmal ) [wallbash]

Also : Kann das mal bitte einer übersetzen? Einer der großen Sprachgenies hier?
So als ganz großes Weihnachtspäsent für mich und den Rest der Futurefan-gemeinde, deren Französich auch nicht ausreicht???

Bitte bitte! Please!!! S'il vous plaît!     Por favor!! Per favore, prego!


Nachdem wir das Ziel endgültig aus den Augen verloren hatten, verdoppelten wir unsere Anstrengungen (Mark Twain)
Ich hoffe das Licht am Ende des Tunnels ist kein entgegenkommender Zug! (nach einem Songtext von Owl City)
Wege entstehen dadurch, dass man sie geht. (Franz Kafka)
Der Weg ist das Ziel (Konfuzius)

Offline limeye

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #5 am: 17. Dezember 2012, 09:43:17 Uhr »
Hello Mooncat,

Es tut mir leid ich kann nicht eine Version in deutscher oder englischer Sprache in meiner Geschichte.

Zu lesen, ich benutze mein Deutsch + eine Website-Übersetzung : www.mediadico.com

Übersetzungen richtig sind, auch wenn wir Korrekturlesen tun.

Ich mag deine Geschichten, Mooncat, ich kann nicht warten, um den Rest der zweiten Chance zu lesen.

Bis bald.

Limeye  :)

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Offline Johanna

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #6 am: 18. Dezember 2012, 16:58:29 Uhr »
Hi Limeye,

mein Französisch ist echt unzureichend, aber mit Hilfe der modernen Technik habe ich mir dann eine Übersetzung erarbeitet...
 ;)
Une belle histoire - très mystérieuse et dramatique.
Maintenant, je suis bien sûr curieux comme l'histoire se développe .

Pourquoi Joan était ensemble avec Brian (le salaud) - qu'est arrivé exactement à Curtis ?

Des questions sur des questions...

DRAMA Baby!!!
J'aime les telles histoires !!!
Merci beaucoup - je vous embrasse!

Johanna

Heute ist morgen schon gestern...
Carpe Diem - oder einfacher: Das Leben ist zu kurz, um zu verzichten...
"Allem kann ich widerstehen, nur der Versuchung nicht." Oscar Wilde (1854-1900)

Offline Tachioniumfinder

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #7 am: 18. Dezember 2012, 17:37:00 Uhr »
Cher Limeye,

pour me raillier à Johanna: qu'est-ce qu'il est arrivé à Curtis?
J'aime cette histoire - malheureusement cela fait bien trop longtemps que j'ai apprise la langue....   :(
Continue, s.t.p. !  [happywave]

Tachi



Offline limeye

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #8 am: 19. Dezember 2012, 10:02:37 Uhr »
Hello Johanna et Tachio,

Ich danke Ihnen für Ihre Unterstützung.

Sie werden bald lernen, was passiert ist, um Curtis und Futuremen.  Ein wenig Geduld  ;) !  Vielleicht vor Weihnachten.  ;)

Hier ist das Ergebnis. Um Sie bei der beste Freundin von Joan vertraut zu machen.

Johanna, Ich freue mich auf Ihre Geschichte.  Es ist leicht für mich zu lesen. Und zu übersetzen.

Viel Spaß beim Lesen!

Limeye  :)

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Offline limeye

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #9 am: 19. Dezember 2012, 10:12:29 Uhr »
La porte s'ouvrit doucement. Une ombre se glissa dans la chambre, la clarté des réverbères entrait par la fenêtre dont elle n'avait pas fermé les volets. Elle ne fermait jamais les volets. Il se souvenait qu'elle avait plaqué, comment s'appelait-il déjà ?, Ted, juste parce que celui-ci avait demandé à fermer les volets... Pas facile d'essayer de vivre avec Joan Randall, non pas facile.

Il s'avança un peu dans la pièce, la regarda avec cet amour presque paternel qu'il ressentait pour elle. Elle dormait sur le côté, le bras droit replié sous la tête. Une douce lumière bleutée scintillait à sa main gauche, c'était le saphir. Et sur l'oreiller, à quelques centimètres de son visage, il distingua une photo... Oh, Dieu, cette photo d'eux... cette photo que Jelle avait prise un soir de réveillon, dans la grande maison au nord de Vancouver où la petite famille Ashton habitait depuis cinq ans. Ce dernier réveillon tous ensemble. Avant... avant.

Il se sentit très triste. C’était à cette époque-là qu’ils avaient pris une résolution importante pour leur vie à tous les deux. Mais même cela ne lui avait pas été accordé. Alors oui, Brian était un abruti. Alors oui, elle ne pourrait pas passer à autre chose. Pas avant longtemps, très longtemps.

Délicatement, Ezra prit la photo et la reposa sur la table de nuit. Si elle se retourne dans son sommeil, au moins... au moins, elle ne l'abîmera pas.

Dors, petite fille, essaye de dormir... sans cauchemars, au moins cette nuit. Pauvre petite fille au cœur brisé. Pauvre petite fille qui doit faire face à la nuit, la grande nuit de la solitude et d'un amour qui a... disparu.

Ezra sortit de la chambre comme il y était entré, sans bruit. Il redescendit l'escalier, gagna son bureau où il avait installé son vidéo-transmetteur. Il jeta un coup d'œil à sa montre. Il n’était pas loin de 4h du matin. Avec le décalage horaire, à Vancouver, il était presqu’11h du soir. C'était encore jouable.

Il composa le numéro des Ashton, et après une longue minute d'attente, il vit le visage de Davies s'afficher sur l'écran.

- Ezra ?
- Bonsoir Davies, désolé de vous déranger si tard...
- Ca va, pas de soucis, je n'étais pas encore couché. Qu'est-ce qui se passe ?
- Joan vient de quitter Brian. Elle est à la maison.
- Pff... il aura tenu un peu plus longtemps que les autres, celui-là. Mais bon... même le meilleur des hommes ne tiendrait pas longtemps, n'est-ce pas Ezra ?

Le colonel opina du chef. Il allait poser une question, mais Davies fut plus rapide que lui :

- Je préviens Jelle. Attends un instant.
- Merci, Davies.

Très vite, le visage d'une belle jeune femme brune, aux longs cheveux coiffés en tresse qu’elle avait ainsi préparés pour la nuit, apparut sur l'écran.

- Bonsoir Ezra, qu'est-ce qui se passe, comment va Joan ?
- Jelle, bonsoir. Joan… a remis ses bagues.
La jeune femme resta silencieuse quelques secondes, puis dit :
- J'arrive demain.

**

Un vent léger soufflait sur le jardin d'Ezra, apportant un peu de fraîcheur en cette heure la plus chaude de cette journée de juin.

Deux jeunes femmes étaient assises, par terre, sous le pommier. La brune était arrivée à New York moins de deux heures auparavant, son visage portait les traces d'une courte nuit, de décisions prises à la va-vite, de coups de fil à pas d'heure pour réserver un billet, organiser la garde des enfants, et de départ à l'aube. A l'aéroport international, personne ne l'attendait, mais elle connaissait le chemin. Elle avait filé direct prendre un taxi, son petit sac de voyage à la main. Elle avait été accueillie chaleureusement chez Ezra par un :

- Tu n'as pas pu t'empêcher de tout laisser en plan, n'est-ce pas, ma Jelle ?
- Je n'allais pas te laisser toute seule pour t'occuper de notre bon vieil Ezra, n'est-ce pas ?

Et un pauvre petit sourire s'était affiché sur le visage de Joan. Au moins, avec Jelle, avec Ezra, elle n'était pas obligée de faire semblant. Et ça n'avait l'air de rien, mais c'était un grand réconfort.

- Alors, tu les as ressorties de leur cachette ?, demanda Jelle en désignant les bagues.
- Non. C'est Brian qui les as trouvées et qui m'a tout balancé au travers du salon. J'ai tout ramassé, pris mes cliques et mes claques et j'ai débarqué cette nuit ici. La seule chose qu’il ait faite de bien, cet idiot, c’est qu’il m’a fait comprendre que jamais je n’aurais dû les enlever de mes mains.
- Et, maintenant, tu vas faire quoi ?
- J'en peux plus, Jelle, j'en peux plus. De faire semblant. Je vais arrêter cette comédie. Curtis me manque, j'en crève et je vais en crever si ça continue comme ça. Je l'aime, je l'aimerai toujours et rien, ni personne, ne pourra y changer quoique ce soit.
- Tu ne peux rien y faire...
- Si.

Et là, Jelle commença à avoir vraiment peur. Joan avait une idée derrière la tête. Et ce n'était pas l'idée d'en finir. Non, c'était forcément quelque chose de beaucoup plus désespéré qu'une tentative de suicide.

- Et tu as l'intention de faire quoi ? Te jeter depuis le 26ème étage de l'Empire State Building ? Te noyer au pied de la Statue de la Liberté ?
- Pas du tout. Je vais aller sur Tycho.

Alors, à cet instant, Jelle se demanda si elle n'aurait finalement pas préféré que Joan se noie au pied de la Statue de la Liberté.

**

Elle était partie le lendemain. La veille, Ezra et Jelle avaient encore tout tenté pour la dissuader de partir sur la Lune. Même Ken avait appelé, depuis Salisbury, lui parlant plus d'une heure durant pour essayer de lui faire comprendre qu'il était inutile qu'elle y retourne. Mais rien n'aurait pu la faire changer d'avis.

- Tu y es allée après que le gouvernement ait officiellement annoncé leur disparition... tu n'y as rien trouvé, Joan. Que veux-tu y trouver de plus, deux ans après ?
- J'ai peut-être mal regardé. Je ne peux pas croire, je ne pourrais jamais croire qu'ils ont TOUS disparu. Qu'on n'a rien retrouvé d'eux. Ce n'est pas possible. Grag ou Otho au moins s'en seraient sortis, et peut-être qu'il y a un message, là-bas, quelque chose...

Ezra, déjà résolu à l'inévitable, avait regardé Jelle. Et Jelle avait hoché la tête. Même elle ne pouvait rien.

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Offline Tachioniumfinder

  • Ezra Gurney (Mod)
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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #10 am: 19. Dezember 2012, 18:38:45 Uhr »
Salut!
Je suis très curieuse de ce qui Joan va trouver sur Tycho...... [jump]
Tachi

Offline Mooncat

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #11 am: 19. Dezember 2012, 21:48:35 Uhr »
nous aussi....

Mooncat & Johanna [xrayed]

Alles fließt  - Panta rhei (Heraklit)
Nichts in der Geschichte des Lebens ist beständiger als der Wandel. (Charles Darwin)
Wandel und Wechsel liebt, wer lebt. (Richard Wagner)
Wenn der Wind der Veränderung weht, bauen die einen Mauern und die anderen Windmühlen. (Chinesisches Sprichwort)

Offline August

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #12 am: 19. Dezember 2012, 22:47:14 Uhr »
Ich auch  [peepwall].
Limeye =  [work] [sm]

Offline limeye

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #13 am: 20. Dezember 2012, 11:01:23 Uhr »
Merci à tous ! Vielen Danke !

J'aime beaucoup ton smiley, August, mais je n'écris pas sous la contrainte, mais pour le plaisir !  :D

Ich lasse Sie entdecken... was Joan auf Tycho entdeckt.

je vous laisse découvrir... ce que Joan découvre sur Tycho.

bonne lecture ! Et bonne journée !

Limeye  :)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).

Offline limeye

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Re: Geheimnis Beloga
« Antwort #14 am: 20. Dezember 2012, 11:07:21 Uhr »
Le vol s'était passé sans difficulté. Elle avait abordé le cratère de Tycho comme elle le faisait toujours, avant. Elle avait commandé l'ouverture des portes du vaste hangar, vide. S'y était posée, puis les avait refermées. Ensuite, elle avait coupé les différentes protections de la base, quitté le hangar, franchi le sas d'oxygénation, puis était entrée dans ce qui avait été son monde. Sa demeure. Son lieu de vie et de travail, pendant... 27 ans. Jusqu'à ce putain de jour d'avril où ils avaient décollé pour ne pas revenir.

Courage, ma fille. Ne flanche pas. Pas maintenant. Tu vas trouver quelque chose. Tu n'as pas le choix ! Si tu ne trouves rien... alors… alors, tu partiras...

Elle passa trois jours à fouiller minutieusement toutes les pièces, elle avait commencé par le bureau de Curtis, puis le laboratoire, la bibliothèque, la salle où était entreposé et très bien protégé tout ce qu'ils avaient ramené de leurs différentes expéditions. Cette pièce était peut-être la mieux protégée de toute la base, les codes pour y entrer étaient les plus complexes, mais elle les connaissait. Par cœur. Elle ne les avait pas oubliés. Elle n'avait rien oublié.

Elle avait appelé Ezra et Jelle, pour les rassurer, chaque jour. Mais elle restait déterminée.

Le matin du quatrième jour, après une courte nuit, elle prit son courage à deux mains pour entrer dans la chambre de Curtis. Elle savait que ce serait le plus dur et que si elle devait craquer quelque part, ce serait là qu'elle craquerait. Mais ce serait aussi peut-être là qu'elle trouverait quelque chose. Quelque chose qu'elle seule pouvait identifier.

La pièce n'avait pas changé depuis deux ans. Rien n'avait bougé. Elle s'avança jusqu'à la longue fenêtre d'où elle apercevait la planète bleue. Puis elle se retourna, jeta un regard circulaire dans toute la chambre et méthodiquement, comme dans les autres pièces, elle se mit au travail. D'abord la bibliothèque, le bureau. Chacun des tiroirs. Les bijoux d'Elaine étaient toujours à leur place, n'y manquait que la bague qu'elle portait. Tout le reste, c'était des notes, des croquis, des carnets sur lesquels il avait inscrit des réflexions, des calculs.

Puis elle s'attaqua à la grande armoire, les vêtements, soulevant chacun. Elle retrouva bien rangées sur une des étagères ses propres affaires. Rien. Il n'y avait rien de différent. Rien n'avait bougé depuis deux ans. Elle s'approcha du mur, près de la penderie et regarda l'unique cadre qui était accroché dans la chambre. Ce dessin d'elle qu'avait fait Luis Esteban Rodriguez, et qu'il lui avait donné quand elle avait 16 ans. Dieu qu'elle avait l'air d'une gamine sur ce dessin, mais Curtis l'adorait alors elle le lui avait offert.

Bon. Et maintenant ? Tu fais quoi ? Hein ? Il te reste encore un endroit où tu n'as pas posé les yeux, ni les mains. Et tu as dit que tu fouillerais tout, méthodiquement. Tu n'as plus le choix, Joan. Non, plus le choix.

Alors, elle s’agenouilla sur le lit. Souleva les draps et les couvertures, glissa la main sous les deux oreillers. Puis vaincue, elle s'écroula dessus. Comme le soir où elle avait trouvé refuge chez Ezra, elle eut envie de pousser ce cri sauvage, animal, de louve blessée, de lionne devenue veuve. Elle mordit l'oreiller, car elle ne voulait pas que ce cri résonne dans Tycho la silencieuse, l'endormie.

Sans que rien ne puisse l'annoncer, elle s'écroula de fatigue, le visage baigné de larmes.

Enfin, les larmes.

**

Elle se réveilla sans pouvoir dire combien de temps elle avait dormi. Et soudain, elle trouva. Ce qu'elle était venue chercher. Mais en même temps que la lumière se fit dans son esprit, un frisson de peur la parcourut. Une peur comme jamais elle n'en avait ressentie.

Quelqu'un était venu sur Tycho durant ces deux années. Quelqu'un. Quelqu'un qui n'y avait pris qu'une seule chose : une photo d'elle et lui, sur une plage de Saturne.

Une photo qu'il avait prise un matin qu'ils admiraient le soleil se lever sur la belle et majestueuse planète. Elle se souvenait encore de la beauté des lumières et des couleurs quand les rayons avaient traversé les anneaux. C'était un cadeau que la nature leur offrait. Elle se souvenait aussi de la nuit qu'ils avaient passée avant ce matin-là. S'il était une chose qu'elle ne pourrait pas oublier, jamais, c'était son regard quand il lui faisait l'amour. Et qu'aucun homme ne la regarderait jamais comme cela. Qu'elle ne laisserait aucun autre homme la regarder ainsi.

Ainsi donc la photo, CETTE photo avait disparu. Elle regarda d'abord soigneusement par terre, sous le lit, entre le lit et le mur, des fois que la photo se serait détachée du mur et aurait glissé. Mais elle savait déjà que c'était vraiment juste pour vérifier et pour ne pas entendre Ezra, Ken et Jelle lui demander : " Tu es certaine de cela ?". Oui, elle était certaine.

Quelqu’un était venu sur Tycho durant ces deux années.
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).