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=> Forum Français => Thema gestartet von: Frégo am 18. März 2013, 23:04:29 Uhr

Titel: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 18. März 2013, 23:04:29 Uhr
Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, vision alternative)

Coucou!

À la demande générale, je me lance dans cette aventure, faisant suite à ce que j’ai écrit dans « Histoires avec mots imposés ».  Voici de nouveau ce récit comme prologue, et un petit début . ;)

Prologue

Joan était à son bureau, il était 22h. Sa lumière était éteinte et seul  les néons de l’immeuble d’en face éclairaient son visage. Dans sa tête, ça tournait comme un moulin à eau. Elle songeait avec un mauvais pressentiment à cette nouvelle mission qu’Anders avait confiée à Ezra et à elle-même, presqu’en présentant ses condoléances. Dans 3 jours, ils devront, à bord du vaisseau Balkan, escorter une cargaison des pires criminels vers la planète-prison Cerberus.

Cette mission sentait tout sauf le parfum de rose. L’humeur d’Anders avait été sombre. Elle l’avait senti sous pression. Joan sentait qu’il aurait voulu attendre de renflouer ses effectifs avant d’organiser ce transfert. Il y avait une rumeur qui circulait que les prisonniers préparaient une mutinerie qui aurait lieu durant le voyage.

Mais garder ces prisonniers sur terre devenait dangereux. Le ministre de l’intérieur Swan le harcelait à ce propos tous les jours. La haine entre les deux hommes était palpable. Ezra ne portait pas Swan dans son cœur non plus. Quant à Joan, elle avait croisé le ministre à quelques reprises. Chaque fois il lui semblait qu’il l’avait dévisagée avec un mélange d’hostilité et concupiscence.

Joan avait consulté la liste des prisonniers. Kim Ivan, le redoutable pirate et plusieurs de ses comparses comme Molémos, Reluuq et Bora Boru seraient du voyage avec une centaine d’autres. Ça avait pris 4 ans au Capitaine Flam pour mettre fin aux activités de Kim Ivan. Cette affaire avait été un véritable bain de sang du côté des policiers comme celui des pirates. Il n’était pas difficile de s’imaginer la haine que ces prisonniers vouaient au Capitaine Flam. Celui-ci en ferait une syncope s’il n’était pas en mission à l’autre bout de la galaxie et s’il savait que c’était à elle et Ezra qu’on avait confié cette mission suicide d’escorter ces fauves.

Joan savait que tous pouvaient tuer gratuitement aussi facilement qu’écraser des moustiques. Ajouter la haine, le désespoir et la certitude de finir leurs jours sur la planète-tombeau, ça donne la certitude d’une sanglante tragédie. Si cette mutinerie avait lieu, elle y perdrait surement la vie ou elle souhaiterait la perdre. Elle savait pertinemment ce que les prisonniers feraient d’elle.  Pourtant, Joan n’avait pas le choix. Elle ferait parti du voyage. Ezra est sa seule famille et elle était décidée à tout faire pour préserver sa vie. Et qui sait? S’ils  arrivaient  à mener  ce voyage à son terme. Ils auront accompli les premiers devoirs du policier : Servir et protéger. Cela clouerait définitivement le bec du ministre et certaines méchantes langues de son entourage.

« Creusons-nous la cervelle. L’instigateur de cette mutinerie sera certainement Kim Ivan. Qu’est-ce je ferais si j’étais à sa place? » Elle échappa un petit rire nerveux. « Ce pirate en ferait une tête s’il savait que c’est moi,  la  petite fouine blonde, qui me prête à cet exercice! » Elle réfléchit à nouveau. « En tout cas, une chose est certaine. Je m’arrangerais pour connaître le vaisseau Balkan de fond en comble. Il me faut le les plans actuels du vaisseau mais aussi ceux du temps où ce vaisseau était un vaisseau de croisière et se nommait La Mésange Bleue. »

« Qu’en est-il de la possibilité des prisonniers de passer quelque chose avec eux? Ivan a beaucoup d’amis plus que désireux de l’aider.  Hum…Ils n’auront que leurs uniformes faits de fibre synthétique traités avec un imperméabilisant. Dans une buanderie de prison, on peut trouver tous les produits chimiques requis pour « cuisiner un acide » et que cela passe inaperçu.   Les prisonniers devront être fouillés juste avant de monter à bord. On leur fera enfiler des uniformes neufs par la même occasion pour plus de sureté. »

Joan s’installa devant son ordinateur et utilisa Google pour accéder aux renseignements concernant Le Balkan-La Mésange bleue. Anders lui avait donnés tous les codes d’accès à tous les renseignements qui pouvaient l’aider de près ou de loin à la préparation de ce voyage. Anders voulait leur donner à elle et Ezra le maximum de chance d’échapper à la mort. Mais à sa surprise et à sa colère, aucun des codes d’accès ne lui permettaient d’accéder aux renseignements concernant les vaisseaux. Joan pu néanmoins traquer qui avait eu accès  à ce site le dernier. Elle vu avec fureur le nom de Swan figurer plusieurs fois à la suite de l’autre. De toute évidence, il avait verrouillé le site. De toute évidence, il voulait l’envoyer à la mort avec Ezra. Elle savait que ni elle, Ezra ou Anders ne pourraient le confronter la dessus, il évoquerait hypocritement  les mesures extraordinaires de sécurité.

Dans un accès de rage, elle balaya du revers de la main tout ce qui se trouvait sur sa table de travail. Elle fut interrompue par la voix d’adolescent du petit préposé à l’entretient ménager : « Lieutenant, si vous ne déplissez pas votre front, vous aurez des rides avant 30 ans! »Joan tourna la tête vers  Jennings, un jeune homme maigrichon avec des lunettes de fond de bouteille qui rasait les mûres, invisible, insignifiant.

Après une longue respiration elle lui répondit : « Désolée pour le désordre Jennings, vous n’avez pas besoin de cette tâche supplémentaire de ma part après ce que mes supérieurs vous servent comme pensums. » Il lui dit avec un clin d’œil : « Lieutenant, nous n’avez aucune idée de ce que j’ai en échange de ces pensums. Pendant qu’on ne me voit pas, moi, je vois tout et j’entends tout ici… Vous savez, il est bien imprudent Swan, quand il tape son nom d’utilisateur et  ses codes d’accès. Je peux aussi vous donner de leçons de hacking si vous voulez. »

Joan resta interdite un moment et commenta : « Excellent service d’entretient ménager ici! Que voulez-vous en échange? » « Pas d’insultes Lieutenant. » Rétorqua Jennings. « Je veux juste que mon bel ange gardien reste en vie longtemps. Il y a assez de pourris comme Swan ici. Je veux continuer à être invisible et travailler en paix. J’ai toute ma famille à nourrir. Le monde est moins sombre depuis que je sais que vous êtes là. Vous… et le Colonel Gurney aussi. C’est lui qui m’a trouvé cet emploi. Soyez discrète sur mon « passetemps », je n’en demande pas plus. » « Marché conclu. » Répondit Joan, plus émue qu’elle voulait le laisser paraître.

Au bout d’une heure, Joan eu tous les plans du Balkan et de La Mésange bleue avec des emplacements que Swan avait désignés pour que les prisonniers gagnent les ponts supérieurs. Joan décrypta une série de correspondances entre Swan et Bora Boru (Comment! Cet escroc avait accès à un ordinateur!) Concernant ces plans. Si Kim Ivan avait des plans de son côté, il ne faisait pas parti de celui-ci et il n’était pas prévu qu’il reste en  vie.

Elle décrypta aussi ses correspondance avec d’autre membres de la Police interplanétaire (manque d’effectifs  mon œil!) qui auraient interceptés et abordés le Balkan juste après la mutinerie au signal de Bora Boru qui croyait qu’il aurait eu la vie sauve. Swan avait prévu la récupérer, elle,  pour un traitement spécial comme celui qu’il avait donné au capitaine William Randall (Son père!) Ensuite, Il aurait détruit le Balkan , officiellement pour empêcher des pirates de sévir. Swan aurait pu avoir les mains libres pour évincer Anders et en temps utile, se saisir du gouvernement interplanétaire.

Joan alerta  Ezra et Anders en urgence pour démanteler  cette conspiration et  arrêter Swan et ses comparses. Ils allongèrent la liste des partants pour Cerberus, qui fut retardé de deux semaines; le temps d’ajuster le protocole préventif, prévu par Joan.

13 jours plus tard…dans  une cellule du Balkan...

Joan est assise, silencieuse, les genoux remontés jusqu’au menton, le regard fixé sur Swan et 3 hauts gradés déchus de la police interplanétaire, Larson, Mac Nair et Kulikov; également assis appuyés au mûr face à elle. Cela fait 3 jours qu’elle été conduite à cette cellule par Molémos et Bora Boru. « Hé Swan, les Ripoux, on vous apporte la petite gâterie que je vous avais promise; parce que MOI je respecte toujours mes marchés! » Railla Bora Boru. « Profitez- bien d’elle…si vous pouvez dompter cette tigresse! » Et ils l’avaient jetée sans ménagement dans la cellule avec Swan et ses sbires.  Les paroles de Bora Boru  furent suivies d’un rire sadique de la part de Molémos et par un « Vous me paieraient ça! » fou furieux de la part du Capitaine Flam.

Joan est restée éveillée à observer ses 4 voisins de cellule sans bouger. Elle est sure qu’elle pourrait les tuer tous avant d’être blessée sérieusement mais elle refusait de s’abaisser au jeu bestial que voulait lui faire jouer Bora Boru. Quant à Swan et ses sbires, il n’étaient pas assez braves pour tenter quoi que ce soit.

Joan était alerte mais dans un état de mutisme. Elle tapait du morse sur le sol pour communiquer périodiquement avec Curtis qui était tout aussi malade de peur pour elle qu’il l’avait été il y a 3 jours.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 19. März 2013, 05:29:32 Uhr
Bonjour Frego,

Merci de te lancer!  ;)

Contenu certainement plus mature que le dessin anime!  ;D

O-tho, qui est bien curieuse de savoir ce que tu/vous avez concocte pour la suite

PS: le titre est " Les visages de mon ennemie "  ??? ca fait reference a quoi ca??
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 19. März 2013, 06:25:21 Uhr
Bonjour à toutes (les gars, on vous oublie, vous êtes trop discrets !  ;) )

Super que tu te sois lancée, Frégo ! Et ta petite suite s'avère palpitante...

Voici un passage, léger retour en arrière (ça doit être ma spécialité). J'espère ne pas t'encombrer avec un personnage que j'ajoute... mais compte tenu de leur situation, il sera toujours possible de s'en débarrasser si elle devient gênante.



Ezra se tenait assis dans un coin de la cellule. Il avait été légèrement blessé à la tête et se la tenait entre les mains. Qu’allait-il arriver à Joan ? Il n’osait même pas l’imaginer… Comment la situation avait-elle pu se retourner ainsi ? Ils avaient pourtant tout prévu… Il repensa aux semaines qui avaient précédé leur départ, les inquiétudes d’Anders, les découvertes de Joan, les précautions supplémentaires qui avaient été prises… Il se revoyait encore surveillant l’embarquement.

Les prisonniers avaient comme convenu changé de vêtements juste avant d’embarquer. Des renforts en hommes avaient été prévus pour surveiller l’embarquement. Joan était occupée à faire le pointage. Quand Swan passa devant elle, il lui jeta un regard qui aurait pu la foudroyer sur place. Elle avait fait échouer son plan. Il avait réussi, autrefois, à se débarrasser de son père, qui avait mis à jour une de ses magouilles de blanchiment d’argent. Heureusement, personne n’avait jamais rien découvert de cette histoire et des lampistes avaient payé à sa place. Mais cette fois, il avait été pris la main dans le sac. Et il allait se retrouver, lui !, le général Swan, dégradé, enfermé avec la lie de la briganderie et de la piraterie interplanétaire, pour passer des années dans les geôles sordides de Cerberus.

Tout cela à cause d’une femme. A cause de Joan Randall.

Ezra se tenait à ses côtés, sérieux, concentré. Il ne regardait pas particulièrement ce que faisait Joan, mais s’intéressait plus au dispositif de surveillance. Un appel retentit sur son téléphone, c’était le signal de la Présidence. Il décrocha aussitôt, mais s’éloigna un peu pour ne pas être entendu des prisonniers, ni des policiers.

- Colonel Gurney ?
- Oui, monsieur le Président.
- Où en êtes-vous de l’embarquement ?
- Nous en avons encore pour une bonne demi-heure.
- Parfait. Vous attendrez avant de donner le signal du départ. Je vous adjoins une équipe en renfort pour le voyage. Ils sont prévenus, ils arrivent. Ils ne devraient pas tarder.
- Vous nous avez déjà octroyé des hommes supplémentaires… est-ce nécessaire de vous priver…
- Il s’agit de l’équipe du Capitaine Flam, colonel. Je lui ai fait part de toute cette affaire et il était tout à fait d’accord pour participer à votre voyage. L’attitude de Swan ne semble pas l’avoir surpris outre mesure. Ils ne seront pas de trop avec vous. Ce transport est presque plus dangereux que l’envoi de déchets nucléaires sur Anthée !
- Merci, monsieur le Président.
- Bonne chance, colonel.

Ezra raccrocha et regarda en direction de Joan. Il restait encore une file d’une vingtaine de prisonniers. Ils en auraient terminé d’ici un quart d’heure. A ce moment-là, une petite équipe de cinq personnes s’avança vers le vaisseau. A sa tête, une grande femme blonde marchait d’un pas décidé. Elle vint saluer Joan et regarda ensuite dans sa direction. Ezra s’approcha.

- Colonel Gurney ?
- Oui.
- Je suis Anasthasia Lou Jenkins. Je suis l’ingénieur en chef, responsable de l’équipe technique du vaisseau.
- Je suis au courant de votre venue.
- Pouvons-nous embarquer dès maintenant ?
- Pouvez-vous me montrer votre fiche d’embarquement, ainsi que celles de votre équipe ?
- Les voici. Avec les autorisations spéciales.
- Merci.

Ezra regarda avec attention les documents. Tout était en règle. Il avait entendu parler de Miss Jenkins. Elle était réputée pour sa compétence. C’était une bonne meneuse d’hommes aussi. Mais d’autres bruits couraient également sur elle. Ezra resta pensif : "pas seulement meneuse, croqueuse aussi ! Il faut dire qu’elle a de sacrés arguments…"

- Vous pouvez embarquer. Vous connaissez le vaisseau ?
- Personnellement, non, mais j’ai étudié les documents le concernant. Par contre, un de mes adjoints, George Mac Clinton, a déjà voyagé à son bord.

Un jeune homme aux cheveux blonds pâles, presque blancs, s’approcha.

- Bonjour colonel.
- Bonjour Monsieur Mac Clinton. Vous connaissez le Balkan ?
- Oui, j’ai déjà participé à deux voyages à son bord, sous les ordres du Capitaine Marlow et de l’ingénieur en chef Stewart.
- Bien, bien. Vous connaissez les quartiers de l’équipage, je suppose ?
- Oui, colonel.
- Vous pouvez y mener votre équipe ? Nous attendons des renforts en hommes, et quand l’embarquement sera terminé, nous vous rejoindrons.
- Merci, colonel, dit Miss Jenkins en lui décochant un ravissant sourire, mes amis m'appellent Lou, vous savez.

Ezra ne releva pas cette dernière remarque. Elle n’était vraiment pas son genre. Il se détourna et rejoignit Joan.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 19. März 2013, 11:21:11 Uhr
Bonjour à toutes et à tous,

Cou Cou O-tho! L'Ennemie dans ce voyage, c'est la mort elle-même et dans une mesure certaine, la haine. Il y a beaucoup de morts dans la vie de Joan, dans celle d'Ezra et du capitaine aussi. :(

Bonjour Limeye! Merci d'avoir enchaîné ton bout. Pour Miss Jenkins, il y aura toujours le cactus, on verra bien. Je sens quand-même qu'elle va regretter de s'être embarquée dans ce voyage. ;)

Je vais essayer de poster ce soir.

Biz

Frégo

"Nous mourrons tous, nous ne vivons pas tous véritablement".

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 19. März 2013, 12:28:55 Uhr
 ;D allez avoue, "la croqueuse d'hommes" ,

tu nous prépare un petit règlement de compte, Limeye? ;D

pour l'instant j'en ai trop sur le feu, je vous suis en lectrice attentive [devil] [angel]


bravo Frego de t'être lancée,  [goodjob]

a bientôt,  [hello]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 19. März 2013, 23:22:49 Uhr
Bonsoir les filles,

ben en fait, j'ajouterai bien quelques filles dans cette histoire, pourquoi n'y aurait-il pas de femmes dans l'équipage ?

et j'imagine très bien une scène dans laquelle Curtis est obligé d'utiliser les connaissances d'Amanda Lou pour faire avancer la construction du vaisseau et voir ce que ça donnerait...

je me souviens aussi de la réaction d'Harrap's concernant le décryptage de la relation amoureuse dans cette histoire et regrettant qu'il n'y ait pas eu un rien de petit flirt entre Mc Clinton et Joan, juste histoire de réveiller Curtis ! Donc, je me dis qu'on pourrait jouer un peu, que ça "pikanterait" le scénario.

d'ailleurs, Hamilton a été - encore une fois - plus loin que Toei, parce que Mc Clinton prend quand même bien soin de Joan, ce qui nous donne une réaction hyper-machiste de Curtis en l'occurence (là, il fait pire que Toei) ! Deux baffes, beau Capitaine, sur le coup, c'est tout ce que vous mériteriez, nan mais  ;D !

bon, sur ce, je vais me coucher, rendez-vous dans quelques heures pour l'insomnie  ::)

Limeye  :)

ps : ouais, occupe-toi de l'identité pour le moment  ;)!  Mais je me dis que tu ne résisteras peut-être pas à mettre ton grain de sel dans ce cadavre exquis et que tu nous feras quelques pirouettes amusantes voire  [devil], ce qui pourrait nous donner des idées !
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 20. März 2013, 05:29:36 Uhr
Bonne insomnie à celles et ceux qui sont à l’Est de l’atlantique et bonsoir à ceux et celles qui sont à l’ouest!

Limeye, Élaine, d’autres filles dans l’équipage? Des plans pour avoir une autre mutinerie!!!  [devil] Hi! Hi! Hi! Je ne suis pas sûre que je veuille infliger ça à notre duo dynamique. Pour ce qui est de Mac Clinton, peut-être que ça changerait l’ordinaire de notre « croqueuse d’hommes » que d’avoir un vrai béguin pour l’homme invisible.[naughty]

Bon allez hop, une suite.

-Joan…

Curtis tapait sur le sol en morse. Silence.

-Joan…Réponds moi!!!

-Curtis… Personne n’a  bougé. Je tiens bon.

-  Moi,  tiens plus le coup, Joan. Ton silence, pire qu’un cri.

-Le temps est pour nous.  Jenkins,  jamais sortie  système solaire. Mazéra, long voyage. À qui ils demanderont  aide penses-tu?  Pirates, attendre  avant de me porter atteinte.

-Peur que cerveau des  pirates,  en bas de leur ceinture Joan.

-Cerveaux en bas de la ceinture,  histoire de cette mutinerie. Tapa-t-elle..

« C’en est trop avec ce tapage!!! » Mac Nair se leva et bondit sur Joan. Elle s’esquiva, vive comme l’éclair et lui assena un coup violent à la racine du nez. Mac Nair tomba sur le sol, immobile, mort..

« Joan!!! Que se passe-t-il….Joan!!!! Cria Curtis.

A+

Frégo:-*

P.S Une plus longue suite demain, promis.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 20. März 2013, 05:53:19 Uhr
Coucou Frégo !

j'aime beaucoup l'idée qu'ils communiquent avec le morse ! C'est une chouette idée !  [goodjob]

tu as du mal à imaginer comment ils se sont mutinés ?

Sinon, j'avais une idée pour expliquer leur atterrissage forcé sur le Météore, mais ça ne cadre pas avec une mutinerie (c'était un problème technique, avec explication alambiquée - tu vois le genre  ;) - à la clé : une éruption solaire qui aurait bazardé tout le système électronique et de communication du vaisseau). De là, ils se seraient quand même tous retrouvés dans le même bateau (ou plutôt face au même défi). Mais tu dois bien avoir une idée du retournement de situation... une trahison ? Un complot autre que celui que Joan a découvert ?

Hum hum... la suite, schnell  ;D  [jump]  [jump]  [jump]

pas mal l'idée de coller Lou et Mac Clinton ensemble... va falloir réfléchir à tout cela, ça laisse des perspectives intéressantes...

bon, j'avance sur autre chose et j'ose espérer me rendormir  :D

Limeye  :) heureusement, c'est mercredi...
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 20. März 2013, 09:21:21 Uhr
 [goodjob] alors là le coup du morse, très fort!

Ne me tentez pas.... [devil] je veux terminer mon histoire.... [wallbash]

Vite la suite!  [jump]
a plus,
 [happywave]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 20. März 2013, 10:27:29 Uhr
Coucou Elaine,

j'attends la suite de Frégo, si elle veut, je prendrais le relais... pour l'instant, je la laisse avancer dans l'histoire puisqu'elle a déjà une suite en tête !

bizz et bonne journée !

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frego am 20. März 2013, 13:18:08 Uhr
J'ecris vite car je suis au boulot. J'ai quelque chose en tete pour la mutinerie que je devais pouvoir livrer ce soir. Ensuite, je te laisse enchainer. ;)

A+
 Frego
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 21. März 2013, 12:28:42 Uhr
You you Frégo !

pa ni pwoblem ! on fait comme ça, j'attends ta suite... que tu n'as pas pu nous livrer hier, peut-être aujourd'hui ?

bizz et bon courage pour le boulot !

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 21. März 2013, 16:56:07 Uhr
Coucou Limeye!

Voici la première partie de la mutinerie pour vous faire patienter. C'est long cogiter tout cela au fur et à mesure [wallbash].

Comment ont-ils pu en arriver là? Limeye, je pense que Jelle dirait : « Trop d’ingrédients dans la sauce et trop de chefs autour de la marmite, ça fait toujours un mélange explosif. » Corrige-moi si je me trompe. Voici la suite.

10e Jour de voyage du Balkan…

Anastasia Lou Jenkins était impatiente que ce foutu voyage se termine afin d’obtenir du Général Anders ce qu’elle n’a pu obtenir de l’ex. Ministre de l’intérieur Swan : un tremplin vers le pouvoir. Sortir de l’ombre pour exercer une véritable influence politique. Il ne s’agit pas qu’on découvre son ancienne connivence avec Swan ou ses ambitions partiraient en fumée.

Elle était le chef de l’équipe technique d’un des trois vaisseaux qui aurait dû détruire le Balkan il y a 3 semaines. Elle aurait certes eu un petit pincement au cœur pour le commandant du Balkan, Jethel Théron, son amour de jeunesse, du temps de la simplicité et de l’innocence. Ça ne lui aurait pas plu  non plus que la lieutenant Joan Randall souffre indûment. Elle savait ce que ça signifiait d’être une femme dans une profession d’homme. Idéaliste Joan, mais pas idiote. Et territoriale la petite!  Concernant le capitaine Flam, si son regard avait parlé, il lui aurait dit : « Celui là, Il est hors circuit ma vieille! » On semble lui vouer de l’admiration mais aussi de la haine…déjà.

Il faudra lui demander son truc pour décongeler un bloc de glace comme lui. Quel bellâtre de défenseur de la veuve et de l’orphelin celui là! Que de choses ils auraient pu accomplir ensembles s’il l’avait voulu. Quelle perte de temps! Quel imbécile! Ezra Gurney… Bof. Son présent adjoint Mc Clinton, son côté agneau sacrificiel lui brise le cœur. Sa mort lui aurait fait pitié.

Bora Boru, son frère. Elle aurait voulu qu’il soit libre. C’est lui qui a payé à sa place dans une lointaine magouille. Elle sait que Swan l’avait trompée concernant son sauvetage promis. Bora Boru pourrait vendre la mèche  la concernant. D’un autre côté elle sait qu’il veut se dissocier de Swan. On n’aime pas les ripoux  dans son milieu.

Anastasia Lou aurai passé outre toutes ces sensibleries si Swan était parvenu à ses fins. Ce n’est pas cela qui la mettait en fureur. Qu’il se soit fait prendre la mettait en fureur! Et pourquoi? Il s’est tellement laissé obnubiler par ses plans de vengeance sur la petite Randall, qu’il a surement oublié la prudence avec sa correspondance.  Comment peut-on se laisser dominer par ses sentiments de jalousie si près du pouvoir? Maintenant, elle souhaitait secrètement que ses codétenus lui fassent la peau. Elle en rêvait la nuit.

Elle devait parfois inspecter  les dispositifs électroniques du quartier des détenus avec son équipe. C’est la première fois qu’elle fait partie du voyage d’un convoi de détenus. Les remarques grossières de la part des détenus, elle si attendait, il y avait de l’animosité de la part des gardiens à son endroit, cela aussi elle s’y attendait; mais les détenus lui disaient aussi : «Allons chérie, on veut juste sortir pour régler le compte des ripoux! On rentrera sagement après c’est promis! Une dernière faveur pour des pauvres forçats comme nous! ». Elle doit avouer qu’elle était vraiment tentée. Non, elle n’allait pas perdre son sang froid si près du but. Elle doit quand-même surveiller certains de ses adjoints, inexpérimentés et influençables.

Ce voyage était éprouvant. Elle réalisait que sa formation d’ingénieure ne lui avait jamais apportée la crédibilité, le prestige et le pouvoir auquel elle aspirait tant. Elle avait épuisé depuis un moment tout ce que ses relations dans ce milieu pouvaient lui apporter comme potentiel d’avancement personnel. Ce serait son dernier voyage avant d’aspirer à beaucoup mieux. Quelle aubaine d’avoir pu ferrer Anders!
Elle irait discrètement passer une dernière nuit avec Théron (Jet) en souvenir du bon vieux temps.
Dans les quartiers de l’équipe technique, Berenson, un mignon larbin naïf à la botte de Miss Jenkins en bavait furieusement de la voir se faire harceler de la sorte par les détenus et les gardiens. Miss Jenkins aime les beaux petits mecs. Miss Jenkins parle dans son sommeil lorsqu’elle le retrouve discrètement dans sa cabine. Dieu qu’elle en veut à ce Swan. Cette nuit, il va lui faire plaisir. Il s’est bricolé un brouilleur d’ondes qu’il pointera à distance vers les quartiers des détenus et le dispositif de déverrouillage des cellules. Il a bien calibré le dispositif, il n’ouvrira que les cellules. La porte d’entrée restera verrouillée. Si les gardes ont pour deux sous de cervelles, ils laisseront les prisonniers s’entretuer.

Cette nuit dans la section des détenus…

« Je vois pas comment on va pouvoir se sortir de ce trou à rats, Kim. Moi en tout cas, je vais finir ça en beauté en arrivant sur Cerbérus! Il y en a qui crèveront avec moi je te le garanti! Flam et sa petite copine feront parti du nombre. Dommage, la petite, j’en aurais fait autre chose! » Vociféra Molémos.
« Garde ton sang froid espèce de tête brûlée! » Intima Kim. « On a bien cuisiné Miss Jenkins et son équipe d’ingénieurs! Il y en a un qui va finir par craquer! Les gardiens n’étaient pas en reste pour le harcèlement non plus! Il faut être patient. Faudra garder notre cerveau au bon endroit concernant miss Jenkins et la Randall. Le voyage est long vers notre petit paradis. »

«  Et Jenkins ne sera pas de trop pour piloter. » Rétorqua Bora Boru.

« T’en fais pas vieux, on va bien prendre soin de ta frangine! Railla Molémos.

« Je vous préviens tous, il ya un gardien pour 3 détenus, il faut accepter le fait qu’il y en aura des nôtres qui vont se faire tuer, mais on n’a pas le choix. Et il nous faudra des otages jusqu’à ce qu’on sorte de ce foutu système. Il ne faut pas tuer les officiers, si possible. » Acheva Kim.

«  Et les ripoux? » Chuchota Molémos à Bora Boru.
« Tu veux qu’on parie entre eux et la petite tigresse? Jeta Bora Boru. Molémos échappa un ricanement.
Un clic se fit entendre et les cellules s’ouvrirent. Les détenus ne mirent à crier et à rudoyer les ripoux pour attirer les gardiens.

Ezra était à son quart de garde; les gardiens postés aux endroits prévus.

Il entendit les cris venant du quartier des cellules

 « Non ce n’est pas vrai! » Fit Ezra. « Suivez-moi vous tous! »

Ils se précipitèrent vers le quartier des détenus, ouvrirent le sas d’entrée … et commirent l’erreur d’entrer à l’intérieur. Le combat s’engagea. Les gardiens furent tués et Ezra Gurney, blessé à la tête pris en otage. Les ripoux furent reconduis à leur cellule et enfermés.

A+

Frégo 8)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 21. März 2013, 17:31:58 Uhr
bonjour Frego, ;D


une vrai méchante, vicieuse et sans scrupules la Jenkins [goodjob], j'attends la suite , ben oui, tu vas découvrir la pression . ;D

 [work] [sm] En plus depuis qu'earthy arrête je suis en manque d'histoires intéressantes, alors zou!

bonne soirée [happywave]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 21. März 2013, 18:01:08 Uhr
Bonjour Frégo,

bien vu ! Je vais essayer d'embrayer... sur la suite de la mutinerie. Histoire qu'on retombe sur nos pattes avec le passage où Joan se retrouve enfermée avec les ripoux.

par contre, je vais peut-être faire un mini pense-bête pour les différents personnages. Pour l'instant, on n'a pas ajouté grand-monde, mais il va peut-être nous falloir en nommer d'autres, notamment parmi les prisonniers.

je  [mindoubt], mais sans doute pas avant ce soir ou demain matin, là, c'est l'heure cruciale en France (retour de l'école, goûter, repas à préparer...  ;))

bizz

Limeye  :)

ps : très bien la citation façon Jelle, c'est tout à fait elle  [goodjob]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 21. März 2013, 21:23:30 Uhr
Hello toutes !

voici donc la suite du récit de la mutinerie. Pas très original, mais différent de la version Hamilton, forcément. Je laisse néanmoins le champ libre, je pense, pour Frégo pour organiser la suite, à savoir l'enfermement de l'équipage et le changement de direction du vaisseau. Je te laisse aussi expliquer pourquoi Curtis a eu peur pour Joan à ce moment-là...

Néanmoins, si tu as besoin que je garde la main ou si quelqu'un d'autre veut apporter son grain de sel à l'histoire, aucun souci bien entendu. O-tho, tu n'as pas envie d'ajouter un petit paragraphe ? On peut faire court, tout en apportant sa pierre à l'édifice ! C'est ce que l'on a fait Elaine et moi pour le précédent...

bonne lecture en tout cas !

bizz

Limeye  :)


Les prisonniers avaient désormais tout ce qu'il leur fallait pour se mutiner. Un otage, en la personne du colonel, des armes qu'ils avaient volées aux gardiens, et la porte du quartier des cellules ouverte.

- Bien, dit Kim. Maintenant, si nous ne faisons pas d'erreurs, nous avons la possibilité de nous rendre maîtres du vaisseau. Je vous le redis ! Ne tuez que si vous ne pouvez pas faire autrement ! Plus nous aurons d'otages, et mieux ce sera ! Et bien entendu, vous laissez la vie sauve aux filles...
- Bien, Kim. On commence par quoi ?
- On se divise en trois groupes. L'un va se rendre à la salle des machines, l'autre au poste de pilotage. Le troisième dans le quartier de l'équipage. Bora Boru, je te charge du poste de pilotage. Molemos, la salle des machines, je m'occupe de l'équipage. Bora, tu prends le colonel avec toi. Moi, j'essayerai de trouver un autre otage sur mon chemin.

Rapidement, les trois groupes se constituèrent et en moins d'une heure, les prisonniers étaient devenus les maîtres du vaisseau. Dès qu'ils étaient sortis du quartier des cellules, l'alerte avait été donnée, mais il était déjà trop tard. Menés par des hommes qui avaient eu accès au plan du vaisseau, les trois groupes eurent rapidement la maîtrise de leurs objectifs. Réveillés par l'alerte, Curtis et Joan s'étaient précipités dans le couloir, pour se trouver nez à nez avec Kim et une dizaine de prisonniers. Ils étaient parvenus à se replier vers l'étage inférieur où se trouvait les techniciens et les gardiens qui n'étaient pas de veille, ils y avaient retrouvés Grag, Otho et Simon.

- Où est Ezra ? Le Commandant Théron ? Combien sommes-nous ?, demanda rapidement Curtis.
- Le colonel a été pris en otage, lui répondit le Major Andrew Barett, le second. Quant au commandant..., il était au poste de pilotage. Nous n'avons aucune nouvelle des hommes qui s'y trouvaient.

Curtis évalua rapidement leur nombre, ils étaient une vingtaine. Aucun blessé. Tous armés.

- Ils ont certainement occupé le poste de pilotage. Nous allons nous replier vers la salle des machines, de là, nous pourrons nous isoler et contre-attaquer. En route ! Grag, tu ouvres la voie.
- A tes ordres, chef !

Mais avant même de pouvoir gagner la salle des machines, ils se heurtèrent aux hommes de Molemos qui avaient pris d'autres gardiens en otage et récupéré un nombre impressionnant d'armes. Ils tenaient l'accès à la salle des machines. Aucun des mutins n'hésita à tirer, et Curtis comprit très vite qu'il était la cible principale. Grag s'en rendit compte aussi immédiatemment et pendant qu'Otho assurait la protection de Joan, le robot parait les tirs destinés à son capitaine.

- Rendez-vous, Capitaine Flam ! Nous tenons le vaisseau !, lança Molemos avec une voix triomphale. Vous ne pouvez plus rien contre nous !

Une autre voix retentit, par le système de radio de bord. C'était Kim Ivan.

- Capitaine Flam ! Mes hommes tiennent le poste de commandes ! Nous tenons le colonel Gurney en otage, ainsi que tout l'équipage qui était aux commandes. Le commandant Théron est mort. Rendez-vous ! Je vous laisse trente secondes pour lâcher vos armes, sinon, j'abattrai le colonel Gurney !

Joan étouffa un cri d'horreur. Curtis rageait. Il ne comprenait pas ce qui s'était passé, et pourtant, ils avaient pris le maximum de précautions. Cependant, ce n'était pas le moment de comprendre comment la mutinerie s'était produite, mais de faire face. Son regard croisa celui d'Otho, puis celui de Joan. Ils étaient trop peu nombreux, et en face, les mutins avaient des otages. Et la vie d'Ezra était entre leurs mains.

Il jeta ses armes devant lui. Barrett, Otho, Grag, puis Joan firent de même. Les autres, les derniers hommes libres du Balkan les imitèrent. Ils ne pouvaient rien faire d'autre.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 21. März 2013, 22:08:23 Uhr
 :o  mon préféré du moment, vous me l'abîmez pas, hein? Il va être papa! ;D

va falloir que je me calme ailleurs qu'ici, je suis déchaînée aujourd'hui...
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 21. März 2013, 22:14:53 Uhr
Bonsoir Elaine,

pas de soucis... je n'ai pas l'intention qu'Ezra soit plus que légèrement blessé. Maintenant, je ne sais pas ce que Frégo veut faire de son côté.

t'aurais pas envie d'ajouter un petit morceau, là, ce soir ? Je serai bien étonnée que tu n'aies pas envie de mettre un petit grain de sel "pikante" de temps en temps à cette histoire  ;)

je me trompe  :-* ?

bonne soirée et promis, je serai au rendez-vous pour Just in your dreams dans quelques heures  ;). Encore un peu de patience  [motz] (je te mets ton préféré pour te faire plaisir !)

Limeye  :)

ps : sinon, pour te calmer, il y a le dernier défi, sur Vénus, que tu n'as pas fait encore...   [work] [sm]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 21. März 2013, 22:45:41 Uhr
Bonjour a toutes!

Ca demarre fort les filles!   [goodjob]
Je suis bien curieuse de savoir comment cette histoire va se developper (AU, Alternate Universe comme on dit chez moi...), et avec tous ces nouveaux personages, notamment Jenkins, ca met du piquant !

" Réveillés par l'alerte, Curtis et Joan s'étaient précipités dans le couloir"...hmmm sortis de la meme chambre? Ou bien... ;D Ils sont proches comment, au debut de votre histoire? ;)

Pour Limeye:"O-tho, tu n'as pas envie d'ajouter un petit paragraphe ..."
C'est gentil de vouloir m'inviter a ecrire, mais je dois avouer que ca m'intimide encore trop...Entre ecrire avec des mots imposes pour delirer et une vraie histoire...et puis j'aurais trop peur de faire devier la trame...Je prefere encore vous lire ou commenter pour le moment! ;)

A Elaine" sinon, pour te calmer, il y a le dernier défi, sur Vénus, que tu n'as pas fait encore."
C'est ce que je pensais aussi ;D
D'ailleurs c'est aussi vrai pour Frego et August...qui se cache ou , tiens? ???

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frego am 21. März 2013, 23:29:51 Uhr
Hello, Limeye, Elaine et O-tho.

Merci Limeye pour la suite de la mutinerie qui etait plus detaillee et coherente que ce que j'avais en tete. Elaine, non je n'ai pas envie de trop abimer le colonel non-plus. Pour Joan, le capitaine n'en sera quitte que pour une belle frousse; promis jure. Je suis encore au boulot. J'ecrirai un petit bout juste a temps pour les matinaux a l'est de l'atlantique.

A+

Frego ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 22. März 2013, 08:15:03 Uhr
Hello les filles !

contente que ça te convienne, Frégo ! Contrairement à la version DA - Hamilton, j'ai préféré envoyer Kim Ivan s'occuper de l'équipage : il connaît Molémos et ne lui fait que moyennement confiance pour les prendre en otages plutôt que les tuer, et il veut garder le capitaine vivant car c'est un otage de premier rang !

pour répondre à O-tho concernant la relation entre Joan et Curtis, pour moi, ils sont ensemble, mais je ne sais pas ce que Frégo imaginait à ce sujet, c'est aussi pour ça que je n'ai pas fait plus explicite concernant leur réveil. J'y ai bien songé un peu [devil], mais ça ne cadrait pas du tout avec le reste du récit. Donc, je me suis dit que ça laissait planer le doute...

Bonne journée (début ou fin)

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 22. März 2013, 12:58:44 Uhr
Hello everybody!

Limeye et O-tho,pour moi aussi ils sont ensemble tout en essayeant de demeurer discrets.

Je suis en pleine rédaction pour la suite mais je dois éffectuer un long déplacement en voiture. Alors la suite promise sera prête en fin de soiré. Je ne ferais pas un bon capitaine Flam concernant les promesses. Mais j'ai tout en tête jusqu'à ce qu'ils arrivent en vue du planétoide.

A+

Frégo  :-*
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 22. März 2013, 15:28:32 Uhr
Coucou Frégo,

pas de souci pour attendre...  enfin, si un peu [jump]  ;D !

j'ai une petite suggestion à te faire... je laisserai bien pour ma part nos amis dans l'ignorance du rôle joué par Miss Jenkins...

j'ai une scène en tête, pour quand ils seront sur le Météore, dans laquelle Simon, Ezra ou Joan (je ne sais pas encore lequel des trois) découvrirait son double jeu...

mais si tu as prévu autre chose, pas grave...  ;)

bizzz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 23. März 2013, 02:23:17 Uhr
Bonjour Limeye,

Aucun problème pour ta scène sur le planétoïde. Je m'adapte.

A+

Frégo

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 23. März 2013, 16:08:05 Uhr
Coucou tout le monde!

Je suis très en retard. J'espère que ceci va me faire pardonner ;). 8 heures de route et la rédaction c'est crevant! [unconscious]

Voici la suite et je vous reviens plus tard avec un autre petit bout.

Le capitaine Flam, Barrett, Mala, Crag , Simon et Joan avaient déposés les armes aux pieds de Molémos en face de la salle. Il savourait ce moment en riant méchamment. « Désactive ton robot, Flam avant que je décide de descendre ta petite amie. » Curtis obtempéra. « Je suis désolé Crag ». Dit-il. Mala gronda comme «un  chien  enragé.

Molémos donna des ordres : « Grabo, prends des hommes avec toi pour amener ce joli petit monde  aux cellules. Reluuk et Mickey, restez ici garder  les ingénieurs, surtout le petit Bérenson. » Il saisit Joan par le cou et l’amena à l’écart. « Toi ma petite, tu vas m’accompagner sagement au poste de pilotage, t’es invitée à une petite fête. » Le regard de Molémos était avide. 

Curtis se mit à se débattre sauvagement pour se libérer des hommes qui le retenaient. « Non laissez-là tranquille!!! Ne la touchez pas avec vos mains sales!!! » Grabo le frappa à l’estomac. Un groupe d’ex-détenus l’ entraina avec Crag, Mala et Simon  vers les cellule. Joan essayait de donner le change. « Ne t’inquiètes pas capitaine, il n’aura rien de moi. »Lui dit-elle. « C’est tellement touchant que je vais en pleurer! » Railla Molémos. « Pas d’entourloupettes la tigresse, ou il en cuira à ton colonel et à Flam! » Dit-il menaçant.

Joan s'efforçait de garder sa contenance malgré son désespoir pendant que Molémos l'entraînait vers le poste de pilotage. Ses pires craintes semblent se concrétiser. Sa découverte du complot de Swan n'aura servi qu'à offrir aux pirates un autre occasion de se mutiner. Joan était convaincue que l'événement déclencheur, quel qu'il soit, était l'erreur d'une ou plusieurs personnes.

Elle avait remarqué que la présence de l'ingénieure Anastasia Jenkins et son équipe à bort avait créée un malaise et même du resentiment parmis plusieurs officiers. Théron était devenu blanc comme un linge. Curtis l'avait saluée avec indifférence mais semblait aussi la connaître. Son équipe incluait des éléments qui étaient inexpérimentés face à un voyage comme celui-ci. Joan avait pris soins de les instruire sur les consignes concernant les prisonniers.

Du poste de pilotage, elle pouvait déjà entendre des pirates en train de ripailler en chantant des chansons à boire. En entrant, elle fut accueillie par les sifflements et par les commentaires obscènes de la part des pirates qui s'y trouvaient. Anastasia Lou Jenkins était aux commandes du vaisseau. À part une echymose à un œil et une erraflure à une épaule, elle semblait indemne.Joan reprennait peu espoir, Miss Jenkins n'avait jamais piloter en dehors du système. Elle allait avoir besoin d'une aide extérieure.
Surtout que Joan avait pris secrètement une ultime précaution concernant ce voyage. Elle avait programmé l'ordinateur pour faire silence complet sur les données de navigation s'il passait plus de 3 jours hors du système solaire.  «Utiles, ces séances avec Jennings!» Pensa-t-elle.

Elle fût rappelée à sa sombre situation en apercevant le Colonel Gurney, blessé à la tête et tenu en joue par les pirates. «Colonel! » Dit-elle avec désespoir. «Lieutenant, je vous ai tous laissé tomber...Je t'ai laissée tomber, Joan.» Dit-il, vaincu par le désespoir et l'angoisse. «Tu as toujours été forte, Joan.» Continua-t-il. «Essaie de rester en vie.» Joan fût incapable de parler à partir de ce moment là.

«T'en fais pas, colonel de mon cœur! On ne va pas la tuer,on veut juste en profiter un petit peu!»  Railla Bora Boru. Molémos s'esclaffa à son tour. «Allez vous autres, emmenez-le dans une cellule  avec les autres.» ordonna-t-il. «Que le diable vous emporte, ordures!» Cria Ezra. «Ça mon petit colonel, ça pourrait peut-être m'amuser, mais pas tout de suite!» Rétorqua Molémos.

Joan fit face à ses bourreaux, les yeux éteints. Anastasia lui dit: «Tu dois en passer par là tôt ou tard Joan. Crois-moi, plus tu attendras,plus tu résisteras, plus pénible ce sera pour toi.» Joan lui jeta un regard méprisant. «Vous prenez vraiment votre exemple pour une règle Miss Jenkins!» Pensa-t-elle. «Désolée Ezra, je suis une battante mais vivre à tout prix, Je ne sait pas si je vais pouvoir.»

«Choisis ma belle, c'est nous ou on te donne aux ripoux.» Laissa tomber Bora Boru. Un autre des mutins, Stone, les interrompit et se saisit de Joan. «À quoi ça rime ça, nous on veut prendre du bon temps avec elle tout de suite!» Stone ne vit même pas le coup  de Joan dans ses parties sensibles partir. Il se retrouva par terre plié en deux. Pris de colère, Molémos la gifla à toute volée. «Tu viens de faire une énorme bêtise la tigresse!» Il se jeta sur elle, serrant une main sur son cou. 

À ce moment là, deux mains desserrèrent la prise de Molémos et le poussèrent 2 mètres plus loin. «Non mais qu'est-ce que tu essaie de faire, abruti, l'achever toute suite?» Vociféra Kim Ivan. «J'avais pourtant donné des ordres pour enfermer TOUS les officiers et gardes dans les cellules. Je croyait aussi t'avoir assigné à la salle des machines, Molémos!»

«Bora, va avec Molémos. Vous mettez Miss Randall dans une cellule et vous allez tous les deux relever Reluuk et Mickey à la salle des machines et vous y restez jusqu'à nouvel ordre, j'espère que je fais bien comprendre! Refroidissez-vous la tête! Le chemin est long jusqu'à Mazara, on en a encore pour des semaines!»

«D'accord Kim, te fâche pas, on voulait juste s'amuser!» Rétorqua Molémos.
Ils conduirent Joan dans le quartier des détenus.
En chemin, ils dirent à Joan:«C'est toi qui l'a voulu ma jolie, On te souhaite bonne chance avec les Ripoux!» Ricanèrent-ils.


Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 23. März 2013, 16:13:20 Uhr
 [jump] alors là j'aime!

 [goodjob]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 23. März 2013, 16:21:39 Uhr
Je fais comme Elaine :   [goodjob] [jump]

et forcément, on en demande encore !!! je ferai bien un petit passage sur Simon ? allez, je m'y attelle. Je ne pense pas que ça interférera avec ce que tu écris.

Bizz et bravo !!! pas évident de tout concilier  ;)

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 23. März 2013, 17:05:29 Uhr
Et voilà !

Alors qu’ils les emmenaient vers les cellules, Otho soutenant Curtis qui n’avait pas encore récupéré du coup qu’il avait pris dans l’estomac, Simon réfléchissait à toute vitesse. Grag était hors d’usage, les hommes ne pouvaient rien tenter sans risquer aussitôt d’être descendus. Il était le seul à pouvoir leur fausser compagnie. Alors qu’ils cheminaient le long des couloirs, il aperçut ce qui allait peut-être être une chance : une des petites armoires électriques du vaisseau avait été ouverte. En y entrant, il pouvait espérer se glisser rapidement dans un recoin hors de portée des mutins. Il pourrait ensuite circuler dans le vaisseau par les différents conduits d’aération ou d’entretien, sans risquer de tomber entre leurs mains. Il avait utilisé les premières journées du vol à étudier soigneusement toute l’architecture complexe du vaisseau, respectant l’adage qu’il valait mieux être trop prudent et que c’était en connaissant les lieux qu’on pouvait s’y retrouver. Curtis avait été occupé à consulter les documents que Joan avait découvert sur le complot, il avait aussi soigneusement passé en revue la composition de l’équipage et des équipes techniques. C’était donc sur Simon qu’avait reposé l’étude du vaisseau.

En arrivant à la hauteur de l’armoire électrique, Simon s’éleva un peu en l’air et en quelques secondes se trouva caché aux yeux des mutins. Il chemina le plus vite possible le long des câbles pour gagner un recoin où il allait être hors de portée. Il essaya de ne pas penser à ce qui se passait dans le couloir, du fait de sa fuite.

- Bon sang ! Le professeur s’est échappé !, rugit Grabo.

Un des mutins qui escortait le groupe tira vers l’armoire électrique, déclenchant un mini incendie et un court-circuit local. Mala, Barrett et Curtis tentèrent d’en profiter en se battant à mains nues contre leur escorte, mais un tir de Grabo mit fin à leur tentative.

- Attachez-les ! Ca suffit comme ça ! Capitaine Flam ! Je vous préviens qu’à la prochaine tentative de rébellion, nous exécuterons l’un d’entre vous ! Alors, tenez-vous tranquille !
- Le professeur a certainement été grillé par le court-circuit, dit Timarow, l’un des mutins. Bien fait pour lui !

Mala et Curtis se regardèrent désespérés. Eux aussi craignaient que Simon n’ait subi un tel sort. Et ce fut le cœur lourd qu’ils se retrouvèrent chacun enfermés dans une cellule, Curtis craignant le pire pour Joan et pour Simon.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 24. März 2013, 03:39:11 Uhr
Hello,

C'est encore moi! Au contraire Limeye, ce que tu as écrit sur Simon va même m'aider dans ce qui suit. Je te laisse les détails sur son escapade dans le vaisseau.

Un petit retour avec Joan dans la cellule avec les ripoux :

Trois jours plus tard...

Mac Nair tomba sur le sol, immobile, mort.« Joan!!! Que se passe-t-il….Joan!!!! Cria Curtis.
Swan, Larson et Kulikov s'avancèrent lentement vers Joan, menaçants.

«Faites vos adieux à la petite garce Capitaine Flam, Colonel Gurney! Elle va rejoindre son cher papa!» S'écria Swan.

Soudain, Le professeur Simon sortit de la bouche de ventilation de la cellule et frappa Swan derrière le haut de sa colonne cervicale de ses rayons. Swan mourût sur le coup. Kulikov et Larson se retournèrent en même temps pour voir d'où venait le coup. Joan brisa le cou de Larson d'un coup avec le tranchant de la main pendant que Simon envoya de nouveau ses rayons et atteignit Kulikov dans les artères carotides. Celui-ci ne put reprendre sa respiration et Joan ne fera aucun effort pour le ranimer.
Des bruits de pas vers les cellules se firent entendre.

Simon retourna vite se cacher dans la bouche d'aération. Joan tapa rapidement : «Tous morts. Simon, caché.»

Grabo et Timarow arrivèrent à la hauteur de la cellule de Joan. Ils contemplaient le tableau, incrédules. «Non mais pince-moi et dis-moi que je rêve!» S'exclama Timarow. «T'as vu le carton?» «Molémos et Bora Boru vont en faire une jaunisse ça s'est sûr.»  Jeta Grabo. «Viens, on a autre chose à faire en ce moment.»

Ils arrivèrent à la cellule du Capitaine.

«Allez debout Flam, Kim Ivan t'attend  au poste de pilotage.» Ils le relevèrent et l'emmenèrent au poste de pilotage. Curtis tourna sa tête vers Joan. Il était soulagé qu'elle soit en vie, indemne. Son regard était redevenu clair malgré l'inquiétude qu'il y lisait.« Allez avances, capitaine de mon cœur!» Lança Grabo. « Travis, Tolek et Sinqué vous restez de garde et vous ne laissez personne entrer avant mon retour! Personne!»

Ils atteignirent le poste de pilotage.

Kim Ivan les attendait. Molémos et Bora Boru n'étaient pas présents. Jenkins était toujours aux commandes.

Grabo chuchota quelques mots à Kim Ivan. Kim marmonna avec colère : «Tu les a laissés faire? Et c'est maintenant que tu me préviens de leurs manigances? Je règlerai ça plus tard à ma manière. Toi et Timarrow vous pouvez retourner à votre poste.»

Kim Ivan s'adressa au capitaine sans détour : « Je déteste l'admettre, mais nous avons besoin de votre aide capitaine.»

« Nous avons perdu tous nos repères dans l'espace et l'alarme vient de se déclencher pour une raison inconnue.» Repris Anastasia Jenkins.

Curtis pensait intérieurement:« Joan, tes prédictions se vérifient vraiment souvent, je pense que c'est toi qui a programmé l'ordinateur pour ne plus donner de coordonnées de navigation. Mais ça personne n'a besoin de le savoir; surtout pas cette racaille. Allons, foutaise time!»

«Les forces cosmiques et physiques en vigueur dans notre système solaire ne jouent plus quand on en sort. Sans les ajustements appropriés, l'ordinateur ne reconnaît plus les information qu'il reçoit.» Répondit Curtis. « Tout ce qu'il reconnaît pour l'instant c'est que le vaisseau se dirige à toute allure sur un corps céleste assez gros pour se fracasser dessus.»

Curtis ajouta avec une rage contenue: «Donnez-moi une bonne raison pour que j'empêche que cela ce produise!!! »

«Allons capitaine, je vous en prie, Grabo m'a appris ce qui s'est passé entre Miss Randall et Swan avec ses comparses. Vous voulez vraiment qu'elle ait survécu pour rien?

Curtis ferma les yeux. Joan avait effectivement beaucoup payé de sa personne durant ce voyage. Et sa vie continue d'être menacée.

Curtis adressa à  Anastasia Jenkins. «Virez lentement à 45 Degrés». Anastasia eu à peine le temps de faire la manœuvre que soudain, un énorme planétoïde apparût à l'écran.

« Non! Ne touchez pas aux rétrofusées! Cria Curtis.

See you later, alligators.
Frégo.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 24. März 2013, 03:56:32 Uhr
Coucou Frégo !

sacré carton ! mais je les aurais laissé vivants, les Ripoux... au moins un ou deux... histoire d'avoir à faire à eux sur le Météore. Hum, enfin, ils auront assez de défis à y relever  ;) !

ok pour Simon, contente qu'il ait pu t'aider ainsi ! je reprends la main dans la journée sauf si tu veux continuer ?

Limeye  :)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 24. März 2013, 04:36:37 Uhr
Coucou Limeye,

J'ai été expéditive avec les ripoux en effet [akfourtyseven]. Leur présence sur le météore aurait pu donner lieu à des intrigues intéressantes. Mais dès qu'ils on commencé à bouger dans la cellule, Joan n'avait vraiment pas le choix des moyens et Simon n'a pas été de trop pour l'aider. Et je sens qu'Ezra aurait réglé leur compte en douce durant l'évacuation du vaisseau.  [starwars]. Je me dit que Swan était un cancer qui a laissé beaucoup de métastases derrière lui

Je vais te laisser prendre la relais situ veux, j'ai besoin de refaire le plein d'espiration. [gonenuts]

A+

Frégo.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 24. März 2013, 05:12:05 Uhr
Salut les filles,

Eh bien chapeau! Action et suspense garantis avec vous! [goodjob]

Cote mechant, il y a toujours Jenkins et d'autres complices...et comme dit Frego, Y a toujours le cactus (ou tout faire exploser  ;D) pour s'en debarasser!

Au plaisir de lire la suite!

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 24. März 2013, 07:45:43 Uhr
Coucou O-tho et Frégo !

je pense que Frégo, tu as raison : Swan laisse des traces derrière lui... nous aurons de quoi puiser côté méchants. Ce n'est pas faux qu'Ezra s'en serait certainement occupés, surtout s'ils avaient osé toucher à Joan (et je ne dis même pas ce que Mala ou Grag leur auraient fait  :o)

J'ai bien la suite en tête, je vous la livre dès que je peux l'écrire, mais aujourd'hui, contrairement à hier, je vais quand même avoir du boulot... donc bon, je fais au mieux.

Tu as raison, O-tho : n'oublions pas le cactus...  et Hamilton a même fait pire avec les arbres aux lianes mangeurs d'hommes !

bonne journée !

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 24. März 2013, 11:42:10 Uhr
Salut les filles !

me voilà avec un long morceau. Récit de l'atterrissage. Je vous livre la suite avec leurs débuts sur la planète d'ici cet après-midi. En espérant que ça redonnera de l'inspiration à Frégo, voire à Elaine (nan, t'as toujours pas envie de mettre du "pikante"  [devil]?)

bonne lecture !

Limeye


Mais il était trop tard : Anastasia Lou Jenkins avait déjà tiré sur la manette et le choc fut brutal. Tout le vaisseau fut secoué violemment, les hommes tombèrent, certains se blessèrent. Les objets volèrent en tout sens. Curtis eut le réflexe de s’agripper aux pieds du fauteuil de pilote dans lequel Miss Jenkins était littéralement scotchée par le choc. Les mutins étaient tous tombés au sol, certains avaient roulé dans le fond de la pièce. Il parvint à se redresser et sans ménagements, il sortit la jeune femme de son fauteuil pour s’installer à sa place et tenter de reprendre le contrôle du vaisseau. Il lui fallut moins d’une minute pour prendre la mesure des dégâts et du défi qui s’annonçait : d’ici peu, ils allaient entrer dans l’atmosphère de la petite planète et un des moteurs avait explosé.

Il contacta aussitôt la salle des machines, ordonna à Molemos de la faire évacuer.

- Depuis quand je reçois des ordres de toi, Capitaine de mon cœur !, vociféra-t-il.
- Depuis qu’il est le seul à pouvoir nous sortir de là, imbécile !, cria Kim Ivan qui s’était relevé lui aussi et se tenait aux côtés du Capitaine.
- Bon, bon… ça a sauté ici, il y a plusieurs morts et des blessés, répondit le mutin en grognant.
- Evacuez tout le monde, et verrouiller la porte, reprit Curtis fermement. Pas la peine de risquer qu’un incendie ne se propage à tout le vaisseau.

Il ouvrit la radio de bord :

- On va devoir se poser en catastrophe, que tout le monde s’accroche comme il peut. Il faudra certainement évacuer le vaisseau dès que nous serons posés.

Dans sa cellule, Joan avait vacillé et roulé comme les autres lorsque le moteur principal avait explosé. Elle poussa un soupir de soulagement ; un moment, elle avait craint que les mutins n’emmènent Curtis pour s’en prendre à lui. S’il était aux commandes, il était bien le seul à pouvoir les sortir de ce pétrin, Grag n’étant pas opérationnel. Elle rampa sur le sol de la cellule et s’accrocha aux barreaux. A cet instant, le professeur Simon ressortit de sa cachette et s’approcha d’elle. Elle l’agrippa, le coinça entre ses bras et se remit en position de survie, attendant le choc de l’atterrissage.

- Merci, professeur, sans vous…
- De rien, Joan, mais nous ne sommes pas encore sortis d’affaire, loin de là… tenons bon déjà pour l’atterrissage, le Balkan n’est pas le Comète.
- Hélas !

Lors des exercices réguliers de la police, elle et Ezra avaient déjà eu droit à des simulations d’atterrissages en urgence, mais aucune n’avait la violence de celui-ci. Elle glissa d’un bord, de l’autre, tentant de toujours bloquer Simon entre ses bras, sans lâcher prise. Les corps des ripoux roulaient dans la cellule, l’un se retrouva même bloqué contre ses jambes et le contact la fit trembler violemment.

Dans le poste de pilotage, la peur était palpable. Tous s’étaient redressés, Miss Jenkins se frottait le coude, elle n’avait guère apprécié de se faire jeter hors de son siège. Mais elle n’y pensait guère plus : elle regardait avec angoisse le sol de la planète se rapprocher dangereusement.

- Mais faites quelque chose, capitaine !, dit Grabo.
- Tais-toi !, dit Kim, laisse-le faire. Il n’y a que lui à être capable de nous sortir d’ici !
- Que faites-vous, Capitaine ?, demanda Anastasia Lou, inquiète. Pourquoi restez-vous au-dessus de ce volcan ?
- Vous avez oublié tous vos cours de physique, Miss Jenkins ?, dit-il d’un ton sec. J’utilise la chaleur qui se dégage pour garder le vaisseau un peu plus en hauteur. Je n’ai pas d’autres solutions pour économiser les moteurs restants.

Puis son esprit se ferma à tout ce qui se passait autour de lui, se concentrant avec précision sur les appareils devant lui. Ses yeux cherchaient une zone où poser le vaisseau, si possible assez loin des volcans. Mais ils survolaient une grande forêt et à moins de s’écraser dans les arbres, il n’eut finalement pas d’autres solutions que de le poser non loin d’une rivière de lave.

Puis soudain, ce fut le calme. Curtis était parvenu à poser le vaisseau.

Tous, mutins comme prisonniers commencèrent alors à se relever, regardant autour d’eux, les blessés gémissant. Ils reprenaient leurs esprits lorsque la voix de Curtis résonna à nouveau :

- Evacuez le vaisseau ! Nous sommes posés sur une plaque de lave non solidifiée ! Le vaisseau va s’enfoncer. Dépêchez-vous !

Et il actionna l’ouverture de toutes les portes, y compris celles des cellules.

Mala sortit le premier, courut vers Grag qui avait été jeté dans un coin sans ménagement, le remit en marche.

- Mon vieux tas de ferraille ! Ne reste pas à terre, il faut évacuer ! Vite ! Occupe-toi d’aider Ezra, il est blessé.

Barrett, Mac Clinton et tous les autres prisonniers s’engageaient déjà dans le couloir, Joan se redressa et demanda au professeur :

- Tout va bien, professeur ?
- J’ai vu bien pire, Joan. Allons, ne traînons pas.

Alors qu’ils se dirigeaient vers la sortie, ils virent Curtis s’avancer vers eux. Sans plus se soucier des mutins, il était venu rejoindre ses amis, pour être certain qu’aucun d’entre eux ne resteraient à bord. Il prit brièvement Joan dans ses bras, soulagés qu’ils étaient l’un comme l’autre de se retrouver vivants.

- Sortez vite ! Mala, avec moi ! On file à la salle des machines ! Je veux essayer de récupérer quelque chose avant de descendre… je pense qu’on en a le temps. Ne traînez pas et surtout… Ne remontez pas à bord !

Leurs amis s’engagèrent vers la sortie, les mutins étaient sortis en désordre, paniqués à l’idée de se retrouver noyés dans la lave.

Alors que le vaisseau commençait à basculer, la croûte de lave cédant sous son pont, ils virent enfin arriver Mala et le Capitaine, qui portaient chacun deux boîtiers.

- Eloignez-vous le plus possible !

Kim ordonnait le repli. Il avait bien compris les risques à rester trop près du vaisseau. Tous gagnèrent un promontoire à quelques centaines de mètres de là, courant, trébuchant, soutenant les blessés. Ce ne fut qu’à ce moment-là qu’ils purent enfin souffler et se remettre de leurs émotions et de ce sauvetage désespéré.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 24. März 2013, 14:45:53 Uhr
 [devil] vous me tentez...
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 24. März 2013, 15:43:30 Uhr
J'le savais bien  ;)

Allez voici la suite ! Et si cela t'inspire, surtout vas-y, j'ai fait ma part pour aujourd'hui et j'espère vous avoir donné suffisamment de billes  :) !

Evidemment, je n'ai pas pu m'en empêcher, mais j'ai rajouté un autre personnage féminin, pour Barrett voire pour Ezra  ;), selon les développements de l'intrigue. Vous allez faire sa connaissance. Et aussi, désolé Ed, mais ta version n'était pas du tout crédible concernant les armes... difficile d'admettre que les mutins soient sortis sans... voilà un peu de "pikante" supplémentaire et une épine en plus dans les mains du Capitaine et de ses amis.

Bonne lecture et bon après-midi !

Limeye  :)


Molemos et Bora Boru regardaient autour d’eux, le second dit :

- Finalement, elle n’a pas l’air si mal que cela cette planète ! En s’éloignant un peu des volcans, on devrait pouvoir s’y installer comme si on était sur un vrai petit paradis !
- Ouais, répondit le premier. On va donc s’occuper directement de prendre nos aises. On zigouille les otages, on n’a plus besoin d’eux maintenant…, ajouta-t-il avec un regard mauvais en direction du petit groupe d’agents et d’ingénieurs qui, instinctivement, s’étaient tous regroupés autour de l’équipe des Futurmen.

Simon observait aussi les lieux, pendant que ses amis récupéraient de leur fuite.

- L’activité sismique et volcanique est importante. C’est étrange. Curtis, qu’as-tu lu comme données quand tu étais au poste de pilotage ?

Le jeune homme ferma les yeux, se remémorant à voix haute les coordonnées qu’il avait eu le temps de lire, machinalement, mais auxquelles il n’avait, sur le coup, pas porté plus d’attention que cela, trop préoccupé par l’atterrissage. Il se figea soudain et regarda Simon :

- Simon…
- Oui, mon garçon… j’arrive aux mêmes conclusions que toi…
- Cette planète sera détruite d’ici deux mois… bon sang…

Il se dirigea alors vers Kim Ivan. Il savait que les mutins n’obéiraient qu’à Kim. Il était celui qui pouvait servir d’intermédiaires entre eux tous.

- Kim, il faut que je vous parle. La situation est difficile : nous n’avons plus de vaisseau et…
- Ca, c’est plus un problème pour nous, Capitaine de mon cœur !, intervint Molemos.
- Tais-toi !, lança Kim. Qu’est-ce qu’il y a, Capitaine Flam ?

Curtis comprit que Kim avait mené le même raisonnement que lui concernant ses hommes et le fait qu’il lui adresse la parole avec un certain respect était encourageant. Il reprit :

- D’après nos calculs à Simon et à moi-même, cette planète sera détruite dans deux mois environ. Nous devons nous débrouiller pour nous sortir d’ici, et le seul moyen, c’est de construire un vaisseau. Il faut faire le tour de ce que nous avons comme matériel et outils. Mala et moi avons embarqué un mini émetteur et deux boîtes à outils, ainsi qu'une mallette de secours, mais avec cela, nous n’irons pas loin.
- Construire un vaisseau ?, Kim le regardait comme s’il était fou.
- Oui, je sais que cela peut paraître insensé, mais nous sommes sortis du système solaire depuis plusieurs jours, personne ne sait où nous nous trouvons et le temps que des recherches s’engagent, il sera trop tard.
- Et votre émetteur ?
- Pas assez puissant. Je vais le bricoler, mais rien n’assure qu’il fonctionnera. Nous ne pouvons espérer nous en servir qu’en dehors de l’atmosphère de cette planète. Le champ magnétique est important qui plus est.
- Je ne comprends pas grand-chose à toutes vos explications techniques, mais je vous crois. Je ne vois pas pourquoi vous nous raconteriez des mensonges, ce n’est pas votre genre. Que faisons-nous ?
- D’abord, l’inventaire de ce que nous avons tous, les uns et les autres, sorti du vaisseau. Y compris les armes. Ensuite, trouver un endroit où nous installer et prendre du repos, je crois que tout le monde en a besoin, soigner les blessés et organiser l’approvisionnement. En gagnant la forêt plus proche, nous devrions trouver un endroit où nous abriter et de la nourriture.
- Bien. Vous avez entendu, vous autres, lança Kim en se tournant vers les anciens prisonniers. On va s’installer plus loin, près des arbres. Se reposer et trouver à manger. Ensuite, on verra. Mais on ne va pas avoir le choix si on veut rester vivant !
- Je crois pas à son histoire, moi !, dit Reluuk.
- Moi non plus, dit Bora Boru. Pourquoi une planète exploserait-elle ?

Curtis tenta une explication la plus simple possible, il voyait le doute s’insinuer dans l’esprit de certains mutins, mais d’autres le regardaient toujours avec circonspection et avec haine.

- Malheureusement, le Capitaine a raison, dit alors Anastasia Lou Jenkins. Moi aussi, j’ai lu les données sur lesquelles il se base, et cette planète n’existera en effet plus dans quelques semaines. Nous n’avons pas d’autres choix.

Elle avait dit cela en fixant son frère droit dans les yeux, puis Molemos. Elle savait que si elle parvenait à convaincre Bora, sans pour autant révéler quoique ce soit de leurs liens familiaux, ils auraient gagné. Molemos était un imbécile, mais son frère avait de la jugeote et il la croirait.

Tout le petit groupe se mit en marche vers la forêt proche, un petit groupe s’engagea sous les arbres, deux hommes revinrent rapidement, ils avaient trouvé une vaste clairière qui pourrait faire un bon abri. La lumière commençait à décliner, c’était la fin de l’après-midi, mais avec les lumières rougeoyantes des volcans et de la lave en fusion à proximité, il ne faisait jamais totalement nuit. Ils avaient encore plusieurs heures de jour devant eux pour trouver de la nourriture et s’occuper des blessés.

Ces derniers furent installés le plus confortablement possible sur des tapis de mousse. Kim ordonna à Nekiri, un de ses hommes en lesquels il avait le plus confiance, de mener une expédition pour trouver de l’eau et de la nourriture. Grag partit avec eux. Ils emmenèrent des armes, mais n’en donnèrent pas au robot. Mais d’autres mutins refusèrent d’abandonner les leurs. Kim se dit qu’il règlerait cette question plus tard. Joan, Simon et Curtis s’activèrent autour des blessés. Le médecin du bord, une jeune femme répondant au nom de Maeva Sanchez était avec eux. Elle ne ménagea pas sa peine et allait être une des dernières à prendre du repos une fois le groupe parti à la recherche de nourriture revenu.

Très vite, Simon explora les alentours. Il observait notamment les plantes, cherchant celles qui pourraient être utiles pour des soins. Les blessures étaient variés : coupures, foulures, fractures, dents cassées. Il fallait aussi trouver de quoi faire des bandages. Il ordonna à Mala de rechercher des fibres et des feuilles qui pourraient en faire office. Il partit avec Reluuk et deux autres mutins.

Après un repas simple, mais qui fit du bien à tous, le calme revint dans la clairière. Même les gémissements des blessés s’étaient éteints. Le groupe des agents et de l’équipage s’était installé dans un coin, mais était soigneusement surveillé par les mutins. Curtis savait qu’ils ne lui faisaient pas encore confiance. Ce qui l’inquiétait était surtout qu’ils étaient armés, et au moindre souci, ils tireraient, il en était sûr. Il fallait trouver le moyen de mettre ces armes hors d’usage ou du moins, les confier à des hommes qui ne s'en serviraient pas contre eux. Il devrait en priorité s’occuper de cela demain avec Kim. Ensuite, ils exploreraient les alentours pour faire l’inventaire des minerais disponibles.

Curtis regarda le groupe disparate autour de lui. Il effectua un rapide décompte des forces en présence : les mutins étaient plus de 80, en comptant les blessés. Eux n’étaient que 27. "Un pour 3 à peine", se dit-il. "Pas terrible comme ratio." Les mutins s’endormaient les uns après les autres, de leur côté, ce n’était guère mieux : Barrett somnolait déjà, Anastasia Lou Jenkins dormait, la tête posée sur les genoux de Berenson. "Tiens, tiens… intéressant, cela", se dit-il. Il chercha Joan des yeux, elle avait pris un rapide repas et était retournée auprès des blessés avec Maeva. Enfin, il la vit se relever et revenir vers eux.

- Ca va ?, lui demanda-t-il doucement.
- Oui. On est en vie, c’est déjà ça, n’est-ce pas ?

Il sourit pour la première fois de la journée. Il appréciait son optimisme dans les situations désespérées. Il savait qu’il pourrait toujours compter dessus. Et cela lui donnerait les quelques grammes d’énergie nécessaires pour tenir le coup.

- Repose-toi. Grag veille. Et Simon aussi. De ce côté, nous sommes tranquilles et nous pouvons compter sur eux.
- A une condition.
- Laquelle ?
- Que tu te reposes aussi.
- A tes ordres, dit-il avec un clin d’œil malicieux en s’appuyant contre le tronc d’un arbre derrière lui.

Elle se coucha sur le côté, les bras repliés sous la tête. Elle n’était pas comme cette idiote d’Anastasia. Pas la peine de manifester ne serait-ce que le moindre signe de tendresse devant ces hommes qui, elle le savait, retrouveraient bien vite leurs instincts de fauves et chercheraient aussi à leur porter atteinte, à elles, les trois seules femmes encore en vie.

Quelque chose réveilla Curtis. Quelque chose qui n’était pas le sentiment de danger, ni même un bruit inconnu. Non, c’était plutôt quelque chose qu’il n’avait pas encore ressenti et qui allait se manifester plus d’une fois au cours des semaines à venir. L’instinct du mâle. Il entrouvrit très légèrement les paupières, ni fit pas le moindre geste. L’aube était encore loin, mais les volcans diffusaient une lumière suffisante pour voir. Imperceptiblement, il tourna la tête vers Joan ; elle dormait toujours, n’avait pas bougé. Elle était à moins de deux mètres de lui. Il scruta les ombres, devinant les formes endormies de ses compagnons. Enfin son regard se posa sur une petite silhouette, appuyée comme lui-même contre un arbre. George Mac Clinton, le jeune ingénieur, tout aussi capable que Miss Jenkins, débrouillard et discret. Un garçon qui était loin d’être un imbécile. Il était réveillé et il regardait Joan avec beaucoup de douceur.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 24. März 2013, 17:41:33 Uhr
Coucou Limeye

 [master] [bigeek] [goodjob]. Ce séjour sur le planétoïde va vraiment être le défit ultime pour nos héros et vilains. Ça va faire beaucoup de billes à gérer. Une vraie machine «Pin Ball» maintenant que curtis est conscient de l'intérêt que McClinton port à Joan!  [angel] [devil]. On va vraiment reconnaître les «adultes des enfants». Je cogite sur ce qui va ramener tout ce beau monde face à eux-mêmes mais je veux le faire sans trop de précipitations.

A+

Frégo
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 24. März 2013, 17:52:25 Uhr
 [animtwink]" [laughnot] L'instinct du mâle". DOnc si on suit ta logique, il la réveille, l'emmène dans les fourrés...et zou!

J'aurais presque imaginé que Curtis ne se rende compte de rien [devil] jusqu'à ce qu'Ezzra l'alerte ;D

mais  l'idée qu'il devienne jaloux, me plaît aussi.Une offensive à la jenkins est-elle prévue?

Je cale dans mes textes, désolée mon mauvais esprit a besoin de compenser, vous vous débrouillez très bien sans moi, la preuve, y 'a pas de fourrés.  ;D

bises,  [goodjob]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 24. März 2013, 18:04:46 Uhr
Coucou les filles,

je passe rapidos, car j'ai encore du taf... et je termine en beauté, je vous passe les détails. Mais je m'accorde une courte pause avant le dernier coup de collier. Je passe vous lire plus ce soir, de toute façon.

merci de vos remarques ! J'essaye à la fois de placer les protagonistes, tout en me démarquant un peu d'Hamilton. J'aimerai bien aussi me démarquer par rapport au paysage, au monde sur lequel ils sont tombés. Je pense qu'on peut difficilement abandonner les cuboïdes, mais il est peut-être possible d'amener d'autres détails. A voir selon l'inspiration...

j'ai quelques idées concernant Jenkins, vous vous en doutez, sinon, je ne l'aurai pas placée d'emblée dans l'histoire comme une "croqueuse d'homme". Tout va dépendre aussi de ce que Frégo va proposer, mais je pense que l'offensive attendra un peu. Elle a d'autres hommes à épuiser avant de s'attaquer au Capitaine  ;).

pour répondre à la remarque de Frégo, je pense qu'en effet, il y a plusieurs "bombes à retardement". Et on peut aussi imaginer de sacrés retournements de situation. Néanmoins, je pense qu'avec Maéva, Joan va trouver une alliée. Dans mon esprit, elle a une petite ressemblance avec ma "Jennifer", vous voyez ?

bonne fin ou début ou milieu de journée...  ;)

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 26. März 2013, 17:27:55 Uhr
Bonsoir à toutes et à tous,

Voici un petit aparté pour  garder les deux pieds sur terre et songer à  rapetisser les égos enflés. Et... Une surprise... [devil]

Le lendemain de l'attérissage en catastrophe, Les travaux pour la construction du camp allaient bon train. Pour l'heure, les mutins, les gardiens et officiers, l'équipe du capitaine Flam et l'équipe technique étaient occupés par un objectif commun : La survie.

Première bonne nouvelle cette 2e journée :  Kim Ivan avait réussi à redistribuer les armes aux rares mutins qui savaient garder la tête froide. ( «Quand il me prendra l'envie qu'on s’entre tue ou de tuer les chances de nous sortir vivants de ce planétoïde, alors là je te laisserai une arme, Molémos pas avant!»). Maëva avait pensé : «Vraiment, ça aide d'avoir la plus grande gueule de la bande et d'avoir emporté le plus gros pistolet (à proton!) avec soi.

Maëva avait obtenu de pouvoir construire le dispensaire-cuisine au pied d'un grand rocher  où on pouvait faire face à et voir tout le reste du camp. «Là où on va pouvoir voir arriver ce tas de braillards de loin!» Avait-elle dit à Joan qui avait hoché de la tête. Elle aménageait aussi des couchettes pour elle, Joan...et Amanda... si elle se décidait de se greffer de la jugeote et de descendre de ses grands chevaux.
Les mutins Grabo et Timarrow avaient construits le dispensaire aidés d'Ezra Gurney et du Major Barrett qui aidèrent aussi à l'aménager. Grabo avait une arme qu'il gardait rengainée. Les quatre y amenèrent les blessés.

Joan était morose et songeuse. Maëva l'emmena un peu à l'écart. Ezra resta à portée de voix. «Joan, tu as l'air de porter le monde sur tes épaules. Est-ce que tu veux m'en parler?» Demanda-t-elle.
«J'ai la drôle de sensation qu'on nous observe.» Murmura Joan. «Et Je ne te parles pas  des mutins qui ne sont évidemment pas en reste.»

«Oui, j'ai aussi cette impression. Et la variété et la luxuriance des végétaux ici est impressionnante. Elle me fait un drôle d'effet. Ce sont les espèces animales, qui sont banales sur ce planétoïde.» Dit Maëva. «J'ai la certitude que notre séjour ici va faire les pieds de plusieurs ici et ce n'est pas pour me déplaire!» Continua-t-elle.

«Ça pourrait être aussi le théâtre d'un magistral règlement de comptes, c'est ce qui me fait peur. Et avec ce qui nous pend au bout du nez, nous les femmes, je ne serai pas en position de faire quoi que ce soit . Je me sent isolée et menacée de toutes parts et pourtant, il faut se concentrer à se sortir d'ici. Je ne peut pas passer mon temps cachée dans un coin!» Murmura-t-elle d'une voix rauque.

«Il va certainement se passer quelque chose quand le vaisseau sera terminé.» Murmura Ezra.

«Joan,» murmura Maëva. « Je sais que tu en as vraiment bavé. Donne-toi quand-même le mérite d'avoir fait les paris que t'avais des chances de gagner. Et tu as tenu bon. Tu as survécu. Moi aussi c'est ce que j'essaie de faire : faire ce qui est possible pour vivre et maintenir mon intégrité. Personne ne devrait être tenu de faire plus que cela. Tout ce que nous pouvons faire c'est continuer dans ce même ordre d'idées : s'en tenir à nos positions de manière sans équivoque.
Joan hocha la tête.

«Je suis d'accord.» Murmura Ezra. «C'est le genre de choses que je rentrerais bien dans la tête de nos gars, entre autre concernant notre croqueuse d'homme. Elle et son équipe sont vraiment la fausse note de tout ce voyage, sans vouloir tout leur mettre sur le dos non-plus. Dans le poste de pilotage, Miss Jenkins  semblait vraiment être copain comme cochon avec Bora Boru et Molémos.

«Oui je l'ai aussi constaté!» murmura Joan, avec une pointe de fureur. « Et les choses étaient déjà pourries avec Swan dans le portrait. Une chose est sure avec les croqueuses d'homme, Colonel. Quand elles ont fini de les croquer, elle les recrachent! Il faudra vous préparer à en ramasser quelques uns à la petite cuillère.»

«Je vais faire ce que je peux pour leur donner du «Réveilles-toi mon petit vieux!» Dit Ezra.«Après cela, ils se démerderont. Je vais aussi essayer de parler à ceux qui se prennent la tête pour d'autres raisons.»

Maëva pensait intérieurement. «Je vois ce que vous voulez dire Colonel. Berenson ne semble vraiment pas en mener large, et ce n'est pas encore à cause la croqueuse d'hommes. Et Joan, il n'y a pas seulement ceux qui te veulent du mal qui te regardent, il y en au moins deux qui te veulent du bien et pourraient faire des bêtises à  se prendre la tête à ton sujet.

MacClinton te regarde depuis quelque temps, discrètement mais rien ne m'échappe. Pour ce qui est du Capitaine Flam, ça crève les yeux. Un des deux pourrait nous faire le coup du martyr... et Joan...tu ignore à quel point tu as raison, tu ne sera pas en position de faire quoi que ce soit. Quant à moi, je vais faire ce que je peux discrètement mais je ne garantis rien. Il faut avant tout savoir si on va se tirer de ce planétoïde.»

La voix de Grabo la ramena à la réalité. «Qu'est-ce que vous murmurez en cachette tous les trois?»

«On discutait coiffure, manucure et pédicure. Ça vous intéresse?» Fit Maëva.

Grabo lui addressa un sourire en coin. Timarrow éclata de rire. Barrett eu un sourire complice.

«Joan, Tu as encore les traits tirés à faire peur. Tu dois encore récupérer de tes 3 jours avec les ripoux, vas te reposer. Il ne faut pas nous faire la martyre» Lui dit Maëva.

«Entendu.» Lui dit Joan. «N'en fais pas trop non-plus.»

3 nuits plus tard...

Un peu en retrait du camp, le maître ressent de plus en plus une menace pour sa survie. Il a beau appeler avec toute la puissance de sa pensée, aucun animal ne vient vers lui pour être consommé depuis 5 nuits. Le désespoir commence à s'installer. De nouveaux esprits sont soudainement apparus à sa connaissance... depuis 5 nuits. Ils sont la cause de la présente situation du maître.

Le maître continue de scruter ces esprits. Il en a détecté parmi eux qui sont très forts et complexes en passions, tourments, cupidité, ambitions déçues, corruption, violence, courage, sacrifice, amour, vulnérabilité et force d'âme.

Il y a un des  esprits, celui qu'il a ressenti dès la première nuit. Son âme est si forte. Mais il est si délicieusement, tourmenté, courageux, amoureux et si délicieusement épuisé, vulnérable.

Beaucoup d'esprits mauvais lui veulent du mal. 3 esprits en particulier viennent à sa conscience : Un esprit de la corruption et de la cupidité, un esprit de la corruption, de la cupidité et d'ambitions déçues et un esprit plein de violence et de cupidité.  Un esprit miné et pourri par la culpabilité est avec eux; le maître n'y touchera pas.

D'autres lui veulent du bien. 3 esprits de force d'âme, de tourment, de passion, de courage et de sacrifice sont alliés avec lui, avec 5 autres esprits insondables. Un l'aime avec une passion contenue, depuis longtemps. Un éprouve une affection filiale. Un commence tout juste à découvrir ses sentiments.

Il y a aussi un autre esprit; insondable, impénétrable par son pragmatisme qui gouverne toutes ses émotions. Impossible de l'atteindre.

Il y a des millénaires qu'il n'a pas été en contact avec des esprits avec des pensées aussi intenses; qu'il n'a pas ressenti  une telle langueur pour la fraternité. Il ressent une profonde tristesse qui se mélange à sa faim. Mais il faut survivre, il faut consommer.

Heureusement, il y a des dizaines d'esprits faibles, prêts à être consommés. Il commencera par ceux-là. Il lui faudra des forces pour s'attaquer au esprits forts.  L'esprit qui est vulnérable  pourrait servir d'appât, mais pas tout de suite.

C'est à partir de cette nuit là que les disparitions commencèrent.

A+

Frégo

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 26. März 2013, 18:49:02 Uhr
Bonsoir Frégo !

bravo pour cette suite ! J'aime beaucoup comment tu amènes le cactus... c'est très poétique et aussi sensible, ce qui ne ressortait pas du tout chez Hamilton, et encore moins dans le DA. Cela en fait un personnage à part entière, c'est une très belle idée  [goodjob]

quant au récit des premières heures de l'installation, cela campe bien les choses. Il faut qu'on continue en ce sens.

tu continues ou l'une d'entre nous reprend la suite ?

Bizz

Limeye  :)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 26. März 2013, 19:42:15 Uhr
Bondoir Limeye,

Je suis contente que mon récit te plaise. ;)Si l'une d'entre vous peut prendre la suite ça serait bien.J'aimerais voir ce que d'autres préconisent pour les autres personnages. ;D

A+

Frégo
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 26. März 2013, 21:26:22 Uhr
 [badhairday] journée de dingue, bonsoir les filles,

pas un moment pour le forum de la journée

merci pour cette pause intense  [goodjob] j'aime beaucoup les descriptions depuis le cactus. Votre histoire est très dynamique et j'aime cela, tout à fait une autre ambiance de celui que j'avais mené avec Limeye. Intéressant selon le début et l'enchaînement comment le style et les choix font évoluer l'histoire, non?

Demain , je consulterai le reste du site, là je vous souhaite une bonne nuit,  [verytired] [snore] [goodnight]

biz :-*
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 27. März 2013, 11:10:52 Uhr
Hello les girls !

oui, c'est différent du précédent Cadavre... là, on part aussi avec la trame de l'histoire en tête, même si on la revisite sérieusement, en rajoutant des personnages et des intrigues, en soulignant des passages à peine aborder par Hamilton. Pour moi, c'est aussi différent de ma réécriture de la fin des Rois de la Comète, car Frégo apporte son propre regard et ses propres idées.

j'ai des idées pour continuer... je suis en pleine rédaction, je vous livre cela dès que possible.

bizz  [hello]

Limeye  :)



Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 27. März 2013, 13:21:28 Uhr
Voilà ! Je suis partie du postulat qu'avant de faire trop avancer l'intrigue, il fallait planter le décor. J'essaye donc d'imaginer une "journée type", avant même que ne démarre la construction du vaisseau, puisqu'on en est à leurs tout premiers jours sur le météore. J'essaye aussi de montrer un peu comment tout ce petit monde s'organise, quelle nouvelle hiérarchie se met en place. Pour l'heure, dans mon esprit (je ne sais pas pour Frégo), mais Curtis et Kim Ivan sont plus ou moins à égalité. On ne peut pas dire que l'un commande plus que l'autre. Ca fait une sorte de binôme à la tête de cette centaine de personnes.

J'ai aussi ajouté un autre personnage, vous allez voir. Je glisse aussi quelques détails sur le monde qui les entoure, mais pour l'instant, je manque encore d'inspiration à ce sujet pour le décrire.

Je ne me défausse pas de l'intrigue que Frégo a plantée, je dirai que je continue plus à distiller...  [naughty]

J'attends vos remarques ! Je peux encore écrire une partie, car grosso-modo, dans ce que je vous livre, je ne décris qu'une demi-journée de vie. Je peux aller jusqu'au soir, d'autant que j'ai quelques idées pour la soirée en question  ;)

bizz et bonne lecture  :)

Limeye   :)


Ces premières disparitions intriguèrent plus qu’elles n’inquiétèrent vraiment. Il s’agissait de trois mutins, pas très finauds, serviles, mais qui auraient été incapables de mener la moindre attaque, de prendre la moindre décision. De simples hommes de main. Kim ne signala même pas ces disparitions au Capitaine Flam, il pensa simplement – et c’est avec ces mots qu’il rassura ses hommes – que ces idiots s’étaient trop enfoncés dans la forêt, qu’ils avaient perdu leur chemin, le retrouveraient peut-être, ou alors avaient été emportés par des bêtes sauvages. Pour l’un d’entre eux, il se dit même que cet abruti avait été capable de tomber dans la lave en fusion.

Le campement de base était maintenant terminé, Simon et Mala avaient exploré les alentours à la recherche des minerais. Très vite, il s’était avéré que le sous-sol de la petite planète regorgeait des plus utiles à la construction du vaisseau. Curtis et Kim organisèrent alors les hommes en deux équipes. La première, la plus petite, se chargeait de l’intendance et de la nourriture, sous les ordres de Nekiri ; la seconde, plus importante devait ramener les minerais et construire le premier haut-fourneau. Cette équipe était menée par Curtis et Ezra, les ingénieurs en faisaient partie. Les premiers temps, Joan resta avec Maëva. Barrett était également avec elle, il avait la charge de la surveillance du campement.

Face à tous les défis qu’ils avaient à relever et aux nombreuses préoccupations qui étaient les leurs, la sécurité des trois femmes étaient l’une d’entre elles. Curtis appréciait Barrett, l’homme était efficace, il avait été un excellent second pour Théron, et avait réagi comme il le fallait lors de la mutinerie. Agé d’une bonne trentaine d’années, Curtis pouvait autant lui faire confiance qu’à Ezra, ce qui n’était pas peu dire, et lui enlevait une sacrée épine du pied. Le fait que Kim se soit aussi chargé des armes était plutôt une bonne chose, même s’il savait que le moindre faux-pas était toujours possible.

Les blessés les plus légers avaient quitté le dispensaire, et alors que le campement était désormais terminé, il n’y restait plus que 4 hommes. Trois mutins et un agent qui avait été sérieusement blessé par un tir lors de la mutinerie et que Maëva n’était toujours pas certaine de pouvoir sauver. L’aide que Simon lui avait apportée allait peut-être permettre un miracle pour cet homme, mais elle était encore très réservée quant à son diagnostic. Les blessés leur prenant maintenant moins de temps, elles participaient à l’intendance, et la partie cuisine de leur abri s’était agrandie au fur et à mesure que les blessés quittaient le dispensaire. Elles avaient reçu une aide improbable, celle d’un des plus jeunes des mutins, un garçon légèrement attardé, Thomas, au doux sourire et au regard toujours un peu vague. Il s’était révélé excellent cuisinier, trouvait des idées pour améliorer l’ordinaire et se révéla être un compagnon des plus agréables pour les jeunes femmes et ceux qui restaient avec elles. Même Barrett qui en avait vu d’autres au cours de sa carrière était surpris par le jeune homme. Très vite, il devint un peu comme la "mascotte" de la petite équipe qui restait au campement toute la journée.

Curtis avait embarqué les ingénieurs dans son équipe, il avait réalisé les premiers plans sur un petit espace de terre fine que Mala avait dégagé, près de la cabane où ils dormaient et dans laquelle ils avaient rangés les outils et le petit émetteur. Le voyant ce matin-là agenouillé devant alors qu’elle venait leur signaler que le petit déjeuner était prêt, Joan se dit qu’il fallait trouver autre chose que de la terre pour faire des plans. Il releva la tête, heureux de la voir, mais elle devina qu’il était contrarié.

- Ca va ? Bien dormi ?
- Oui, et toi ? Tu as récupéré ?
- Oui, ça va mieux. Quelque chose ne va pas ?
- J’aurais besoin de pouvoir garder certains croquis, mais dans le sable, le moindre vent les efface. Et il va falloir que j’en donne des "copies" aux ingénieurs pour les premiers blocs d’acier. Je ne sais pas comment faire. Sans papier…

Il soupira. Les difficultés les plus imprévues se présentaient devant lui.

- Hum, j’ai peut-être quelques idées. Je vais m’en occuper dans la journée et je te montrerai ça ce soir. Il va me falloir un peu de temps pour le faire.
- A quoi penses-tu ?
- Tu verras. Si c’est une mauvaise idée… c’est l’heure de manger, de toute façon. Tu réfléchiras mieux le ventre plein, dit-elle avec un sourire pour changer de conversation.
- Ok, vaincu par mon estomac !, lui répondit-il.

Et il la suivit jusqu’au dispensaire.

Le matin, le déjeuner de tous était un des moments les plus calmes de la journée. Les hommes étaient reposés, prêts à se lancer dans une nouvelle journée. Ceux qui souffraient le plus étaient ceux qui étaient chargés d’extraire les minerais et les ramener vers le vaste espace de travail qu’ils avaient choisi pour le chantier, en dehors de la forêt, à quelques centaines de mètres du campement. Très vite, Maëva manqua de pansements, et Joan eut l’idée d’utiliser les peaux des petits animaux qu’ils chassaient, en les tannant avec des galets pour en faire des protections pour les mains. Dès qu’ils avaient commencé l’extraction des minerais, les blessures aux mains étaient devenues nombreuses.

C’est en pensant à ces peaux qu’elle travaillait une partie de la journée, que Joan avait repensé à la façon dont étaient fabriqués autrefois les parchemins, avant l’invention du papier. Elle avait mis de côté les plus fines, celles qui ne pouvaient servir que pour des pansements et non pour des protections. En les assemblant, elle parvint à réaliser une sorte de grande toile. Resterait à Curtis de trouver le moyen de graver dessus ses plans. Cela ne lui avait pas pris beaucoup de temps, et elle aida ensuite Thomas. Le garçon lui racontait des plaisanteries de cours d’école, des blagues ne dépassant pas le stade de la maternelle, mais cela la faisait rire. Avec Thomas, elle perdait conscience de la tension constante avec laquelle elle vivait depuis des semaines, depuis qu’Anders leur avait confié la préparation de cette escorte.

Alors qu’elle riait avec le jeune homme, George Mac Clinton entra dans la pièce. Il les salua gentiment, Joan lui répondit avec un grand sourire qui fit battre un peu plus fort le cœur du jeune homme.

- On va avoir besoin d’aiguiser de longues lames, pour couper des lianes pour ramener plus facilement des gros blocs qu’on a trouvés ce matin. Je crois que vous avez quelque chose qui pourrait m’aider, non ?

Thomas fouilla dans les affaires qu’il rangeait soigneusement le long du rocher contre lequel ils avaient appuyé la structure du dispensaire-cuisine, et en sortit deux grandes pierres plates.

- Tiens, Georggio, dit-il avec sa drôle de manière de prononcer les prénoms, voilà. Deux pierres. Bonnes pour les couteaux. Pas les perdre, surtout !

George sourit doucement au jeune homme, contrairement à d’autres, il ne se moquait pas de sa manière de parler. Thomas s’exprimait uniquement par de courtes phrases, simples, mais il se faisait très bien comprendre, et les expressions de son visage révélaient aussi beaucoup de ce qu’il voulait dire ou ressentait. Il ressortit, non sans avoir adressé un grand sourire à Joan, et ce faisant, il croisa Bora Boru qui venait demander beaucoup moins aimablement des peaux pour les mains.

- Dire bonjour, d’abord, lui lança Thomas.
- Oh, hé, le débile, ça va ! J’veux des peaux, on en a b’soin ! J’ai à faire, moi ! J’fais pas le joli-cœur avec les filles !
- Dire bonjour, d’abord, recommença Thomas.
- Bon, bon, bonjour. Allez, donne-moi des peaux.

Joan lui ramena des peaux épaisses, en les prenant, Bora Boru se permit de lui serrer le poignet et de lui caresser la joue. Elle se dégagea d’un mouvement rapide, mais Thomas fut plus rapide encore. Il tapa de son poing sur la main de Bora, juste sur le poignet pour le forcer à lâcher la jeune femme. Le mutin s’écarta avec un sourire mauvais, ramassa les peaux qui étaient tombées à terre et sortit en crachant.

Joan frissonna, remercia Thomas sans le regarder, et retourna à ce qu’elle voulait entreprendre. Les quelques instants de détente étaient passés. La tension lui nouait à nouveau les épaules.

Outre les petites peaux fines, elle avait aussi pensé aux larges feuilles de certains arbres, qui ressemblaient à des bananiers et dont les fruits ronds à la chair savoureuse, au goût qui ressemblait à celui de la mangue et de l’abricot, étaient une de leurs principales ressources alimentaires.

Tanner les peaux lui prendrait du temps. Si les larges feuilles pouvaient servir pour les copies des plans, ou pour des indications sommaires, ce serait toujours des heures gagnées qu’elle pourrait consacrer à autre chose. Elle aussi savait qu’elle devait économiser ses heures, ne pas les perdre en choses futiles ou peu urgentes.

Elle sortit, chercha Barrett qui assurait la surveillance du campement quand les équipes étaient parties et lui indiqua qu’elle allait cueillir quelques feuilles un peu plus loin. Grag et Mala avaient décidé de laisser Ook et Eeg au campement, et les deux petits animaux suivirent Joan. Eux aussi veillaient sur elle, et sur Maëva. Mais comme il n’était pas question de la laisser aller seule, Barrett ordonna à l’un des hommes de troupe qu’il avait eu sous ses ordres à bord du Balkan de l’accompagner. Ils revinrent rapidement, et elle s’installa devant le dispensaire. A l’intérieur, Maëva, Thomas, Bérenson et deux autres mutins s’activaient à préparer le repas. Le midi, les équipes ne faisaient qu’une courte pause, certains emmenaient même avec eux de quoi manger sur place, pour ne pas perdre de temps à revenir au campement. C’était le cas pour les équipes qui se chargeaient des minerais et de la fonderie.

Mais ce midi-là, une partie d’entre eux rentra. Curtis menait la petite troupe, Anastasia Lou Jenkins marchait à ses côtés. Il avait laissé Grag et Simon sur place. Ils étaient en pleine discussion. Bérenson sortit à ce moment-là pour disposer près du grand foyer de larges planches sur lesquelles ils posaient la nourriture à cuire. Il avait rallumé le foyer peu auparavant. Il fit une drôle de tête en voyant Anastasia, qui ne lui jeta même pas un regard. Cela faisait deux nuits qu’elle ne dormait plus avec lui. Elle dormait avec quelqu’un d’autre, mais il ne savait pas qui. Il n’avait pas réussi à trouver où elle passait la nuit. Pas avec les deux autres femmes, c’était certain. Mais où ? Et avec qui ?

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 27. März 2013, 17:08:56 Uhr
Bonjour Limeye,

je crois que c'est très bien de décrire une journée type sur le planétoïde avec les tâches à remplir, les défis qui s'annoncent et les pressions qui s'installent graduellement. Et les détails que tu apportes sont importants pour ajouter de la complexité à l'histoire. Mon esprit de synthèse me cause des problèmes quelque fois.  ;)

A+

Frégo
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 27. März 2013, 18:37:46 Uhr
Je vous livre le récit de ce qui peut s'apparenter à un après-midi type, avec d'autres précisions concernant leur organisation. Je suis en train de m'attaquer à la soirée, mais c'est assez long, je ne sais pas si je pourrais vous poster cela ce soir. Car il s'y passe des choses au cours de cette soirée  [devil]

Vous me dîtes si ça vous paraît trop long ou trop lourd, ce descriptif, mais j'essaye de penser à différents aspects de leur quotidien. Quand il s'agira de décrire la fabrication des pièces du vaisseau, je pense que ce sera nettement plus allégé, au vu de mes connaissances scientifiques très réduites...  :D

bizz !

Limeye  :)


Le repas fut pris rapidement, et l'équipe des "mineurs" repartit très vite. Joan n'eut pas le temps de montrer ses idées à Curtis pour les plans. Ils regagnèrent ce qu'ils avaient appelé la "carrière" et qui était en fait une large faille qui s'était ouverte lors d'un récent tremblement de terre. Simon avait fait la remarque qu'au moins cette forte activité volcanique, liée au fait que la petite planète subissait la force d'attraction de la plus grosse, avait un avantage : les minerais remontaient à la surface et ils trouvaient aisément ce dont ils avaient besoin. Néanmoins, Simon poursuivait ses explorations avec Mala car il manquait encore plus éléments.

Dans la carrière, les hommes se relayaient pour ramasser les blocs grossiers, les porter. Plus d'une fois Curtis eut une pensée pour sa mère qui avait suggéré à son père et à Simon de placer des outils dans les doigts du robot. Ceux-ci leur étaient très utiles, Grag découpait facilement les roches pour les rendre plus facilement transportables, enlevant parfois des arêtes trop acérées qui auraient blessé inutilement celui qui les portait. Tant qu'ils ne possédaient pas plus d'outils, ils ne pouvaient guère faire mieux. Il estimait que d'ici deux jours, ils auraient assez de minerais de fer et de carbone pour tenter de fabriquer leur premier acier. Le va-et-vient des hommes était incessant entre la carrière et l'emplacement du chantier. C'était la partie la plus épuisante du travail qu'ils menaient à l'heure actuelle, Curtis en était bien conscient. Il ne cessait de réfléchir au moyen de soulager les porteurs, et ils avaient fabriqué des sortes de civières avec des branches et des lianes tressées qui permettaient à deux hommes de porter une quantité plus importante de blocs.

" Si nous pouvions les faire rouler, ce serait moins fatigant", se disait-il. "Ou alors, construire des civières plus grandes, pour 4 porteurs..."

Il passait ses journées à surveiller l'extraction, donnant un coup de main ici et là, remplaçant un homme blessé ou épuisé, organisant les choses pour rendre le travail le plus rationnel et le plus efficace possible. Anastasia vérifiait la qualité des minerais, évitant ainsi des transports inutiles. Kim houspillait ses troupes quand ceux-ci commençaient à râler et à baisser le rythme, leur rappelant ce qui les attendait s'ils faisaient les fainéants.

- Ils vont nous tuer à la tâche, disait Molemos. C'est du grand n'importe quoi ! Et Kim qui participe à cette mascarade, je ne le comprends vraiment pas... On devrait prendre du bon temps, lutiner les filles, vivre comme des coqs en pâte, et on se retrouve à trier des cailloux ! On se croirait déjà sur Cerbérus...
- Ma frangine est d'accord avec Flam, lui répondait Bora Boru. Et je la crois en ce qui concerne la destruction de cette planète.
- Ta frangine, elle est sous le charme du Capitaine, ouais ! Il pourrait raconter n'importe quoi qu'elle le croirait quand même ! Vivement qu'il lui saute dessus et qu'elle passe à un autre...
- Hé, manque pas de respect à ma soeur, toi !
- Arrête de te voiler la face, Bora. Ta soeur, c'est pas une farouche ! C'est pas comme les deux autres qui minaudent en cuisine et font les délicates. Mais celles-là, quand on les passera à la casserole, on s'amusera sacrément avec ! D'autant qu'elles sont bien roulées. Quant à ta soeur, elle ne dira pas non !
- T'as pas intérêt à toucher à ma frangine ! Sinon...

Et le regard du mutin fut suffisamment menaçant pour que Molemos change de sujet.

Ils étaient entre 60 et 70 à travailler ainsi. Le reste des hommes, dont quelques agents, avaient la responsabilité de trouver la nourriture. Mais cela était tout aussi fatigant. Ils avaient rapidement épuisé les ressources à proximité du campement, et devaient aller de plus en plus loin pour ramener des fruits. Avec intelligence, ils évitaient une certaine zone de la forêt dans laquelle ils installaient des pièges pour attraper des animaux sans les effaroucher. Ils fabriquaient aussi des armes simples, avec des branches ou des lianes : des arcs, des pièges à disposer devant les terriers, des épieus.

Au campement, les 2 ou 3 hommes qui restaient sous les ordres d'Andrew Barrett pour assurer la surveillance - c'est à dire plus simplement pour veiller à la sécurité des femmes - ne restaient pas oisifs. Dans cette petite équipe, on trouvait aussi des blessés ou des hommes trop fatigués pour faire les mineurs. Ils tressaient des paniers, réparaient les armes de chasse, apportaient du bois. Ils avaient aussi creusé un puits pour s'approvisionner facilement en eau. Nourrir une centaine de personnes représentait un défi tout aussi important et quotidien que d'extraire les minerais, puis, plus tard de les fondre. Les premières nuits, les couchages furent sommaires, mais il s'avérait plus que nécessaire d'améliorer aussi le confort de ceux qui revenaient épuisés le soir, au campement. Ils fabriquèrent alors des sortes de paillasses, qu'ils garnissaient d'herbes et de mousse.

Simon et Maëva avaient aussi très vite soulevé le problème de l'hygiène. Il fallait à tout prix éviter des maladies. Une grande fosse servait de décharge à ciel ouvert pour tout ce qu'ils mettaient au rebut, immondices, déchets alimentaires qu'ils recouvraient chaque jour de cendres et de terre. Ils obligèrent aussi les hommes à se baigner chacun tous les trois jours et Maëva tenait un compte précis des séances à la rivière pour chacun, en gravant de petites plaques de bois. Pas question qu'il y en ait un qui y échappe sous prétexte de fatigue. Pour Joan, Anastasia et elle-même, la question de la toilette était vite devenue délicate. Mais Simon avait suggéré que Grag les accompagne à la rivière, avec Oog et Eek, dans un endroit éloigné de celui où les hommes se lavaient. Lors d'une expédition pour ramener des fruits, Joan avait découvert avec joie des saponaires et en ramenait chaque jour. Les bulbes s'écrasaient facilement et formaient une sorte de mousse lavante.

Ce fut lors d'un de ces bains que Joan découvrit l'endroit où dormait Anastasia. Elle décida de l'éviter soigneusement.

Quand ils rentraient le soir de la carrière, les hommes étaient épuisés, facilement irritables, et les disputes étaient fréquentes. Il fallait toute l'autorité naturelle de Kim Ivan et parfois les interventions musclées d'Andrew, Ezra ou Curtis pour séparer des hommes qui en venaient aux mains pour des broutilles. Curtis savait qu'en avançant dans la fabrication des pièces du vaisseau, ce genre d'incidents devrait devenir plus rare : pour l'heure, il devait chaque heure lutter contre le doute qui s'insinuait dans ces esprits faibles ou malveillants, et qui se demandaient s'il ne les menait pas en bateau.

Les repas du soir reflétaient bien cet état d'esprit, entre fatigue, incompréhension, haine larvée. Le désespoir n'apparaissait pas encore, mais commencerait à gagner les coeurs quand d'autres disparitions furent signalées. Et cette fois, Curtis en fut averti.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 27. März 2013, 18:52:15 Uhr
 [jump] et ? et ? 

Ce n'est pas trop descriptif, au contraire, je trouve juste que le temps passe vite quand tu en parles. Et le fameux soir [eyeheart] the scène romantique?

biz,
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 27. März 2013, 18:58:12 Uhr
Yep ! C'est en cours  ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 27. März 2013, 20:38:11 Uhr
 [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 27. März 2013, 20:48:36 Uhr
Et voilà  [eyeheart]

Après, je peux encore avancer un petit bout et je repasse la main... j'espère avoir aidé Frégo, voire d'autres... nan, Elaine, je ne te provoque pas, mais quand même... hum ? Allez, hop, juste un petit passage  [work] ? Hum ? Histoire de  [devil] ou de  [motz] ou simplement  [threesmilies] !

Limeye  :)


Mais ce soir-là, autre chose les attendaient. Pendant que Thomas et quelques autres, dont Mala, s'activaient à ranger les restes du repas et que la plupart des hommes, épuisés, allaient s'écrouler sur leurs lits sommaires, Curtis, Kim, Nekiri, Anastasia et Simon, en général avec Ezra ou Andrew, organisaient la journée du lendemain. Cela ne leur prenait que peu de temps, la manière directe et efficace de Curtis d'organiser les choses permettaient à tous d'aller rapidement prendre du repos.

Pour lui, la journée n'était pas encore terminée, et alors que ses amis prenaient un repos bien mérité, il s'installait avec Simon devant une table pour faire des calculs, dresser des plans. Ses nuits étaient beaucoup plus courtes que celles des autres. Joan attendit que le "briefing" du lendemain soit passé pour le rejoindre et lui apporter les parchemins et feuilles qu'elle pensait pouvoir utiliser pour remplacer du papier.

Le campement était silencieux, le grand feu s'éteignait tout doucement. Elle vit deux ombres s'éloigner, en direction de la rivière. Elle reconnut Anastasia, mais l'autre l'étonna un peu. Il lui semblait qu'il s'agissait d'un des agents de Barrett, mais elle n'en était pas sûre. Joan haussa simplement les épaules, se disant que pour l'heure, cela ne la regardait pas. Elle espérait simplement que cela ne réveillerait pas les plus bas instincts des hommes présents, elle sentait bien que leur situation à toutes les trois restait toujours très précaire. Elle se demandait si Anastasia en avait vraiment conscience. Heureusement, Grag veillait sur elles, quand elles allaient à la rivière pour se laver, mais aussi la nuit, dans le dispensaire. Le fait que le grand robot n'ait pas besoin de sommeil était un avantage précieux, et elle savait que cela rassurait Curtis et lui évitait une inquiétude supplémentaire. Durant ces premiers jours sur le météore, elle s'efforçait de lui retirer le maximum de soucis, en particulier en ce qui les concernait, elles, les trois femmes, mais sur d'autres petites choses du quotidien. Cette idée du parchemin en faisait partie.

Elle entra dans leur abri, qui avait été divisé en deux : une pièce plus grande, sur l'arrière, où ils dormaient, et une petite qui faisait office de bureau. Deux grandes torches éclairaient la petite pièce. Curtis était assis, réfléchissant devant deux grandes planches de bois sur lesquelles il avait gravé ses premiers plans, une fois ses esquisses réalisées dans le sable. Simon était posé sur la table, mais s'était mis en veille. Le professeur devina cependant que quelqu'un entrait, comme un chien, il ne "dormait" jamais que d'un oeil. Quand il comprit que c'était Joan, il retourna à sa veille, se disant que c'était la première fois que tous deux pouvaient s'offrir un petit moment ensemble, loin des regards, de la présence et de la promiscuité des autres.

- Ca va ?, demanda Joan en s'asseyant sur le banc à côté de Curtis.

Il avait les traits tirés, la fatigue irradiait tous ses muscles. Sur ses joues se devinait une barbe naissante. Il se frotta le menton avant de répondre :

- J'avance... Tu m'avais parlé d'une solution pour mes plans ce matin, qu'est-ce que c'est ?
- Ceci, lui répondit-elle en lui tendant les feuilles de bananier et le parchemin qu'elle avait réalisé.
- Génial ! Comment y as-tu pensé ?
- Avec Maëva, on récupère toutes les peaux des lapins qu'on mange. On s'en sert pour faire des bandages, des pansements, et pour les plus épaisses, des protections pour les mains des mineurs. Les plus fines ne peuvent pas servir à cela, et j'ai pensé qu'en les tannant, je pouvais les assouplir et les rendre plus fines, un peu comme les parchemins d'avant la découverte du papier. Quant aux feuilles, elles sont épaisses, elles vont finir par s'abîmer, se casser, mais tu me disais que tu avais besoin de quelque chose pour faire des copies des plans. Je me suis dit que même s'il fallait les renouveler souvent, c'était facile à ramasser, ça ne demandait pas beaucoup de temps, et surtout, la ressource est inépuisable...
- Tu sais que je t'adore !, lui dit-il en la serrant doucement contre lui. Ca va m'aider considérablement... Je garderai les parchemins pour les plans définitifs, les calculs importants. Les feuilles ou la terre serviront au reste. Mais ce sera beaucoup plus pratique que les planches de bois... Merci, mon amour.

Elle se blottit contre lui. Ils ne s'étaient pas autorisés le moindre geste de tendresse depuis... depuis leur fuite du vaisseau. Et encore, cela avait été si fugace, que l'un comme l'autre apprécièrent ce petit moment rien que pour eux. Il déposa un baiser dans ses cheveux, puis très vite, chercha ses lèvres et l'embrassa longuement. Puis il s'écarta et lui demanda :

- Veux-tu que nous nous isolions un peu ? Pas toute la nuit, mais deux ou trois heures ?
- Est-ce prudent ?
- Tout le monde dort, à part Grag. Viens.

Ils sortirent discrètement et s'éloignèrent, non vers la rivière, Joan prenant bien soin d'éviter de suivre le même chemin qu'Anastasia, mais vers une autre zone en bordure de la forêt où ils trouvaient des céréales dont ils utilisaient les graines pour fabriquer une farine pour du pain. Curtis n'était encore jamais venu par ici, et Joan le guida vers un recoin sous les arbres, près d'une petite source. Un lit de mousse semblait les y attendre. Ils s'aimèrent avec beaucoup de tendresse, se donnant tout, ne sachant pas quand ils pourraient s'offrir à nouveau un tel partage, peut-être même n'y aurait-il pas d'autre opportunité.

L'air était toujours chaud, même la nuit, pourtant Joan frissonna un instant, en entendant un cri d'oiseau étrange. Curtis la serra plus étroitement contre lui.

 - Tu as froid ?
- Non, ça va.
- Ca se passe bien dans la journée ? Pas de soucis ?

Elle le devinait anxieux.

- Non, non. Andrew veille bien sur nous, il ne laisse jamais l'une d'entre nous seule. Et puis Ook et Eek ne me lâchent pas d'une semelle. Avec ces deux petits zouaves, je n'ai aucun moment d'intimité, dit-elle en riant légèrement.

Il sourit :

- En cas de soucis, Eek pour prévenir Grag par télépathie, ne l'oublie pas.
- Je ne l'oublie pas. Et Thomas est très gentil, tu sais. Je me demande comment il a fait pour se retrouver avec ces brigands...
- Il est simplet, il s'est fait entraîné dans une bande...
- Il n'aurait jamais dû être condamné à une peine sur Cerberus.
- Tu oublies un peu vite qu'il a été condamné pour meurtre.
- Je ne l'oublie pas, mais j'ai du mal à l'imaginer faire du mal à une mouche.
- Il faut toujours se méfier de l'eau qui dort, ma belle. Soit prudente quand même, même si avec vous deux, il est en effet très gentil et je ne pense pas qu'il vous fera du mal car il vous aime bien, j'ai pu m'en rendre compte.
- Je te promets de rester sur mes gardes, ne t'inquiète pas.

Elle resserra son étreinte.

- Crois-tu qu'on va s'en sortir ?
- Oui. Nous n'avons pas le choix. Ou alors, nous mourrons tous ici, sur cette planète désolée. Nous subirons le même sort qu'elle. Nous exploserons dans l'espace.
- Curt...
- Oui ?
- Même... Même si cela devait arriver... je veux dire, si nous n'arrivions pas à fabriquer ce vaisseau, alors, tu sais...

Elle hésita un moment à continuer.

- Et bien ?, demanda-t-il doucement.
- Au moins, nous mourrons ensemble.

Il s'écarta et la regarda gravement.

- Je ne pense pas à la mort, Joan, je pense à la vie. Je veux que tu vives.
- Je ne pourrais pas vivre sans toi.
- Si. Tu vivras. Je t'en fais le serment.

Elle ne répondit rien, mais elle accrocha son regard sombre. Il n'ajouta rien. Mais ils refirent l'amour une dernière fois, avant de regagner le campement.



Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 27. März 2013, 20:53:58 Uhr
 :-* [goodjob] [eyeheart] [naughty] [idea] [shrug] [baby] [motz] [angel] [devil] [rolllaugh]  petit délire personnel  [goodnight] [hello]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 27. März 2013, 21:08:04 Uhr
Hé hé  :D

voilà le petit morceau que j'ajoute. Rien d'innovant, mais j'avais cette petite scène en tête entre Maëva et Joan. Je laisse ensuite la porte ouverte...

bonne soirée  [goodnight]

Limeye  :)


Sans bruit, en faisant simplement un clin d'oeil à Grag assis devant l'espèce de rideau de lianes qu'elles avaient installé devant le petit recoin où elles dormaient, Maëva et elle, Joan regagna son lit. Elle entendit le soupir de soulagement de Maëva.

- Je me demandais où tu étais passée, Joan. Grag ne semblait pas inquiet, mais quand même...
- J'étais avec Curtis, chuchota Joan. Excuse-moi de t'avoir inquiétée, dors, je vais bien.

Maëva sourit dans le noir.

- Tu as bien fait. J'espère que personne ne vous a vus.
- J'espère aussi. Mais nous avons pris ce risque.
- Repose-toi. Les journées sont longues et les nuits courtes. C'est beau l'amour, mais le sommeil, c'est important. Bonne nuit.
- Bonne nuit.

S'ils avaient regagné le campement ne serait-ce qu'un quart d'heure plus tôt, ils auraient pu éviter un drame et surtout se prémunir contre un stress et une angoisse permanente qui allaient embraser tous les hommes. Deux nouvelles disparitions eurent lieu cette nuit-là, et cette fois, Kim Ivan en parla à Curtis.

Mais il n'y eut pas que ces deux disparitions. Une paire d'yeux avait d'abord vu s'éloigner Anastasia et son amant du moment, puis, de manière plus inattendue, mais qui firent ricaner l'homme, le Capitaine et sa blonde. "Trop facile de jouer au chef et à l'intello de service, pensa-t-il. Elle fait la sainte-nitouche, la Joan, mais tu parles ! Il y aura bien un moment où on pourra se venger... et là, elle aura intérêt à se montrer moins farouche que dans le vaisseau."
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 29. März 2013, 04:00:28 Uhr
Coucou Limeye!

Bonjour à toutes et à tous.

Je profite de la porte ouverte. Ça va bientôt commencer à chauffer! >:(

Mais pour le moment, cette petite suite.  ;)

Cette nuit là le sommeil de Joan était  troublé par la peur et l'angoisse. Elle se revoyait dans la Balkan. Des visages passaient devant elle. Molémos, Bora Boru, Stone, Swan, les ripoux, Anastasia Lou Jenkins et ce qu'elle lui avais dit («Il faut en passer par là Joan.»); puis l'écrasement sur le planétoïde, la présence qu'elle a ressentie, les yeux avides qu'elle sent en permanence, et l'ombre du complot qui est omniprésent. Et puis le regard sombre, amoureux et inquiet de Curtis. La peur de le perdre la tenaillait.

Puis, des pensées glaciales vinrent la tourmenter :

-Je connais des peurs, je connais tes tourments et tes souffrances, tout cela pourrait se terminer en un instant. Viens à moi, je le veux.

Joan se réveilla en sursaut, le front en sueur. Dehors, c'était la commotion. On cherchait Thomas et Mickey. Ils avaient disparus.

Deux heures plus tôt, Thomas dormait profondément après une longue journée aux cuisines à aider Joan et Maëva. Il adorait surtout aider Joan, entendre son rire, le son de sa voix. Ça faisait une éternité que quelqu'un ne s'était montré gentil avec lui.

La journée avait été longue mais paisible jusqu'au moment où les hommes rentraient de leurs travaux de prospection. Ils devenaient de plus en plus méchants envers Joan et Maëva. Ils se bagaraient parfois. Le rouquin, Ezra, oncle Kim et «Neki» devais toujours les séparer. Et puis, il y avait toujours les moqueries de Boru, Molemos et Stone qui lui demandaient de leur amener ses nouvelles petites copines. Thomas s'était endormi avec des larmes de rage.

Sans qu'il se réveille, des pensées glaciales lui commandèrent de se lever et de sortir. Le grincement de sa couchette réveillèrent son frère aîné  Mickey qui le suivit, tenta de le réveiller et de le reconduire à sa couchette. En vain, Thomas était fort, il entraînait son frère. Lorsqu'ils se retrouvèrent  à 5 mètres du cactus, il était déjà trop tard pour Mickey de résister.Les pensées du maître l'envahissait lui aussi. Le cactus ouvrit un orifice de son tronc, une lumière en jaillit et les deux fûrent consommés dans des cris d'oiseaux effrayés.

Je cogite encore le reste. j'espère pouvoir poster plus tard aujourd'hui.

A+

Frégo.


 
 

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 29. März 2013, 08:38:09 Uhr
Coucou Frégo !

Argh ! Tu me l'as tué un peu vite, Thomas... en même temps, c'était logique que ce pauvre garçon soit entraîné parmi les premiers vers le cactus... J'avais une scène en tête qui aurait expliqué pourquoi il avait été condamné pour meurtre.

Mais je vais me débrouiller pour la raconter autrement, ne t'inquiète pas  ;)

Car j'imagine déjà bien que sa disparition va perturber Joan et Maëva... et que cela va installer un peu plus une situation d'angoisse.

je te laisse continuer ! Et déclencher les hostilités si tu t'en sens l'inspiration...

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 29. März 2013, 08:42:25 Uhr
Bonjour Frégo et Limeye,

pov thomas :'( mais j'ai juste une question, à partir de quel stade vous trouvez que ça chauffe?
Non parce que s'écraser sur une planète inconnue avec des crapules et risquer de se faire dévorer vivants ça chauffe pas assez, là?Et je ne parle même pas des filles!

 ;D biz [goodjob] [goodjob] [goodjob]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 29. März 2013, 11:17:46 Uhr
Bonjour Limeye, Élaine,

Moi-même, je ne me trouve pas très gentille d'avoir éliminé Thomas aussi vite. Mais, comme tu préconisais que ces disparitions devaient commencer à être remarquées et que celle-là, si elle avait pu être évitée, on aurait évité un drame, j'ai pensé à Thomas  :( . J'ai pensé que ce serait un drame personnel pour Kim Ivan.

Je réfléchis encore à comment amener ce qui va déclencher les hostilités. Mais en même temps je veux rédiger un passage où les mutins commencent à réaliser que le planétoïde devient de plus en plus dangereux et qu'il va vers sa destruction. Je sens que le planétoide va aussi commencer à faire des siennes.  ;)

A+

Frégo.

 
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 29. März 2013, 11:38:14 Uhr
Pas mal quand même tes suggestions, un lien entre Thomas et Kim, pas forcément filial, mais presque... une once d'humanité chez une crapule qui se révèle de toute façon sacrément intelligent.

Perso, Kim Ivan, c'est un personnage que j'aime beaucoup. Je trouve qu'Hamilton a eu une très bonne idée en l'inventant. Il est aussi celui qui prouve que le rachat est possible et qu'en tout homme résident les deux facettes, noire et blanche, le bien et le mal.

Simple suggestion, mais tu peux écrire le passage dans lequel les mutins prennent conscience de la précarité de leur situation avant de déclencher les hostilités. La peur qui va en découler peut conduire vers une situation violente.

par contre, je ne sais plus quand arrivent les cuboïdes. Plus tard, je crois. Quand Curtis se rend compte qu'ils n'avancent pas assez vite...

bizz ! A plus !

Limeye  :)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 29. März 2013, 11:38:41 Uhr
erreur de postage
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 29. März 2013, 13:12:11 Uhr
 [jump] [work] [sm] bon alors, ça vient? ;D je sens que j'ai besoin de me défouler [wallbash]  en écrivant,  je voudrais  traduire l'indentité pour me calmer avant de continuer  la suite en français... [wallbash]   mais je ne suis pas libre de l'après midi
, ensoleillée chez nous, j'ai promis ballade!  [unconscious]


biz, zavez droit de pas être contentes [crazy] ;D je délire!
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 29. März 2013, 13:17:10 Uhr
pour te défouler, tu peux nous faire un passage ici sur le cadavre exquis...  [jump]  [jump]  [jump]

non ?   [poke]

 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 30. März 2013, 19:43:53 Uhr
Bonsoir Limeye, Elaine!

Attention, chaud devant! J'espère que ce qui suit ne sera pas trop arrangé avec le gars ou la fille du cinéma. Si ça l'est, je demande votre indulgence et si vous avez des versions alternatives, surtout ne vous gênez pas!

Maintenant, comment arrêter cette spirale mortelle du désespoir et de la violence.

Kim alla cogner à la porte de la cabane du Capitaine Flam et des agents.

-Oui, qu'y a-t-il Kim?

-Je ne vous ai pas averti plutôt, capitaine mais ça fait 6 de nos gars qui disparaissent sans laisser de traces depuis quelques jours. Au début, je croyais que ces idiots s'étaient tout simplement perdus dans la nature mais cette nuit, ce sont les deux jeunots, Thomas et Mickey qui ont disparus. Ils étaient pourtant rentrés à leur dortoir quand je les ai vus la dernière fois. Je dois dire que ce sont deux  de ma bande que ça m'amuse pas d'avoir entraînés dans mes affaires. Déjà que mes gars sont d'humeur massacrante, ces disparitions vont en rajouter.

- Ça risque fort en effet Kim. Fit sombrement Curtis. Les progrès pour le construction du vaisseau sont lents, les hommes sont déjà épuisés et la menace pour la sécurité des femmes est toujours présente. Ces disparitions vont être un nouveau problème à résoudre. Miss Randall m'a parlé du jeune Thomas et de l'aide qu'il apporte aux cuisines; ce n'est pas une bonne nouvelle qu'il soit disparu. 

- J'ai demandé à votre robot s'il avait remarqué quelque chose et il m'a confirmé qu'il avait vu  Thomas et Mickey sortir et diriger vers le nord ouest du camp. Je veux faire un effort pour les rechercher même si je ne me fais pas d'illusions.

- Bien Kim, faisons 3 équipes de cinq hommes chacune. Je vais emmener le Colonel Gurney et 3 autres gardiens avec moi et nous viendrons vous rejoindre au Nord ouest du camp. Mala montrera la garde au dispensaire et Crag partira avec une de vos équipes.

- Entendu.

Et une battue s'organisa. Nekitiri et son équipe partirent plus à l'ouest, Kim Ivan et ses hommes partirent vers le Nord ouest avec Crag en tête et Flam et son équipe allèrent  plus à l'est; Simon était avec eux. Tous avaient bien remarqué le grand cactus luxuriant qui se trouvait à leur point de rencontre et certains, y comprit Crag, Curtis, Simon et Kim Ivan avaient éprouvé une sensation étrange en le voyant. «Ce cactus me donnerait la chair de poule si j'avais une peau.» Avait dit Crag. «Les végétaux ici semblent dégager une présence en effet.» Avait admis Simon.

Molémos, Bora Boru et Stone marchaient avec Grabo et Nekitiri. Stone chuchota quelques mots à Bora et Molémos.

Molémos ricanna tout bas. -Ça, on pouvait se douter qu'elle se trouvait trop bien pour se donner à n'importe qui la petite tigresse!

-Si on calcule bien notre coup, on pourrait aussi régler son compte à Flam. Ça ça va vraiment faire de la peine à ma frangine. Renchérit Bora.

Ces murmures n'échappèrent pas aux oreilles fines de Nekitiri  le Jovien. « Pas encore assez fatigués pour vos petits complots, hein vous trois!» Se disait-il. «Je vous ai aussi entendu embêter  ce pauvre simplet de Thomas! Pour une fois qu'on lui donnait sa chance, qu'on était gentil avec lui.Et Molémos, je t'ai vu  à l' œuvre dans le vaisseau avec la gardienne, Evans, qui était pourtant 3 fois plus costaud que Randall. Je suis pas du genre à m'attendrir, mais là, j'en ai assez de vous trois! On va tous crever avec vos petits à côtés à droite et à gauche.»

Et Bora, tu me la scie avec tes petites cachotteries concernant les ripoux et...ta frangine??? Qui? Jenkins? Elle aussi, ça commence à bien faire! Quoi que... son idée de passer des gars un par un a du bon...mais j'suis sûrement pas sur la liste. Ça m'étonnerais qu'elle fasse cela seulement pour la bagatelle. Les filles, surveillez vos petits copains!»

Après deux heures de recherche, la battue fût abandonnée. La peur et le désespoir vinrent s'ajouter à la haine pour mettre les nerfs à vif.

La journée qui suivit fut la pire de toutes jusque là. Kim Ivan, Nekitiri, Grabo, Barrett, Gurney et Curtis en avaient vus d'autres. Mais ils avaient de plus en plus de difficulté à contenir les esprits en ébullition.
Au déjeuner, Maëva, Joan et même Anastasia ont du esquiver des coups ou des avances de la part de certains mutins. Contre  Molémos, Joan avait songé à sa pierre à tanner mais se retint de faire un geste qui aurait pu tout faire embraser.

Ezra et Curtis vinrent à ses côtés. Curtis dévisagea Molémos avec une lueur rouge au fond de ses yeux gris. Curtis regarda Joan, elle avait de nouveau le regard qu'elle avait durant ses mauvais jours sur le Balkan. Elle avait accusé le coup de la nouvelle de la disparition de Thomas. Mais aucun des deux n'avait eu le temps de se parler. Ce temps aurait été salutaire.

Le planétoïde se liguait contre eux .Un nouveau tremblement de terre avait rendu la carrière impraticable parce qu'elle était devenue trop profonde. L'équipe technique et les mineurs ont perdus du temps en exploration pour trouver un autre lieu de prospection. Ils ont bien trouvé un endroit mais il était bien gardé par des êtres étranges en forme de cube qui s'étaient assemblés en monstres géants à leur vue.

Certains mutins se tirèrent d'un début d’escarmouche avec des ecchymoses. Certains  mutins qui étaient armés, y compris Kim et Nekitiri se brûlèrent assez sérieusement avec leurs armes en les utilisant contre ces monstres.  De façon inexpliquée, les rayons de protons de ces armes étaient aussi devenus graduellement  inoffensifs sur leur cible. Les brûlures ressemblaient beaucoup à des brûlures électriques . Tout ceci n'échappait pas à Curtis qui eut un soupir de soulagement temporaire. Grabo et Timarrow prirent le relais de Kim pour diriger le travail des mutins.

Certains autres mutins, y compris Molémos et Stone, et Crag on vécus l'expérience désagréable de se faire avaler par des arbres à lianes, pour être immédiatement recrachés, entièrement recouverts de glu verdâtre et nauséabonde.

En voyant tout ce beau monde retourner au camp, Curtis demanda à Mala et Ezra de les accompagner.
Au camp, Joan et Maëva s'occupèrent  de traiter les brûlures tandis que deux des gardiens restés au camp, sous la supervision de Barrett lancèrent des saponaires aux englués.«Exquis le parfum que vous nous offrez chers amis!» Avait lancé Barrett à Stone et Molémos. Les deux lancèrent des regards furieux à Joan et Maëva mais pas assez fous pour  les harceler avec leurs chefs, Crag, Mala, Barrett et Ezra présents. Mala amena Crag à l'écart pour le débarrasser de sa glu.

-Te revoilà remis à neuf, tas de férraille. Avait dit Mala.

Joan s'occupait de soigner la brûlure de Kim Ivan. Les regards de Molémos et des Stone ne lui avaient pas échappé.   Elle appliqua  un onguent efficace du crû de Simon et Maëva. Elle lui fît ensuite un bandage.

- Il faudra le changer une ou 2 fois avant que ça guérisse complètement. Comment est-ce arrivé?

- Les armes. En tous cas, j'ai bien peur que votre choix de vous défendre jusqu'à la mort ne  devienne intenable Miss Randall.

-Peut-être mais c'est le seul choix que je me voyait en mesure d'assumer jusqu'ici. Je crois qu'un de mes exercices de pragmatisme est en parti responsable des rebondissements de ce voyage, Kim Ivan.

-Comment cela?

- En aidant à préparer un plan pour éviter une mutinerie, je m'était demandée ce que je ferais si j'étais à votre place.

Kim Ivan répondit en pouffant de rire.

- Ne répétez ça à personne Miss Randall, j'ai une réputation à préserver.  Pour moi, le plus clair du temps fois être pragmatique, c'est simplement tenir le cap jusqu'au bout en acceptant qu'il y aura un temps où ça ne marchera pas, qu'on va y rester.

- La situation où nous nous trouvons actuellement en est un fameux exemple. Après la journée que nous avons aujourd'hui et ce climat insoutenable, la plupart de vos hommes pourraient vouloir enfoncer la clou dans le cercueil ce soir. Si c'est le cas je serai personnellement tentée de laisser aller les choses. On ne peut pas continuer ainsi indéfiniment.

- Vous pourriez avoir raison, mais un conseil Miss Randall, parlez de cela discrètement à vos amis. Ne soyez pas seule à décider cela.

Kim dit en lui-même:« Je vais observer attentivement ce qui arrivera ce soir et j'agirai en conséquence. En tout cas, a du cran miss Randall.»

A+

Frégo (Qui marque une petite pause avant la scène du souper)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 30. März 2013, 21:01:03 Uhr
Bonjour Frégo !

on te laisse continuer, puisque tu as des idées ! Le climat devient lourd, lourd, lourd... il va falloir laisser éclater un orage ! mais selon mon inspiration du soir, je ferai peut-être un petit bout, plus descriptif.

en tout cas, tu as bien placé les arbres lianes, ça fait une petite respiration ! et on va aussi pouvoir s'atteler aux cuboïdes.

Mais rien ne dit qu'il n'y en aura pas d'autres...  ;)

bizz !

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 30. März 2013, 22:15:26 Uhr
Voilà un petit passage, qui, je pense, n'interfère pas avec ce que tu écris, Frégo. Je ne fais pas vraiment avancer l'intrigue, mais je laisse réfléchir les personnages...


Simon avait été intrigué par la description que Kim Ivan lui avait rapportée des étranges monstres qui deviaient les tirs de pistolets à protons. Tandis qu'il aidait Joan et Maëva à soigner les blessés, il avait écouté le récit du chef pirate. Kim n'était pas homme à en rajouter.

Simon se posait de plus en plus de questions sur ce monde étrange sur lequel ils avaient atterri. Le grand cactus l'intriguait. Les arbres lianes l'avaient surpris. La faune et la flore provoquaient chez lui plus un intérêt purement scientifique, et si le temps ne leur avait pas été si précieux, si leur situation n'avait pas été si précaire pour ne pas dire dangereuse, il aurait aimé y prêter plus d'attention.

Après les recherches infructueuses pour tenter de retrouver Mickey et Thomas, puis l'aide qu'il avait apportée aux deux jeunes femmes pour soigner les blessés, Simon était reparti à la recherche d'autres filons de minerais. Il avait trouvé tous ceux qui étaient nécessaires à la construction du vaisseau, ne manquait que le calcium, sans lequel ils ne pourraient pas utiliser les cyclotrons. Quand Curtis n'avait pas besoin de lui, quand ses connaissances n'étaient d'aucun secours aux jeunes femmes, il poursuivait ses explorations, de plus en plus loin, dans des failles de plus en plus profondes. Comme Mala, il pouvait rester longtemps sans dormir, et il n'avait même pas besoin de longues plages de repos. Une simple opération de réoxygénation pouvait le remettre sur pied.

La tension qui montait, les regards de haine, l'épuisement et la colère, les doutes, la peur aussi qui se développait après ces étranges disparitions faisaient craindre le pire à Simon.

En fin de journée, il revint avant les équipes au campement et parla un petit moment avec Andrew Barrett pour savoir comment s'était passé l'après-midi. Puis il rejoignit Maëva et Joan au dispensaire, jeta un oeil aux blessures des hommes qui étaient restés là. Kim n'était pas parmi eux, le chef pirate avait déclaré qu'il en avait vu d'autres et qu'il pouvait être plus utile sur le chantier ou à prospecter qu'à rester au campement.

Simon comprit aux visages fermés des deux jeunes femmes qu'elles accusaient le coup de la disparition de Thomas. Il surprit même Joan essuyant discrètement une larme en allant chercher quelques affaires dans le coin où Thomas rangeait les ustensiles qu'ils avaient fabriqués. Il la sentit sur le point de craquer nerveusement.

De leur côté, Grag et Mala échangeaient souvent des regards lourds de sens. Dès qu'ils en avaient l'occasion, ils faisaient bien la leçon à Frégolo et Limaille de ne pas s'éloigner de Joan et de Maëva, et qu'au moindre accroc, Limaille devait prévenir son maître par télépathie. Néanmoins, Mala doutait que cela suffise. D'autant que le dernier tremblement de terre les avaient contraint à s'éloigner encore plus du campement et du chantier, et qu'en cas de souci, ils mettraient encore plus de temps à y revenir. Mala aurait volontiers proposé à son chef de rester lui aussi au campement, mais il savait qu'il avait besoin de lui dans la nouvelle mine. Quant à Grag, c'était une évidence qu'il ne pouvait pas rester au campement. Sa force herculéenne soulageait bien souvent les mineurs, et Mala savait que sans l'aide de son ami, des mouvements de révolte se seraient déjà certainement déclenchés sur le chantier. Grag ne pouvait veiller sur Joan et Maëva, et accessoirement sur Anastasia, que la nuit. Mais c'était déjà beaucoup.

- Dis-moi, ma vieille boule de gomme, je crois qu'on n'a jamais été dans une situation aussi difficile et aussi désespérée, dit Grag à son ami, sur le chemin du retour.
- Tu as raison, Grag, la preuve, c'est qu'on ne se chamaille plus. On est trop sérieux. Mais on n'a pas vraiment envie de rire, non plus.
- Non, pas vraiment. Je suis très inquiet pour Joan et Maëva. J'ai peur que ça tourne mal, tout ça. Et je n'ose pas imaginer ce que fera le chef si l'un des mutins ose s'en prendre à elles.
- Moi non plus. Si hélas cela arrivait, on aura intérêt à ne pas être loin si on ne veut pas qu'il y ait mort d'homme.
- Oui, il faut qu'on soit encore plus vigilant que d'habitude pour aider le chef.
- Tu l'as dit, mon vieux, conclut Mala.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 31. März 2013, 09:52:01 Uhr
 :o Bonjour les filles,

ravie de découvrir ce matin vos écrits, j'ai eu mon lapin de pâques! Bravo pour la tension, maintenant  faut le générique en fond sonore là, allez ,go!

bizz et bonnes Pâques!

 [rabbit] [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 31. März 2013, 15:07:30 Uhr
Joyeuse pâques, Élaine, Limeye, à toutes et à tous, [flower]

J'ai la suite bien en tête. Je dois refaire un déplacement en voiture, donc je prévoit vous livrer cette suite demain. J'espère pouvoir apporter un dénouement plausible à cette tension, tout en gardant en tête qu'ils en sont encore au tout début de leurs péripéties. Peut-être faudra-t-il déroger encore à Hamilton parce que je me demande si c'est viable de leur faire passer 7 autres semaines sur ce planétoïde.  [wallbash]

Bizz  ;D

Frégo
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 31. März 2013, 18:27:13 Uhr
Coucou Frégo,

je pense qu'on peut leur faire passer aisément les 6-7 semaines comme imaginées par Hamilton. Il faut leur laisser le temps de construire le vaisseau. Ils ne trouvent l'explication aux disparitions qu'assez tardivement.

on a bien planté le décor, et fait monter la pression. Puisque tu as une "explosion" en tête, vas-y ! Je pense que c'est le bon moment. Ensuite, on avisera, mais on peut la faire remonter par moments, par petites touches. Il y a de nombreuses raisons à cette tension, indépendamment de leur survie liée au défi du temps qui passe et à la construction du vaisseau (là, de toute façon, on ira assez vite car les explications techniques, heu, bon...  ;) ).

par contre, ils ont plusieurs problèmes à résoudre : quid des armes ? Pour l'instant, elles sont entre de "bonnes" mains, mais ça peut changer. Ensuite, les disparitions. L'épisode des cuboïdes qu'on peut raconter un peu différemment d'Hamilton ou y rester fidèles selon l'inspiration du moment, enfin, le coeur du récit, c'est le complot. Et ça, je pense qu'il faut retarder le plus possible sa découverte. C'est le coeur du suspens !

J'imagine plusieurs petits rebondissements, qui permettraient d'alimenter le récit au fil des journées. On n'est pas obligé par contre de faire du "au jour le jour", loin de là. D'autant que le quotidien peut être assez monotone. Il peut se passer aussi des journées sans accrocs, sans découverte, sans avancée majeure.

Tu vois ?

Bon courage pour ta longue route (on the road again !) et pour la rédaction de la suite !

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 1. April 2013, 02:26:03 Uhr
Bonjour Frego et Limeye,

Alors la chapeau les filles pour cette re-ecriture !  [master]

Le quotidien raconte montre bien a quel point la tension monte et avec les details on imagine bien leurs problemes et les frustrations!

Je suis d'accord avec Limeye, le probleme majeur humain c est le complot qui a de graves consequences (tout en enlevant des mechants embarrassants...avec une explosion... ;D)...sans compter les disparitions qui les narguent, le manque de calcium, la lenteur de la construction...pffew

Au plaisir de lire la suite!

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 2. April 2013, 11:50:35 Uhr
Bon matin, toutes et tous!

Voici l'orage en espérant que c'est plausible. :o

Plus Tard dans la même journée.

Peu après que sa brûlure fut traitée, Nekitiri quitta aussi le camp pour aller au nouveau lieu de prospection. À voir Maëva, Joan et les hommes restés au camp s'activer pour les soins au blessés, la préparation des repas, fabriquer les outils, chasser, cueillir, veiller à l'hygiène et tanner des peaux, il mesurait les conséquences si leurs activités venaient à être perturbées.

«On pourrait vraiment dire adieu à nos chances de sortir de ce pétrin. Avec tout le monde sur les dents, il va falloir jouer serré pour pas que ça dégénère, ce serais les filles qui en feraient les frais. Et elles ont vraiment accusés le coup de la disparition de Thomas. Quant à nous, on en a vus d'autres avec les situations désespérées, mais celle-ci, elle nous fait perdre tous nos moyens. Je comprends un peu pourquoi : on s'est tous sans exception échappés de la marmite pour se retrouver dans un autre marmite avec la perspective de tomber dans le feu.»

Joan s’affairait machinalement à tanner des peaux pour faire d’autres bandages. Elle ne remarqua pas tout de suite qu’elle s’était coupée la main jusqu’à ce que le sang commence à couler. Ceci n’échappa pas à Maeva et au Professeur Simon. Ezra et Barrett s’approchèrent également. Joan semblait être dans le même état que lorsqu’ils avaient fui le Balkan.

-Joan, regarde ce que tu t’es faite. Dit Maeva. Arrête-toi un instant et laisse-moi regarder ça. Maéva s’occupa de désinfecter la coupure et d’appliquer un bandage.

-Pardon de t’imposer cela en plus du reste Maéva. Dit Joan d’une voix rauque et au bord des larmes. Je suis vraiment au bout du rouleau.

-On voit que quelque chose vous tourmente, Joan. Dit Simon. Et ce n’est pas seulement la disparition de Thomas et la tension générale. Ne gardez pas cela pour vous. Dites-nous ce qui ne va pas.

-J’espère je ne suis pas en train de devenir folle mais cette nuit j’ai été tourmentée par une pensée glaciale qui n’était pas la mienne. Elle me commandait de sortir  et d’aller à elle. Je me sentais mis à nue de l’intérieur. Je me suis réveillée juste pour entendre tout le monde s’affairer à chercher Thomas. Je n’ai vraiment plus confiance en mon jugement. Je vois tout en noir!

-J’ai aussi eu une sensation  étrange, glaciale, d’être scrutée professeur. Dit Maéva. Mais ce n’était pas aussi intense que Joan.

-C’est la même chose pour moi, dit Ezra.

-Et moi aussi. Dit Barrett. Je me demande s’il y a un lien entre ce phénomène et les disparitions.

- Ce serait très possible. Dit Simon. Nous avons vu des créatures en forme de cube qui semblent utiliser la télépathie pour se matérialiser en monstre. Mais elles ne semblent pas assez évoluées pour avoir une pensée complexe tel que décrite par Joan. Je ne crois donc que ce soit ces cubes qui soient responsables des disparitions. Il faudra certainement enquêter.

- Il se pourrait que nous n’ayons jamais de temps pour cela professeur, Dit Joan, d’une voix angoissée. Ça fait des jours que nous vivons sous cette tension, cette angoisse et cette colère constantes. Nous ne pouvons pas continuer comme ça indéfiniment. Après la nuit et journée que nous avons eues aujourd’hui, je sens que la plupart vont être tentés de planter le clou  final dans le cercueil. À moins que quelqu’un ait une idée brillante, il n’y aura rien d’autre à faire que de se tenir debout et faire face dignement, pendant que nous avons encore une dignité.

- Si vraiment ça dégénère ce soir, je propose qu’on se regroupe loin des tables et qu’on fasse silence. Proposa Ezra. Je vais prévenir le capitaine Flam et le reste de votre équipe, Simon, ainsi que les autres officiers, gardiens et ingénieurs. Prévenez ceux des nôtres qui sont à l’infirmerie, Maéva.

- Comprit. Dit Maéva. En espérant que tous les  nôtres emboitent le pas. Si certains des mutins pouvaient décider de faire de même ce ne serait pas de trop.

- Le fait que nous n’ajouteront pas d’huile sur le feu aidera peut être tout le monde à se calmer. Dit Bennett. Mais nous ne pourront probablement pas nous empêcher de nous défendre si on est attaqué. Je suis néanmoins partisan de tenter ce que préconise Ezra.

- Je suis d’accord. Dit Joan

- Moi de même. Dit Simon. Je vais vous aider avec le capitaine Ezra. C’est la première fois dans sa vie que la résignation délibérée pourrait être à l’ordre du jour.

Tous furent prévenus. Certains gardiens et Anastasia se montrèrent plutôt tièdes, Mac Clinton et le reste de ingénieurs, y compris Bérenson, se montraient d’accord, les officiers également. 
Durant sa conversation avec Simon et Ezra, Curtis exprima un profond sentiment d’impuissance.

-Être personnellement résigné face à la mort, j’y suis préparé depuis longtemps, Simon, Ezra; mais me résigner à ce que Joan et les autres m’accompagnent vers cette fin, je ne sais vraiment pas si je vais pouvoir.

-Aucun d’entre nous ne souhaite être seul lorsque le moment ultime approche, Curtis. Dit Simon. Joan ne fait vraiment pas exception à la règle. Elle aura vraiment besoin que tu sois à ses côtés.
Je peux au moins faire cela Simon. Dit Curtis.

Le soir, tous les hommes se rassemblèrent en face du dispensaire-cuisine pour le repas du soir. Joan et Maéva avaient déjà disposé les repas sur la table pour éviter un va et vient qui mettrait le feu aux poudres inutilement. (« Un peu plus et on nous prendrait pour les femmes des Pierrafeu. » Dit Joan, qui avait retrouvé son sens du sarcasme. Maéva imita Fred Pierrafeu : (« Délima, où est mon repas!!! Sur la table mon Fred!!!)

Ça se bagarrait déjà à droite et à gauche jusqu’à ce que Travis, un colosse de 2 mètres 10, reçoive un coup de poing perdu au visage, encore tuméfié par l’escarmouche avec  cuboïdes- géants.

-Non mais j’en ai marre de cette foutue planète. On ne s’en échappera pas de toute façon ou bien tout ça s’est des histoires pour nous empêcher de prendre nos aises et nous payer du bon temps avec les filles!!! Moi je dis, finissons ça en beauté, si on doit finir et éliminons ce joli petit monde, à commencer par Flam et son équipe. On fera exception pour les filles, pas vrai Tolek, Sinqué.

- Ouais, finissons-en! Dirent les 2 autres, Beaucoup  d’autres étaient d’accord et devenaient vraiment menaçants.

Devant cela, Simon, Mala, Crag, Curtis, Joan, Maéva, Barrett et Ezra s’alignèrent côte à côte, et firent silence, gardant leurs mains de chaque côté de leurs corps. Les autres officiers, gardiens et ingénieurs vinrent se ranger derrière eux; y compris Anastasia Lou Jenkins, son amant du jour et Berenson. Anastasia avait décidé que survivre pour se retrouver seule face aux mutins ne fait pas parti de ses plans.

-Pardonne-moi Joan. Dit Curtis.

-Tu n’y peux rien Curtis…Je t’aime… Dit Joan

Curtis prit sa main. – Je t’aime, Joan…

Devant ce rassemblement et ce silence, les mutins s’interrompirent  un moment.
Joan prit la parole.

-Alors, c’est décidé, vous en finissez ce soir? Dans ce cas, je vous souhaite vraiment d’en profiter parce qu’après, la seule chose qui vous restera à faire est de rester assis en entendant la mort. À moins qu’il y en ait encore parmi vous qui croient que ce planétoïde existera encore dans 2 mois après ce qu’on a vu aujourd’hui.

Un murmure traversa la foule des mutins.

-Il va falloir faire la queue après nous, Travis, espèce de monstre taré! Dit Molémos.  Allez venez vous autres! Dit-il à Stone et Bora Boru.

Bora resta en arrière. Lui n’était pas suicidaire.  Molémos, Stone, Travis, Tolek et Sinqué s’élancèrent sur Flam et son équipe en première ligne.  Flam voulu s’en prendre à Molémos mais Ezra fut plus rapide que lui et l’assomma d’un coup de poing (« L’enfer c’est rien à côté de moi ordure! »). Flam dû se contenter de stone. À la surprise Générale, Travis, Tolek et Sinqué furent assommés par Kim Ivan, Nekitiri et Grabo.  Les trois firent écran devant Flam et son équipe.

-En tout cas, nous on n’est pas prête à aller à la mort sans rien faire! Ce vaisseau est notre seule chance de faire quoi que ce soit, Il faudra me passer sur le corps avant de la bousiller, tas de braillards!Vociféra Kim.

À ce moment là, Une pensée glaciale se manifesta chez plusieurs d’entre eux. Pour certains, y compris Kim, Ezra, Maëva , Barrett et Simon , l’impact fût très léger. Curtis, Molémos, Bora Boru, Stone, Bérenson et Anastasia Lou Jenkins accusèrent le choc et grimacèrent, se tâtant la tête avec une main. Joan accusa le choc violemment, se prit la tête à deux et s’écroula sur le sol.

Vos avis sont les bienvenus. ;)

Frégo

"Every man dies, not every man really lives." (William Wallace,  dans Brave Heart)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 2. April 2013, 13:18:50 Uhr
Coucou Frégo !

bien vu le coup de tenter une attitude de silence et de non-violence face aux violents.

j'ai une idée pour le cactus, mais je me demande s'il faut lui régler son compte tout de suite, ce qui nous permettrait d'évacuer un des problèmes et ramènerait plus de calme parmi les mutins, ou si on attend encore un peu ?

Je peux enchaîner la suite.

Bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frego am 2. April 2013, 14:16:36 Uhr
Coucou Limeye!

On attend encore pour le cactus. J'ai peut-etre encore des projets pour lui  ;D.mais tu peux enchainer selon ce que tu as prevu.

Biz.

Frego
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 2. April 2013, 14:54:50 Uhr
Ok !

pas de soucis, je vais enchaîner en laissant le cactus tranquille, de manière à ce que tu puisses l'exploiter encore un peu  ;)

je vais essayer de faire retomber un peu la pression, dans la lignée de ce que tu nous as livré.

bizz !

Limeye  :)

ps : si d'autres ont des idées ou des suggestions, n'hésitez pas à nous les donner, même sans écrire ! Elles peuvent enrichir le récit.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 2. April 2013, 18:38:39 Uhr
Coucou Limeye et Frego,

Pour un orage, c'en est un gros!  :o
Z'avez pas honte d'arreter la hmm? Pov' Joan, J'espere que vous ne nous l'avez pas trop abimee....Finir sur un cliffhanger comme on dit chez nous....
En tout cas, le renversement de situation avec Kim et quelques autres mutins se rangeant du cote des officiers est bien amene, ca va changer la dynamique du groupe!

Au plaisir de lire la suite!

O-tho

PS: pour d'autres idees...vous voulez leur assener d'autres tuiles, au cas ou leur situation n'est pas assez desespere ?  ;D ...On peut imaginer une petite maladie infectieuse si vous voulez vous debarasser d'autres mutins, un affaiblissement du au manque de calcium, rationnement de nourriture, chaleur qui augmente sur la planete....Y'a aussi la seconde attaque des mutins, la destruction du cyclotron...et le mutin devenu le fou de service qui pourrait etre dangereux...
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 2. April 2013, 19:13:20 Uhr
Bonsoir à toutes !

Voici une suite. J'ai encore un petit passage en réserve que je n'ai pas eu le temps d'écrire, peut-être après le repas, sinon, demain. Merci Otho pour tes idées, la maladie, je ne sais pas, mais j'avais pensé un moment à des moustiques... je retiens toutes tes idées, à voir si on les exploitera ou pas, j'avoue que celle du mutin devenu fou me plaît bien. C'est vrai que pour l'instant, on n'a pas cité Rollinger... par contre, j'avoue que la destruction du cyclotron, je ne sais pas... je garderai bien Molémos et quelques autres méchants jusqu'à la fin... mais bon, on n'est pas encore là et des tas de rebondissements sont toujours possibles  ;)

bonne lecture pour cette suite !

Limeye  :)


Joan, au sol, Kim, Nekiri et Grabo faisant barrière entre eux et les mutins, cette étrange sensation glacée qui en avait saisi plus d'un, tout cela fit planer un lourd silence. Bien des hommes qui l'instant d'avant auraient suivi Molémos, Stone ou Travis avaient reculé, hésitants. Certains portèrent aussi leurs mains à leur tête. Le regard de Kim fit lentement le tour de toute la troupe, cherchant les yeux de chacun. Beaucoup baissèrent la tête en croisant son regard. Tous connaissaient sa réputation, même s'ils n'avaient pas tous "travaillé" pour lui. Ils n'étaient pas heureux d'obéir à Flam dans la mine ou sur le chantier, non, vraiment pas heureux. Mais devoir affronter la colère de Kim... aucun ne le voulait. Pas même Molémos.

Les hommes à terre se relevèrent, grimaçant, mais aucun ne tenta de porter un autre coup. Ils s'éloignèrent, la foule des mutins rassemblés s'ouvrant devant eux pour les laisser passer.

Curtis s'agenouilla auprès de Joan, tentant de la relever. Elle s'était évanouie. Il la porta jusqu'au dispensaire, Maëva sur ses talons. Simon les suivit. Grag se planta devant la porte, tout aussi impressionnant que Kim qui ordonnait déjà la dispersion des hommes.

- Finissez donc de manger, imbéciles ! Si vous croyez pouvoir vous passer d'un repas... et allez dormir ! On va assurer des quarts de veille cette nuit. Neki ?
- Oui, Kim ?
- Tu prendras le premier quart, deux heures chacun, pas plus. Tu prends deux ou trois hommes avec toi, parmi les moins fatigués et les plus sûrs. Grag va veiller de son côté, mais nous, on fera le tour du campement et des cabanes. Il faut que les hommes dorment. Et que les femmes soient tranquilles cette nuit.
- Je ferai une veille avec vous, dit Ezra. N'importe laquelle.
- Moi aussi, dit Andrew. Laissez-moi la plus dure, en fin de nuit.
- Merci, Major. Vous serez avec moi, alors.

Andrew acquiesça et jeta un regard vers le dispensaire. Il s'en était fallu de peu.

A l'intérieur, Maëva et Curtis tentaient de sortir Joan de sa léthargie. Simon donnait quelques indications à Maëva qui s'empressait de les suivre et de préparer une sorte de pâte à l'odeur forte, mentholée, qui pourrait la faire revenir à elle. C'est alors que Curtis remarqua le bandage qui entourait l'une des mains de Joan.

- Qu'est-ce que c'est que ça, Maëva ?
- Elle s'est coupée cet après-midi, en tannant des peaux...
- Nous l'avons soignée, intervint Simon. On va en profiter pour vérifier sa blessure.
- Il ne faut surtout pas que ça s'infecte, Simon !, dit Curtis avec une sorte de rage froide dans la voix.
- Je sais, mon garçon, ne t'inquiète pas, on va surveiller sa blessure.

Curtis reporta son attention vers Joan, lui prit le pouls, il était faible, mais régulier. Il lui tapota la joue, puis Maëva lui fit respirer sa préparation. Lentement, elle ouvrit les yeux. Elle tenta de porter sa main à sa tête, mais elle était trop faible et la main retomba sur le côté. La douleur et le froid étaient encore présents dans son esprit. Curtis l'aida à se redresser, doucement, elle retomba contre son torse. Il la serra contre lui, sachant que cela pouvait la calmer et lui redonner de la force. Il la devinait dans un état d'épuisement tel qu'il savait que l'inquiétude le rongerait à petit feu.

Ezra entra à ce moment-là.

- Comment va Joan ?
- Elle s'est réveillée.

Ezra poussa un soupir de soulagement. Lui aussi était terriblement inquiet. Il raconta brièvement ce qui s'était passé dehors. Et Curtis prit conscience que pour une fois, le repas du soir se terminait quasiment en silence. Il laissa Joan aux bons soins de Maëva et de Simon, promettant de revenir un peu plus tard, et sortit. Kim Ivan, une large tranche de pain avec un morceau de viande posée dessus, l'attendait.

- Capitaine, comment va Miss Randall ?
- Elle a repris ses esprits. Vous avez senti l'onde froide ?
- Oui. Et plusieurs hommes aussi. Elle a atteint Miss Randall plus violemment, n'est-ce pas ?
- Exactement.
- Venez manger, Capitaine, j'ai à vous parler.

Curtis se força à prendre quelque chose et alla s'installer avec Kim, un peu à l'écart des mutins. Il regarda ces hommes, compagnons d'infortune, épuisés, emplis de doute et d'amertume, inquiets. Sur certains visages, il put cependant lire une sorte de honte, comme un regret. Kim prit la parole et Curtis se tourna vers lui.

- On va organiser un tour de veille, Capitaine. On s'est déjà réparti les équipes, ça pourra éviter d'autres disparitions, ou peut-être pourra-t-on repérer ce qui les cause.
- Bonne idée, Kim. Mais les hommes sont épuisés, si je pouvais, je décrèterai une journée de repos pour tous. Mais le temps nous est trop précieux.
- Capitaine, demain matin, il faudra que vous leur parliez. Je sais que vous faites des plans, le soir, nous discutons des choses à faire le lendemain. Mais ça redonnerait du courage aux hommes de savoir qu'ils ne creusent pas la terre pour rien. Quand pensez-vous commencez à couler le premier acier ?
- Après-demain. Nous pourrons alors fabriquer des outils plus solides que ceux que nous utilisons actuellement. Et ce, rapidement et en grande quantité, du moins, si le haut-fourneau que nous avons imaginé tient le coup. Grag pourra forger, il ira vite et sera précis. Je pensais aussi fabriquer des moules, dans une sorte d'argile, et couler directement de la lave dedans, mais cela ne sera possible que lorsque nous aurons réalisé des contenants suffisamment résistants à la chaleur.
- Dès que les hommes verront avancer le chantier, ils se calmeront, même si ça reste dur.
- Je sais, Kim. J'aimerais leur donner plus d'espoir. Et rendre moins dures leurs conditions de travail. Je vous laisse juge d'organiser une rotation des équipes pour demain, les plus épuisés resteront au campement.
- Certains imaginent qu'au campement, ils mèneraient la belle vie. Ils vont comprendre que ce n'est pas de tout repos que d'y passer la journée ! Je laisserai les plus fatigués, oui, mais pas les têtes brûlées, ne vous inquiétez pas.
- Merci, Kim. Vous avez toute ma confiance.

Le chef pirate n'ajouta rien, mais ces quelques mots allaient le marquer durablement.

Très vite, les hommes rangèrent les restes du repas, une petite équipe évacua les déchets du soir, et tous gagnèrent les cabanes, à l'exception de l'équipe qui allait assurer le premier tour de veille, et de ceux qui participaient au briefing quotidien. Celui-ci fut expédié en une dizaine de minutes, puis Kim regagna sa cabane. Il échangea quelques mots avec Nekiri et ses trois hommes, qui s'éloignèrent rapidement pour faire un premier tour du campement. Déjà, des ronflements sonores se faisaient entendre depuis les différentes cabanes. Kim jeta un long regard sur tout le campement, ne remarqua rien de particulier, vit seulement Curtis Newton entrer dans le dispensaire. "Merci de votre confiance, Capitaine. Merci.", pensa-t-il simplement avant de gagner lui aussi son lit.

Curtis croisa Bérenson, qui semblait attendre devant le dispensaire. Il lui ordonna avec fermeté d'aller se coucher. Il le vit s'éloigner en traînant un peu des pieds, et se dit que Miss Jenkins ne les aidait pas vraiment sur ce coup-là. "Si seulement elle pouvait se faire discrète, cette idiote ! Comme si les hommes n'étaient pas déjà suffisamment énervés comme cela... Berenson n'est ni plus mauvais, ni meilleur qu'un autre, mais ce qui lui arrive pourrait le transformer en fauve." L'instant d'après cependant, il se demanda s'il n'allait pas devoir appliquer à lui-même cette propre pensée. Une voix douce et gentille se faisait entendre à l'intérieur, et il resta un instant hésitant à la porte du dispensaire, l'étrange sensation ressentie lors de leur première nuit ici se réveillant dans son coeur.

- Tenez, Miss Randall, prenez cette tisane, elle vous fera du bien, disait simplement Mac Clinton.
- Merci, George, c'est très aimable à vous.
- Oh ! De rien, vous nous avez fait très peur, vous savez. Il faut que vous récupériez.

Joan n'ajouta rien, lui sourit simplement, et prit le bol qu'il lui tendait, le porta à ses lèvres.

Curtis entra à ce moment-là. Elle le regarda, et il fut soulagé. Ses joues étaient encore pâles, mais son regard avait retrouvé un peu d'assurance. "Il faut qu'elle tienne le coup, j'ai besoin qu'elle tienne le coup !", pensa-t-il.

George Mac Clinton s'éclipsa discrètement en toussant légèrement.

- Comment te sens-tu ?, lui demanda Curtis.
- Et toi ?
- Toi, d'abord.
- Je récupère. Je ne sens plus cette force glacée, mais rien que d'y repenser, cela m'oppresse et m'effraye.
- D'autres l'ont ressentie ce soir aussi, moins violemment que toi, mais plusieurs ont été atteints.

Elle hocha simplement la tête.

- Et toi ?, reprit-elle, bien décidée à ne pas être la seule à devoir faire des confidences.
- Les esprits se sont calmés, l'intervention de Kim et de ses lieutenants a remis les choses au clair. Kim a organisé des tours de garde pour la nuit, Ezra et Andrew vont y participer aussi. J'irai en fin de nuit avec eux.
- C'est l'heure la plus dure. Tu as déjà beaucoup à faire et je suis certaine que tu ne vas pas te coucher tout de suite, que tu vas travailler sur tes plans !
- Je n'ai pas d'autre choix, Joan. Mais tu te trompes, je vais veiller un peu ici, avant.
- Tu vas aller te coucher tout de suite, mon garçon, intervint Simon. Sinon, c'est toi qu'on va récupérer en morceaux d'ici peu. Si tu ne vas pas dormir, c'est moi qui vais t'y forcer et tu n'auras pas le choix.

Curtis regarda Simon, il comprit que le professeur lui ferait avaler un sédatif de la pharmacie s'il n'obéissait pas.

- D'accord, Simon, si Joan et toi vous liguez contre moi, je m'incline. Mais laisse-moi encore quelques minutes avec Joan, s'il te plaît, je te promets d'aller au lit directement ensuite.
- C'est moi qui veillerai cette nuit ici, avec Grag, ajouta Simon. Tu pourras dormir tranquille.

Et le professeur leur laissa quelques minutes d'intimité, rejoignant Maëva et Anastasia qui rangeaient quelques affaires en attendant de pouvoir à leur tour aller se coucher. Pour une fois, l'ingénieure en chef préférait passer la nuit au dispensaire.



Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 3. April 2013, 13:38:23 Uhr
Je vous avais promis une petite suite, la voici. Je peux garder la main ou la repasser, selon l'inspiration, Frégo, qu'en dis-tu ?

Bizz

Limeye  [crazy]


Le maître avait faim.

Le maître ne comprenait pas. Il sentait pourtant les esprits autour de lui très agités et vulnérables. Il avait voulu se saisir de l'un d'entre eux, si fragile, si merveilleusement fragile. Quelque chose d'inconnu pour lui avait retenu cet esprit, l'avait empêché de venir jusqu'à lui. Il lui avait échappé.

La nuit était tombée, mais des esprits restaient éveillés et sur leurs gardes. Il tenta d'atteindre l'un d'entre eux, mais fut rejeté. Il allait encore devoir attendre. Pourtant, il avait faim. Très faim, de plus en plus faim.

**

Curtis avait gardé Joan dans ses bras, l'entourant de toute sa tendresse, elle était blottie contre lui, cherchant réconfort et sécurité. Au creux de ses bras, elle avait toujours eu le sentiment qu'il ne pouvait rien lui arriver, aussi quand elle sentit l'onde glacée s'approcher à nouveau, trouva-t-elle la force de la repousser.

Elle s'inquiéta encore cependant qu'il veuille lui aussi prendre son tour de garde.

- Comme si tu n'avais déjà pas assez à faire ! Curt, sois raisonnable, même si c'est difficile de l'être dans notre situation ! Si tu t'effondres, nous ne tiendrons pas... seuls toi et Kim êtes capables d'empêcher les mutins de se révolter ! Tu dois te reposer aussi. N'abuse pas de tes forces...
- Je croirais entendre Simon, grogna-t-il.
- Simon a raison, répondit-elle en s'écartant un peu de lui.

Elle chercha son regard, espérant par la seule force du sien lui faire admettre cette vérité : lui aussi devait dormir.

A ce moment-là, Simon fit légèrement bouger le rideau de lianes.

- Curtis ? Mon garçon, laissons ces jeunes femmes se reposer.
- J'arrive, Simon.

Et il se pencha vers Joan, l'embrassa longuement. Quand il s'écarta, il vit qu'elle avait repris courage. Et cela le réconforta infiniment plus que de longs discours.

- Repose-toi, Simon veillera aussi sur vous. A demain.
- A demain, mais promets-moi...
- Promis.

Et il quitta la petite pièce, sans un regard pour Anastasia qui le dévorait des yeux, mais salua simplement Maëva qui lui rendit son léger sourire.

- Bonne nuit, Capitaine.
- Bonne nuit à vous. A demain.

Il sortit du dispensaire, suivi par Simon, bien décidé à ne pas lâcher son "garçon". Grag rappela à son chef qu'il veillerait, yeux et oreilles en alerte, mais que pour l'instant, tout était calme et qu'aucun mutin ne s'était relevé.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 3. April 2013, 14:50:26 Uhr
 [afraid] [jump] [knuddeln] [loveu] [twak] (anastasia) [jump] [goodpost] [jump] :-* [hello]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frego am 3. April 2013, 18:43:42 Uhr
Coucou Limeye, toutes et tous!

Limeye, je vais te laisser la main pour ecrire une suite de plus si tu veux. Je me disais que le cactus pouvait avoir une conscience du complot qui aurait pu etre exploitee mais il a trop faim, il est trop desespere et il est trop fort. Il doit mourrir bientot. Et tout le monde va vouloir resoudre le probleme des disparitions et enlever cette menace. >:(

Cote plus leger. Pour le probleme du calcium, je voyais Maeva aller fouiller dans la pharmacie qu'elle a pu emporter en se sauvant du Balkan et sortir un flacon de calcium en comprimes.  Mais ca tuerait le drame! ;D

A+

Frego
A+
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 4. April 2013, 12:49:29 Uhr
Bonjour lectrices (et lecteurs discrets...),

je suis en train de faire avancer le récit. Je vais régler son compte au cactus, mais avant cela, voici déjà une petite suite. Pour le calcium, j'ai plusieurs idées aussi, celles des comprimés est pas mal du tout, je n'y avais pas pensé ! Je livre d'ailleurs plus tard une autre piste pour le calcium, à voir si ce sera exploitable ou pas. Sinon, j'ai aussi imaginé une scène d'arrachage de dents par Maëva, chaque homme donnant l'une de ses molaires la moins pourrie...  ;). Mais pas sûr qu'il y en ait assez malgré tout et le sacrifice sera peut-être nécessaire ! Enfin, nous n'en sommes pas là...

Bonne lecture donc déjà pour ce passage, j'écris la suite que je vous livre d'ici peu.

Limeye  :)



La nuit fut calme, les tours de garde ne révélèrent rien de suspect, mais les hommes qui avaient fait le tour du camp se couchèrent plus sereins. Au matin, après le déjeuner, Curtis prit la parole et expliqua brièvement, mais clairement, ce qui allait se passer au cours des deux prochaines journées.

- Aujourd'hui, les hommes les plus fatigués resteront au camp, ils aideront selon leurs possibilités. Il y a de quoi vous occuper de toute façon, le travail n'y manque pas non plus. L'équipe des mineurs sera divisée en deux, l'une partira avec Kim à la mine, avec Miss Jenkins, l'autre restera avec Ezra et Mac Clinton à la fonderie. Il faut terminer les préparatifs, car demain, nous coulerons notre premier acier. Je pense que nous aurons d'ici ce soir les quantités suffisantes pour le faire.
- Pourquoi ne pas commencez dès aujourd'hui ?
- Parce que je ne sais pas si le haut-fourneau tiendra, et autant le faire fonctionner pour une grande quantité d'acier. Je ferai la liaison entre les équipes. Simon continuera à chercher le calcium qui nous manque toujours. Grag ira là où aura le plus besoin de lui, sans doute à la fonderie. D'autres questions ?

Les hommes se regardèrent entre eux, mais aucun ne broncha. Kim désigna ceux qui allaient rester au camp, mais il prit bien soin de séparer en deux groupes ses "têtes brûlées". Travis, Molémos et Stone firent partie de l'équipe des mineurs, Bora Boru et Sinqué entre autres allèrent à la fonderie. Ceux qui restaient au camp poussèrent un soupir de soulagement.

Le travail s'organisa très vite et la journée se passa plutôt sans souci, au regard des précédentes. Joan et Maëva avaient plutôt bien dormi, la présence d'Anastasia ne les avait pas dérangées. Le soldat blessé était toujours entre la vie et la mort et Maëva s'inquiétait de plus en plus pour lui. Un des hommes de Barrett resta à la cuisine avec Joan et avec un autre mutin, pendant que la jeune médecin sortait. Elle chercha des yeux le Major, ne le vit pas. "Il va falloir prendre une décision pour cet homme", pensa-t-elle. "Je ne peux rien de plus pour lui. Il faut que j'en parle avec Simon ce soir, s'il n'est pas mort d'ici là."

Au campement, chacun s'activait. Le premier groupe chargé de ramener de la nourriture revenait déjà, un autre était parti chercher du bois. Okapaï, un des mutins qui s'occupait de la nourriture, informa Maëva que le major avait accompagné le groupe chargé du bois.
 
- Il a voulu partir avec eux, c'était les moins fatigués, Miss, dit-il simplement.
- Je comprends. Ca va de votre côté ?
- Oui. On a retrouvé des fruits pas trop loin, qui mûrissent vite.
- La chaleur qui se dégage des volcans y est peut-être pour quelque chose.
- C'est possible.
- D'autres sont partis relever les pièges.
- Venez, ramassons les fruits, nous avons encore assez de viande pour ce midi pour nous tous. Nous nous occuperons cet après-midi de ce que les chasseurs auront rapporté. Mais il faudra retourner chercher des fruits et des grains.
- Ramasser les céréales prend beaucoup de temps.
- Oui, mais c'est essentiel d'avoir du pain à manger, même si je reconnais que nous en avons tous mangé de meilleur !

Okapaï sourit.

- Thomas le faisait bien.

Maëva hocha simplement la tête, une ride s'était creusée à son front. Ils virent alors revenir Andrew Barrett qui se tenait la main, une légère grimace sur le visage.

- Qu'est-ce qui vous arrive, Major ?, demanda Maëva, soudain inquiète.
- Me suis fichu une saleté d'écharde dans la main, je vais avoir besoin de vous.

Elle regarda sa main et ses yeux s'agrandirent. L'écharde était grosse et lui traversait toute la paume.

- Comment vous avez fait ça ?
- En ramassant du bois, dit-il avec un peu d'humour.

Elle le regarda alors en fronçant les sourcils.

- Il va falloir arrêter de faire le galopin, Major !

Il rit et la suivit jusqu'au dispensaire. Joan aida Maëva et quelques minutes plus tard, le Major se retrouva avec une belle peau de lapin autour de la main.

- Finie la corvée de bois pour vous, aujourd'hui, Major, dit Maëva d'un ton sans réplique. Je vous mets à la corvée d'eau ou à nous aider à ranger les provisions.

Ce fut le seul véritable petit incident de cette journée.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 4. April 2013, 14:11:51 Uhr
Voilà la suite promise. Je fais peut-être long, mais vous savez que j'aime bien installer les ambiances. Je repasse la main pour la suite, sauf... !

Je poste en deux fois, ça fait un peu comme deux parties.

Limeye  :)


Les deux nuits suivantes furent calmes. Aucune disparition ne fut à signaler, mais les tours de veille épuisaient aussi les hommes. Néanmoins, certains commençaient à reprendre espoir. Le haut-fourneau tenait bon, le premier acier avait été coulé et Grag avait forgé sans s'arrêter de nouveaux outils. Ceux-ci soulagèrent considérablement le travail des mineurs qui retrouvèrent un certain entrain à creuser. Cependant, le travail n'avançait pas très vite et Curtis comprit qu'ils allaient devoir trouver rapidement une autre mine en inspectant dans l'après-midi celle qu'ils creusaient actuellement.

Cet après-midi là, Joan s'inquiéta un peu du comportement de Limaille. Elle avait entrepris de ramasser les larges feuilles que Curtis utilisait pour les copies des plans pour les ingénieurs, et à chaque fois qu'ils passaient non loin du cactus, elle remarquait que le chien lunaire grognait. Limaille jappait une ou deux fois, et semblait faire un détour. Joan se dit que Limaille sentait peut-être un animal, elle prit même peur pour elle-même. Et si un mutin la guettait pour s'en prendre à elle ? Inquiète, elle fit demi-tour et abandonna l'idée d'une dernière collecte de feuilles pour cette journée.

Le soir, Curtis regagna le campement, soucieux et silencieux. Andrew Barrett s'avança vers lui et il comprit alors que quelque chose était survenu durant la journée. Aussitôt, il s'inquiéta de Joan, mais il la vit près du feu et se sentit soulagé.

- Capitaine, le sergent Hudson est décédé il y a une heure. Il faut l'enterrer.

Curtis soupira. Il se tourna vers Grag.

- Grag, tu vas creuser une tombe pour Hudson et fabriquer un cercueil. Fait-le assez loin du campement, cependant, pour éviter tout risque de contamination avec l'eau.
- On pourrait jeter son corps dans la lave, suggéra Barrett. Ca ne me plaît pas comme idée, mais...
- Non. Restons dignes, Andrew, vous savez comme moi combien c'est important. Et nous ferons une courte cérémonie, cela rappellera à tous la précarité de notre condition. Savez-vous s'il était croyant ?
- Aucune idée.
- Alors nous ferons simple. On l'enterra dès que Grag aura fini.

L'annonce du décès du dernier blessé grave de la mutinerie fit murmurer tous les hommes. Ils mangèrent en silence. Le sergent était jeune, il avait une famille, une fiancée. Mais cette mort était une mort "normale", explicable. Il était mort en mission. Il n'avait pas disparu comme leurs camarades. Tous défilèrent devant sa tombe, sous les étoiles, avant de gagner les cabanes. Le briefing du soir eut lieu après la courte cérémonie. Curtis et Simon travaillèrent encore un peu sur les plans, puis le Capitaine alla parler un moment avec Grag.

- Miss Jenkins n'est pas là, dit le robot.
- Tu l'as vue partir ?
- Oui, comme les autres fois, avec un homme. Mais un différent. C'est au moins le troisième chef.
- Je sais, Grag, soupira-t-il. Joan et Maëva sont couchées ?
- Non, elles rangent encore des affaires. Je les ai aidées à débarrasser le lit d'Hudson, j'ai tout mis de côté, j'irai jeter cela demain matin dans la lave, Maëva m'a dit que c'était plus sûr.
- Oui.

Il n'ajouta rien et entra dans le dispensaire. Le voyant, Maëva sourit et sortit simplement. Joan vint se blottir contre lui. Ils avaient autant besoin l'un que l'autre de ce petit moment.

- Ca va ?, lui demanda-t-il au bout d'une longue minute.
- Oui, j'ai récupéré. Surtout... surtout que ces dernières nuits, je n'ai pas ressenti cette terrible onde froide. Je m'endors plus tranquille.
- Je crois que tout le monde dort plus tranquille. Si nous avions su, nous aurions organisé ces tours de garde dès le début, mais je n'imaginais pas que nous aurions eu quelque chose à craindre ici. Il n'y a même pas de bêtes féroces, ou alors, elles vivent plus au coeur de la jungle.
- Ca avance sur le chantier ?
- Pas aussi vite que je le voudrais. On perd beaucoup de temps à chercher le minerai. Mais on peut forger tous les jours désormais, et les outils soulagent les hommes, c'est beaucoup. Demain, nous entamerons la construction du premier cyclotron.

Elle soupira de soulagement, savoir que le chantier avançait vraiment était un réconfort pour elle aussi. Elle s'écarta un peu et le regarda. Il plongea son regard dans les beaux yeux bleus, y puisa une nouvelle énergie. Celle de se battre pour elle, pour qu'elle vive. Quoiqu'il arrive.

- Je t'aime, lui dit-il doucement.

Elle leva la main, caressa tendrement sa joue.

- Il va falloir que tu te rases demain, tu piques !

Il l'embrassa une dernière fois et ressortit, adressa un simple signe de tête à Maëva pour la remercier de leur avoir offert ces quelques minutes d'intimité. Il fit un tour du campement, croisa l'équipe des veilleurs puis gagna leur propre cabane. Simon était encore installé autour des plans, mais il n'eut pas besoin de dire le moindre mot, Curtis rejoignit directement son lit.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 4. April 2013, 14:18:32 Uhr
Le maître était désespéré. Un autre esprit faible lui avait échappé. Pourtant, il était très très faible... Qu'est-ce que cela signifiait ? Si même les esprits très faibles ne pouvaient plus parvenir jusqu'à lui ?

La faim le tenaillait. Aucun oiseau ne s'approchait plus de lui. Il avait beau les appeler, ils étaient trop loin, dans la forêt.

Il puisa dans ses forces pour lancer à nouveau son appel. Il trouva un esprit qui ne lui plaisait guère, mais qui était suffisamment vulnérable pour pouvoir être malléable. Un esprit pétrit de culpabilité et de remords.

Grag était assis devant la porte du dispensaire. De temps en temps, il se levait et marchait un peu devant, jetait parfois un coup d'oeil à l'intérieur. Il entendait la respiration calme et régulière des deux jeunes femmes dont il avait la garde. Il avait toujours veillé sur Joan comme si elle avait été un vrai trésor, il faisait de même pour Maëva. Il aurait aimé que, parfois, Mala vienne un peu avec lui, pour assurer la veille, et discuter avec son ami, mais Mala aussi, ici, avait besoin de repos. L'androïde ne se ménageait pas, fouillant les crevasses avec Simon, aidant sur les chantiers, portant les blocs de minerais, apportant du bois pour le haut-fourneau. Il était parmi les premiers levers et les derniers couchers. Seul lui-même, Grag, n'avait pas besoin de sommeil. Et pour rien au monde Grag n'aurait voulu être débranché en pleine nuit.

Limaille et Frégolo cependant lui tenaient compagnie et il devait parfois les calmer dans leurs jeux. Ils semblaient inépuisables. Alors que l'heure la plus profonde de la nuit s'avançait et que l'équipe d'Ezra avait déjà entamé son tour de veille depuis une bonne demi-heure, Limaille s'agita bizarrement, commença à grogner, à japper.

- Qu'est-ce que tu as, Limaille ? Tais-toi, tu vas réveiller Joan !

Mais Limaille grognait toujours. L'équipe d'Ezra était à l'autre bout du campement, quand Grag distingua soudain une ombre qui sortait d'une des cabanes. Il reconnut sans peine Berenson. Limaille continuait à grogner en direction du technicien, qui semblait marcher comme un somnambule. Intrigué, Grag hésitait cependant. Devait-il abandonner son poste pour le suivre ? Il envoya aussitôt Frégolo prévenir son maître et le capitaine.

Limaille emboîta le pas à Berenson et quelques instants plus tard, Curtis et Mala sortirent de leur abri. Grag leur expliqua rapidement ce qui se passait. Ils virent en effet la silhouette de Berenson s'éloigner, et coururent aussitôt derrière lui. Frégolo fila chercher Ezra qui revint rapidement avec ses trois veilleurs.

Curtis avait rattrapé Berenson et tentait de le réveiller. Il sentit à ce moment-là l'onde froide l'entourer, cherchant à envahir son propre esprit. Il lâcha Berenson, porta les mains à sa tête.

- Capitaine ! Berenson !

La voix d'Ezra se fit entendre, réveillant au passage quelques hommes dans les cabanes. Kim fut un des premiers à sortir, alerté par le bruit et les cris. Il gagna rapidement l'endroit d'où provenaient les voix, Simon était avec lui, Barrett, Mac Clinton, plusieurs mutins et les autres ingénieurs arrivaient ensuite. Ils se figèrent devant le spectacle incroyable qui s'offraient à leurs yeux.

Joan s'était réveillée d'un bond, le coeur serré, une angoisse terrible l'avait saisie. Elle sortit aussitôt du dispensaire, sans répondre à la question inquiète de Maëva. "Curtis ! Il arrive quelque chose à Curtis !" Ces mots lui tournaient dans la tête.

Le Capitaine était à terre, se tenant la tête de douleur. Berenson était debout à quelques pas de lui, devant l'immense cactus qui se trouvait à la pointe de leur campement et qu'ils évitaient tous soigneusement dans la journée à cause de ses longues piques, pointues et coupantes comme des rasoirs. Une des branches du cactus s'ouvrit alors et Berenson s'avança un peu plus comme attiré par un aimant. L'onde froide frappa tous les assistants. Kim et Andrew Barrett furent les plus rapides à réagir et se précipitèrent vers Berenson pour le retenir. Ils parvinrent à le faire reculer, mais ce fut alors Curtis qui se releva et qui se sentit lui-même attiré vers l'étrange végétal. Il lutta, malgré la douleur et le froid qui envahissaient son esprit.

- Curtis ! Non !

Le cri de Joan fit sortir Ezra et Mala de leur torpeur, ainsi que Nekiri et Sabaru, l'un des ingénieurs. Ils se précipitèrent vers le Capitaine, le tirèrent en arrière. Le cactus s'ouvrit alors plus encore et émit comme un terrible grognement, avant de se refermer sur du vide.

L'onde froide plana encore un moment, puis disparut. Joan s'était précipité vers Curtis, le serrant fort contre elle. Il reprenait difficilement ses esprits, mais Berenson semblait encore plus mal en point que lui.

- C'était donc cela, dit Simon. Un cactus doué de télépathie qui a besoin de chair fraîche pour survivre.

Tous frissonnèrent à ses mots. Ils venaient de comprendre ce qui était arrivé à leurs compagnons disparus. Maëva qui avait suivi Joan porta les mains à ses yeux, Thomas était mort, avalé par le cactus.

- Il faut l'abattre, dit Kim, nous ne pouvons pas rester avec ce danger à côté de nous. Allez chercher les haches, les armes aussi !

Nekiri et quelques hommes obéirent aussitôt, et revinrent rapidement. Mais alors que tout un petit groupe s'avançait pour s'attaquer au cactus, l'onde les saisit à nouveau, et ils s'arrêtèrent inquiets.

- Il faut s'attaquer à lui en groupe, dit Curtis qui avait retrouvé ses moyens et qui écartait doucement Joan de lui pour se saisir à son tour d'une arme. Il ordonna que tous ceux qui portaient une arme ou une hache s'avancent ensemble vers le cactus, les autres veilleraient et interviendraient en cas de besoin. Il activa le premier tir pour être certain que celui-ci ne serait pas dévié, comme ça avait été le cas avec les étranges cuboïdes. Le tir entama à peine l'écorce épaisse et rugueuse du cactus.

- Les tireurs par ici, on concentre les tirs sur une zone, indiqua-t-il alors.

En quelques instants, l'une des branches du cactus tomba. Ils parvinrent ensuite à dégager le tronc et une étrange forme apparut à leurs yeux à l'intérieur. C'était le cerveau du cactus.

- Vous m'avez vaincu, étrangers. Pourquoi m'avez-vous fait mourir de faim ?
- Nous ne le voulions pas, nous nous sommes installés ici pour peu de temps, nous allons bientôt repartir, répondit Curtis à l'onde mentale.
- Tu me caches quelque chose, étranger, je le vois dans ton esprit.

Curtis hésita un instant.

- Cette planète est condamnée. Dans quelques semaines, elle explosera. Nous voulons simplement la quitter avant ce désastre. Mais puisque vous en étiez l'un des maîtres, dîtes-nous où trouver du calcium ?
- Il n'y en a pas sur cette planète, répondit le cerveau en soupirant. Mais si ma planète doit disparaître, achevez-moi avant.

Curtis leva alors le pistolet qu'il avait toujours dans les mains et tira au coeur du cerveau. L'onde se dispersa et ce qui restait du cactus changea de couleur, de vert clair, il devint sombre, presque gris. Le lendemain matin, il n'en resterait plus que de la poussière.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 5. April 2013, 00:59:12 Uhr
Coucou Limeye!

Que dire? Sauf [master] [jump] [loveu] [naughty] [respekt] [goodjob]

Je reprend la main pour ce weekend si tu veux.

Bizz

Frégo

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 5. April 2013, 04:57:50 Uhr
Coucou Frégo !

contente que ça te plaise ! l'idée de Limaille détectant le cactus m'est venue avec la télépathie...

pas de souci pour te laisser continuer, maintenant que j'ai réglé son compte au cactus, je sèche un peu !

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 5. April 2013, 18:56:35 Uhr
Coucou Frego et Limeye,

Sniff, plus de cactus...C'est que je commencais a bien l'aimer celui-la..Super comme vous l'avez fait participer au conflit, comme lui avez donne une ame et ecrit l'histoire de son point de vue (somme toute, il fait comme tout le monde, il essaie de survivre...)!

hmm, c'est quoi le prochain fleau ;D?...
La lave qui monte? Un attaque de betes sauvages, des gaz toxiques, tremblement de terre (c'est volcanique...), le fou de service, une petite maladie infectieuse?

Au plaisir de vous lire,

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 5. April 2013, 20:14:45 Uhr
Bonsoir O-Tho,

hé oui, désolée d'avoir achevé le cactus... mais il était temps de faire avancer le récit aussi, certes dans un ordre différent d'Hamilton, mais nous ne sommes pas là pour suivre forcément l'ordre des péripéties qu'il a imposé. Tout le mérite de l'avoir "amené" ainsi en revient à Frégo, je n'ai fait que suivre son idée, que j'aimais beaucoup aussi !

le prochain fléau, je ne sais pas encore, mais perso, je pense que dans les passages que j'écrirais (si ça colle avec le récit général, bien entendu), j'insisterai un peu plus sur la "désagrégation" de la planète, en effet, les éruptions volcaniques, les tremblements de terre... mais n'oublions pas le complot qui plane, mais là, j'avoue que je laisse à Frégo le soin de faire avancer les choses à ce sujet à son rythme !

moi, j'ai des petites idées pour des "petites" scènes (je sais, rigolez pas quand je dis petites quand je vois les tartines que je vous envoie  ;D) un peu en marge du récit principal, un peu comme celle d'Andrew revenant avec son écharde, ou des petits échanges amoureux entre Curtis et Joan. Il y a le fil principal et tous ces petits a-côtés sur lesquels, perso, j'aime beaucoup écrire.

bizz et bon début de week-end.

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 6. April 2013, 02:58:32 Uhr
Bonsoir à toutes!

Je trouve que le passage où il est mentionné qu'Anastasia dévore Curtis des yeux ouvre la porte à quelque chose qui pourrait être exploité, peut-être un autre complot de la part d'Anastasia pour se débarrasser de Joan, où elle ferait faire le sale boulot par son frère,Molemos, Stone, etc qui eux, feraient échouer le tout parce qu'ils veulent faire autre chose avec elle que de l'éliminer, et qui eux se font mettre des bâtons dans les roues par Mac Clinton (que je m'imagine quand même un peu plus viril que dans le DA et le roman d'Hamilton), assisté par Barrett, Nekiri et Kim Ivan (pourquoi pas, pourvu que l'initiative revienne à Mac Linton, histoire de justifier que Curtis ressente "l'instinct du mâle" comme il a été mentionné plus tôt, lors de leur première nuit sur le planétoîde..) Mais s'il vous plaît, le tout avant qu'il ne soit trop tard pour Joan, parce que j'ai eu peur lors de la scène des bains dans "Le secret de Beloga" et celle de la cellule sur Cruithne, avec Stone... (mon coeur sensible) . Mais pour voir Curtis jaloux, ça vaut la peine?

Quant aux Cuboïdes, ils pourraient entrer en scène alors que l'équipe des mineurs cherche une autre carrière. J'y pense, il serait bien que Simon ou Otho trouve la pierre expliquant l'histoire des Antales, ça faciliterait leur introduction.

Quant à la maladie infectieuse ou au tremblement de terre ou aux gaz toxiques, c«'est sûr que ça pimenterait l'histoire...

Bonne nuit pour celles de l'ouest, bon sommeil pour celles de l'est! (de l'Atlantique)

Flamme
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 6. April 2013, 09:16:46 Uhr
Bonjour Flamme,

merci de ton avis et de tes suggestions concernant cette relecture !

c'est Frégo qui va continuer pour l'heure, j'avoue que, comme toi, j'aimerais donner plus de consistance à Mac Clinton, mais pour l'instant, je ne sais pas comment  ::) ! Ce que tu suggères concernant un mini-complot visant Joan est une bonne idée, qui permettrait de réécrire la fameuse scène où Molemos s'empare d'elle et se fait taper dessus par Curtis (j'adore cette scène !). Elle lui tombe dans les bras après, trop  [eyeheart]. Mais j'ai peut-être en tête un truc encore plus vicieux  [badhairday] [confusion3]

je pense (mais j'attends l'avis de Frégo à ce sujet aussi), que maintenant que nous avons réglé son compte au cactus, il va falloir aussi amener les cuboïdes, et pas trop tard car ils vont quand même avoir besoin de beaucoup plus de minerai. Mine de rien, ça fait une bonne dizaine de jours, voire deux semaines environ qu'ils sont déjà sur le Météore. Faut qu'on arrive à les faire partir avant l'explosion ! Ou alors, ils ne partent pas et meurent de manière hyper-romantique dans l'explosion de la planète, mais,  [nono] pas possible. Donc nous sommes obligées de les faire décoller  ;D

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 6. April 2013, 09:31:42 Uhr
 [master] Je 'm'incline et je valide .... ze veux qu'il sauve la vie de Joan et qu'elle lui tombe dans les bras [eyeheart] [eyeheart] [eyeheart] [eyeheart] [eyeheart] [eyeheart] [eyeheart] [eyeheart] [eyeheart] et qu' ils sortent vivants de cet enfer.
Je vous fais confiance à toutes les deux mais bon  ;D
Allez quoi, maintenant la suite ;D [jump]

biz
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 6. April 2013, 11:33:13 Uhr
Coucou Elaine,

c'est bizarre, tu n'exiges pas un   [baby] ?

 ;D

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 6. April 2013, 12:30:26 Uhr
 ;D si tu insistes, deux! [baby] [baby] des jumeaux, un avec le caractère de Joan, et l'autre avec celui de Curtis ou alors le contraire de leur nature, cela serait encore plus drôle; un pantoufflard et une fashionista [devil] [rolllaugh]

ou alors je garde l'idée en stock [animtwink] d'ailleurs dans la succession ils y sont...
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 6. April 2013, 17:18:25 Uhr
Bonjour Limeye, Elaine, O-tho et Flamme (Bienvenue à une co-fan du Québec),

Merci à toutes pour vos idées. Je m'y attèle sérieusement aujourd'hui.  8)

A+

Frégo.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 7. April 2013, 01:44:21 Uhr
Bonjour à toutes et tous!
Voici une suite pour mettre mes idées en place.

Ils demeurèrent tous hébétés pendant un moment devant le cactus abattu qui se désagrégeait peu à peu sous leurs yeux. Curtis serra brièvement Joan dans ses bras. Il était soulagé. Elle ne serait plus torturée par ces pensées glaciales. L’auteur de leurs pires angoisses des derniers jours était anéanti, mais ils étaient loin d’être au bout de leurs peines.

Une nouvelle inquiétude vint ronger l’esprit de Curtis. Il n’y avait pas de calcium sur cette planète, l’élément essentiel au  fonctionnement des cyclotrons. 1 kg pour faire marcher un cyclotron, 1 kg pour faire marcher un deuxième, 500g pour avoir l’énergie suffisante pour faire fonctionner un émetteur. Sans compter  qu’avec l’absence de calcium, leur corps pouvaient entrer en carence. Les femmes en souffriraient en premier. Ça restait une priorité de les protéger.

Mais il y avait maintenant un problème potentiellement explosif. Certains pistolets à protons avaient maintenant changé de mains. Un mot de travers pourrait mettre de nouveau le feu aux poudres. Curtis se retrouva avec un pistolet ainsi qu’Ezra. Kim, Nekiri et Grabo  avaient conservées les leurs. Ogarev, Féofar et Mérich se retrouvaient avec des armes pour la première fois. C’était des gars que Kim connaissait un peu moins que leurs prédécesseurs qui étaient encore secoués par l’onde froide ressentie durant le combat. Mais Kim ne pouvait pas se permettre de se les mettre à dos. 
Pour éviter que cela dégénère, Ezra et Curtis s’empressèrent de remettre  leurs pistolets à Kim Ivan.

-Tenez Kim, comme je vous l’ai dit, je vous fais confiance et je ne veux pas utiliser l’intimidation pour me faire respecter, dit Curtis.

- C’est la même chose pour moi, dit Ezra.

- Ce ne serait pas une mauvaise chose du tout que vous gardiez ce pistolet Colonel Gurney, je sais que n’êtes pas homme à vous emporter pour un oui ou un nom. Dit Kim Ivan. Je vais vous remettre l’autre, Major Barrett comme vous êtes responsable de la sécurité du campement. Kim jeta un regard autoritaire à ses hommes pour couper court à toute protestation.

Barrett accepta l’arme silencieusement et la rengaina dans son étui. Sa main droite blessée continuait de l’élancer mais il était gaucher. Quelques jours plus tard Maëva s’apercevra que la plaie ne se referme pas et cela finira par avoir des répercussions.

-Retournons au campement. Nous continuerons les tours de garde au cas où quelque chose d’autre nous pende au bout du nez, dit Kim.

-Kim, lorsque nous serons au camp, je vais avoir à vous parler discrètement avec Nekiri et Grabo, dit Curtis

-Je vous suis Capitaine, fit Kim.

Joan marchait à côté de Curtis. Elle voyait qu’il restait inquiet et savait que c’était à cause du manque de calcium. Elle était sûre que le cactus avait dit la vérité qu’il ne n’avait pu cacher ses propres pensés plus que Curtis avait pu cacher les siennes.
-Curtis…combien faut-il de calcium pour nous faire décoller d’ici? Demanda Joan.

- Il nous faut un minimum d’1kg pour faire marcher un cyclotron mais nous n’irions pas loin, dit Curtis. Il nous faudrait un autre kg et demi pour faire marcher le deuxième et faire marcher un émetteur. Il savait qu’il était inutile de cacher la vérité à Joan.

- Maëva a peut-être des comprimés de calcium dans sa pharmacie. Comme autres sources, il faudra peut-être que nous faisions don de certaines de nos dents. Ça ne plaira pas ni à Maëva de jouer les dentistes, ni aux autres de se faire arracher une dent.  Les restes du cactus pourraient en contenir avec ceux d’entre nous qu’il a consommés. Et… je déteste même d’y penser… il faudra peut-être exhumer et incinérer Hudson pour utiliser le calcium contenu dans ses os. Rétorqua Joan.

Curtis grimaça à la pensée de devoir exhumer un cadavre, mais il ne va probablement pas avoir le choix. Quant à l’arrachage de dents, il faudra le faire graduellement pour préserver les forces. Il faudra peut-être un ultime sacrifice…

-Et il faut aussi faire face à l’éventualité que nous entrions en carence. Il faudra peut-être réserver une part des comprimés pour notre consommation. Et c’est à toi et Maëva que je pense.  Dit Curtis inquiet pour elle.

Joan resta silencieuse. Elle avait constaté qu’il n’avait pas inclus Anastasia dans ses inquiétudes. « En tout cas, se dit-elle, si Anastasia veut passer pour un idiote, sa comédie est très réussie. Mais moi je ne me méprends pas. Ce ne sont pas les hommes qu’elle a recrachés qui vont se transformer en fauve. Non, car le fauve, c’est elle! Elle a eu 2-3 amants après Bérenson. Eux ne semblent pas bouleversés d’avoir été recrachés. Bizzard. Et ses nouveaux ont tous été des gardiens. Fait-elle une sorte de recrutement? Ça ne me dit rien qui vaille! »

Le cactus avait émis une pensée qu'elle seule avait pu capter, elle en était sûre:"Il ne faut pas m'en vouloir. Je ne voulait pas te faire souffrir inutilement. Il me fallait manger. Je sens des mauvais esprits autour de toi: Violence et cupidité, Ambitions déçues, tromperie et cupidité, tromperie et cupidité. Le cactus n'avait pu continuer.

-Curtis…Anastasia…ne la sous-estimes jamais. Crois-en mon intuition. Lui dit-elle gravement.

Curtis serra sa main dans la sienne pour la rassurer. De son côté, il pensa soudainement à Mac Clinton. À sa simple gentillesse d’avoir préparé du thé à Joan  pour la réconforter. Ses sentiments étaient conflictuels. Il ressentait un pincement de jalousie et entrait dans un esprit de compétition lorsqu’il était présent. Mais d’un autre côté, les gens qui voulaient du bien à Joan n’étaient pas de trop. Elle mérite qu’on lui veuille du bien. Elle mériterait …de toujours passer en premier…

Bérenson avait récupéré un peu. Il pouvait marcher seul. Ce que le cactus avait dit à propos du calcium ne lui avait pas échappé. Il en était presqu’heureux, ça lui offrait une chance de racheter ce qui était arrivé par sa faute. En tous cas, il ne raterait pas sa sortie. Anastasia allait en baver! Il ferait échouer ses plans.

Molémos avait observé du campement le combat contre le cactus. Il avait ressenti cette onde froide, il avait accusé le coup violemment; mais rien de tout cela n’allait l’attendrir. Au contraire, la haine, l’avidité et la violence s’étaient décuplées. Il avait vu Joan Randall, comment elle avait protégé son capitaine Flam.  Comment avec de simples gestes, elle donnait plus à Flam que ce que, lui  Molémos, obtiendrait jamais en employant la force sur une dizaine de femmes. Mais il se contenterait de profiter d’elle longuement…et Flam la regarderait souffrir. Après, il lui réglerait son compte. Un moment viendra où la compassion pousserait Joan à commettre une imprudence. Il savait ou elle allait pour aller chercher des feuilles, relever ses collets à Lapin ou ces fichues herbes médicinales. Il profitera d’un moment d’inattention pour l’attendre avec 5 de ses comparses

 


Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 7. April 2013, 01:47:06 Uhr
P.S

Vos commentaires sont toujours les bienvenus 

A+

Frégo
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 7. April 2013, 03:24:00 Uhr
Bonsoir Frego!

Ohohoh, effectivement tu poses tes marques!

Alors j'ai releve:
La plaie de Barrett ( et hop une petite gangrene avec bacteries infectieuses???)
Anastasia et son complot
Curtis jaloux de Mc Clinton
On arrache les dents et les os pour le calcium  :o
les consequences de la carence en calcium
et peut-etre le pire, Molemos et ses vues sur Joan  [afraid]

...J'en ai rate?? ;D
..on en vient a regretter le cactus avec tout ca....

Excellent, je me rejouis de la suite!

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 7. April 2013, 03:34:08 Uhr
Bonsoir Frego!

Alors là, quel coup de maître,     [master] tu as tout inclus les idées proposées, et c'est si bien écrit! On sent la tension remonter, et je meurs d'impatience de lire la suite! Mais faut pas faire de mal à Joan, n'est-ce pas? Faut que quelqu'un intervienne avant qu'il soit trop tard!
[jump]   (Celui-là, c'est mon préféré!)

A +

Flamme
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 7. April 2013, 05:18:20 Uhr
Bonjour [master] à toutes,

l'insomnie m'a tirée du lit et avant d'y retourner, je suis bien contente de vous lire : le décalage horaire a du bon pour moi, au moins, j'ai de la lecture à toute heure du jour, comme de la nuit  :D. C'est mon côté optimiste  ;)

 [master] [chinese]

bravo pour cette relance de l'intrigue, Frégo, tu reposes tous les défis... et sème de nombreuses pistes. J'imagine que tu continues ? N'abîme pas trop vite Barrett  ;) , il peut encore beaucoup servir  ;)

en tout cas, ça nous laisse beaucoup de suspens ! Et j'aime beaucoup le passage Berenson / Anastasia, enfin, tout ce qui touche au complot. Ca reste en filigrane, comme une menace sous-jacente, c'est excellent pour l'intrigue  [jump]

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 8. April 2013, 05:40:47 Uhr
Coucou tout le monde!

Merci pour vos commentaires. 8)

Et on enchaîne…

Curtis se réunit avec Kim et ses lieutenants Nékiri et Grabo. Il lui exposa la situation avec le calcium avec les solutions pour en assurer une quantité. Les 4 s’étaient entendus pour aller exhumer et incinérer secrètement le corps d’Hudson, avec toutes les précautions d’hygiène requises. Un kg de calcium fut recueilli avec les cendres. Recueillir les restes du cactus s’avéra impraticable. 

Pendant ce temps, Joan vérifia l’inventaire de la pharmacie avec Maëva. Il y avait 1kg de calcium en comprimés. L’extraction des dents pourra se faire un peu plus tard lorsque la construction du vaisseau aura avancé. Pour le danger corporel d’entrer en carence, Maëva les rassura que pour l’instant, si leur diète contenait les autres minéraux essentiels en quantité suffisante, leurs os continueraient de conserver leur niveau de calcium actuel pour la durée de leur séjour forcé, si on évitait au maximum les membres cassés.  La réserve de calcium serait entreposée dans les baraquements du Capitaine Flam et son équipe.

Kim Ivan et Curtis conversèrent encore un moment. Kim examina sa main qui avait été brulée. Elle était pratiquement guérie.

-En tout cas, sans Miss Randall, on serait vraiment mal en point. Je ne sais pas où elle a appris à écorcher et tanner des peaux n’y d’où elle tient ses connaissances en herbes médicinales et en onguents, mais je suis sûr que ça ne vient pas de sa formation à l’école de police. Malgré tout cela, j’ai bien peur que certains de mes hommes essaieront de s’en prendre à elle de nouveau, ainsi qu’à vous capitaine. Ce sont des têtes brûlées qui ne veulent rien comprendre. Je soupçonne aussi une combine entre Bora Boru, Miss Jenkins et Molémos. Il y en a  forcément d’autres dans le sillage des ripoux. Je ne suis pas placé pour vous dire quoi faire mais je remarque que les tuiles de ce voyage, il y en a vraiment beaucoup qui sont tombées sur Miss Randall.

- Vous avez raison Kim. Dit gravement Curtis. Merci de m’avoir averti. « Il faut éviter qu’il lui arrive à nouveau malheur, qu’elle se retrouve encore  seule à supporter ce fardeau. Je ne le supporterais pas! ».Dit-il en lui-même.

-Ne me remerciez pas Capitaine. Je sais très bien que sans vous, nous ne pourrons jamais nous sortir de cette planète du diable! Ce n’est certainement pas Miss Jenkins qui nous sortirait de là. Et je n’enlève aucun mérite à Mac Clinton. Il faut vraiment qu’il en ait pour supporter un chef pareil! Quant à Miss Randall, elle a gagné mon respect. Le Dr. Sanchez aussi. Je vous aiderai comme je pourrai avec Nekiri et Grabo. Dit Kim Ivan.

Sur ce, ils retournèrent se coucher.

Les jours s’écoulèrent dans le défi journalier de prospecter les métaux et les forger. Ce qui était maintenant possible avec les hauts fours. Ils ont installé les lieux de forge et de construction du vaisseau sur le promontoire surplombant le campement.  Ils purent achever la construction du premier cyclotron. Mais l’augmentation de l’activité volcanique leur rappelait sans cesse la précarité de leur situation. Ils ont dû changer une autre fois de lieu de prospection.

 Il viendrait aussi un temps où les lieux d’approvisionnement en fruits, en herbes, en grains et en gibier seraient aussi menacés. Joan en était venue à prier pour que ces lieux soient préservés le plus longtemps possible. Elle trouva un moyen de concocter une saumure et de faire sécher la viande pour la conserver et une espèce de sucre pour conserver les fruits. Il viendra un temps où ils pourraient devoir vivre sur se qu’ils auront accumulé en réserve. Okapaï l’avait beaucoup aidée dans cette tâche.

Le professeur et Mala s’aventurèrent encore à la recherche d’une source de calcium malgré les dires du cactus juste pour dire qu’ils auraient tout essayé. Ils trouvèrent une plaque de pierre avec des inscriptions en sorte de runes. Ils ramenèrent la plaque au campement. Simon détermina que ces inscriptions étaient d’origine antarienne et fût en mesure de les traduire. Au repas du soir, tous ont écouté avec intérêt le professeur Simon faire le récit de ce qui était écrit sur la  plaque.
  .
1- " Nous, hommes d'Antarès, avons colonisé ce petit monde il y a des générations. Ce monde était alors une lune d'une planète du système de . . . . près de notre propre soleil. Elle possédait des ressources minérales et afin d'exploiter ces ressources une partie de notre peuple s'est installé ici et a creusé des mines. Chaque . . . . venait des vaisseaux d'Antarès qui nous apportaient des provisions et reprenaient le minerai que nous avions extrait.

Mais alors arriva une catastrophe imprévisible. Une étoile noire s'approchait du système . . . . dont cette lune dépendait. Le passage de l'étoile noire fut si proche que son énorme force de gravitation arracha la lune de son orbite et l'envoya dériver dans l'espace. La lune a quitté ce système et dérivé droit dans le vaste vide interstellaire.

Nos colons n'avaient construit que très peu de vaisseaux. Ceux-ci ne pouvaient contenir qu'un petit nombre de gens. Ainsi seulement un petit nombre put s'échapper de la lune en dérive. Il n'y eut aucun échappatoire pour les autres, puisque le temps d'acheminer d'autres vaisseaux d'Antarès, ce petit monde était déjà trop loin dans le vide.

Alors des milliers de colons Antariens furent prisonniers sur cette lune tandis qu'elle voyageait indéfiniment vers les profondeurs. Ils savaient qu'ils étaient coupés de leur système maternel pour toujours, mais ils ne perdirent pas l'espoir de vivre. Puisque le noyau radioactif de la lune . . . . apportait suffisamment de chaleur pour maintenir la vie même dans les profondeurs sans soleil du vide extérieur.

De plus en plus loin dans les vastes abysses voyagea la lune à la dérive, vers le lointain . . . . un secteur de la galaxie qu'aucun vaisseau n'avait jamais traversé. La plus vieille génération de colons disparut et une nouvelle génération naquit qui n'avait jamais connu autre chose que ce petit monde. Il semblait que des générations suivraient sans changement et qu’ un jour la lune à la dérive atteindrait le lointain système de . . . . et peut-être s'attacherait simplement à une planète là-bas.

Mais là, dans les profondeurs, une terrible chose commença à arriver. La lune à la dérive était entrée dans une région de radiations cosmiques terrifiantes. C'était une zone de l'espace dans laquelle des radiations cosmiques se concentraient dans un courant, à cause de . . . . et d'autres facteurs obscurs de l'espace. Le résultat fut que toute vie sur ce petit monde fut imprégnée de radiations constantes qui bientôt causèrent un changement subtil et effrayant.

L'évolution commença à s'accélérer sur notre petit monde. Les radiations sans précédents se produisirent . . . . et d'autres changements dans le génome de chaque espèce vivante, ce qui causa un afflux formidable de nouvelles mutations. Chaque espèce animale et végétale sur ce monde commença une rapide nouvelle évolution. Et notre espèce humaine, aussi, commença à évoluer.
Nous, humains, devinrent de moins en moins humains ! Les mutations augmentaient parmi nous comme . . . . qui altérèrent radicalement la nature de notre espèce. Mais maintenant il semble évident que nous sommes destinés à évoluer hideusement vers des espèces complètement inhumaines.

Mais toutes les autres formes de vie sur ce monde ont aussi évolué à une vitesse terrifiante. Les plantes sont devenues bizarres -de nouvelles formes d'arbres carnivores et de buissons- la vie animale a évolué aussi en des formes étranges et surnaturelles et une espèce de . . . . a évolué en une espèce à l'intelligence et les pouvoirs mentaux si grands qu'elle est capable de nous menacer au moyen d'attaque mentales hypnotiques.

Nous avons trouvé le moyen de nous protéger de ces attaques hypnotiques redoutables des . . . . Nous nous accrochons toujours à la vie grâce à cette protection. Mais notre monde traverse toujours la région . . . . des radiations cosmiques et l'évolution continue d'altérer notre espèce humaine à une vitesse cauchemardesque. Nous craignons que le temps que ce monde ait finalement quitté cette région . . . . de radiations et que l'évolution cesse, nous serons tous conquis par nos si puissants ennemis, et aurons tous disparu pour toujours. Et ainsi nous laissons cette tablette en mémoire de notre destin si jamais un jour des hommes d'Antarès arrivent à atteindre ce monde."
1- (Tiré tel quel du roman Capitaine Futur : « Le visage des profondeurs » d’Edmond Hamilton.)  Disponible en e-book sur le site http://www.capitaineflam.free.fr/ captainfuture.htm


Après ce récit, Curtis resta songeur. « Voilà ce qui explique tous les phénomènes végétaux qu’on a pu observer. Ça explique également les origines de ce cactus aux pouvoirs hypnotiques »

- Où sont passés les Antariens? Demanda Joan.

- Psst, capitaine, ces créatures cubiques… Fit MacClinton.

- Sont surement les descendants dégénérés des Antariens. Continua Curtis.

-Et ils semblent avoir gardé l’instinct de leur fonction ancestrale de prospecteurs. Elles semblent aussi fonctionner comme des abeilles. Leurs ondes télépathiques, quoique subordonnées à cet instinct, sont assez fortes pour dévier les rayons des pistolets à protons. Si on pouvait les convaincre de nous donner un peu de leur minerai et de le transporter, ça nous aiderait vraiment. Dit MacClinton

-Je sens que je vais passer une nuit blanche avec Simon ce soir à apprendre l’Antarien.. Nous en parlerons plus tard ce soir au briefing, MacClinton. « Ouais, définitivement pas un imbécile, MacClinton. » Se dit Curtis.

Après le briefing avec Kim et ses lieutenants, MacClinton, Miss Jenkins, Ezra Gurney et Andrew Barrett, Curtis en conclut que demains, on serait témoin des négociations les plus étrange jamais vues.
Curtis passa ensuite quelques moments avec Joan. Elle lui fit part de ses idées concernant la conservation de la nourriture. Il admirait vraiment son inventivité et sa débrouillardise.

- Tes idées sur le calcium, tes talents de personne à tout faire de brousse et maintenant tes idées sur la conservation de la nourriture, où vas-tu chercher tout ça, Joan? Demanda Curtis.
Joan murmura sa réponse. Un peu sous l’émotion.

- Après l’assassinat de mon père, Ezra avait vraiment pensé qu’il fallait qu’on se planque ma mère et moi. Nous avons passé des mois chez mon oncle. Un homme assez excentrique qui vivait en Amazonie de la trappe de peaux en tout genre et de la collecte d’herbes médicinales. Malgré mes 12 ans, je me suis proposé de lui donner un coup de main pour ne pas être désœuvrée à en devenir folle. Je me désennuyait aussi en lisant tous les bouquins de la bibliothèque mon oncle, je suis tombé sur un traité sur le morse, talent inutile numéro 2.

Curtis la prit dans ses bras comme pour la protéger d’une menace qui lui apparaît de plus en plus profonde. Qu’est ce qui l’attendait si jamais elle retournait sur la terre? Elle l’embrassa longuement comme pour le rassurer.

Une autre suite demain.  ;D

A+

Frégo ;D


 


Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 8. April 2013, 06:27:53 Uhr
Hello Frego,

Super! [goodjob]

J'aime beaucoup comme tu donnes a Joan une independance et un savoir-faire necessaire a la survie ( et tout a fait plausible avec le tonton d'amazonie!), fini la nunuche dependante ;)- et le fait qu'elle ait gagne le respect de Kim et peut-etre d'autres prisonniers...
J'aime aussi comme tu developpes le personnage de McClinton- Curtis n'a qu'a bien se tenir!

Je ne suis pas sure par contre de bien saisir ce que tu veux dire a la fin par:
"Qu’est ce qui l’attendait si jamais elle retournait sur la terre?"  ???

Au plaisir de lire la suite!

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 8. April 2013, 11:07:04 Uhr
Coucou Frégo !

bien vu tout cela ! Et bonne insertion de l'histoire de la planète. Maintenant, reste à convaincre les cuboïdes. Je rejoins O-tho pour ses remarques et j'attends la suite ! Tu es bien partie, mais dis-moi quand tu voudras passer le relais.

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 8. April 2013, 11:20:30 Uhr
Bonjour Frego,

mes commentaires rejoignent ceux d'O-tho, combien j'apprécie de voir Joan telle que tu la décris,  et le respect que Kim Ivan a pour elle! J'aime bien voir l'influence de Mac Clinton dans ce récit, bien mieux que dans le DA! D'ailleurs, TOUT est bien mieux que dans le DA dans ce forum...  [master]

Moi aussi, je me suis demandé ce que tu entendais par "Qu'est-ce qui l'attendait si jamais elle retournait sur la terre?" Je suis impatiente de connaître la suite!

Bonne journée!   [hello]

Flamme
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frego am 8. April 2013, 19:21:33 Uhr
Bonjour a toutes.

J'ecris rapidement car je suis au boulot.

Ce que j'entend par "Qu'est-ce qu'il l'attendait si jamais elle retournais sur la terre?" est qu,en decouvrant le complot de de Swan, Joan a peut-etre ouvert une boite de Pendore sur les jeux qui se jouent au niveau du Gouvernement interideral. Son pere avait peut-etre decouvert quelque chose de gros avant d'etre tue. Tellement gros qu'Ezra avait juge bon de cacher Joan et sa mere chez l'oncle de Joan. Je decide encore si je vais pousser l'intrigue jusque la ni comment.

A+   8)

Frego
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 8. April 2013, 19:34:54 Uhr
Coucou Frego,

Merci pour tes explications! Je comprends mieux l'effroi de Curtis...
Hmm alors comme ca, tu trouves que ce qui lui arrive sur l'asteroide c'est pas assez, faut que ca lui tombe encore dessus quand elle rentre!! :o

Eheheh...ca veut dire que tu vas continuer a ecrire la suite alors?? Moi je suis preneuse en tout cas ! ;D

Je me rejouis de la suite de cette histoire!

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 10. April 2013, 13:43:53 Uhr
Hey Girls!

Voici la suite avec les cuboïdes. Dernier escale avant le showdown avec les méchants.
 8)
Ils furent finalement 2 à passer une nuit blanche avec le professeur Simon. MacClinton demanda à se joindre à eux pour apprendre le langage des Antariens.

- Je veux vraiment me rendre utile où je le peux, capitaine. Il y a des moments où j’aimerais valoir quelque chose dans les bagarres mais je dois me résigner à ce sujet. D’ailleurs on ne sera vraiment pas trop de deux à pouvoir parler leur langage.

- Je crois aussi que vous ne serez pas trop de deux. Intervint Simon.

- Je me range de votre avis à tous les deux. Dit Curtis, dans un effort conscient de rester rationnel. Son côté rationnel sait que Mac Clinton est un allié sûr.

Le matin suivant, Andrew Barrett se réveilla avec une douleur lancinante à la main droite. Il défit son bandage pour découvrir que sa paume commençait à enfler et que ça commençait à noircir autour de sa plaie de laquelle il sortait un fluide verdâtre. Il se contenta encore de la nettoyer, d’appliquer un onguent antiseptique et de mettre un bandage propre. En temps normal, il aurait montré cela à Maëva au moindre signe anormal mais sa pensée était de plus en plus tournée vers ses soucis envers les 2 jeunes femmes. Il y avait aussi de la fierté mal placée.

Le déjeuner se déroula dans un calme que Kim Ivan et Nekiri trouvèrent suspect. Ils remarquèrent que Molémos, Bora Boru, Stone, Travis, Tolek et Sinqué tenaient des « messes basses » dans leur coin  fréquemment.

-Neki, tu diras à Okapaï de rester vigilant aujourd’hui et de nous faire prévenir au moindre incident. Grabo et moi allons de tenir ces 6 lascars à l’œil également. Ça pourrait vraiment être vilain aujourd‘hui mais ils auront eu plus que leurs chances.

Les tâches se sont divisées comme à l’accoutumé. Kim dirigea  les prospecteurs avec Anastasia Jenkins.
Il s’assura que Molemos, Travis et Tolek soient avec lui. Nekiri, s’assura de la chasse et de l’approvisionnement en fruits et grains. Curtis et MacClinton partirent avec Grabo et quelques hommes vers le dernier lieu où ils ont aperçu les cuboïdes. Bora Boru, Stone et Sinqué étaient avec eux. Crag et Mala s’occupaient de la forge avec quelques mutins.

Le site était devenu un véritable ravin où on pouvait voir une rivière de lave. Ils durent rebrousser chemin. Soudain, ils entendirent un hurlement strident. C’étaient la voix d’Anastasia Lou Jenkins. Ils se précipitèrent vers la provenance du cri.

À la carrière des mineurs, ils aperçurent  3 groupes de cuboïdes matérialisés en Géants. Un de ces géants tenait Anastasia dans sa main. Celle-ci hurlait et gigotait éperdument. Kim et l’équipe des mineurs se tenaient prudemment en retrait.

- Ne bougez et surtout ne criez plus Miss Jenkins. Nous allons vous sortir de là. Dit Mac Clinton.

-D’accord mais faites vite!!! S’exclama Anastasia.
Elle n’eut pas le temps de dire  « Capitaine Flam faites quelque chose! » que Mac Clinton s’avança légèrement et s’adressa aux géants en Antarien :

- S’il vous plaît, posez ma compatriote à terre. Si nous vous avons menacés, pardonnez-nous. Nous jurons de ne plus recommencer. Dit-il

Un des géants communiqua par une onde que l’on pouvait entendre.

-Qui êtes vous? Pourquoi essayez-vous de nous volez notre minerai? Nous les prospectons pour nos compatriotes qui reviendront bientôt de notre planète mère Antarès.

-Certains d’entre nous  sommes des humains, comme l’étaient vos compatriotes d’Antarès, sauf que nous nous venons de la planète Terre et d’ailleurs dans notre système solaire. Notre vaisseau s’est écrasé ici et nous avons besoin de construire un vaisseau pour repartir. Pour cela, il nous faut du minerai à forger. Si vous pouviez nous aider et nous donner votre permission d’utiliser un peu de votre minerai, nous vous serions reconnaissants. Ajouta Curtis.

-Il y a très longtemps que vous êtes trop loin d’Antarès pour être rejoints.  Aidez-nous. Nous ne serons pas ingrats. Fit MacClinton.

- Nous voyons qu’il y a des perturbations sur notre planète. Que se passe-t-il étrangers? Demanda un autre géant.

- Cette planète vit ses dernières semaines d’existence. Elle croisera l’orbite de cette planète que nous voyons dans le ciel et elle sera détruite. Dit MacClinton. Leur mentir aurait été une insulte.

-Il y a longtemps étranger que nous n’avons plus la notion du temps qui passe. Merci de nous avoir dit la vérité. Nous vous aideront. Il est bon de pouvoir de pouvoir diriger nos actions vers un but avant notre extinction. Nous vous donneront de notre minerai et nous le transporteront où vous le voudrez. Nous relâchons votre compatriote. Méfiez-vous étrangers. Les ondes de certains qui vous accompagnent sont mauvaises.

-Nous vous remercions infiniment. Répondit Curtis aux cuboïdes.

Le géant laissa tomber Anastasia et c’est MacClinton qui la rattrapa, agissant sur un pur réflex. Ce qui lui valu une gifle de la part d’Anastasia.

-Ça c’est pour vos cachotteries MacClinton! Dit Anastasia

-Milles pardons Miss. Dit MacClinton. Qu’allez-vous faire? Me mettre à la porte?

Il y eut quelques rires de la part des mutins. Même Curtis s’est détourné pour rire sous cape.

Kim intervint.

-Vous avez négocié avec ces choses là? Qu’est-ce que c’était que ce charabia?

- Ces cubes sont les descendants des Antariens. Nous leur avons parlé dans leur langue, que nous avons apprise la nuit dernière. Dit Curtis en posant la main sur un des cubes. Ils ont accepté de nous donner du minerai et de les transporter à la forge.

Le travail fut organisé. La prospection supervisée par Anastasia. Le transport organisé par MacClinton.
Kim Ivan et Curtis s’aperçurent à ce moment que Molémos, Travis, Tolek, Sinqué et Stone manquait à l’appel. Bora Boru était toujours là. Il n’était pas suicidaire. Avait-il dit au 5 autres.

-Je sais où ces crapules vont aller ! Déclara Curtis, furieux.

-Je vais avec vous, Capitaine. Dit Kim. Il laissa la supervision de la prospection à Grabo et Mérich  et celui du transport à Ogarev  et Féofar.

- MacClinton, Dites à Mala et Crag de nous chercher autour des endroits de cueillette et de chasse. Dit Curtis.

-Compris Capitaine, dit MacClinton sombrement.

Une heure plus tôt au Campement.

Barrett s’était écrouler au sol inconscient et fièvreux devant le dispensaire.

Maëva et Joan accoururent.

-Andrew! Cria Maëva.

Okapaï aida Joan à le transporter à l’infirmerie.

Maëva regarda sa blessure avec effroi. L’épine qui avait traversé sa main devait vraiment contenir des bactéries qui avaient résisté à la désinfection. Il fallait trouver rapidement un antibiotique ou un bactériophage.

Joan sorti du campement avec Okapaï. Tous les deux armés d’une lance.

- Maëva, garde le pistolet près de toi. Dit Joan.


Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 10. April 2013, 17:53:52 Uhr
Coucou Frego,

Ohhh la tension remonte! [goodjob]
Barrett en mauvais etat et Joan qui va passer un mauvais quart d'heure... [afraid]
Heureusement qu'il a le sens de l'humour Mc Clinton... ;D

Pour les cuboids, tu les rends plus intelligents que dans l'original. si je me souviens bien..Il me semble que leur perception etait plus limitee et Curtis se fait passer pour un descendant des Antaliens pour avoir leur aide...Peut etre pas tres  honnete, mais la fin justifie les moyens... ;D

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 10. April 2013, 18:09:34 Uhr
Coucou Frégo,

je rejoins Otho pour dire que tu nous laisses en plein suspens ! On devine que les méchants passent à l'attaque...

en tout cas, bien vu le rapprochement entre Curtis et Mac Clinton : Curtis perçoit bien que c'est un bon gars et tente de concilier l'intérêt de tous et de lutter contre sa jalousie.

je me demande de quelle manière Anastasia n'a pas fait exprès de se faire attraper par les cuboïdes pour permettre aux autres de se tirer en douce pour aller attaquer Joan. A moins qu'elle n'ait un autre plan pour savonner la planche de la belle du Capitaine... avec ses amants ?

j'attends la suite avec intérêt et... inquiétude ! Tu es bien lancée, mais tu me dis quand tu voudras que je reprenne la main !

bizz

Limeye  :)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 11. April 2013, 02:45:25 Uhr
Bonjour Frego,

je suis totalement accrochée! J'éprouve beaucoup d'inquiétude moi aussi pour ce qui s'en vient... J'aime beaucoup la façon dont tu amènes tous les divers éléments de l'intrigue, ce n'est pas évident!

Et bravo pour avoir envoyé Anastasia se faire brasser un peu par les cuboïdes! Une vraie gribiche, celle-là... >:(

Ça fait chaud au coeur de voir Kim proposer à Curtis d'aller lui donner un coup de main pour tirer sa belle des griffes de ces fauves...   [goodjob] Et tu n'y vas pas de main morte, à 5 contre une...

Vivement la suite!  [jump]

Flamme
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 12. April 2013, 07:18:35 Uhr
Coucou les filles…et les garçons qui se cachent!

Je me suis enfin déniaisée et je me suis officiellement inscrite au forum sous Frégo80.  1980 étant l’année où le capitaine Flam a fait son entrée dans mon univers fantastique.  ;D

Voici la conclusion de l’affrontement qui couvait depuis la mutinerie. Je dévoile un peu plus les intentions d’Anastasia mais pas trop, car je veux laisser Limeye développer un peu plus à ce sujet. Je veux une entrée en règle du héros mais j’espère que ce ne sera pas redondant ou tiré par les cheveux non plus. Les versions alternatives sont les bienvenues.  ;)

Anastasia avait orchestré à l’improviste sa capture par les cuboïdes. Elle avait effectivement conclu un marché avec Molémos et ses comparses, principalement pour détourner leur attention de sa personne et pour avoir une chance de se débarrasser de complices gênants. Si Joan mourrait aussi, ce serait tant mieux. Il y aurait moins de possibilités d’être associée à Swan.

Molémos et ses comparses vont à coup sur faire face à la colère du capitaine, de Kim Ivan et ses lieutenants aujourd’hui, et il y aura certainement mort d’homme. C’est bien pour cela qu’elle a enjoint son frère de ne pas participer à ce règlement de comptes s’il tenait à sa peau.
Seule ombre au tableau. Le capitaine Flam n’est pas tombé dans son piège de la femme en détresse. C’est cet empêcheur de tourner en rond de MacClinton qui l’a sauvée. Il lui paiera ça!

Maëva regarda Joan s’éloigner avec un terrible pressentiment. Ce serait vraiment le moment que certains mutins  choisiraient pour s’en prendre à son amie. Elle espérait le retour des chasseurs et cueilleurs pour envoyer quelqu’un en renfort. Elle fur rassurée un peu que Limeye et Frégo soient partis à la suite de Joan et Okapaï.

Joan et Okapaï furent rejoints par Limeye et Frégo. Joan était un peu plus rassurée. Ils partiraient prévenir leurs maîtres en cas d’attaque. Joan avait opté pour un bactériophage pour soigner la blessure d’Andrew. Elle était presque sure que cette glu secrétée par ces arbres à lianes en était un. Molémos et Stone étaient  revenus de leur bain forcé avec un pigment de peau légèrement plus pâle. Comme si la glu les avait légèrement digérés. Joan n’avait pas le choix, il fallait essayer cette glu ou il faudrait amputer le bras d’Andrew. Maëva  soupçonnait une infection à bactérie mangeuse de chair. L’infection était à un stade avancé, avait-elle dit.

Joan décida de s’enfoncer  un peu plus dans la jungle dans l’espoir de croiser là des chasseurs et des cueilleurs. Avec les changements topographiques des derniers jours, il doivent aller de plus en plus loin. Après une demi-heure, elle se résigna à s’arrêter pour faire sa collecte de glu. Elle approcha doucement un arbre à liane et fit le vide dans son esprit pour éviter d’être détectée, attrapée et avalée. Elle entailla l’arbre avec le bout de sa lance et remplit une petite outre de glu.

Soudain, Limeye se mit à grogner férocement et à japper. Frégo était aussi agité. Joan vit avec effroi Molémos, Travis, Stone, Tolek et Sinqué se pointer entre les arbres pour les encercler. Joan envoya Limeye et Frégo chercher leurs maîtres.

-On va enfin pouvoir prendre du bon temps avec toi. Le fait que tu te défendes ne fera que durer le plaisir, ma belle tigresse; pas vrai les gars? Fit Molémos, la voix enrouée par la convoitise. Tu te joints à nous Okapaï?

Les autres répondirent d’un rire gras.

-Déjà que tu as besoins de 4 de tes potes pour attaquer une femme, ça m’en dit vraiment sur ta lâcheté Molémos! Jeta Okapaï avec un souverain mépris. Je n’ai Jamais été du côté des lâches.

-Alors tant pis pour toi. Ajouta Stone.

-Partez chercher de l’aide Okapaï. Dit Joan. Ne mettez pas votre vie en jeux.

-Non miss, vous n’avez aucune chance seule avec ces cinq là. À deux, on peut gagner du temps.

Ils n’eurent plus le temps de se dire quoi que ce soit. Leurs adversaires se ruèrent sur eux. Joan piqua de sa lance le premier mutin qui arriva à sa portée. C’était Travis. Joan avait porté son coup au  plexus solaire. Travis tomba à genoux. Comme elle essayait de retirer la  lance pour l’utiliser contre Molémos, celui-ci se jeta sur elle et la plaqua au sol de tout son poids.

Pendant ce Temps, Okapaï atteint Stone en plein coeur  mais Tolek et Sinqué  lui enlevèrent la lance des mains et l’assommèrent. Il étaient des hommes de main dépourvus de la moindre initiative. Ils attendaient un ordre de Molémos pour achever Okapaï.

Mais toute l’attention malveillante de Molémos était portée sur Joan qu’il avait finalement à sa merci. Il l’avait complètement immobilisée. Elle ne pouvait pas bouger. Il l’embrassa avec une telle férocité qu’il l’empêchait presque de respirer. Du sang coulait de sa bouche. Il commençait à ouvrir sa combinaison et à la toucher avidement et brutalement.

- Où est Barrett? Celui qui est censé te protéger contre moi?  Oh, il est malade et tu allais le soigner, hein? Comme c’est gentil! Il n’avait pas bonne mine ce matin. Nargua-t-il d’une voie haletante en serrant le cou de Joan d’une main et en pétrissant l’intérieur de sa cuisse de l’autre.

-Où est ton capitaine? Continua-t-il. Allez, appelle-le qu’il vienne! Ou est-il trop occupé ailleurs? Joan se taisait. Il la gifla. Appelle-le!

Joan profita de ce relâchement de la prise de Molémos pour lui lacérer profondément le cou  avec ses ongles dans un cri de fureur mélangé à l’horreur qu’elle éprouve. Molémos porta la main à son cou pour arrêter le sang qui coulait.

À ce moment là, Curtis arriva par derrière, saisit Molémos et l’entraîna avec lui au sol. Les yeux gris étaient rouges de rage.

-Molémos, tu ne la toucheras plus jamais!!! Parce que tu es mort!!!

Curtis roua Molémos de coups jusqu’à ce que celui-ci devienne un amas de chair tuméfiée. Molémos était mort. Jamais Curtis n’avait ressenti une telle colère ni un tel désir de vengeance.
Travis qui était encore vivant, tenta d’attaquer le capitaine par derrière mais fût maîtrisé et achevé par Kim Ivan. Tolek et Sinqué se rendirent à Crag et Mala qui accouraient, suivis d’Ezra et de Simon.

Curtis revint de sa transe de fureur. Il regarda Joan. Elle était hagarde et tremblait de tout son corps. Elle   referma son uniforme maladroitement avec des mains tremblantes. Elle tâtonnait à  l’aveuglette pour trouver son outre qui contenait la glu pour soigner Barrett.

Curtis trouva l’outre et aida précautionneusement Joan à se relever. S’assurant qu’elle n’était pas sérieusement blessée.

-Il faut retourner au campement porter ce remède pour Andrew, il n’y a pas un instant à perdre… Dit-elle faiblement. Elle fit un pas tremblant et chancela dans les bras de Curtis.

 Il la porta jusqu’au campement, nichant doucement sa tête au creux de son épaule. Il lui parlait doucement pour la réconforter. Joan se serra contre lui. Elle était toujours prise de tremblements. Il luttait contre les larmes qui lui montaient aux yeux. Joan…sa Joan, pourquoi lui voulait-on du mal à ce point?

Lorsque Maëva les vit arriver avec Simon et Mala, elle fut soulagée mais à la fois catastrophée à l’allure hagarde de Curtis et Joan. Ils avaient des traces de sang sur eux et étaient en état de choc.
Joan lui donna l’outre contenant la glu de l’arbre à liane.

-Je suis sûre que ça va enrayer l’infection. Lui dit Joan d’une voix faible.

Maëva ne perdit pas de temps et s’affaira autour d’Andrew avec l’aide de Mala et se Simon. Elle appliqua la glu sur la main infectée et la recouvra d’un bandage. Elle avait aussi préparé une perfusion intraveineuse pour administrer un fluide pour le garder hydraté et pour faire baisser la fièvre. Ils devront continuer à surveiller son état.

Pendant ce temps Kim , Ezra, Grag et Okapaï, qui avait repris connaissance, furent rejoints par Nekiri et quelques chasseurs . Ils s'occupèrent d’emmener les corps de Travis, Molémos et Stone pour les faire incinérer discrètement et recueillir les cendres pour le calcium. Ezra suggéra que ce soit Kim qui garde les cendres dans un sac. "Gardez cela hors de vue, Kim." Avait dit Ezra.

Kim avait impitoyablement confronté Tolek et Sinqué.

-Au moindre nouveau problème, vous aurez droit à la même chose que Molémos, Travis et Stone. J’espère pour vous deux que c’est clair!!! Dit-il menaçant.


Je laisse la porte ouverte,

Frégo   8)



Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 12. April 2013, 10:40:49 Uhr
Coucou Frégo !

je me demandais si tu avais eu soudain un double ou pas...  ;)

il est parfait ce passage ! Le compte de Molemos et de quelques autres méchants est réglé, mais j'aime bien comment tu as fait le ménage tout en préservant les comploteurs... si Joan et Maëva sont désormais à l'abri d'un danger redoutable, que Curtis va pouvoir - peut-être - être un peu moins angoissé, ces morts arrangent aussi Anastasia...  [suspicous]

j'aime bien aussi, et ce depuis ton passage précédent, le rôle de Kim. On comprend aussi pourquoi il est reconnu comme un chef par tous les autres brigands. J'adore ce personnage !

cela laisse de nombreuses perspectives pour développer ! Je vais bien relire tout cela et voir comment je peux avancer. Je ne promets pas forcément une suite avant ce week-end ! J'ai encore mon histoire "à l'envers" dans la tête, et il ne faudrait pas que soudain dans ce cadavre exquis nos deux affreux préférés se mettent à appeler Joan "chef", ça ferait quand même bizarre  ;D

bon courage pour votre journée à venir !

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 12. April 2013, 11:38:02 Uhr
Pas de problèmes Limeye! J'attend à ce weekend pas si lointain!  ;D. Par contre, appeller Joan, chef dans ce récit ne serait pas une si grosse erreur.  ;D

A+

Frégo
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 12. April 2013, 13:27:22 Uhr
Coucou Frego!

Ouf, je me sens mieux maintenant que Molemos et Stone ne sont plus là... J'aime beaucoup le rôle joué par Anastasia dans cette affaire, à peine la tension se relâche-t-elle d'un côté, qu'elle remonte de l'autre!

Je tiens aussi à te dire que j'apprécie infiniment la réaction de Joan après cette agression, alors qu'elle ne pense qu'à ramener la glu pour Barrett: elle est bien comme je l'imagine, pareille à Curtis dans son dévouement et sa compassion...

Tu sembles avoir des connaissances du monde de la santé, à en juger par certains passages... Alors SVP, tu guéris Barrett de son infection, hein? Parce que Maëva l'a appelé par son prénom, quand il s'est écroulé... Et je me suis mise à les imaginer ensemble, ils feraient un beau couple, non?  [loveu]

Je tente de deviner ce que notre chipie de service pourrait tramer comme complot, parce qu'avec le calcium recueilli des cadavres supplémentaires, ils pourraient avoir une quantité suffisante pour quitter la planète et le sacrifice de MacClinton devient moins nécessaire... Jimagine maintenant ce sacrifice sous une autre forme, même si son  motif profond, lui,  n'a pas changé...

En passant, j'imagine très bien une scène où Curtis interromp une visite que MacClinton fait à Joan, où il ne peut s'empêcher de lui exprimer son soulagement de la savoir en vie... [devil]

Il m'est facile d'avoir des idées en lisant vos récits, j'ai plus de difficulté à broder autour...

Bonne journée à toutes!

Flamme
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 12. April 2013, 17:58:45 Uhr
recoucou !

(avant de rendre le pc à son propriétaire...)

tu as peut-être du mal à broder, mais tu nous suggères de nombreuses idées ! Plusieurs de celles que tu cites sont déjà dans ma tête, mais pour garder l'effet de surprise, je ne révèle pas tout pour l'instant ! J'ai commencé une petite suite, je laisse retomber un peu la pression après cet épisode rondement mené par Frégo.

bon, mon homme piétine pour récupérer SON pc... à plus !

Limeye  :) qui va enfin pouvoir prendre un peu l'air, il arrête ENFIN de tomber des cordes...
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 12. April 2013, 21:40:59 Uhr
Hello à toutes !

je vous livre donc avec un peu d'avance sur le week-end (mais après tout, vendredi soir, c'est déjà le week-end, hein  ;) ?) un début de suite. Comme je vous le disais, je laisse retomber (un peu) la pression, je repose les choses après tous ces bouleversements et on repartira comme en 40 (comme disait ma grand-mère).

bonne fin de journée à vous toutes ! Et bon retour à Elaine parmi nous si elle passe ce soir...

Limeye  :)


Pendant que Maëva et Simon s'occupaient de soigner Andrew, Curtis avait aidé Joan à s'allonger sur son lit. Elle tremblait toujours, il n'était pas vraiment en meilleur état. Il venait de tuer un homme à mains nues, lui qui avait appris à si bien se maîtriser se demandait où était passé ce qui était jusqu'à présent une de ses forces. Il pouvait se trouver toutes sortes d'excuses, la peur pour Joan, son amour pour elle, la tension des semaines passées, la course contre le temps, la fatigue, la peur de mourir sur cette petite planète... rien de tout cela n'était suffisant pour expliquer sa réaction et son comportement. Mais il savait aussi que s'il ne s'était pas le premier jeté sur Molémos, cela aurait été Kim Ivan qui l'aurait tué d'un coup de pistolet. Sinqué et Tolek pouvaient s'estimer heureux d'être encore en vie.

Joan s'accrochait à lui, lui à elle. Il lui caressait doucement les cheveux, lui parlant sans trop se rendre compte de ce qu'il lui disait. Il sentit enfin la tension décroître, sa respiration redevenir plus calme. Il osa alors redresser la tête et lui demander :

- Il n'a pas eu le temps de te faire du mal, n'est-ce pas ?
- Non... tu es arrivé à temps. Heureusement aussi qu'Okapaï était avec moi, nous avions commencé à nous défendre comme nous pouvions.
- Nous voilà débarrassés en tout cas d'une source d'inquiétude et de peur supplémentaire. Même si je ne suis pas forcément très fier de l'avoir fait ainsi...
- Curt, ils auraient été un danger pour tout le groupe. Pour tous les autres, pas seulement, Maëva et moi, et même Anastasia. Tu vas aussi pouvoir faire avancer le chantier plus sereinement, il faut penser qu'en s'en débarrassant, tu n'as pas seulement sauvé mon honneur et ma vie, ni notre vie, mais peut-être celle de tous ces hommes.

Il la regarda gravement. D'où lui venait une telle force ?

Il la reprit contre lui :

- Mon amour, combien de fois n'ai-je pas pensé que tu étais ma faiblesse, mon point faible, celui où tous mes ennemis pouvaient appuyer pour me faire chuter et douter, celui dont ils pouvaient s'emparer et me laisser alors impuissant, alors que non... oh mon amour, ma force... tu es ma force, Joan !

Elle ne trouva rien à lui répondre et le serra simplement plus fort contre elle. Ils s'embrassèrent longuement, puisant dans ce baiser à nouveau l'énergie, pour l'un comme pour l'autre, de continuer le combat.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 12. April 2013, 21:55:47 Uhr
Coucou les filles,

fffew...passage difficile mais tu l'as tres bien ecrit Frego ! [goodjob]
Et super aussi la scene entre Curtis et Joan Limeye! Pourquoi faut il un drame pour qu'il se rende compte de ce qu'elle represente pour lui. ::)...Mais mieux vaut tard que jamais!

et hop, un probleme en moins....mais Anastasia n'a effectivement pas dit son dernier mot...adversaire terrible quand meme, sacre personnage....plus d'autres prisonniers ripoux j'imagine...sans compter toutes les autres miseres sur ce volcan pret a eclater...

Au plaisir de vous lire,

O-tho

PS: Frego et ton "bacteriophage" hmmmm...une autre scientifique parmi nous ? ;D
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 12. April 2013, 22:09:03 Uhr
Bonsoir O-tho !

je suis en train d'écrire une autre scène entre Joan et Curtis. Je me dis qu'après toutes ces émotions, tout le monde, y compris nous lectrices, avons bien le droit à une petite pause  :) et eux, hein, bon  [eyeheart]

oui, Frégo a vraiment amené les choses et c'est du "nanan" que de prendre la suite. Je n'ai qu'à me laisser porter  :) et à  [work].

allez, j'y retourne  ;), j'ai une scène d'amour sur le feu  ;D ! (en parlant de volcan...)

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 12. April 2013, 23:33:09 Uhr
OOOOHHHHH! Trop romantique, quand Curtis lui dit qu'elle est sa force!   [master]

J'ai hâte de voir la suite!  [jump]

Pour Frego: O-tho a raison, et je l'ai déjà souligné: on sent l'esprit scientifique du milieu de la santé derrière ce que tu écris! Est-ce qu'on se trompe?

Flamme  [happywave]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 13. April 2013, 03:07:18 Uhr
Bonjour Flamme, O-tho, Limeye et Elaine...si tu es là.

Mon travail m'amène éffectivement à côtoyer quotidiennement le réseau de la santé  et les questions de santé et de sécurité au travail. Je peux dire qu'en général mon esprit est assez cartésien. Pour les bactériophages, je suis une profane.

J'ai vu un documentaire sur eux et sur le fait que quelques hopitaux en Europe les utilisaient de manière ponctuelle pour traiter des membres infectés ou partiellement sectionnés. Pour ce récit, je part de la prémisse que sur le planétoïde, les végétaux ont des propriétés décuplées. Ça me permet d'exagérer un peu.  ;)

Mais eh, Edmond Hamilton fait jurisprudence en cette matière! ;D

Limeye, moi aussi j'adore que Curtis dise à Joan qu'elle est sa force [loveu]. Et le force de Joan que je veux souligner, c'est la compassion et le dévouement. Pour moi [chinese] c'est cela, et non la témérité ni le désir de prouver quoi que ce soit,  qui l'amène à prendre des risques.

A+

Frégo
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 13. April 2013, 04:52:16 Uhr
Coucou à toutes,

l'insomnie m'amène à vous livrer la suite... 

je suis tout à fait d'accord avec Frégo pour dire qu'Hamilton n'y a pas été de main morte non plus. Ce qui m'impressionne le plus dans ses récits, c'est la description des mondes. Au-delà des aventures elles-mêmes et de l'imagination qu'il a déployée pour créer ces rebondissements et les personnages. Je reste encore marquée par les montagnes marchantes de Pluton  :o que le DA a totalement occultées, cela dit, ce n'était pas plus mal car la vision apportée par la lecture est au-delà de ce qu'un dessin aurait pu décrire :) !

j'ai pour ma part plus de mal à imaginer des villes, des lieux, à les décrire... je me rattrape avec les situations improbables  ;D !

le coup de "Joan est la force de Curtis", ça fait un bail que j'essaye de le placer dans une histoire. Il en prend forcément conscience tardivement, et forcément dans une situation extrême, mais cela rejoint aussi un peu le passage d'Elaine dans l"'identité", quand Ezra lui fait comprendre qu'avec elle, il est meilleur, voire le meilleur.  J'ai aussi en tête l'histoire de Johanna "Les seigneurs de la nuit" (l'histoire qui est en cours sur le forum allemand et qu'elle n'a pas terminée - à mon grand désespoir, d'ailleurs, car c'est une de mes préférées !) quand Elaine demande à Otho (je crois que c'est à Otho, faudrait que je relise, ça fait longtemps), si un couple qui s'aime très fort peut changer la face du monde... bon ok, c'est un peu exagéré, mais... why not ?

et oui, tout à fait d'accord avec Frégo là encore, ce qui pousse Joan à agir, c'est la générosité et l'amour, pas seulement le désir de prouver quoi que ce soit. Je pense que ça y participe cependant un peu, mais que si elle veut être aux côtés de Curtis, c'est aussi tout simplement parce qu'elle veut être avec lui !

bon, je cause, je cause, mais hein, vous attendez la suite... la voici  ;D ! Le début du deuxième passage est peut-être un peu brouillon, j'ai voulu montrer rapidement comment les choses allaient s'organiser les jours suivants, puis je reviens à cette journée particulière. A me relire, ça va, mais bon... ça pourrait être retravaillé quand même.

Limeye pipelette  :)



Quand Curtis ressortit du dispensaire, il fut étonné de constater que ce n'était que le début de l'après-midi. La journée lui avait pourtant paru déjà si longue... Kim Ivan s'approcha de lui, s'enquit de Joan et du Major Barrett. Il l'informa aussi qu'il avait confié la garde de Sinqué et Tolek à Grabo.

- Qu'ils retournent à la mine, ça leur fera les pieds, dit-il. Mais dès demain, ils seront séparés.
- Nous n'aurons peut-être plus besoin de creuser, Kim, si les cuboïdes nous apportent assez de minerais. Mais nous verrons cela ce soir, lors du briefing, comment nous nous réorganiserons. On pourra peut-être aussi permettre aux hommes de se reposer un peu plus.
- Nekiri m'a dit que l'approvisionnement commençait à devenir compliqué. Il faudra peut-être lui adjoindre quelques hommes en plus, car ils trouvent de la nourriture, oui, mais il leur faut aller de plus en plus loin.
- C'était à craindre. Pour l'heure, je ne veux pas nous rationner, mais il faudra peut-être y songer avant la fin du chantier. Sans compter qu'il faudra prévoir des provisions à emporter, et notamment de l'eau en quantité suffisante. Mais pour cela, j'ai prévu des réservoirs assez grands dans le vaisseau, du moins, je l'espère.

Curtis soupira, son regard fit le tour du campement. Andrew n'était pas en état d'en assurer la sécurité, même si cette question devenait moins urgente. Il sentait une menace latente, qui n'était plus le cactus, ni les têtes brûlées. D'où lui venait cette impression ? Il porta un instant la main à ses yeux et reprit :

- Il y a un autre souci, Kim. A l'heure actuelle, le major Andrew n'est pas en état de surveiller le campement, Nekiri en qui je fais autant confiance qu'à vous, est toute la journée avec les cueilleurs et les chasseurs. Il ne peut faire les deux. Je vais demander à Ezra de rester ici pour la fin de la journée, mais j'aurai besoin de lui dès demain sur le chantier, de son sens de l'organisation et de son efficacité pour diriger les équipes. A qui allons-nous pouvoir confier provisoirement la surveillance du campement ? Okapaï aide déjà à la cuisine, un peu comme Thomas le faisait.
- Capitaine, laissez Ezra ici cet après-midi, en effet. Nous reparlerons de tout cela ce soir, si nous  n'avons plus besoin d'aller à la mine, je pourrai rester ici, ou alors, vous pourriez demander à Otho de le faire. Ce ne serait de toute façon que pour quelques jours, le temps que le Major se remette d'aplomb, et le connaissant, il ne va pas se faire chouchouter trop longtemps, même si ça ne doit pas être désagréable d'être pris en charge par Miss Sanchez !

Curtis eut un faible sourire.

- Vous avez raison, Kim, chaque chose en son temps. Retournons voir les cuboïdes, la priorité est d'organiser la livraison du minerai. Je ferai un tour au chantier ensuite. Mais ce soir, nous aurons un long briefing à faire, il faudra que Nekiri soit là également pour aborder la question de la nourriture.
- Alors, retournons à nos cuboïdes, Capitaine, voyons donc ce que le jeune Mac Clinton a pu en tirer. Je ne serai pas étonné qu'il ait déjà organisé les premiers convois.

**

C'était en effet le cas. George Mac Clinton avait suivi les cuboïdes, avec Anastasia et quelques hommes. Ils étaient déjà en route vers le chantier. En voyant arriver les cuboïdes, les hommes s'arrêtèrent, interloqués. Ezra s'avança vers Mac Clinton et lui demanda ce qu'il en était. Les explications du jeune ingénieur en surprirent plus d'un, mais très vite, ils comprirent aussi que cette aide inattendue allait tous les soulager et leur faire gagner un temps précieux. L'arrivée d'une quantité considérable de minerai, en quelques jours, allait leur permettre de se consacrer uniquement à le fondre et à le transformer. La construction du vaisseau allait véritablement prendre son rythme de croisière. De voir les choses avancer allaient redonner du courage et de l'entrain aux hommes, débarrassés du travail de prospection. Travailler sur le chantier n'était pas de tout repos non plus, et tous rentraient fatigués le soir, mais un certain calme régnait. Kim Ivan, Grabo ou Nekiri, ne laissaient rien passer, et tous avaient bien en tête ce qui était arrivé à Molémos et ses deux complices. Aucun n'avait envie de se faire descendre par Kim. Tous savaient que leur chef n'hésiterait pas à tirer.

Le soir de l'agression de Joan, comme ils l'avaient prévu, le briefing dura plus longtemps que d'habitude. Il fallait réorganiser les équipes, renforcer celles des chasseurs et cueilleurs, Otho fut désigné pour rester au campement le temps que le Major Barrett se remette de sa mauvaise fièvre. Simon avait abandonné l'idée de chercher du calcium, ils en avaient a priori récupéré assez, même si c'était sous forme de cadavres. Le professeur passait désormais ses journées autour du vaisseau, avec les ingénieurs et Curtis, à en superviser la construction. Le soir, il avançait sur les plans avec son capitaine.

- Maintenant que nous avons trouvé une solution pour l'approvisionnement en minerai, nous allons pouvoir laisser tous les hommes valides sur le chantier de construction et à la fonderie, expliquait Curtis. Nekiri, vous allez avoir besoin de renforts pour les provisions. De combien d'hommes estimez-vous avoir besoin ?
- Une bonne dizaine, voir douze, serait bien, Capitaine. Nous perdons beaucoup de temps à faire des allers-retours pour ramener la nourriture au campement, car nous ne pouvons pas forcément en porter autant que nous le voudrions. Si vous aviez le temps de nous fabriquer quelques brouettes ou ce genre de choses, ça nous aiderait aussi.
- Grag s'en occupera dès demain matin, et demain après-midi, vous pourrez repartir avec. Et vous aurez douze hommes avec vous en plus.
- Capitaine, demanda Anastasia, il nous reste approximativement un mois pour finir le vaisseau, pensez-vous qu'il soit judicieux de se priver de l'aide d'autant d'hommes sur le chantier ?
- La question de la nourriture est tout autant primordiale. Si les hommes mangent moins et s'épuisent, nous n'avancerons plus aussi vite. Pour l'heure, je ne veux pas organiser de rationnement. Cela fait près d'un mois qu'ils travaillent à la dure, et jusqu'à présent, nous avons réussi à nous alimenter correctement, il faut continuer. Il sera toujours temps de songer au rationnement quand nous serons dans le vaisseau.

Curtis resta un instant songeur, à fixer sans les voir les plans qu'il avait devant les yeux. Puis il reprit :

- Ezra, tu reviendras avec nous sur le chantier dès demain. Otho restera au campement pour remplacer Barrett, tant que celui-ci ne sera pas remis de sa blessure, et surtout de la fièvre qui l'accompagne. J'ai vraiment besoin de toi pour l'organisation des équipes sur le chantier. D'autres questions ?

Personne n'avait rien à ajouter, et chacun regagna qui son lit, qui sa cabane. Anastasia s'éloigna avec son amant du jour, un nouveau. Encore un ancien gardien. Elle avait maintenant "levé" cinq anciens gardiens, deux policiers et s'apprêtait à s'attaquer à une prise plus importante.

Curtis se rendit au dispensaire, devant lequel veillait déjà Grag, ainsi qu'Otho. Il envoya l'androïde se coucher, lui expliquant son rôle pour les jours à venir. Puis il entra dans la salle où Maëva assurait les soins d'Andrew. Deux autres anciens détenus, légèrement blessés aux mains lors de la prospection étaient examinés par Joan.

- Revenez demain matin, leur dit-elle. Je referai les bandages. Les blessures sont propres, mais vous, Vadek, avez une main vraiment abîmée. Je ne pense pas que vous pourrez aller sur le chantier demain.
- Alors j'aiderai ici, miss, dit-il.

Puis tous deux la saluèrent avec un profond respect et souhaitèrent également une bonne nuit à Maëva Sanchez. Elle les regarda partir, un petit sourire aux lèvres.

- Capitaine, je ne sais pas encore si nous nous sortirons de ce bourbier, mais une chose est certaine : il est des loups qui se sont transformés en agneaux.

Curtis sourit de la remarque.

- C'est aussi dans l'adversité que la nature profonde des hommes se révèle.
- Leur puanteur aussi, ajouta-t-elle avec un petit sourire. Depuis combien de jours n'êtes-vous pas allé vous laver, Capitaine ?

Il leva les sourcils, étonné, tenta un compte sur ses doigts, mais elle lui avait déjà tourné le dos et reprenait ses petites planches de bois sur lesquelles elle notait les tours de bain de chacun.

- Quatre jours, Capitaine ! Vous exagérez vraiment ! Et ce soir, vous êtes particulièrement repoussant. Vous embarquez Joan avec vous, je ne veux pas la voir revenir avec la moindre trace de sang et de poussière, allez zou ! Dégagez !

Face à une telle autorité, ils s'exécutèrent prestement, Frégolo et Limaille sur leurs talons.


Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 13. April 2013, 14:01:16 Uhr
Super, un bain à deux qui s'en vient, romantique à souhait! J'anticipe, j'anticipe...  [loveu]

Hilarant, le passage où Maëva lui rappelle que son dernier bain remonte à longtemps...et lui donne cet ordre si plaisant! Faudrait pas oublier les bulbes de saponaire...  ;D

J'espère seulement qu'ils vont pouvoir en profiter en paix, sans être dérangés... [knuddeln]


Faut que je parte pour Montréal, à demain soir!

Flamme  [hello]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 13. April 2013, 14:04:31 Uhr
Bonjour Flamme,

j'ai commencé la rédaction de la scène suivante, je ne sais pas encore quand je vous la livrerai. Jamais simple à écrire, je cherche surtout comment enchaîner ! Et j'ai un mini-dialogue en tête que je veux absolument caser par là, mais pour l'instant, j'arrive pas  [wallbash]

bon week-end à Montréal  :) !

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 13. April 2013, 21:57:46 Uhr
Bon voilà, j'ai débloqué le passage qui coinçait et je suis bien repartie... pour remettre un peu la pression. Bon, pas tout de suite, vous avez droit à la scène du bain d'abord  [eyeheart]

bizz et bonne lecture !

Limeye  :)


Ils gagnèrent en silence la rivière. Par chance, cet endroit avait été épargné par les récents changements de configuration du terrain, suite aux fréquents tremblements de terre. Ils se déshabillèrent rapidement, ils frottèrent au mieux leurs vêtements, les étalèrent pour les faire sécher non loin d'un chaos rocheux d'où sortaient des vapeurs de gaz chauds. Puis ils s'occupèrent d'eux, écrasant de la saponaire sous des cailloux. Joan prit le temps de se laver longuement les cheveux, elle avait vraiment besoin de ce bain après les épreuves de la journée. Elle tournait le dos à Curtis qui tentait de se raser au mieux avec son couteau. Quand il la vit se relever, après avoir plongé sous l'eau pour se rincer, il s'arrêta un instant pour l'admirer. Il voyait la courbe de ses reins, les longs cheveux dégoulinant, ses rondes épaules. "Dire que Molémos et ses complices avaient failli l'abîmer, porter la main sur elle". Une nouvelle vague de rage l'envahit, il serra les poings, baissa les yeux. Quand il les releva, elle était debout près de lui, face à lui, et lui présentait une vision toute aussi reposante que charmante pour les yeux. Le visage de Joan était emprunt d'une gravité qu'il ne lui avait encore jamais vue. Elle s'avança encore un peu plus vers lui, machinalement, il reposa son couteau sur une pierre et la prit dans ses bras. Ils avaient trop besoin de se retrouver, et mentalement, Curtis adressa un remerciement sincère et profond à Maëva pour leur avoir accordé ces quelques instants.

Ce fut une étreinte brûlante, des moments rares et précieux, arrachés à la fureur des hommes, à leur folie aussi, arrachés à la peur. C'était l'amour défiant la mort, défiant le temps. Contrairement à la fois précédente où ils avaient pu s'isoler un peu, et qu'ils avaient parlé, ils ne se dirent rien, ils n'y avaient pas de mots pour dire ce qu'ils ressentaient l'un comme l'autre, l'un pour l'autre.

Joan regardait le ciel, au-dessus d'eux. La nuit était relativement calme, elle avait fini par ne plus porter attention aux grondements des fréquentes éruptions volcaniques. Le ciel était toujours rougeoyant, mais les animaux s'étaient tus, preuve qu'ils ressentaient encore l'alternance du jour et de la nuit. Elle avait perdu - ils avaient perdu - la notion du temps, mais elle n'avait aucune envie de demander à Curtis depuis combien de temps ils étaient là. Il s'était endormi, la tête posée sur son ventre et pour rien au monde, elle ne l'aurait réveillé. "Je t'aime si fort, mon amour, si fort." Elle laissait ses doigts glisser dans ses cheveux, dans son cou, très doucement, comme pour le bercer. Il avait besoin de sommeil, il avait droit à ces quelques instants de repos profond, presque de sérénité. Elle était heureuse de pouvoir les lui offrir. Installés non loin d'eux, Fregolo et Limaille veillaient, mais étaient calmes. Elle savait qu'au moindre signe suspect, ils s'agiteraient et les préviendraient.

Elle ne parvenait pas à s’endormir. Toute la journée lui repassait dans la tête, elle se demandait aussi si dans les prochains jours, ils auraient l’esprit plus tranquille pour poursuivre la construction du vaisseau. Auraient-ils d’autres menaces que naturelles à affronter ? N’était-ce pas déjà suffisant ? Elle vit une légère pâleur monter vers l’est, le jour allait bientôt se lever. Ils allaient devoir retourner au campement, affronter une nouvelle journée, de nouveaux défis, lutter encore contre le temps, la fatigue. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle avait le sentiment qu’ils venaient de faire l’amour pour la dernière fois. Avant de mourir.

Elle parvint à refouler ses larmes, mais ses frissons éveillèrent Curtis. Voyant le ciel plus clair, il fronça les sourcils.

-  Il est tant de rentrer, ma douce. Nous n’aurions pas dû rester si longtemps. Tu as dormi ?
- Oui, mentit-elle.

Il la serra tendrement contre lui.

- Allons, dit-il, je ne veux pas me faire gronder par Maëva parce que je t’aurai fait passer la nuit entière dehors, tu vas pouvoir dormir encore un peu.
- Je ne sais pas si Maëva nous grondera. Je soupçonne qu’elle aura été finalement contente de mon absence.
- Comment cela ?
- Elle aura pu veiller tranquillement sur Andrew.

Il la regarda un peu étonné.

- Je suis prête à parier avec Otho que Maëva ne nous a pas fait partir au bain uniquement pour nous laisser un moment pour nous deux. Mais pour être seule aussi un peu avec Andrew.
- Et bien…

Il sourit, puis se détourna, ramena leurs vêtements qui étaient bien secs. Ils rentrèrent en silence au campement, encore endormi.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 13. April 2013, 23:38:14 Uhr
Coucou Limeye,

Ahhh la scene du bain, tres romantique, tres fort aussi!  [loveu]
Joan qui va jusqu'a lui mentir pour ne pas l'inquieter...faut dire qu'avec ce qui lui est arrive, dormir n'est pas evident non plus...

Et pendant ce temps....Il reste au moins le complot avec la Ms Jenkins....sera-t-elle assez cruelle pour essayer de voler le vaisseau? Est-elle en train de "debaucher"  [devil] des techniciens et ingenieurs qu'il lui faut pour piloter la navette? Hmm pourquoi pas essayer d'avoir McClinton dans le lot? Le pire c'est s'il y a du calcium disponiible, qu'est-ce qui l'empeche d'arriver a ses fins et de decoller en laissant les autres sur place...mutinerie dans la mutinerie?...petits delires personnels partages ! ;D

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 14. April 2013, 00:06:55 Uhr
Coucou Limeye, O-tho!

Merci Limeye, pour cette scène amoureuse. [knuddeln] Il y aura certainement des jours sombres avant l'aurore.
O-tho, comme tu le soulignes, il y a plein de possibilités pour le développement de l'intrigue  :-X [007] et plein de personnages encore pour y participer. [devil]

A+

Frégo
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 14. April 2013, 06:06:40 Uhr
Coucou O-tho, Frégo !

oh que oui qu'il reste des possibilités de développer ! Tellement que j'hésite à choisir...

j'espère que vous aurez profité de cette scène du bain pour vous détendre vous aussi, car c'est reparti...

bizz ou tourlou  ;)

Limeye  :)


Joan regagna son lit discrètement, Maëva dormait profondément. Elle s'était approchée d'Andrew, il était encore fiévreux, mais semblait plutôt bien dormir. Elle vit que sa main avait dégonflé, c'était bon signe. Elle se sentit soulagée. Au moins, toutes ces angoisses et ces risques encourus allaient permettre de le sauver.

Les jours suivants furent beaucoup plus calmes, du moins, entre les hommes. Tous travaillaient désormais sur le chantier, à la construction du vaisseau. Les cuboïdes avaient apporté la quantité de métaux suffisants, et sur une idée de George Mac Clinton, ils aidaient maintenant les cueilleurs à ramener des provisions. La douzaine d'hommes demandée par Nekiri avaient pu retourner aider sur le chantier. Les blessures étaient aussi moins sérieuses que lorsqu'une équipe travaillait à la mine. Mais tous se protégeaient encore soigneusement les mains, pour éviter des brûlures, des coupures, des chocs.

Le vaisseau prenait forme aussi, et cela encourageait chacun à poursuivre le travail. Pour améliorer l'ordinaire et économiser aussi un peu la nourriture, Joan et Okapaï avaient entrepris de faire de grandes soupes. Grag avait forgé des ustensiles de cuisine, de grandes marmites, qui leur permettaient de cuire autre chose que de la viande et de manger des légumes cuits. Les soupes avaient l'avantage de caler les estomacs, d'apporter des fibres et des nutriments, et surtout d'économiser les sortes de tubercules et de légumes qu'ils trouvaient. Agrémentées avec des herbes, elles faisaient des repas reconstituants appréciés par les hommes le soir.

Chaque jour désormais, la terre tremblait. Les éruptions volcaniques étaient incessantes. C'était un miracle que le campement et le chantier, la fonderie également, n'aient pas été touchés par un séisme ou une coulée de lave. Curtis n'avait pas choisi les endroits au hasard, assez en hauteur et loin des rivières de lave, mais il n'était pas certain que cela serait suffisant. Il lui semblait parfois que l'immense planète qui attirait impitoyablement leur astéroïde grossissait à l'oeil nu.

Anastasia Lou Jenkins avait vu le Capitaine et Joan revenir, alors qu'elle même s'apprêtait à retourner elle aussi au campement. Elle bouillait de rage. Molemos était un imbécile et méritait finalement ce qui lui était arrivé. Mais Joan était encore en vie, et ce qui s'était passé n'avait fait que la rapprocher encore plus du Capitaine, elle en était certaine. Mais elle savait aussi qu'elle devait garder son sang-froid. Il pouvait encore arriver bien des bricoles à Joan Randall... Il fallait juste laisser la pression retomber et endormir la méfiance des uns et des autres. Elle espérait aussi pouvoir compter sur ses amants. Elle savait y faire pour s'en servir à bon escient.

Sinqué et Tolek se tenaient tranquilles, mais Anastasia avait réussi à parler discrètement plusieurs fois avec son frère. Elle continuait à tisser sa toile. Elle était quasiment certaine que, sauf imprévu, le vaisseau serait terminé à temps et qu'ils pourraient décoller. Il lui fallait déjà songer à son retour sur Terre. Et d'une manière ou d'une autre, il devenait de plus en plus nécessaire de se débarrasser de Joan. Elle en savait trop. Et Swan avait parlé, aveuglé par la haine. Joan, quand elle reviendrait sur Terre, entamerait certainement des recherches, fouillerait dans le passé de Swan, voudrait connaître la vérité sur la mort de son père. Et Anastasia ne craignait qu'une chose : que l'ex-ministre de l'intérieur n'ait pas suffisamment bien caché ses dossiers secrets. "Vu comment elle a déjoué le complot, cela ne m'étonnerait pas qu'elle finisse par trouver quelque chose sur nos petites combines... Swan était vraiment aussi un imbécile. Je n'ai plus le choix, il va falloir se débarrasser d'elle. Mais il faut agir de manière beaucoup plus discrète qu'on ne l'a fait jusqu'à présent... "


Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 14. April 2013, 10:40:19 Uhr
Re-bonjour !

bon, ça y'est, j'ai trouvé la phase suivante du complot. J'espère que ça tiendra la route jusqu'au bout...

merci de vos avis précieux   [chinese] !

bizz

Limeye  :)


En deux jours, le Major Andrew Barrett avait été débarrassé de sa fièvre. Sa main était toujours blessée, mais il arguait qu'il n'en avait pas besoin pour surveiller le campement et veiller à la bonne organisation du travail. Il avait déclaré qu'Otho pouvait retourner sur le chantier et lui-même reprendre sa place. Maëva admirait son courage, elle savait qu'il n'était pas homme à baisser les bras. Cette blessure les avait rapprochés, et il était quasiment certain qu'ils se reverraient s'ils parvenaient à rentrer.

Après ces trois jours de soins et de repos forcé, le Major quitta le campement un après-midi, alors que Nekiri et les cueilleurs étaient de retour avec deux cuboïdes qui les aidaient à ramener des provisions. Il confia la garde du campement à l'ancien détenu et partit seul à la rivière. Il avait bien besoin d'un bain lui aussi.

Il lava rapidement son uniforme, le fit sécher, puis se baigna, se lava vigoureusement, en prenant soin de ne pas trop mouiller sa main blessée, même s'il se disait avec un petit sourire réjoui que ce serait une bonne excuse pour que Maëva lui refasse son pansement. Jusqu'à présent, Andrew n'avait pas vraiment songé à s'installer, à se marier. Son métier le passionnait, il ne se voyait pas non plus imposer une vie distendue à une compagne. Quand il songeait à des hommes comme Gurney, il se disait qu'il suivrait certainement la même voie. Et cela ne lui causait aucun regret. Mais depuis qu'ils étaient ici, en lutte pour la survie, il commençait à voir les choses autrement. "Si on s'en sort", pensait-il alors qu'il profitait un instant d'une source chaude, "chacun de nous aura mérité que sa vie prenne une autre direction. Que ce soient les détenus, car beaucoup mériteront alors une remise de peine, une aide à une reconversion, ou que ce soient nous. Curtis et Joan, par exemple, ils méritent d'être ensemble. Ils ont cette chance, de s'être rencontrés, aimés..." Il resta songeur, et finit par se dire "Et moi ? Quel changement cette aventure va-t-elle m'apporter ?" Et ce fut le joli visage souriant de Maëva qui se dessina devant ses yeux. Ses yeux sombres, ses cheveux châtains ondulant le long de son visage, son air décidé et courageux. Et plus encore, qu'il se surprit à vouloir découvrir.

Mais alors qu'il allait se relever pour sortir de l'eau, se disant qu'il était temps de revenir au campement avant le retour des ouvriers, il entendit un léger bruit sur le côté. Dans l'eau, quelqu'un nageait vers lui. Anastasia Lou Jenkins arrivait en une longue brasse, souple, régulière.

Elle lui adressa un de ses plus charmants sourires, un de ceux auxquels les hommes résistaient difficilement. Il se dégageait d'elle quelque chose qu'Andrew trouva terriblement attirant, mais aussi dangereux. Et une terrible intuition le saisit. Derrière son physique et son sex-appeal se cachait une véritable gorgone. Il comprit en un instant, avant même qu'elle ne sorte de l'eau devant lui, ce qui allait se passer. Et il songea à Maëva. Et Maëva allait le sauver, mais aussi, indirectement sauver Joan. Car si lui, Andrew, avait failli... il n'y aurait plus eu beaucoup de remparts pour protéger la jeune femme.

Mais Anastasia était trop sûre d'elle-même, trop sûre de pouvoir plaire aux hommes, de pouvoir user de ses charmes. Elle ne vit pas qu'Andrew Barrett l'avait percée à jour. Et elle dérapa.

Elle sortit de l'eau telle une sirène aux atours de tigresse. Tout sourire, mais toutes griffes dehors. Son corps splendide en aurait fait perdre ses moyens à plus d'un, mais pas au Major Andrew Barrett qui avait pris conscience depuis peu qu'il était en train de tomber amoureux de Maëva Sanchez. Et Maëva Sanchez était peut-être moins jolie qu'Anastasia Lou Jenkins, mais elle la valait cent fois. "Non, pas cent fois", pensa Andrew, "mille fois."

- Bonsoir Major, dit-elle d’une voix chaude en émergeant de l’eau devant lui.
- Et bien, Miss Jenkins, en voilà une surprise !
- Comment va votre blessure ? N’auriez-vous pas envie d’un petit moment de réconfort ?

Il éclata de rire. Elle lui faisait la même impression qu’une putain. Et encore, une putain, il aurait eu du respect pour elle, car il savait que bien souvent ces pauvres filles n’avaient pas d’autres choix que se donner à qui passait pour survivre. Mais ce n’était pas le cas d’Anastasia. Il la regarda avec dédain. Et pour une fois, ce qui lui arrivait rarement, Anastasia comprit qu’elle ne lui faisait aucun effet. Elle resta tout sourire, mais son regard avait eu un de ces éclairs de rage qui n’avait pas échappé à Andrew. Il ne bougea pas, mais quand elle posa sa main sur son bras et approcha son visage du sien, il la fit vivement basculer et elle se retrouva la tête sous l’eau. Il se détourna, remonta tranquillement sur la berge, se dirigea vers l’endroit où il avait posé ses affaires et commença à se rhabiller.

Anastasia s’était relevée, crachant l’eau, les cheveux dégoulinant devant son visage qu’elle repoussa d’un geste rageur.

- Pas la peine d’essayer votre petit scénario sur moi, Miss Jenkins. Vous devriez plutôt aller vous rhabiller avant que Frégolo vienne piquer votre petite culotte s’il vous en reste une. Elle pourrait encore vous servir.

Puis sans plus s’occuper de l’ingénieure en chef, il regagna le campement. Et quand il y revit Maëva, il se dit que non, pour rien au monde, il n’aurait voulu tenir Miss Jenkins entre ses bras.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 14. April 2013, 12:54:52 Uhr
Coucou Limeye!

Hou! Hou! Ça devient palpitant tout ça! Maintenant que ça a foiré avec Barrett, qui d'autre aura-t-elle dans sa mire? Elle pourrait commettre d'autres erreurs. J'ai hâte de voir comment les choses vont se développer. [jump] [jump] [jump] [respekt]

Tourlou!

Frégo
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 14. April 2013, 15:17:23 Uhr
Coucou Frégo !

oui, elle a tenté de s'attaquer à plus fort qu'elle... Et des erreurs, elle va forcément en faire d'autres. J'essaye de les amener les unes après les autres, tout en maintenant le suspens. L'intrigue s'en trouvera peut-être un peu rallongée... mais bon, je vois à peu près comment me dépatouiller de tout cela. Il faut juste que j'arrive à écrire plusieurs pages de plus pour voir si tout se coordonne bien ! Je reste preneuse d'idées et de suggestions bien entendu.

néanmoins, ma question est aussi la suivante : est-ce toi ou est-ce moi qui fait éclater la dernière bombe, à savoir dévoiler tout le jeu d'Anastasia ?

je vous livre un autre petit passage en attendant;

Bizz

Limeye  :)


Andrew ne parla qu’à Curtis de sa mésaventure avec Anastasia. Il ne souhaitait pas vraiment que cela en arrive aux oreilles de Maëva ou de Joan, pour ne pas les inquiéter. Mais avec prudence, car il savait qu’ils faisaient face à un véritable serpent à sonnettes, il se mit à la surveiller. Maëva s’en rendit compte très vite, mais elle lui faisait confiance et devina qu’il avait de bonnes raisons de le faire. Se pouvait-il qu’Andrew ait perçu quelque chose ?

Maëva avait très vite compris que Miss Jenkins n’était pas claire, mais quel rôle jouait-elle vraiment ? Un seul homme, peut-être, pouvait le leur apprendre, encore fallait-il qu’il trouve le courage de le faire. Et pour l’heure, celui-ci manquait diablement de courage.

Les journées de Maëva, à cette période du chantier, ressemblaient beaucoup plus à celles de Joan : il n’y avait plus de blessés sérieux sur lesquels veiller, pas de malades. Chaque matin, avant qu’ils ne repartent au chantier, elle et Joan s’occupaient de refaire les pansements nécessaires. Puis elles préparaient d’autres onguents, sachant que dans la journée ou le soir, elles en auraient certainement besoin. Après le petit déjeuner, qu’elles, Okapaï, Berenson et quelques hommes s’activaient à rendre le plus copieux possible, ils rangeaient rapidement les affaires, faisaient un peu de vaisselle. Deux ou trois hommes partaient alors à la rivière pour laver les grandes marmites vides. Ils relançaient ensuite le feu et s’activaient à préparer le repas du midi. Le chantier n’étant pas très loin, les hommes revenaient manger par petits groupes, le travail ne s’arrêtant jamais tout à fait. Curtis, Ezra, Kim Ivan et Grabo revenaient rarement déjeuner et mangeaient sur place pour pouvoir poursuivre le travail. Cette organisation leur permettait de ne pas perdre de temps et pour Curtis, le temps était devenu son premier souci. Avec Joan.

L’après-midi, les deux jeunes femmes s’installaient pour tanner les peaux, puis ranger les provisions que ramenaient le groupe de Nekiri et les cuboïdes. Puis tous s’activaient à préparer le repas du soir. Nékiri et Andrew avaient jugé qu’il était plus efficace et surtout moins fatiguant d’attendre le retour du petit groupe de cueilleurs-chasseurs pour le faire.

Maëva passait donc beaucoup plus de temps qu’avant avec Joan, même si elles n’avaient jamais été bien loin l’une de l’autre. Mais elles avaient, en ces journées, plus le temps de parler, et leur amitié ne faisait que se renforcer. Leur amitié et l’admiration qu’elles avaient l’une pour l’autre. Depuis son agression par Molemos, néanmoins, Maëva se sentait étrangement soucieuse pour son amie. Alors que Joan aurait dû se sentir plus tranquille, maintenant que le risque de viol était écarté, même si l’une comme l’autre savait qu’un dérapage était toujours possible - ce dont Andrew, Curtis et les quelques autres étaient aussi bien conscients -, Joan avait toujours le regard sombre. Un matin, alors qu’elles se trouvaient seules dans le dispensaire, la jeune médecin osa parler avec elle plus directement. Andrew allait seulement entendre la fin de leur conversation, alors qu’il entrait pour récupérer la pierre à aiguiser.

- Joan, quelque chose te soucie. Pourtant, les hommes sont plus calmes, maintenant que nous sommes débarrassés de Molemos et de ses complices. Tolek et Sinqué se tiennent tranquilles, et je ne pense pas qu’ils oseront s’en prendre à nous désormais. Kim et Grabo ne les lâchent pas !
- Non, Maëva, ce n’est pas cela… je n’ai plus cette crainte constante, même si nous ne sommes pas à l’abri, ni toi, ni moi…
- Bien entendu, je le sais moi aussi, et je ne m’aventurerai pas seule dans la jungle ou à la rivière, c’est évident. Je ne suis pas folle comme Anastasia. Celle-là, je me demande si tout le camp ne lui sera pas passé dessus avant la fin de notre séjour !

Joan la regarda alors avec des grands yeux.

- Tu crois vraiment qu’elle veut…
- Joan, à part Curtis, qui ne la touchera certainement pas parce que tu es la seule qui puisse l’approcher, sois sans crainte à ce sujet, Ezra, Kim, Nekiri et Andrew, qui savent très bien qu’il vaudrait mieux plonger dans un nid de serpents à sonnettes que se retrouver avec cette donzelle, aucun homme ne peut lui résister, je le crains.

Maëva pensa à autre chose, mais garda ses pensées pour elle-même, pas la peine d’inquiéter Joan encore plus. Elle reprit alors :

- Joan, cette nuit, tu as pleuré, et ce n’est pas la première fois.

Joan secoua la tête. Elle ne voulait rien dire de ses craintes. Mais Maëva était trop proche de la jeune femme, elles se côtoyaient depuis plusieurs semaines et il était difficile d’échapper à sa perspicacité. Elle comprit le silence de Joan, l’entoura affectueusement de ses bras.

- Il faut garder espoir, Joan. On s’en sortira. Et il vivra.

Ce fut à cet instant qu’Andrew entra et il sentit qu’il interrompait alors un moment grave. Maëva le regarda étrangement, il lui adressa un sourire chaleureux qui fit du bien à la jeune femme, la réconforta alors qu’elle se sentait depuis quelques instants totalement impuissante. Elle répondit par un simple signe de tête à Andrew, comprenant qu’elle pourrait désormais toujours compter sur lui quand elle-même se sentirait flancher.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 14. April 2013, 16:59:52 Uhr
 [animtwink]
 bonjour  Limeye,

 [goodjob] la scène du bain, chapeau! le dialogue m'a intriguée, je vais l'exprimer en smileys...;

 [confusion3] [idea] [baby] [angel] [suspicous]


ou non?


impatiente de lire la suite de ...Frego [jump] [jump]  ou la tienne [jump] [jump] ? Allez  [work] [sm]


bizz [hello]



Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 14. April 2013, 18:37:03 Uhr
Coucou à toutes !

je n'avance pas bien vite dans la rédaction de la suite, qui est assez délicate, car il me faut bien organiser tous les enchaînements, ne pas aller trop vite sur certains points, tout en faisant avancer le récit quand même... bref, il va peut-être vous falloir patienter un peu, tout dépendra comment j'arrive à avancer. J'espère juste pouvoir vous livrer tout cela au fil des 2-3 prochains jours.

petite question, Elaine, avais-tu des doutes concernant la proie à laquelle miss Jenkins allait s'attaquer ? Mais même sans Barrett (dont j'aime beaucoup l'humour  :D !), elle a largement encore de quoi nuire...

bon, j'y retourne !

bizz et bonne fin de journée, bon après-midi etc...  ;) et bon retour chez elle à Flamme !

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 14. April 2013, 21:41:44 Uhr
Voilà, voilà, ça s'éclaircit de mon côté, pas forcément encore du vôtre et pas franchement du leur, mais vous allez juger par vous-même.

Le récit est un peu long, j'ai essayé de l'alléger au maximum avec des dialogues, dès que c'était possible...

Début de la livraison !

Limeye  :)



Toute la structure du vaisseau était désormais terminée et ils réalisaient les aménagements intérieurs. Ce serait spartiate et Curtis allait à l’essentiel : il privilégiait le poste de pilotage, la salle des machines, les réserves pour la nourriture et une petite pièce pour les femmes. Il leur faudrait au moins 8 à 10 jours de voyage pour rejoindre le système solaire, d’après les estimations de Simon.

L’organisation du chantier s’était un peu modifiée : il avait moins besoin de force brute que de finesse. Il allait avoir besoin de Joan et de Maëva sur le chantier. Car Mala et Simon avaient entamé la construction des appareils de pilotage. Mais les petites mains et les doigts fins des femmes allaient leur être nécessaire pour certains assemblages. Simon pouvait les faire avec ses rayons, mais à trois, voire quatre si Miss Jenkins s’y mettait aussi, il gagnerait du temps. Et du temps, il ne fallait vraiment plus en perdre. Il le sentait à chaque jour qui passait, l’échéance ultime approchait. Avec Kim, ils allaient alors répartir les équipes différemment, et surtout renforcer celle de Nekiri, de façon à préparer les réserves de nourriture suffisantes pour le voyage.

Mais avant le briefing de ce soir-là, alors qu’ils prenaient tous leur repas dans une ambiance presque détendue, ce qu’il n’aurait jamais imaginé il y a encore quelques temps, un autre souci lui revint à l’esprit en regardant toute cette troupe rassemblée. Son regard se porta quelques secondes sur Miss Jenkins, qui mangeait, entourée par "ses" hommes. Plusieurs fois, on l’avait mis en garde contre elle, Kim, Joan et tout récemment encore Andrew qu’elle avait cherché à prendre dans ses filets. Que voulait-elle ? Il refit le compte de ses amants, réels ou supposés, gardiens, policiers, les ingénieurs – sauf Mac Clinton, mais sans doute lui avait-il échappé à cause de Joan, ce qui réveilla la pointe de jalousie qu’il ressentait toujours un peu à l’encontre du jeune homme, même s’il appréciait son intelligence, son courage et ses capacités. Il se dit alors qu’après avoir organisé des rondes pour veiller à la tranquillité du camp, rondes qu’ils avaient supprimées après l’abattage du cactus, il lui fallait veiller à la sécurité du vaisseau. Non qu’aucun ici ne soit assez fou pour le détruire, mais qui pouvait lui garantir que certains ne chercheraient pas à partir sans les autres ? Or seul Grag pouvait rester sur le chantier la nuit. Non seulement, il n’avait pas besoin de dormir, mais en plus, il serait assez fort pour faire face à une attaque potentielle. Sans compter qu’avec Frégolo et Limaille, il pourrait les avertir aisément. Mais demander à Grag de rester sur le chantier, c’était ne plus avoir de garanties pour la sécurité de Maëva et de Joan la nuit, et cela, il ne pouvait pas plus se le permettre qu’il ne pouvait se permettre de voir le vaisseau tomber aux mains d’Anastasia. Il avait bien pensé à les faire dormir avec eux, mais cela réveillerait des convoitises. Oh, certes, il savait bien que plus personne ici n’ignorait sa liaison avec Joan, mais leur discrétion avait aussi participé à calmer les hommes. Mais si Maëva et elle dormaient avec eux, ce fragile équilibre qu’ils étaient parvenus à mettre en place pourrait à nouveau se briser. Il devait garder la confiance des hommes, de tous ces hommes. Il allait aborder la question avec Kim et Simon, voire Andrew.

Après le repas, comme à l’accoutumée, un petit groupe se chargea du rangement, de la vaisselle. Il restait suffisamment de soupe dans une des grandes marmites pour le petit déjeuner du lendemain matin, mais Nekiri constata que le pain manquait."Ca va devenir difficile de trouver des céréales…, on perd vraiment beaucoup de temps à les chercher et à les ramasser. Je parlerai de cela ce soir avec le Capitaine."

Maëva fit défiler devant elle les hommes dont c’était le tour d’aller au bain, elle prévoyait déjà que la veille de leur départ, tous y passeraient pour qu’ils puissent voyager dans les meilleures conditions d’hygiène possible, au moins les premières 48 heures. Ensuite… et bien ensuite, ils feraient avec les moyens du bord. Elle avait eu l’occasion de parler de cela avec Simon et ils avaient prévu au mieux. Pendant ce temps, Joan refaisait certains pansements. Puis les deux jeunes femmes se rendirent à leur tour à la rivière, une fois les hommes revenus, avec Grag, Frégolo et Limaille. Quand elles revinrent, elles comprirent que le briefing n’était pas terminé, même si elles avaient aperçu Anastasia s’éloignant avec l’un des ingénieurs et deux gardiens.

- Et bien, elle a de l’appétit ce soir, Miss Jenkins, grinça Maëva entre ses dents.

Joan ne lui répondit pas, mais son visage qui s’était un peu détendu avec le bain se referma en voyant l’ingénieure en chef s’éloigner.

- Je ne suis pas tranquille, Maëva. Elle va chercher à tuer Curtis, j’en suis presque certaine.
- Elle ne pourra pas piloter seule.
- Avec les ingénieurs, si.
- Je me demande si ce n’est pas Curtis qu’il va falloir faire escorter par Limaille et Frégolo désormais, reprit Maëva avec son habituel bon sens.
- Ca pourrait être une bonne idée. En tout cas, nous lui dirons ce soir ce que nous avons vu. Il ne doit rien ignorer de ce qu’elle trame, même si nous ne savons pas exactement de quoi il s’agit. Plus la fin du chantier approche et plus les convoitises se réveillent.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 14. April 2013, 22:39:11 Uhr
Coucou Limeye!

J'ai apporté une précision concernant l'incinération de Molémos, Travis et Stone. Ezra a confié les cendres à Kim Ivan pour eviter de mettre les oeufs dans le même panier. Pour ce qui est du complot. Plusieurs personnages ont des parties d'information. Il s'agit de les amener à faire des liens.  [idea] Je sais que je veux amener Bérenson à jouer un rôle pour planter le clou dans le cercueil d'Anastasia et racheter ses fautes. J'aimerais aussi qu'Ezra ajoute un grain de sel.

Il y a assez de matière pour qu'on soit deux à écrire là dessus.  ;D

Tourlou!

Frégo  8)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 15. April 2013, 02:04:50 Uhr
Coucou Frego et Limeye,

Eh bien, la tension remonte on dirait, merci Anastasia!

D'ailleurs si je lis ce qui arrive a Joan comme l'a fait Elaine  ;D, alors je me demande si Anastasia non plus ne se trouverait pas avec le meme "souci" - d'autant plus que la frequence de ses petites "sorties" nocturnes etait bieeeen superieure...

O-tho qui se rejouit de lire la suite...
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 15. April 2013, 09:17:12 Uhr
Coucou Frégo et O-Tho !

Frégo : ok pour la modification, c'est une bonne idée... qui va parfaitement coller avec la suite que j'imagine ! Quant à Berenson, moi aussi, je veux qu'il joue un rôle et c'est prévu également. J'ai bien avancé dans la rédaction, je vous en livre la suite et je m'y remets, j'ai tout en tête, maintenant, faut que j'écrive ! Mais je viens d'expédier mon fils à l'école, je vais avoir plusieurs heures tranquilles devant moi pour le faire  :)

O-Tho : en ce qui concerne Anastasia, je t'avoue que ce qui lui arrive éventuellement... bah... elle l'a bien cherché  ;D Je vais encore développer la rouerie de ce personnage, vous allez voir...

bizz et bon début de journée !

Limeye  :)


Quand elles arrivèrent au campement, elles furent surprises de constater que le briefing n’était pas terminé. Andrew, Kim, Ezra, Nekiri, Simon et Curtis étaient toujours en discussion. Ils avaient laissé repartir Grabo, que Kim mettrait discrètement au courant de leurs dernières décisions, pour faire croire à Miss Jenkins que leur réunion était terminée. Celle-ci avait semblé de toute façon bien contente de pouvoir les quitter, ce qui n’avait pas manqué d’éveiller les soupçons d’Andrew. Les questions soulevées par Nekiri et Curtis posaient problèmes et aucun ne voyait vraiment comment les résoudre.

- Combien de jours faut-il encore pour achever le vaisseau, Capitaine ?
- 4 à 5, grand maximum. Il reste quelques menus travaux à réaliser à l’intérieur, et d’ici deux jours, nous pourrons commencer le chargement des provisions. Il va falloir que votre équipe soit sérieusement renforcée à partir de demain, Nekiri. Nous pouvons envisager un léger rationnement, en ne consommant désormais que ce qui ne sera pas transportable. Tous les fruits, les légumes qui ne sont pas fragiles, la viande séchée devront être laissés de côté pour être rangés à bord du vaisseau. Il faudra aussi organiser le chargement en eau, mais nous utiliserons la petite pompe que Grag a fabriquée pour aller plus vite.
- Capitaine, puisque nous parlons des approvisionnements, nous manquerons de pain à partir de demain. Aujourd’hui, nous n’avons trouvé aucune réserve de céréales.
- C’est ennuyeux, car je pensais vous demander d’en fabriquer dans les prochains jours, que nous n’aurions pas consommé. Tant pis, nous ferons sans, mais si jamais, au cours de vos pérégrinations, vous trouviez des céréales, prenez-les, même si la quantité est réduite, car le pain est un aliment qui se conservera bien et que nous pourrons garder à bord. Nous devons tous avoir à l’esprit qu’il va nous falloir 8 à 10 jours pour rejoindre le système solaire, dès que nous en serons assez proches, nous pourrons tenter d’envoyer un message de secours, mais je ne veux pas épuiser nos réserves de calcium en utilisant trop tôt l’émetteur. Je veux être certain que notre message sera reçu, quitte à rallonger le voyage d’une journée pour cela.

Il marqua une courte pause, Nekiri avait compris.

- Vous allez donc avoir des renforts, Nekiri. Au moindre souci cependant…
- Je sais ce que j’ai à faire, Capitaine.
- Bien, maintenant, j’ai un autre souci à aborder avec vous tous. Si tout va bien, nous devrions donc pouvoir partir d’ici 4 à 5 jours. Mais plus nous approchons du départ, plus les hommes redeviennent aussi nerveux. Je sais que chacun craint que la planète ne se désintègre avant notre départ, hors d’après les derniers calculs de Simon, cela ne devrait pas survenir avant deux semaines. Nous avons donc un peu de marge, mais pas question de la gaspiller. Sans compter que son explosion créera des distorsions et rendra la navigation très dangereuse dans les alentours avec les débris. Plus vite nous serons partis, et mieux ce sera.
- Quel est donc le problème, Capitaine ?, demanda Kim.
- Kim, Nekiri, j’ai confiance en vous, totalement, vous le savez. Et sachez que ma confiance n’en est pas le moins du monde altérée par ce que je vais vous dire. Mais je crains que certains ne veuillent s’emparer du vaisseau et partir seuls. Cela n’arrivera pas tant que les appareils de navigation ne seront pas en place, ainsi que la nourriture et les réserves d’eau. Mais il nous faut veiller maintenant à la sécurité du vaisseau, comme nous avions veillé à la sécurité du camp.
- A quoi pensez-vous, Capitaine ?, demanda Nekiri.
- Le plus simple serait que Grag reste auprès du vaisseau continuellement. On pourrait même prétexter qu'il y travaille, éventuellement avec Mala une nuit sur deux, ce qui serait suffisant pour Mala pour se reposer. Cela nous ferait en plus gagner un peu de temps. Le souci, dans ce cas, c'est que Joan et Maëva ne seront plus protégées la nuit. Simon peut veiller, mais il travaille lui aussi sur les appareils de navigation, et ce, jour et nuit. Je ne sais pas comment faire.
- Nous pourrions organiser des tours de garde, comme nous l'avions fait pour le campement, dit Andrew. Avec des hommes sûrs. Ce ne sera que pour quelques nuits, de toute façon...
- Et si elles dormaient avec vous, Capitaine ? Dans votre abri ?, dit Nekiri. Cela éviterait des tours de garde.
- C'est l'autre possibilité, mais...
- Vous craignez que cela passe pour une sorte de favoritisme ?, dit Kim avec un léger sourire.
- En effet. Sans compter que Miss Jenkins est quand même censée dormir avec elles, même si ce n'est pas arrivé bien souvent, et que je ne sais pas ce qu'elle dira de ce changement.
- Vous craignez vraiment ces derniers jours, Capitaine, dit alors Ezra qui le connaissant bien, se doutait qu'il cherchait avant tout à préserver leur fonctionnement, à terminer le vaisseau dans une ambiance aussi sereine que possible et à anticiper sur le déroulement du voyage.
- Oui, et je veux éviter tout débordement.
- Alors, adoptons la solution du Major. Vous laissez Grag au chantier, avec Simon et Mala. La nuit où Mala se reposera, il pourra le faire au dispensaire, je pense que ça ne soulèvera aucune objection, dit Kim, pour résumer la situation. Et les nuits où il faudra veiller, et bien, nous nous relayerons. Pas besoin d'être nombreux, deux, cela suffira, et en trois équipes. Grabo, Nekiri, et moi-même côté prisonniers, le Major, le colonel et vous-même ou Mac Clinton en qui on peut largement avoir confiance aussi. Qu'en pensez-vous ? Et il y aura toujours quelqu'un d'armé dans le binome.
- Ca me paraît la meilleure solution, Kim, dit Curtis. Mais juste une remarque, cela fait longtemps que vous n'êtes plus prisonniers...
- Mais nous allons le redevenir. Cela vous le savez autant que moi, sinon, vous ne seriez pas aussi inquiet pour les jours à venir.

Curtis ne répondit rien, mais hocha simplement la tête. Kim avait parfaitement raison.
 
A ce moment-là, ils entendirent un peu de bruit à l'extérieur de la cabane, c'était Joan et Maëva qui s'approchaient. Intrigués, les hommes les firent entrer. Ce qu'elles avaient à leur dire ne calma pas les inquiétudes de Curtis, et renforça la détermination des autres. La protection du vaisseau s'avérait désormais plus que nécessaire. Le Capitaine décida d'envoyer aussitôt Grag sur le chantier, avec Simon. Mala passerait la nuit avec les femmes. Frégolo resterait avec lui, Limaille accompagnerait Grag.

Kim et Nékiri ressortirent, cherchèrent Mala et Grag pour les informer que leur chef souhaitait leur parler, puis ils rejoignirent Grabo pour le mettre au courant des nouvelles dispositions. Joan resta un peu avec Curtis, il la devinait inquiète et tendue. Ezra et Andrew les laissèrent un moment seuls.

- Curt, soit vraiment prudent. Ne reste pas seul, ni sur le chantier, ni ailleurs...
- Ne crains rien, personne n'a intérêt à me faire disparaître avant la fin du chantier, ni même le décollage. Nous avons pris des mesures pour renforcer la surveillance du chantier pour les dernières nuits. Je vais aussi avoir besoin de Maëva et toi là-bas pour finir les assemblages des appareils de navigation. Vos mains plus fines nous seront utiles. La majorité des hommes sera désormais affectée à la nourriture, et notamment pour faire des provisions.

Elle secoua doucement la tête, il déployait vraiment toutes ses facultés d'organisation dans ce défi. Mais elle avait peur. Il la prit contre lui, pour la rassurer. Puis il s'écarta légèrement, la força à le regarder :

- Sois sans crainte, mon amour, d'ici 5 jours au maximum, nous serons partis.
- J'ai peur pour toi, Curt.
- Je sais, et moi, pour toi. Sois forte et courageuse, comme tu l'as été depuis le début de cette étrange aventure. Je te fais confiance pour cela.

Elle se blottit tout contre lui, le serrant fort contre elle.

- Va dormir, mon amour. Ce que vous aurez à faire à partir de demain sera fatiguant.

Il l'embrassa longuement, puis la laissa aller. Mais en voyant sa fine silhouette s'éloigner, il eut un pressentiment. "Elle me cache quelque chose...".

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 15. April 2013, 11:14:35 Uhr
J'avais prévenu, difficile de faire court pour ce passage, ces derniers jours sur le Météore, avec tout ce que cela implique. Et encore, j'aimerai caser un petit tête à tête entre Andrew et Maëva, mais je me demande s'il ne faut pas laisser cela pour plus tard  ;)

suite promise !

Limeye  :)


Pendant ce temps, près de la rivière, une réunion tout aussi sérieuse que celle qui s'était déroulée au campement était organisée. Anastasia, son frère, Féofar, Sabaru l'ingénieur, et deux gardiens discutaient avec animation.

- Combien d'armes aurons-nous ?, demanda Anastasia à son frère.
- Trois, celles d'Ogarev, Mérich et Féofar. Difficile d'en prendre d'autres, sans se faire remarquer.
- Bien. Pour l'instant, qu'Ogarev et Mérich continuent à se faire oublier, de même que Sinqué et Tolek. Et surtout, qu'on ne vous voit pas ensemble, et débrouille-toi pour leur faire parvenir les dernières décisions discrètement !
- Aucun souci. Mérich et Féofar font partie des cueilleurs, ils peuvent aisément s'isoler. Mérich, Ogarev et Sinqué dorment dans la même cabane, quant à Tolek, je peux le croiser facilement.
- Parfait. D'ici trois jours, grand maximum, deux plus certainement, car à partir de demain Joan et Maëva aideront à l'assemblage des appareils de navigation, le vaisseau sera prêt à décoller. Mais il faut qu'ils aient eu le temps de charger suffisamment de nourriture pour plusieurs jours de voyage pour nous tous. Je ne pense pas que nous pourrons partir avant trois jours. Lorsque nous utiliserons le signal convenu, il faudra alors être prêts ! Sabaru, tu auras la charge de récupérer le calcium. Ce sera la partie la plus délicate de notre plan. Tu dors dans l'abri de Flam, tu sais donc où il l'a entreposé. Johnson et Smith seront à proximité pour t'aider à le transporter.

Sabaru acquiesça. Elle lui faisait sacrément confiance pour lui demander ce travail. Il voulait absolument le réussir, ne pas la décevoir. Elle était si belle, si chaude... Jamais aucune femme ne l'avait aimé comme elle. Il ferait tout pour elle, même la partager avec les autres, car une fois de retour sur Terre, elle lui avait promis de n'être qu'à lui, que c'était de lui qu'elle rêvait, à qui elle pensait quand elle était avec les autres. Mais qu'il fallait en passer par là pour réussir leur plan.

- Bora, il faudra que Mérich laisse son arme à Sabaru, c’est plus sûr, le temps qu’il récupère le calcium.
- Ce ne sera pas simple de lui faire lâcher son arme.
- Peut-être, mais fais lui comprendre qu’il n’a pas le choix s’il veut partir avec nous.
- Bien.

- Avez-vous d'autres questions ?, demanda Anastasia. Sachez que nous n'aurons sans doute pas la possibilité de nous réunir à nouveau comme ce soir, c'est donc maintenant qu'il faut envisager toutes les possibilités. Nous risquerions d'éveiller des soupçons, et il ne faut prendre aucun risque. La discrétion, l'obéissance servile, même si c'est difficile à supporter, sont le gage de notre réussite.
- Le plus dur sera de résister à tuer Flam et sa cocotte, dit Bora Boru.
- Je sais, mais ce serait trop difficile et nous nous consolerons en imaginant leur mort lors de l'explosion de la planète. Une fois que nous serons partis, ils n'auront plus aucun moyen d'échapper à leur destin, répondit sa sœur avec un sourire cruel.

Les comploteurs se séparèrent alors, regagnant le campement les uns après les autres. Sabaru resta avec Anastasia pour la nuit.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 15. April 2013, 11:28:05 Uhr
 [goodjob] hello!  :o

allez Bora Boru va déraper...Anastasia [ripper]

bon, ben la suite, quoi! ;D [jump]


a plus, sinon je me fâche [work] [sm] ;D

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 15. April 2013, 11:35:38 Uhr
Vraiment ?  ;)


Les changements dans l'organisation irritèrent Anastasia, mais plus encore, le fait de ne pas en avoir été informée. Elle en était restée au fait que Joan et Maëva viendraient les aider sur le chantier, ce qu'elle pensait être un avantage : ses complices, et notamment les ex-détenus, pourraient se parler plus aisément dans la journée. Et Andrew n'ayant plus les femmes à protéger au campement s'en absenterait peut-être pour aider au chargement du vaisseau ou à la collecte de nourriture, ce qui permettrait à Sabaru de voler le calcium. Il lui serait facile de trouver un prétexte pour rester au camp, il était même prêt à se blesser pour cela, cet imbécile.

Anastasia soupira. Vivement que tout cela se termine, elle en avait assez de jouer avec des seconds couteaux. Son seul regret serait de ne pas avoir pu attirer Flam dans son lit, c'est sûr qu'elle se le serait bien fait. Cette petite dinde de Joan avait vraiment trop de chance. Qu'il aurait été bon de la voir mourir...

Le fait que le chantier soit désormais surveillé par Grag la nuit ne l'arrangeait pas. Il allait falloir trouver le moyen d'éloigner le robot. Il faudrait peut-être sacrifier un ou deux hommes, pour l'occuper le temps de monter à bord. Sinqué et Tolek seraient les seuls dont elle pourrait se passer. Dommage, car Tolek était un sacré bon amant, peut-être un des meilleurs de son séjour ici. Mais elle n'allait pas s'apitoyer pour si peu. Aucun des deux n'avaient de compétences particulières, ils ne savaient pas piloter, ils n'avaient pas d'armes en leur possession. Mais ils pouvaient être des hommes de main utiles, car dépourvus de la moindre capacité à prendre des initiatives et obéissants. Elle avait hésité quand son frère avait insisté pour les embarquer dans l'aventure, finalement, ils allaient peut-être bien lui servir...
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 15. April 2013, 11:49:01 Uhr
 [loveu] merci, t'es un ange

bon on la tue quand  la peste? >:(
bizz a plus


Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 15. April 2013, 13:30:12 Uhr
La mort d'Anastasia ? Hum, la mort serait encore trop douce pour cette engeance... je ne sais pas ce que Frégo pense en faire, alors, moi...  [smash]

Encore un bout !

J'espère que ça convient à tout le monde ?

Limeye  :)


Durant deux jours, Joan et Maëva aidèrent à l'assemblage des pièces, et le soir du deuxième jour, le vaisseau était définitivement prêt. Curtis, Simon, Mac Clinton et Grag travaillèrent jusque très tard dans la nuit pour terminer la pose des appareils et les tester. Ils ne dormirent que quatre heures cette nuit-là. Au matin, avant l'aube, un violent séisme les réveilla tous, et ce furent très inquiets que les hommes se rassemblèrent pour déjeuner, plus tôt que d'habitude.
 
Curtis prit une nouvelle fois la parole, devant tous, pour leur expliquer que c'était peut-être leur dernier jour sur l'astéroïde.

- Aujourd'hui, nous effectuerons les derniers réglages à bord du vaisseau. Et nous finirons l'approvisionnement. Hier, Nekiri a rapporté des céréales, un petit groupe restera pour faire du pain, un autre séchera la viande qui a été rapportée hier. Le groupe des cueilleurs fera un dernier tour ce matin, et nous chargerons les dernières provisions et rempliront les cuves d'eau. Dès que nous serons prêts nous partirons, ce soir, si c'est possible ou dans la nuit. Un dernier bain est prévu pour tous avant l'embarquement. Le Docteur Sanchez passera également en revue toutes vos blessures, même celles qui vous semblent superficielles. Elle restera au campement toute la journée et vous pourrez aller la voir, les uns après les autres. Surtout n'hésitez pas, nous allons voyager dans des conditions spartiates et ce, durant plusieurs jours. La moindre blessure sera plus difficile à soigner dans le vaisseau qu'ici. Même si elle a prévu une bonne réserve d'onguents et de pansements, il vaut mieux prévenir que guérir. Si vous avez la moindre question, Kim Ivan, le Major Andrew et moi-même sommes là pour y répondre. Bonne journée et bon courage à tous.

Les hommes se levèrent alors en silence et chacun gagna le groupe auquel il avait été assigné pour la journée.

La présence de Maëva au campement n'arrangeait pas Anastasia, non pas que la jeune femme lui causerait de souci, elle serait trop occupée par son travail, mais cela signifierait qu'Andrew y resterait. Dommage de ne pas avoir pu le mettre de son côté ! Pourquoi cet idiot lui avait-il résisté ? Il n'était pas homosexuel, elle en était certaine. Alors, avait-il une femme ? Ou... la lumière se fit dans l'esprit d'Anastasia. Bien sûr, c'était la Docteur Sanchez. Dire qu'elle se rendait compte de cela seulement maintenant ! Néanmoins, elle ne voyait pas comment exploiter cette faille.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 15. April 2013, 14:15:42 Uhr
Bon, ça y'est, j'ai tout bouclé, je peux tout vous livrer... et j'ai même réussi à caser le dialogue entre Maëva et Andrew  [eyeheart]

Je poste en plusieurs fois par contre. J'espère que ça tient la route, que ça t'ira Frégo !

Limeye  :)


Au chantier, Ezra et Kim surveillaient le chargement de la nourriture. Joan était restée avec eux, Curtis le lui avait demandé. Il savait qu’elle aurait été utile à Maëva et s’en voulait un peu de priver la jeune médecin de cette aide pour la vérification et les soins des blessures, mais il ne pouvait supporter l’idée qu’il lui arrive quelque chose à quelques heures du départ. Même s’il n’en laissait rien paraître, et que seuls ses amis proches et Joan pouvaient deviner la tension qui l’habitait, il était inquiet. Anastasia était sur le chantier également, faisant sérieusement ce qu’elle avait à faire. Il chercha des yeux "ses" complices, ne vit pas Sabaru, mais se souvint qu’il boitait depuis trois jours. "Il doit être au dispensaire", songea-t-il. Il soupira. Il ne pouvait pas démultiplier Mala ou Grag pour surveiller tous les fauteurs de trouble potentiels… Sinqué et Tolek étaient là, Grabo ne les lâchaient pas. D’autres complices d’Anastasia manquaient également à l’appel, mais ils faisaient partie des équipes de cueilleurs, il les avaient vus partir après le déjeuner avec Nekiri.

L’après-midi touchait à sa fin, le chargement des provisions était terminé, de même pour l’eau. Tous les appareils étaient en place. Kim ordonna alors aux hommes de rentrer au campement et d’aller prendre un dernier bain.

- Et frotter bien partout ! Lavez vos vêtements aussi ! Le moindre idiot qui revient avec des puces entendra parler de moi !

La remarque fit légèrement sourire Joan. Le chef pirate poursuivait cependant :

- Et quand vous serez propres, allez manger ! Un dernier repas nous attend, puis nous embarquerons.

Les hommes ne se le firent pas dire deux fois, tous gagnèrent la rivière.

Mac Clinton s’approcha alors de Curtis :

- Capitaine, quand voulez-vous installer l'émetteur ?
- Au dernier moment. Nous le brancherons durant le vol. Pas la peine de s’en inquiéter pour l’instant. Tout comme le calcium que nous irons récupérer juste avant d’embarquer.
- Vous n’avez laissé personne au campement pour les surveiller…

Curtis regarda le jeune ingénieur avec inquiétude.

- J’ai pensé au vaisseau, George… vous avez raison. Allez au campement, et dites à Andrew de mettre un homme sûr dans notre abri, ou d’y faire de fréquents passages. Puis revenez ici, immédiatement.
- Bien, Capitaine. A tout de suite.

Il se dit qu’il avait peut-être fait une erreur fatale, ferma les yeux un instant. Quand il les rouvrit, il croisa le regard de Joan, qui, aux côtés de Mala et de Simon, terminait quelques menus ajustements sur un des écrans radars qu’ils avaient encore à embarquer.

"Non, ça va aller", se dit-il. "Ca va aller. Le mal ne peut être partout… Encore quelques heures à tenir."

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 15. April 2013, 14:33:25 Uhr
Sabaru s’était éclipsé sans difficulté du chantier et avait rejoint le campement en faisant un large détour. Non loin de l’abri dans lequel il dormait, et qui était aussi celui du Capitaine, d’Andrew et d’Ezra, il avait retrouvé Merich qui lui avait remis son arme, ainsi que Johnson et Smith, deux gardiens qu’Anastasia avait embrigandés. Il se glissa en silence dans la cabane pendant que ses trois complices restaient à couvert. Il jeta un œil au dehors, il ne restait qu’un petit groupe s’activant autour du feu, pour préparer le repas du soir, leur dernier repas. Et quelques hommes qui faisaient la queue devant le dispensaire pour se faire soigner par Maëva. Le Major Barrett surveillait tout ce petit monde, mais il ne pouvait pas avoir les yeux partout. Et il jetait de fréquents regards vers le dispensaire, un peu inquiet d’y savoir Maëva seule avec Okapaï pour faire face à tous. Aucun homme ne semblait animé de mauvaises intentions, mais comme le Capitaine, Andrew craignait un incident de dernière minute.

Sabaru eut un sourire narquois. Barrett allait y rester lui aussi. Il n’avait pas supporté son humour anglais incompréhensible. Il revint dans la cabane, entra dans la pièce qui leur servait de chambre. L'émetteur était encore là, ainsi que la réserve de calcium. Il trouva sans difficulté les comprimés, qu’il glissa dans ses poches, mais ne put trouver qu’un seul sac de cendres, un petit. Il fronça les sourcils, se demandant où se trouvaient les autres. "Ce sont celles d’Hudson, je m’en souviens très bien. Où sont celles de Molemos, Travis et Stone ?" Un peu inquiet, il commença à fouiller la pièce, à regarder sous les lits. Aucune trace. Il n’avait pas beaucoup de temps, n’importe qui pouvait entrer dans la cabane, ou s’inquiéter de son absence. "Tant pis, on essayera de faire avec cela… deux kilos, c’est suffisant pour partir…". Il prit le sac, l’attacha solidement à son ceinturon, sur sa hanche, puis se saisit de l'émetteur. Le plus dur était maintenant de ressortir discrètement, par la fenêtre sur le côté de la cabane. Il jeta à nouveau un œil vers le campement. Barrett n’était plus là. Les hommes étaient toujours occupés. Personne ne regardait vers les cabanes. Il se dirigea vers la fenêtre du côté, l’enjamba et dans quelques secondes, il regagnerait l’abri des arbres et retrouverait ses complices.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 15. April 2013, 14:39:59 Uhr
Et le dernier morceau. Et je repasse la main à Frégo sauf...  ;)


Un tir de pistolet résonna comme un terrible signal dans la fin de cet après-midi rougeoyant. Une éruption s’était déclenchée alors que les hommes quittaient le chantier pour se rendre à la rivière. Des nuées de lave et de poussières se répandirent dans le ciel, lui donnant une couleur de fin du monde. Kim Ivan était sur le chemin de la rivière quand il entendit l’éclat du tir. Curtis encore sur le chantier. Tous deux se précipitèrent vers le campement, suivi l’un par quelques hommes, l’autre par son équipe, hormis Grag et Joan que le robot retint. Le vaisseau resta alors pratiquement sans surveillance, ce dont Anastasia et ses complices allaient profiter pour monter à bord.

L’apparition de Tolek allait suffisamment détourner l’attention de Grag qui se précipita vers lui. Joan sentit alors un pistolet se poser sur sa tempe, c’était Féofar. Anastasia s’avança vers elle.

- Maintenant, ma jolie, si tu veux rester en vie, tu embarques sans faire de zèle. Vite !

Et elle poussa Joan vers le pont d’embarquement. A cet instant, ils virent arriver Sabaru, Mérich, Johnson et Smith en courant, portant l’émetteur et le précieux calcium.

- Vite ! On décolle !
- Et Tolek ?, demanda Féofar.
- On ne peut pas l’attendre. Et je crains que le robot ne lui règle son sort de toute façon. C’était quoi ce coup de pistolet ?, demanda Anastasia avec colère.
- Berenson m’est tombé dessus quand je sortais de la cabane, répondit Sabaru. Je n’ai pas eu le choix.
- Bon, tu as de la chance, ça les a tous attirés vers le campement, on va pouvoir partir. File à la salle des machines et occupe-toi du calcium.

Sabaru disparut dans la salle des machines avec le calcium, le plaça dans les cyclotrons et Anastasia s’installa aux commandes. Joan était toujours sous la menace du pistolet de Féofar et Bora Boru lui entravait les mains. Elle se laissa faire sans broncher, elle savait que c’était inutile.

Curtis arriva au camp en même temps que Kim. Les hommes qui, quelques minutes auparavant étaient encore en train de préparer le repas du soir ou se faire soigner, étaient tous rassemblés devant la cabane des Futurmens et des ingénieurs. George Mac Clinton, l’air catastrophé, était avec eux. Il était certainement arrivé trop tard.

Andrew en sortit précipitamment :

- Maëva ! Vite ! Un blessé grave !
- Andrew, qu’est-ce qui se passe ?, cria Curtis.
- C’est Berenson, il a pris un coup de pistolet. Il est gravement blessé à l’épaule.

Ils installèrent prestement Berenson sur un des lits, réalisant les premiers gestes de secours. Maëva entra avec sa trousse de pharmacie. Berenson, sonné par le coup et par sa blessure, s’agitait pourtant.

- Restez calme, mon vieux !, lui ordonna le Major.
- Capitaine… le calcium… Sabaru… il l’a volé… j’ai… pas réussi… à…
- Taisez-vous, Berenson. Vous êtes blessé, Maëva va s’occuper de vous.
- Le vaisseau… Capitaine…

Andrew s’écarta alors du blessé pour laisser Maëva s’en approcher, et son regard croisa celui de Curtis.

- Capitaine !

C’était Mala.

- Il dit vrai ! L'émetteur a disparu, ainsi que les comprimés et les cendres !
- Bon Dieu ! Tous les hommes valides au vaisseau, avec moi !

En sortant, il faillit heurter Grag qui arrivait en tenant Tolek prisonnier entre ses mains puissantes.

- Grag ! Tu devais rester sur le chantier !
- Ce bonhomme a des choses à raconter, Capitaine !
- Plus tard ! Assomme-le et on s’en occupera après. Il faut retourner au vaisseau, vite !

Et tous se précipitèrent vers le chantier.

Simon resta avec Maëva, pour s’occuper du blessé. Andrew, après avoir ligoté Tolek, revint les aider. Il s’étonna du calme du professeur et malgré tout le sang-froid qu’il pouvait posséder, il finit par oser lui poser la question :

- Professeur ? Ils vont voler le vaisseau…
- Aucun risque. Nous avons pris certaines précautions, Joan et moi. Même Curtis n’est pas au courant. Et même en volant le calcium, ils ne pourront pas décoller.

Maëva qui avait terminé de nettoyer la plaie et avait évalué rapidement la gravité de la blessure, releva la tête :
 
- Comment cela ?
- Il faut une sorte de code, pour faire démarrer le vaisseau. Allons, Maëva, occupons-nous de cet homme. Il mérite qu’on lui sauve la vie.

Rapidement, Maëva et Simon opérèrent Berenson. Andrew les aidait au mieux. Puis quand ce fut terminé, que Maëva fut certaine d’avoir fait tout son possible, ils ressortirent de la cabane. Le campement était désert, et on n’entendait que le grondement sourd des volcans. C’était effroyable et Maëva frissonna. Que se passait-il là-bas ?

Elle voulut faire quelques pas, aller chercher un peu d’eau au puits pour se laver sommairement, mais en fut incapable. Andrew la retint et sans hésiter, la prit dans ses bras.

- Allons, docteur, restez avec nous.
- Oh, Andrew… Qu’est-ce qui nous attend maintenant ?
- Le pire et peut-être le meilleur, lui répondit-il avec son flegme habituel et un sourire qui se voulait réconfortant.

Elle le fixa intensément, puis se laissa aller contre son épaule. Il la serra contre lui, encore heureux une fois de plus d’avoir échappé au piège d’Anastasia et se dit que si le pire devait arriver dans les prochaines heures, dans les prochains jours… alors il affronterait ce pire avec encore plus de courage et de force que tout ce qu’il avait déjà eu à affronter dans sa vie et surtout au cours des dernières semaines. Il murmura doucement à l’oreille de Maëva :

- Que ce soit le pire ou le meilleur, Maëva, que m’importe si vous êtes à mes côtés.
- Que ce soit le pire ou le meilleur, Andrew, si c’est la mort qui nous attend… je serai heureuse de mourir avec vous.
- Mais je vous jure que je vais faire tout mon possible pour que ce soit la vie qui nous attende. Ce serait trop bête de devoir tout arrêter maintenant.

Et il l'embrassa. 
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frego am 15. April 2013, 19:35:42 Uhr
Coucou Limeye. Je suis au boulot. Je tacherai d'ecrire une suite pour les oiseaux de nuit cote est de l'Atlantique et en fin de soiree pour ceux qui sont a l'Ouest.

Bizz.

Frego   8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 17. April 2013, 00:56:55 Uhr
Salut les filles!

Faut pas s'absenter trop longtemps, car c'est fou ce qu'il y a à rattraper au retour!

J'ADORE la tournure que prend l'histoire, ça se rapproche de ce que j'anticipais, mais en tellement mieux! J'ai bien ri en constatant qu'Andrew a un tel sens de la répartie, juste à imaginer Frégolo se sauvant avec la petite culotte d'Anastasia...  [rolllaugh]

Et tellement émouvant, le dialogue d'Andrew et Maëva! Soupir... J'espère qu'il ne leur arrivera rien de fâcheux...

Limeye, tu as piqué ma curiosité!  [poke] Avec ce que tu en as raconté, j'aimerais bien m'essayer à lire l'histoire de Joanna, mais en cherchant dans le forum allemand les histoires à son nom, je n'ai rien trouvé qui évoquait le titre "Les seigneurs de la nuit" Peux-tu me donner un coup de main? Quel est le titre allemand? A quelle page se trouve-t-il? Est-ce bien dans la section Fan-fiction ou dans une autre?

Merci de ton aide  ;)

Bizz (j'adopte l'expression!)
Flamme
 [hello]

Un P.S. pour Elaine: tu me fais rire avec ta façon d'expédier les choses, j'avoue que j'y ai pensé aussi: on la tue quand, la peste? Moi, c'est le mot salope qui m'était venu à l'esprit... Et c'est bien toi, si j'ai bonne mémoire, qui fais tout sauter quand ça ne va plus? Une bonne explosion, et hop!   ;D
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 17. April 2013, 03:52:49 Uhr
Coucou !

c'est Frégo qui détient la suite maintenant  ;)  [work]

pour le personnage d'Andrew, vous voyez le capitaine Blake dans Blake et Mortimer ? Physiquement, c'est à lui que j'ai pensé pour créer ce personnage et comme le capitaine Blake est anglais, me suis dit qu'un peu d'humour anglais ne ferait pas de mal dans cette histoire... sa répartie précédente avec Maëva quand il revient blessé au camp en était déjà un petit aperçu... Et là, c'était vraiment trop tentant le coup de la petite culotte  ;D

pour l'histoire de Joanna, Flamme, je t'ai envoyé un mail, mais je ne sais pas si tu l'as reçu ?

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 17. April 2013, 04:07:34 Uhr
Non, Limeye, je ne l'ai pas reçu...

Quant à Blake et Mortimer, cette BD m'était totalement inconnue, je n'ai donc pas fait le lien... Pourtant, je connais un certain nombre de BD européennes, mais ça souligne un impact de ce forum: l'apprentissage de connaissances, de cultures, etc.

Bizz
Flamme
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 18. April 2013, 06:27:04 Uhr
Coucou tout le monde!

Voici la suite.

 Limeye, j’ai recensé ceux qui ont participé à l’enlèvement de Joan et à la saisie du vaisseau et les 5 gardiens du harem d’Anastasia ne sont pas mentionnés dans l’action et Ogarev non plus. Je prends donc pour acquis qu’ils n’étaient pas là lors de la prise du vaisseau; que le coup de feu à Bérenson par Sadaku a vraiment précipité les choses, forçant Anastasia  à les laisser derrière. Je prend aussi pour acquis que Sabaru est leur seul de l’équipe technique qui est à bord. Corrige-moi si c’est une erreur.

Pour O-tho: Beware! Miss Smarty Pants is back!  [devil]

 Andrew et Maëva restèrent enlacés un bon moment, s’abandonnant finalement à la présence de l’autre.  Tout à coup, Maëva sursauta.

-Joan! Elle n’était pas avec Crag lorsqu’il est revenu  ici avec Tolek! Je suis sure qu’elle est dans le vaisseau avec cette diablesse et ces brutes. Ils seront assez désespérés pour la tuer quand ils se rendront compte qu’ils ne peuvent pas faire décoller le vaisseau! Andrew, il faut faire quelque chose!

-Tout ce qui arrive est de ma faute, murmura Bérenson. La mutinerie sur le Balkan…c’est moi qui ai ouvert les cellules à distance. J’ai voulu faire plaisir à Anastasia. Elle parlait dans son sommeil. Elle disait toujours qu’elle voulait que Swan meurt que personne ne devait se rendre compte de leur association passée. Bora Boru… c’est son frère, ils complotent pour violer et tuer Joan depuis le début…elle en savait trop qu’elle disait, Anastasia. Je me suis laissé entraîner comme un petit chien dans les combines de cette salope, de cette trainée! Et Sabaru est en train de faire la même connerie. Et armé, Dieu sait de quoi il est capable.

- Bora Boru est le frère d’Anastasia en effet. Avec tous nos efforts, juste pour survivre ici et construire le vaisseau, il nous était impossible de faire le post mortem de la mutinerie. Dit Simon. Après la mutinerie j’ai pu m’enfuir et me cacher. Je me suis rendu jusqu’au cockpit juste à temps pour entendre une conversation entre eux et les entendre tourmenter Joan. Lorsque j’ai su qu’ils allaient l’enfermer avec Swan et ses officiers, je suis retourné aux cellules, me tenant prêt à l’aider. Andrew, Maëva, restez avec Bérenson. Je vais aller rejoindre les autres pour secourir Joan. Andrew, allez récupérer les cendres de Molémos, Travis et Stone. Ils sont dans les affaires de Kim Ivan. Nous en aurons peut-être besoin. Ne venez nous rejoindre qu’en cas de catastrophe imminente.

-Bien professeur, dit Andrew.

-Sauvez Joan! Dit Maëva. Elle n’a rien mérité de tout cela! Sa mort serait trop injuste!

-Je voudrais aussi éviter un lynchage. Mais le priorité sera de protéger Joan. Dit Simon de sa voix neutre.

Au même moment, Flam et son équipe avec Ezra et Kim à la tête de mutins, des policiers et gardiens couraient vers le vaisseau pour le rattraper avant qu’il soit trop tard. Il faisait machinalement l’inventaire des personnes qui étaient avec lui. Smith et Johnson n’étaient pas là. Ils faisaient parti des amants d’Anastasia. Les mutins Féofar, Mérich et Sinqué manquaient aussi à l’appel. De toute évidence, ils ont participé à la prise du vaisseau. « L’équipage d’Anastasia et Bora est vraiment composée de menu frottin. Où compte-t-elle aller avec ça? » 

À part Sabaru, tous les ingénieurs étaient présent, y comprit ceux qui avaient été les amants d’Anastasia. Ogarev, le comparse de Féofar et Merich  était présent. Les 5 gardes amants d’Anastasia étaient là aussi. Il les entendait tous traiter Anastasia de salope et leurs anciens comparses de traîtres et de faux jetons. Leur clameur était de plus en plus forte.

« En voilà qui veulent  la peau de Bora, Anastasia et leurs comparses pour les avoir laissés derrière! Et les autres mutins sont pires. » Pensa-t-il.

Tout à coup. Il fut saisi d’une terreur sans nom.

-Crag! Où est Joan?!  Demanda-t-il la terreur et la mort dans l’âme.

-Je l’ai laissée derrière au chantier pour poursuivre Tolek, capitaine. Grag était mortifié. J’ai vraiment failli envers tout le monde!

-Tas de ferraille rouillé, tu étais sensé la protéger! Vilipenda Mala.

-Dites Capitaine, ce n’est vraiment pas le moment pour les reproches! Interrompit Kim Ivan. Allons au vaisseau chercher Miss Randall avant qu’il soit trop tard. On pensera à faire un grand ménage plus tard, acheva Kim entre ses dents en jetant un coup d’œil noir à Ogarev.

« Comptez sur moi pour faire le grand ménage du côté des gardiens et policiers qui auront coopérés avec cette vipère de Jenkins, Kim Ivan! Et je songe aussi à cet imbécile de Sadaku. »  Pensa Ezra.
Ils atteignirent le vaisseau en moins de 5 minutes. Ils constatèrent avec étonnement les vaines tentatives de faire démarrer et décoller le vaisseau. Il y eu 6 tentatives. À la 6e, ils entendirent le  bref cri de mort de Sadaku. Puis, plus rien sauf la réouverture  du sas et de la rampe de lancement.

Personne ne se posa la question d’où leur venait cette chance de cocu. Curtis essayait juste de rester en avant et de contenir cette horde en furie. « Plus tard je t’expliquerai, Curtis. » Lui dit le professeur Simon qui venait de les rejoindre.

Quelques instants avant, dans le vaisseau. Joan s’exhortait intérieurement à garder son calme, à faire semblant d’être docile, à se faire oublier quelques instants pour gagner du temps et rassembler ses pensées pour ne dire et faire que le stricte nécessaire pour tourner  la situation à son avantage… et se sortir du fichu merdier dans lequel elle s’est encore fourrée!

Quatre fois promise à la mort depuis le début de ce voyage. Il y a de quoi donner des idées noires à n’importe qui.  Mais Joan ne pouvait plus se permettre de laisser ces idées prendre le dessus sur elle à nouveau; maintenant qu’elle a l’intuition de cette nouvelle vie qui est en elle.

 « Surtout, il faut qu’Anastasia et ses comparses restent en mode panique. Ils ne doivent pas avoir le temps de réfléchir sur la raison pour laquelle le vaisseau ne démarre pas. » Se disait-elle.

Elle écoutait Bora et Anastasia commencer à paniquer et à se disputer. Elle guettait le moindre relâchement de la prise de Bora. Elle guettait un moment d’inattention de la part de Féofar qui a encore son pistolet braqué sur elle.

-Alors Lou, est-ce qu’il démarre ce vaisseau oui ou non? Les autres vont rappliquer d’un instant à l’autre! Si tu n’étais pas capable de piloter, il fallait le dire avant! Je commence à croire que tu l’as fait exprès pour qu’on s’écrase sur cette foutue planète finalement!  Pressa Bora Boru

-Ta frangine en a mené plus d’un en bateau  Bora. Je commence à croire qu’elle a fait la même chose avec nous. Jeta Féofar.

-Mais taisez-vous donc tous les deux, pourquoi ne pas révéler à cette poupée toutes nos combines pendant que vous y êtes! Vociféra Anastasia.

Joan décida finalement de les interrompre.

- Tout ceci est bien croustillant en effet mais j’entends déjà les autres arriver. Et j’ai bien l’impression que ce sont vos complices qui sont en tête du peloton. Dit-elle. Ils ne sont vraiment pas contents que vous essayiez de partir sans eux. Féofar, Mérich, Sinqué, qu’est-ce que des pirates endurcis comme vous fabriquez avec des ripoux? Où sont vos copains Tolek et Ogarev?

Joan se tourna aussi vers Johnson et Smith.

-Et vous lieutenant Johnson, Sergent Smith, où sont les cinq gardiens qui étaient avec vous? Ils vont vouloir votre peau eux aussi. «Sans compter qu’Ezra va vouloir vous passer par les armes, mais ça, je ne le dirai pas. »Pensa-t-elle. 

- Tu t’attends vraiment à ce que ceux-ci soient capables de penser en haut de leurs ceintures Joan? Railla Anastasia

-Mais c’est vraiment irrespectueux ce que tu dis là Anastasia. Contra Joan.

La 6e Tentative de démarrage et le cri de mort de Sabaru les interrompit. Joan eut un bref frisson. Ils entendirent tous le bruit du sas qui s’ouvre et la clameur qui se fit de plus en plus bruyante.

- Il va falloir être très convainquant pour sauver votre peau les gars. Dit Joan. Et vous servir de moi comme bouclier ne va pas faire un pli pour vos anciens comparses, ça je vous le garantis. Par contre, me laisser tranquille pourrait vous éviter de vous faire zigouiller par vos chefs.

- Tu sais quoi la Randall, je pense que t’es dans le vrai. Lui dit Féofar. Sans un mot, il tourna son arme vers Bora Boru et le tua à bout portant. Mérich fit de même avec Smith et Johnson. Joan essayait de contenir son tremblement.

Anastasia cria de frayeur.

-Ta gueule la cocotte! Cria Féofar. Allez, dehors! Toi la première Miss Jenkins de mon c… cœur!

-Joan, vas rejoindre ton père en enfer! Lui lança rageusement Anastasia.

-Oh non, espèce de gorgone, c’est toi qui va y aller en enfer. Répondit Joan.

Vos commentaires sont les bienvenus. J’avais vraiment envie d’être gentille avec Joan cette fois ci. Si vous avez des versions alternatives n’hésitez-pas.

A+
Frégo  8)
 

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 18. April 2013, 07:11:34 Uhr
Coucou Frégo,

je te réponds vite fait car je n'ai pas trop le temps ce matin, mais pour ce qui est des autres complices que je n'ai pas mentionnés, soit ils étaient là, ayant réussi à revenir de la cueillette ou à échapper au bain, soit ils ne l'étaient pas car tout s'est précipité et tu as fait avec, et c'est très bien comme ça.

très bien l'ambiance à bord avec Joan. Et quand les comploteurs commencent à régler leurs comptes entre eux... ça saigne  [ripper]

j'avais juste une toute petite idée, mais qui est plus pour glisser un mot qu'autre chose, quand le professeur Simon quitte Andrew et Maëva, il pourrait dire quelque chose comme "il faut éviter un lynchage", ce en quoi il serait parfaitement dans le vrai... (mais c'était plus pour "caser" le mot, tu vois, donc si l'idée te plaît, tu l'ajoutes, sinon, c'est très bien comme ça !)

bizz

Limeye  :)

ps : je pars demain, beaucoup de choses à faire d'ici là, si je peux je rajoute un petit passage, mais je ne suis pas certaine que cela t'aidera, sinon, je te laisse continuer seule durant dix jours...  ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 18. April 2013, 12:40:51 Uhr
Coucou Limeye,

J'ai rajouté ce que tu préconisait mais plus au conditionnel que Joan soit en sécurité. Il va peut être y avoir un règlement de compte final entre Anastasia et ses anciens complices qui sera inévitable parce que ça aura été une conséquence logique des actions d'Anastasia. Certains diraient que se mettre entre des fauves déchaînés et leur proie est très dangeureux. Et il y a certains contexte en situation de guerre ou de catastrophe où un supérieur (policier ou soldat) doit choisir d'exécuter des subordonné qui commettent des crimes ou qui désobeïssent pour éviter un chaos plus grave. Ezra pourrait se sentir dans l'obligation de faire cela avec les policiers et gardiens qui ont comploté. Kim va peut aussi sentir qu'il n'a pas le choix de réaffirmer son autorité en exécutant les ex-mutins qui ont tenté de partir sans les autres. Et, à son honneur, Kim a quand-même donné beaucoup de chances à ses comparses en leur servant des avertissements en règle. Je vais réfléchir à tout ça avant d'écrire la suite. Je ne veut pas que ça dégénère en un gigantesque bain de sang non-plus.

Tu peux ajouter une suite si ça t'es possible.  ;) Fais un bon séjour.

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 18. April 2013, 18:25:41 Uhr
Coucou Frégo,

je partage tout à fait ton avis pour la suite ! Je vais voir ce que je peux faire... j'imagine aussi le voyage retour, sur lequel Hamilton ne s'est pas du tout attardé (en dehors des deux moments forts, le sacrifice de Mac Clinton et le débranchage de Simon). Si les comploteurs restent en vie, du moins certains, ça peut rendre le voyage un rien palpitant aussi...  ;)

en tout cas, avec ces nouveaux morts, Mac Clinton ne devrait pas être obligé de se sacrifier, sauf rebondissement imprévu. J'aurais bien aimé écrire plus sur ce personnage, mais je ne vois pas vraiment comment y parvenir. Tu as mieux réussi que moi pour cela !

je vais voir si je peux rédiger une suite, sans doute petite. Je laisserai un petit message si je ne pouvais pas avancer  ;)

bon après-midi !

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 18. April 2013, 21:42:43 Uhr
Bonsoir à toutes !

je vous livre une petite suite...

bonne soirée / fin de journée !

bizz

Limeye  :)



Tous les hommes, mêmes ceux qui étaient à la rivière avaient été alertés par le tir et tous s’étaient précipités vers le chantier. Curtis était parvenu à rester à l’avant du groupe, qui grossissait au fil de l’arrivée des uns et des autres. Kim Ivan était à ses côtés, et très rapidement, Grag, Mala, Nekiri et Grabo se portèrent en avant. Tous avaient conscience de la colère et de la furie qui s’étaient emparées du groupe. Face à la foule grondante, Curtis n’avait en tête qu’un objectif quand il comprit que les comploteurs n’étaient pas parvenus à faire démarrer le vaisseau - un vrai miracle !, mais Simon lui avait dit quelque chose à ce sujet -, un seul objectif donc : sauver Joan. Il avait deviné qu’Anastasia l’avait embarquée et s’était senti un instant soulagé. Il avait craint de retrouver son cadavre devant le vaisseau. Mais pour sauver Joan, il fallait empêcher les débordements et empêcher que les hommes en colère ne se ruent dans le vaisseau, dont la rampe d’embarquement s’était ouverte, sans qu’il puisse vraiment expliquer pourquoi ni comment.

Grag et Mala avaient immédiatement compris ce qu’ils avaient à faire, avant même que leur chef ne leur fasse le moindre signe ou ne leur donne le moindre ordre. Ils s’étaient précipités vers l’ouverture et en barraient l’entrée. Simon s’était porté à leurs côtés et surveillait l’intérieur du vaisseau. Il ne s’agissait pas d’être pris en tenaille et de prendre un tir de la part des comploteurs, qui, il le devinait, vendraient chèrement leur peau et n’hésiteraient pas une seule seconde à abattre Joan.

Simon fut le premier à voir apparaître Anastasia et Mérich, suivie de Joan que Féofar tenait toujours soigneusement en joue. Mérich pointait durement son arme vers celle qui avait été leur chef jusqu’à il y a quelques minutes encore.

Il fit un simple signe à Mala qui fit comprendre de même à Grag ce qui se passait dans leur dos. Mala se mit alors dos à la foule, faisant face à ceux qui descendaient du vaisseau, Grag, toujours impressionnant et d’autant plus quand il était en colère car toucher à Joan le mettait toujours en grande fureur, restait face aux hommes.

Kim tenta de retenir ses troupes, lui, Grabo et Ezra avaient sorti leurs pistolets, mais cela ne sembla pas vraiment impressionner les hommes, et encore moins ceux qui avaient été "oubliés" par Anastasia.

- Laisse-nous cette putain, Kim ! Qu’on lui règle son compte d’abord !
- Bande de crétins ! Vous ne mettrez pas les pieds dans le vaisseau ! Si vous saccagez tout dedans, ce sera encore pire !

Mais les hommes continuaient à avancer. Curtis, qui n’était pas armé, savait qu’il n’avait aucune chance de les retenir, mais il n’était plus certain que Kim, Grabo, Ezra et Grag y parviennent pour autant. Nekiri se trouvait aux côtés du Capitaine et jetait fréquemment des coups d’œil en arrière. Ce fut lui qui prévint Curtis que quelque chose se passait dans le vaisseau.

- On va lui faire la peau !
- Laisse-la nous, Kim !
- Qui c’est parmi nous qui ne lui ai pas passé dessus, hein, les gars ?
- Nous d’abord !

Kim tira un premier coup en l’air, pour tenter de faire retomber la pression. Mais ce fut finalement l’apparition d’Anastasia elle-même qui fit revenir un semblant de calme. Les yeux des hommes étaient rouges de colère, on pouvait deviner leur haine, leur soif de vengeance, leur violence. Aucun des hommes qui défendait l’entrée du vaisseau ne portait Miss Jenkins dans son cœur, et aucun n’était certain que, sans la foule, il ne l’aurait pas tuée directement, mais d’imaginer une seule seconde ce qui risquait de lui arriver… Kim et Curtis échangèrent un rapide regard. Kim se sentait prêt à tirer dans la foule si nécessaire, en visant les jambes du premier qui oserait s’avancer un peu trop. Il s’était octroyé une distance de sécurité de quelques mètres.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 19. April 2013, 10:08:03 Uhr
Petit coucou rapide, en particulier pour Frégo !

Je me suis relue, et je me suis rendue compte que j'avais fait une légère erreur dans les précédents passages, concernant l'émetteur. Je croyais me souvenir qu'ils avaient quitté le Balkan avec deux, alors qu'il n'y en a qu'un... donc, j'ai corrigé légèrement les passages du vol de l'émetteur par Sabaru. Ca ne change fondamentalement absolument rien, mais c'est juste pour être logique  ;)

Bonne semaine à vous toutes ! Et surtout, racontez-moi plein d'histoires pour mon retour  [jump]

Bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 19. April 2013, 21:45:30 Uhr
Coucou Frego et Limeye,

Ex-cel-lent les filles!  [goodjob]
La tension est vraiment a son comble...on se demande bien ce qui va  arriver a Anastasia...bien qu on comprenne que le comite d'accueil ne soit pas la pour lui donner un bouquet de fleurs... ;D
Ca peut vite degenerer... en prime c'est pas a ce moment la qu'il y a une eruption et qu'ils se refugient dans le vaisseau, meme s'ils ne peuvent pas encore decoller?

Le fait qu'ils aient du calcium supplementaire peut en effet sauver Mc Clinton de la mort, mais c'est vrai que rien n'est joue une fois qu'ils sont partis....ils auront peut-etre encore besoin des reacteurs pour modifer la trajectoire ou s'eloigner de l'attraction d'une planete....et s'ils ont des prisonniers a bord, ca peut encore donner materiel a ecrire (dit celle qui n'ecrit pas.... ;D).

Au plaisir de lire la suite!

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 20. April 2013, 01:12:22 Uhr
Frego et Limeye, vous faites une super équipe!   [goodjob] 

Frego, j'admire ta maîtrise de toute l'intrigue, avec ta connaissance des moindres personnages (ton recensement) et des moindres détails, rien ne t'échappe... Le suspense ne se relâche pas, pour notre plus grand plaisir à toutes... On est encore loin du retour sur Terre, et c'est passionnant!  [jump]

Je ne sais pas comment ils vont finir par arriver sur Terre, mais une idée m'est venue pour l'après-retour... Je t'en reparle si tu veux, mais à la fin seulement, cela dépend de qui tu feras arriver en vie... et qui tu feras mourir!  [smhair]

A +
Flamme
 [happywave]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 20. April 2013, 18:11:24 Uhr
 Coucou!

Ça me démange de finir cet épisode mais je veux que ce soit bien fait. Alors je vais livrer la suite par petits bouts.  ;)  Je vais aussi modifier mon dernier épisode. Mérich descend Smith et Johnson.

Flamme, je suis contente que tu aies des idées pour mon récit.  "Lâches-toi loosse!!!"  [devil]

Limeye, MacClinton est en effet un personnage que j'aime beaucoup. J'ai bien envie de l'épargner. On a besoin de lui pour tempérer les ravages qu'a causés Anastasia la Gorgone  >:( chez ses collègues.

O-tho, Élaine, je sais combien vous aimez les cliffhangers!  ;D

Ezra regardait Nékiri, Kim et Grabo qui étaient prêt à tirer dans la foule en furie pour éviter à Anastasia de subir un lynchage (viol) collectif. Curtis et Ezra se rendaient compte que ceux qui criaient le plus fort pour se faire Anastasia et qui soulevaient les autres étaient ses ex-acolytes : Sinqué, Ogarev…et  cinq gardiens. Et Ogarev était armé.


Curtis se retourna face à Joan, que Féofar tenait toujours en joue.  Crag et Mala gardaient leur distance pour ne pas inciter le mutin à commettre l’irréparable, mais se tenaient aussi prêts à lui bondir dessus  si l’occasion se présentait. Le regard de Joan était sombre, concentré. Elle faisait des mouvements imperceptibles guettant une occasion de s’enlever de la ligne de tir de Féofar.

Curtis remarqua aussi que MacClinton, Okapaï  et Vadek se tenaient d’un côté de la rampe tandis que ses deux ingénieurs adjoints Maynard et Scott se tenaient de l'autre côté de la rampe avec Wilson, un autre mutin qui faisait parti des chasseurs. Ils faisaient face aux côtés de la rampe et étaient directement en dessous de Joan. Féofar était trop occupé par Crag et Mala pour les avoir remarqués. Curtis admira MacClinton d’avoir réussi à mettre du plomb dans la tête de ces mutins et de ses collègues.

Tout se bousculait dans la tête d’Ezra. Donner Anastasia en pâture était inhumain mais tirer sur des gars qui ont trimé dur sans tricher pour construire l'appareil était injuste. Une mort rapide et propre pour Anastasia et ceux qui ont conspiré et triché était finalement pour lui la moins pire des solutions.

-Kim, dit Ezra, on n'a pas le droit de tirer sur ceux qui ont travaillé ensembles sans tricher pour construire le vaisseau. Il ne doit pas y avoir d'acharnement mais il doit y avoir une justice, sinon ce sera l'enfer lorsque nous serons dans l'espace. Donnons une mort propre à Miss Jenkins et à ses accolytes. C'est plus que ce qu'ils méritent. Miss Jenkins, elle, ne se s'est pas gêné d'offrir Joan en pâture à ses complices. Je me charge de Miss Jenkins, et des cinq guardiens. Je suis leur supérieur depuis la mort de Théron.

-Vous avez raison Colonel, dit Kim tout bas. Je me charge de Mérich. Grabo, tu te charges d'Ogarev et Neki, tu te charge de Sinqué. Kim savait que le capitaine regardait où en étaient Crag et Mala avec Féofar.

Une suite bientôt,  8)

Frégo
 
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 21. April 2013, 00:42:23 Uhr
Coucou Frego,

Merci pour le cliffhanger ! Je ne les compte plus.... ;D

Neanmoins tu fais durer le suspense la!  :o

Quant a Anasatasia and Co, ca se presente vraiment mal...a moins que rien ne se passe comme ils le voudraient...

O-tho

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 21. April 2013, 01:22:08 Uhr
Coucou O-tho!

Je ne te laisse pas languir plus longtemps.  ;D  Rien de tel qu'un planétoïde dont la destruction est imminente pour mettre du piquant!  ;D

Un tremblement de terre et une éruption volcanique d’une force inégalée jusqu’à maintenant poussa les choses hors de leur contrôle. L’attention des mutins fut momentanément détournée. Anastasia en profita pour s’enfuir, s’éloignant de Mérich qui était pourtant armé et poussant des mutins hors de son chemin. Mérich, Ogarev, Sinqué et les cinq gardiens se précipitèrent à sa poursuite suivis d’une dizaine d’autres mutins.

 Kim, Grabo et Nekiri ne prirent pas  le risque de tirer sur Mérich et Sinqué de peur d’atteindre d’autres cibles que celles qu’ils avaient convenues. Ils entreprirent plutôt de restreindre les autres mutins en appelant à  leurs  instincts de conservation. Avec  les exhortations de leurs chefs et camarades plus calmes, leur esprit de survie  prit le dessus sur leurs désirs de vengeance. Ils laissèrent les conspirateurs aller régler leur compte entre eux. Ezra tourna son attention vers Joan  et Féofar.

Anastasia n’a jamais couru aussi vite. C’était la course aveugle et absurde de quelqu’un qui est en train de perdre plus que la vie. Elle était tenaillée par une terreur primale, abjecte, infernale. Une terreur qu’elle avait tout fait pour  réserver à Joan Randall. Elle n’avait pas appâté des complices seulement avec l’offrande de ses propres faveurs, elle leur avait aussi promis de pouvoir profiter du corps d’une autre.


Elle courut près d’un Kilomètre avant d’être rattrapée par ses poursuivants à 50 mètres d’une nouvelle rivière de lave. Elle dévisagea ses bourreaux avec un regard démoniaque. Mais le regard de la Gorgone avait perdu tous ses pouvoirs  C’était elle qui se retrouvait maintenant prise dans sa propre toile. Ses bourreaux lui arrachèrent ses vêtements en se la pro jetant les uns vers les autres et s’apprêtèrent à tous se jeter sur elle pour la curée lors que la terre se déroba sous leurs pieds à tous et les précipita dans la rivière de lave. Des cris horribles et un rire de damnée se firent entendre avant le silence éternel.

Quelques instants plus tôt, Féofar tenait toujours Joan en joue. Il pesta intérieurement de ne pas être assez prêt d’elle pour  restreindre ses mouvements. Mais au moindre geste pour s’approcher d’elle, il savait que le robot, l’androïde et Flam bondiraient sur lui. Féofar avait bien en tête se qui était arrivé à Molémos. Il ne voulait pas mourir mais surtout, il ne voulait pas mourir salement. Il ne savait pas non plus quel sort  les  futurmen, le colonel Gurney ses anciens comparses lui réservaient s’il se rendait. L’indécision et la panique s’emparaient de lui.

Un tremblement de terre et une éruption volcanique d’une force inégalée fut l’occasion pour Joan de profiter d’un moment d’inattention de Féofar pour s’enlever de sa ligne de tir et sauter de la rampe. MacClinton, Okapaï et Vadek la rattrapèrent et la déposèrent sur le sol, indemme. Pendant ce temps, Crag avait bondi sur la rampe pour protéger Joan d’un tir. Ezra fit feu avec son arme, atteignant mortellement Féofar. Féofar avait tué Bora Boru, Smith et Johnson pour négocier sa survie; le sort en a décidé autrement.

Je posterai encore un petit bout prochainement. ;)

A+

Frégo




Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 21. April 2013, 03:25:25 Uhr
Ouf, quand tu te mets à faire le ménage, Frego, on n'a qu'a  bien se tenir... Quelle fin sinistre pour Anastasia et les comploteurs, ça donne froid dans le dos...  [smhair] Tu as nettoyé radicalement le terrain!   [master]

Je vais me "lâcher lousse" seulement pour la fin; j'aimerais mieux te soumettre mon idée sans la dévoiler ici, histoire de garder le "punch" final. Remarque, ça ne change en rien le cours de l'histoire jusqu'au retour sur Terre, il s'agit plus d'un complément...

Chapeau pour le suspense!  [goodjob]

A + et bponne nuit!
Flamme
 [snore]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 21. April 2013, 03:58:07 Uhr
Et dernier petit bout avant la nuit. [snore]

MacClinton, Okapaï et Vadek  rattrapèrent Joan qui avait sauté de la rampe pour échapper à Féofar. Ils  la déposèrent sur le sol, indemne.

- Merci George, Okapaï, Vadek. Murmura Joan, bouleversée par tout ce qui vient de se passer.

-Nous sommes seulement soulagés que vous soyez saine et sauve, Miss Randall. Lui dit MacClinton.

Curtis, Crag et Mala vinrent la rejoindre. Joan et Curtis se prirent dans les bras l’un de l’autre. Les éléments commençaient à se déchaîner autour d’eux.

-Vite, il faut aller aider Maëva, Andrew et Bérenson au campement! S’écria Joan.
Curtis savait qu’il était inutile de tenter de la retenir. Il l’accompagna donc avec Crag, Mala et Simon. MacClinton, Okapaï et Vadek les suivaient. Ils retrouvèrent Maëva  et Andrew  et Bérenson au campement. Ils récupérèrent les cendres de Molémos, Travis et Stone, emportèrent le plus de matériel médical possible et repartirent vers le vaisseau au pas de course. MacClinton et Okapaï portaient Bérenson.

Curtis portait Tolek, toujours inconscient et attaché. Il ne pouvait se résoudre à le tuer froidement ou le laisser derrière. La justice était une chose. La vengeance était une autre. Plus tard, Kim dira à Tolek : « T’es la crapule la plus chanceuse au monde, j’espère que tu le sais! »

Rendus au vaisseau, Curtis cria à tout le monde de se réfugier dans le vaisseau. Kim, ses lieutenants et Ezra s’assuraient que tout se fasse dans l’ordre. Tous frémirent en entendant au loin les cris d’horreur des ex-conspirateurs et le rire démoniaque d’Anastasia. Joan ferma les yeux un court moment. Elle ne se réjouissait pas du sort d’Anastasia. Elle était seulement soulagée que Curtis et ses amis soient toujours en vie. Maëva l'entourait de son bras.

-Entrons dans le vaisseau, Joan. Dit Maëva.

Bonne nuit,

Frégo  8)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 21. April 2013, 09:46:52 Uhr
 :o Bonjour Frego,

eh ben , je me concentre deux jours sur le quotidien( sorties, anniv, mal de dos) et c'est toujours là qu'il se passe les choses intéressantes...
 ;D
La fin d'Anastasia je la voyais autrement, au vu de ce que tu avais écrit avant, je pensais que tu allais la garder plus longtemps. Quelqu'un d'aussi sournois je l'imaginais bien avec une solution de repli, retomber sur ses pattes sans qu'il y ait de preuves..liquider ses comparses et s'attribuer le beau rôle, mais ne me demande pas comment le rédiger! ;D Ton histoire n'en a rien perdu, au contraire : [goodjob]
J'avais aussi imaginé une dispute entre ses comparses.
Tu vois, tu m'as bluffé jusqu'au bout ;D

Tu as dit que tu livrais  par petits bouts, Frego mais tu oublies l'heure française! ;D [jump] [jump] allez -zou , la suite!

bizz [hello]


Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 22. April 2013, 02:00:26 Uhr
Coucou Frego,

Ca se precipite! Anastasia et quelques comparses sont morts, mais les tetes qui restent ne sont pas froides pour autant....Je suis bien curieuse de savoir ce qui va se passer apres, car je n'imagine pas les conflits s'arreter la ;D

Super en tout cas comme tu menes tout ca!

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 22. April 2013, 04:51:14 Uhr
Coucou! J’ai été occupée toute la journée. Mea Culpa! Voici la suite.

Tous avaient intégré le vaisseau. À l’extérieur, les éléments se déchaînaient. C’était vraiment le jour J. Avant d’atteindre le cockpit, Joan avait prévenu Curtis, Simon, Crag et Mala  que Bora Boru, Johnson et Smith y avaient été tués par Féofar.  Kim, Grabo et Nekiri ainsi que 3 de leurs hommes enlevèrent les corps pour les emmener à la salle des cyclotrons.

-Eh bien Neki, si jamais on se refait, je pense qu’on aura de l’avenir comme fossoyeurs! Envoya ironiquement Kim Ivan.

Joan les informa ainsi qu’Ezra, Andrew et MacClinton qu’à la salle des cyclotrons, ils trouveraient surement le corps calciné de Sabaru. MacClinton ferma  les yeux.

-Il aura pensé qu’en sacrifiant le calcium de ses os, Anastasia pourrait faire décoller le vaisseau. Pauvre fou! Je vais avoir à ramasser mes collègues à la petite cuillère! Dit-il

- Ezra, revenez me prévenir quand tout sera prêt à la salle des machines. Dit Curtis, Andrew, dites à tout le monde de se préparer pour le décollage.
-Compris. Dirent-ils

-Je me demande encore à quoi est due notre chance qu’Anastasia n’ait pas pu faire décoller le vaisseau. Dit Curtis.

-Joan et moi avons doté le vaisseau d’un code de sécurité. Il faut composer ce code pour pouvoir  le faire décoller. Dit Simon. Nous nous doutions qu’Anastasia préparait quelque chose.

-Et j’ai vraiment mis le paquet pour qu’ils restent occupés à paniquer et régler leurs comptes entre eux au lieu de réfléchir et soupçonner l’existence d’un code et surtout que c’est moi qui le détenais. Je regrette vraiment que ça ait dégénéré en une telle boucherie! Dit Joan,  sombrement.

-Ça faisait plusieurs fois  que c’était eux ou toi, mon amour. Tu as vraiment eu beaucoup de chance. Lui dit doucement Curtis. Et pour qu’ils ne se doutent de rien, il fallait que moi-même j’ignore l’existence de ce code.

Ezra revint.

Tout est paré pour le décollage. Dit il.

-Joan, vous pouvez composer le code maintenant. Dit Simon.

Joan composa le code sur le tableau de bord devant Curtis : G-O-R-G-0-N-3

Curtis actionna le bouton de démarrage et la manette de décollage. Ils s’envolèrent sous une pluie de pierres  volcaniques. Ils s’éloignèrent du planétoïde.

Ils ont survécu au planétoïde parcequ'ils ont travaillé ensemble. Cette cohésion survivra-t-elle au désoeuvrement et à un environnement clos. C'est un nouveau défi qui se présente à eux.

Vos idées et commentaires sont les bienvenus

Frégo   8)

 
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 22. April 2013, 05:28:00 Uhr
Coucou Frégo!

Hou, hou, hou! Trop drôle, le nom de code!  [rolllaugh]Joan n'a pas manqué d'inspiration pour ce coup-là... [goodjob] [goodjob]

Je suis contente que tu aies épargné Mac Clinton (enfin, jusqu'à présent!)  ??? Parce qu'avec ce récit plein de rebondissements, il faut s'attendre à tout.. [jump]

Bonne nuit! C'est vrai que là, je dois y aller!  [snore]
Flamme
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 23. April 2013, 12:12:06 Uhr
Coucou Frégo!

Je t'ai envoyé un message pour te suggérer une idée, parce que je ne voulais pas en dévoiler le "punch" trop tôt! 

Fais-moi savoir ce que tu en penses!

Bonne journée!

Flamme  ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo am 23. April 2013, 15:46:20 Uhr
Salut flamme!

Je suis au boulot! Merci pour ton message et pour ton idée d'épilogue. Elle pourrait marcher tout dépendant de ce qui Limeye voudra aussi écrire. J'essaierai de poster une suite demain.

A+

Frégo
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 27. April 2013, 22:39:05 Uhr
Coucou tout le monde!

Voici une suite pour faire le point sur l'expérience du planétoïde et enligner les vues sur ce à quoi ils auront à faire face durant le voyage de retour.

Tourlou!

Frégo  8)

Voici la suite,

En une minute, ils avaient quitté l’atmosphère du planétoïde. Il était maintenant question de s’en éloigner le plus vite possible avant l’explosion. S’il y avait une avarie, ils ne pourraient la réparer. Dans le poste de pilotage, Curtis, Mala, Crag, Simon, Ezra et Joan contemplèrent la planète qui devenait peu à peu une sphère de magma qui rapetissait à vue d’œil à mesure qu’ils s’en éloignaient.

Simon réfléchissait tout haut.

-Ça fait tout drôle de penser que dans quelques minutes, ce monde n’existera plus. Je repense à ce cactus qui se prenait pour le maître de la planète, aux cuboïdes, descendants des Antariens, qui ne vivaient que pour les autres et leur minerai et à la luxuriance de la végétation. Des gens, que tout opposait ont travaillé ensembles pour survivre. Tous nous revenons de cette expérience changés à jamais.

Le point orange qu’était devenu le planétoïde éclata finalement en un million d’éclats.

- Dieu merci, nous sommes partis à temps. Dit Curtis.

Ils restèrent tous silencieux pendant quelques minutes; hagards, comme en état de choc. Il est arrivé tellement de choses ces dernières heures seulement. Tout cela paraissait comme irréel.

-Ça me fait l’effet de sortir d’un trou noir. Dit Joan. Ce séjour a coûté cher en vies. Je me rends compte maintenant à quel point un seul choix, une seule décision peut nous précipiter  dans un tourbillon qui nous emporte vers le côté sombre des choses. Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si notre survie du planétoïde à été une chance ou non.

-Commençons par aller voir comment vont les autres. Dit Ezra. Cela nous permettra de mieux faire le point pour faire face à ce que nous aurons devant nous.

-Vous avez raison tous le deux. Dit Curtis. Crag, Mala, Je vous laisse les commandes. « Joan, il faudra trouver un moment pour se parler. Il y a beaucoup de choses à éclaircir, et pas seulement sur le complot dont tu as été la cible durant ce voyage. » Se dit-il intérieurement.

A+

Frégo  ;)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 28. April 2013, 02:47:50 Uhr
Coucou Frego,

Merci de ce petit morceau pour nous mettre en appetit pour la suite!....Entre leur voyage a bord de ce vaisseau de fortune et le comite d'accueil pour Joan a leur retour sur Terre, c'est loin d'etre fini!

Je crains cependant que tous n'aient pas change....Quelle nouvelle dynamique a bord? Certains penseraient encore a se venger du Capitaine, vu qu'il ne leur est pas aussi indispensable maintenant? Sans compter combien de temps il leur faudra pour etre sauves- on peut imaginer des problemes techniques, rationnement, luttes intestines.... en bref, il y a encore matiere a ecrire!  ;D

Au plaisir de lire la suite,

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 28. April 2013, 15:16:34 Uhr
Coucou tout le monde!


Voici une suite que j'espère plausible. Tout le monde est encore en état de choc. :o. Je ne veux pas encore réinstaller la tension. Mais ça s'en vient!  ;D

Ils entrèrent dans la section des passagers. Les ingénieurs sauf Bérenson, s’affairaient à la salle des machines. Curtis regarda les ex-mutins et les officiers et gardiens présents. Kim, Nekiri, Grabo, Barrett et Maëva les saluèrent avec un signe de tête rassurant. Maëva avait étendu Bérenson sur une peau. Il était conscient mais encore faible.

 Les autres semblaient plus ou moins en état de choc. Ils avaient le regard fixe et hagard. Il y a à peine plus d’une heure au paravent, ils étaient survoltés par la rage et réclamaient la peau d’Anastasia. Maintenant elle n’était plus; et la peur d’une mort imminente sur le planétoïde et le décollage en catastrophe avait brutalement amorti  les ardeurs de tous.

-Nous somme désormais loin du planétoïde qui vient d’exploser. Nous devrions atteindre notre système solaire dans 8 à 10 jours. Dit Curtis.

Chacun des hommes présents serra silencieusement la main de son voisin se félicitant d’être encore en vie.

-Chacun de nous vous doit beaucoup, capitaine ainsi qu’à vous Miss Randall, Miss Sanchez. Dit Kim Ivan. Nekiri, Grabo, Okapaï et Vadek hochèrent la tête en direction de Joan et Maëva qui firent de même.

Maëva s’approcha du Capitaine et de Joan :

- Ils sont tous plus ou moins en état de choc pour le moment. Ils seront ainsi pour un jour ou deux. Mais j’ai bien peur qu’après cela, le désœuvrement, l’angoisse et l’incertitude rendent certains d’entre eux de nouveau agressifs. Murmura-t-elle. Et il faut aussi penser à ce qui nous attend dans le système solaire. Bérenson nous a fait des révélations troublantes. Il faudra profiter de cette accalmie pour anticiper des débordements.

Ezra intervint à son tour.

-Il n’y pas que les hommes de Kim qui peuvent poser des problèmes. Maintenant que nous savons que le lieutenant Johnson, le Sergent Smith étaient de mèche avec Miss Jenkins, avec  les gardiens Shultz, Durham, Phips, Davidson et Wolfe, Je soupçonne qu’il y a peut-être encore des ripoux parmi mes officiers et les gardiens qui restent. Ils n’ont fait que le stricte nécessaire durant notre séjour sur le planétoïde. Ça me fait tout drôle de dire que j’ai plus confiance aux pirates qu’à certains de mes hommes. Murmura-t-il.

Curtis fit un rapide recensement. Avec les morts du côté des pirates et des policiers, les pirates étaient maintenant à peu près 75 et les policiers 19. Avec lui et son équipe et Maëva, ça faisait 24. Les armes détenues par Féofar, Mérich et Ogarev ont été perdues. Kim, Grabo, Nekiri, Barrett et Ezra étaient en possession des armes qui restaient.

- Je crois qu’il faudra sérieusement discuter un accord acceptable pour tous avec les pirates.  Admit Curtis. S’il est arrivé le pire et que des ripoux on saisit le contrôle du gouvernement, une remise de peine pour Kim et ses hommes sera le cadet de leurs soucis.

Curtis alla voir Bérenson.

-Comment ça va Bérenson?

-Capitaine…je m’en veux tellement. Murmura-t-il faiblement. C’est moi qui ai ouvert les cellules sur le Balkan. Voici l’émetteur d’ondes que j’ai utilisé. Je vous le donne.  J’ai été aveuglé par mes sentiments envers Anastasia. Elle voulait effacer les traces de son association avec Swan. J’ai voulu lui faire plaisir, en croyant que les pirates ne feraient que s’entretuer et que personne n’interviendrait.  Elle était la sœur de Bora Boru. Ils complotaient contre Joan avec Molémos depuis le début.

Curtis prit discrètement l’émetteur. Il souleva la tête de Bérenson.

- Bérenson, jetez un coup d’œil vers les officiers et gardiens. Reconnaissez vous parmi eux s’il y en a qui ont été avec Anastasia pendant le séjour sur le planétoïde?

-Non, s’il y en a qui étaient de mèche avec elle, ils se sont montrés plus discrets que les autres pauvre diables. Dit-il.

- Merci Bérenson, reposez-vous maintenant. L’appareil que vous m’avez donné sera plus utile que vous ne l’imaginez.

Curtis conseilla aux autres de prendre un repas et de se préparer à dormir. Joan, Okapaï et Vadek s’occupèrent de la distribution de l’eau et de la nourriture avec Andrew. Maëva resta auprès de Bérenson.

-Mangez et buvez tout, leur dit Joan. On ne peut pas s’encombrer  de détritus.

Curtis et Ezra se rendirent à la salle des machines. MacClinton, Maynard et Scott s’affairaient.

- Tout va bien  ici Capitaine. Dit MacClinton. Voici l’émetteur que Sabaru avait pris. On est vraiment chanceux qu’il ne se soit pas enfermé bêtement avec ça dans la salle des cyclotrons.

- En effet. Dit Curtis. Je doit vous féliciter pour avoir ramener vos collègues à  la raison concernant Miss Jenkins aujourd’hui.

- Merci Capitaine. Cette femme était vraiment un cauchemar à gérer. Je regrette néanmoins qu’elle est eu une fin aussi horrible. Ajouta MacClinton.

- Je vais demander à Crag de couper les moteurs maintenant. La force d’inertie doit être suffisante maintenant. Il faut économiser le calcium même si on en a en surplus. On va vous apporter de l’eau et de la nourriture. Ezra passera son repos avec vous.

- Merci Capitaine. Bienvenu Colonel. Dit MacClinton.

A+

Frégo  8)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 28. April 2013, 15:30:51 Uhr
Coucou Frégo, coucou à toutes !

me voilà donc pleine de curiosité pour cette suite ! Bravo déjà d'avoir continué si brillamment !

j'ai bien aimé la fin que tu donnes aux comploteurs, je t'avoue que je ne savais plus quoi en faire  ;D. Mon côté humaniste me portait à les laisser en vie, pour avoir droit à un jugement à leur retour sur Terre, mais ce n'était pas forcément la solution la plus réaliste par rapport à la situation dans laquelle ils étaient tous embarqués !

et finalement, que ce soit le planétoïde en phase de destruction ultime qui les enfouisse, alors qu'ils voulaient y laisser leurs compagnons d'infortune est une fin méritée et bien trouvée.

reste maintenant à les faire revenir dans le système solaire de manière tout aussi intéressante pour nos lectrices (je note que durant mon absence, aucun représentant de la gente masculine ne s'est manifesté  ;D). J'ai une petite idée pour un rebondissement dans le vaisseau, mais c'est plus un petit épisode à glisser au cours du voyage, rien qui en influencera vraiment la trame. Je suis à fond dans la rédaction du volet 5 de ma Joan's story (maintenant que j'ai trouvé l'idée, faut que j'écrive), mais fais-moi signe pour reprendre la suite quand tu veux !

bizz

Limeye  :)

ps : j'ajoute ce complément, j'ai posté pendant que tu envoyais la suite, que je lis donc après mon message  [rollsmile], très bien de les faire se poser un peu, gérer l'intendance, etc... et bien vue la discussion entre Berenson et Curtis  [goodjob]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 30. April 2013, 00:15:14 Uhr
Coucou Frégo!

La pression se relâche, mais on sent qu'elle ne va pas tarder à revenir! C'est tout un défi, que tu relèves très bien! Il y a tellement de possibilités, on ne sait pas à quoi s'attendre et c'est super! Vivement la suite!  [jump]

Bizz,
Flamme
 [goodjob]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 30. April 2013, 04:22:31 Uhr
Coucou tout le monde!

Voici une suite. Vos commentaires sont les bienvenus avant que je continue dans cette ligne. ;)

Curtis revint dans le quartier des passagers. Dans sa tête, cela travaillait. En plus d’avoir un émetteur, ils auraient aussi un récepteur. Il était sûr de pouvoir convertir l’émetteur d’ondes de Bérenson en récepteur. Avec un peu d’habileté, ils seraient en mesure d’écouter les échanges radio entre les vaisseaux lorsqu’ils seraient suffisamment près du système solaire. Le tout était de rendre le dispositif assez sensible pour tout capter. Il devra garder l’existence de ce récepteur secret jusqu’au dernier instant.

Il demanda à Vadek et Okapaï de porter à manger au Colonel et aux ingénieurs. Ceux-ci étaient contents de pouvoir jeter un coup d’œil à la salle des machines. Curtis s’installa avec Joan, Barrett et Maëva pour manger.

Joan était  songeuse. Elle mettait de nouveau à réfléchir sur ses découvertes au sujet de Swan à son bureau de New York et sur ce qu’elle a appris sur ses liens avec Anastasia et Bora Boru, son frère lorsqu’elle était prisonnière dans le vaisseau. Cela faisait 2 mois qu’elle n’avait pas eu l’occasion de réfléchir à cela. Elle frissonna.  Elle se sentait de nouveau observée.

 Elle utilisa sa vision périphérique pour observer se qui se passait autour d’elle. Son regard tomba sur le groupe d’officiers et gardiens. Elle connaissait les 4 officiers : Le Major Norton, 2e Bras droit de Théron, le Capitaine Murdoch, le lieutenant Ivanov et le Sergent Willis. Ils sont demeurés discrets et à l’écart durant tout le séjour sur le planétoïde. Ils obéissaient aux ordres mais sans plus.

Elle sentait que le Major Norton la regardait fixement. Elle avait presque oublié qu’il était du voyage, tellement il avait été discret à en raser les mûrs.  Son regard lui donnait froid dans le dos. Elle avait croisé Norton quelques fois dans les bureaux de New York, à deux reprises en compagnie de Swan. Norton, lui avait fait des avances à quelques occasions. Lui disant qu’elle était trop bien pour pratiquer ce métier trop longtemps. Elle savait que les parents de Norton étaient fortunés.

Joan avait appris à mépriser ce milieu des gens fortunés. Sa mère faisait parti de la famille Guggenheim, une richissime famille de New York, ayant ses influences partout. Joan comprenait maintenant pourquoi le président Cartew était toujours si las. Ce n’est pas facile de vouloir veiller au bien commun avec tous ces rapaces cupides qui n’œuvrent que pour leurs intérêts

Les Guggenheim  n’avaient jamais pardonné à sa mère son mariage d’amour avec William Randall, un jeune homme sans le sou. Après la mort de William, sa mère, Isabella, s’éloigna de New York pour enseigner l’Histoire de l’Amérique à l’Université Berkeley, à San Francisco et vivait modestement. Elle avait des idées bien arrêtées au sujet de ce qu’elle ferait de sa part d’héritage, au cas douteux où elle ne serait pas déshéritée. Et Joan penchait dans le même sens.

Soudain, la liste des effectifs à bord des 3 vaisseaux qui étaient sensés détruire le Balkan lui revint en mémoire pour la première fois depuis 2 mois. Le major Norton était de second du Comandant Larson, qui dirigeait un des vaisseaux, le Titan, le capitaine Murdoch était un des officiers de Mac Nair, Commandant du Perséus et le lieutenant Ivanov était un des officiers de Kulikov, le comandant du Cassiopée. Willis ne faisait pas parti des effectifs de ces vaisseaux. Le nom des 12 gardiens ne lui disait rien.

Joan ne peut certainement pas accuser ces hommes par le simple fait qu’ils étaient à bord de ces vaisseaux. Mais elle savait qu’elle devait se méfier. Elle jeta un coup d’œil à Curtis. Il hocha discrètement la tête. Le regard de Norton ne lui avait pas échappé non-plus, les autres officiers et gardiens qui s’étaient isolés depuis le début non-plus. Il faudra trouver un moment pour passer de nouveau en revu  les informations qu’ils détenaient. Curtis les avait peut-être mis avec les mémoires de Crag. Joan trouvera un prétexte pour entrer dans le cockpit et Mala se métamorphosera en son double et prendra sa place pour donner le change auprès de autres passagers. Il veillerait sur le sommeil de Maëva.

A+

Frégo  8)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 30. April 2013, 05:58:59 Uhr
Coucou Frego,

Eh bien il a l'oeil le Capitaine dis donc...quand quelqu'un d'autre que lui zyeute sa douce, rien ne lui echappe ! ;D

Bien vu l'idee d'aborder le complot de Swan deja dans le vaisseau plutot qu' a l'arrivee...Ca promet! ;D

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 30. April 2013, 11:54:12 Uhr
Coucou Frégo !

je fais les mêmes remarques qu'Otho et je trouve aussi très bien de faire remonter la pression progressivement. Il y a encore beaucoup de zones d'ombre concernant le complot, et tu le ramènes avec brio au centre de leurs préoccupations... Perso, je te laisse le mener, car c'est ton idée de départ ! Comme je te l'ai dit, je peux ajouter quelques scènes secondaires, mais tu es bien partie pour le moment !

en tout cas, le suspens ne se relâche pas, j'adore !  [goodjob]

bizz et bonne journée !

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 30. April 2013, 12:37:17 Uhr
Coucou!

Je renchéris sur les propos d'O-tho et de Limeye: quel plaisir de se voir à nouveau plongées dans un nid de serpents (littéraire, bien sûr)  [smhair]

Je ne me lasse pas de cette histoire pleine de rebondissements, très bien menée! Pauvre Joan, elle a la vie dure, tout de même...

Chapeau, Frégo!   [goodjob]

Flamme
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 4. Mai 2013, 23:50:46 Uhr
Coucou! Voici la suite. J’espère que ça ne fera pas trop roman savon! Ça fait aussi beaucoup de narration sans dialogue entre les personnages.  [diploma]

En contemplant Joan Randall, Avery Norton ressentait un pincement au cœur. C’était un mélange de sentiment de rejet, de convoitise et de haine. Ce voyage a définitivement anéanti ses illusions qu’elle pourrait se décider pour lui s’il lui montrait où se trouve son intérêt. Elle n’a d’yeux que pour le Capitaine Flam. Ça crève les yeux qu’ils ont une liaison! Elle tolère la compagnie de ces pirates, malgré ce que certains d’entre eux lui ont fait! Et ces gagnes-petits de   Colonel Gurney et de Major Barrett qui laissent faire ça!

Il lui tardait de revenir dans le système solaire, de savoir si le coup d'état a eu lieu et que ceux qui tenait la vrai pouvoir étaient enfin à la tête du gouvernement intersidéral. Le vieux Richard Guggenheim a d’autres hommes de paille que Swan pour organiser son coup d’état. Et l'absence du Capitaine Flam lui aura surement facilité la tâche.

Étant le fils d’une cousine des Guggenheim. Richard l’avait chargé lui, Avery Norton, de libérer Swan, Larson, MacNair et Kulikov durant le voyage vers Cerbérus et de prendre le contrôle du Balkan avec les officiers et gardiens qu’il avait réussi à soudoyer et ceux qui ont déjà travaillé avec Swan. Swan était un imbécile mais aussi membre d'une famille fortunée que Richard ne pouvait se mettre à dos. Ils se seraient débarrassés des prisonniers. Les prétextes n’auraient pas manqué.

Richard lui avait aussi commandé le meurtre d’une héritière gênante, en la personne de Joan Randall et celui du commandant Gurney. Mais avec la présence de dernière minute du Capitaine Flam et son équipe, Norton avait judicieusement abandonné ses plans. La mère de Joan aurait été une cible également dans le futur, mais elle restait introuvable.

Il y a 2 mois, Norton avait pensé à faire un accord avec Richard Guggenheim. Au lieu de tuer Joan Randall, Avery Norton aurait proposé de l’épouser pour racheter la mésalliance commise par Isabella Randall, rétablir l’honneur des Guggenheim et l’établir, lui, comme héritier. Il était sûr que Joan aurait cédé à un chantage approprié.

Swan, lui-même au temps de sa jeunesse, avait été un prétendant pour la main d’Isabella Guggenheim qui l’avait cavalièrement éconduit pour épouser William Randall, un moins que rien mais dont l’intégrité faisait de lui un homme et un policier dangereux qui avait découvert une combine de blanchiment d’argent de Swan qui aurait pu l’amener à découvrir les entreprises illicites de Richard Guggenheim lui-même. Randall eu une mort affreuse.


La révolte des prisonniers a achevé de faire chambouler ses plans et lui a vraiment fait craindre pour sa vie. Tout  cela à cause d’un larbin de cette pétasse d’Anastasia Jenkins, dont Swan s’était entiché. Norton lui-même avait cédé à ses charmes mais il restait conscient que des femmes comme celle-là, qui se prennent pour plus fortes et plus importantes qu’elles ne le sont, n’étaient bonnes que pour une chose. Il ne s’est pas impliqué dans ses combines qui se sont finalement avérées désastreuses. Norton s’était contenté de garder un profil bas.  Ça aurait pu être une erreur fatale de sa part. La tentative de Jenkins de partir avec sa bande sans les autres l’avait fait voir la mort de près. Il avait eu chaud

Pour le moment, Norton ne voit rien d’autre à faire que se faire oublier et d’attendre que Flam puisse émettre un appel de détresse. Les chefs de mutins étaient armés, Gurney et Barrett aussi. Mais  Flam avait vraiment réussi à embobiner les ex-mutins; Joan Randall aussi. Ils les convaincraient de se rendre en échange d’une remise de leur peine à toute cette racaille.  Si le coup d’état s’est produit, et il était sûr qu’il s’était produit, Le vaisseau de patrouille qui répondrait à l’appel  le sauverait lui et ses fidèles et éliminerait les autres sous un prétexte ou un autre.

Norton ne perdrait plus son temps pour Joan Randall. Elle était trop indépendante et trop dangereuse. Norton conserverait ses chances comme héritier des Guggenheim de toute façon. Guggenheim ne lui reprocherait pas la mort d'hommes de pailles déchus comme Swan et ses comparses. Joan Randall servira de lampiste face aux Swan et Richard Guggenheim sera débarrassé d'un complice dont la stupidité constituait une nuisance.


Norton ignorait qu’on le soupçonnait déjà d’avoir été associé à Swan. Il sous-estimait le danger que représentaient encore Kim Ivan et ses hommes. Il était aussi victime de cette mentalité des prévilégiés New Yorkais qui s'entêtent à vouloir que les choses fonctionnent  comme elles fonctionnaient 300 ans plus tôt! New York n'est pas le centre du système solaire, encore moins celui de l'univers.

A+

Frégo 8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 5. Mai 2013, 04:52:34 Uhr
Frégo, quelle incroyable machination! Joan a décidément le don de susciter bien des convoitises...de toutes sortes! Comme s'il n'était pas suffisant que les ripoux se cachent parmi ses collègues de travail, il y en a dans la famille de sa mère également!

Ça promet pour la suite, j'ai bien hâte!  [jump]Je crois que Norton ne sait pas dans quoi il s'embarque, s'il imaginait Joan en épouse soumise (!!!)  [afraid]et s'il pense que Kim va le laisser faire... Non?
Mais je m'attends à des revirements de situation, souvent on s'attend à quelque chose et hop! Ce qui arrive n'est pas ce qu'on pensait...  [rollsmile]

 [happywave]Flamme
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 5. Mai 2013, 08:23:19 Uhr
Coucou Frégo,

Plusieurs petites remarques !

D'abord, ça ne fait pas trop "savon", même s'il n'y a pas de dialogue, pour la lecture, ça passe sans problème.

Ensuite, le contenu... tu pars carrément sur une autre histoire  :o ! Je ne pensais pas que le complot aurait pris une telle direction... ça devient sacrément complexe. Quelques idées me viennent à la lecture, mais indépendamment de ce fil conducteur qu'est le complot et que je te laisse mener pour l'heure. Néanmoins, fais-moi signe quand tu veux que je prenne la suite.

Je partage l'opinion de Flamme concernant Norton et ses projets pour Joan... mal barré, le garçon. Et Guggenheim carrément suicidaire de vouloir éliminer Gurney, Flam et Joan (dans un premier temps) ! Il s'est renseigné avant de monter un tel coup  ;D ?

Sans compter qu'en effet, il se pourrait que les pirates se mobilisent aussi, mais dans un autre but que construire un vaisseau...  ::)

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 5. Mai 2013, 09:30:33 Uhr
 ??? Bonjour Frego

que veut dire roman savon?

Je suis un peu en retrait depuis la scène dans le vaisseau et la suite confirme l'impression que j'avais: tu commences une autre histoire apparemment puisque tu poses les personnages dans de nouveaux enjeux.

Je suis un peu frustrée mais je te fais confiance, tu sais sur quoi cela débouche, c'est juste un peu déconcertant , je m'attendais à quelque chose de plus simple dans le vaisseau, un répit et une fin apaisée.

Faire de Joan une héritière fortunée victime des intrigues new yorkaises me fait penser aux policiers de Mary Higgins Clark, pas au monde des future men.

J'espère que tu ne prends pas mal mes remarques, tu sais à quel point j'ai aimé ce que vous avez écris précédemment et ces derniers passages ne cadrent pas de la même manière.

Je reste une lectrice fidèle et impatiente de voir malgré tout comment tu fais tout évoluer, si cela se trouve je penserais exactement le contraire quand j'aurais lu la suite;

Alors vite, rabats mon caquet! ;D [jump] [jump] [jump] [jump] [jump]
bizz,

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 5. Mai 2013, 13:03:58 Uhr
Bonjour Elaine et Limeye!

Merci pour vos remarques judicieuses. Il faudra que j'apporte des ajustements à mon dernier passage. Mes méchants sont un peu trop suicidaires en éffet. Et je ne veux surtout pas ressembler à Mary Higgings Clarke! [wallbash] [unconscious]. Après cela, je pense que je vais te laisser la main avec ce que tu as de prévu Limeye.

Un roman savon est un de ces feuilletons américains qui passent habituellement l'après midi dans laquelle les intrigues amoureuses ou dramatiques n'attendent pas les autres. À la longue ça devient tiré pas les cheveux.

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 5. Mai 2013, 13:57:02 Uhr
Voilà, J'ai modifié mon dernier passage.

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 5. Mai 2013, 14:02:46 Uhr
Coucou Frégo !

ok, j'avais pas bien compris non plus l'expression "savon"... je vois de quel type de feuilletons tu veux parler, on a les mêmes l'après-midi en France  ;D !

je viens de lire tes modifications, je pense que cela simplifie en effet un peu le contexte originel du complot. Je vais réfléchir à ce que je peux apporter désormais.

belle journée ! bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 6. Mai 2013, 20:01:59 Uhr
Bonsoir à toutes !

un peu comme sur le planétoïde, je reprends le fil en reposant un peu leurs conditions de vie et de voyage. J'attends vos remarques, si vous en avez  ;)

bizz

Limeye  :)


Après quelques heures de vol, les mutins s'étaient tous endormis, les uns après les autres, couchés un peu comme ils le pouvaient. La grande pièce "principale" du vaisseau était suffisamment large pour que tous puissent s'y installer, mais le confort était spartiate. Pour l'heure, ils étaient en vie, et c'était ce qui leur apparaissait comme le plus important. Epuisés aussi par les semaines de travail acharné et par les tensions des derniers jours, les ex-prisonniers étaient comme l'avait prévu Maëva plutôt hagards. Les heures qui allaient suivre, durant lesquelles tous allaient pouvoir se reposer sans être obligés de se lever tôt pour travailler sur le chantier allaient aussi leur être profitables. Ils avaient vraiment tous besoin de ce temps de repos.

Une petite cabine avait été aménagée pour les femmes par des mutins et ils avaient pris soin d'y installer des couchettes certes rudimentaires, mais qui au moins leur éviteraient de dormir par terre. Sans que personne ne le leur ait demandé, ils avaient aussi réalisé pour elles des sortes d'oreillers et de matelas en tissant des housses sommaires qu'ils avaient remplies de mousses. Quand elle découvrit cela, Maëva se sentit très émue et touchée. Elle se demanda qui elle devait remercier, ne sachant pas vraiment quels hommes avaient travaillé dans cette partie du vaisseau les derniers jours. Elle ressortit de la cabine, Andrew était à la porte et avait prévu d'assurer le premier tour de garde. Kim prendrait sa relève, puis Nekiri et enfin Mala. Curtis et Simon resteraient dans le poste de pilotage avec Grag, Simon ayant promis à Joan de veiller à ce que Curtis s'y repose.

- Ca va aller, Maëva ?, demanda Andrew oubliant de l'appeler "docteur" ou "miss Sanchez" comme il l'avait fait jusqu'à ces dernières heures.
- Oui, oui, dit-elle. Ils... enfin... Ils nous ont aménagé un vrai petit nid ! Il faudrait y installer Berenson. Sa blessure est grave, il a perdu beaucoup de sang. Je crains d'ailleurs qu'il n'ait besoin d'une transfusion dans les prochaines heures. J'espère qu'il n'a pas un groupe sanguin rare...
- Je vais demander à Kim de m'aider à l'amener ici. Vous aurez assez de place ?
- Ca ira. Il avait été prévu trois couchettes... puisque nous étions censées être trois femmes.
- C'est vrai.
- Andrew, avant d'amener Berenson ici, je voudrais parler un moment avec Joan. Peux-tu lui dire de venir ? Sous un prétexte quelconque d'organiser notre espace.
- Pas de soucis. Je te l'envoie. D'ailleurs... je ne sais pas trop où elle est passée.
- Dans le poste de pilotage, je crois.

Andrew gagna le cockpit, remontant l'allée que spontanément les hommes avaient laissé libre en se couchant sur les côtés. De nombreux ronflements se faisaient déjà entendre, mais il n'échappa pas à l’œil exercé du Major que quelques-uns ne dormaient pas encore, notamment Avery Norton qui regardait pensivement par un hublot, mais aussi Okapaï et Vadek qui s'entretenaient à voix basse dans un coin. Il ne put saisir ce qu'ils disaient, mais il commençait à se demander si c'était de mauvais augure pour eux. Il avait passé les dernières semaines à travailler avec Okapaï au campement et avait appris à connaître l'homme. Okapaï avait du courage, il était resté auprès de Joan quand elle avait été attaquée par Molemos et ses complices et il l'aurait défendue autant que possible, quitte à y perdre la vie, de cela Andrew en était certain. Okapaï avait aussi beaucoup aidé Maëva au dispensaire. C'était un homme simple, discret, mais efficace. "Un homme issu d'une famille rurale, très certainement", pensa-t-il. Il ne voyait pas Okapaï s'en prendre aux deux femmes, il aurait même tendance à penser que s'il le fallait, il les défendrait à nouveau. De même pour Vadek, qui avait montré beaucoup de respect pour l'une comme pour l'autre. "S'ils ne s'en prennent pas à elles, peut-on être certain pour autant qu'ils ne se tourneront pas contre nous quand viendra l'heure de les remettre aux autorités ?"

Il entra dans le cockpit, y trouva toute l'équipe des Futurmen et Joan. Le Capitaine et elle étaient concentrés sur des données qui s’affichaient sur un petit écran. Ils avaient le visage sérieux, fermé. Ils se tournèrent vers Andrew quand il entra.

- Joan, Maëva a besoin que tu passes la voir quelques minutes. Peux-tu la rejoindre ?
- J’y vais.
- Tout va bien à côté, Andrew ?, demanda Curtis.
- Oui. Tout le monde est en train de s’endormir. Je vais prendre le premier quart, Kim me relayera.
- Merci d’avoir organisé cela. Je vais rester ici avec Grag. Côté navigation, pour l’instant, tout se passe bien. Le vaisseau répond bien, et devant nous, il n’y pas de turbulences cosmiques pour les prochaines 24heures.
- Je vais voir Maëva, je reviens ensuite, dit Joan.
- Non, repose-toi. Je vais continuer à étudier nos données.

Elle le regarda avec sérieux, les sourcils froncés. Il ajouta avec un léger sourire :

- Promis, je me repose aussi…

Joan suivit alors Andrew jusqu’à la cabine réservée aux femmes. Okapaï et Vadek s’étaient tus, tout était calme. Kim Ivan et Grabo ne dormaient pas encore non plus, et le second avait aidé durant un moment les ingénieurs et le colonel dans la salle des machines. Ils saluèrent Joan et Andrew d'un signe quand ceux-ci passèrent devant eux.

- Joan, merci d’être venue.
- Qu’y a-t-il, Maëva ?
- J’ai proposé que Berenson soit installé ici, avec nous, du fait de ses blessures. Ca ne te dérange pas ?
- Non…
- Mais avant qu’Andrew et Kim ne l’amènent, je voulais te parler un peu. Nous n’en avons guère eu le temps et ici, nous sommes à peu près tranquilles pour le faire. Comment te sens-tu ?
- Ca va… Je fais comme beaucoup, je tiens sur les nerfs. Quand nous serons vraiment tirés d’affaire, je pense que toute la pression retombera et que nous apprécierons chacun de vraiment prendre du repos. Pour l’heure, les hommes sont calmes, mais…
- Mais ?

Joan secoua doucement la tête.

- Curt et moi étions en train d’étudier les données que l’on avait emportées au moment du départ, sur le complot, et qui ont été conservées dans la mémoire de Grag. Nous craignons d’autres ramifications, peut-être même parmi les officiers qui sont encore avec nous. Ne t’inquiète pas, Andrew ne fait pas partie de la liste de nos suspects, ajouta-t-elle très vite avec un petit sourire rassurant.
- Je n’en ai jamais douté, lui répondit la jeune femme en lui rendant son sourire.

Puis elle prit un air grave :

- Pour l’heure, tu vas me faire le plaisir de te reposer, et là, ce n’est plus Maëva qui parle, mais le médecin qui ordonne. Tu as fait face à beaucoup de moments difficiles, Joan, tu n’es plus seulement responsable de toi désormais, ne l’oublie pas.
- J’essaye de ne pas l’oublier.
- Alors, couche-toi. On va installer Berenson.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 6. Mai 2013, 23:52:45 Uhr
Merci pour cette suite Limeye.

Ça remet vraiment mes idées en place pour la manière dont les choses peuvent évoluer à bord du vaisseau. [goodjob]. Fais-moi savoir quand tu voudras que je reprenne la main.

Bizz.

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 6. Mai 2013, 23:53:31 Uhr
Limeye, j'ai une question, mais j'ai peur de faire une gaffe, donc je te la transmets par message perso. Merci de me répondre!

Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 7. Mai 2013, 14:41:42 Uhr
Coucou !

je pense que je peux encore écrire un petit morceau, je te fais signe d'ici demain. Là, j'avance assez bien dans la traduction de Meuterei. Mais bon, faut que je bosse aussi un peu  :(

bizz et bonne journée !

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 7. Mai 2013, 18:14:26 Uhr
Super Frego et Limeye,

On marche sur des oeufs la..on sent que ca va exploser a nouveau...J'aime vraiment bien que vous ajoutiez du suspens dans le voyage du retour, comme c'est a huis clos, ca rend les choses interessantes...Et Frego, tu penses ecrire la suite quand ils arrivent sur Terre avec tous les chamboulements?
Mis a part ca, vous ne pensez pas qu'une petite discussion est necessaire entre Joan et Curtis? Elle va attendre d'etre "arrivee" (avec tous  ce que ca implique vu le complot) pour le faire?

Curieuse...

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 7. Mai 2013, 20:56:08 Uhr
Bonsoir O-tho !

merci de tes remarques ! Je ne sais pas comment Frégo perçoit les choses, mais moi aussi, j'ai un peu le sentiment de marcher sur des oeufs  ;D ! Le moindre faux pas et ça peut repartir en "live"... néanmoins, je pense que la situation est moins tendue que sur le planétoïde, du moins pour le début du voyage. J'ai une ou deux petites vérifications à faire, sur un petit point de détail que je voudrais évoquer et je rédige une suite bientôt.

je pense aussi qu'il va falloir que nos tourtereaux se parlent, mais il faut bien reconnaître qu'ils ne peuvent pas aisément le faire pour le moment....  :-X

bon après-midi pour toi  ;)

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 8. Mai 2013, 12:56:45 Uhr
Coucou !

voici donc une suite, j'espère pas trop caricaturale en ce qui concerne Avery Norton. Mais quand on est un salaud, on l'est jusqu'au bout...

par contre, j'ai fait les vérifications nécessaires concernant les compatibilités sanguines, si je me trompe, corrigez-moi, je ferai les modifications nécessaires dans le texte !

bonne lecture et bonne journée !

Limeye  :)


La première nuit à bord du vaisseau se passa sans problèmes. Les hommes dormirent longtemps. Kim, relaya Andrew qui avant de se reposer passa quelques minutes avec Grag et le professeur Simon qui était resté auprès du robot dans le poste de pilotage. Le Capitaine était étendu au sol, dans un recoin du poste de pilotage. Il dormait profondément.

- Tout va bien de votre côté, professeur, Grag ?, demanda le major.
- Oui, sans soucis. Pour vous aussi, Major ?, demanda le professeur.
- Oui, je viens de passer le relais à Kim. Et tout le monde dort. J’ai juste entendu Berenson se plaindre un peu. Maëva pense qu’il aura besoin d’une transfusion.
- Peut-il tenir toute la nuit ?
- D’après ce qu’elle m’a dit, oui. Elle pensait s’en occuper demain, de voir aussi qui pouvait lui en donner.
- Connait-elle son groupe sanguin ?
- Il est A-.
- Un groupe assez rare. On demandera à tous, peut-être y a-t-il quelqu’un d’autre qui le soit.
- Sinon, on transfusera avec du O-. C’est plus courant.
- Je vais passer voir en salle des machines, professeur. Ils ont organisé un tour de garde. Je me reposerai après.
- Bonne nuit, Major.
- Merci, bonne veille à vous deux.

Et Andrew gagna en silence la salle des machines, où le colonel Gurney exerçait son tour de garde. Tout allait bien, les deux hommes parlèrent peu pour ne pas réveiller les ingénieurs qui dormaient là également. Et Andrew gagna la grande pièce, trouva un coin pour lui et s’endormit aussitôt.

Kim, puis Nekiri, qui assurèrent les deux gardes suivantes, firent comme le Major. Le professeur Simon apprécia la visite des deux pirates et s’entretint plus longuement avec Kim.

- Kim, pensez-vous que vos hommes vont supporter la promiscuité et le désoeuvrement après toutes ces journées que nous avons eues ?
- Il faudra bien qu’ils tiennent le coup. Ils sont habitués, pour beaucoup, à rester des jours sans rien faire quand nous montions des coups. Mais ce n’était pas vraiment sans rien faire. Dans nos repaires, il y a toujours de l’occupation. Ici…
- Nous n’avons hélas pas eu le temps de réfléchir à cela.
- Ne vous inquiétez pas, professeur. Je peux tenir mes hommes. D’autant que nous sommes débarrassés des pires. Et vous pourrez compter aussi sur Nekiri et Grabo, sans compter une bonne dizaine d’autres qui savent garder la tête sur les épaules. Je ne crains pas d’incidents particuliers. Il faut juste que je veille à ce que certains ne soient pas ensemble, car ils déclenchent facilement des bagarres. Mais je ne pense pas que ça aille au-delà de quelques coups de poings.
- Il faut les éviter le plus possible, Kim. Non seulement pour ne pas ajouter de tension parmi les hommes, mais en plus, pour éviter des blessures. Demain, nous aurons d’ailleurs un petit souci à régler : la docteur Sanchez pense qu’il faudra pratiquer une transfusion sur Berenson. Il est A-. Il faudra demander aux hommes si certains le sont.
- Hum, je vois. On s’occupera de cela après le déjeuner, ça les soudera un peu plus aussi.
- Merci, Kim, je vous laisse aller vous reposer à votre tour, vous l’avez bien mérité.
- Merci, professeur. En cas de soucis, réveillez-moi.
- Je n’hésiterai pas.

Au réveil, Joan et Maëva avalèrent rapidement un morceau, puis s’occupèrent de Berenson. Le blessé avait bien supporté la nuit et les premières heures de vol, mais il restait très faible. Maëva savait qu’en des circonstances normales, il aurait bénéficié d’une transfusion. Elle savait que cela serait sans doute nécessaire pour l’aider à survivre, car elle n’était pas sûre qu’il pourrait tenir tout le voyage. Il voulut cependant s’y opposer, arguant qu’il ne voulait pas affaiblir qui que ce soit, qu’il avait causé assez de drames et de tourments comme cela.

- Tous les hommes qui sont ici sont robustes. Celui ou ceux qui donneront un peu de leur sang pour vous récupèrerons très vite, ne vous inquiétez pas. Mon principal souci est de trouver un donneur compatible. Pas la peine de vous faire prendre de risques supplémentaires.
- Merci, docteur.

Maëva et Joan sortirent alors de leur cabine, Ezra, qui un temps avait quitté la salle des machines, s’avança vers elles avec Andrew.

- Colonel, pouvez-vous demander au professeur Simon de venir, s’il vous plaît ? Il va falloir organiser la transfusion pour Berenson. Sa présence peut m’aider à convaincre d’éventuels réticents.
- Je vais le chercher.

Simon arriva aussitôt, accompagné de Curtis, mais celui-ci resta appuyé contre la porte du cockpit. Kim avait rejoint le petit groupe et prit la parole le premier, devant tous les hommes désormais réveillés. Tous avaient également terminé leur repas.

- Bon, les gars ! J’ai quelque chose d’important à vous demander. Dans la petite pièce à côté, il y a un homme qui lutte pour rester en vie. Il a été gravement blessé comme vous le savez. La docteur Sanchez l’a opéré, mais il est très faible et va avoir besoin de sang. Par manque de chance, il a un groupe un peu rare. Certains parmi vous sont-ils A- et accepteraient-ils de donner un peu de leur sang pour le sauver ?

Les hommes restèrent silencieux, puis quelques regards furent échangés. Une main se leva, celle d’un ex-prisonnier, nommé Jefferson. Sur le planétoïde, il faisait partie du groupe des cueilleurs. Il n’était pas de forte constitution, mais était endurant.

- Moi, je le suis. Et je veux bien en donner.

Maëva poussa un soupir de soulagement. Elle préférait que le donneur soit directement compatible, ça simplifiait les choses.

Appuyé contre la paroi du vaisseau, Avery Norton n’avait pas bronché. Lui aussi était A-, mais ne voyait pas pourquoi il se serait dévoué pour un simple technicien. Il ne dit rien.

Maëva prit alors la parole.

- Merci, Jefferson. Si vous voulez bien me suivre. Avez-vous bien mangé ce matin ?
- Oui, docteur.
- Bien. Okapaï ?
- Oui, docteur ?
- Est-ce que vous pouvez cependant lui préparer quelque chose de consistant, et si possible de chaud. Jefferson pourrait en avoir besoin après le don.

Simon parla alors :

- Si cela ne suffisait pas, et que Jefferson est donc le seul donneur, nous pourrions être obligés de demander à d’autres d’entre nous de donner, des personnes ayant le groupe sanguin O-. Je pense que vous devez être plus nombreux.

En effet, quelques mains se levèrent spontanément, dont celle de Grabo.

- Merci à vous. Nous ne le ferons que si la docteur Sanchez et moi-même le jugeons absolument nécessaire. Jefferson, venez, nous allons aider le blessé dès maintenant.

Et ils entrèrent dans la petite cabine où Berenson reposait. La transfusion se déroula sans problème et Jefferson resta un moment à se reposer sur la couchette de Joan.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 8. Mai 2013, 18:37:59 Uhr
Frégo !

j'ai oublié de te dire que tu pouvais reprendre la main si tu veux !

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 9. Mai 2013, 02:59:30 Uhr
Non, mais, quel salaud en effet, ce Norton! Je ne trouve pas cela trop caricatural, au contraire ça lui colle bien à la peau et ça cadre bien avec son personnage...  >:(

Ce n'est pas moi qui vais te critiquer sur les compatibilités entre groupes sanguins, mes connaissances dans ce domaine sont un peu rouillées, faute d'avoir servi... Je te fais confiance, je ne vais même pas vérifier... :)

Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 9. Mai 2013, 12:34:28 Uhr
Coucou Limaille, Flamme!

Merci pour cette suite. C'est en effet un paradox de constater que des ex-mutins ont plus de sens de l'entraide que lui. :o  C'est exactement ce que j'avais en tete. Il aurait l'air fin si c'etait lui a la place de Berenson.  ;D

Flamme, pour les groupes sanguains, un A- peut effectivement aussi recevoir du sang d'un O-. O est un donneur universel. Tous les autres groupes et ceux qui ont un facteur rhesus + sont incompatibles (Ca c'est Frego qui se souvient de ses cours de Biologie du secondaire(Lycee) et dont la memoire est un debarras de trivias a go go ).

Js suis en train de rediger la suite que je compte poster tres bientot!

A+

Frego  8)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 9. Mai 2013, 12:43:59 Uhr
Merci Frego pour l'explication! Je ne me souvenais que de deux points, à savoir que le O est donneur universel, et qu'un facteur Rhésus positif ne peut donner à un négatif. Pour le reste, ma mémoire est défaillante... Les souvenirs du secondaire et du cégep ont, pour la plupart, fait place à ceux de l'université... métier oblige!

Bonne journée!
Flamme
 :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 13. Mai 2013, 02:38:41 Uhr
 Coucou!

C’était fou au boulot cette semaine. Voici la suite.  ;)

Après avoir pris son repas chaud et s’être reposé pendant une demie heure, Jefferson quitta la petite pièce et rejoignit les autres. Certains des autres ex-mutins comme Wilson, Vadek, Okapaï et Grabo, l’accueillirent avec un hochement de tête approbateur ou une main sur l’épaule. D’autres étaient restés perplexes.

- Pourquoi que t’as fais ça? Lui demanda Reluuk.

- Pour faire quelque chose, n’importe quoi, pour que ce soit vivable ici dedans. Répondit Jefferson.

Il y eu quelques murmures  d’assentiment. Nekiri et Kim Ivan reconnaissaient bien son côté pragmatique.

Nekiri fût le seul à entendre Tolek, qui était toujours ligoté, ricaner tout bas dans son coin.

- Hé, hé, hé, hé, hé, hé! Tu l’as fait pour te faire chouchouter par la belle toubib et la petite tigresse, oui!  Et regardez-moi le faciès du petit gars de riches, Norton. Il est jaloux! Il est jaloux! Il la voulait pour lui la petite Joan! Mais nous allons tous mourir! Ce vaisseau a reçu la malédiction de Lou!

« Tu forces vraiment ta chance là, Tolek. » Se dit Nekiri. Il tourna discrètement la tête vers Norton. La façon dont il regardait Joan Randall. « On peut vraiment dire qu’elle a une cible collée dans le dos en permanence! C’est donc si menaçant que ça quelqu’un qui a une conscience? Et le capitaine…Il a l’air sombre!


Joan, Ezra et Kim remarquaient aussi l’air sombre de Curtis.

Kim vint vers  Joan et Ezra.

-Allez donc voir ce qui se passe avec lui, Colonel, Miss Randall. Grabo va vous relayer à la salle des machines, Colonel. Dit-il.

Curtis avait réintégré le poste de pilotage. Joan et Ezra vinrent le rejoindre.

-Alors Capitaine? Fit Ezra.

- Je suis sûr qu’il y a encore des ripoux parmi nous. Dit-il sombrement avec une pointe de colère. J’ai continué de passer en revue les données de Crag concernant la correspondance de Swan et la liste des effectifs du  Titan, du Perséus et du Cassiopée, Joan. Tu avais raison, le Major Norton, le capitaine Murdoch et le Lieutenant Ivanov étaient officiers dans ces vaisseaux. Mais ce n’est pas tout…

Curtis marqua une pause et serra les poings.

-Qu’as-tu découvert de plus, Curtis? Demanda Joan, anxieuse. Elle posa doucement une main sur son épaule. Il prit sa main et la porta sur son cœur.

- Quelqu’un avait une correspondance anonyme  avec Swan. Continua-t-il. Il n’était pas seul à souhaiter ta mort, Joan. Il y avait aussi quelqu’un derrière lui qui tirait les ficelles. Il y a  une de ces correspondances qui disait :

« Assurez-vous que le 1er officier de Larson et ses complices viennent récupérer  la fille à l’endroit que vous avez convenu avec ce Bora Boru sur le Balkan. Qu’ils se débarrassent de Boru sur le champ. Pour la fille, faites d’elle ce que vous avez prévu, mais je veux que le second de Larson puisse confirmer qu’elle est morte. Cette fille est encore plus dangereuse que son père.  Ensuite, détruisez le Balkan.» Je me servirai de cette tentative ratée de mutinerie et de la mort de Randall, Gurney et des autres officiers et gardiens pour discréditer le gouvernement et forcer la démission de Cartew et Anders. Nous avons assez de forces policières et militaires de notre côté pour une intervention musclée si nécessaire.

- Nous savons donc qu’au moins Norton est impliqué dans le complot et qu’il devait s’assurer de la mort de Joan! S’exclama Ezra. Mais qui est celui qui tire les ficelles? Pourquoi considère-t-il Joan comme dangereuse?

Curtis continua.

-Les correspondances anonymes sont toutes signées par la même citation : « De toutes nos forces. » Swan utilise aussi cette citation dans plusieurs de ses correspondances.

En entendant cette citation « De toutes nos forces. », Joan frissonna.

Joan, cette citation te dit quelque chose? Demanda Curtis, qui redoublait d’inquiétude pour elle.

- Je reconnais cette citation. C’est  une version tronquée d’un crédo familial : « De tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos forces. » Dit-elle sombrement.

- Le crédo des Guggenheim! S’exclama Ezra.

- La famille de ma mère, Curtis. Continua Joan. Cela doit vous en dire long à tous sur le grand-oncle Richard qu’il ne cite plus la partie du crédo qui parle du cœur et de l’âme. J’ai vraiment ouvert une boîte de Pandore avec la découverte des intentions de Swan et de ce qui est arrivé à mon père. J’aurais du me douter que même avec la collaboration d’Anastasia et de plusieurs officiers, Swan ne se serait pas risquer à vouloir renverser le gouvernement sans avoir quelqu’un derrière lui qui tire les ficelles. Tu as sûrement dû croiser Richard Guggenheim dans l’entourage du Président Cartew, Curtis.

- Cette bande de vampires! Je comprends pourquoi Cartew était toujours si las. Intervint Mala. Curtis hocha  sombrement la tête sombrement.

Ezra était mortifié.

-Je savais depuis longtemps que le vieux ne voulait pas vous avoir ta mère et toi comme héritières. J’ai toujours su  de quoi il était capable. J’ai voulu poursuivre l’enquête de William Randall mais Anders m’a empêché de le faire. C’est lui qui a suggéré  de vous cacher ta mère et toi  pour vous faire oublier quelques temps. Et voilà le résultat : on a laissé, j’ai laissé les choses pourrir au point où un coup d’état s’est probablement produit pendant notre absence. Le pire c’est tu t’es promenée avec une cible dans le dos depuis avant ton premier jour dans le service, Joan!

-Sans appui de la part des hauts gradés et des politiciens, vous n’auriez fait qu’un mort de plus, Colonel. Intervint Joan. Le plus ironique est que ni ma mère ni moi n’avions l’intention d’accepter un sous de cet héritage dans le cas douteux que nous n’aurions pas été déshéritées. Maintenant que je pense à tout cela, je me rends compte que nous avons été naïves.

 Il est presqu’impossible de nos jours d’être déshérité, et nos intentions face à cette fortune sont exactement les raisons pour lesquelles le vieux Richard nous trouve dangereuses. Quoi qu’il en soit, le problème qui se pose maintenant est ce que devons- nous faire concernant  Norton, Murdoch et Ivanov. Où pouvons nous tous trouver refuge si le coup d’état s’est produit? Il faudra conclure une entente avec Kim et ses hommes. Ajouta-t-elle

-Il faudra aborder ces questions avec un sang froid que je ne suis pas sûr d’avoir. Dit Curtis, en essayant de contenir sa colère. Je ne suis pas sûr de pouvoir m’empêcher de régler le compte de Norton, ici et maintenant. Je ne sais plus faire la part entre se défendre et se faire justice soi-même.

-S’il y a des exécutions qui doivent se faire parmi ceux qui sont sous mes ordres, c’est moi qui devrai les faire. Conclut Ezra. Ils auront leur chance d’avouer leur implication dans la conspiration et se rendre.

Joan était tout à coup devenue songeuse et Curtis s’en aperçut.

- Joan, murmura-t-il en lui prenant  la main, il y a-t-il quelque chose que tu veux me dire?

Joan prit une longue inspiration.

-J’aurais préféré un meilleur moment pour te dire cela mais c’est impossible maintenant. Murmura-t-elle. Elle toucha la paume de Curtis avec son doigt pour former une série de lettres : Je-porte-ton-enfant-malgré-mon-contraceptif-Maëva-est-au-courant.

Curtis écrit à son tour dans la paume de Joan : Je-suis-là. Il la serra doucement dans ses bras.

Vos commentaires sont toujours les bienvenus. ;)

Bizz,

Frégo

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 13. Mai 2013, 11:34:10 Uhr
Coucou Frégo !

tu as peut-être eu une semaine chargée, mais quand tu t'y remets, ça y va   [bigeek] !  [goodjob]

le complot totalement dévoilé, les derniers ripoux démasqués, le lien fait avec le passé de Joan, les questions qui se posent pour eux désormais... Et THE révélation finale, tout ça dans une seule livraison, chapeau (j'aurais bien mis 10 pages à raconter tout cela, moi  ;D)

tu continues ?

bizz et bonne journée !

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 13. Mai 2013, 23:25:08 Uhr
Coucou Frégo!

Mes passages coup de coeur:

1) la fin de la tirade de Tolek: ça m'a irrésistiblement rappelé Rollinger, et tout ça, avec "la malédiction de Lou", ça m'a fait sourire... ;D

2) la façon de penser de Nekiri...  [goodjob]

3) la manière dont Joan s'y prend pour annoncer LA nouvelle à Curtis... et la réponse de ce dernier  [imsorry] Bien que je pensais qu'elle allait lui révéler plus tard... Il va se faire un sang d'encre, maintenant!   [smhair]

Je suis aussi impressionnée que Limeye par la concentration de l'action en si peu de temps!  [bigeek]

Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 14. Mai 2013, 20:01:29 Uhr
Coucou Frego,

Mes commentaire rejoignent ceux de Limeye et Flamme  [goodjob]!

Maintenant que tu as defini les problemes et pose tes jalons, j'imagine que ca va passer a l'action...
L'inconnue c'est encore ce qui les attend a leur retour....Il y a du materiel pour ecrire ca c'est sur!  ;D

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 16. Mai 2013, 05:29:33 Uhr
Coucou!

Je cogite encours sur comment amener l'action le mieux possible. Pour vous faire patienter. Voici un petit apparté entre les deux affreux. ;D

- Crag, Mala, maintenez le cap mais restez vigilants, il ne faudrait surtout pas retrouver un autre planétoïde sur notre route. Dit Curtis. Mala, si tu entends que ça tourne au vinaigre dans le quartier des passagers, vient nous rejoindre.

-Entendu Capitaine. Dirent-ils.

Curtis regagna la pièce des passagers avec Ezra et Joan.

Restés seuls, les deux compères s’interrogèrent.

-Qu’est-ce Joan a bien pu dire en secret au chef d’après toi, Boule de gomme? Demanda Crag.

- Si Joan commence à nous faire des cachoteries à nous, c’est qu’on va avoir un bébé, vieille poubelle. Rétorqua Mala.

Limeye et Frégo Marquèrent leur accord avec des jappements pour Limeye et des métarmorphoses en bébé Curtis et bébé Joan pour Frégo.

- C’est le chef qui sera encore plus inquiet pour elle maintenant. Dit Crag. Vivement qu’on règle le compte de ces ripoux  au plus vite!

- S’ils se sont saisis du gouvernement, il faudra éviter de se faire repérer et trouver un refuge sûr pour tous. Notre alliance avec les pirates ne fait peut-être que commencer. Si un jour on m’avait dit je j’aurais plus confiance en des criminels qu’en les autorités, j’aurai traité cette personne de fou. Rétorqua Mala. Déjà qu’on ne riposte plus à nos insultes respectives…

- Boule de caoutchouc, tu ferais peut-être mieux d’aller tout de suite voir si tout va bien dans le quartier des passagers. Dit Crag

- Je pense que tu as raison Tas de ferraille. Dit Mala. Je vais voir discrètement.

Mala sortit à son tour.

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 16. Mai 2013, 06:52:16 Uhr
Coucou Frégo !

Qu'est-ce que je les aime, ces deux-là  [eyeheart] [loveya]

Tu me laisses écrire la scène dans laquelle Curtis apprend la nouvelle du  [baby] à Simon ? Et les deux affreux avoir confirmation de leurs doutes ?  [jump]

Pas forcément tout de suite, d'ailleurs... ou alors, ça te permet de faire une petite pause et de continuer à cogiter, tu me dis !

Bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 16. Mai 2013, 10:12:34 Uhr
Coucou Limeye!

Tu peux écrire la scène quand tu veux  ;D. Ma journée va être assez chargée aujourd'hui. Je ne pourrai peut-être pas poster.


Bizz.

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 16. Mai 2013, 14:34:19 Uhr
Et hop, voilà un premier morceau ! J'ai lancé quelques pistes concernant le coup d'Etat et la situation dans le système solaire, ça n'engage à rien... puisque ce ne sont que des suppositions de la part du Capitaine.

Juste un petit clin d'oeil à Free Nurara en passant...  ;) avec un personnage que j'aime bien !

Je poste une suite dès que j'ai un moment. Vos remarques seront les bienvenues, bien entendu !

bizz

Limeye  :)


Joan avait rejoint Maëva dans leur petite pièce, pour prendre des nouvelles de Berenson. Elle ressentait aussi le besoin de s’isoler un peu pour réfléchir aux nouvelles découvertes que Curtis avait faites concernant le complot. Ainsi, c’était Richard Guggenheim qui était derrière tout cela, et qui, quelque part, avait provoqué la mort de son père. La soif de pouvoir de cet homme ne l’étonnait guère. Mais se retrouver ainsi prise à partie, menacée directement, lui était insupportable. Elle voulait vivre, simplement.

Elle s’assit sur le bord de sa couchette, Berenson dormait. Maëva la rassura :

- Il a bien supporté la transfusion. Maintenant, il faut qu’il récupère. J’espère que nous arriverons sans trop tarder sur une planète où il pourra être hospitalisé.

Joan ne répondit rien. Ce silence fit lever les yeux de Maëva, qui voyant le visage fermé et la tête baissée de son amie s’inquiéta à nouveau. Elle s’approcha et demanda doucement :

- Qu’y a-t-il, Joan ?

En quelques mots, cette dernière lui expliqua la nouvelle situation dans laquelle ils se trouvaient, le rôle que Norton et ses deux complices devaient jouer.

- Que vont-ils décider ?
- Ezra a dit que s’il fallait les exécuter, c’était de sa responsabilité. Ils veulent les confronter aux données que nous avons recueillies et que Curtis a épluchées depuis hier. Mais Norton n’est pas homme à se laisser faire, je crains que ça ne tourne mal. Même s’ils ne sont que trois… et même si nous sommes dans une situation difficile, tant que nous ne sommes pas certains que le coup d’Etat a réussi… difficile de les supprimer. Et même si leur mort nous assurait une certaine sécurité, il faut que l’on trouve un endroit sûr où atterrir. Il faudrait que tu puisses mettre au courant Andrew discrètement. A moins qu’Ezra parvienne à le faire. Il va aussi informer Mac Clinton, mais pas les autres ingénieurs. Je pense que Curtis va se débrouiller pour parler avec Kim. Nous ne pouvons rien faire sans les pirates !
- Hier, c’était eux qui ne pouvaient rien faire sans nous…

Les deux jeunes femmes se regardèrent, un instant silencieuses. Toutes deux réfléchissaient à cette situation.

- Et puis, Maëva…

Finit par dire Joan.

- Oui ?
- Curt est maintenant au courant pour le bébé. Mais il est le seul à savoir.
- C’est bien qu’il le sache. Je me demandais quand tu te déciderais.
- J’aurais aimé le faire dans d’autres circonstances, mais nous n’avons guère de liberté…

La jeune femme opina.  Elle comprenait.

Joan s’allongea, Maëva sortit et alla à la rencontre d’Okapaï. Avec Andrew, elle gagna la réserve où ils avaient entreposé la nourriture. En quelques mots, elle mit le Major au courant de la situation, tout en préparant un repas pour Joan, qui avait complètement oublié de se nourrir. En retournant dans la pièce principale, et alors que Maëva rentrait dans leur cabine, Andrew s’installa simplement auprès du Capitaine et lui posa des questions sur la navigation, questions et discussion des plus banales, mais qui permirent à Curtis d’observer les détenus.

"Il faut que je parle avec Kim, c’est certain. Il faut mettre Grabo et Nekiri au courant, j’ai totalement confiance en eux. Quelle planète peut-elle être encore sûre ?"

Tout en devisant tranquillement avec Andrew, son regard parcourait les hommes installés là. La plupart des visages étaient encore fatigués et marqués par le dur labeur des semaines passées et l’angoisse de la mort. Il ne regarda pas une seule fois en direction de Norton et des deux autres suspects. Parmi les ex-prisonniers, il y avait une bonne proportion de Terriens, mais d’autres étaient Martiens comme Kim, ou Jovien comme Nékiri. Mars était beaucoup trop loin, Jupiter aussi, car elle se trouvait à l’heure actuelle de l’autre côté du Soleil par rapport à eux. Pourtant, il se disait que si une planète parmi celles des Neuf Mondes tenait toujours, c’était bien Jupiter. Ses habitants n’avaient pas l’habitude de se laisser dicter une loi par l’extérieur, et souvent d’ailleurs, il avait fallu à James Carthew beaucoup de diplomatie pour avancer sur des projets avec eux. La flotte jovienne était aussi la plus importante après celle de la Terre, mais pour cela, il était assez serein également. Il ne voyait pas l’Amiral Taggart, un des hommes les plus honnêtes et les plus attachés à la démocratie, se compromettre avec Guggenheim.

"Il faut absolument avoir une idée de la situation dans le Système Solaire avant d’aller n’importe où. La planète la plus proche de nous sera Pluton et ses satellites. Qu’en est-il de Styx ? Za’an et les siens ont-ils été envahis ? Eux aussi sont sûrs… mais si pacifiques et leur situation pourrait devenir très précaire. Et nous n’avons que 5 pistolets, aucun canon… si au moins nous avions le Comète… Il faudrait se débrouiller pour le récupérer. Je suis assez serein, nul n’aura pu s’en emparer. Tycho est sûre, également, mais impossible d’y aller, les alentours doivent grouiller des patrouilles de la junte. Et de plus, nous n’avons pas de réserves d’eau suffisantes pour tenir des semaines, bien avant que ne se pose le problème de la nourriture, ce sera celui de l’eau qu’il faudra envisager…"

A cet instant, il rejeta un peu la tête en arrière, fit une simple remarque d’organisation à Andrew, puis les deux hommes se turent.

Il vit Maëva ouvrir la porte de la cabine, car Frégolo et Limeye grattaient et voulaient entrer. Cela le fit légèrement sourire. Les deux petits animaux étaient toujours aussi protecteurs avec les deux jeunes femmes. En effet, à peine entrés, ils sautèrent sur la couchette de Joan et se blottirent contre elle. Elle avait fini son repas et somnolait, couchée en chien de fusil. Ils se calèrent contre son ventre et lui firent un petit câlin.

Quand Mala entra dans la pièce, il vit que tout était plutôt calme. Il s’approcha de son Capitaine, lui murmura quelques mots à l’oreille.

- Je vais voir Grag, alors, dit-il simplement.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 16. Mai 2013, 20:02:33 Uhr
Voilà la fin du passage que je voulais écrire. Je te laisse la suite Frégo ! S'il faut faire des ajustements, aucun souci !

bizz

Limeye  :)



- Ca va, chef ?, demanda Grag.
- Oui, Andrew est au courant, maintenant. Ezra se charge aussi d’informer Mac Clinton. Maintenant, reste à parler avec Kim. Il faut qu’il sache dans quel nouveau bourbier nous risquons de tomber. Il aura peut-être une suggestion intéressante à faire.
- Je garde quel cap ?
- Pour l’instant, ne change rien. Nous avons encore plusieurs jours de voyage avant d’arriver aux alentours de Kuiper.
- On va avoir quelques courants cosmiques à affronter d’ici 24h, tu sais.
- Oui. Normalement, ils ne sont pas trop violents, mais on sera secoué, c’est certain. On préviendra les hommes quand on s’en approchera. Si tu tiens bien le cap, en moins de deux heures, nous aurons traversé cette zone.
- Je tiendrai, chef.

Curtis sourit. Avoir Grag au pilotage était un atout. Il savait pertinemment que sans son équipe, il n’aurait pu réussir ce défi insensé de construire le vaisseau. Et dans les prochains jours, les prochaines semaines, il allait encore avoir sacrément besoin d’eux. Il se redressa un moment, observa le ciel et les étoiles qui défilaient devant eux.

- Grag, tu m’aideras à bricoler l’émetteur de Berenson. Mais il faudra le faire très discrètement, ici. Mala pilotera à ce moment-là.
- Bien, chef. Sais-tu où sont Limaille et Frégolo ?
- Avec Joan et Maëva.
- C’est bien. S’ils sont avec elles, on peut être tranquille. Ce sont de bons petits gardiens, ajouta le robot avec une confiance indéboulonnable.
- Tu as parfaitement raison.

Curtis se détourna un instant, alla s’appuyer, le bras tendu contre la cloison séparant le cockpit de la pièce principale. Le silence qui régnait ici lui faisait du bien. Dans sa tête, ses pensées s’entrechoquaient.

"Prochaine étape, parler avec Kim, et mettre Grabo et Nékiri dans la confidence. Prendre une décision concernant notre destination. Et s’occuper de Norton et des deux autres…"

Le visage de Joan se forma devant ses yeux. Elle était encore menacée. Il se disait qu’elle avait déjà eu tant de chance d’échapper au destin funeste que voulait lui préparer Guggenheim ! Comment pouvait-il la protéger ? Il ferma les yeux, pensa à ce qu’elle venait de lui annoncer. Un bébé. Il allait être père. Elle allait mettre au monde un enfant, leur enfant, dans un monde peut-être en pleine guerre, en pleine révolution. A cet instant, il sentit une présence près de lui. C’était Simon.

- Ca va, mon garçon ?
- Oui, Simon, ça va. Je réfléchis, comment nous organiser face à ces nouveaux défis…
- Il faut que tu parles avec Kim. C’est la priorité. Il aura peut-être une idée d’un endroit où nous pourrions aller. De là, il sera possible d’entrer en contact avec ceux qui luttent contre le coup d’Etat.
- Jupiter est certainement toujours du bon côté.
- Il y a des chances, oui, mais Jupiter est trop loin pour nous. Taggart ne rendra pas les armes comme cela. Si ça se trouve, il y a de violents combats entre l’armée jovienne et les hommes de Guggenheim.

Curtis opina.

- La planète la plus proche pour nous est Pluton. Mais pour l’heure, impossible de savoir de quel côté elle a penché… quant à ses satellites, on va éviter Cerberus. Je pensais à Styx, mais… rien ne peut nous garantir que ses habitants tiennent toujours. Ils ont si peu de moyens de défense ! Et si l’armée de Pluton est aux mains de Guggenheim, alors je ne donne pas cher de la peau du peuple de Za’an !
- Je suis inquiet pour eux aussi. Mais je pense que nous aurons encore beaucoup de sources d’inquiétude, et pour nombre de nos amis, dans les prochains jours.
- Oui, répondit Curtis d’un air sombre.

Simon l’observait. Son garçon lui cachait quelque chose. Quelque chose qui n’était pas dans les données de Grag que lui-même avait consultées. Quelque chose qui concernait Joan, cela Simon en était quasiment certain.

- Quelque chose t’inquiète, Curt. Qu’y a-t-il ?, demanda-t-il en le voyant toujours appuyé contre le mur, les yeux à nouveau fermés.

Curtis prit une profonde inspiration. Autant mettre rapidement Simon, Mala et Grag au courant. Ils protègeraient Joan en cas de besoin. Et encore plus… qu’avant.

- Simon… oui, il y a autre chose. Joan… Joan est enceinte.

Le cerveau volant émit un léger bourdonnement, mais ne dit rien pendant au moins une longue minute. Grag s’était retourné, abandonnant un instant la navigation.

A cet instant, Mala regagna le poste de pilotage, Limaille et Frégolo sur les talons. Grag fit les gros yeux à son chien :

- Tu dois veiller sur Joan, Limaille ! Retourne avec elle !
- Ils sont complètement énervés, dit Mala. Elle les a mis dehors, ils l'empêchent de se reposer. Limaille n'arrête pas de couiner ! J'ai l'impression qu'il veut te dire quelque chose, et moi et la télépathie...

Le petit chien sauta sur les genoux de son maître, qui tenait toujours les commandes du vaisseau. Il jappa, émit quelques bruits étranges.

- Oh, mais ce n'est pas une nouvelle, Limaille ! Nous le savions déjà.
- Qu'est-ce qu'on sait déjà, caisse à outils ?
- Que Joan va avoir un bébé, répondit Grag avec un grand sourire. Et toc.

Mala regarda le robot surpris, puis aussitôt son chef. Curtis ne put s'empêcher de sourire légèrement en hochant la tête.

- Comment ton chihuahua a-t-il deviné ?
- Il m'a dit qu'il avait entendu battre le coeur du bébé en faisant un petit câlin à Joan.
- Wahhh !, s'écria Mala avec un air béat.

Simon devinant que la conversation entre les deux amis allaient très vite dévier sur une pente hasardeuse, s'empressa de dire :

- Vigilance renforcée pour veiller sur elle, tous les deux, hein ? Et surtout, gardez vos réflexions pour vos heures de veille ! Pas la peine que tout le monde le sache...
- On sera muet comme des carpes, professeur !, promirent-ils en choeur.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 17. Mai 2013, 18:59:18 Uhr
Oooohhhh, Limeye! 

Trop "cute",  trop mignons, Limaille et Frégolo, j'adore le rôle que tu leur fais jouer dans cet extrait!  :D

Sans parler de la grande perspicacité habituelle de Simon... et sa réaction!  :o

Super! Je suis toujours impatiente de connaître la suite!  [jump]

Flamme
 [goodjob] [master]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 18. Mai 2013, 05:55:08 Uhr
Coucou Flamme,

merci pour ces remarques ! J'avais dans l'idée que Joan aurait gardé le secret plus longtemps, mais que les deux bestioles auraient tout éventé... mais il fallait que ce soit crédible par rapport au nombre de semaines de gestation ! Et là, ça devenait bon... pour entendre battre le petit coeur.

ce genre de petites scènes permettent aussi de relâcher la pression ! Quant à la perspicacité de Simon... je pense que dans la situation du Capitaine, avec ces nouveaux défis à relever, il lui était difficile de ne pas deviner rapidement qu'il y avait autre chose...

par contre, la promesse des deux affreux, je ne sais pas si elle est très crédible  ;D

à Frégo pour la suite, maintenant !  ;)

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 19. Mai 2013, 22:25:43 Uhr
Coucou Limeye et Frego,

Tres chouette la facon dont Joan "dit" au Capitaine qu'elle attend un petit....Et la facon dont Limeye et Fregolo l'apprennent a leur tour...J'ai effectivement du mal a croire que nos 2 lascars vont reussir a tenir leur langue...

Petit moment detente avant la tempete?...

Pas encore sortis de l'auberge hmmm... pour notre plus grand plaisir!

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 20. Mai 2013, 04:35:51 Uhr
Hello, tout le monde.

Pas encore la tempête mais pas loin. ;)


Voici la suite.


 Peu à peu  Certains mutins commençaient à sortir de leur torpeur initiale. Ils commençaient à s’interroger sur ce qu’ils allaient devenir. Okapaï, Vadek, Wilson, Jefferson et Timarrow abordèrent calmement et courageusement la question avec Kim Ivan. Ils ne voulaient pas être pris dans une folie de masse qui les ferait agir contre leur volonté.

Okapaï parla le premier.

- Kim, moi je pense beaucoup à Thomas et à Mickey. La piraterie, on peut en vivre si on n’a pas le choix mais en général on n’en vit pas vieux ni particulièrement riche. J’aimerais vraiment me refaire mais je ne sais vraiment pas non plus sur quoi ou qui on va tomber en rentrant dans le système solaire.

- Kim, ça fait un sacré bout de temps qu’on se connaît. Dit Timarrow. Je m’en tiendrai à ce que tu décideras mais j’avoue ne pas être tenté par un possible retour sur Cerbérus. Je sais que Flam, Gurney, Barrett , Miss Randall et la Dr. Sanchez diraient un bon mot pour nous concernant une réhabilitation ou une remise de peine parce qu’on a collaboré avec eux, mais je doute que les autres flics et les ronds de cuirs à New York les écouteraient. Je suis de l’avis d’Okapaï concernant ce qui nous attend dans le système solaire. Ça sent encore les ripoux à plein nez.

- Moi aussi je veux me refaire Kim. Ajouta Vadek. On a vraiment trimé dur sur le météore mais c’était simple. C’est la première fois que j’avais l’impression d’avoir une place et que ça valait quelque chose. Je regretterais de perdre tout ça en revenant dans le système. Surtout que l’idée de départ de tout ce merdier, et c’était la tienne, Kim, c’était d’aller vers une vie nouvelle. Et c’est vrai que ça sent le ripou à plein nez. Flam, Gurney , Barrett et Miss Randall sont inquiets aussi, ça se voit.

- Wilson et moi on est d’accord avec ce qu’ont dit Okapaï, Timarrow et Vadek. Ajouta Jefferson. Mais j’en ai vu d’autres. Faut d’abord faire ce qu’on peut pour rester en vie et que ça soit vivable, comme je l’ai dit avant. Pour l’instant, tous sans exception on dépend les uns des autres. Wilson opina.

- Les gars, en ce moment, je voudrais pas être ailleurs qu’avec vous. Peu importe ce qui arrivera, souvenez-vous de ça. J’ai la ferme intention qu’on s’en sorte avec au moins ce qu’on a comme dignité, n’en déplaise à ceux qui pensent qu’on n’en a pas!  C’est vrai qu’on dépend les uns des autres. Je vous assure qu’en tant que tel, on aura notre mot à dire sur où se posera cette appareil. Il est temps que j’aie une conversation avec le Capitaine Flam.

Kim alla s’entretenir un instant avec Nekiri.

- Alors  Neki, j’espère que tes oreilles de Jovien  n’ont pas trop bourdonné aujourd’hui. Dit Kim.

- Oh tu sais, Kim, j’en ai assez entendu durant ce voyage pour tenir un salon de la commère en permanence. Je pense que je pourrais te laisser la direction du salon funéraire. Dit Nekiri avec une pointe d’ironie.

 Kim pouffa de rire.

- Ne ris pas, j’ai aussi de bons yeux tu sais. Et mes bons yeux ont vu le manège des bestioles autour de Joan Randall. Elle semble de nouveau porter l’univers entier sur ses épaules. Flam, son équipe, Gurney, Barrett et Dr. Sanchez semblent aussi inquiets. Et regarde discrètement ce trio de vautours près du hublot. Nekiri dirigea les yeux vers  Norton, Murdoch et Ivanov. Ils semblent avoir Joan Randall dans leur collimateur. Et il faudra aussi faire attention à Tolek. Il marmonne des insanités comme c’est pas possible.

- Hum, je sais que Gurney, Flam et Barrett n’iront pas tuer des hommes qui n’ont encore rien fait mais il faudra peut-être leur rappeler que Miss Randall a été menacée plusieurs fois déjà et que nous ne sommes pas en démocratie ici.  Miss Randall a souvent été prise à partie, et ça je trouve ça révoltant. Dit Kim.

- Je continue d’ouvrir l’œil Kim. Mon instinct me dit que notre collaboration de raison avec Flam et ses amis va encore durer pour un bout de temps. Dit Nékiri.

Sur ce, Kim Ivan alla au poste de pilotage pour parler au Capitaine Flam.

Kim frappa à la porte du poste et entra.

- Ah Kim, vous tombez bien, je voulais justement vous parler. Dit Curtis.

- J’avais aussi certaines choses à discuter avec vous, Capitaine. Je vais vous laisser parler d’abord. Dit Kim.

- Kim, mon équipe, le Colonel Gurney, Miss Randall et moi-même avons scruté la correspondance entre Swan, ses complices et quelqu’un d’autre qui tirait les ficelles. Nous avions sauvegardé ces données avec Crag avant la mutinerie. Nous pensons que des ripoux ont renversé le gouvernement interplanétaire pendant notre absence. Si c’est le cas, nous rendre aux autorités signifierait une mort certaine pour nous tous, y compris ceux, parmi nous, que nous soupçonnons être des complices. Dit Curtis.

- C’est Miss Randall qui a initialement découvert les combines de Swan, n’est-ce pas Capitaine.

- Oui Kim, elle a aussi identifié celui qui est derrière tout cela. Quelqu’un qui a des raisons personnelles de vouloir la tuer. Il y a aussi à notre bord, 3 officiers qui faisaient partie de l’équipage de Larson, Mac Nair et Kulikov, les complices de Swan. Un d’entre eux, le major Norton, a été indirectement cité dans une correspondance entre Swan et la tête pensante. Norton aurait eu pour tâche de s’assurer de la mort de Miss Randall. Ajouta Curtis sombrement.

- Qui est cette tête pensante, Capitaine? Demanda Kim.

- Un richissime homme d’affaire véreux de New York. Son nom est Guggenheim. Dit Curtis

- Ouais, je vois le genre. Dit Kim. Y a beaucoup de mes gars qui sont devenus pirates à cause de gens de son espèce qui s’accaparent de toutes les ressources et qui enlèvent aux autres leurs moyens de subsistance. Personnellement, j’assume tous les choix que j’ai faits, mais pour d’autres c’est une spirale difficile à arrêter, la piraterie.

- Kim, nous devons prévoir un endroit neutre où nous poser en  sans se faire repérer par les forces de Guggenheim. Je me demandais si vous aviez un endroit à me suggérer qui soit accessible. S’il nous est possible d’être secourus par la suite, on pourrait respectivement s’accorder un temps d’immunité et aller chacun de notre côté. Sinon, on pourrait s’organiser pour combattre un ennemi commun. Dit Curtis. Il faut espérer que Guggenheim ait rencontré de l’opposition et qu’il n’ait pas pu renverser tout le système.

- Il y a bien une de nos planques sur Tyrial, un satellite de l’anneau de Saturne. Peu de pilotes sont assez habiles pour naviguer là. Il y a bien là le vieux Major Kriegler et une petite garnison de dix hommes de la police saturnienne, mais ils n’aiment pas les ronds de cuir de New York et ne font pas de zèle vu leur petit nombre. On a pris un arrangement informel avec eux pour qu’on se foute mutuellement la paix. Dit Kim.

- Saturne pourrait être une possibilité viable en effet. Elle est dans notre trajectoire. Kim, je vais fabriquer un émetteur et un récepteur pour pouvoir écouter la plupart des communications radio pour pouvoir s’adapter aux circonstances. Dit Curtis. Mais je veux garder l’existence de ce récepteur secret jusqu’au dernier instant pour ne pas exciter les convoitises, mais en temps voulu ce serait juste que vous ou un homme de confiance puissiez  écouter aussi.

- Il y a bien Timarrow qui est un crack des communications qui pourrait aider à bricoler le récepteur pour capter toutes les communications qu’on peut imaginer. J’ai confiance en lui. Dit Kim.

- Merci Kim. Dit Curtis.

- Il y a encore une chose Capitaine. Dit Kim. Nekiri a bien remarqué 3 officiers près d’un hublot qui lui faisaient l’effet de 3 vautours. Je suppose que ce sont eux que vous soupçonnez. Eux vont surement s’opposer à ce que nous projetons de faire. Ils pourraient nous trahir aux autorités et pourraient aussi s’en prendre encore à Miss Randall. Dit Kim.  Il faudra les confronter bientôt. Dit Kim.

- En effet Kim. Dit Curtis.
 

Ciao!

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 20. Mai 2013, 11:12:06 Uhr
Coucou Frégo,

j'ai juste envie de dire : la suite !!!  ;D

il était certain que Kim aurait une solution de repli à proposer. Vont-ils arriver jusque-là ? Et est-ce là que tu vas choisir de les faire atterrir ? Comment vont-ils s'occuper de Norton et des deux autres ? Argh, que de suspens !!!  :o

j'ai hâte...  [jump]

Belle journée ! Bizz

Limeye  :)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 20. Mai 2013, 17:00:22 Uhr
Bonjour Frégo!

Je suis très touchée (encore plus que je l'étais dans le DA) par l'amitié et la confiance que se témoignent mutuellement Curtis et Kim, et par le fait que certains pirates sont bien plus humains et droits que les ripoux...

J'adore vivre l'impatience de connaître la suite!  [jump] Le suspense est omniprésent, et j'apprécie infiniment!  [goodjob]

Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 23. Mai 2013, 02:11:09 Uhr
Coucou!

Lundi au Québec et en Ontario, on a célèbré la fête des patriotes de 1837, qui s’étaient rebellés contre le pouvoir britannique au Canada. Parmi ces patriotes, il  y avait des francophones du Bas Canada et aussi  des Anglophones du Haut Canada. Pour tout le reste du Canada, on célèbre la journée de la Reine Victoria. Jadis, en ce jour, Nous Québéquois on fêtait Dollar Des Ormeaux (un explorateur de la Nouvelle France du 18e siècle). Je ne parlerai pas de son histoire de baril de poudre! ;D

J'ai bien peur d'être encore incorrigible côté suspense cette fois encore!  [devil]

Hop, assez bavardé :

- Kim, je vous avoue que je me sens pris entre 2 feux par rapport à Norton, Murdoch et Ivanov, dit Curtis. D’un côté c’est dangereux de laisser pourrir les choses mais d’un autre côté la révélation d’une conspiration pour un possible coup d’état va  frapper durement le Sergent Willis et les autres gardiens qui ont certainement des familles restées sur terre. Norton a peut-être déjà  fait chanter certains d’entre eux. Ils pourraient paniquer. Ça pourrait mal finir. Il y a aussi autre chose. Ajouta Curtis. Dans quelques heures, nous allons entrer dans des courants spatiaux. Nous allons être quelque peu secoués. Nous devons avertir les autres, y compris les ingénieurs à la salle des machines.

Simon intervint.

- Mon garçon, je crois que c’est pour cela qu’il faut agir maintenant. Si Norton exerce un chantage, cela veut dire que les autres officiers et gardiens sont déjà au courant de la possibilité du coup d’état. Leur anxiété représente déjà un danger pour nous, en particulier pour Joan.

- Je suis d’accord avec le professeur Simon. Dit Kim.

- Très bien, allons rejoindre les autres. Nous auront besoin du Major Barrett et du Colonel Gurney. Dit Curtis. Maintenez le cap, Crag et Mala.


De la pièce des passagers, ils pouvaient entendre la voix de Joan :

- Vous savez Major Norton, vous avez absolument raison, les gens devraient savoir rester à leur place. Pour me faire pardonner, je vous ai apporté deux rations. Une pour chacune de vos faces! Il y eut un bruit indistinct. Maintenant…Il y a-t-il encore un d’entre vous qui a un problème avec moi? Continua-t-elle. Moi, je n’ai aucun problème à aérer tout ça maintenant!

Curtis écarquilla les yeux.

-Je me disais bien aussi que ça faisait longtemps qu’elle ne m’avait pas fait un coup comme celui-là! S’écria Curtis. Il se précipita. Simon et Kim à sa suite.

- La dernière fois, c’était sur la Balkan avec Swan et ses comparses. Dit stoïquement Simon.

« Miss Randall en a vraiment ras le bol. N’importe qui l’aurait été bien avant. » Pensa Kim.

Quelques minutes plus tôt…

C’était le moment de prendre un autre repas. Joan, Maëva, Okapaï, Vadek et Wilson s’occupaient de distribuer les vivres.

Cette attente devenait insupportable pour le Sergent Logan Willis. Il était malade de peur pour sa jeune épouse et sa petite fille. C’est la seule raison pour laquelle il a cédé au chantage de collaborer avec un ripou comme Norton. Gare à lui  si le coup d’état n’a pas eu lieu! Willis était aussi miné par la honte. S’il est sauvé ce sera aux dépens de ses compagnons d’infortune. Il n’avait rien contre Joan Randall. De toute façon, s’en prendre à elle maintenant serait suicidaire. Mais vraiment cette attente le rendait fou. Et ce Tolek qui n’arrête pas de ricaner!

Avery Norton sentait aussi la tension monter en lui. Sa carrière parsemée de passe-droits l’a très peu préparé pour la situation présente. Mais il ne pouvait rien tenter d’actif contre Joan Randall. Gurney, Barrett, Ivan et ses chiens de pieds étaient trop vigilants.

 « Il se passe pourtant quelque chose avec elle. Se dit-il. Elle semble vulnérable. Ces bestioles du Robot et de l’Androïde qui sont toujours à ses trousses, ces petits conciliabules avec Flam et le colonel, la Dr. Sanchez qui la chouchoute tout le temps. Et ces pirates qui font ses quatre volontés. C’est peut-être le moment de lui suggérer où se trouve sa place et de mettre discrètement  le couvert sur elle. »

Joan s’était réveillée avec un regain d’énergie et avec la ferme intention de n’accepter aucune espèce d’intimidation.

Bérenson était aussi réveillé et semblait reprendre des forces. Il était plus alerte. Elle le salua avec encouragement et alla rejoindre Maëva.

- Merci Maëva, de prendre soin de moi et de Bérenson. Dit Joan.

- Tu le ferais pour moi et tu le fais encore pour tous les autres Joan. Dit Maëva. Prends soin aussi de toi.

- Promis Docteur! Répliqua Joan avec un petit salut militaire.

Elles commencèrent à distribuer les rations de nourriture. En retournant chercher des rations à la réserve, Joan  croisa  le Major Norton qui l’arrêta. Joan esquiva subtilement son geste et recula un peu pour marquer une distance. « Si vous n’êtes pas stupide Major, vous allez garder vos distances! » Pensa-t-elle. Elle le regarda, impassible, mais elle bouillait intérieurement.

- Major Norton, fit-elle avec un signe de tête, que puis-je faire pour vous?

- Seulement écouter mon conseil, Joan. Fit Norton. Ne vous fatiguez pas pour ces gens là; car rien de tous ces efforts  ne comptera quand nous serons revenus dans le système solaire. Et là nous verrons bien s’ils seront aussi gentils avec vous quand ils seront confrontés à la perspective de retourner en prison. On pourrait aussi très mal interpréter au gouvernement votre collaboration avec ces pirates. Comment prendront-ils la mort d’Hudson, celle de Miss Jenkins, de Johnson, de Smith, celle du commandant Théron et de tous les autres. Cela vaut aussi pour les positions prises par le Capitaine Flam, le Colonel Gurney, le Major Barrett et la Dr. Sanchez. Des gens meurent, Joan parce ce que certains oublient leur place. Pensez à votre mère, doit-elle vous perdre comme elle a perdu votre Père?

« Espèce de petit hypocrite, de salopard, de cafard répugnant! Je suppose que c’est comme ça que tu t’y est pris pour en embobiner d’autres et les faire chanter!» Pensa-t-elle. Elle remarqua l’attitude de Willis et celle des 12 gardiens. Ils avaient le regard angoissé des opprimés. Murdoch et Ivanov étaient des copies conformes de Norton dans l’expression de leurs visages. Des vrais vautours! Joan maîtrisa cependant ses émotions.

- Votre sollicitude me touche vraiment beaucoup, AVERY. Dit-elle avec une pointe d’ironie que Norton ne détecta pas mais qui n’échappait à Nékiri qui entendait tout et qui fit signe à Grabo et à d’autres de ne pas intervenir pour l’instant.

Joan continua.

- Mais vraiment, est-ce à moi, un lieutenant, que vous devez exprimer vos inquiétudes? Que faites vous de la chaîne de commandement?

- Joan, il y a la chaîne de commandement… et la chaîne de commandement, je suis sûr que vous voyez ce que je veux dire. Dit, Norton.

- Merci de vouloir me le faire comprendre, AVERY. Dit-elle. Mais vos inquiétudes pour moi ne doivent pas vous empêcher de recevoir vous aussi votre ration de nourriture, que je suis négligente, excusez-moi, je vais remédier à tout cela immédiatement. « Mon coco, tu ignores à quel point, je vois ce que tu veux dire! » Pensa-t-elle

Joan retourna à la réserve tout en maîtrisant sa furie qui la faisait légèrement trembler, et prit 2 rations de nourriture.

Joan, un ennui? Demanda Maëva.

Maëva, dit à Andrew et Ezra de venir me rejoindre auprès de Norton. Murdoch et Ivanov. On a des salauds à confronter. Dit Joan

Une courte pause avant de continuer.

Frégo. 8)
 
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 23. Mai 2013, 02:49:31 Uhr
Frégo! Tu nous arrêtes là? Tu vas exercer ma patience, c'est sûr! J'aime quand Joan affiche son côté volontaire, mais là, je me mets à la place de Curtis et je réagis presque comme lui!  ;D
Que va-t-elle déclencher?

Je meurs (encore, je ne compte plus le nombre de résurrections à mon actif) d'impatience de lire la suite!  [jump]

Flamme, qui n'a rien contre ton bavardage, au contraire!  ;D
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 23. Mai 2013, 11:24:54 Uhr
Je dis comme Flamme ! Et tu oses t'arrêter là  ;D ?

Moi, je me demande si Joan n'est pas en train de régler son compte à Norton, comme elle l'a fait avec Swan. Le genre : pendant que les gars causent, hésitent, tergiversent entre différentes solutions, elle, elle a les mains dans le cambouis (et pas que les mains !) et elle fait front à sa manière !

J'aime bien ce côté volontaire qu'elle a. Ca change de la version Meuterei...

Tu sais ce qu'il te reste à faire maintenant :  [work]

Bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 25. Mai 2013, 05:59:49 Uhr
Coucou Frego,

Alors la, je me rallie a Flamme et Limeye: La suite!! Tu ne peux decemment pas t'arreter la!  ;)
Qu'on se le dise, quand on pousse Joan a bout...

"Je me disais bien aussi que ça faisait longtemps qu’elle ne m’avait pas fait un coup comme celui-là!"

Ahh il la connait bien quand meme le Curtis!  :P

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 25. Mai 2013, 09:15:59 Uhr
Coucou Frégo !

je renchéris sur O-tho, car tu avais dit "courte pause"  ;)  ;D

cela dit, je te souhaite un bon week-end  :)

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 25. Mai 2013, 17:56:43 Uhr
Navrée de vous faire attendre. Semaine encore très chargée pour moi. ;) Je devrais pouvoir poster en fin de soirée.

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 26. Mai 2013, 16:03:48 Uhr
Coucou Flamme, Limeye, Otho!

La pensée qu’aurait Joan en ce moment : « Ce que MOI je vais déclencher? C’est Norton, Jenkins, Boru, Molémos et Swan qui ont commencé! Je n’ai plus envie d’attendre que quelque chose ou quelqu’un d’autre me tombe dessus! »

Vous verrez néanmoins que Joan fait des efforts pour ne plus se sentir obligée d’affronter ce genre d’épreuve toute seule.

Voici la suite. En espérant que mon scénario soit crédible.
.
Maëva  mit une main sur l’épaule de Joan.

- Joan, ma chérie, fait attention à ce que tu vas faire, s’il te plaît! Attend au moins qu’Andrew et Ezra soient avec toi. Dit-elle.

Joan prit une longue respiration.

-  Eh, bon sang! Tu as raison Maéva. Mais qu’ils ne tardent pas trop s’il te plaît. Norton vient vraiment de franchir une limite mortelle avec moi et je l’ai pas l’intention de le laisser continuer! Dit Joan.
Joan se détourna et se dirigea ensuite vers Norton avec les deux rations dans les mains en mesurant ses pas. Maëva  fit un signe au Colonel Gurney qui venait de sortir de la salle des machines et au Major Barrett qui était venu saluer Bérenson. D’un signe de tête, elle  porta leur attention vers Joan qui marchait vers Norton, Murdoch et Ivanov.

Ezra se hâta d’aller rejoindre Joan. Il avait assez tergiversé comme cela! Pensa-t-il. Andrew  prit la même direction. Pour une fois, lui aussi avait de la difficulté à garder son sang froid. Que des gens se liguent comme cela contre une personne, une femme, le révoltait lui aussi. Il ne faut plus laisser les choses pourrir comme ça!

Joan arriva à la hauteur de Norton et ses comparses avec les deux rations.

- Voilà qui est beaucoup plus sensé de votre part Joan. Dit-il. Vous savez…à notre retour sur terre, il n’en tiendrait qu’à vous de plus avoir à lever le petit doigt pour faire quoi que se soit, mais il faudra vous dissocier formellement des actions de Flam, du colonel Gurney et du Major Barrett. Dit-il en touchant son bras.

Joan dut combattre une envie de vomir. Elle réplica :

- Vous savez Major Norton, vous avez absolument raison, les gens devraient savoir rester à leur place. Et pour me faire pardonner, je vous ai apporté deux rations. Une pour chacune de vos faces! Elle lui envoya les 2 rations à la figure et le frappa aussi à l’estomac. Norton était K.O. Murdoch et Ivanov furent abasourdis quelques secondes par ce qu’elle venait de faire.

- Maintenant… reprit-elle. Il y a-t-il encore un d’entre vous qui a un problème avec moi? Continua-t-elle. Moi, je n’ai aucun problème à aérer tout ça maintenant! J’ai même quelques conseils pour vous concernant le vampire à la tête de votre  « chaîne de commandement », que Norton  a surement oublié de mentionner!  Il vous prendra, Il vous videra et il vous jettera lorsque vous ne lui serez plus utile! Aucun de vous ne fera exception à la règle!

Murdoch et Ivanov se ruèrent menaçants vers Joan mais furent stoppés par Ezra et Andrew qui braquèrent leurs pistolets sur leurs tempes. Willis et les 12 gardiens ne bougèrent pas d’un pouce.
Norton repris connaissance. Ses yeux brillaient d’une rage meurtrière.

- Vous allez me payer ça très cher, Joan Randall. Dit-il. Gardes, Willis qu’est-ce vous attendez pour les maîtriser?! Avez-vous oublié ce qui pourrait arriver à vos parents, vos femmes, vos enfants si vous LUI désobéissez?   Et vous les pirates, votre vie et une récompense vous attendent, si vous livrez Joan Randall au nouveau gouvernement!

- Avery Norton, vous allez vous la fermer! Cria Logan Willis. Vous n’êtes plus en position de menacer qui que ce soit ici, pauvre fou!  Vous ne pouvez même pas garantir votre propre survie, surtout pas en ce moment!

- Et ne vous avisez  même pas de penser à écouter les suggestions de ce ripou, vous autres, sinon vous aurez affaire à moi! Vociféra Kim Ivan qui entrait avec Curtis. Grabo et Nekiri  Vinrent se tenir aux côtés de leur chef. Curtis vint aux côtés de Joan.

- Eh bien, ces 2 mois sur le planétoïde ont abêti tout le monde ma parole! Dit Ezra, jamais on ne m’a donné des aveux  aussi facilement que ça. Norton, si vous croyez que votre  « chef », vous savez de qui je parle, va lever le petit doigt pour vous récupérer avant de nous pulvériser, c’est que vous vous croyez plus important que vous ne l’êtes. Pour le vieux, nous ne sommes que des pions, tous autant que nous sommes! Il vaudrait mieux pour vous qu’il n’ait pas réussi son coup.

-  Dans ce cas, que comptez-vous faire de nous, Colonel Gurney. Allez-vous oser vous servir de  votre arme? Il y a déjà beaucoup de morts dans cette histoire. Il vous faudra de meilleures preuves que mes soit disant aveux pour justifier légalement votre action à votre cher président. Dit Norton.

- Moi je parlerai, dit Willis.

- Nous aussi dirent les gardes.

- Nous avons conservés les correspondances de Swan, Norton. Dit Ezra. Votre rôle est mentionné dans l’une d’elle et nous y avons aussi identifié votre « Chef ». De plus, moi, j’assumerai la responsabilité de tout ce qui s’est passé depuis la mutinerie. Vous êtes stupide ne pas l’avoir déjà compris, Norton. Je vous donne une dernière chance de vous rendre.

- Alors tuez-moi, Colonel, dit-il

Sans un mot, Norton sorti un poignard en pierre de sa manche et voulut s’en prendre à Joan. Curtis s’interposa pour la protéger et retint le bras de Norton et Ezra prit son arme  et un rayon de proton traversa la tête de Norton, l’abattant à bout portant en prenant soin de contrôler la puissance du rayon de son arme. Norton tomba par terre, mort.

Ezra se tourna alors vers Murdoch et Ivanov.

- Et vous deux, demanda-t-il en pointant son arme vers eux, ça vous tente aussi de jouer les martyrs de 4 sous?

En signe de réponse, Murdoch et Ivanov mirent leurs mains derrière la tête en signe de soumission. - Nous aussi, nous avons des familles, Dirent-ils.

Vos commentaires et idées sont toujours les bienvenues. ;D

Bizz,

Frégo. 8)


Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 26. Mai 2013, 17:19:16 Uhr
Coucou Frégo!

On n'a qu'à bien se tenir, si tu recommences à faire du ménage...  ;D

J'aime tant l'attitude de ce cher Kim! Et avec tout ça,  ça promet comme ambiance pour les heures et les jours à venir...

Super, je suis curieuse de voir la suite (comme toujours, l'intérêt ne se relâche pas)   [jump] Je l'aime vraiment ce petit smiley, il décrit très bien ma situation!

Bonne journée
Flamme  ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 26. Mai 2013, 19:07:34 Uhr
Coucou Frégo !

bon, voilà qui s'appelle faire le ménage en effet... Au moins, Ivanov et Murdoch sont moins c... que les comparses de Swan dans leur cellule lors du voyage "aller".

Maintenant qu'ils sont débarrassés de Norton, et qu'a priori, tout ce petit monde va se tenir tranquille puisque le complot est éventé, reste à affronter la fin du voyage et le coup d'état, ce qui n'est pas une mince affaire non plus... je sens que cela nous réserve encore de longues et belles pages d'écriture et de lecture  ;)

tu continues ?

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 30. Mai 2013, 04:51:23 Uhr
Coucou!

Voici la suite avant de s’attaquer à la trame du coup d’état.  8)

Ezra et Curtis évacuèrent le corps de Norton dans la salle des cyclotrons. Curtis allait demander à Crag de les mettre en marche après avoir franchi la zone de courants cosmiques.

- Ezra, rappelle-moi de ne jamais vous pousser à bout, toi et Joan. Dit Curtis.

- Je peux te dire que déjà, ça faisait longtemps que j’avais le meurtre de William Randall sur le cœur, Curtis, dit Ezra; mais là, il était vraiment temps que j’empêche des ripoux de menacer sa fille. Pour ce qui est de la réaction de Joan, il n’est pas difficile de me figurer que Norton lui a dit un mot de trop qui l’a fait sortir de ses gonds. Au quartier général, elle m’a déjà confié que Norton lui avait fait des avances et avait fait des allusions concernant ses parents. Et avec la menace qui plane constamment sur elle, qui peut la blâmer de la réaction qu’elle a eue aujourd’hui?

À ces mots, Curtis dut à nouveau contrôler un sentiment de rage.

- Je sais Ezra. Dit Curtis. Les demies vérités qu’il a proférées et le chantage qu’il semble avoir infligé aux autres officiers et gardiens ici concernant leurs familles me fait craindre le pire pour les autres officiers de la police et de l’armée du système qui ont surement subi le même genre de chantage. Tout le monde va craindre ce qui pourrait arriver à leurs familles et leurs amis s’ils se rebellent contre Guggenheim. Vos subordonnés sont morts d’inquiétude, c’est flagrant; et Joan doit aussi s’inquiéter à mort pour sa mère. Ça va être difficile de leur inspirer du courage face à cela. Moi-même je suis inquiet pour nos amis; les Stasians, entre autres.

- Il faudra rappeler  à tout le monde ce que Joan a dit concernant Guggenheim : Il vous prend, il vous vide et il vous jette. La seule voie qui changera les choses c’est la rébellion, et elle va coûter cher. Dit Ezra.

- Il faudra donc plus que protéger Joan, dit Curtis. Il faudra être de son côté et l’aider à se battre. C’est une chose que je n’avais jamais compris avant quand, sous prétexte de la protéger, je l’isolais et l’empêchais d’agir sur la réalité.

- Est-ce que Joan protège aussi quelque chose hormis toi, Curtis? Demanda Ezra.

Curtis soupira.

- Toujours aussi perspicace Ezra. Murmura-t-il. Joan et moi  allons avoir un enfant. Je n’ai jamais été aussi heureux, aussi effrayé. C’est un terrible mélange.

-  Au moins comme ça je sais qu’aucun de vous deux ne voudra nous faire le coup du martyr, marmonna Ezra.

Ils entrèrent dans la salle des machines.

- Capitaine, Colonel, que s’est-il encore passé? Demanda MacClinton, catastrophé à la vue d’un nouveau cadavre. Maynard et Scott l’étaient tout autant.

- Encore un ripou, MacClinton. Dit Ezra. On va le mettre dans la salle des cyclotrons. J’ai bien peur que cette pratique devienne la mauvaise blague de notre périple. Je vous rassure qu’il ne devrait pas y en avoir d’autre après celui-ci.

- C’est à espérer Colonel. Mais ce qui me préoccupe le plus c’est ce qui nous attend à notre retour. Dit Mac Clinton. Miss Randall est toujours en danger n’est-ce pas?

- En effet, dit Curtis, refoulant à nouveau ce pincement de jalousie. Je voulais vous aussi prévenir que nous allons traverser très bientôt une zone de courants spatiaux. Tenez-vous prêts   prendre une position de sécurité. Après nous ferons marcher les cyclotrons quelques minutes.
- Compris Capitaine Dit MacClinton.

Curtis et Ezra regagnèrent le compartiment des passagers.

Ils constatèrent que Joan, Andrew, Kim, Grabo, Nekiri, Maëva  et Simon s’efforçaient de calmer les inquiétudes de tout le monde face à ce qui les attendaient à leur retour dans le système et concernant leurs familles et leur amis à tous. Les pirates n’étaient pas en reste concernant les familles. Nékiri a finit par assommer Tolek qui avait fait une crise de folie. Simon songea à fabriquer un calmant pour Tolek qui semblait perdre la raison.

- Nous avons déjà prévu un endroit neutre où nous poser, le capitaine et moi. Dit Kim Ivan. Mais d’autres suggestions d’endroits ne seraient pas de trop. On va s’efforcer de ne pas nous faire repérer par nos ennemis communs pour ne pas mettre nos familles à tous en danger, ce sera déjà ça.

- En attendant, que tous prennent leur repas maintenant. Dit Curtis. Nous allons bientôt affronter des courants spatiaux. Nous allons être secoués. Dit Curtis.

À ces mots plusieurs eurent un rire nerveux. Les menaces  intérieures  étaient beaucoup plus préoccupantes.

Bizz,

Frégo   8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 30. Mai 2013, 12:23:57 Uhr
Coucou Frégo !

du coup, ils ont fini le ménage... c'est pratique les cyclotrons pour se débarrasser des cadavres encombrants, brrr... et j'ai l'impression qu'il était grand temps de régler son compte à Norton, ou Curtis aurait été capable d'en faire la même bouillie qu'avec Molemos...

et Ezra, j'adoooooooooore  [eyeheart] ! Une vraie intuition féminine à lui tout seul  :D

bon, c'est sûr que maintenant que tout le monde est au courant pour le coup d'état, ça s'anime !

bizz et bon courage pour la suite ! Maintenant, le volet politique de l'affaire...  ;)

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 31. Mai 2013, 19:19:54 Uhr
Coucou Frego!

 [goodjob]  Le menage des mechants est peut-etre termine, mais leur voyage de retour pas encore!
Mis a part le comite d'accueil, je me demande bien ce que tu as encore prevu avant qu'ils n'arrivent... ;D

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 31. Mai 2013, 19:56:26 Uhr
Coucou Frégo, Otho, Limeye!

Frégo, j'aime comment tu fais resurgir des personnages qu'on n'avait pas vus depuis longtemps: tu l'as fait à quelques reprises dans l'histoire, et cette fois-ci, avec MacClinton, ça me fait vraiment plaisir, je l'ai toujours aimé celui-là! Aura-t-il un rôle précis à jouer d'ici la fin?

En attente de la suite avec impatience,  [jump] [jump]

Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 5. Juni 2013, 15:41:45 Uhr
Coucou tout le monde!

On fait un petit retour dans le temps pour parler des protagonistes de ce coup d’état et des résistants. Voici une première partie. Bonne Lecture! ;)

Dix semaines plus tôt. Au quartier général du Gouvernement interplanétaire. Anne Bonnell, la secrétaire générale du gouvernement interplanétaire  et la plus proche collaboratrice du président Carthew regarda le vaisseau Balkan s’éloigner avec un terrible pressentiment pour le destin du Capitaine Flam, de son équipe, de Joan Randall, d’Ezra Gurney, du Commandant Théron et des membres de son équipage.

Le complot découvert par la Lieutenant Randall, impliquant le sous ministre Swan et les généraux Larson, MacNair et Kulicov n’étaient que la pointe de l’iceberg, pour elle c’était une évidence. Elle avait fortement conseillé le président et Anders de remplacer Joan Randall et Ezra Gurney comme escortes du ce convoi de fauves. Ils avaient été tous les deux promis à la mort, d’après les correspondances entre les comploteurs. Pourquoi risquer de les exposer à nouveau?

Ses discussions avec Carthew et Anders furent vaines. Pour eux, que Joan Randall fut celle qui ait découvert le complot était ce qui les rendaient elle et le Colonel Gurney indispensables comme escortes de ce convoi. Le fait que le président ait fait appel au capitaine Flam en renfort ne l’avait guerre rassurée. En son absence, on pourrait avoir les mains libres pour une autre tentative de se saisir du gouvernement.

Guggenheim et son group de lobbyistes de  « capitalistes du 19e siècle » avaient fini par devenir  de véritables sangsues économiques. Ils étaient de plus en plus présents  au bureau présidentiel. Elle voyait le président devenir de plus en plus las,  timoré même, cédant de plus en plus de privilèges aux lobbyistes en matière d’exploitation des ressources dans tous les secteurs économiques du système et ses planètes. Entre autre, Guggenheim est à la tête de la plus grosse multinationale agro-alimentaire du système. On retrouve ses produits partout.

 Carthew a récemment aussi commencé à privatiser des infrastructures et des services qui avaient toujours été considérés comme d’intérêts publics jusqu’ici : la santé, l’éducation, l’assistance sociale. Il avait même été question de privatiser le système carcéral, mais cela a provoqué des émeutes et des grèves de la faim de la part des détenus. Ces grèves de la faim avaient aussi eu pour but de boycotter les produits alimentaires venant des entreprises Guggenheim. Certains détenus s’étaient tournés vers la criminalité par désespoir parce qu’ils ont perdu leur gagne pain à cause de la concurrence déloyale de Guggenheim. Plusieurs hauts gradés de la police et des membres des services correctionnels s’étaient aussi insurgés contre ce projet. Le projet de privatisation du système carcéral fut abandonné.
On se tourna vers d’autres entreprises que celles de Guggenheim pour les vêtements et les vivres.

Tout ce que Guggenheim  donne d’une main aux services collectifs de santé, d’éducation et d’assistance social, il le récupère en contrôle économique et en pouvoir politique de l’autre. Pour Anne, ces changements s’étaient produits de manière si insidieuse qu’elle-même a mis du temps à prendre conscience de se qui se passait. L’atmosphère était lourde au siège de la police et du gouvernement. Les visages étaient fermés, les gens semblaient oppressés. Peu de gens avaient conservé leur dynamisme. Maintenant, Anne craignait le pire.

Sous le couvert de ses fonctions, de ses prérogatives et de sa marge discrétionnaire, Anne s’était arrangée pour recruter certains éléments au sein de la police interplanétaire, de l’armée et de l’appareil gouvernemental de chacun des 9 mondes. Parmi ces élément se trouvait le chef des services internes de la police interplanétaire : Le général Otis Grant; La colonel Emma Watson : chef de la section des crimes économiques et la générale Héléna Bennett : chef des gardes du corps du président. L’Amiral Tam Taggart, à la tête de l’armée Jovienne connaît tous les officiers de l’armée gouvernementale. Il saura à qui ils peuvent faire confiance dans les rangs de l’Armée pour défendre la démocratie.

 Il y avait aussi deux trouvailles. Isabella Randall avait accepté l’offre de la Colonel Watson de travailler comme analyste à la section des crimes économiques. Isabella avait accepté une offre comme professeure d’histoire de l’Amérique à l’Université Columbia et était discrètement revenue à New York sous un nom d’emprunt : Beth Harris. Anne a aussi découvert les véritables capacités de Jennings, lorsque, comme Joan, elle était restée tard au bureau pour réfléchir à des jours sombres.

Leur missions à tous est d’observer les activités économiques et politiques de Guggenheim, qui sont ses complices et qui sont sous son emprise et établir un plan de sauvetage et de résistance. Le mot d’ordre pour l’instant, observer sans être découvert. Anne ne pourrait peut-être pas empêcher un coup d’état mais elle s’assurerait de mettre le président et sa famille à l’abri, regrouper les forces fidèles à la démocratie dans un endroit sur et organiser une résistance.

Vos commentaires sont toujours les bienvenus.  ;D


Bizz!

Frégo.  8)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 5. Juni 2013, 20:40:06 Uhr
Coucou Frégo,

je vais lire cette suite à tête reposée, je suis rincée de ma journée... je te livrerai mes commentaires.

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 6. Juni 2013, 03:23:27 Uhr
Coucou Frégo!

Comment fais-tu pour maîtriser tant de personnages à la fois, sans t'emmêler dans tous les noms et leurs actions? L'histoire évoque vraiment un nid de serpents, j'ai dû relire deux fois pour bien maîtriser la complexité de l'intrigue. C'est une véritable toile d'araignée que tu tisses là, et c'est d'un niveau de difficulté élevé à mon avis, alors chapeau!  [chinese]  J'aurais bien du mal à faire de même, je trouve déjà compliqué de garder le fil en écrivant l'Ange gardien, alors pour les manigances de Guggenheim, j'y perdrais mon latin...

J'ai bien aimé l'allusion à Jennings, j'étais contente de le voir à nouveau en scène celui-là, je l'avais trouvé tellemet sympathique...  [goodjob]

Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 6. Juni 2013, 04:06:05 Uhr
Coucou Limeye et flamme!

J'espere aussi ne pas m'emmêler dans mes intrigues et que ça ne sera pas tiré par les cheveux!  ;D

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 6. Juni 2013, 07:32:01 Uhr
Coucou Frego,

 [goodjob]  Effectivement plutot dense ton chapitre et riche en evenements! Et de nouveaux personnages font leur entree...Mais j'adore que ce soient la secretaire et l'homme de menage qui essaient de sauver leur monde, excellent!

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 6. Juni 2013, 09:15:09 Uhr
Coucou Frégo !

j'ai pu lire tranquillement ta prose ! C'était le bon moment je crois pour revenir un peu sur Terre et montrer ce qui s'y était passé durant leur absence. J'avais une petite idée pour la mère de Joan, mais je vois que tu la fais rentrer dans la boucle autrement... quant à Jennings et Anne, je ne suis pas surprise du rôle que tu leur fais jouer, tu m'avais dit il y a quelques temps que tu y songeais.

maintenant, on attend la suite !

bizz

Limeye  :)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 13. Juni 2013, 04:03:22 Uhr
Coucou!

Me revoilà! J'espère que vous aimerez mon nouveau méchant!  ;D J'espère pouvoir terminer la séquence coup d'état d'ici la fin de semaine. Bonne lecture.

Deux semaines plus tard,

Richard Guggenheim avait sa résidence et son bureau au dernier étage de l’Empire State Building pour des raisons à la fois sentimentales et stratégiques. Guggenheim a 100 ans. Un autre que lui serait déjà mort ou se contenterait sereinement d’accepter la vie comme étant derrière lui. Mais Richard Guggenheim refuse de mourir. Il veut prolonger sa vie; il veut  le pouvoir et l’univers entier sous son emprise.

Carthew est presqu’entièrement sous son contrôle. Le Daminthor en rayon a mis du temps, voir même des années, à faire effet mais maintenant ça y est. Guldhur, savant Uranien qui le sert aussi comme majordome, a enfin trouvé la concentration souhaitée pour un effet optimal.   L’effet qui a mis tant de temps à être créé, ne se dissipera pas de si tôt et il n’existe à ce jour, aucun produit permettant de s’en désintoxiquer rapidement. Le produit est maintenant tout à fait au point pour une utilisation à grande échelle.

Les produits alimentaires bon marché qui proviennent des industries Heimer utilisent déjà le Daminthor comme agent de conservation. Bientôt on le retrouvera aussi dans  les boissons et même dans l’eau potable des villes, un grand merci à Desmond O’Brien, son co-lobbyiste qui a acquis la gestion de la plupart des services d’aqueduc du système.   

Sous forme chimique, le Daminthor est un dépresseur qui agit pour diminuer la volonté de la personne et la rendre sensible à la suggestion. Sous forme de rayons, il aspire l’énergie vitale des personnes.  Guldhur a inventé un dispositif corporel pour capter cette énergie et la diffuser dans un autre organisme vivant. Ce dispositif a l’apparence d’une épinglette. C’est de cette façon que Guggenheim prolonge sa vie sans que cela paraisse  extérieurement. Et bientôt, l’antenne de l’Empire State Building émettra un rayon de Daminthor pour aspirer encore plus de l’énergie vitale donc il se gorgera à loisir.

Richard n’a pas manqué de récompenser  ses alliés en leur donnant à eux aussi une épinglette émettrice de Daminthor en rayon  qui permet aussi la diffusion de l’énergie vitale aspirée. Il va de soi que ses co-lobbyistes, Desmond O’Brien, Montgomery Dawson, Lester Dresner et Lawrence Pearson ont chacun la leur ça va de soi. Dawson est en bonne voie pour prendre le contrôle de la gestion  des écoles, des collèges et des universités. Dresner se charge avec brio de prendre le contrôle du système de santé. Même chose pour Pearson avec les organismes de charité et les programmes sociaux. Guggenheim, lui, se charge des politiciens, de l’administration publique, de la police, de l’armée et du milieu des affaires avec l’aide d’O’Brien.

Seule ombre au tableau, les officiers et le personnel du système carcéral et les détenus ont résisté au mouvement de privatisation et le gouvernement a cédé à leurs revendications. Mais ils ne perdent rien pour attendre!

Il suffisait de subjuguer, séduire, menacer, faire chanter ou éliminer les bonnes personnes pour produire un effet de dominos et exercer bientôt sa domination sur des milliards de personnes. Même Anders  est passé dans le camp de Guggenheim et a acceptera de prendre la tête du gouvernement intersidéral à la place de James Carthew. Il n’a fallu que lui promettre que tout ce qui pouvait être préservé de la démocratie le serait et que lui, Anders, conserverait son autorité et ses privilèges. Guggenheim avait aussi des photos compromettantes de lui avec ses  maîtresses, surtout sa nouvelle, cette arriviste d’ingénieure dont le nom lui échappe.

Guldhur interrompit ses pensées.

- Monsieur, Anders vient de m’apprendre la disparition du Balkan.

- Merci mon vieil ami, ce sont là d’excellentes nouvelles pour nos projets! Dit Guggenheim.

Richard Guggenheim jubilait. Ce transport de prisonniers sur Cerbérus avait finalement servi à éliminer des personnes indésirables. En tête de liste, une héritière gênante : cette petite peste de Lieutenant Joan Randall, qui a failli contrecarrer tous ses projets. Vraiment la fille de son père, qui lui avait découvert ses combines avec Swan pour la production, le recel et l’utilisation du Daminthor. Cela avait ralenti la  réalisation ses projets pendant des années! Il en avait autant au service du Colonel Gurney qui  avait soustrait Joan et Isabella à son emprise pendant si longtemps!

La participation du Capitaine Flam à ce voyage s’est finalement avéré une aubaine pour lui. Sa présence a certainement empêché Norton et ses hommes d’investir le Balkan et de tuer Randall et Gurney mais d’un autre côté, cela lui avait donné le champ libre pour faire avancer son projet de coup d’état. Et il y avait finalement eu assez d’éléments incompétents ou imprévisibles dans ce voyage pour provoquer à coup sur un incident qui a tourné les choses à son avantage.

Ce petit prétentieux de Norton, ses hommes, Swan, Larson, MacNair, Kulikov, la maîtresse d’Anders et les prisonniers avaient tous épuisé leur utilité de toute façon. Guggenheim ne regretterait pas leur disparition. Le gouvernement intersidéral était prêt à tomber. Si sa nièce Isabella survit à la perte de sa fille, Richard était sûr qu’elle reviendrait vers lui. Il ne la laisserait jamais plus s’échapper.
   
« À la fin, c’est moi qui triompherai. Je triomphe toujours. » Se dit Richard Guggeheim.


Vos commentaires sont les bienvenus comme toujours.

Bizz,

Frégo  8)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 13. Juni 2013, 12:27:16 Uhr
Coucou Frégo!

Non, mais c'est ab-so-lu-ment tordu, ta combine!  [selfconfused] Un autre mégalomane à tentacules à combattre! Et Anastasia qui a fait des siennes avec Anders...   [confusion3]

Non, mais dans quel monde est-on rendu? Et comment Curtis et son équipe s'y prendront-ils pour le contrer, celui-là et son majordome?  Ils ne sont pas sortis du bois...  ???

Je suis bien curieuse de voir ce que tu vas nous sortir de ton sac à surprises!   ::)

Bonne journée à toutes!
Flamme
 [happywave]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 14. Juni 2013, 18:54:56 Uhr
Coucou Frego,

Je pense tout a fait comme Flamme! Ton histoire, c'est comme les poupees russes: on enleve un niveau et hop, y en a un autre qui apparait....Quelle imagination!

et ils ne sont pas dans la mouise avec tout ca tiens... Je me demande comment tu vas t'y prendre pour regler ce -gros- probleme... ;D

O-tho, qui attend la suite....
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 14. Juni 2013, 22:18:35 Uhr
Coucou Frégo,

je suis comme les filles, j'attends la suite avec impatience ! Mais tu as bien planté le décor de la machination... est-ce que Joan pourra rendre hommage à son père, qui avait mis à jour la vraie machination !!!

et cette idée d'épinglette et de rayons capteurs rappelle un peu la façon dont les Cométiens se gorgeaient d'énergie...

sûr que Simon et Curtis réussiraient à mettre au point un antidote au Daminthor... encore faut-il qu'ils aient du matériel, un labo... sans Tycho et sans le Cyberlabe, outch pas facile ! Ou alors trouver des collègues dont les mondes n'ont pas encore été soumis, mais encore faut-il y parvenir...

bref, encore beaucoup d'interrogations à venir :o ! Pour le plus grand plaisir de tes lectrices  ;)

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 19. Juni 2013, 05:19:23 Uhr
Coucou!

Me revoilà! Enjoy!  ;D

Dès qu’elle eut terminé sa première journée de cours à Columbia, Beth Harris (Isabella Randall) quitta le campus d’un pas et d’un esprit alerte et mesuré, comme son amie, la colonel Emma Watson lui avait recommandé. C’était une grande et mince femme âgée de 45 ans. Elle avait les cheveux bruns courts et portait des lentilles de la même couleur que ses cheveux pour cacher ses yeux bleus. Ce serait peut-être sa première et dernière journée comme professeur à l’Université Columbia.

Les pantins de Richard Guggenheim avaient déjà pris le contrôle du campus. Elle pouvait les reconnaître à leurs belles petites épinglettes à l’effigie de l’écusson des Guggenheim. « Toujours aussi modeste à ce que je vois, oncle Richard. Ton arrogance finira par  te coûter cher, je t’en fais le serment! » Se dit-elle.

Ça l’étonnerait que sa mascarade tienne longtemps sans qu’elle soit découverte. Dommage car, contrairement à la plupart de leurs confrères et des membres du personnel enseignant qui avaient l’air oppressés, amorphes et apathiques, ses étudiants avaient l’air alertes et avides d’apprendre. Elle prit donc le risque de leur dire que s’ils n’aimaient pas ce qu’ils voyaient en ce moment à New York, de ne pas y rester.

Cette morosité, cette apathie qu’elle voit chez les gens la ramènent à son propre passé lorsqu’elle était sous l’emprise abjecte de son oncle Richard. Elle avait connu cette dépression, cette apathie, cette impuissance… pendant des années!  Il avait fait le vide autour d’elle. Il l’avait isolée et abusée. Ça lui avait tout pris à l’époque pour se défaire de son emprise. 

Sa rencontre avec William Randall lui avait ouvert la porte sur un autre monde, un monde de respect, un monde d’entraide, un monde de compassion, un monde d’amour. Leur mariage, la naissance de leur ravissante fille Joan, les années de bonheur… Isabella s’était rétablie de son traumatisme. Elle retomba de nouveau en enfer lorsque William fut assassiné. Joan avait 12 ans. Isabella se retrouva dans un état de dépression, presque de catatonie, qui avait bien failli l’emporter.

Isabella remercia en pensée Ezra Gurney et Jasper Randall, son beau frère. Elle ne sait pas ce qu’elle et Joan seraient devenues sans leur protection. Les tisanes toniques douteuses que lui avait servi Jasper, durant leur séjour chez-lui, l’avaient aussi grandement aidée dans son rétablissement. Il faudra qu’elle lui demande la recette de ces tisanes, et surtout, dans quelles circonstances il avait découvert leurs propriété.
Ce climat d’apathie qu’elle a eu l’occasion d’observer depuis son retour à New York lui donne vraiment l’impression que d’autres auraient besoin de ces toniques.   

 Isabella avait continué de prendre ces tisanes jusqu’à ce jour. Elle menait presqu’une vie d’ascète : métro, boulot, exercice et dodo. Elle pensait à sa fille qui, de par son métier, se débattait plus souvent qu’à son tour comme un diable dans l’eau bénite et Isabella se sentait coupable de sa vie tranquille et rangée durant ces dernières années. « Et qui aiderais-tu si tu ne prenais pas soin de toi? » Lui demandait souvent son amie Emma pour la ramener à la réalité. 

Isabella était inquiète pour sa fille. On l’avait mise au courant des projets de Swan d’assassiner Joan et la complicité présumée de ce dernier  concernant le meurtre de son mari. Swan : un prétendant que voulait lui imposer Richard, jadis! Elle prit le métro et retourna à l’appartement qu’elle partageait avec son amie la Colonel Emma Watson.

Un bip se fit entendre sur son portable. C’était un message de Jennings. Elle s’assit à sa table de travail pour le consulter.

« Mme Harris, j’ai continué d’éplucher les correspondances de Swan. J’ai conservé une copie de ces correspondances avant qu’on ne supprime les originaux il y a 10 jours.  Il n’agissait pas seul. Il y a quelqu’un d’autre qui tire les ficelles. Voici une de ces correspondances. L’auteur est anonyme. Peut-être que ça pourrait vous donner un son de cloche : 

« Assurez-vous que le 1er officier de Larson et ses complices viennent récupérer  la fille à l’endroit que vous avez convenu avec ce Bora Boru sur le Balkan. Qu’ils se débarrassent de Boru sur le champ. Pour la fille, faites d’elle ce que vous avez prévu, mais je veux que le second de Larson puisse confirmer qu’elle est morte. Cette fille est encore plus dangereuse que son père.  Ensuite, détruisez le Balkan.» Je me servirai de cette tentative ratée de mutinerie et de la mort de Randall, Gurney et des autres officiers et gardiens pour discréditer le gouvernement et forcer la démission de Cartew et Anders. Nous avons assez de forces policières et militaires de notre côté pour une intervention musclée si nécessaire.»

C’était signé : «  De toutes nos forces. »


Isabella écarquilla les yeux. La dernière partie du crédo familial des Guggenheim! Richard est derrière le meurtre de son mari et derrière un complot pour un coup d’État! Et maintenant ce porc veut  sa fille! La rage envahissait son esprit. Et cet idiot d’Anders a envoyé de nouveau Joan et Ezra Gurney sur ce même convoie de prisonniers avec Swan et ses comparses en prime pour s’exposer à nouveau! Elle mettrait sa main au feu que Guggenheim avait quelques hommes de mains qui travaillent de gré ou de force pour lui à bord du Balkan, peut-être même ce second de Larson!

On l'avait informée que le Capitaine Flam et son équipe avait été appelés à la dernière minute en renfort pour escorter le Balkan. Joan lui avait parlé un peu du Capitaine et de sa collaboration avec lui durant certaines de ses missions. Isabella avait remarqué   les étoiles dans les yeux de sa fille lorsqu'elle parlait de lui. Cela  la rassurait en partie qu'il soit présent mais les bandits à cravate et en uniforme étaient les pires de tous. Il n'y pas de pires ennemis que ceux qui sont supposés être des alliés.

Le lien entre ce qu’elle a souffert aux mains de Guggenheim et ce qui est en train de se produire sous ses yeux, avec LUI derrière la scène, était maintenant une certitude. À présent, Isabella avait  peur d’avoir trop attendu avant d’agir contre son oncle, lui permettant ainsi de s’en prendre à d’autres victimes, et à sa fille!  Elle avait peur que les choses soient pourries sans espoir de réparation. Quoi qu’il en soit, elle donnerait sa pleine mesure pour aider son amie Emma Watson et la secrétaire générale Annie Bonnell.

Elle envoya un message à Jasper :

«  Je suis témoin d’une dépression et d’une apathie collectives. Sans rire, dis-moi ce que c’est ton tonique. Comment ça t’es venu l’idée de le fabriquer?”

B.H.

Elle reçut une réponse 1 minute plus tard:

« Cherches-le sous le nom de « Tonique de la Dr. Ballard ». Lis les infos de l’Uranus Times de l’année 2212. Dois partir, on me cherche…et toi aussi! Ne t’inquiètes pas pour moi.

Jarad.


Isabella sentit l’angoisse, l’impuissance et la colère monter en elle. Non, elle devait se maitriser, elle ne pouvait plus se permettre de s’absenter du Monde. Elle pria de tout cœur qu’il n’arrive rien à Jasper. Elle fit son rapport à Emma Watson, incluant Jennings dans la correspondance.

« L’étau se referme déjà les amis. Je pourrais bientôt me faire repérer  par nos adversaires. Le mystérieux correspondant de Swan c’est Guggenheim lui-même! « De toutes nos forces.» est une partie du crédo familial des Guggenheim;  SA signature. J’espère pour la sécurité de ma fille et de l’équipage du Balkan, qu’il n’y a pas de ses collaborateurs à son bord, surtout pas le premier officier du Général Larson, qui commandait un des vaisseaux chargé initialement de détruire le balkan. Si vous pouvez, comparez les effectifs  du Balkan à ceux du Titan, du Perséus et du Cassiopée.

Si la plupart de vos hauts gradés se promènent avec une espèce d’épinglette en forme de chimère avec une pierre rouge au centre, dites-vous que ce sont ses hommes à LUI. Cette épinglette représente l’écusson des Guggenheim.  La prise de pouvoir se fera donc très bientôt; surtout si vos collègues se trouvent dans le même état de dépression et d’apathie collectives que j’ai pu observer à l’université et dans les rues de New York aujourd’hui.

Surtout, surveillez  vos états d’âmes et maintenez votre garde mentale bien haute. Si vous sentez une dépression et un affaiblissement de votre volonté, ne gardez pas cela pour vous! Je n’ai jamais cru aux coincidences! Je suis sur une piste concernant la cause de cet état et son remède. Si vous voulez protéger le président et organiser une résistance, il faut agir sans tarder! »

Harris Out.

La colonel Watson réplica presqu’immédiatement :

«  Beau travail Harris. Nous organisons une évacuation pour la nuit prochaine. Surtout restez attentive à votre environnement si vous avez à sortir. Je viendrai vous chercher  vers 2 heures  du matin. Nous savons qui sont nos alliés.

Watson out.


Vos commentaires sont les bienvenus, as always!

Tourlou!

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 19. Juni 2013, 05:39:02 Uhr
Coucou Frego,

Excellent que de faire intervenir des personnages secondaires, dont la mere de Joan, et de les mettre au 1er plan!

J'ose imaginer une reunion entre la fille et la mere , une des tetes de la resistance- Curtis n'a qu'a bien se tenir!

et le Dr. Ballard...Hot Doc?!  :P

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 19. Juni 2013, 10:04:35 Uhr
Coucou Frégo,

moi aussi, j'aime beaucoup le fait que tu nous racontes maintenant l'histoire du point de vue d'Isabella, avec le rapide retour sur son passé. On devinait un tel cheminement pour elle, mais j'aime déjà ce personnage que tu nous fais découvrir, elle a beaucoup de courage elle aussi (dont Joan a hérité ?). Elle apprend finalement la vérité un peu comme sa fille, grâce au même message et à la même signature...

tu ne fais pas allusion dans ses réflexions au fait que Joan et Curtis soient ensemble, l'ignore-t-elle ? Sait-elle que les Futurmen sont eux aussi partis à bord du Balkan ? Cela l'aurait un peu rassurée sans doute... quelques soient les options choisies, cela ouvre des perspectives, peut-être un peu secondaires par rapport à la trame principale de l'histoire, mais tu sais que j'aime ces petits détours  ;) !

bizz et forcément... on attend la suite  ;) !

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 19. Juni 2013, 15:27:37 Uhr
Coucou!

J'ai ajouté un passage pour préciser qu'Isabella est au courant que le Capitaine Flam et son équipe sont présents à bord du Balkan. Elle soupçonne qu'il y a peut-être quelque chose entre sa fille et le capitaine mais sans plus. ;)

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: flamme am 19. Juni 2013, 20:46:55 Uhr
Bonjour Frégo!

Je suis en congé forcé cet après-midi, j'ai donc pu lire ta suite maintenant plutôt qu'en soirée.... et je ne sais plus quoi penser, ou plutôt ce que tu vas bien pouvoir imaginer pour sortir tous nos personnages préférés de ce pétrin?!  ???   C'est stressant comme situation!  [smhair]

Comme O-Tho, j'aimerais bien que la mère et la fille puissent se retrouver! Et qu'Isabella fasse connaissance avec son futur gendre?   :D

D'où t'est venue l'inspiration pour Dr Ballard?  Peut-être l'influence allemande? Il ne manquerait plus que Kat se recycle dans les produits naturels! ;D

Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 4. Juli 2013, 05:20:26 Uhr
Hello everybody!

Voici une looooooongue suite. [unconscious]  ;D

8 heures du soir, 2 heures avant l’annonce de la disparition du Balkan...

Après une journée éprouvante, Annie Bonnell  allait entrer dans  le bureau du président afin de faire le point avec lui, comme c’était coutume pour eux de le faire depuis l’entrée en fonction de Carthew à la présidence il y a 8 ans. Il lui avait tardé que Guggenheim et sa bande de vampires s’en aillent. Au moins maintenant, elle peut reconnaître ses sbires, grâce aux renseignements fournis par la colonel Watson par l’entremise d’Isabella Randall. Incroyable, Anders en fait maintenant parti!

 Elle était aussi au courant que cette apathie semblait affecter toute la ville de New York. Dieu merci, il ne semblait pas qu’elle-même en soit atteinte. Elle avait habillement gardé sa façade de petite secrétaire effacée pour ne pas attirer l’attention de Guggenheim, ses lobbyistes, et les officiers  à sa solde.

Elle fut interrompue par une communication de l’Amiral Taggart sur sa fréquence privée.

- Je vous écoute Amiral. Où en sont les choses sur les autres planètes du système? Interrogea Annie.

- Madame le secrétaire, pour Mercure, Vénus et Mars, il n’y a rien à faire. Ils sont déjà alliés ou sous l’emprise de Guggenheim. La situation de Mars s’explique par un retour en force de la société d’Alvéola. Les rebelles martiens qui se trouvent à bord du Red Hope sous le commandement de Bork King constituent une exception. Ils possèdent une provision appréciable d’Uranium et de gravium.  King est un pirate, mais vu la situation, j’ai conclu une entente de coopération avec lui si coup d’état il y a. Jupiter pourrait nous causer des maux de têtes.  Les 3 quarts des officiers terriens sont à la solde de Guggenheim. Quale se remet d’un état d’apathie comparable à ce que vous avez sur Terre.

Le lieutenant gouverneur Glo a rassemblé en secret des forces pour protéger le gouverneur et maintenir la démocratie. Il prévoit une nationalisation de toutes les industries joviennes. Mon équipage a le soutient des chasseurs de guerre joviens basées sur le satellite Neuf. Mes effectifs terriens à bord de l’Alabama et du Lightening sont atteints d’une sorte de morosité mais je suis capable de les secouer avec mon second, Jon, qui commande le Lightening. Nous attendons vos ordres pour concrétiser ces plans. Saturne reste fidèle à la démocratie et est prête à exercer un blocus face aux entreprises appartenant à Guggenheim et ses lobbyistes. Pour une fois, je suis reconnaissant que les satellites de saturne  soient les paradis du marché noir et des planques en tout genre.

Uranus, Neptune et Pluton n’ont de troupes que pour se protéger eux-mêmes et les Stasians. Mais aucune de ces planètes ne portent Guggenheim et ses Lobbyistes dans leurs cœurs, ça je peux vous l’affirmer. Si vous parvenez à rejoindre le Red Hope, Kings vous couvrira jusqu’à Jupiter et j’escorterai Carthew et votre convoi vers un refuge sur un des satellites de Saturne.

- Merci Amiral. Dit Annie. Le Général Grant vous contactera lorsque Le Bluewave et le Comet auront quitté la Terre avec le président.

-  Entendu Madame. Dit Taggart. Il coupa le contact.

Annie alla trouver le président. Elle fut catastrophée par la scène qui s’offrait à ses yeux. James Carthew était prostré derrière son bureau dans un état presque catatonique. La général Bennett et ses 5 gardes n’étaient pas en meilleur état. Elle en oublia toute forme de décorum.

- Bon Sang, James! Qu’êtes-vous en train de devenir?! Il faut vous ressaisir, sinon Guggenheim  finira par devenir de facto le chef du gouvernement des 9 mondes! Remuez-vous par pitié!

Elle entreprit de le réanimer en lui donnant des petites tapes sur la figure. Carthew reprit quelque peu ses esprits.

- Annie… marmonna-t-il. Je ne sais pas ce qui m’arrive… je ne suis plus bon à rien. Peut-être qu’il faudrait qu’Anders me remplace un certain temps pour que je me remette d’aplomb… comme me le suggère Richard…

- Monsieur, non ne faites pas ça! S’exclama Annie.  Je ne sais pas comment il fait mais je pense que c’est à cause de lui et de ses lobbyistes que vous êtes dans cet état et vous n’êtes pas le seul. Plusieurs membres de notre personnel et membres de la police sont dans un état semblable au votre. La colonel Watson m’a informé que selon une de ses agents civils, cette apathie s’observe dans tout New York! Il exerce une emprise sur vous! Il vous manipule et vous pousse à détruire tout ce pourquoi vous avez travaillé si dur: la démocratie, la pluralité, la justice! Monsieur, je le sais de sources sures, vous êtes en danger. Nous devons vous mettre à l’abri!

La Général Bennett, qui était sortie de sa torpeur intervint.

- Monsieur le président, Madame la secrétaire, pardonnez mon échec dans ma tâche auprès de vous! Je ne m’explique pas la raison de cet affaiblissement de ma volonté et celle de mes hommes. Je suis d’accord avec madame la secrétaire, vous êtes en danger Mr. Le président! Il faut vous évacuer.

- Ma femme…, mon fils… Murmura Carthew.

- Nous allons passer les prendre avec une voiture blindée, monsieur le président. Dit la général Bennett.

- Bien. Annie, qui avez-vous trouvé pour m’escorter et organiser une résistance? Demanda faiblement Carthew, sceptique.

- Monsieur, Le général Grant a pu assembler 25 officiers et agents qui partiront avec vous et votre famille à bord du Bluewave. La générale Bennett en prendra le commandement avec vos gardes du corps. L’équipe de la Colonel Watson a réussi à craquer le code du Comet cet après midi. Nous ne pouvions pas le laisser derrière. Le général Grant et la colonel Watson se chargeront de le piloter  avec  5 officiers de la section des crimes économiques.

 Le plan est de vous conduire sur un des satellites de Saturne. Il faudra un ordre d’expédition pour Saturne signée de votre main pour le Général Grant, la Général Bennett et la colonel Watson.  Deux analystes civils s’y trouveront également pour continuer leur travail. Vous les connaissez, il s’agit de Jennings et d’Isabella Randall.

Annie imprima 3 ordres d’expédition que Carthew signa.
- Est-il prudent de mêler la mère de la lieutenant Randall à cette affaire? Demanda Carthew.

- Personne n’était mieux placé pour découvrir les plans de Guggenheim qu’une autre Guggenheim. Et c’est Jennings qui a craqué le code du Comet. Dit Annie.

- Le service d’entretient  ménager est vraiment excellent ici. Dit Carthew, étouffant un faible rire. Un des seuls qui ne soit pas corrompu apparemment. Qu’en est-il des autres planètes et de l’armée?

- Nous avons le soutien assuré de Bork King sur le Red Hope, celui de Taggart qui commande l’Alabama et le Lightening , et des chasseurs Joviens sur Neuf. Jupiter et Saturn sont de notre côté. Uranus, Neptune et pluton se concentrent sur leurs propres défenses. Pour Mercure, Venus et Mars, Taggart me dit qu’ils sont entièrement sous la coupe de Guggenheim. Dit Annie.

-  Vous-même, qu’avez-vous l’intention de faire, Annie? Demanda Carthew.

- Je vais rester derrière. Mon mari a un cancer en phase terminale, je ne peux le laisser. Ne vous inquiétez pas. J’ai une bonne somme d’argent que je conserve maintenant en liquide et un endroit où me cacher. Je n’entrerai pas au travail après ce soir.

- Bonne chance Annie. Prenez soins de vous. Merci de votre soutient durant toutes ces années. Dit Carthew.  Général Bennett, je vous suis avec votre équipe vers la sortie d’urgence.

- Allons-y Monsieur le président dit Bennett. Capitaine Hayes, Lieutenant Hito vous ouvrez la marche,  Major Hicks, Tenez vous à la gauche du président, je me tiens à droite. Lieutenant Kent, lieutenant Javier, vous fermez la marche. Go.

Ils purent sortir sans encombre du bâtiment en empruntant le parcours protégé secret.

Un autre service était, contre toutes les apparences, resté intègre. Le général Grant avait en effet trouvé 25 officiers et agents fiables parmi ceux qui sont venus le trouver pour se plaindre d’être victimes d’harcèlement, d’intimidation, de chantage, refus de remboursement des assurances pour de raisonnables frais médicaux, pressions etc.  Certains se sont même fait offrir des pots de vin.

C’est la première fois en 30 ans de métier que des policiers venaient volontairement le trouver, lui le chef des services internes que tout le monde aime détester, pour demander de l’aide. Il faut vraiment que la situation soit insupportable. Il prit l’initiative de leur donner à tous 3 mois de salaire qu’il avait puisés de sa propre solde. Il leur conseilla de conserver cette somme en liquide pour eux ou leurs familles.

Grant avait remarqué que certains montraient des signes de dépression et d’apathie. Il a fallu qu’il les secoue passablement pour les faire sortir de leur torpeur. Il avait aussi remarqué que ceux dans le service de police qui étaient des métis, des Saturniens, des  Joviens, des martiens et des Uraniens avaient en général conservé un moral relativement meilleur que les terriens de souche. Il avait donc veillé à ce que son équipe soit composée de membres de ces groupes ethniques. « Un pas de plus vers la pluralité! Une bonne chose surtout si on considère que, souvent, les natifs des autres planètes du système ont fait un marché de dupes en acceptant de se fédérer, ce qui est vraiment le cas en ce moment! » Pensa-t-il.

Il appela la secrétaire générale sur sa fréquence privée.

- Madame la secrétaire, mon équipe est prête. Nous attendons vos ordres.

- Je vous envoie un ordre d’expédition sur Saturne signée du président Carthew. Dit Annie. Partez immédiatement avec vos hommes vers l’Astroport et attendez l’arrivée de la voiture transportant le président. Il décollera sur le vaisseau Bluewave avec vos hommes et ses gardes du corps. Bennett prendra  le commandement de ce vaisseau à son arrivée avec le président, sa famille et les gardes du corps. Vous prendrez le commandement du Comet avec la colonel Watson et son unité.

- Le Comet? L’Équipe de Watson a craqué le code du Comet?! S’étonna Grant.
- C’est exact Général. Dit Annie. C’est vraiment une bonne chose aussi. Nous ne pouvons nous permettre de le laisser derrière. Son équipement et armement pourrait s’avérer utiles voir même essentiels.

- En effet madame la secrétaire. J’ai tout juste reçu l’ordre signé du président. Nous partons immédiatement vers l’astroport. Dit Grant.

- Bonne chance Général. L’Équipe de la colonel Watson, le président et ses gardes du corps viendront vous rejoindre sous peu à l’Astroport Militaire. Conclut Annie.

9 heures du soir. Dans les bureaux de la section  des crimes économiques.

- Colonel Watson, je viens de comparer de comparer les effectifs du Balkan avec ceux du Titan du Perséus et du Cassiopée. Le major Norton, le second du Général Larson sur le Titan; Le Capitaine Murdoch, un  officier  du Perséus; et le Lieutenant Ivanov,  un officier du Cassiopée; et 5 gardiens qui se trouvaient à bord du Titan,  se trouvent à bord du Balkan en ce moment. J’ai aussi pu craquer certaines correspondances du Général Anders. Sa maîtresse est ingénieure en chef sur le Balkan, on dit que c’est une sacrée croqueuse celle-là. Dit Jennings.

- Merci Jennings, dit la Colonel Watson. Mais il faut dès maintenant se préparer à partir. Faites tous une sauvegarde de vos recherches sur vos portables et emportez les avec vous. Prenez soin de ne rien laisser sur le réseau de la police.
 
- À vos ordres colonel. Dit la capitaine D’Issa. J’ai exploré le registre des activités d’import-export cette semaine. J’ai remarqué beaucoup de va et vient chez  les représentants de la Heimer Food Industries sur Mars. Ils font toujours le même trajet. Ils vont d’abord sur Uranus avant d’aller sur les autres planètes du Système. Les activités économiques se font toujours à partir de Mars. Ce n’est plus vraiment difficile de  les identifier comme travaillant pour la Heimer maintenant que cette entreprise alimentaire est un quasi monopole. Ils essaient néanmoins de passer inaperçus  sur Uranus. Il faut dire qu’on n’aime pas beaucoup les multinationales chez nous. Que viennent-ils chercher sur Uranus?

- Surtout, ne perdez pas cette information, Capitaine. Dit Watson.

Emma Watson entra en communication avec Annie Bonnell.

- Oui Colonel Watson, de quoi s’agit-il? Demanda Annie.

- Nous avons identifié des officiers à bord du Balkan  qui étaient associés à Swan, Larson, McNair et Kulikov. Je vous envoie cette liste de noms. Il faut prévenir le Commandant Théron, il doit être arrivé sur Cerbérus maintenant. Dit Emma.

- Malheureusement, seul le Général Anders a l’autorité de faire cet appel et il est maintenant allié à Guggenheim. Par contre, je peux essayer de joindre le Capitaine Flam sur sa fréquence personnelle en utilisant le portable du Président. Ne quittez pas. Demanda Annie.

Annie appuya sur le bouton d’appel du portable. C’était le néant total, aucune sonnerie ne s’enclencha ni aucun message de boîte vocale. Rien. Cela ne signifiait qu’une chose : il s’est passé quelque chose sur le Balkan. Il n’est jamais parvenu à destination. Annie ne peut même pas émettre un avis de recherche sans risquer que ce soient les hommes de Guggenheim qui répondent à l’appel.

- Colonel Watson, je ne reçois aucun écho sur la fréquence du Capitaine Flam, absolument rien. Il semblerait que le Balkan ait disparu. Anders ne tardera surement pas à l’apprendre. Dit Annie. Rassemblez vos hommes immédiatement  et venez me rejoindre dans le bureau du président. Vous sortirez par le passage d’urgence dans un blindé et vous irez rejoindre le général Grant qui doit déjà être à l'astroport militaire.

- Entendu Madame. Allez suivez moi vous tous. Capitaine D’Issa vous fermerez la marche, éteindrez et verrouillerez tout derrière vous. Dit Watson.

- À Vos ordres mon Colonel. Dit la Capitaine D’Issa

Emma envoya un message à Isabella Randall .
« Harris, l’heure du départ a été devancé. Nous sommes en route pour te chercher. Soit prête dans une demi-heure. Viens me rejoindre à la sortie arrière de l’immeuble à mon signal. Watson out. »

« Je suis prête. Harris Out. »

Watson soupira. Comment va-t-elle pouvoir annoncer à son amie que le Balkan a disparu, que sa fille a disparu? Elle n’eut pas le temps de s’attarder à cela parce qu’ils arrivèrent nez à nez avec le Général Anders.

- Colonel Watson, qu’est-ce vous et votre équipe fabriquez encore ici à cette heure ci et où allez-vous d’un pas aussi rapide? Cela vous prend vraiment autant de temps et d’hommes que cela pour faire votre travail de comptabilité? Il faudra me justifier tout cela à partir de demain et j’espère ne pas découvrir d’entourloupes sinon ce seront vous jours dans le service qu’il vous faudra compter!

À ces mots, Emma Watson devint folle de rage. Elle remarquait aussi qu’Anders touchait presque obsessivement son épinglette des Guggenheim. Elle n’avait aucune idée de ce qu’Anders essayait de faire. Elle lui répondit d’un ton qui dépassait l’insulte.

- En attendant, espèce de Général Lèche-bottes, prépare-toi à compter des étoiles!

Elle l’assomma d’un magistral crochet de gauche.

- Ça c’est pour Joan Randall, Ezra Gurney et tous les hommes et femmes du Balkan que tu as envoyés à la mort! S’écria-t-elle.

Lieutenant Majorek et  Capitaine Buckley, ligotez le, bâillonnez-le et enfermez-le dans son bureau.

À vos ordres Colonel. Dirent-ils.

Merci de votre patience pour cette longue suite. Ça me démange vraiment de terminer le récit du coup d’État mais vraiment là je suis crevée.  [unconscious]

A+

Frégo  8)
 
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 4. Juli 2013, 06:24:48 Uhr
Coucou Frégo !

j'aime bien les loooooooooongues suites  :D !

cela dit, je comprends que le récit du coup d'état soit complexe... entre les bons et les méchants, et les différentes équipes...

cela dit, grâce à Taggart, tu as fait un rapide résumé de la situation dans le système solaire, c'est une bonne idée ! Elle sera peut-être (sans doute) un peu différente dans deux mois, quand nos héros y reviendront, mais déjà, on se fait une idée de la situation.

bon courage pour la suite, si tu as besoin d'un coup de main, n'hésite pas, je serai en vacances à partir de demain...

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 5. Juli 2013, 21:46:38 Uhr
Coucou Frego!

Merci pour cette suite! Tu m'etonnes que tu mettes un certain temps a nous la donner...C'est que ca devient vraiment complexe tout ca, faut pas s'emmeler les crayons avec les vrais manipulateurs, les espions et ceux qui suivent sans avoir le choix...Mais tu gardes bien le suspens, car on ne sait toujours pas ce que Curtis and Co vont trouver quand ils arrivent...

"Le service d’entretient  ménager est vraiment excellent ici."...excellent!! :P

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 6. Juli 2013, 04:33:19 Uhr
Coucou Frégo!

 [bigeek] (c'est souvent l'impression que j'ai quand je te lis)!  [master] [chinese] [respekt]

C'est incroyable le niveau de difficulté que tu peux maîtriser avec autant de personnages, un vrai tour de force!  Et merci pour le crochet de gauche de la colonel Watson,  on sait maintenant le nom du général qui a goûté à sa médecine dans un récent défi avec les mots imposés (bien qu'on pouvait peut-être s'en douter...)  ;D

Et j'ai vraiment ri à la remarque du président Carthew, quand il a repris la même expression que Joan sur l'excellence du service de l'entretien ménager! Tout comme j'ai beaucoup apprécié voir la secrétaire prendre les choses en main et coordonner les opérations, ainsi que le retour de Bork King,  [goodjob] pour lequel j'avais éprouvé beaucoup de sympathie, dans le même style que pour Kim Ivan... Je suis curieuse de voir le rôle que tu vas lui faire jouer... et sa rencontre éventuelle avec Kim Ivan, qui sait? Ces deux-là, avec Curtis, je trouve que ça fait un trio du tonnerre! Peut-être que j'anticipe un peu trop? Mais ça va prendre une équipe d'envergure pour venir à bout de cette machination incroyable!

Flamme, qui est encore estomaquée de la complexité de cette histoire!  [bigeek]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 6. Juli 2013, 06:19:32 Uhr
Coucou Frégo,

je partage l'avis des filles aussi, et je rejoins Flamme concernant Bork King. Il y a des similitudes entre lui et Kim Ivan, et en effet, je suis bien curieuse de savoir si tu vas les faire se rencontrer (certainement), et surtout de ce qui va en découler !

je pense que si toute cette petite troupe parvient à quitter la Terre et à échapper aux sbires de Guggenheim, à rejoindre un abri sûr, et que les différentes branches de la résistance parviennent à s'unir, avec Taggart et Watson pour mener les troupes, le Président pour assurer la coordination politique, Kim, Bork et le Capitaine pour lancer les opérations commandos.... ça va déménager ! Sans oublier le volet "contre-espionnage" avec Jennings et Isabella...

oh oh ! que de perspectives  :)

bizz et belle journée (enfin, c'est encore la nuit chez vous...  ;))

Limeye ravie  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 14. Juli 2013, 00:56:57 Uhr
Coucou! ;D

Voici la fin du Volet coup d'état. Limeye, si tu veux et peux me donner un coup de main pour la suite, ce serait très apprécié. Bonne lecture!  ;)

Annie Bonnell laissa un message à la base de Tycho à l’intention du Capitaine Flam.

- Capitaine, je vous laisse ce message dans l’espoir que vous survivrez ce à quoi vous faites face en ce moment avec l’équipage du Balkan, que vous reviendrez parmi nous et prendrez connaissance de ce message à ce moment là. Un coup d’État  est en cours en ce moment contre le gouvernement interplanétaire. Nous pouvons affirmer que c’est Guggenheim à la tête d’un groupe de lobbyistes qui en est l’instigateur. Il a déjà Mercure, Vénus et Mars sous son emprise. De plus, nous sommes la proie d’un genre de dépression et d’apathie collectives encore inexpliquées. Cet état s’observe un peu partout dans le système solaire. Les terriens de souche semblent en général les plus vulnérables bien que personne n’y échappe.

 L’Amiral Taggard s’efforcera de protéger la démocratie sur Jupiter, à l’aide des cuirassés Alabama et Lightning et avec le concours de plusieurs unités de chasses joviennes stationnées sur Neuf et celui de  Bork King sur le Red Hope. Saturne, Uranus, Neptune et Pluton apporteront également leur soutient selon les moyens dont ils disposent.

Nous essayons d’évacuer le Président Carthew et sa famille vers Saturne à bord du Bluewave en compagnie de ses gardes du corps dirigés par la Général Bennett et de 25 officiers de la police interplanétaire recrutés par le Général Grant. La colonel Watson, 5 officiers de la section des crimes économiques et 2 analystes civils voyageront dans votre vaisseau le Comet. La colonel Watson et le Général Grant en prendront le commandement. Un des deux analystes civils on pu déchiffrer son code. Je suis sûre que vous conviendrez que c’est mieux que de le laisser sur terre aux mains des hommes de Guggenheim. Tous les officiers et les hommes que je viens de mentionner sont dignes de confiance. Quoi qu’il en soit, merci de votre dévouement envers la démocratie, la paix et la justice. Bonne chance.

Au même moment, la colonel Watson, son équipe et Jennings entrèrent dans le bureau.

- Madame, nous sommes prêts. Dit la colonel Watson.

- Parfait Colonel. Voici un ordre d’expédition pour Saturne signé du président. Partez immédiatement. Anders doit être au courant de la disparition du Balkan à l’heure qu’il est.

Emma eut un petit sourire.

- Madame, je peux vous assurer qu’il nous donnera encore quelques heures de répit avant de refermer l’étau. Il a dit un mot de trop sur ma comptabilité. Nous partons. Bonne chance madame la secrétaire.

Et ils sortirent  sans encombre du quartier général par la sortie secrète d’évacuation présidentielle.

Annie retourna à son bureau pour s’assurer qu’elle ne laissait rien derrière qui pourrait être compromettant. Elle emporta son ordinateur portable avec elle, prit sa voiture et sortit par la voie principale, donnant admirablement bien le change au gardien de sécurité qui portait l’épinglette des Guggenheim.

Emma arriva à son immeuble avec son unité pour prendre Isabella devant la porte de service. Isabella sorti en trombe de l’immeuble pour les rejoindre. Elle portait un énorme sac à dos  et tenait dans sa main une espèce de canne à pommeau d’argent. Elle entra dans la voiture blindée.

- Filons vite! Dit Isabella. J’ai du assommer un voisin et un portier trop curieux. Ils portaient l’épinglette des Guggenheim.

- Qu’est-ce que c’est que tout ce bazar, Harris? Demanda Emma en prenant de la vitesse avec la voiture.

- Toute une provision de ce tonique infecte que je bois depuis 10 ans, une copie rarissime du Uranus times du 10 Juillet 2212 et un des vieux portables de mon mari. Ne me demandez pas comment j’ai fait pour trouver tout ça aujourd’hui. Ça doit être la chance du débutant.  Je sais ce qui cause cette dépression que nous observons, et le tonique de la Dr. Ballard  alias la Dr. Balah Hahr, chimiste de renom sur Uranus, est son seul remède. Cette canne est une canne épée. Je sais que c’est idiot d’amener une lame à un duel au pistolet mais  l’escrime est le seul art martial que je maîtrise. Déclara Isabella.

-  Ce ne sera peut-être pas entièrement inutile, si on doit se rendre sur Uranus pour rencontrer la Dr. Balah Hahr. Fit la Capitaine D’Issa. Lui proposer un duel sera probablement le seul moyen de la convaincre de nous aider. Elle aime le double jeu Balah Hahr. C’est aussi une redoutable escrimeuse, avec de vraies épées. J’espère que vous vous sentez en forme, Harris.

-  J’aurais peut-être le bon souvenir de 4  personnes comme argument supplémentaire pouvant la convaincre de nous aider : William Randall, Jasper Randall, Guggenheim et Guldhur. Dit Isabella sombrement en serrant les poings.

Ils arrivèrent juste derrière la voiture transportant le président Carthew et sa famille.

- Nous en reparlerons plus tard. Dit la colonel Watson. Il faut d’abord arriver à quitter la terre sans donner l’alerte. Colonel Watson à la Général Bennett, est-ce tout va bien de votre côté, comment vont le président et sa famille?

- Colonel Watson, je suis soulagée de vous entendre. Ça a été un peu mouvementé pour secourir la famille du Président de cette ogresse qui leur servait de gouvernante. Mme Carthew et son fils sont dans un état quasi catatonique et ça nous a tout pris pour ne être affectés nous aussi par cette dépression. Le président va à peu près. Il va nous falloir un remontant à tous. Dit la général Bennett. Terminé.
Grâce à Harris, nous avons ce qu’il vous faut, mon Général; mais je vous préviens, Harris dit que c’est infecte. Ajouta Emma. Terminé.

Ils arrivèrent à l’astroport militaire. Le général Grant et son équipe avaient investi le poste d’entré et les miradors sans problème. Avoir un esprit de rébellion ou faire l’effet d’avoir un cœur de pierre aidait parfois à se protéger de ce qui provoque cette dépression.

Tous sortirent de leurs voitures. Le major Hicks soutenait le président tandis que le Capitaine Hayes, le Lieutenant Hito, le Lieutenant Kent et le  Lieutenant Javier allèrent chercher des brancards pour transporter Mme Carthew et son fils à bord du Bluewave.

- Général Bennett, voici une provision du tonique dont la colonel Watson vous a parlé. Ça s’infuse comme du thé. Ce ne goûte vraiment pas bon mais c’est efficace. Dit Isabella.

- Merci Mme Harris. Dit Helena Bennett. Ou dois-je dire Mme Randall?

Isabella enleva ses lentilles brunes. Elle n’en avait plus besoin.

- Si vous voulez, continuez de m’appeler Harris mon général. J’aimerais éviter que mon implication dans cette mission face à Guggenheim ne s’ébruite trop tôt. Dit Isabella.

Le Général Grant les interrompit.

- Général Bennett, selon les recommandations de Mme Bonnell, le Bluewave est à vous. Mes hommes sont déjà en train de monter à bord. Le major Olos et la capitaine Stein seront vos pilotes. Je vais rejoindre la colonel Watson à bord du Comet. C’est le vaisseau le plus rapide, vous pourrez profiter de son sillon, une fois dans l’espace.  Mme Harris, Il est temps d’embarquer. Dit le Général Grant.

- Je vous suis Général Grant. Je me souviens de vous, vous étiez dans la même promotion que mon mari. Dit Isabella.

- En effet madame, je suis vraiment désolé de ce qui lui est arrivé. Dit Grant. C’est une des  raisons pour lesquelles j’ai voulu prendre du gallon en travaillant aux services internes.

- Vous vous y êtes apparemment faite une sacrée réputation de, et je cite,  « bâtard au cœur de pierre ». Je vois un peu pourquoi les hommes de Guggenheim ne vous ont jamais inquiété. Ils ont tout bonnement pris pour acquis que vous seriez de leur côté. Et vous ne semblez pas être à la veille d’être victime de cette dépression collective.

- Vous êtes vraiment perspicace Mme Harris. Dit Grant avec une lueur d’amusement dans les yeux. Je vous demanderais néanmoins de rester discrète pour que je puisse conserver cette réputation de « bâtard » le plus longtemps possible.

- Cela fait donc au moins 2 imposteurs dans notre équipe, Général Grant. Dit finalement Isabella avec une note d’humour.

Ils arrivèrent à la hauteur du Comet. Jennings avait composé le code et le sas s’ouvrit devant eux. Ils montèrent à bord avec la colonel Watson et son détachement. La Capitaine D’Issa et le lieutenant Majorek étaient aux commandes et se préparaient au décollage. Jennings avait craqué les codes gouvernementaux concernant les itinéraires de leurs patrouilles. Ils auraient ainsi une chance de les éviter.

Isabella s’assit à côté d’Emma Watson et boucla sa ceinture.

- Emma, dis-moi la vérité. Murmura Isabella. Est-il arrivé quelque chose au Balkan? Le fait que nous prenions maintenant le vaisseau du Capitaine Flam sans sa permission  pour nous échapper et escorter le président n’est pas un hasard.

Emma Watson soupira.

- Mme Bonnell m’a confirmé il ya une heure que le Balkan a disparu. Je suis désolée Isabella.

Le visage d’Isabella  se durcit. Les larmes qu’elle retenait lui brûlaient les yeux.

- Ma fille est une survivante, Emma. Ezra et Flam le sont également. Je suis sûre qu’ils feront l’impossible pour s’en sortir. Quant à moi, je t’ai promis de donner ma pleine mesure pour vous aider à contrer Guggenheim et cette promesse je vais la tenir. Après, je ne sais plus… Déclara Isabella.

- Pour l’instant, il ne nous reste plus qu’à recommander nos âmes à Dieu, au Diable ou au grand mystère mesdames. Dit le Général Grant sombrement. Capitaine D’Issa, vous pouvez décoller.

- Compris mon Général. Dit la capitaine. Lieutenant Majorek, actionnez  la mise à feu.

- Mise à feu enclenchée. Répondit Majorek. Et le Comet décolla suivit du Bluewave 10 secondes plus tard. Juste à temps pour éviter d’être stoppés par une vingtaine de véhicules de la police de New York alertés par la gouvernante des Carthew et le veilleur de nuit de l’immeuble d’Emma Watson.

Quant la police interplanétaire elle-même fût alertée, les 2 vaisseaux avaient 2 heures d’avance. Ce fut suffisant pour éviter les patrouilles malgré l’alerte.

Lorsque Guggenheim apprit l’évasion du Président Carthew à bord du Bluewave et l’évasion du Comet. Il ne pouvait rien faire d’autre que d’assouvir sa vengeance sur Anders, dont il ne fit qu’une loque vide de sa raison, de son âme. « Isabella, ma très chère, où te caches-tu? Bientôt ce sera toi qui subira le même sort.» Promit-il.

A+

Frégo



Titel: cadavre exquis les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 14. Juli 2013, 05:36:28 Uhr
Coucou Frégo!

Wow, ça déboule, et le départ in extremis de la Terre de tous ces valeureux résistants m'a laissée toute essoufflée!  [electrified] Et comme à chaque fois que je te lis:  [bigeek] J'ai vécu beaucoup d'émotions, du rire (face aux multiples allusions au goût infect du tonique)  ;D à la peur et l'appréhension (face au sort d'Anders et à la menace de Guggenheim envers Isabella)  [smhair] en passant par la fierté et l'émotion (quand Isabella parle de sa fille et de la promesse qu'elle va tenir... :D Ça fait beaucoup avant d'aller se coucher!  :o Et je suis toujours très curieuse de connaître la suite!  [jump]

Flamme
 [goodnight]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 14. Juli 2013, 09:42:09 Uhr
Coucou Frégo !

j'abonde dans le sens de Flamme, il était moins une et je me suis demandée depuis un bon moment - depuis que tu as entamé la rédaction du coup d'Etat en fait - s'il ne va pas y avoir un retournement de dernière minute, une partie des résistants qui n'arrivent pas à évacuer, Guggenheim qui découvre Isabella in extrémis ou finalement le Comète qui refuse de décoller parce que Grag n'est pas au pilotage (ou autre excuse bidon).

seul détail que j'ai du mal à comprendre, c'est le message qu'Annie envoie... au Comète ? Qu'elle cherche à joindre le Capitaine Flam me paraît logique, mais elle sait parfaitement que le Comète est à New York et Flam et son équipe à bord du Balkan... là, je t'avoue que ce détail n'est pas clair pour moi.

j'emporte une copie de l'histoire, je n'aurais pas de connexion wi-fi (sauf peut-être au bistrot du coin, mais c'est pas gagné) donc je vais réfléchir à la manière de poursuivre et de reprendre la main, mais il vous faudra patienter une semaine pour me lire.

bizz et bravo pour ce coup d'Etat... magistral.

Limeye  :)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 14. Juli 2013, 12:34:56 Uhr
Coucou Limeye!

Je te souhaite de super bonnes vacances!  ;) Pour ce qui est du message d'Annie au Comet à l'intention du Capitaine Flam, je sais que ça peut paraître illogique mais elle le fait vraiment dans l'espoir que le capitaine Flam finira par s'en sortir, revenir dans le système solaire et capter ce message à son retour. Mais maintenant que tu m'en parles. Je pense qu'il serait plus judicieux pour Annie d'envoyer ce genre de message à la Base du Capitaine Flam sur Tycho, dans l'espoir d'un retour. Je vais effectuer la correction.

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 15. Juli 2013, 00:51:47 Uhr
Coucou Frego,

Tout se precipite...Les rebels contre Guggenheim et son empire de Zombie!  [goodjob]
On espere que Curtis and Co a leur retour mettront les pieds dans le bon essaim.....
Avez-vous l'intention de developper le personnage d'Isabella? Elle a une revanche a prendre on dirait...Et sa fille a de qui tenir!

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 21. Juli 2013, 15:39:57 Uhr
Coucou !

j'ai donc avancé un peu ce récit aussi. J'ai fait en sorte de remettre tout le monde dans le même espace temps, puisque Frégo était repartie en arrière - logique - pour raconter le coup d'Etat. J'espère que cela vous ira ! J'ai plusieurs passages à vous livrer, voici les deux premiers. J'ai refait le point sur la situation dans le Système Solaire, en la faisant évoluer légèrement (en deux mois, les forces en présence ont pu gagner ou perdre certaines positions), par rapport à ce que Frégo avait annoncé au moment du départ de Carthew.

j'ai juste une question pour Frégo : qu'est-ce qu'on fait de Ken ? Est-ce que tu as l'intention de le faire apparaître dans l'histoire ou pas ? Si oui, j'ai de quoi faire un petit chapitre avec lui, sinon, on laisse tomber... vu qu'on ne l'a pas évoqué depuis le début...

bizz

Limeye  :)


Les deux équipages fuyant la Terre avaient donc pour destination Saturne et ses satellites, qui restaient fidèles au gouvernement. Mais la situation sur Saturne n'était pas aisée : plusieurs groupes de détracteurs, hostiles au gouvernement légal, tentaient de s'emparer du pouvoir. Pour l'heure, ils étaient contenus dans l'une des régions au nord de la grand planète, mais ils avaient des alliés sur trois de ses satellites : ils tenaient le plus important, Titan, mais aussi Encélade et Japet. Les autres observaient soit une prudente neutralité, soit s'étaient clairement déclarés en soutien à la démocratie et au président Carthew.

Compte tenu de la situation, il avait été convenu d'amener le président et son groupe de fidèles sur Phoebe. Ce satellite offrait de plus l'avantage de posséder une base militaire importante et hautement sécurisée, sans compter de nombreuses installations civiles, et d'être totalement autonome en énergie, comme en ressources alimentaires, en eau. Phoebe pourrait devenir l'avant-poste politique de la résistance face à Guggenheim.

Durant les semaines qui suivirent leur arrivée sur Phoebe, le président Carthew tenta tout d'abord de rallier les indécis à leur cause. Il était impossible d'apporter pour l'heure un renfort militaire à Pluton, Neptune et Uranus. Chacune devait se défendre avec les moyens en sa possession. Sur Saturne, le statu-quo était maintenu, mais une évacuation du président et de ses proches avait été prévue vers Jupiter pour le cas où la situation deviendrait plus difficile. Taggart avait éradiqué les foyers de soutien à Guggenheim et renforcé le pouvoir du gouverneur Quale sur Jupiter et ses quatre satellites, des combats violents s'étaient déroulés sur Ganymède. Mercure, Venus et Mars étaient toujours du côté de Guggenheim. On n'avait aucune information concernant d'éventuelles poches de résistance sur ces trois planètes, de même que sur Terre.

Guggenheim avait deux objectifs principaux, s'assurer le contrôle d'Uranus, et bloquer Taggart sur Jupiter pour l'empêcher d'apporter son soutien à d'autres planètes, mais cela l'amenait lui aussi à maintenir une partie de sa flotte face à l'Amiral. Taggart avait bien compris l'enjeu et il savait parfaitement que malgré la violence de certains combats, la situation pouvait leur être finalement plutôt favorable : cette armée contre laquelle ils se battaient n'allait pas combattre ailleurs. Guggenheim était contraint de diviser ses forces, c'était un atout pour eux.

Guggenheim avait aussi envisagé durant un temps de s'emparer de Tycho et de la base du Capitaine Flam. Guldhur ne cessait de lui répéter qu'ils trouveraient sur cette base des secrets scientifiques de la plus haute importance, voire des armes inconnues ou du moins, le moyen de les fabriquer. Mais parvenir sur Tycho relevait de l'impossible. Guggenheim avait envoyé une troupe de commandos pour tenter de s'emparer de la base. Aucun n'était revenu vivant.

- La base de Tycho est inviolable, disait-il avec colère lors d'une réunion de son Etat-Major. Nous ne pouvons y accéder.
- Si nous trouvions le moyen d'y entrer, pourtant..., disait Guldhur avec un regard avide.
- Impossible, intervint O'Brien, nous avons envoyé une troupe d'élite, ils ont tous péri. Le Capitaine Flam protège parfaitement sa base. Lui seul ou l'un de ses hommes peut y entrer.
- Il y a pourtant d'autres personnes à être allées un jour sur Tycho, reprit Guldhur.
- Oui, poursuivit O'Brien. Le colonel Ezra Gurney et la lieutenant Joan Randall. Or, ils se trouvaient à bord du Balkan, dont la disparition nous a été signalée il y a deux mois.
- Faites fouiller les appartements de Gurney et de Randall, ordonna Guggenheim. Nous y trouverons peut-être quelque chose. En attendant, si nous-mêmes ne pouvons pénétrer sur Tycho, nous sommes au moins assurés que personne d'autre n'y entrera ! Même Carthew ne pourrait pas s'y rendre !

**

A bord du Phénix, l'équipage était pour l'heure bien loin d'avoir la moindre idée de la situation dans le système solaire, ni même si le coup d'Etat avait eu lieu. Avant de traverser le champ de perturbations qui indiquerait qu'ils approchaient de la ceinture de Kuiper, Curtis avait fait venir Timarrow dans le poste de pilotage pour lui demander son aide pour trafiquer l'émetteur d'ondes que Berenson lui avait confié et le transformer en récepteur. Il savait qu'ils n'auraient pas terminé avant d'avoir traversé les courants cosmiques et la ceinture de Kuiper, mais il voulait commencer sans tarder. Au besoin, il demanderait à Otho de réduire leur vitesse une fois franchie Kuiper, pour en terminer la fabrication avec l'aide supplémentaire de Grag.

Dans la grande salle du vaisseau, les hommes restaient assez calmes, mais inquiets. Kim, Grabo et Nekiri devaient régulièrement rassurer ceux qui se faisaient du souci pour leurs familles. Mais maintenant que le "ménage" avait été fait avec l'élimination de Norton par le colonel Gurney, on sentait bien que l'atmosphère était plus détendue. Certes, Nekiri et Grabo avaient toujours ses anciens complices à l'oeil, mais ces hommes avaient plus été entraînés à le suivre par la menace que par un réel désir de nuire.

Joan s'était reposée un peu après ces derniers événements, mais quand elle entendit Simon et Andrew annoncer que tous allaient devoir s'attacher et se mettre en position de sécurité et qu'ils allaient naviguer désormais dans des turbulences importantes, que le vaisseau ne retrouverait une zone de calme qu'une fois franchie la ceinture de Kuiper, elle n'y tint plus, se releva et gagna le poste de pilotage. Elle faisait totalement confiance à Grag pour piloter dans les prochaines heures et tenir le vaisseau, mais s'il devait arriver quelque chose, elle voulait être avec Curtis.

Il venait de renvoyer Timarrow dans la salle pour lui permettre de se mettre en position de sécurité, avait rangé les éléments de l'émetteur d'ondes, et se préparait lui-même aux heures délicates qu'ils avaient devant eux. Le Phénix n'était pas le Comète, mais le vaisseau devrait tenir. Néanmoins, ils seraient certainement bien secoués. Il espérait que Maëva, Joan et Berenson ne souffriraient pas de ce passage difficile. Il fut néanmoins quelque peu surpris de voir Joan arriver.

- Nous n'allons pas tarder à entrer dans la zone de turbulences, lui dit-il. Il faut que tu ailles t'attacher. Avec Simon, nous avons estimé que nous allions en avoir pour environ 4 heures de navigation difficile, puis nous entrerons ensuite vraiment dans la ceinture de Kuiper. Le vaisseau sera alors moins secoué, mais il y aura des a-coups, car Grag devra éviter les nombreux astéroïdes. Il faut que tu te mettes en position de sécurité. Tu peux t'attacher sur ta couchette, c'est là que tu seras le mieux.
- Non. Je veux rester avec toi, dit-elle en soutenant son regard. J'ai besoin de toi, maintenant.

Il la fixa un moment, et comprit.

- Ok, on va s'asseoir au sol. Mala, débrouille-toi, mais ramène-moi une ceinture supplémentaire, il doit y en avoir dans la salle des machines.

Quelques instants plus tard, l'androïde revenait avec le nécessaire pour Joan. Lui-même serait assis aux côtés de Grag pour le seconder au pilotage, Curtis le remplacerait si nécessaire. Curtis accrocha la ceinture sur les fixations de la paroi, puis s'assit sur le sol. Joan se blottit entre ses bras, face à lui, il passa les deux ceintures dans le dos de la jeune femme, en les croisant. Elle était ainsi bien bloquée, et il la protègerait des chocs éventuels contre la paroi.

- C'est bon pour nous, Grag. Otho, tu fais la liaison avec la salle des machines pour leur dire de remettre en route les cyclotrons durant quelques minutes, le temps de pénétrer dans les courants cosmiques, puis de les couper mais de se tenir prêts à les relancer si Grag le juge nécessaire.
- Bien chef.
- Grag, l'important, c'est de maintenir le vaisseau en état, pas d'aller au plus court. Si nous sommes entraînés et que nous dérivons un peu, tant pis.
- J'ai compris, Capitaine. Joan, ça va pour toi ?

La jeune femme sourit légèrement de la sollicitude du grand robot :

- Oui, Grag, pas de soucis.

Et elle resserra son étreinte contre Curtis.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 21. Juli 2013, 20:55:50 Uhr
Coucou Limeye!

Bon retour parmi nous et merci pour cette suite qui ajoute de la pronfondeur à l'action! [goodjob]. Pour Ken, je n'avais pas pensé le faire apparaître dans cette histoire mais je te laisse libre de ton côté de le faire ou non. La suite des choses s'annonce palpitant avec les personnages que nous avons déjà.  [jump] [jump] [jump].

Bizz!

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 21. Juli 2013, 21:38:41 Uhr
Coucou Frégo !

contente que cette suite te plaise. Je crois qu'en effet, nous avons de quoi faire avec tous les personnages ! Bon, je vais voir pour Ken.

en attendant, voici un autre passage, un peu pour les romantiques  ;)

bizz

Limeye  :)


Très vite, ils sentirent les mouvements du vaisseau devenir plus brusques, mais Grag tenait bon les commandes et le plus violent fut finalement l'entrée dans les courants cosmiques, ensuite, il se laissa porter par eux, corrigeant seulement légèrement leur trajectoire. Les courants les entraînaient de plus en plus vers l'intérieur et sur leur gauche. Passée la première demi-heure de navigation difficile, chacun à bord du vaisseau prit la mesure des mouvements et tous restèrent calmes. Simon avait administré à Tolek une préparation qui le faisait dormir, il avait donc cessé tout délire, au grand soulagement de ses compagnons d'infortune. Simon en avait donné aussi une dose plus faible à Berenson, pour l'aider à supporter cette partie délicate de leur voyage.

Dans le poste de pilotage, tout se passait plutôt bien, et rapidement, Joan sentit Curtis se détendre, il demeurait cependant vigilant et par moments, elle sentait ses muscles se durcir et ses bras et ses jambes la retenir. Elle se dit qu'elle avait eu raison de revenir dans le poste de pilotage et de rester avec lui, elle se sentait en sécurité, bien plus que sur sa couchette, même si leur position était loin d'être confortable. 

- Capitaine, dit Grag au bout d'une heure de navigation, on dérive normalement, ça va pour vous ?
- Oui, Grag, moins secoués que je ne le craignais. Reste vigilant. Tu n'as pas besoin qu'on remette les cyclotrons en route ?
- Pas pour le moment, ça va encore.
- Ok. On tient ainsi autant que possible.

Et de sa main droite, il caressa doucement les épaules de Joan. Rester ainsi lui permettait aussi de faire le point calmement. Il ignorait totalement encore dans quelle direction ils pourraient aller une fois franchie Kuiper, et pour l'heure, il réfléchissait aux modifications à apporter pour le futur récepteur. Joan releva doucement la tête vers lui, il l'embrassa pour la rassurer. Elle allait bien, c'était l'essentiel pour lui.

- Tu ne te sens pas malade, au moins ?, lui murmura-t-il à l'oreille.
- Non, j'ai bien mangé tout à l'heure, avant de me reposer. Ca va. Je crois que mon corps a d'autres choses à faire, et mon esprit à penser, que de se mettre à me rendre nauséeuse pour un rien.
- Ce ne serait pas pour un rien, lui répondit-il en souriant légèrement.
- Tu n'es pas en colère de ce qui nous arrive ?
- Comment pourrais-je l'être ? C'est à la fois beau et terrible. Et j'espère que tu ne te sens pas fautive. Cependant...

Un mouvement un peu brusque du vaisseau l'interrompit. Quand un semblant de calme revint, Joan poursuivit :

- Cependant ?
- J'aimerais juste savoir quand nous l'avons fait. A bord du Balkan ou sur le météore ?
- Sur le météore, la première fois que nous avons pu nous retrouver.

Il hocha la tête sans rien ajouter. Aussitôt, il calcula le temps qui leur restait. Plusieurs mois, à peine sept. C'était suffisant pour qu'il survienne beaucoup de choses. Néanmoins, sa priorité serait de mettre Joan en sécurité, de trouver un abri sûr pour elle et l'enfant pour au moins une année. Un abri loin des combats, mais aussi loin des sbires de Guggenheim.

Joan chercha sa main, la glissa sur son ventre, entre leur deux corps :

- Ca complique terriblement les choses, n'est-ce pas ?
- Peut-être qu'au contraire, cela va les rendre beaucoup plus simples.

Mais il ne put développer plus sa pensée, car Grag émit une sorte de rugissement et demanda d'un ton vif à Mala de prévenir les ingénieurs et le colonel de remettre en route l'un des cyclotrons. Ils traversaient un courant plus violent et surtout plus mouvementé, et le grand robot dut faire appel à toute sa force et ses capacités de pilote pour les en sortir sans dommages. Ils retrouvèrent ensuite une zone plus calme. Moins de deux heures plus tard, ils sortaient des courants cosmiques et déjà, les premiers météorites de Kuiper se dessinaient devant eux.
Titel: les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 22. Juli 2013, 03:38:08 Uhr
Coucou!

Quand j'ai vu que ce passage était un peu (beaucoup) pour les romantiques, je me suis sentie concernée! Et j'ai beaucoup apprécié, évidemment!   :D

Surtout quand Curtis rassure Joan et se demande quand ils l'ont fait...  [imsorry]

Merci Limeye!

Flamme, une romantique de service!  [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 23. Juli 2013, 03:40:31 Uhr
Coucou Limeye,

Ca sent le calme avant la tempete tout ca...Le petit coin de paradis, il n'est pas encore a cote...

Merci!

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 25. Juli 2013, 00:19:11 Uhr
Je vous en livre une petite suite ce soir...

Limeye  :)


Une fois atteinte la barrière d'astéroïdes qui délimite symboliquement les pourtours du Système Solaire, Curtis demanda à Grag de diminuer la vitesse du vaisseau, de façon à naviguer le plus aisément possible. Là où ils se trouvaient, par chance, les astéroïdes étaient relativement éloignés les uns des autres et leur vitesse de déplacement était faible. Le Capitaine voulait profiter de ce répit pour faire deux choses : organiser la distribution d'un repas qui ferait du bien à tous après ces heures de navigation difficile et poursuivre la fabrication du récepteur avec Timarrow. Ensuite, il s'accorderait quelques heures de sommeil dont il avait bien besoin.

- Je vais aller aider Okapaï et Maëva, dit Joan. Je vous ramènerai quelque chose aussi.
- Mala, accompagne Joan et fait revenir ici Timarrow et Kim, je ne sais pas comment ça a supporté le vol à côté, vois aussi si Ezra a besoin d'aide. J'espère qu'il n'y aura pas eu de blessés. Et tu aideras pour la distribution du repas. Ensuite, tu reviendras, tu prendras la place de Grag pour qu'il nous aide, Timarrow et moi, sur le récepteur.
- Bien chef, répondit simplement l'androïde et il suivit Joan.

Dans la salle du vaisseau, chacun se remettait de la traversée des courants cosmiques. Kim s'approcha de Joan et d'Otho, pour venir aux nouvelles.

- Le Capitaine veut vous voir, Kim, ainsi que Timarrow. Mais la première partie délicate du vol s'est bien passée, nous sommes sortis des courants cosmiques et nous avons atteint Kuiper. Pour l'heure, nous sommes dans une zone plutôt calme, dit Mala, mais il vaut mieux que chacun reste attaché. Même si Grag anticipe, on n'est pas à l'abri d'un violent coup de manche pour éviter un astéroïde !
- Il faut nourrir les hommes, dit Kim. Je vais aller voir le Capitaine.

Et il fit signe à Timarrow d'approcher. Les deux hommes pénétrèrent dans le poste de pilotage. Joan rejoignit Maëva dans leur cabine. La jeune docteur venait de se relever et s'occupait de Berenson. Elle demanda à Joan de prévenir Simon qu'il vienne l'aider. Le blessé avait souffert durant les heures précédentes, mais restait conscient. Il était surtout très faible.

Joan ressortit, rejoignit Andrew qui s'était détaché et lui dit qu'il fallait organiser une distribution de nourriture. Elle voyait sur les visages des hommes assis par terre qu'ils étaient soulagés d'en avoir fini avec les courants cosmiques. "Pourtant", songea-t-elle, "ce qui nous attend dans les prochains jours nous les fera peut-être regretter". Avec Andrew, Nekiri, Okapaï, Vadek et Wilson, elle s'occupa du repas. Elle constata aussi qu'ils avaient encore de la nourriture pour plusieurs jours, de même pour l'eau. "A ce rythme, et si nous n'organisons pas de rationnement, nous pouvons tenir encore une semaine. Il faudra que je dise cela à Curt."

Quand elle eut terminé, elle apporta sa part de nourriture à Maëva, les deux jeunes femmes mangèrent dans leur cabine. Andrew les rejoignit un instant, s'inquiéta de la jeune docteur.

- Ca va, Andrew, lui répondit-elle, l'appelant par son prénom puisqu'ils étaient seuls, avec un blessé somnolent.

Il s'assit sur sa couchette à côté d'elle et lui prit doucement la main. Un instant, elle appuya la tête sur son épaule, et Joan se sentit presque de trop. Elle baissa le regard vers le bol qu'elle tenait sur ses jambes, finit son repas en silence.

- Je vais apporter de quoi manger aux hommes au poste de pilotage, dit-elle en se relevant.

Andrew la suivit, pas question de rester seul avec Maëva. Il aida Joan et l'accompagna également dans le cockpit. Assis par terre, Curtis, Timarrow et Grag achevaient la fabrication du récepteur. Kim assistait Mala pour la navigation.

- Mangez donc un morceau, tous, dit Joan. A côté, tout va plutôt bien. Pas de blessé. Mais Berenson a souffert, et Simon se demande si une nouvelle transfusion ne sera pas nécessaire.
- Il faudra cependant attendre d'être sorti du champ d'astéroïdes pour cela, dit Curtis.
- Combien de temps cela nous prendra-t-il ?
- Moins de deux jours, je pense, si nous ne rencontrons pas de difficultés supplémentaires. Nous brancherons le récepteur d'ici 24H pour écouter les messages. Ils seront encore brouillés, à cause des astéroïdes, mais j'espère en capter de suffisamment audibles pour nous aider à choisir notre route future.
- D'après mes estimations, et si nous ne procédons à aucun rationnement, nous avons encore des réserves de nourriture pour une semaine, et une dizaine de jours pour l'eau, l'informa Joan.
- Cela nous permettrait de gagner Tyrial, Kim, si Saturne n'est pas tombée.
- Il y a plus près, dit le chef pirate.
- Oui, mais pas forcément plus sûr. On va commencer à anticiper sur le rationnement.

Il laissa Grag remonter le récepteur, prit le repas que Joan lui tendait, tout en regardant par la baie du cockpit. "Les astéroïdes sont assez espacés par ici, nous devons nous trouver non loin de l'orbite d'Uranus. Mais la planète elle-même doit être assez éloignée. Ce sont Saturne et Pluton qui sont les plus accessibles, de toute façon, du moins en tenant compte de nos réserves de nourriture et d'eau. Impossible de gagner Jupiter. Il faut que Saturne ait tenu !"

Et il pensa ces derniers mots en regardant le reflet de la silhouette de Joan dans la vitre.
Titel: cadavre exquis- les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 25. Juli 2013, 13:11:08 Uhr
Coucou!

Petite remarque rapide avant de commencer la journée!

Maëva et Andrew n'ont pas eu beaucoup de temps ensemble, les pauvres..  :(

Et j'adore ta dernière phrase!

Bizz
Flamme
 :D
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 25. Juli 2013, 16:30:19 Uhr
Coucou Flamme,

je suis d'accord avec ta remarque ! C'est aussi pour cela que j'ai fait mention d'eux deux dans ce passage. Je pense qu'on va essayer de rééquilibrer cela. Je vous livre une suite, retour sur Phoebe.

bizz

Limeye  :)


Sur Phoebe, Jennings passait ses journées à craquer les données des échanges entre les différentes bases fidèles à Guggenheim. Grâce à lui, le président Carthew se trouvait parfaitement informé des projets de la junte. Pour l'heure, aucune contre-offensive n'avait été possible, mais ces données étaient précieuses et avaient notamment permis d'empêcher les troupes de Guggenheim présentes sur Titan d'attaquer Phoebe et d'apporter leur soutien aux rebelles toujours cantonnés dans le nord de Saturne. La situation devenait d'ailleurs de plus en plus précaires pour ces rebelles. "Si seulement Taggart pouvait nous rejoindre, ils seraient rapidement éradiqués", pensait Carthew. "Mais impossible de le faire quitter Jupiter pour l'heure. Nous ne manquons pas de bonnes volontés, mais de troupes !"

A ses heures perdues, Jennings tentait aussi de reconstituer ce qui s'était passé à bord du Balkan, grâce aux copies des communications qu'il avait pu récupérer. Il voulait le faire pour le colonel Gurney, pour la lieutenant Randall et pour Isabella Randall. Il avait pu déterminer approximativement le jour et l'heure du déclenchement de la mutinerie, et tentait désormais de calculer la trajectoire du vaisseau, mais celui-ci avait étrangement cessé d'émettre trois jours après avoir quitté le Système Solaire. Jennings se demandait si cela était lié à une défaillance technique, à un sabordage des installations par les mutins ou si quelqu'un d'autre avait tout simplement organisé volontairement l'arrêt des transmissions.

Isabella Randall se trouvait avec lui quand une fois de plus, il butta sur cet arrêt des transmissions, et il lui fit part de ses réflexions.

- Jennings, vous voulez le fond de ma pensée ?
- Oui, Isabella.
- Ca, c'est signé Joan.
- Vous pensez que votre fille aurait programmé sciemment une panne de l'ordinateur de vol ?
- Oui.
- Mais alors, où ont-ils bien pu aller ? D'après mes calculs, ils ont quitté le Système Solaire en direction de Mazera. Mais c'est très loin. Et il n'y a pas grand-chose entre nous et cette nébuleuse.
- Alors ils font peut-être toujours route vers Mazera, dit Isabella.
- Je vais continuer à chercher, je peux vous assurer. Nous saurons un jour ce qu'ils sont devenus. Pour l'heure, je veux croire qu'ils sont toujours en vie.
- J'aimerais y croire autant que vous, Jennings, dit Isabella d'une voix douce, mais triste. Chaque jour qui passe me fait craindre le pire pour ma fille.
- Elle était avec le colonel Gurney. Il l'aura protégée tant et mieux.
- Oui, je sais.
- Et avec les Futurmen, tout reste possible, vous le savez bien. Ne perdez pas espoir. Pour ma part, je vais surveiller tous les signaux qui nous parviendraient de cette zone. On ne sait jamais.
- Ne perdez pas votre temps à cela non plus, Jennings. Vous avez d'autres missions importantes à remplir pour le président et le gouvernement.
- Certes, mais je considère que cela fait aussi partie de mes missions importantes. Si les hommes du Balkan sont en vie, si le Capitaine Flam et ses hommes ont survécu, cela pourrait être de la plus haute importance de le savoir. Et cela changerait aussi bien des choses pour notre situation, car nombre d'indécis se rallieraient alors à nous. Vous le savez aussi bien que moi, il est des hommes qui jamais ne rejoindraient la démocratie, mais si c'est Flam qui le leur demande, ils le feront.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 30. Juli 2013, 09:58:31 Uhr
je repasse pour vous donner des nouvelles du cadavre exquis. J'ai commencé le passage suivant, mais j'ai été occupée (juste un petit peu) par une autre histoire... je vais m'y remettre et vous la livrer dès que possible.

ensuite, je pense que Frégo, tu pourras reprendre la main, sauf si tu me dis le contraire  ;)

bonne journée !

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 30. Juli 2013, 13:49:36 Uhr
Voilà ! Tu me dis Frégo ce que tu en penses ! Et si tu veux (et peux) reprendre la main, pas de souci !

bizz

Limeye  :)


Après une vingtaine d'heures de navigation, Grag ayant repris les commandes du vaisseau et alors que tous avaient profité d'heures de repos bien méritées, sans être trop réveillés par les aléas du pilotage dans cette zone délicate, Curtis fit revenir Timarrow dans le cockpit, Simon et Kim. Il brancha le récepteur et ils commencèrent à écouter les messages. Timarrow prenait quelques notes, tentant de décrypter avec soin ceux qu'ils parvenaient à capter. Au bout d'une poignée d'heures, ils eurent un aperçu de la situation autour d'eux. Au grand soulagement de toute l'équipe des Futurmen, Pluton tenait toujours. Ce qui signifiait que Styx était à l'abri, pour l'heure, et que Cerberus non plus n'était pas tombée, ce qui évitait de voir de dangereux criminels se promener dans l'espace.

Ils comprirent aussi plus ou moins que Saturne était sûre. Et que Jupiter tenait toujours, mais ne parvinrent pas à déterminer avec plus de précisions ce qu'il en était des autres planètes et encore moins de la Terre. Une chose était certaine, le coup d'Etat avait bien eu lieu, et selon toute vraisemblance, Guggenheim avait fait tomber Carthew. Mais qu'était-il advenu du président, du gouvernement légal, impossible de le savoir pour l'instant.

- Nous tenterons d'autres écoutes, quand nous serons sortis de Kuiper, décida Curtis, ce qui ne devrait plus tarder maintenant. Kim, dites à Grabo et Andrew de nous rejoindre, nous devons les informer de la situation et prendre une décision concernant notre destination, et ce, si possible avant de sortir totalement de Kuiper. C'est une zone dangereuse pour la navigation, mais les astéroïdes sont aussi une protection...

Rapidement, Grabo et Andrew gagnèrent le cockpit, ce dernier se débrouillerait pour mettre au courant le colonel de leur décision. Pour l'heure, Curtis ne voulait pas informer l'ensemble des hommes à bord de leur situation. Il voulait aussi s'assurer que les ex-complices de Norton resteraient sous bonne garde. "Ils ne tenteront rien durant le vol, c'est certain. Mais une fois que nous serons posés, je suis sûr qu'ils feront leur possible pour nous faucher compagnie et alerter leurs supérieurs. Nous devons les tenir à l’œil, quitte à les déclarer prisonniers quand nous aurons atterri quelque part."

- Voici la situation, déclara Curtis, une fois qu'il eut communiqué toutes les informations aux quelques hommes rassemblés autour de lui. Kim, qu'en pensez-vous ?
- Pour moi, il faut faire route vers Saturne, Capitaine. Certes, Pluton tient toujours, mais vous savez comme moi que l'armée qui y est présente est réduite. Si nous allons là-bas, nous y serons bloqués, aucun vaisseau ne sera mis à notre disposition, sauf peut-être pour vous. Quant à nous... je crains que même si nous nous déclarions en opposition à Guggenheim, on ne nous envoie très vite croupir sur Cerberus, et beaucoup de mes hommes n'en veulent pas. Quant à Styx... ce ne serait guère mieux. J'ai du respect et de la compassion pour les Stagians, et je comprends votre souci pour eux, mais hélas, ils ne nous seront d'aucune aide.

Grabo prit alors la parole :

- Je partage l’avis de Kim, Capitaine Flam. Tyrial pourrait être un bon compromis. Nous y serions à l’abri. Cela permettrait d’obtenir plus d’informations sur la situation exacte, notamment, d’avoir des nouvelles du Président et d’éventuels groupes de résistance autres que l’armée de Taggart qui, de toute façon, est impossible à rejoindre directement. Chacun pourrait alors se déterminer en son âme et conscience. Il sera possible de refaire l’approvisionnement du Phénix sur Tyrial si vous souhaitez en repartir pour rejoindre d’éventuels résistants, car je me doute que vous ne resterez pas les bras croisés. Mais j’ajouterai juste une question : avons-nous assez de provisions pour tenir jusqu’à Tyrial ?
- Oui, répondit Curtis. Joan a fait le compte il y a quelques heures. Nous pouvons envisager un léger rationnement, en cas de difficultés, mais normalement, nous devrions avoir assez.
- Capitaine, je crois que les avis de Grabo et Kim sont sages, dit à son tour Andrew qui les avait écoutés avec beaucoup d’attention. Sachez que pour ma part, ma décision est prise depuis longtemps. Où que vous décidiez d’aller ensuite, je me rangerai à vos côtés. Pas question pour moi de laisser Guggenheim en paix ! Mais j’aurais une suggestion à vous faire concernant les provisions : pour éviter tout souci, destruction ou autre, nous devrions établir un tour de garde des réserves.
- Bonne idée, Major. Kim ? Pouvez-vous envisagez cela avec Nekiri et Grabo ? Je préfère qu’Otho reste avec Grag au pilotage ou si besoin, à la salle des machines. On ne change pas les équipes pour l’instant de ce côté-là. Je me range aussi à votre avis de rejoindre Tyrial. Nous aviserons là-bas. Mais je vous promets, Kim, chacun de vos hommes aura le choix de son avenir.
- Merci, Capitaine. Cela apaisera les inquiétudes qui pourraient subsister.
- Andrew, je vous laisse communiquer discrètement notre décision à Ezra, mais le connaissant, je sais déjà ce qu’il va vous répondre : il suivra. Sauf si je lui demandais le contraire.

Andrew fronça légèrement les sourcils, se demandant un peu ce que cachaient ses derniers mots. Mais il n’en dit rien et hocha la tête.

Kim, Grabo et Timarow rejoignirent alors la grande salle, commencèrent à organiser les tours de garde des réserves de nourriture et d’eau, mirent rapidement Nekiri au courant de leur destination et des informations concernant la situation dans le système solaire. Le Jovien ne dit rien de particulier, mais lui aussi, avait pris sa décision.

Andrew resta un moment dans le cockpit et demanda seulement à ce moment-là à Curtis :

- Que ferons-nous pour Maëva et Joan, Capitaine ? Pourront-elles rester sur Tyrial ? Si certains des hommes de Kim y restent, je pense qu’elles y seront en sécurité, mais…
-  … je crois que la question ne se posera pas ainsi, Andrew, si vous voulez vraiment mon avis à ce sujet. Elles pourront rester sur Tyrial, en effet, je n’ai guère de doute à ce sujet, de même concernant leur sécurité, du moins, en fonction des données dont nous disposons pour l’instant. Non, la question serait plutôt : Voudront-elles y rester ?

Andrew eut un léger sourire et les deux hommes échangèrent un regard significatif.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 30. Juli 2013, 14:10:45 Uhr
Coucou Limeye!

Cette suite était superbe!  [goodjob] [master] [chinese]. Je vais reprendre le collier.

A+

Frégo  8)
Titel: Les visages de mon ennemie
Beitrag von: Frégo80 am 18. August 2013, 21:59:07 Uhr
Coucou!

Je me suis enfin défait de ce syndrome de la page blanche! [wallbash] ;D

Voici la suite!  ;)

Sur Phoèbe, La colonel Emma Watson avait pris son quart pour la direction de la surveillance des communications radio et du réseau informatique amis et ennemis. Isabella Randall était aussi à son poste, ainsi  que le capitaine Buckley. Ils avaient relayé la Capitaine D’Issa, le Lieutenant Majorek et Jennings il y a 2 heures. Le Général Grant avait pris le commandement du Bluewave avec ses hommes et aidait à assurer les arrières du blocus exercé par les vaisseaux de l’Amiral Taggart.

Peu après leur coup fumant du sauvetage du Président et de leur fuite avec le Comet, Guggenheim et ses hommes avaient fini par découvrir qu’ils en étaient les instigateurs et avaient offert une forte récompense pour leur capture. Ils apprirent aussi qu’Annie Bonnell était recherchée.

 Cela faisait donc 2 mois qu’ils gardaient tous un profil bas, à l'abris sur Phoèbe. Leur capture serait catastrophique, surtout celle de Jennings, celui qui a craqué de code de protection du Comet. À coup sûr on le forcerait  à s’attaquer aux codes de Tycho. Ils savaient que cette base renfermait des secrets scientifiques qui ne manqueraient pas d'être convoités par Guggenheim et Guldhur.

On avait donc bien fait comprendre à Jennings qu’il ne devait pas tenter le diable en essayant de craquer ces codes, au cas où ses activités seraient épiées par leurs ennemis. Ces codes étaient déjà assez déments comme ça. Inutile de réparer ce qui n'est pas brisé. L’équipe s’étonnait (et se méfiait) du peu de résistance quand ils scrutaient les réseaux de communications électroniques et radios.

Isabella rompit le silence.

- Colonel, cette attente commence à me porter sur les nerfs. Tout est beaucoup trop calme. Très peu  de morts de part et d’autre pour le moment mais plus on attend, plus ça donne le temps à Guggenheim de parfaire  l’utilisation de son arme de dépression, le Daminthor et plus cette guerre risque de dégénérer. La situation dans laquelle nous nous trouvons me fait penser à la Guerre de Sécession aux Etats-Unis en 1860. C’était parents contre enfants, frères contre frères, voisins contre voisins, amis contre amis. Dans une guerre, il n’y a que des perdants, encore plus dans une guerre civile.  ET tout cela à cause d’un homme et de ses crimes que je n’ai pas dénoncés! Dit-elle en serrant les poings.

-  Exposer tes tripes maintenant ne serait pas suffisant pour exposer le vieux comme un criminel, Harris! Dit Emma. Il faudrait quelque chose d’énorme de visuel qui expose ses plans et qui montre qu’il est directement impliqué. Mais tu as raison, il devient urgent d’exploiter le remède de la Dr. Balah Ahr pour développer une parade contre le Daminthor. Maintenant que les composantes de cette substance ne parviennent plus jusqu’à lui d’Uranus, le vieux va envoyer ses forces contre nous avec un acharnement décuplé! Balah doit aussi commencer à manquer de provisions pour son tonique maintenant que les échanges avec la Terre sont bloqués.

Isabella songeait aux informations du Uranus Times et celles contenues dans le portable de son mari. Elle les avait obtenus en allant faire un tour à l'appartement de Joan. Elle connaissait  bien sa fille et se doutait bien qu'un jour, elle voudrait faire sa petite enquête sur la mort des son père et irait fouiller chez Ezra pour les affaires de son père à la première occasion.

Isabella avait pris un très gros risque en allant chez sa fille, mais grâce à ce risque, ils avaient découvert l'existence du Daminthor et que Guggenheim et Guldhur étaient derrière sa production et son utilisation. Elle avait aussi compris que c'était à cause de ces informations que William était mort. Elle espérait que Jasper se cachait toujours et qu'il ne se ferait pas prendre par les hommes de Guggeneheim. Elle craignait par contre que la capitaine D'Issa ait raison et que Balah Ahr jouait un double jeu. Elle soupçonnait qu'il y avait une raison à ce trafic autre que la domination des populations du système solaire qui lui échappait encore.

- Au fait, quel âge il a Guggenheim? Interrompit le Capitaine Buckley, ça fait une éternité qu’il ne se passe pas un jour sans qu’il soit mentionné dans la presse sous une forme où une autre. L’autre jour j’ai découvert un article sur lui qui remonte à 80 ans et c’était un homme adulte à ce moment là.

Isabella était frappée de stupéfaction par la réponse qu’elle s’apprêtait à donner.

- Guggenheim?... Il a 100 ans…Il a 100 ans!

Watson et Buckley la regardaient, incrédules.
 
-  Tu plaisantes, Harris! Fit Emma. On voit que ce n’est pas une jeunesse, mais il n’a pas non plus  l’aspect  d’un vieillard centenaire! Ses mouvements sont souples et alertes, son visage est étrangement radieux et son esprit est vif à faire peur.

Isabella marqua un instant de réflexion avant de répondre.

-  Maintenant que vous attirez tous les deux mon attention sur ce sujet, je réalise qu’aussi loin que je me souvienne, il a toujours eu cet aspect, Colonel. Dit Isabella. Celui d’un homme d’âge indéterminé! Il y a anguille sous roche. Je suis sûre que son majordome, Guldhur l’aide à rester aussi vigoureux. Je ne sais quel lien il y a entre cela et le Daminthor mais il doit y en avoir un.

- J’ai pu faire une compilation de photos de presse de Guggenheim. Je vais les afficher sur mon écran. Dit le capitaine Buckley.

Les photos de presse s’échelonnaient sur quelques décennies et l’aspect de Guggenheim ne changeait jamais, il avait ce visage radieux et ces yeux brillants et froids. Par contre tous ceux qui étaient sur les photos avec lui avaient les yeux cernés, les traits tirés et semblaient moroses. Un frisson parcourut Isabella lorsqu’elle vit un cliché de Guggenheim et d’elle. Elle devait avoir 12 ans sur cette photo. C’était à l'’enterrement de ses parents. Elle avait le visage triste, hébété, cerné. Lui, toujours avec ce visage radieux et ces yeux froids. Il avait une main possessive posée sur son épaule.

-Cela confirme qu’il n’a pas changé d'’aspect depuis au moins 50 ans. Dit le capitaine Buckley. Par contre, ceux qui sont en sa présence affichent toujours cette morosité. Cela semble pire depuis les dernières années et on a pu l’observer à New York et chez le président et sa famille de nos yeux vus. Ce n’est vraiment pas naturel et ce n’est pas un hasard.

Emma Watson avait aussi les yeux fixés sur la photo où on voyait Guggenheim et Isabella à 12 ans.

-Isa, qu’est-il arrivé à tes parents? Est-ce à partir de ce moment- là qu’il…?

Isabella l’interrompit.

-C’était vraiment courageux de ta part d’être demeurée mon amie à cet époque-là, Emma. Tu prenais vraiment un risque quand tu venais me voir chez-moi. Pour mes parents, on a parlé de suicide, mais je ne sais pas, jamais ils n’ont été proches de moi. En plus, tu l'a vu toi-même, il m’arrivait souvent d’être dans une sorte de torpeur. Tu étais la seule à m’en faire sortir. Murmura Isabella.

-Juste pour avoir pu assister à ton discours percutant de fin de baccalauréat sur la cupidité, l’exploitation et le capitalisme, habillée comme une convertie au satanisme, pour emmerder le vieux et ses larbins, ça en valait le coup! Murmura, Emma.

-Je n’aurais jamais pu faire cela sans toi et ta «mauvaise» influence sur moi, Colonel. Répondit Isabella avec un petit sourire.

Leur conversation  fut interrompue par un appel sur le canal privé d'Emma Watson, par quel miracle, elle n'aura jamais le temps de s'attarder à cette question. Une seule personne au monde essaierait maintenant la joindre sur ce canal : son compagnon, le Général Janek Brubaker, le Drirecteur du Pénitencier Interplanétaire de New York.

D'une main tremblante, Emma Watson ouvrit le récepteur sur son portable. L'image hagarde de Brubaker apparut sur son écran.

- Emma, mon amour, je ne sait pas combien de temps je pourrai demeurer en ligne avant d'être découvert et coupé alors écoute-moi bien, ne parle pas. Je t'envoie d'abord des vidéos illustrant l'état des choses dans les rues de New York, surtout la nuit quand une lueur rouge émane de l'antenne de l'Empire State Building  et sur ce qui se passe au même moment dans la salle de bal des appartements de Guggenheim. À la mort de son mari, Annie Bonnell s'est livrée à Guggenheim pour avoir une chance de filmer et nous livrer ces images. Je crois qu'ils l'ont tuée. Sauvegarde ces vidéos maintenant.

Emma, au bord des larmes, hocha la tête pour lui signifier que c'était fait.

-Ma chérie, ma propre position est maintenant intenable. Plusieurs de mes hommes ont déserté et les autres sont à bout de forces, les prisonniers aussi. Les laisser partir serait criminel, ils sont trop dangereux. Les laisser croupir dans leur cellule serait inhumain. En ce qui nous concernent, moi et les hommes qui me restent, attendre la mort sans rien faire est contraire à nos principes. Je vais donc commettre un crime, je vais abattre des hommes sans défense dans leurs cellules. Moi et mes hommes tenterons ensuite une sortie contre les forces de Guggenheim. Adieu ma chérie, je t'aime...

Un brouillage interrompit la communication.

-Janek! Janek! Je t'aime! Si tu meurs, tu seras vengé je te le jure! S'écria Emma à travers ses larmes.

Isabella entoura son amie de ses bras, pour la réconforter et l'empêcher de se précipiter vers le hangar.

- N'allez pas vous précipiter entre les mains de Guggenheim et ses hommes, Colonel. Dit tranquillement le Capitaine Buckley.  Nous avons besoin de vous ici, Brubaker a besoin de vous ici pour finir la mission que Mme Bonnell nous a confié. Aucun des deux ne doit être mort pour rien.
 

Vos commentaires sont toujours les bienvenus.

A+

Frégo 8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 19. August 2013, 01:42:54 Uhr
Coucou Frégo!

Tu rends très bien le climat insupportable,  cette tension et cette méfiance qui règnent partout!  [electrified] [suspicous]

On dirait que Guggenheim aspire l'énergie de ceux qui l'entourent, c'est ce que je me suis dit en lisant les remarques sur les photos... Un peu comme s'il tirait sa vigueur de celle qu'il vole aux autres... [stars]

Quant aux révélations de Janek et son dialogue avec Emma, mon cœur d'artichaut farci à la guimauve fondue en a pris pour son rhume...  :'(

Ce qui ne m'empêche pas d'attendre la suite avec impatience, je me demande de plus en plus comment Curtis et tous ceux à bord du Phénix vont réussir à tirer leur épingle du jeu! Et comment tout ça va finir...  ???

Bizz
Flamme
 8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 19. August 2013, 09:51:55 Uhr
Coucou Frégo,

C'est important de parler aussi de la résistance "locale". Je ne suis pas étonnée du sacrifice d'Annie... je pensais bien que cela allait lui arriver, et je m'étais dit en effet qu'elle aurait cependant réussi à transmettre des informations importantes avant de mourir.

Une seule petite chose me gêne au tout début, c'est qu'on a l'impression que l'équipe dont tu parles (Isabella, Jennings, Emma, etc... ) sont menacés. Ils le sont autant que Carthew et les autres, dans mon esprit, ils sont aussi sur Phoebe, avec tout le staff présidentiel et la "direction" de la résistance. Un peu comme toute l'équipe qui encadrait De Gaulle à Londres, tu vois ?

Mais quand tu dis qu'ils tentent de se faire oublier, qu'il ne faudrait pas qu'ils tombent entre les mains de Guggenheim, ça laisse planer comme un doute sur l'endroit où ils se trouvent... c'est une évidence que si l'un d'entre eux se fait avoir, il passera de sales moments... tu vois ce que je veux dire ? Après, à la lecture de l'ensemble du passage, ça se clarifie.

Et si Flamme se demande comment cela va finir, je dirai que même en ajoutant des bouts, pour moi aussi, je me demande comment cela va finir  ;D ! Je te laisse me faire signe pour reprendre la main quand tu veux... j'imagine aussi que tu as envie d'écrire un petit bout sur ce qui se passe à bord du Phoenix, à moins que tu ne veuilles qu'on se répartisse les rôles (pour l'instant). A toi Carthew et ses troupes, à moi le Phoenix  ;) !

bizz et bravo pour avoir combattu le syndrome de la page blanche, il a quelque chose de terrifiant  [ohstatic]

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 19. August 2013, 10:41:57 Uhr
 :o j'avais pas vu que vous aviez continué!!! Je rattrappe , non mais ! ;D [goodjob]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: Frégo80 am 19. August 2013, 17:31:53 Uhr
Coucou!

J'ai modifié quelque peu mon dernier texte pour corriger l'ambiguité dont tu m'as parlée Limeye pour que tout soit clair. J'avais prévu faire un passage sur la situation sur le phénix avant de retourner mon point de mire sur le système solaire. Mais après, se diviser les tâches comme tu le préconises serait une excellente idée. ;)

A+

Frégo  8)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 19. August 2013, 19:19:58 Uhr
Coucou Frégo !

j'ai lu tes petites modifications et je trouve cela plus fluide !  [goodjob]

pas de souci pour te laisser faire un petit tour à bord du Phenix  ;). Tu me diras quand reprendre...

bel après-midi ! Profite bien de tes vacances !

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: Frégo80 am 31. August 2013, 06:20:34 Uhr
Coucou!

Un retour sur le phénix avant de revenir sur le système solaire.

Bonne lecture!

Frégo  8)

Le phénix était juste sur le point de quitter la ceinture de Cuiper. Dans un jour ils croiseraient l'orbite d'Uranus. Par chance, Uranus et Saturne étaient presque alignées. Le Capitaine Flam et son équipage décidèrent dont de diriger le vaisseau de manière à pouvoir profiter du sillon de cet orbite pour hâter leur approche de Saturne et de son satellite Tyrial. Ils espéraient tous que les forces présidentielles aient conservé le contrôle de cette partie du Système solaire.

Timarrow venait d'entrer dans le cockpit du Phénix pour sa ronde d'écoute. Son enthousiasme, à laquelle se mêlait de l'anxiété, était visible. Aujourd'hui, les transmissions devraient être plus clairs puisqu'ils s'apprêtaient à sortir de la ceinture de Cuiper. Il serait sûrement en mesure de mieux connaître la situation dans le système.

Il avait ses écouteurs depuis quelques minutes lorsqu'il pouffa de rire.

-Qu'est-ce qui vous fait rire Timarrow? Demanda Curtis.

-Et bien, il semblerait qu'il y ait des petits malins qui font tourner les forces de Guggenheim en bourrique en faisant la pluie et le beau temps dans le décryptage de leurs réseaux de communication. Je viens d'entendre en clair une communication entre un commandant d'un croiseur nommé Relentless et son Général cantonné sur Japet qui était bien agrémentée d'injures de frustration bien choisies. Ils se demandaient comment les forces présidentielles sur Phoèbe semblent anticiper et contrer tous leurs plans d'attaques. Les noms des présumés responsables de leur malchance ont été stupidement mentionnés durant cette communication, ils sont recherchés par Guggenheim et ses troupes.

- Qui sont ces gens qu'ils recherchent? S'enquit de nouveau Curtis.

- Une Colonel Watson, une Capitaine D'Issa, un Capitaine Buckley, un lieutenant Majorek et deux civils, un certain Jennings, et une certaine Beth Harris... dont le véritable nom serait Isabella Randall.

Au nom d'Isabella Randall, Curtis écarquilla les yeux.

- Isabella Randall?! Timarrow vous êtes Certain?

- Certain. Dit Timarrow. Et là tenez-vous bien, la mâchoire va vous décrocher, capitaine. Ils se seraient, paraît-il, échappés de la Terre à bord de votre vaisseau le Comet. Un général Grant  serait aussi dans la ligne de mire des hommes de Guggenheim. Il a l'air de faire beaucoup de grabuge celui-là.

-Nom d'un météore! Pour un coup fumant, ça c'est un coup fumant! S'exclama Mala. Comment ils ont fait pour craquer le code, il était absolument dément!

- Moi tout ce que j'espère qu'ils vont y aller doucement avec le Comet et qu'ils foutrons pas la merde partout. Interrompit Crag. Ils pourraient se faire capturer en le pilotant à la vue de tout le monde, ou pire encore, nous l'abîmer!

- Au moins nous pouvons supposer que le Président est en sécurité sur Phoèbe avec des troupes assez importantes. Dit Simon. Et au moins, cela devient possible pour nous de récupérer notre vaisseau. Si ces personnes sont aussi malignes que le suppose Timarrow, ils s'en serviront le moins possible afin d'éviter d'être capturés.

Ce sont là d' excellentes nouvelles, merci Timarrow. Dit Curtis. Continuez votre écoute. Crag, Mala, maintenez le cap. Je vais voir Joan pour lui donner des nouvelles de sa mère et lui demander de plus amples renseignement sur ces officiers et ce Jennings.

À la salle des machines, tout était calme. MacClinton, Scott et Maynard en surveillaient le bon fonctionnement sous la supervision d'Ezra Gurney.

Un scintillement  sur le sol attira l'attention de MacClinton. Il baissa les yeux et appercut une espèce d'insigne en forme de chimère.«Ça doit être tombé de la poche de Norton, il n'y a pas d'autre explication.» Se dit-il. Il se pencha pour la ramasser, son doigt en toucha le centre et elle scintilla de nouveau. MacClinton se senti saisi d'une étrange fatigue et s'appuya sur un mûr pour ne pas perdre l'équilibre. L'insigne tomba de sa main et bondi sur le sol.

Ezra marcha prestement jusqu'à MacClinton pour le soutenir , alerté par le bruit et son apparent malaise. Son attention fut aussi attirée par l'insigne en forme de chimère. Il fronça les sourcils. Il reconnaissait ce symbole.

-Je pense que vous devez faire attention en manipulant cet insigne, Colonel. Lui dit MacClinton. Ce n'est peut-être qu'une coïncidence mais je me suis senti tout drôle immédiatement après avoir pris cet insigne.

Le colonel prit l'insigne avec soin et le mit dans un compartiment à sa ceinture.

-Venez MacClinton, le lieutenant Randall a sûrement emporté une provision de ces herbes avec lesquelles elle faisait ces tisanes que nous buvions sur le météore. Elles faisaient du bien. Dit Ezra.

-Ne t'inquiètes-pas George. Dit Scott. On va continuer de veiller à la bonne marche des machines Maynard et moi.

-Je compte sur vous Messieurs. Dit MacClinton.

Lorsqu'ils sortirent de la salle des machines, Ezra demanda à Andrew de le remplacer à la salle des machines.

-Qu'est-ce qui se passe avec MacClinton, Colonel? Demanda Barrett.

-Disons qu'il a peut-être fait la découverte accidentelle d'un indice sur certaines choses qui peuvent se tramer dans le système solaire et sur un de mes vieux mauvais souvenirs. Je vous en dirai davantage plus tard. Dit Ezra.

Ezra et MacCinton arrivèrent à la cabine des femmes. Il fit asseoir MacClinton.

-Lieutenant, avez-vous encore des herbes pour faire cette tisane qu'on buvait sur le météore? Demanda Ezra.

-Que se passe-t-il Colonel, que lui est-il arrivé? Demanda Joan.

Maëva suivait la conversation en s'occupant de Berenson.

Sans un mot, Ezra ouvrit son compartiment et montra à Joan l'insigne en forme de chimère avec une pierre rouge au milieu. Joan sut immédiatement que c'était l'emblème familial des Guggenheim.

-Cet insigne est surement tombé de la poche de Norton, MacClinton l'a ramassé et s'est senti mal en le manipulant. Dit Ezra.

-Je vais lui préparer cette tisane tout de suite. Elle devrait le remettre d'aplomb. Dit Joan. Après, il faudrait montrer cet insigne au Capitaine et au professeur. Interroger Murdoch, Ivanov ou Willis sur les circonstances qui les avaient amenés à suivre Norton ne serait peut-être pas une mauvaise idée non plus, colonel.

-Je suis d'accord avec vous sur ce point, lieutenant. Fit-il avec une pointe d'ironie et d'entendement. «Elle, elle  a trouvé les affaires de son père en allant fouiller dans mon bureau!»

Joan alla préparer la tisane pour MacClinton et revint au bout de quelques minutes.

-Tenez George, ça devrait vous remettre d'aplomb. Dit-elle. 

- Merci Miss Randall. Dit-il. C'était la même tisane que celle qu'il lui avait offerte il y a quelques semaines sur le météore.

- Je vais veiller à ce qu'il se repose ici quelques minutes. Dit Maéva. Les explications concernant cet insigne et le lien avec son malaise peuvent attendre. Ajouta-t-elle discrètement.

Ezra et Joan se dirigèrent vers la cabine de pilotage. Ils aperçurent Curtis  qui marchait rapidement vers eux.

-Mon colonel, Joan, venez. Nous avons des nouvelles concernant la situation dans le système solaire et avons aussi besoin de quelques éclaircissements. Dit-il. Il apperçut MacClinton assis, buvant la tisane et il ajouta : - que lui est-il arrivé?

- Allons dans la cabine, capitaine. Nous allons vous expliquer cela en détail. Dit Ezra.

Ils entrèrent tous dans la cabine de pilotage.

Nous avons des nouvelles plus précises sur ce qui se passe dans le système solaire. Dit Curtis. Le président Carthew est vraisemblablement en sécurité sur Phoèbe avec des forces importantes. Une équipe de la police s'est également échappée avec le Comet. Ils sont recherchés par les forces de Guggenheim, ta mère était avec eux et parmi les personnes recherchées. Dit Curtis.

Hein! Maman?! Qui sont les autres personnes recherchées? Demanda Joan. Elle était à la fois soulagée et inquiète.

-Une colonel Watson, une capitaine D'Issa, un capitaine Buckley, un lieutenant Majorek et un certain Jennings, un civil. Dit Curtis. Vous les connaissez?

-Ils sont tous de la section des crimes économiques et des experts en contre espionnage et en craquage informatique. La colonel Watson est une amie d'enfance de ma mère, elles sont deux chardons dans la même botte. Et Jennings...eh bien... c'est le préposé à l'entretient ménager, qui cachait bien ses talents de craqueur informatique. C'est probablement lui qui a craqué le code du Comet. Je suis sûr qu'ils font tous la pluie et le beau temps sur les réseaux se communication. Fit Joan.

Là dessus, Timarrow eut un sourire en coin. Curtis aussi mais pour des raisons différentes.

-Il y  a-t-il d'autres personnes mentionnées. Demanda Ezra?

-Un général Grant serait aussi dans le collimateur des forces de Guggenheim. Dit Curtis.

-Aïe, Aïe! Fit Ezra. Le chef des services internes, celui que tout le monde aime haïr. Fit Ezra. Mais un homme intègre et la personne idéale pour bien cacher son jeu face à un ennemi comme Guggenheim.

-Pour ce qui est de la colonel Watson et son équipe, s'ils avaient une devise ce serait «On s'en vient régler vos comptes!» Rien à voir avec la comptabilité! Fit Joan. Ils étaient toujours les premiers arrivés pour les scéances d'entraînement physique et de tir.

-La capitaine D'Issa et le lieutenant Majorek sont aussi d'excellents Pilotes. L'équipe fait également des enquêtes sur le terrain. fit Ezra.

- Et l'implication de ma mère a une seule explication: ça prend une Guggenheim  pour en connaître un autre. Elle est aux premières loges pour savoir de quoi il est capable. Continua  Joan, sombrement. Ça faisait un moment qu'elle voulait faire quelque chose en ce qui concerne son oncle. Et quand elle dit qu'elle va faire quelque chose, elle le fait. Et c'était là ou jamais.

- À mon avis, fit Curtis, le recrutement en douce de ces personnes, c'est signé Annie Bonnell. Je sais qu'elle avait un pouvoir et certaines ressources discrétionnaires pour organiser l'évacuation du président et organiser des forces autour de lui en cas de coup d'état. Elle travaille avec le président depuis avant son entrée en fonction. Elle était toujours au fait de ce qui se passait autour de sa personne. C'est elle qui faisait la synthèse de tous ses dossiers et des rapports qu'on lui soumettait. Je suis suis sûr qu'elle s'est entretenu au moins une fois avec tous les chefs de la police et de l'armé.

- La démocratie sauvée par la secrétaire et l'homme de ménage. Résuma Mala.

-Pour dérégler une machine infernale, des grains de sables biens placés et un travail collectif sont souvent plus efficaces que des actions flamboyantes, Mala. Intervint Simon.


- Je dirais pas mieux moi-même. Murmura Timarrow.

- Vous aviez aussi des renseignements à me dire concernant ce qui vient d'arriver à MacClinton, colonel. De quoi s'agit-il? Demanda Curtis.

- Il se serait senti mal en manipulant ceci. On suppose que c'est tombé des poches de Norton quand nous avons transporté son corps à la salle des machines. Il sortit précautionneusement l'insigne en forme de chimère.

Le professeur plana vers Ezra pour observer l'insigne. Le colonel tenait l'insigne sur les bords pour permettre à Simon de faire ses observations.

- Hum, voyons voir. Oui... cet insigne semble avoir des dispositifs capteur et diffuseur miniatures. Pour capter et diffuser quoi, je me le demande. Ajouta Simon.

- D'après ce que nous avons observé  de l'état de MacClinton, je dirais que ce serait capter et diffuser de l'énergie, professeur. Fit Joan. Et la chimère est l'emblème familial des Guggenheim.

- Je crois que votre conclusion est la bonne, Joan. Il faudrait que Crag observe son fonctionnement avec son infra-rouge.

- Je vais te remplacer un instant Crag. Fit Curtis. Restez tous à l'écart lorsque Crag manipulera l'insigne.

- Je crois que MacClinton a touché la pierre rouge sur la chimère, Crag. Fit Ezra en lui donnant l'insigne.

Crag prit l'insigne, le tint perpendiculairement et toucha la pierre.  Il perçut le rayon infra-rouge vaporeux qui émanait de la pierre.

- Cette pierre émet un rayon infra rouge vaporeux. Fit Crag.

- Il reste à savoir de quelle substance est composée ce rayon. Dit Simon. Que cet insigne soit l'emblème de Guggenheim ne me dit rien qui vaille.

- L'État que démontrait MacClinton me rappelle les dernières informations qui étaient enregistrées sur le portable de  William Randall, qu'il m'avais laissé la veille de sa disparition. Fit Ezra. Il était sur Uranus pour faire cette enquête sur du blanchiment d'argent. C'était des informations sur une substance...je ne me souviens plus laquelle. Elle créait un état de dépression, d'apathie et de sensibilité à la suggestion.

- J'ai également consulté le portable de mon père quelques jours avant notre départ sur le Balkan. Cette substance est le Daminthor. Continua Joan en regardant Ezra d'un air légèrement coupable. Il y avait aussi dans ses affaires un article du Uranus Times du 10 Juillet 2212 qui parle de dépression et d'apathie collectives et d'une certaine Dr. Balah Hahr qui avait été chargée de trouver la cause et le remède à cette dépression.

- 6 jours après sa disparition, on a retrouvé William Randall mort dans un état atroce  dans un entrepôt de la capitale de Mars, Syrtis; suite à un appel anonyme. Fit Ezra. Les malfaiteurs présents ont été arrêtés et ont porté tout le poids de la responsabilité de ce meurtre. Je n'ai plus entendu parlé de cette substance par le suite. Anders a suspendu cette enquête malgré mes protestations. Le meurtre de William est forcément liée à son enquête sur le Daminthor, c'est évident, et nous savons que Guggenheim est derrière son assassinat.

-Cet air hagard qu'avait MacClinton était le même que celui des gens photographiés dans le Uranus Times.Fit Joan. Le président Carthew avait cet air là aussi ces derniers temps. Sur ses photos étant enfant, ma mère avait aussi cet air hagard. Cela fait seulement quelques années qu'elle ne souffre plus de cette dépression grâce aux toniques que mon oncle lui envoie d'Amazonie. Les herbes qu'il emploie sont similaire à celles que j'ai rapportées du météore pour faire nos tisanes sauf pour le goût, celles de mon oncle sont infectes.

-En tout cas, si les forces de Guggenheim ont exploité cette substance au point de pouvoir en faire un rayon, nous pourrions tous être dans de sales draps, y compris les forces présidentielles. Fit Simon.

-C'est à craindre en effet, fit Curtis. Interroger Murdoch, Ivanov, Willis et les gardiens pourrait nous apporter des éclaircissements supplémentaires.

-Ou vous pourriez faire encore plus simple en parlant à Nekiri, il voit tout et il entend tout depuis le début. Fit Timarrow.

- Il est certainement plus fiable que ces types. Ajouta Mala.


Merci pour votre patience dans la lecture de ce «Gros boutte»!. ;D

Vos commentaires sont les bienvenus.

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 31. August 2013, 09:02:50 Uhr
Hello Frégo !

alors d'abord un grand MERCI pour m'avoir donné de la lecture pour mon petit déjeuner  :) ! Ca n'a l'air de rien, mais ici, tout est calme, les hommes dorment encore, même le chien... et j'ai pu profiter d'un bon moment tranquille pour découvrir la suite du récit.

je dirais une chose : "pas d'temps à pardre !", là, tu fais avancer l'histoire à fond ! J'ai presqu'imaginé un concours d'étonnement dans le cockpit entre l'annonce d'une équipe de choc pour brouiller les émissions, le nom d'Isabella, le Comète entre les mains des résistants... c'était à savoir lequel allait ouvrir le plus grands ses yeux, et Simon ne devait pas être en reste !

et j'aime beaucoup le rôle de Timarrow, discret, sobre, qui annonce toutes les infos qu'il découvre, un peu comme un militaire qui va à l'essentiel, puis ensuite, il écoute les conversations dans le cockpit sans intervenir et dit juste : demandez à Neki... Ca veut tout dire !  [goodjob]

si j'ai bien compris, sauf si tu veux continuer encore dans le Phenix, mais je poursuis pour eux et tu t'occupes de Phoebe et de Guggenheim ?

mais bon, pour l'heure, je suis bien occupée ailleurs... (voir lignes suivantes du forum...) et puis ma petite semaine de vacances se termine donc...

bizz et bonne journée !

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: Frégo80 am 31. August 2013, 12:39:30 Uhr
Coucou Limeye!

Contente que ça te plaise. ;) Je vais effectivement continuer pour Phoèbe et Guggenheim dans quelques jours, après mon voyage de retour des vacances (moi aussi ça se termine! ;D)

A+

Frégo.  8)
Titel: les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 31. August 2013, 18:28:59 Uhr
Coucou Frégo et Limeye!

Frégo, j'apprécie l'importance que tu donnes à ceux qui travaillent dans l'ombre, et qui sont d'une efficacité égale à leur discrétion! Justement comme le font Timarrow et Nekiri, Jennings, Annie, et toute l'équipe de la section des crimes économiques!

J'ai bien hâte aux retrouvailles,   [jump] [jump] [jump]mais profite bien de tes derniers jours de vacances toi aussi!  8)

 Bizz
Flamme
 ;)
 
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 8. September 2013, 22:01:07 Uhr
Bonsoir à toutes et tous !

pour m'éclaircir les idées concernant ce qui me pose difficulté quant à Seules contre tous, je change de projet et je me suis remise dans Les visages de mon ennemie. Comme convenu avec Frégo, je poursuis le récit de ce qui se passe à bord du Phénix. A elle le dur labeur de vous raconter ce qui arrive sur Phoebe, voire du côté de Guggenheim. Voici donc un premier passage. Je vous en souhaite bonne lecture ! Je continuerai dès que j'aurai un peu de temps.

bizz et  [goodnight]

Limeye  :)


- En tout cas, poursuivit Curtis, toutes ces nouvelles sont à prendre avec sérieux. Il va falloir que nous reparlions avec Kim et Andrew, cela peut changer bien des choses.

Joan le regarda, pensive. Elle se doutait de ce à quoi il pensait. Fallait continuer vers Tyrial ou se rendre directement sur Phoebe ? Et après ? Elle se sentait en tout cas soulagée pour sa mère, Emma Watson et Jennings. Ainsi que pour le Président et sa famille. Toutes ces personnes dont elle était proche ou qu’elle appréciait étaient en sécurité, la résistance s’organisait certainement. Elle connaissait Phoebe, elle savait que la planète offrait une formidable base pour cela. Elle se retourna doucement en entendant Simon :

- En tout cas, si ce jeune Jennings s’ennuie à l’avenir, je pense qu’on pourra lui proposer du travail… réussir à casser les codes du Comète, chapeau !

Curtis sourit à la remarque du professeur. Lui aussi voyait parfaitement à quelles tâches on pouvait employer un craqueur aussi doué que Jennings… Il se tourna vers Ezra :

- Ezra, peux-tu demander à Andrew, et surtout à Nekiri et Kim de venir ? Il faut les informer de ce que nous venons d’apprendre.

Ezra sortit, puis revint rapidement avec les deux hommes. Il mettrait discrètement Andrew au courant plus tard, ce dernier restait à la salle des machines en l’absence du colonel et de Mac Clinton qui se reposait toujours dans la cabine des femmes.

A l’annonce des nouvelles informations en leur possession, Kim et Nekiri échangèrent d’abord un long regard, puis le Jovien hocha simplement légèrement la tête, faisant ainsi signe à son chef qu’ils s’étaient parfaitement compris.

- Que pensez-vous faire, Capitaine ?, demanda Kim en se tournant vers Curtis.
- Je voulais en parler avec vous, Kim. Je n’ai encore pris aucune décision, si ce n’est que tôt ou tard, je rejoindrai Phoebe. La question est de savoir si nous nous y rendons directement ou si nous continuons comme prévu vers Tyrial. Compte tenu de la situation sur Saturne, avec le foyer de résistance et le fait que Japet et Titan soient toujours aux mains des rebelles, nous pouvons nous rendre soit sur l’un, soit sur l’autre, en navigant relativement en sécurité. Mais je préconise cependant d’essayer d’informer les troupes sur Phoebe de notre arrivée, du moins lorsque nous en approcherons, car nous n’avons aucune arme à bord du Phénix pour défendre le vaisseau. Si jamais nous croisions la route d’une troupe rebelle, nous serions incapables de faire face.
- Alors, continuons vers Tyrial. Pour deux raisons, Capitaine : la première, c’est que vous m’aviez promis que chacun de mes hommes aurait le choix de son avenir, et ils pourront le faire sereinement en étant dans une de nos "bases", alors qu’ils se sentiraient "obligés" en allant sur Phoebe. Certains ont leur famille sur Tyrial, ils auront aussi à cœur de les revoir.
- Je le comprends tout à fait, Kim.
- Ensuite… ensuite, il sera toujours possible de quitter Tyrial à bord d’un vaisseau autre que le Phénix, un vaisseau armé, et de rejoindre Phoebe dans de meilleures conditions de sécurité.
- Très bien. Ezra, Simon, qu’en pensez-vous ?
- Je partage l’avis de Kim, mon garçon, dit le professeur. Nous pouvons atteindre Tyrial dans une relative discrétion. Bien entendu, nous serons repérés par les forces présentes sur Saturne, mais elles sont fidèles au gouvernement. Nous pourrons alors nous faire reconnaître. Sans…

A cet instant, la porte du cockpit s’ouvrit brusquement. C’était Vadek.

- Chef ! Capitaine ! Excusez-moi de vous interrompre, mais la Docteur Sanchez m’a envoyée vous prévenir. Berenson ne va pas bien du tout. Il a besoin d’une transfusion en urgence !
- Ok ! On va s’en occuper, dit Kim. Peut-on redemander à Jefferson… ?, ajouta-t-il en se tournant vers Simon.
- Dans l’absolu, oui, mais il a déjà donné, et ce serait lui faire courir un risque. On va devoir demander à une autre personne, du groupe O-.

Kim et Simon entrèrent rapidement dans la cabine. Simon vit tout de suite que Berenson n’était vraiment pas bien. Il avait mal supporté les dernières heures de navigation mouvementée. Il fit signe à Kim et ils ressortirent aussitôt, laissant la porte de la cabine entrouverte.

- Les gars !, commença Kim d’une voix autoritaire et forte.

Tous les visages se tournèrent instantanément vers leur chef.

- Berenson est au plus mal. Il va falloir faire une autre transfusion. Jefferson était le seul à pouvoir donner l’autre fois, du même sang que le sien. Il faudrait quelqu’un du groupe O- . Qui est prêt à donner ?

Deux hommes se levèrent spontanément, Grabo et un des gardiens, Jim Kindy. Kim se tourna vers le professeur. Simon prit la parole.

- Merci à vous deux. Grabo, vous êtes de plus forte constitution que Jim Kindy. Je préfèrerai que l’on prenne le vôtre d’abord. Mais merci à vous Jim, et de toute façon, il est possible qu’on ait besoin de lui faire une nouvelle transfusion, on fera alors appel à vous.
- Bien professeur, répondit simplement le gardien en retournant s’asseoir auprès de Willis.

Simon assista Maëva tout le temps que dura la transfusion. Berenson avait perdu connaissance, mais ils constatèrent avec soulagement que cela lui faisait du bien. Maëva murmura à Simon :

- J'espère que nous nous poserons bientôt, pour lui.
- Cela ne devrait plus tarder maintenant, Maëva, répondit le professeur.

Mac Clinton se sentait mieux, mais il était resté avec eux, pour aider la jeune docteur et le professeur en cas de besoin. Il laissa sa place sur la couchette de Maëva à Grabo, afin que celui-ci récupère de son don. Nekiri lui avait préparé à manger, et il retrouva vite des forces.

- Reposez-vous bien, Grabo, dit Simon. Un malaise peut vite survenir dans les heures qui suivent une transfusion. Nous vous avons pris un peu plus que de raison, mais je préfère aussi ne pas recourir à trop de donneurs. Si nous pouvions éviter une autre opération de ce genre avant d'atterrir, ce serait bien.
- Quand arriverons-nous quelque part ?, demanda-t-il alors.

Simon savait que Kim mettrait de toute façon son lieutenant au courant de la situation, aussi se dit-il qu'il pouvait lui révéler les dernières nouvelles, d'autant plus qu'ils étaient isolés du reste des hommes, dans la cabine. Quant à Mac Clinton, Simon savait pouvoir parler devant lui sans risques.

- Ainsi, nous serons sur Tyrial d'ici quatre jours, dites-vous ?, demanda Grabo.
- Si le reste du voyage se passe bien, oui. A savoir, si nous ne nous faisons pas repérer par les forces de Guggenheim. La situation sur Saturne est complexe, le Capitaine espère que Guggenheim n'a pas envoyé trop de forces dans ce coin, dans le cas contraire, ça pourrait devenir compliqué de passer inaperçus...
- Allez-vous prévenir les forces présidentielles ?
- Je n'ai pas eu le temps d'en parler avec le Capitaine, reconnut Simon, puisque nous avons été alertés pour venir ici. Mais je pense qu'il voudra limiter les risques. Nous ne les préviendrons peut-être qu'une fois que nous serons sur Tyrial.
- Professeur, j'ai de la famille sur Tyrial. Mes deux soeurs s'y trouvent. L'un de mes beaux-frères est un "collègue". Miss Randall et vous, docteur, vous y seriez en sécurité, je vous en donne ma parole. Quant à moi, je suivrais Kim. Mais j'ai déjà une idée de l'endroit où il ira...
- Vous nous suivrez donc, Grabo, si j'ai la même idée que vous...
- En effet, professeur.
- Merci de votre offre, Grabo, dit Maëva. Mais je pense que je choisirai d'aller sur Phoebe. Néanmoins, si Joan faisait le choix de rester sur Tyrial, je resterai avec elle.

Et elle fixa Simon en ajoutant ces derniers mots, il comprit à quoi elle faisait allusion, sans rien révéler pour autant.
Titel: Cadavre exquis - Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 9. September 2013, 12:30:34 Uhr
Coucou!

Je sens que tout le monde à bord du Phénix ne tardera plus trop à découvrir l'ampleur de ce qui les attend... s'ils réussissent à se rendre sur Tyrial!

S'il n'arrive rien d'autre avant... Je sais qu'on peut peut vous faire confiance pour les surprises!  :o

Je suis curieuse (comme toujours) de connaître la suite!

Bizz
Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 9. September 2013, 15:40:30 Uhr
Coucou Flamme !

pour te rassurer, autant je bloque dans Seules contre tous (je n'ai plus qu'un passage à vous livrer avant le grand "trou"), autant, j'avance bien sur le cadavre exquis. Il est même fort possible que je poste à nouveau d'ici la fin de journée...

belle journée à toi !

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 9. September 2013, 21:14:24 Uhr
Et un grand boutte comme annoncé tantôt...

bizz et  [goodnight]

Limeye  :)


Pendant ce temps, dans la cabine de pilotage, Curtis et Otho avaient calculé la trajectoire pour aller jusqu'à Tyrial. Grag tenait toujours les commandes du vaisseau, sans faillir. Ezra avait rejoint la salle des machines, et informait Andrew discrètement des nouvelles.

- Combien de temps, colonel, encore avant d'atterrir ?
- Quatre jours, si tout va bien d'après ce qu'estime le Capitaine.
- Côté nourriture et eau, nous aurons donc assez. Maintenant, il faut espérer que les hommes vont rester calmes.
- Norton n'est plus là pour faire pression sur ses anciens sous-fifres. Je pense que les gardiens, comme Willis, ont compris la leçon. Maintenant... il faut surtout surveiller les deux autres. J'espère qu'ils n'en profiteront pas pour nous fausser compagnie. Ils détiennent en plus peut-être des informations importantes. Il sera bon de pouvoir les interroger une fois que nous serons posés.
- Vous ne perdez pas facilement vos réflexes professionnels, colonel, dit Andrew non sans se départir de son humour typiquement anglais.
- Pas vraiment, major. Allez, je vous relève de votre poste ici. Retournez-donc dans la salle, et passez voir le Capitaine, il voudra peut-être parler un peu avec vous.
- Je vais voir aussi comment se porte notre blessé et si George a récupéré, je vous le renvoie.
- Merci.

Et Andrew passa un moment dans la cabine des femmes. Il écouta avec attention la fin des échanges entre Simon, Maëva et Grabo. Mac Clinton restait silencieux. Il n'était pas un soldat, juste un ingénieur, mais il savait qu'il irait là où on aurait besoin de lui. D'un côté, il souhaitait continuer à travailler sous les ordres d'hommes tels qu'Andrew, Ezra ou Curtis, mais de l'autre, il se demandait si d'un point de vue tout personnel, il pourrait demeurer dans l'entourage de Joan. Il savait parfaitement qu'il n'y avait aucun espoir qu'elle le considère autrement que comme un ami, comment pouvait-il rivaliser avec un homme comme le Capitaine Flam ? Et Joan avait de toute façon une telle personnalité, un tel courage, qu'il se demandait s'il serait à la hauteur d'une femme comme elle. Le plus sage serait de ne pas se bercer de chimères, ce qui n'était de toute façon pas dans sa nature, mais cela signifierait aussi renoncer à ce qu'il considérait comme un devoir : lutter contre Guggenheim et ses sbires. Il décida alors fort intelligemment d'attendre leur arrivée sur Tyrial pour prendre une décision : cela lui laissait encore quelques jours de réflexion. Comme il allait mieux, la tisane de Joan et le repos lui avaient fait du bien, il retourna rapidement à la salle des machines. Andrew resta avec Maëva et Simon pour les assister auprès de Berenson et de Grabo.

Joan était demeurée dans le poste de pilotage : leur cabine était relativement petite et ce n'était pas la peine d'y être trop nombreux. Si Maëva avait besoin d'elle, elle la ferait appeler. Quand Curtis eut terminé les calculs de trajectoire avec Otho, puis vérifié certains points de la navigation avec Grag, il se rendit compte qu'elle était toujours là. Il profita qu'ils étaient quasiment seuls pour la tenir entre ses bras un moment.

- Ca va ?, chuchota-t-il.
- Oui, répondit-elle en fermant les yeux, tout en s'appuyant contre son épaule, et en refermant ses bras autour de sa taille. Je suis soulagée pour ma mère, tu sais. Depuis que nous avons appris le risque de coup d'état, j'avais vraiment peur pour elle. Non pas que son oncle aurait tenté de la tuer, mais il l'aurait remise sous sa coupe... elle aurait été à nouveau victime du Daminthor. Pauvre maman, elle a déjà payé cher d'être une Guggenheim ! Je suis certaine que maintenant, elle déploie toute son énergie à lutter contre lui, à seconder Emma le mieux possible. Je pense aussi qu'elle doit bien s'entendre avec Jennings.
- Dès que nous le pourrons, je te promets que nous lui donnerons de tes nouvelles, pour la rassurer aussi sur ton sort.
- Elle doit être terriblement inquiète, tu sais, et pour Ezra aussi.
- Je m'en doute.
- Nous ne changeons donc pas de destination ?, demanda-t-elle après un petit moment de silence.
- Non, pas pour l’heure. Je veux laisser la possibilité à chacun des hommes à bord de faire son choix, librement. Hormis Ivanov et Murdoch que nous garderons à l’œil, car ils peuvent nous révéler des choses intéressantes, même si ce ne sont que des seconds couteaux. Nous pouvons avoir besoin de toutes les sources, même les plus infimes, pour contrer Guggenheim. Mais si Kim nous garantit de pouvoir repartir dans de bonnes conditions vers Phoebe, nous ne resterons pas longtemps sur Tyrial.
- On pourrait aussi imaginer qu’une équipe vienne nous y chercher avec le Comète, non ?
- Je ne préfère pas. Pour deux raisons : la première, c’est que je veux laisser Tyrial en dehors de la résistance. C’est un refuge pour les pirates, et même s’ils changent de camp en se rangeant à nos côtés, c’est une de leurs bases. Kim, Grabo et Nekiri nous font confiance, je ne trahirai pas cette confiance, même si c’est pour laisser des pirates œuvrer en paix. Je préfère avoir à faire à eux, qu’à l’armée de Guggenheim. Compte tenu des circonstances, aujourd’hui, les criminels ne sont plus les mêmes qu’hier. Ensuite, je ne tiens pas à ce que n’importe qui pilote le Comète. L’avoir utilisé pour se rendre sur Phoebe, voire pour y mener le Président et tout le groupe qu’Annie Bonnell avait réussi à rallier à sa cause est une chose, piloter dans les anneaux, et surtout autour de Tyrial en est une autre. Moi-même, je ne suis pas certain que je le ferais sans Grag à mes côtés.
- Je comprends.

Joan soupira. Il lui tardait maintenant de se poser, de retrouver du calme. "Est-ce dû à mon état ? Je me sens presque trop sensible désormais… Ou parce que le voyage me laisse plus de temps pour réfléchir à tout ce qui arrive et à ce que cela implique ?" Curtis resserra doucement son étreinte, il la devinait un peu anxieuse. Puis il s’écarta et la fixa. Il vit, peut-être pour la première fois depuis des semaines, les ombres bleues sous ses yeux, une certaine lassitude dans son regard. Et il savait que cela n’était pas dû, n’était plus dû, à l’angoisse suscitée par le risque de viol, à la tension de leur séjour sur le planétoïde, à la peur pour lui-même, ni pour sa mère. C’était une préoccupation autre, liée à l’enfant. Il était certain d’une chose : il ne voulait pas qu’elle perde ce bébé. Et il savait parfaitement que les risques étaient plus importants en début de grossesse.

- Va t’allonger, repose-toi. Cela fait un moment que tu n’as pas dormi, tu n’arrêtes pas. Je veux que tu restes au calme. Tu as assez fait comme ça.
- Maëva me l’a déjà dit.
- Alors, elle a raison et je vais insister moi aussi. Joan, je ne veux pas qu’il t’arrive le moindre problème, je ne le veux pas. Et saches que derrière toutes mes décisions, même celles qui peuvent en paraître éloignées, il y a le souci que j’ai de toi et du bébé. Vous êtes ma priorité.

Il lui avait dit cela en la regardant droit dans les yeux, de ce regard auquel elle ne pouvait pas échapper, et en passant doucement sa main dans ses cheveux. Elle lui rendit son regard, puis ferma les yeux et s’appuya à nouveau un moment contre lui. Oui, elle était fatiguée, oui, elle sentait que ses nerfs lâchaient, oui, elle avait besoin de repos, oui, elle irait s’allonger… mais elle aurait tellement eu besoin de le faire en restant contre lui, en sentant ses bras l’entourer, la protéger. "Pourquoi suis-je donc si fragile ?"
 
Enfin, elle prit une profonde inspiration et se prépara à sortir. Curtis la précéda, il voulait aller voir comment cela se passait en salle des machines, de même parmi les ex-mutins, sentir l’ambiance. Alors qu’elle s’apprêtait à franchir la porte, Otho l’interpella :

- Joan ?
- Oui, Otho ?

Il lui fit un petit signe et elle s’approcha de l’androïde, assis aux côtés de Grag pour l’aider à la navigation. Le grand robot tenait fermement les commandes et fixait le ciel étoilé infini devant lui, surveillait les paramètres de la navigation, veillant à garder le cap. Mais Joan eut le sentiment qu’il était parfaitement d’accord avec ce qu’Otho allait lui dire.

- Joan, repose-toi et surtout… fais-nous un beau petit.

Elle sentit les larmes lui monter aux yeux, elle parvint à leur sourire à tous deux, et ils échangèrent tous ensemble un clin d’œil.

- Promis.
Titel: Cadavre exqui- Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 10. September 2013, 00:56:28 Uhr
Coucou Limeye!

Soupir... Comme ces moments de tendresse sont précieux...  [eyeheart]  [bussi] [loveu] [loveya] [heart]non seulement pour Joan, Curtis et les deux lascars, mais aussi pour moi! Ils permettent de relâcher un peu la tension, et je les apprécie au plus haut point!  :D
Même si je dois sortir tout l'arsenal de nettoyage après (petite et grosse cuillère, louche...) !  ;D

Bizz
Flamme
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 10. September 2013, 11:20:20 Uhr
bassine, serpillière...  ;)

c'est un peu ce que je fais aujourd'hui, mais dans un autre registre  ;D ! Cependant, je m'octroie quelques pauses bien méritées et je vais continuer sur cette histoire qui me donne moins de mal que Seules contre tous... l'inspiration va venir, je ne me fais pas de souci à ce sujet !

je savais que tu aurais aimé ces dernières pages ! J'espère que ça plaît aux autres aussi ! J'ai des idées pour la suite de leur voyage, je continue donc... livraison d'ici peu (après le ménage dans la salle de bain  ;))

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 10. September 2013, 11:51:25 Uhr
Voilà... pour les (petits) déjeuners... ;)



Grabo se trouvait encore dans la cabine avec Simon quand Joan y entra. Berenson avait bien supporté la transfusion, il allait un peu mieux. Simon proposa à Maëva de rester veiller sur lui, pour que la jeune docteur puisse elle aussi se reposer. Après une navigation difficile, chacun commençait à somnoler. Curtis le mesura pleinement en traversant la grande salle où tous étaient rassemblés, avant de gagner la salle des machines. Il parla un moment avec Ezra, Mac Clinton et les ingénieurs. Deux d'entre eux se préparaient à assurer leur quart, Ezra ayant bien organisé, comme Curtis pouvait s'y attendre, la rotation entre eux tous, afin de ménager les hommes tout en surveillant la salle des machines. Comme tout allait bien de ce côté-là, il s'enquit rapidement de l'état de santé de Mac Clinton. Le jeune ingénieur lui décrivit précisément ce qu'il avait ressenti, comment son malaise s'était produit. Curtis l'écouta avec beaucoup d'attention. Puis il regagna la grande salle, s'installa aux côtés de Kim. Grabo et Andrew vinrent les rejoindre, le Major lui fit savoir que Maëva comme Joan étaient enfin couchées, mais que Simon veillait sur le blessé.

- J'espère que nous parviendrons à le sauver, murmura Curtis à Andrew et Kim. Il a largement racheté son erreur.
- Anastasia était vraiment capable de faire faire des folies à n'importe quel homme ou presque, lui répondit Andrew, se souvenant encore de ce qui l'avait empêché de succomber.
- Maintenant que nous avons une vision d'ensemble beaucoup plus précise de tous ces événements, il va nous falloir aussi tenir bon. Kim, je crois qu'il ne faudra plus tarder à informer vos hommes de notre destination. Cela devrait les rassurer.
- Nous le ferons demain, quand tous auront passer une nuit aussi bonne que possible et qu'ils auront mangé.
- A propos, Kim, je vais vous demander un petit service, car je ne pourrais pas forcément être là tout le temps.
- Allez-y, Capitaine.
- Je voudrais que Joan reste au repos le plus possible. Elle est épuisée, et a été très secouée par les dernières informations que Timarrow nous a révélées suite aux écoutes. Je ne veux plus la voir s'occuper de la distribution de la nourriture.
- J'y veillerai. Je demanderai aussi à Nekiri de l'en empêcher. Il y a assez de gars pour aider et la remplacer.
- Elle est têtue, vous savez.
- J'avais cru remarquer, Capitaine..., dit Kim avec un léger sourire. Mais essayons de faire comme eux tous, nous avons bien besoin de sommeil nous aussi.

**

Au matin, Curtis constata que Joan et Maëva restaient dans leur cabine. Simon vint rapidement l'informer qu'elles se reposaient encore toutes les deux. Par deux fois, Maëva avait dû se relever pour l'aider auprès de Berenson. Le blessé tenait toujours. Mais cela avait à chaque fois réveillé Joan.

- Je me demande si elle ne commence pas à avoir quelques carences, Curt, lui dit simplement Simon. Dès que nous le pourrons, je lui ferai faire un bilan sanguin complet.
- Bonne idée, Simon. Je vais déjeuner et je vais passer voir comment va Berenson.

Peu après, il entra dans la cabine, n'y resta pas longtemps, mais suffisamment pour constater que l'état du blessé était stationnaire. Il comprit aussi que Maëva était inquiète pour lui, mais aussi pour Joan. Il s'attendait à ce qu'elle vienne lui parler tôt ou tard dans la journée.

Joan était étendue sur sa couchette. Elle s'était recouverte d'une des sortes de couvertures qu'ils avaient fabriquées sur le météore. Elle avait encore ses cernes bleues sous les yeux, mais moins prononcées que la veille. Elle lui sourit tendrement en le voyant entrer. Elle ne voulait pas qu'il s'inquiète. Il s'approcha et lui caressa doucement le visage.

- Tu as dormi ?
- Pas trop mal, oui. Mais je sens que j'ai encore sommeil.
- Alors repose-toi, il n'y a pas grand-chose à faire d'autre. Nous avons organisé la distribution des repas sans toi.
- C'est ce que j'ai cru comprendre, lui répondit-elle avec un rien de malice.

Il l'embrassa doucement, resta encore quelques minutes auprès d'elle, à lui caresser simplement les cheveux, les épaules. Elle se rendormit, apaisée. Il rejoignit alors Grag et Otho, et ordonna à ce dernier de se reposer un peu, lui-même prenant sa place aux côtés de Grag.

Dans la salle, après le déjeuner, les hommes discutaient tranquillement. Certains avaient fabriqué des sortes de jeu de dés ou d'osselets avec des morceaux de bois et s'occupaient à lutter contre le désoeuvrement. Kim projetait de leur parler dans la journée, mais il savait qu'à côté dans la cabine, au moins deux personnes avaient besoin de repos, et il ne voulait pas déclencher de brouhaha, ou du moins, le plus tard possible. Or il savait parfaitement que ce qu'il allait annoncer à ses hommes allaient les faire parler. Il jeta un regard vers Grabo, son lieutenant avait bien récupéré de la transfusion. Nekiri avait quant à lui organisé un tour de garde de la nourriture, et s'activait déjà avec quelques-uns dont Wilson et Jefferson à préparer la prochaine distribution. "Au moins, ceux-là ont de l'occupation", songea le chef pirate. Comme tout était plutôt calme et que la navigation se passait bien, maintenant qu'ils avaient quitté Kuiper et que Grag n'était plus amené à piloter par à-coups, il s'installa tranquillement aux côtés de Grabo et se mit à réfléchir à ses propres décisions. Tout ce qui leur était arrivé depuis le départ du Balkan avait profondément modifié sa vision des choses. Aujourd'hui, deux hommes qui s'étaient affrontés étaient devenus suffisamment proches pour se faire confiance, voire pour entretenir des liens d'amitié. Il repensa à ce que le Capitaine lui avait demandé la veille, de faire en sorte que Joan se repose le plus possible. Qu'il lui confie en quelque sorte la garde de la jeune femme était une nouvelle preuve de la confiance que le Capitaine lui accordait, et pas des moindres. Il songea, un peu comme Andrew des jours plus tôt sur le météore, que cette aventure allait vraiment changer beaucoup de choses pour eux tous, sans compter ce que le coup d'état allait impliquer. "Chacun va devoir se positionner et choisir. Mon propre choix est fait, je déteste des types comme Guggenheim, ce sont ce genre de personnages avides, cupides et imbus d'eux-mêmes qui ont poussé combien de ceux qui sont là, avec moi, dans la piraterie ? Combien d'entre eux auraient pu avoir une vie normale si la misère ne les avait pas contraints à franchir la frontière du vol et du crime ? Pour beaucoup, cela va être aussi l'occasion de se refaire, de passer à autre chose. Mais entrer en résistance, c'est bien différent de ce que nous avons fait jusqu'à présent. Néanmoins, beaucoup pourraient devenir de bons maquisards. Ils savent obéir, se battre, ils savent faire des sacrifices aussi. Ils sont courageux et endurants, ils l'ont encore prouvé sur le planétoïde."

- Kim ?

La voix sourde de Grabo lui fit tourner la tête et le tira de ses réflexions.

- Oui ?
- Quand vas-tu leur parler ?

Kim fixa son lieutenant d'un air grave, il comprit que ce dernier était au courant. Peut-être Timarrow lui avait-il parlé.

- Plus tard dans la journée. Pour l'heure, tout est calme et Berenson et Miss Randall ont besoin de repos. Pas la peine de déclencher un tohu pour le moment.
- Ok.

Grabo resta silencieux quelques secondes puis ajouta simplement :

- Kim, quoique tu fasses, j'irai avec toi.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 10. September 2013, 13:05:15 Uhr
Coucou Limeye!

Merci pour ce passage pour notre petit déjeuner, pour les moments subtilement romantiques entre Curtis et Joan. [loveu]. Assez énigmatique, Grabo. Je suis vraiment curieuse d'en découvrir plus sur lui. :) De toute évidence, c'est quelqu'un de loyal, mais il ne doit pas donner cette loyauté facilement.
J'ai aussi aimé ton passage sur les sentiments de MacClinton. J'ai commencé à écrire la suite du côté de Phoèbe et j'ai quelques idées concernant le côté de Guggenheim pour que ça commence à craquer.

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 10. September 2013, 13:21:35 Uhr
Coucou Frégo !

je vois que tu avances de ton côté... je ne pense pas qu'on se télescope pour le moment ! Bien au contraire...

Grabo est en effet assez énigmatique, mais peut-être moins que Nekiri... ils sont un peu différents tous les deux, mais ce sont des personnages très intéressants. Quant à Mac Clinton, cela faisait un moment que je voulais faire quelque chose de plus "solide" avec lui, sur le Météore, je n'avais pas vraiment réussi, tu avais fait un très bon passage quand il avait été face à Anastasia et aux cuboïdes, mais ce n'est pas tellement facile de s'occuper de lui. Il est très différent du Peter d'Alex  :D ! Auquel nous réglons facilement son compte  ;D (et là, je ne fais même pas allusion à l'équipe d'Emma Watson  ;) !).

en tout cas, cela fait une belle brochette de personnalités à mettre en jeu, j'adore  :) !

quant aux moments romantiques, j'en ai quelques-uns en réserve, faudra vous préparer à sortir les louches  :D !

bonne journée  [flower] ! bizz

Limeye  :)
Titel: Cadavre exquis Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 11. September 2013, 03:04:22 Uhr
Coucou Limeye!

Si tu as des moments romantiques en réserve, j'espère que tu en as prévu un pour Maëva et Andrew?  :-* Les pauvres, ils n'en ont pas eu beaucoup!  :( Je suis pleine de compassion pour eux!  [imsorry]

Flamme (l'incurable romantique)
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 11. September 2013, 12:40:44 Uhr
Coucou Flamme !

oui, oui, j'ai prévu quelque chose pour Andrew et Maëva, pas de souci, je ne les oublie pas ! Je tiens vraiment à leur offrir aussi de beaux moments... dans quelques jours (par rapport à leur voyage, je ne sais quand j'aurai le temps de rédiger, j'ai deux grosses journées qui m'attendent au taf pour la fin de semaine).

et j'ai aussi eu une autre petite idée !

en attendant, un nouveau passage..., Frégo, si ça jamais ça interfère avec ton propre récit, fais-moi signe !

bizz

Limeye  :)



Ce fut seulement en fin d'après-midi que Kim et Curtis décidèrent de parler aux hommes. Discrètement, Grabo avait placé quelques-uns de ses hommes les plus sûrs près d'Ivanov et Murdoch pour éviter toute réaction de ceux-ci. Les gardiens, même s'ils avaient donné des signes d'allégeance étaient aussi toujours sous surveillance, mais plus discrètement. Les heures avaient passé lentement, et Kim sentait bien qu'il était temps d'apporter un peu d'espoir. Nekiri lui avait rapporté certaines conversations, les gars commençaient à s'inquiéter de leur destination. Ils craignaient notamment d'aller vers Pluton, ce qui signifierait qu'ils seraient envoyés sur Cerberus, leur destination première, et cela, aucun n'en voulait. Peu d'entre eux étaient capables de se rendre compte qu'ils ne suivaient pas la route de Pluton et que s'ils avaient dû s'y rendre, ils seraient déjà arrivés. Néanmoins, tous se demandaient où ils allaient et s'ils auraient assez d'eau et de nourriture pour le voyage. Beaucoup avaient réfléchi au coup d'état, quelques-uns avaient déjà pris leur décision, mais ils étaient encore rares. Trop d'inconnues ne les aidaient pas à faire un choix.

Curtis et Kim avaient discuté un moment dans la cabine de pilotage de la manière d'amener les choses. Ezra avait quitté la salle des machines, Andrew était là, Otho et Simon également. Grag continuait à piloter. Joan et Maëva étaient restées dans leur cabine, en leur apportant de la nourriture quelques heures plus tôt, Nekiri les avait informées des intentions de Kim et du Capitaine, afin qu'elles ne soient pas surprises d'éventuelles discussions vives ou d'éclats de voix.

Kim fut le premier à prendre la parole, pour attirer l'attention.

- Oh, les gars !, dit-il d'une voix forte.

Rien que d'entendre leur chef et sa voix imposante, tous se turent et tournèrent la tête vers lui, remarquant seulement que le Capitaine, le professeur Simon, Grabo et Nekiri se tenaient à ses côtés, mais qu'Otho, le Major Blake et le Colonel Gurney étaient également debout devant la porte du poste de pilotage.

- Le Capitaine Flam et moi-même avons des choses importantes à vous dire. Vous savez tous qu'un coup d'état a eu lieu sur Terre, nous avons réussi à en apprendre un peu plus. Je vous laisse expliquer les choses, Capitaine.
- Merci, Kim. En effet, nous avons pu capter certaines conversations et ainsi, mieux comprendre la nouvelle situation politique dans le système solaire. Plusieurs planètes sont tombées aux mains de Guggenheim, mais d'autres résistent toujours, notamment Jupiter, Saturne et Pluton. Nous sommes par contre sans nouvelles de Mercure, Mars et Vénus. Et la Terre est tombée, Guggenheim détient désormais les centres névralgiques du système solaire, il a aussi sous ses ordres une partie importante de l'armée et des forces de police des Neuf Mondes.

Un long murmure ponctua ses premières paroles. Il laissa un temps de silence, puis reprit :

- Cependant, la résistance s'est organisée, nous avons notamment appris que le Président Carthew avait pu s'échapper. Nous avons décidé conjointement, Kim et moi-même, de ne pas gagner la planète la plus proche de nous lorsque nous sommes entrés dans le système solaire, à savoir Pluton, mais de rallier Saturne, et en particulier votre base de Tyrial.

Un grand cri jaillit. Etonnement, soulagement, puis joie, se lirent sur les visages.

- Là-bas, poursuivit Curtis quand le calme fut revenu, chacun pourra faire son choix, comme je m'y étais engagé. Aucun d'entre vous n'aura à craindre de finir sur Cerbérus, aujourd'hui, toutes les forces fidèles à la démocratie doivent s'engager contre Guggenheim, et non se battre contre des pirates. Même si cela ne signifie pas pour autant que les crimes resteront impunis. Néanmoins, si certains d'entre vous veulent s'engager contre Guggenheim, sachez que toutes les bonnes volontés, toutes les forces nouvelles seront les bienvenues.

Les hommes se regardaient entre eux, certains fixaient aussi Kim ou Grabo. D'autres dodelinaient de la tête, songeant à leurs familles. Ils étaient plusieurs dont les proches vivaient sur Tyrial, ou sur Jupiter. Une voix parmi d'autres s'éleva, c'était Vadek.

- Capitaine, peut-on savoir où se trouve le Président ?
- Je préfère ne pas vous le révéler pour l'instant, c'est la seule chose que je garderai secrète, tant que nous ne serons pas arrivés sur Tyrial. D'après nos calculs, nous devrions y être dans trois jours, si tout se passe bien.
- Hé, Kim, toi, tu vas faire quoi ?, lança un autre.
- Pour ma part, j'ai pris ma décision. Je suivrai le Capitaine Flam, ou du moins, j'irai là où je pourrai être utile pour lutter contre Guggenheim. Tôt ou tard, si cet homme et ses armées prennent le contrôle du système solaire, tous, nous serons menacés, et nos familles aussi. Aujourd'hui, les forces en présence s'équilibrent, notamment grâce à une forte résistance sur Jupiter, ce qui n'est pas étonnant compte tenu du caractère de cochon des Joviens, ajouta-t-il en clignant de l'oeil à destination de Nekiri. Mais tout peut basculer. Mais ce n'est pas parce que vous êtes sous mes ordres que vous devez me suivre. Vous avez encore le temps de réfléchir à tout cela, sachez simplement que pour ceux d'entre vous qui souhaiterez rester sur Tyrial, je n'admettrais pas que quiconque vous en tienne rigueur. Chacun est libre de son choix, et je comprends que certains souhaitent rester auprès de leurs familles qui, aussi, auront besoin de vous. Voilà les gars, ce qu'on avait à vous dire, conclut-il d'une façon beaucoup moins pompeuse que le reste de son discours.

Curtis ajouta :

- De même que lorsque nous étions sur le Météore, sachez que Kim, Grabo, Nékiri, le major Andrew, le colonel Gurney et moi-même sommes prêts à répondre à toutes vos questions et dans la mesure de nos possibilités, à vos inquiétudes. Je vous demande maintenant simplement d'être patients. Dans trois jours, comme le soulignait Kim, nous devrions pouvoir atterrir. D'ici à ce que nous abordions les anneaux de Saturne, la navigation devrait se dérouler sans incidents. Par contre, vous le savez tous, quand nous entrerons dans les anneaux et plus particulièrement quand nous approcherons de Tyrial, cela deviendra difficile. J'ai totalement confiance en Grag, il nous a sortis des turbulences de Kuiper, il en fera de même là-bas. Mais nous serons secoués.

Il n'ajouta rien d'autre.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 11. September 2013, 12:58:19 Uhr
Coucou Limeye!


Non, cela n'interfère pas dans mon récit. Tyrial est aussi la destination que je préconisais. :) Les hommes de Kim semblent vraiment rassurés mais que feront Ivanov et Murdoch  ???

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 12. September 2013, 06:46:57 Uhr
Coucou Limeye et Frego,

Bonne question Frego...Ce sont les 2 inconnues pour le moment, le reste est plus ou moins fidele a Kim et ne donnera pas vraiment de soucis, quel que soit leur choix...Et Tyrial est la aussi ou le Capitaine devra faire un choix pour Joan, esperons qu'il soit assez smart pour l'inclure dans la decision... ;D

O-tho, tres curieuse de lire la suite!
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 12. September 2013, 06:52:19 Uhr
Hello O-tho et Frégo,

pour Murdoch et Ivanov, je ne sais pas encore quoi en faire, même si j'ai une vague idée...

j'ai plus d'idées pour les autres ! Mais comme qui dirait qu'hier, j'ai été bien occupée par Meuterei  ;), je poursuis sur cette histoire dès que je peux !

bonne... nuit ? bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 12. September 2013, 20:45:55 Uhr
Et hop, encore un petit morceau pour ce soir... je vous dis  [goodnight] !



Les 24 heures qui suivirent furent calmes à bord. Timarrow avait encore réalisé une écoute, avec Curtis, mais cela ne leur avait pas appris grand-chose de plus. "Deux jours", songea Curtis. "Encore deux jours…"

Il passait une grande partie de son temps, hors repos, dans le cockpit. A côté, les hommes étaient calmes, mais il savait qu’il y avait de nombreuses discussions entre eux. Et il se dit que Kim avait bien fait d’insister pour leur parler : au moins, cela leur laissait le temps de réfléchir et de discuter entre eux, tout en les occupant. Il craignait toujours, un peu confusément, que des disputes n’éclatent et qu’il faille recourir à la force pour calmer tout le monde.

Grag n’avait pas lâché les commandes, et une fois encore, Curtis se sentit heureux d’avoir le grand robot avec lui. Il était debout, près du poste de pilotage, fixant sans vraiment les voir les étoiles qui défilaient. Là-bas, dans le lointain, commençait à se profiler Saturne et ses anneaux. Au fil des heures, ils verraient l’immense planète grossir devant leurs yeux. Tyrial était situé approximativement derrière Saturne, selon leur angle d’approche. Ils auraient pu aller au plus court, il avait cependant prévu d’obliquer légèrement sur leur droite à partir du lendemain, pour éviter Titan, toujours tenu par Guggenheim et qui se trouvait quasiment en droite ligne devant eux.

- J’espère que ça ira…, murmura-t-il, sans avoir conscience d’avoir parlé à voix haute.
- Quoi, chef ?
- Hum, tu disais Grag ?
- Tu as parlé, chef.
- Ah oui, je me demandais si c’était suffisant d’obliquer seulement demain pour éviter Titan. Nous n’avons aucun moyen de défense, et les vaisseaux de l’armée titanienne seront toujours plus rapides que le Phénix. Il ne faudrait pas tomber entre les mains de Guggenheim.
- Tu veux que je change de cap avant ? On a encore de la marge en calcium et en provisions. Ca fera durer un peu le voyage, mais seulement d’une demi-journée en plus.
- J’hésite, Grag. A cause de Berenson. Il a vraiment besoin de soins.
- Si on se fait prendre, il n’en bénéficiera d’aucun, c’est ce qu’il faut se dire, chef. Et Simon aide Maëva au mieux.
- Je sais.
- On a aussi choisi cette route-là, car cela limitera le temps de navigation en zone difficile pour approcher de Tyrial. Afin d’éviter le maximum de moments délicats pour tous, et pour lui en particulier.
- Oui. Garde le cap pour l’instant, Grag. On tentera une nouvelle écoute avec Timarrow dans quelques heures pour voir. Cela nous aidera peut-être. Bon, je vais manger un morceau et je reviens.
- Ok, chef.

Quand il sortit, Otho et Grag échangèrent un long regard avant que le robot ne dise :

- Il est inquiet pour Joan.
- Ca, tas de ferraille, c’est pas une nouveauté. Tu parles d’un scoop !
- T’es trop bête, gomme balloune. Ca fait presque deux jours qu’elle est à peine sortie de la cabine, je te signale.
- Il lui a ordonné de se reposer.
- Depuis quand elle obéit à ses ordres ?, demanda Grag, vraiment étonné.
- Là, c’est toi qui es stupide. N’empêche…

Otho laissa sa phrase un moment en suspends.

- N’empêche quoi ?
- Ils ont bien fait de nous faire un petit, dit Otho d'un air attendri.
- A mon avis, ils n’ont pas fait exprès.
- Qu’est-ce que tu en sais ?
- Avec ce qui nous est arrivé ? Sachant qu’elle avait une mission difficile et longue à effectuer en escortant les prisonniers ? Elle n’aurait jamais osé.
- Bah, les femmes, ça ose tout !
- Pff, n’importe quoi. Pas Joan, conclut Grag.

Ce genre de discussions n’aurait sans doute pas été du goût de Curtis, de Joan et de Simon, et c’était seulement en leur absence que les deux complices se le permettaient. Et quand un peu plus tard, leur chef reprit son poste, ils se turent.

Dans la cabine, Joan restait allongée quasiment tout le temps. Elle aidait Maëva par moments, mais ne sortait quasiment plus dans la grande salle. Elle prenait aussi ses repas dans leur cabine. Elle commençait à ressentir des effets peu agréables d’une grossesse et contrairement à ce qu’elle avait dit à Curtis lorsqu’ils avaient traversé les turbulences de Kuiper, désormais, son corps se rappelait à elle. La pression qu’elle avait accumulée au fil des semaines à bord du Balkan et sur le Météore lui retombait vraiment dessus, la laissant vite sans énergie. Maëva lui prenait sa tension chaque jour, elle était assez basse, mais cela s’expliquait aussi par son état. Néanmoins, la jeune docteur ne la lâchait pas et se montrait intransigeante avec Joan.

Ce fut en cette fin de journée que Maëva se décida à parler un peu avec le Capitaine. Joan somnolait, Berenson était toujours dans un état stationnaire. Simon restait constamment en veille dans la cabine, pour la seconder, et n'en sortait que si Curtis avait besoin de lui. En se dirigeant vers le poste de pilotage, Maëva constata que l'ambiance avait changé parmi les hommes. Une tension et une inquiétude sourde qui les avaient habités durant des semaines avaient disparu. La jeune femme en fut soulagée. Elle traversa lentement la grande salle, quelques-uns la saluèrent poliment, tous se poussaient pour la laisser passer. Son regard croisa un instant celui d'Andrew qui restait à poste avec Kim et Grabo, la plupart du temps, avec les ex-mutins. Il commençait à bien les connaître tous, et notamment, ceux qui étaient restés sous ses ordres au campement. Il avait eu l'occasion de parler avec Okapaï durant ces derniers jours, ces dernières heures, de la vie sur Tyrial. Il comprit ce qu'était cet endroit, un refuge pour des pirates, mais aussi leurs familles. Toute une petite société s'y était organisée, avec ses règles, ses chefs, ses priorités. C'étaient les femmes qui menaient le jeu sur Tyrial, car la plupart du temps, les hommes partaient en expéditions pour faire "des coups", intercepter des vaisseaux commerciaux, effectuer des raids, et ramener argent et provisions, armes et parfois, vaisseaux. Il se doutait qu'ils pourraient y laisser Joan et Maëva en toute sécurité, car le voyage jusqu'à Phoebe pouvait s'avérer périlleux. Néanmoins, comme le lui avait rappelé fort justement Curtis, il n'était pas du tout certain qu'elles veuillent rester parmi les pirates. Il aurait aimé pouvoir parler avec Maëva et se dit qu'il prendrait le prétexte de s'inquiéter de Berenson dans quelques heures pour pouvoir le faire. Il voulait connaître ses intentions.
Titel: Cadavre exquis - Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 13. September 2013, 05:46:52 Uhr
Coucou Limeye!!

Y'a pas à dire, ce genre de conversation entre les deux affreux au sujet de Joan et Curtis, ça me fait toujours sourire! C'est mon coup de cœur pour ce dernier passage!  [goodjob] [eyeheart]

Bizz
Flamme
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 14. September 2013, 11:16:03 Uhr
Hello !

je vous livre un autre petit morceau, je prépare aussi une discussion entre Maëva et Andrew et j'ai aussi un petit rebondissement en réserve. Mais il me faut du calme pour faire cela, peut-être dans l'après-midi.

je vous souhaite une bonne journée  [flower]

bizz

Limeye  :)


Quand Maëva entra dans le cockpit, tout y était calme. La navigation se passait sans difficulté majeure, Curtis et Otho aidaient Grag au mieux. Maëva prit conscience que le grand robot n’avait sans doute pas lâché les commandes depuis des jours. "Aucun homme n’aurait pu faire cela. Sans lui… et sans Otho, nous ne serions plus là."

En la voyant entrer, Curtis abandonna son poste et vint la saluer.

- Capitaine, je voulais vous donner mon avis de médecin. Il va être grand temps que l’on arrive quelque part.
- Pour Berenson ?
- Oui.
- Maëva, d’ici moins de 24heures, nous devrions entrer dans les anneaux. Nous allons avoir plusieurs heures de navigation difficile. Pensez-vous qu’une nouvelle transfusion permettrait au blessé de tenir mieux le coup ? Dans ce cas, il faudrait la prévoir sous peu.
- Ce n’est pas de cela dont il a besoin, mais de soins vraiment appropriés. Nous faisons au mieux, le professeur Simon et moi.
- Je m’en doute. Kim m’a assuré que nous trouverions de bons médecins sur Tyrial. Leur petite colonie est bien équipée, ils fonctionnent comme une véritable cité.
- Alors nous ne pouvons qu’espérer qu’il tiendra le coup le temps que nous traversions les anneaux.
- Grag fera au mieux. Je ne tiens pas non plus à ce que tout le monde soit trop secoué.

Puis il la fixa un moment et demanda :

- Comment va Joan ?
- J’arrive à la faire se reposer. Mais pour elle aussi, il est temps qu’on arrive. Cependant, je voulais vous rassurer. Sa fatigue est normale, sa tension un peu faible aussi. Par contre, je pense qu’elle manque de minéraux et si nous n’étions pas si proches de Tyrial, je lui aurais déjà donné des comprimés de calcium. Mais, Capitaine, que comptez-vous faire une fois sur Tyrial ? Vous devriez lui en parler.
- Si nous parvenons sans encombre jusque là-bas, nous préparerons un voyage jusqu’à Phoebe. Ce n’est pas très loin, mais nous devrons nous entourer d’un maximum de protections. Et d’abord, entrer en contact avec le QG de la résistance et le Président. Kim Ivan m’a certifié que nous pourrions repartir à bord d’un vaisseau armé, c’est ce que nous ferons.
- Que ferez-vous pour Joan, Capitaine ?
- Nous déciderons tous les deux, répondit-il avec sérieux. J’aimerais pouvoir la ramener sur Phoebe, ne serait-ce que parce que sa mère s’y trouve. Mais seulement si le voyage ne présente pas de risques. Je ne tiens pas à ce qu’elle se retrouve aux mains de Guggenheim. Si c’est un risque que j’assume pour moi-même et mon équipe, et que les hommes qui nous accompagneront assumeront aussi, c’est différent pour elle.
- Je voulais vous dire, Capitaine, que si elle reste sur Tyrial, je resterai avec elle.
- Merci, Maëva. Tyrial sera un endroit sûr.
Titel: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 14. September 2013, 12:31:10 Uhr
Coucou!

Eh bien, il risque de s'en passer des choses dans moins de 24 heures... et encore plus lorsqu'ils atterriront sur Tyrial...cette colonie de pirates où ce sont les femmes qui mènent le jeu!  [director]

Je suis très curieuse de découvrir tout ça, plusieurs des pirates attendent les retrouvailles avec leurs familles avec impatience!

Moi, c'est la discussion entre Curtis et Joan que j'attends avec impatience, sur la décision à prendre... y aura-t-il des différences d'opinion, ou seront-ils d'accord d'emblée? Je crois plus en la première option, mais on ne sait jamais...  ;)

Bizz
Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 14. September 2013, 15:33:10 Uhr
Coucou !

nous ne sommes pas encore rendus sur Tyrial, même si cela approche. J'avais promis un petit moment pour Andrew et Maëva, le voici. Le petit "rebondissement" sera juste pour après, mais il n'est pas encore rédigé.

pour ce qui est de la vie sur Tyrial, j'ai pensé un peu à ce qui se passait ici sur nos îles, et notamment à Ouessant, quand les hommes qui pour beaucoup travaillaient dans la marine marchande ou à la pêche, partaient. Les femmes restaient sur ce "bout de caillou", plus ou moins isolées, avec le quotidien à gérer, maison, enfants, parents, l'école, la santé, etc... du coup, ça m'a donné l'idée que pour les familles de pirates, c'était un peu la même chose.

quant à la discussion entre Joan et Curtis, elle n'aura lieu que sur Tyrial, je ne sais pas si c'est Frégo ou moi-même qui l'écrirait.

Bizz et bonne lecture !

Limeye  :)


Ce fut après le repas de ce qui pouvait correspondre au soir et qui serait, sauf mauvaises rencontres ou soucis techniques, leur dernier repas du "soir" à bord du Phénix qu'Andrew se décida à aller voir Maëva. Il attendit que les hommes soient pour la plupart endormis. Il se rendit d'abord à la salle des machines, et Ezra se fit la réflexion qu'Andrew était devenu, un peu comme lui-même, comme un second pour Curtis.

- Avant la fin de la nuit, nous entrerons dans les anneaux, dit Andrew à l'équipe technique. N'hésitez pas à faire appel à moi si nécessaire, colonel.
- Pas de souci, major. Alors profitez bien des dernières heures de calme pour vous reposer.
- C'est la consigne que nous faisons passer à tous. A côté tout est calme. Les hommes connaissent les alentours, ils savent ce qui les attend. Mais ils ont confiance en Grag aussi : après l'expérience de Kuiper, ils savent qu'il est le meilleur pilote pour les mener jusqu'à leur base.
- Comment vont Miss Sanchez et Miss Landor ?, s'enquit George Mac Clinton, d'une voix posée.
- Je vais passer les voir, et voir si la docteur Sanchez et le professeur Simon n'ont besoin de rien pour le blessé. Je vous souhaite un bon début de nuit à tous.

Ezra le salua, mais il se fit la réflexion en le voyant partir que ce dernier petit dialogue entre George et Andrew n'avait pas été qu'un simple échange de politesse. Ezra avait remarqué l'intérêt que George portait à Joan, et il avait aussi perçu celui d'Andrew pour Maëva (et sa réciprocité).

"Pour l'heure, Curtis n'a rien laissé paraître concernant le jeune Mac Clinton, mais je suis certain qu'il a compris. Comme pour tout ce qui touche à Joan, de toute façon... Il va falloir que je sois vigilant pour Mac Clinton, dans les prochains jours, à l'heure du choix. Si Curt me demande de rester sur Tyrial avec les femmes, je le ferai, même si je rêve d'en découdre avec Guggenheim, ne serait-ce que pour honorer la mémoire de William..."

Toujours songeur, le colonel se remit à la surveillance des machines, ordonnant à toute l'équipe de prendre du repos. George et lui se relayeraient en début de nuit, et, de toute façon, ensuite, nul ne pourrait dormir.

Andrew avait donc gagné la cabine et s'enquit de l'état de santé de Berenson. Simon profita de sa présence pour aller faire un tour dans le cockpit, il voulait savoir où ils en étaient de la navigation, ce dont il n'avait guère idée du fait qu'il restait auprès du blessé. Andrew remarqua que Joan dormait profondément.

- Comment va-t-elle ?, demanda-t-il doucement à Maëva, alors que la jeune femme venait se blottir contre lui, après le départ de Simon.
- Elle est fatiguée. Elle a les nerfs qui tombent. Mais je préfère qu'elle se repose, plutôt que la retrouver le couteau entre les dents comme ce qu'elle nous a fait face à Norton.
- C'est vrai qu'elle avait tout d'une vraie tigresse !, sourit Andrew, en refermant ses bras sur les épaules de Maëva.

Celle-ci se garda bien d'en dire plus à Andrew concernant la grossesse de Joan. Elle savait que Simon, Grag et Otho étaient au courant, et soupçonnait qu'Ezra l'était également, mais elle se disait aussi que ce n'était pas la peine d'en dire plus, même à Andrew. Le visage du major se rapprocha du sien, et sans s'y opposer, elle le laissa l'embrasser longuement. Ils n'avaient guère eu de moments pour eux depuis le départ du planétoïde, et elle était bien décidée à profiter de ces quelques minutes qu'ils pouvaient s'accorder. Quand Andrew relâcha son étreinte, ce fut pour la regarder droit dans les yeux et lui demander :

- Maëva, que comptes-tu faire quand nous serons sur Tyrial ? Veux-tu y rester ?
- Je veux rester auprès de Joan, Andrew. Nous nous sommes mutuellement soutenues durant toutes ces semaines, et nous savons l'une comme l'autre que le combat est loin d'être fini. Ce que nous avons vécu n'est peut-être qu'un avant-goût d'une longue période difficile pour tous. Nous avons beaucoup partagé et affronté, nous continuerons à le faire, toutes les deux, j'en suis certaine. Et toi, que feras-tu ?
- Je suis un soldat, Maëva. Un soldat loyaliste. Je me battrai contre Guggenheim là où cela sera nécessaire, et je pense que cela commence par rejoindre Phoebe et le Président Carthew. Ensuite... une fois là-bas, nous verrons bien. Mais si cela est possible, j'aimerai me battre aux côtés du Capitaine, et sans mentir, je pense ne pas être le seul à bord à vouloir le faire, y compris parmi les pirates.
- Kim ira avec lui, n'est-ce pas ?
- Oui, mais pas seulement. Okapaï m'a confié qu'il irait lui aussi. Il a fait son choix. En tout cas, je voulais te rassurer et te dire que si vous restiez sur Tyrial, Joan et toi, vous y seriez en sécurité. J'y resterai cependant si c'est ce que le Capitaine m'ordonne.
- Je pense qu'il demandera à Ezra de rester avec nous, si cela devait se produire.

Andrew ne répondit rien, mais comprit mieux ce que Curtis avait laissé sous-entendre concernant le colonel "il me suivra, sauf si je lui demande de rester en arrière". Et rester en arrière signifiait "veiller sur Joan".

Maëva reprit :

- Je sais que Tyrial sera sûr, le Capitaine me l'a dit cet après-midi, quand je lui ai donné des nouvelles de Berenson et de Joan. Nous continuerions à vivre parmi des pirates, mais dans des conditions moins précaires que sur le planétoïde.
- Certainement.

Et il l'attira à nouveau près de lui. Sur sa couchette, Joan bougea un peu, mais elle dormait toujours, n'ayant pas du tout conscience de la présence d'Andrew.

- Mais, reprit Maëva au bout d'un moment, je ne suis pas du tout certaine que Joan voudra rester sur Tyrial. Surtout qu'elle sait que sa mère est sur Phoebe. Elle voudra aussi être au plus près du Capitaine. Nous n'en avons pas encore parlé toutes les deux, car je n'ai pas voulu lui ajouter de préoccupations pour le moment.
- Je comprends, murmura Andrew à son oreille. Maëva, j'espère que nous pourrons nous accorder un peu de temps quand nous serons arrivés.

Elle lui sourit, caressa doucement son visage.

- Je l'espère aussi.

Puis elle répondit ardemment à son dernier baiser, avant qu'il regagne la pièce voisine.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 15. September 2013, 15:23:42 Uhr
Coucou!

Maëva et Andrew avaient bien besoin de ce moment...  [loveu] Merci Limeye!  [goodjob]

Flamme
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 16. September 2013, 19:33:49 Uhr
Je pense qu'ils en auront d'autres d'ici peu...

En attendant, voici le petit rebondissement dont je vous avais parlé il y a quelques jours.

bizz et bonne lecture !

Limeye  :)


Curtis dormait à poings fermés quand on le secoua fortement à l’épaule. C’était Otho.

- Capitaine !, appela-t-il doucement pour ne pas réveiller les hommes autour.
- Qu’y a-t-il ?, demanda-t-il en se mettant aussitôt debout.
- Viens voir, quelque chose nous intrigue, Grag et moi.

Il suivit l’androïde dans le cockpit. Quand la porte se fut refermée derrière lui, Grag désigna un point devant eux. En quelques heures, ils s’étaient considérablement rapprochés de Saturne, immense désormais devant eux. Mais entre eux et Saturne se trouvait Titan, base avancées des rebelles.

- Que se passe-t-il, Grag ?
- Tu vois les étranges éclats de lumière, là-bas, un peu au nord de Titan, en plein ciel ?
- Oui, en effet.
- On se demande ce que c’est avec Otho. On les voit depuis un quart d’heure environ.
- Vous n’avez rien remarqué d’autre ?
- Non, tout était calme.

Curtis resta songeur un moment, fixa les flashs fréquents de lumière.

- Hum, dit-il, je pense qu’il s’agit d’un combat spatial. Otho, va chercher Kim et Timarrow. On va organiser une écoute, pour essayer d’en savoir un peu plus.

Quelques minutes plus tard, les deux hommes entraient à leur tour dans le cockpit. Curtis leur expliqua rapidement ce qu’il en était et Timarrow s’installa sans attendre auprès du poste récepteur. Tous gardèrent le silence. Au bout d’un moment, il retira les écouteurs et dit en secouant la tête :

- Tout est brouillé, je n’arrive pas à capter vraiment quelque chose de clair, ni même de décodable. Vous voulez essayer, Capitaine ?

Mais pour Curtis, le résultat fut le même. Grag n’avait pas dévié de sa route, et Curtis regarda Kim :

- A votre avis, Kim ?
- S’il y a un combat par là-bas, il vaudrait mieux éviter qu’on passe trop près. Et qu’on se fasse embarquer, surtout par des chasseurs de l’armée de Guggenheim. Il va falloir envisager de dévier un peu de notre route. Je préconiserai de piquer dès maintenant vers les anneaux. Ca va compliquer la navigation et nous secouer un peu plus longtemps, mais c’est plus prudent.
- Je partage assez votre avis, Kim. Néanmoins, Grag, tu vas en effet pencher vers bâbord, mais tu essayeras de ne pas t’avancer trop dans le premier anneau. Nous allons tenter de naviguer tout en nous en servant pour nous protéger. A la moindre alerte, tu y plongeras d’office. Ils ne sont pas nombreux ceux qui se risqueraient à nous y suivre.
- Bien Capitaine, répondit le grand robot. Mais il va falloir peut-être prévenir tout le monde : ça va secouer plus vite que prévu.
- J’y vais, dit Kim.

L’instant d’après, on entendit la grosse voix du chef pirate emplir la salle où les hommes dormaient encore :

- Oh, les gars ! Réveillez-vous ! On va devoir plonger un peu plus vite vers les anneaux. Va falloir vous attacher.

Nekiri s’avança vers son chef et s’enquit de savoir s’il était possible d’organiser ou pas une petite distribution de nourriture, mais celui-ci répondit par la négative.

- On mangera plus tard, si on peut.

Curtis avait suivi Kim, et il vit s’ouvrir la porte de la cabine des femmes. Simon en sortit. Il se dirigea aussitôt vers lui, et ils rentrèrent tous deux dans la petite pièce. Maëva était debout, Joan était réveillée, mais se tenait assise sur le bord de son lit.

- Que se passe-t-il, Curtis ?, demanda Simon.
- Il y a environ une demi-heure, Grag et Otho ont vu se déclencher le début d’un combat spatial près de Titan. Nous allons devoir naviguer dans les anneaux plus vite que prévu, pour l’éviter. Comment va Berenson ?
- Il dort plutôt bien. On va l’attacher, et je vais lui redonner un peu de calmant, dit Simon.

Joan leva les yeux et dit :

- Grag a déjà obliqué, non ?
- Oui. Dans moins d’un quart d’heure, nous y serons. Vous avez juste le temps de vous préparer et de vous attacher.
- Bien, Capitaine, répondit Maëva, en aidant Simon.

Curtis s’approcha de Joan. Il savait qu’il n’avait pas beaucoup de temps à lui consacrer, mais il voulait la rassurer et surtout, être certain qu’elle serait le mieux installée possible.

- Ca va aller, lui dit-il d’une voix rassurante. J’ai demandé à Grag de frôler le premier anneau, et nous nous y avancerons que si nous sommes repérés, mais il est possible que cela se fasse sans qu’on puisse vous prévenir, alors surtout, restez bien attachées. On va mettre quelques heures de plus à atteindre Tyrial, mais je préfère ne prendre aucun risque.
- Tu crois que nous avons été repérés ?
- Je ne le pense pas, pas pour l’instant. Et de toute façon, disons-nous que ce combat est peut-être aussi une chance de passer inaperçus : les forces en présence, et en particulier, celles sur Titan, vont être trop occupées à autre chose…

Elle lui sourit doucement. Il lui sourit en retour et déposa un léger baiser sur ses lèvres, tout en lui frôlant le ventre d’une douce caresse. Elle garda un instant sa main dans la sienne, posée là.

- Retourne au pilotage, ça va aller pour nous.

Et il la vit se rallonger, se caler le mieux possible avec les oreillers et couvertures, puis tirer sur ses deux ceintures, et se bloquer sur sa couchette. Quelques minutes plus tard, Maëva ferait de même, après avoir aidé Simon à s'installer à la tête du lit de Berenson.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 17. September 2013, 06:14:23 Uhr
Coucou, tout le monde!

Je continue sur Phoèbe. Je vais pouvoir récupérer plus tard le rebondissement de la fin de ton dernier passage avec les forces de Titan, Limeye. Merci aussi pour les moments romantiques! [eyeheart] [loveu]

Dans le bureau du Président, Emma Watson, Isabella Randall, la capitaine D’Issa , Jennings , Buckley et Majorek lui faisaient visionner la vidéo envoyée par le Général Brubaker. C’était bien Annie Bonnell qui en était l’auteure via une caméra infrarouge cachée. Les images avaient été de toute évidence retransmises en direct à Brubaker. Annie avait donné son autorisation pour que cette vidéo soit  circulée si cela est jugé pertinent pour dénoncer les projets et les crimes de Guggenheim et ses complices.  Elle termina son introduction en disant : - Voyez ce pourquoi, contre quoi et qui nous nous combattons les uns les autres aujourd’hui.

On voyait des images de L’empire State. Une nouvelle antenne y avait été érigée à son sommet. Une lumière rouge clignotait. Il y avait une foule de gens hagards, hébétés, épuisés et apathiques, comme s’ils se vidaient de leur énergie. Certains étaient prostrés ou marchaient au hasard, sans buts. Il y avait maintenant un couvre feu pour la circulation automobile. Seuls les patrouilleurs de la police de New York circulaient lentement. Annie semblait marcher résolument vers l’Empire State building. Elle devait se trouver à 100 mètres de l’illustre gratte ciel  lorsqu’une limousine s’arrêta brusquement et lui barra le chemin. Deux hommes en uniformes de la police interplanétaire sortirent de la voiture et l’y amenèrent de force. C’était les gardes du corps du Général Anders, les colonels Brutus Forbes et Aaron Lieberman. Ils portaient tous les deux l’insigne en forme de chimère.

À l’intérieur de la limousine, Anders était là mais dans un état hagard et catatonique. On pouvait  aussi reconnaître l’homme âgé en costume de soirée avec nœud papillon et chapeau haut de forme. C’était Lawrence Pearson, surnommé ironiquement le Travailleur Social, car il était un co-lobbyiste  de Guggenheim qui avait des idées très…extrême droite…concernant la gestion des organismes de charité et des programmes sociaux.

- Madame la secrétaire! Quelle surprise! Fit Pearson en la saluant d’un hochement de tête ironique. Ce n’est vraiment pas prudent de marcher ainsi dans New York le soir. Vous auriez pu faire de mauvaises rencontres! Mais rassurez-vous, j’ai des plans pour la réorientation vocationnelle de tous ces malheureux. Mais laissons cela, Il sera très heureux que vous vous joignez à nous pour cette petite fête, n’est-ce pas mon cher  Anders? Anders ne pouvait répondre, il était totalement absent.  Tsk, tsk… mon pauvre ami, vous êtes dans un bel état. Mais ne vous inquiétez pas, cette petite fête va vous remettre sur pied.

  Et vous, Mme Bonnell, allez reprendre votre position de secrétaire. Continua Pearson.  Je crois que vous allez aimer vos nouvelles affectations ma chère! Richard aurai vraiment aimé que ce soit quelqu’un d’autre mais je crois que vous ferez parfaitement l’affaire.

- Vous avez tous une imagination vraiment débordante. Fit Annie dans une insolence qui n’était vraiment pas dans ses habitudes.

- Oh vous allez immédiatement vous rendre compte que c’est désormais votre réalité Mme Bonnell. Pearson toucha son insigne, la pierre rouge étincela et une lumière vaporeuse de la même couleur en sorti. Ah voilà qui est beaucoup mieux, beaucoup plus docile! Ah nous sommes arrivés. Montons tous. Dit Pearson. Col. Forbes, Col. Liberman, veuillez aider le Général Anders et Mme Bonnell, je vous prie. 

Ils prirent tous l’ascenseur jusqu’aux appartements de Guggenheim. Ils dirigèrent tous vers ce qu’Isabella identifia comme la salle de bal. On pouvait déjà voir Guggenheim, O’Brien, Dresner, Dawson et quelques autres invités les bras tendus sous une coupole, baignés dans une lumière blanche vaporeuse. Ils semblaient littéralement, se nourrir de cette lumière, de se revigorer grâce à elle. Elle semblait les plonger dans un état d’extase suprême. À l’extérieur de cette coupole, on voyait d’autres invités devenir de plus en plus hagards et flétris.

Guggenheim finit par remarquer l’arrivée de Pearson et se dirigea vers eux, le visage radieux et souriant avec des yeux froids, brillants, avides.

- Que voilà une prise de choix que vous avez faite, mon cher Lawrence! Et Général Anders! Je crois que vous avez eu votre leçon, allez refaire le plein d’énergie cher ami. Nous reparlerons plus tard. Forbes conduit Anders sous la coupole. Quant à vous ma chère Annie, avant de prendre vos nouvelles affectations en tant que ma secrétaire particulière… révélez-moi donc les codes de la base Lunaire du Capitaine Flam et surtout… ceux du réseau de communication des  forces de ce cher James Cartew ou encore mieux… l’endroit où se cache ma très chère nièce Isabella! Guggenheim appuya également sur son insigne et cette même lumière rouge vaporeuse en sortit.

-Êtes-vous fou? Interrogea Annie avec calme. Monsieur Guggenheim, même si je connaissait ces renseignements, jamais je ne vous les donnerais. Sur ce, on pouvait voir la main d’Annie s’allonger et arracher l’insigne de Guggenheim et la jeter au loin.

Guggenheim porta la main à sa poitrine comme s’il avait perdu quelque chose de vital. Il gifla Annie à toute volée en se tenant la poitrine. Elle était vraisemblablement tombée au sol.

- Est-ce vraiment là toute l’étendu de votre pouvoir Mr. Guggenheim? Interrogea Annie. Voici ce que moi je suis prête à faire pour rester libre. Je vais maintenant rejoindre mon mari! On entendit un bruit de dent croquant quelque chose, puis plus rien.

- Ah, cette misérable moins que rien! Vociféra Guggenheim. Elle a avalé du cyanure! Liberman, Forbes, débarrassez-moi de ça!

-À vos ordres, répondirent-ils. Lorsqu’ils prirent  Annie sa caméra cachée tomba sur le sol.

Guggenheim tenait maintenant l’objet entre ses doigts. Carthew, Watson et son équipe voyaient le visage furieux et prédateur de Guggenheim.

- Une caméra miniature! Comment, vous ne l’avez pas fouillée bande d’incapables?! Vous répondrez de ces erreurs, toi le premier Lawrence! Isabella, je sais que tu verras cette vidéo. Viens à moi ou je te jure que tes amis paieront à ta place!

La caméra tomba sur le sol et il n’y eut plus d’image.

Carthew resta abasourdi sur son siège. Une larme coula sur sa joue.

-Annie, je suis désolé. J’aurais du vous forcer à venir avec nous! Dit-il.

Emma Watson et son équipe étaient tous aussi secoués. Isabella et Jennings avaient la nausée.

-Elle ne pouvait pas abandonner son mari Monsieur. Dit la général Watson.

- Madame Randall, surtout ne répondez-pas au chantage de votre oncle. Dit Carthew. Cela ne changerait rien à notre sort.

- C’est maintenant très mal me connaître Mr. le président. Dit Isabella. Il ya maintenant mieux à faire. Mme Bonnell a autorisé la diffusion de cette vidéo. Faisons-le dans la mesure du possible. Cela incitera certains de nos opposants et certains indécis à se rebeller contre Guggenheim. Je déteste le sensationnalisme mais Mme Bonnell ne doit pas être morte pour rien en réalisant cette Vidéo, le Général Brubaker non-plus.

- Je me chargerai de la diffusion avec Jennings. Dit le capitaine Buckley.
- Monsieur, il est aussi temps de développer une parade aux effets du Daminthor, et aussi s’assurer complètement de l’arrêt de son traffic. Dit Emma Watson. Pour cela, nous devons nous rendre discrètement sur Uranus nous entretenir si possible avec la Dre. Balah Ahr et les gens alliés à notre cause sur Uranus.

- C’est une entreprise vraiment risquée Colonel, dit Carthew. Comment voulez-vous procéder?

- La capitaine D’Issa a ses contacts, étant elle-même Uranienne. Ses frères sont chimistes et ingénieurs miniers. Ils sauraient comment procéder pour neutraliser un gisement  et prendre des précautions avant de détruire le ou les laboratoires de production. Mme Randall, Le lieutenant Majorek et moi-même serions également de l’expédition déguisés en Uraniens. Mme Randall sera notre négociatrice auprès de la Dre. Ahr. Le lieutenant Majorek  vient d’installer un dispositif visuel sur le Comet permettant de déguiser son apparence. Nous pourrons voyager avec moins de risque d’être repérés. Jennings et Buckley resterons pour assurer la surveillance des communications informatiques et radios et assurer la liaison.

- Bien Colonel Watson. J’enverrai une flotte faire diversion face aux troupes de Titan et de Japet. Dit Carthew. Je recommande néanmois qu’un essai pour la diffusion de la vidéo de Mme Bonnell soit tenté avant votre départ.

- Bien Mr. le président. Dit la Colonel Watson.

Vos commentaires sont les bienvenus as usual! ;D

Bizz!

Frégo  8)   

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 17. September 2013, 12:22:52 Uhr
Coucou Frégo!

Elle avait du courage à revendre, cette pauvre Annie...  :(

Quelle atmosphère déplaisante à cette soirée! Ça donne vraiment envie de voir quelqu'un réussir à arrêter cela... et j'attends ce moment avec impatience!  [jump] [jump] [jump]

Bizz
Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 18. September 2013, 05:23:30 Uhr
Coucou Limeye et Frego,

Gloups....Annie partie!!!! C'est que je l'aimais bien moi...Bon dites, vous ne touchez pas a l'homme de menage hein? ;D

On dirait que la balance se reequilibre doucement, avant de tourner en faveur des forces fideles au president?
et le Phoenix qui arrive au mileu du carnage....Hmmm.....

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 18. September 2013, 09:28:18 Uhr
Coucou les filles,

désolée de n'avoir pas pu participer hier, j'étais en réunion en... Normandie, si si, ça ne s'invente pas ! J'en reviens avec un rhume carabiné, je vais tenter de produire quelque chose dans la journée, mais je ne sais pas encore quoi. Heureusement que j'avais quelques jours d'avance pour Just in Your Dreams.

bon, cela dit, je m'attendais à ce que Frégo nous livre tôt ou tard le récit du décès d'Annie, puisqu'elle avait mentionné sa disparition... en attendant, Isabella va quitter Phoebe sans avoir vu sa fille... moi, je vais tenter de les faire atterrir sur Tyrial quand même...  ;)

Bizz et belle journée à vous  [flower]

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 18. September 2013, 22:09:45 Uhr
Coucou !

voici le début de leur arrivée sur Tyrial, j'espère que cela vous plaira et que pour Frégo notamment, cela conviendra par rapport à la suite du récit. J'aurais encore un morceau à ajouter, un peu dans le même esprit, descriptif, mais il commence à se faire tard à la pointe bretonne...

bonne lecture et merci de vos avis ! bizz

Limeye  :)


Quand Maëva ouvrit les yeux ce matin-là, elle se demanda pendant un moment où elle se trouvait. Une pâle lueur entrait dans la petite chambre où elle dormait. Elle mit quelques longues secondes à réaliser que c'était le Soleil qui se levait. Le Soleil. Certes, ils l'avaient vu durant le voyage à bord du Phénix, mais il lui semblait que cela faisait une éternité qu'elle n'avait pas assisté à un lever de Soleil. Elle voulut quitter le lit, pour jeter un coup d'oeil par la fenêtre, mais un bras la retint. Elle sourit dans l'ombre qui s'effaçait lentement. C'était celui d'Andrew. Cette nuit, enfin, ils avaient pu dormir ensemble et elle se sentait heureuse comme elle aurait pensé ne plus pouvoir l'être il y a encore quelques semaines, quand la vie était si dure, quand leurs vies étaient menacées sur le Météore.

Andrew dormait profondément, elle se dit qu'ils avaient tous vraiment besoin de sommeil, même les hommes les plus aguerris parmi les pirates avaient certainement apprécié la nuit qui venait de s'écouler.

Avant de retomber dans le sommeil, elle songea à la fin du voyage et à leur arrivée, un peu épique, sur Tyrial.

Les dernières heures avaient été difficiles, Grag pilotait au mieux dans les anneaux. Ils n'avaient pas été inquiétés par les forces de Guggenheim qui se trouvaient sur Titan, et bien vite, ils avaient laissé les lueurs du combat derrière eux. Mais il leur avait fallu près d'une dizaine d'heures pour atteindre l'astéroïde, une des bases des pirates. Berenson, au grand soulagement de tous, avait supporté le voyage et à peine avaient-ils atterri que Kim avait ordonné qu'il soit conduit au petit hôpital de leur base. Simon avait accompagné le blessé, et quand le professeur était revenu un peu plus tard, il avait simplement dit qu'il se trouvait entre de bonnes mains. Simon avait aussi pu faire savoir à Maëva que l'hôpital n'était certes pas bien grand, mais qu'il était très bien équipé, et que les quelques médecins qui y travaillaient pouvaient pratiquer des opérations très complexes, et réaliser tous les examens possibles.

Maëva se revoyait encore descendre de la rampe du vaisseau avec Joan, Curtis, Otho et Andrew. Grag était resté aux commandes, Ezra suivrait derrière un peu plus tard, avec les ingénieurs. Kim était descendu le premier. Face à lui, une petite foule de gens comme on aurait pu s'y attendre sur n'importe quelle autre petite planète. Hommes, femmes, enfants, chacun observait avec intérêt, curiosité et parfois, un peu d'inquiétude, l'étrange vaisseau qui venait de se poser sur le petit astroport.

- Kim ! Vieux filou ! Mais d'où sors-tu ?

Un homme assez grand, d'une bonne trentaine d'années, s'était avancé. Avant même que le chef pirate puisse répondre, une toute jeune fille s'était précipité et lui avait sauté au cou. Maëva ne lui donnait pas vingt ans, elle en avait tout juste 19.

- Oncle Kim ! Oncle Kim !
- Oh, doucement, Myriam. Doucement. Hé, petite, je suis bien content de te revoir !
- Où est Thomas ? Mickey ?

Le regard de Kim se voila de tristesse, alors, la jeune Myriam comprit.

- Je n'ai pas pu les ramener. Pas cette fois, petite. Mais c'est une très longue histoire, et nous revenons de l'enfer. Ecoutez-moi tous !

La foule l'entoura, et alors que les hommes continuaient à sortir du vaisseau, Kim expliqua d'une voix grave :

- Il nous est arrivé beaucoup de choses, et nous aurons le temps de nous raconter toute cette étrange aventure durant les prochaines heures, les prochains jours. Je vais en surprendre plus d'un, plus d'une ici, mais je vous demande de réserver le meilleur accueil à ceux sans lesquels aucun d'entre nous ne serait revenu vivant, le Capitaine Flam, son équipe, ainsi que tout un groupe d'ingénieurs et de policiers.

En entendant le nom du Capitaine, un murmure courut parmi la foule. Il était bien le dernier homme que l'on aurait imaginé voir un jour sur Tyrial, et qui plus est, présenté comme Kim l'avait fait. Curtis s'avança et les salua simplement.

- C'est en effet une longue aventure, et elle est loin d'être terminée. Néanmoins, je peux dire au nom de tous, que l'on soit ex-prisonnier, gardien, policier ou Futurmen, que nous sommes soulagés d'être arrivés à bon port. Je vous remercie de votre accueil.

Kim se tourna à nouveau vers Myriam :

- Petite, on va avoir du monde à la maison ce soir. Je compte sur toi pour préparer toutes les chambres. Maintenant, je vous laisse tous vous retrouver.

Les familles se pressaient en effet, certains ex-mutins retrouvaient les leurs avec bonheur, et Joan et Maëva se sentirent émues en assistant à bien des retrouvailles, des embrassades, en voyant des enfants rire, sauter au cou de leurs pères, frères, oncles...

Curtis était retourné auprès de Joan, avait passé son bras autour de sa taille, sans la serrer pour autant ostensiblement. Elle avait supporté aussi bien que possible les dernières heures du voyage, mais elle avait eu besoin de l'aide de Maëva pour faire face à quelques nausées. Elle était un peu pâle, mais il la sentit calme, détendue. Kim s'approcha d'eux et dit :

- Capitaine, si vous voulez bien me faire l'honneur de ma modeste demeure, c'est avec plaisir que je vous y accueillerai avec Miss Randall. Je peux loger une partie de l'équipe.
- Je vais demander à Otho et Grag de rester au vaisseau, on ne sait jamais, dit-il en jetant un oeil de côté.

Kim suivit son regard et comprit : un peu à l'écart se tenaient Murdoch et Ivanov, Willis et les autres gardiens que Norton avaient menacés se trouvaient quant à eux encore proches du vaisseau, n'osant trop s'avancer.

- On va les surveiller, je sais qu'ici, on ne peut invoquer la loi interplanétaire, mais je vais prévenir Arko de s'en occuper.

Arko était l'homme qui s'était avancé en premier et que Myriam avait interrompu. C'était aussi l'un des beaux-frères de Grabo, lequel était, pour l'heure, entouré par ses deux soeurs et trois jeunes neveux.

Et c'est ainsi que finalement, Ezra, Andrew, Maëva, Joan et Curtis furent hébergés chez Kim, ainsi que Nekiri, dont la famille, elle, se trouvait sur Jupiter. A peine était-elle retournée chez elle, que Myriam avait mis la maison sens dessus dessous, s'activant en cuisine, préparant les chambres, dressant la table. Maëva s'était proposée aussitôt pour l'aider, et la jeune fille avait failli refuser, sauf qu'un regard un peu appuyé et un grand sourire de la jeune docteur lui avaient finalement fait accepter son aide. Tous les non-prisonniers avaient été accueillis qui chez Grabo ou ses soeurs, qui dans la famille d'Okapaï. C'était chez ce dernier que se trouvait entre autres George Mac Clinton. Malgré la fatigue des dernières heures du voyage, des rires et des cris de joie résonnèrent longtemps dans la petite cité.

La maison où vivait Myriam, et que Kim considérait comme le rare endroit qu'il pouvait aussi qualifier de "maison" pour lui-même, était située un peu à l'écart de la cité, du côté opposé à l'astroport. Néanmoins, comme la petite ville n'était pas très étendue, ils ne mirent qu'une dizaine de minutes pour s'y rendre. Assez grande, comptant deux étages, elle était chaleureuse et spacieuse. Un petit jardin, bien entretenu, en faisait le tour. En chemin, Kim Ivan expliqua :

- C'est là que ma soeur vivait, jusqu'à sa mort il y a trois ans. Elle était la mère de Mickey, Thomas et Myriam. Maintenant, ma seule famille, c'est cette petite.
- Alors, il va falloir que vous preniez soin d'elle, Kim, dit doucement Curtis.
- Ouais. Comme qui dirait qu'il va pas falloir que je fasse trop l'imbécile, mais je sais qu'ici, il y aura suffisamment de monde pour prendre soin d'elle si je venais à disparaître. Aucune des soeurs de Grabo, notamment, ni la femme d'Okapaï ou encore les parents de Timarrow ne la laisseraient dans le besoin. Et puis, j'ai assuré son avenir, vous pouvez me faire confiance, Capitaine.
- Je n'en doute pas, répondit ce dernier, comprenant parfaitement ce que le chef pirate voulait dire.

Le repas préparé par Myriam était simple, mais après des semaines à se nourrir un peu comme ils le pouvaient, avec ce qu'ils trouvaient, il leur fit l'impression d'un véritable festin. Joan fut la première à quitter la tablée, s'excusant auprès de leur jeune hôtesse, mais elle s'endormait littéralement dans son assiette. Myriam la guida à l'étage, la menant jusqu'à une chambre assez grande, meublée simplement, mais avec goût, avec une petite salle de bains attenante.

- C'est là, Miss. J'espère que vous passerez une bonne nuit. S'il vous manque quelque chose... j'ai trouvé des vêtements qui devraient vous aller, pour demain.
- Merci, Myriam, mais... je peux te demander quelque chose ?
- Oui, bien sûr, répondit la jeune fille.
- Appelle-moi Joan, s'il te plait, et tutoyons-nous.

Myriam hésita un instant, puis lui sourit.

- D'accord. Je te souhaite une bonne nuit, Joan.
- Merci, Myriam, pour toi aussi.

Puis Myriam referma la porte et Joan se retrouva seule. Elle observa un moment la pièce, sans bouger, puis gagna la salle de bains. Elle laissa tomber sur le sol son uniforme qui lui parut soudain bien usé, sale et très inconfortable. Elle se glissa avec délices sous la douche, se rappelant qu'elle s'était à peine débarbouillée à bord du Phénix. Le savon, le shampoing lui parurent avoir un parfum incroyablement délicat et léger, la serviette dans laquelle elle s'enveloppa être d'une douceur dont elle n'aurait pu rêver. Elle se glissa, nue, entre les draps et s'endormit aussitôt, elle ne bougea même pas quand Curtis la rejoignit deux heures plus tard, ne l'entendit pas se doucher à son tour, et ne remarqua pas le moins du monde qu'il se couchait à ses côtés, enfin. Ce ne fut que dans la nuit, en se tournant, qu'elle sentit deux bras l'enserrer, une bouche chercher ses lèvres, un corps se fondre contre le sien.
Titel: Cadavre exquis - Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 19. September 2013, 02:36:26 Uhr
Coucou Limeye!

J'ai beaucoup aimé m'imaginer la communauté sur Tyrial, les liens semblent tissés serrés entre les divers membres, et leur accueil, tout comme leur hospitalité, envers les Futuremen sont remarquables!

Evidemment, j'ai craqué et fondu au début et à la fin du passage... J'étais très heureuse pour Maëva et Andrew!  [bussi] [eyeheart] [loveu]

Bizz
Flamme
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 22. September 2013, 02:05:03 Uhr
Coucou!

Il y a beaucoup à couvrir concernant le côté des forces présidentielles et de Guggenheim. Il y a vraiment matière à m’éparpiller. Je vais donc essayer de faire simple pour le moment et continuer avec l’équipe de Watson  avec  forces présidentielles vs forces de Guggenheim en toile de fond. J’espère que ce ne sera pas trop tiré par les cheveux. Et notez que j’en connais encore moins en craquage informatique qu’Edmond Hamilton en science! ;D (Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas encore aujourd'hui que je vais tout faire sauter.  ;D ;D)

2 jours plus tôt sur Phoèbe…

- Colonel Watson, j’ai réussi à percer discrètement  les dispositifs de protection des réseaux de communication de Titan, Japet, du Nord de Saturne, Uranus, Neptune et Pluton en prenant soin de ne cibler que des points de réception sécurisés secondaires utilisés par  des particuliers. La vidéo a été transmise avec un succès partiel. Il m’est encore impossible de transmettre par delà Jupiter. Dit Jennings

- La répression pourrait néanmoins se renforcer sur Japet, Titan et les autres zones occupées par les forces de Guggenheim. Dit la colonel Watson. Continuez de votre côté à bloquer les transmissions envoyées par les forces de Guggenheim des planètes occupées.

- Ne vous inquiétez pas colonel. Dit Jennings. J’ai la liste des effectifs sur Japet et Titan. J’ai identifié et évité les points de réception utilisés par les officiers.

- Tout est bloqué pour les forces de Guggenheim jusqu’à Jupiter colonel. Dit le capitaine Buckley.

- J’espère que nous pourrons faire le même genre de tour de force que vous deux quand nous serons sur Uranus messieurs. Dit la capitaine D’Issa. Ha! Harris, Majorek, votre déguisement est réussi. Si je ne savais pas que c’est vous, je vous prendrais vraiment pour des Uraniens! Vous de même Colonel. Ajouta-t-elle.

- Des Uraniens un peu maigrichons et nabots, si nous nous comparons à vous Capitaine, non? Demanda Isabella, faisant allusion au mètre 90 et à la constitution de la capitaine.

- Nous somme de tailles et constitutions assez disparates. Vous passerez inaperçus. Dit la capitaine D’Issa.

« Espérons-le. » Pensa Isabella. « Je suis sûre que c'est sur Uranus que William a été tué bien qu'on ait retrouvé son corps sur Mars. La boucle doit donc bientôt se boucler. Il est temps, grand temps d’en finir avec ce trafic du Daminthor. La volonté, le stoïcisme et la profondeur des convictions permet de résister à ses effets pendant un certain temps, un certain temps seulement. »

- Le Daminthor en rayon installé sur des vaisseaux ennemis  représenterait un danger mortel pour nos flottes. Dit Isabella

- Richard Guggenheim est vraiment le diable en personne. Dit Jennings. Mais il n’est pas invulnérable. Vous avez vu comment il a accusé le coup et s’est tenue la poitrine quand Mme Bonnell lui a arraché son insigne? Comme si on lui avait enlevé quelque chose de vital pour sa survie. Je n’ai pas non plus vu beaucoup de hors d’œuvres à sa « petite fête ».

- Je ne me souviens pas avoir vu mon oncle manger. Dit Isabella.

- Je crois que les hors d’œuvres étaient ces pauvres diables à l’extérieur de cette coupole. Rétorqua le capitaine Buckley. 

-Cela signifierait que Guggenheim est entièrement dépendant des forces vitales absorbées par le Daminthor. Conclût  la colonel Watson. Une information qu’il a sûrement négligé de transmettre à ses comparses.  Si on réussit notre coup de neutraliser  la production du Daminthor, on va avoir une tripotée de ronds de cuirs qui risquent de devenir fous furieux à cause d’un manque!

- C’est pour cela qu’il faut aussi retrouver la Dr. Balah Ahr et lui demander son aide pour perfectionner un remède. Dit Isabella.

- Au moins, grâce à mes derniers relevés des activités des entreprises Heimer sur Uranus, aux informations de William Randall et celles contenues dans l’Uranus Times du 8 juillet, nous savons au moins où nous devons concentrer nos recherches. Dit la capitaine d’Issa.

- Mesdames, Monsieur, Il est maintenant temps de monter à bord du Comet. Dit la Colonel Watson.

- Soyez prudents. Dit Jennings. Il fit une accolade embarrassée à Isabella.

- Surtout revenez-nous en un seul morceau! Dit le Capitaine Buckley.

- Tenez le fort jusqu’à notre retour. Dit la colonel Watson.

Peu après, dans l’astroport de Phoèbe. Ils furent accueillis par le Général Grant et l’Amiral Abel Théron, un Uranien de 55 ans.

-Ah c’est vraiment à s’y méprendre. Les déguisements sont vraiment bien réussis. N’est-ce pas  Grant? S’enquit Théron.

- Sans ces déguisements et le camouflage holographique pour le comet, leur mission serait quasi suicidaire, Amiral. Rétorqua Grant. Il regardait Isabella d’un air inquiet. Souvenez-vous que c’est là que, vraisemblablement, le capitaine Randall a été tué. Les vrais auteurs de ce meurtre n’ont certainement pas perdu la mémoire eux. Ajouta-t-il.

- Que cette affaire pourrie soit enfin résolue est essentielle à notre survie à tous, mon général. Dit le colonel Watson. Bonne chance à vous, Amiral, général.

- C’est vraiment l’heure où les convictions doivent être stoïques et profondes messieurs. Dit Isabella.

- C’est ainsi depuis un moment madame Randall. Dit l’amiral Théron en s'inclinant respectueusement.

« Surtout pour vous…Isabella. Revenez-nous en vie. Vous avez plus en ce monde que vous ne le croyez!  » Pensa le général Grant.

Tous gagnèrent leurs vaisseaux respectifs. L’amiral Théron  à bord de l’intercepteur et le général Grant à bord  du Blue Wave avec quelques autres croiseurs.

Ils engagèrent un combat destiné à permettre au Comet de passer inaperçu. Chose étrange, les vaisseaux ennemis donnaient le change mais sans plus. Ils cherchaient à désarmer au lieu de détruire. Les forces présidentielles rendirent donc la politesse.

Le comet était passé inaperçu. Un autre vaisseau au loin obliquait vers les anneaux de Saturne, également inaperçu.

Chau!

Frégo  8) 

Titel: Cadavre exquis - Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 22. September 2013, 16:21:36 Uhr
Coucou Frégo!

...Isabella. Revenez-nous en vie. Vous avez plus en ce monde que vous ne le croyez!  » Pensa le général Grant.


Tu m'as beaucoup intriguée avec ce passage, je suis très curieuse de savoir ce que le général a voulu dire par là... Il semble vraiment inquiet pour Isabella, d'ailleurs...  [mindoubt]

C'est plus fort que moi, je vois de la romance partout!  ;D

Par ailleurs, j'ai beaucoup aimé ta dernière phrase, cette habile allusion au passage du Phénix, en direction de Tyrial...  [goodjob]

Bizz
Flamme fleur bleue indéracinable
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 23. September 2013, 10:16:04 Uhr
Coucou à toutes - et tous  ;) !

j'ai voulu poster une suite hier, mais la connexion internet était des plus foireuses... trente minutes de tentatives, j'ai fini par abandonner... je poursuivrais plus tard, j'attends un peu de voir maintenant ce que Frégo va avancer comme pions, pour être raccord avec la situation entre les différents groupes.

belle journée  [flower]

Limeye  :)


Joan se réveilla après de longues heures d'un sommeil profond, réparateur, comme elle n'en avait pas eu depuis des semaines, des mois lui sembla-t-il. Elle n'ouvrit pas les yeux tout de suite, laissant son esprit reprendre conscience, lentement, savourant ce premier réveil en toute sécurité. Elle sentait contre son dos le corps de Curtis, emboîté contre le sien, ses bras refermés autour de sa taille, leurs deux mains nouées sur son ventre. Il dormait encore, elle le devinait à son souffle régulier. Elle songea que lui aussi avait eu bien besoin de ces longues heures de repos. Elle ignorait quelle heure il était exactement, mais dans la grande maison, tout semblait encore calme. Elle n'entendait pas un bruit, et au-dehors, elle ne percevait pas autre chose que le réveil de la nature.

Elle finit par ouvrir les yeux, vit un rai de lumière tracer une longue ligne claire du rebord de la fenêtre au mur en face du lit. Cette belle lumière lui fit un effet semblable à celui que Maëva ressentit également. C'était l'aube. L'aube dans le système solaire. Une image s'imposa à elle, celle de la maison familiale de ses grands-parents paternels, simple petite maison dans un quartier populaire de Cleveland, où ses parents l'envoyaient passer des vacances. Elle revit le petit jardin, entretenu avec soin par son grand-père. La chambre où elle dormait donnait sur ce jardin, à l'est. Et le matin, elle voyait, comme aujourd'hui, le soleil percer à travers les petites ouvertures des vieux volets de bois.

"Est-ce que mon enfant connaîtra de belles aubes ?", songea-t-elle alors. Pour la première fois, aussi, depuis qu'elle avait soupçonné, puis eut la certitude d'être enceinte, elle put se laisser aller à songer avec bonheur à cet enfant. "Le fruit de mon amour. Un survivant, mon bébé, tu es un survivant, toi aussi !". Elle ne voulut pas se remémorer le séjour sur le planétoïde, mais se rappela seulement ces quelques heures que Curtis et elle avaient pu partager et durant lesquelles ils avaient conçu ce bébé. Elle ne s'étonnait plus, et depuis longtemps, que son contraceptif n'ait pas agi, cette nuit-là. Sans doute l'instinct de vie qui les animait était-il plus puissant, plus fort que tout. Elle s'en sentit heureuse. Elle ne voulut pas penser à ce qui les attendait, à tout ce qui allait occuper l'esprit de Curtis au cours des prochains jours, des prochaines heures. Les contacts à prendre avec Phoebe, le voyage à organiser à nouveau jusque là-bas, plus tout un tas d'autres décisions à prendre, de choix à faire. Elle eut soudain envie d'entendre la voix de sa mère. Elle aurait tellement aimé la rassurer sur son sort ! Enfin, cela serait possible, avec un peu de chance aujourd'hui-même, elle l'espérait. Et elle se doutait que Curt ferait de son mieux pour qu'elle puisse lui parler au plus vite, mais en toute sécurité autant pour eux, que pour Isabella Randall.

Elle ne voulut pas non plus s'inquiéter de ce que serait demain, ou plutôt après-demain. De l'endroit où naîtrait l'enfant, si Curt serait avec elle ou pas à ce moment-là, si sa mère serait avec eux, ni où ils vivraient ensuite. Toutes ces questions auxquelles, de toute façon, elle était bien incapable de trouver pour l'heure une réponse. Non, elle voulait juste penser qu'elle portait l'enfant de l'homme qu'elle aimait plus que tout. Qu'une fois encore, cet homme lui avait sauvé la vie, par son courage, ses connaissances, sa volonté farouche, ses capacités à mener des hommes, à relever le défi qu'ils avaient eu à affrontrer. Qu'il s'était battu, aussi, qu'il avait tué, aussi, pour qu'elle reste en vie. Elle frissonna, chassa de son esprit le terrible souvenir de Molemos la projetant au sol, l'écrasant de tout son poids, commençant à la forcer. Sans doute aurait-elle perdu bien plus que son honneur, son bébé aussi, si Curt n'était pas arrivé à temps.

Elle se souvenait aussi de la promesse qu'elle s'était faite de lui taire sa grossesse tant qu'ils n'étaient pas tirés d'affaire. Elle ne voulait pas lui procurer une source d'inquiétude supplémentaire, alors qu'il avait déjà tant à faire. Pourtant, elle aurait pu, au moins une fois ou deux, lui avouer la vérité. Elle aurait cependant tellement voulu pouvoir lui annoncer cela... autrement. Enfin, cela était finalement secondaire. Maintenant, il savait. Et il lui avait dit qu'il en était heureux.

Alors elle sourit.

Elle dénoua lentement sa main de celle du jeune homme, pour ne pas le réveiller. Elle voulait seulement poser la sienne sur son poignet et sentir juste sa main à lui sur son ventre. Pour l'heure, impossible de voir physiquement qu'elle était enceinte, sauf pour des yeux vraiment très avertis (et seule peut-être quelqu'un comme Maëva était capable de s'en rendre compte). Elle se sentait soulagée de ne pas ressentir, contrairement aux derniers jours, de nausées matinales. Mais elle voulait éviter de bouger aussi, c'était cela qui les avait provoquées, à bord du Phénix.

Son regard se porta sur le sol, le rai de lumière s'était légèrement déplacé. Elle referma les yeux, pour profiter encore de ces moments de calme. Ils n'avaient pas besoin de se lever tôt, de se réveiller tôt, pour construire un vaisseau, trouver de la nourriture, survivre. Aujourd'hui était le premier jour où ils allaient reprendre pied dans une vie plus "normale".

Elle fut incapable de dire si elle s'était un peu rendormie ou pas, ni combien de temps il fallut à Curtis pour se réveiller à son tour. Mais elle frémit d'une joie pure quand elle sentit la pression de la main du jeune homme se raffermir sur son ventre. L'instant d'après, il enfouissait son visage dans ses cheveux, cherchant le petit coin doux près de son oreille où il aimait l'embrasser légèrement au réveil, avant. Avant toute cette incroyable aventure.

- Bonjour, mon amour, lui dit-il de cette voix chaude et profonde qu'il n'avait que pour elle quand ils étaient seuls. Cela fait longtemps que tu es réveillée ?
- Bonjour, coeur de mon coeur. Je suis incapable de le dire. C'est l'aube. C'est tout ce que je sais.

Il grogna légèrement, soupira.

- Tu as bien dormi ? Tu te sens bien ?
- Oui, oui. Reposée. J'ai le sentiment de ne pas avoir ressenti cela depuis... une éternité.
- Nous sommes en sécurité, maintenant. Cela aide à bien dormir, aussi.
- Oui, répondit-elle doucement, et puis dormir dans un vrai lit... c'est à la fois étrange et si bon !

Il rit contre son oreille, resserra son étreinte autour de sa taille, puis pointa du doigt sur son ventre :

- Et lui, il a bien dormi ? Tu le sens bouger ?
- Idiot ! C'est beaucoup trop tôt ! Au mieux, je le sentirai d'ici deux mois, trois... C'est ce que Maëva m'a dit. Il est encore beaucoup trop petit pour que je le sente.
- Tu sais que je suis jaloux de Eek ?
- Pourquoi ?, demanda-t-elle.
- Il est le seul pour l'instant à avoir entendu battre son petit coeur.

Elle se retourna, le fixa, étonnée.

- Comment ça ?

Il lui raconta alors la petite anecdote et comment Grag avait mouché Otho, qui, tellement ébahi par la nouvelle, n'avait même pas répliqué. Elle rit en imaginant la scène.

- Ils étaient si touchants, tu sais, et même si j'étais traversé par une foule d'émotions, que tout se précipitait en moi, je ne pouvais pas m'empêcher d'être au fond, heureux. Je crois que c'est à cet instant que j'ai pris conscience qu'avant d'être une terrible nouvelle, c'était surtout une merveilleuse nouvelle.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 23. September 2013, 12:39:50 Uhr
Coucou Limeye!

Quel beau voyage tu nous as fait faire, dans les pensées de Joan! Et sa conversation entre elle et Curtis, notamment lorsqu'elle dévie vers Eek et les deux affreux...   [eyeheart]

J'ai encore eu de la guimauve fondue à ramasser...  ;D

Bizz
Flamme
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 29. September 2013, 23:49:16 Uhr
Coucou!

Voici un autre petit bout sur comment sont les choses à New York avec une surprise! ;D

À la prison interplanétaire de New York…

Cela fait 2 jours que le Général Janek Brubaker avait fait ses adieux et annoncé ses intentions à sa compagne, la colonel Emma Watson, qu’il avait jointe par miracle. Il ne parvenait toujours pas à mettre ses intentions à exécution. Il  était viscéralement incapable d’abbattre de sang froid des gens qui ne peuvent plus se défendre. Des gens qui, pour des raisons diverses, avaient lutté pour ne pas tomber sous la domination de Guggenheim sous forme de grèves de la faim, de boycotts des produits de la Heimer et même en acceptant des produits du marché noir. Mais maintenant la réserve de nourriture était presque épuisée.

Il se tenait dans la tour de communication. Le sous officier de service, le caporal Popovich, interrompit ses pensées. 

- Monsieur, vous devriez écouter cela. Dit Popovic en passant les écouteurs à son général.

En mettant les écouteurs, Brubaker entendit une horrible clameur qui parvenait des rues, des édifices et des maisons de la ville de New York. C’était des cris et des pleurs de désespoir d’hommes, de femmes et d’enfants qui sont incapables de nommer une raison à leurs souffrances et qui appellent la mort. Il enleva les écouteurs  et tentait sans succès d’essuyer ses larmes.

- C’est comme ça tous les soirs maintenant, mon Général. Dit Popovic d’un ton las.

- Avez-vous réussi à faire circuler la vidéo de Madame Bonnell? Demanda Brubaker.
 
- Partiellement Monsieur. Dit Popovich. Je vais faire une nouvelle tentative, mon Général. Dit Popovic.

- Merci Popovic. Je vais faire une dernière ronde dans la prison. À mon retour j’aurai pris une décision et vous demanderai de sonner un rassemblement général.

- Mon général, les officiers, les membres du personnel et même les  prisonniers vous respectent. Peu importe ce que vous ferez, cela ne changera pas.

- Mais?

- Si on peut choisir, je préfèrerais mourir en essayant de vivre, Mon général. Dit Popovic. Je suis sur que les hommes et les détenus  préfèreraient cela aussi.

- Merci Caporal pour votre dévouement. Dit Brubaker.

D’un pas lent et lourd, Brubaker  passa en revue les prisonniers dans leurs cellules et ses hommes. Peu d’hommes échappaient à cet état hagard. Certains prisoniers étaient même dans un état de catatonie avancée. Il s’arrêta finalement  devant la cellule de celui que les autres détenus reconnaissent pour chef : Klovis King, le frère cadet du célèbre Pirate de l’espace. Lui semblait beaucoup mieux tenir le coup que n’importe lequel de ceux qui se trouvent dans cette prison, détenu ou gardien.

- Alors Janek, que comptes-tu faire? Je vois que tu as un plan mais que  l’idée de passer aux actes porte un sacré coup à ton sens moral. Alors permet-moi de te dire une chose. On est des criminels. Tu te dis surement que nous libérer serait vraiment trop dangereux pour les honnêtes citoyens et dans 999 999 des cas sur un million, tu aurais raison mais pas maintenant. Maintenant c’est le moment de vérité. Jusqu’ici tu nous as défendu face au projet de privatisation et tu  nous as laissé notre chance de rester en vie depuis ce foutu coup d’état. Je te demande de continuer de le faire.

 Tentons une sortie avec les  fourgons blindés. Si nous devons mourir, mourrons au moins en essayant de vivre et en résistant. Il ne faudrait pas que les efforts de ta Mme Bonnell n'aient servis à rien. D’autant plus que  j’ai une cargaison de bibine de la Dr. Ballard qui m’attend dans une de mes caches à l’Astroport interplanétaire de New-York et qui maintenant n’a pas de prix comme remède contre cette dépression. Il manquerait juste un crâne d’œuf pour en faire quelque chose de plus puissant. Une de mes caches contient également un vaisseau cargo armé de taille moyenne. Avec une chance de cocu, on pourra aller rejoindre mon frangin Bork sur le Red Hope. Il y a des scientifiques qui se sont réfugié à son bord déjà.

- Tu crois vraiment aux propriétés de ce tonique infect, Klovis? Demanda Brubaker sceptique.

- Je crois à ses effets observables et à celui qui me fournit. Répondit King.

- Qui?

- Jarad. Tu le connais peut-être sous le nom de Jasper Randall. Dit King. Il avait plus de raisons que quiconque d’en assurer la vente par tous les moyens!

Brubaker se souvenait de William et Isabella Randall, les amis d’Emma. Lui-même était un camarade de William à l’école de police. Jasper Randall est effectivement le frère de William. Il l’a rencontré brièvement aux obsèques de William Randall.  Il lui avait semblé un tantinet excentrique et énigmatique mais était un frère loyal à la mémoire de William, il en était sûr.

- On ne pourra pas embarquer tout le monde Klovis. Dit Brubaker. Il y a des hommes qui sont trop catatoniques pour se déplacer.

- Il te reste du cyanure? Demanda King.

- Oui. Dit Brubaker résigné.  Ce sera la mort la plus humaine pour ceux  qui ne sont plus conscient d’être en vie toute façon. Mes hommes se chargeront de leur en administrer par voie orale  immédiatement. Après, les hommes valides se rassembleront dans la cour et on la fera cette sortie infernale. Je te donnerai une arme dans la cour, Pour tes hommes, je te propose que la distribution d’armes se fasse dans ton vaisseau. Dit Brubaker.

- Entendu. Dit Kings.

Cette nuit, la ville de New York fit plus qu’honneur à sa réputation de ville qui ne dort jamais alors que 200 prisonniers et gardiens à bord de 5 larges fourgons blindés chargèrent et tirèrent dans le tas pour atteindre l’astroport interplanétaire. Cela donna lieu à une poursuite acharnée des forces blindées de Guggenheim, qui subirent des pertes importantes. Les 5 fourgons furent détruits. Brubaker, Popovic, King et une vingtaine d’hommes, détenus et gardiens, sortirent indemnes des fourgons lourdement armés et réussirent à se disperser dans la nuit.

Ils profitèrent du camouflage offert par les flammes et la fumer pour s’échapper, se donnant rendez-vous près l’astroport une heure plus tard. Klovis King connaissait un passage pour s’introduire dans le port par les égouts. Il avait aussi ses contacts parmi les débardeurs  qui aidèrent discrètement au chargement du vaisseau et firent le guet.

Un autre coup de chance, un convoi marchant devait partir pour Uranus pour le compte de Guggenheim cette nuit là. Le commandant d’un des vaisseaux, Hank Martin, était un ami de Brubaker et lui donna en douce le code de passe des vaisseaux faisant parti du convoi pour que le vaisseau de Klovis King  puisse s’y intégrer et s’échapper dans être inquiété.

La pensée philosophique de Brubaker sur cette évasion fût : « Emma va me tuer! » ;D

Bizz!  8)

Frégo  8)
 
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 30. September 2013, 03:05:19 Uhr
Coucou Frégo!

Je suis tellement contente que Brubaker soit encore en vie! Et son alliance avec Klovis King, ça, c'est un bon coup! On va sûrement revoir son frère Bork bientôt?  [goodjob] Incroyable comme ça déboule!

Pour être palpitant, c'est palpitant...  [jump] [jump] [jump] Mais je pense qu'Emma serait tellement heureuse de revoir son compagnon qu'elle en oublierait de le tuer, non?  ;D

Bizz et bonne nuit!
Flamme
 [goodnight]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 30. September 2013, 13:31:55 Uhr
Hello Frégo !

tu avais annoncé il y a un moment vouloir faire intervenir Bork King dans l'histoire, je me demandais un peu quand tu allais le faire, et si cela était toujours possible du fait des développements que l'on avait suivis. Bonne idée que de lui faire avoir un frère qui file le coup de main ! Ca fait comme Kim et Curtis, au fond, justicier et pirate main dans la main car ils n'ont pas d'autres choix !

j'aime beaucoup !  [goodjob]

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 1. Oktober 2013, 05:42:18 Uhr
Coucou Limeye et Frego,

Eh bien, cote rebondissements, on est servi! Entre les morts pas morts et ceux dont on voudrait bien se debarasser... ;D
J'aime beaucoup comme les echelles sociales sont bouleversees quand la survie supplante tout....Que se passera-t-il quand l'ordre regnera a nouveau?...

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 19. Oktober 2013, 13:17:23 Uhr
L'inspiration me revient pour continuer ce cadavre exquis-là, voici déjà un premier passage. J'ai d'autres idées pour continuer sur l'équipe et les pirates, reste à trouver le temps pour rédiger... si la pluie continue, il y a de la chance que ça ne me pose pas vraiment de problèmes  ;D

bonne lecture et merci de vos avis !

Limeye  :)


La matinée commençait à peine lorsque Curtis entra dans la salle à manger de la maison de Kim et de Myriam. La jeune fille était déjà levée et s'activait à préparer le petit déjeuner. Ezra aussi était levé, et Simon était également présent.

- Bonjour à tous. Bien dormi ?, demanda-t-il.
- Je vais te faire rire, Capitaine, dit Ezra. Mais non ! J'ai perdu l'habitude d'un bon lit... Il me faudra quelques jours, je le crains, pour retrouver un bon sommeil. Mais cependant, je ne regrette pas le moins du moins que nous soyons enfin tirés d'affaire !

Simon plana un peu jusqu'à Curtis qui s'installait.

- Je reviens de l'hôpital, Capitaine. Berenson a été très bien pris en charge. Il a bénéficié de soins appropriés et d'une nouvelle transfusion. Maintenant, il faut laisser les choses suivre leurs cours, mais je suggèrerai bien une chose cependant, c'est que vous fassiez tous une série d'analyses. Je redoute des carences, en sels minéraux et vitamines notamment.
- Bonne idée, Simon, nous le dirons à Kim.
- Que devez-vous me dire, Capitaine ?, dit ce dernier en entrant.

Simon lui répéta alors sa proposition. Le chef pirate opina. Il n'avait pas pensé à cela, et se dit que la présence du professeur était vraiment un des atouts de l'équipe de Flam. A vivre ces dernières semaines en les cotoyant tous, il comprenait aussi beaucoup mieux d'où lui venait cette "supériorité" sur bien des équipes, même compétentes, et pourquoi il était parvenu à arrêter nombre d'entre eux. Ce n'était pas qu'une question de chance, ni le fait d'avoir un excellent vaisseau. Même si son équipe était réduite et qu'il faisait face, parfois, à des groupes bien plus nombreux, la complémentarité entre tous était une des raisons essentielle de ses succès. Sans compter qu'il n'était pas un homme tout à fait comme les autres, mais cela, Kim l'avait déjà mesuré, et à ses propres dépends.

- Je le conseillerai à tous mes hommes, professeur. Ca ne va pas chômer au laboratoire de l'hôpital dans les prochains jours.
- J'assisterai vos médecins, et je suis certain que la docteur Sanchez acceptera de nous aider également. Mais si certains de vos hommes veulent nous suivre pour combattre Guggenheim, il est important qu'ils soient en bonne santé. Nous avons fait au mieux, sur le météore et à bord du Phénix, mais rien ne vaut quelques petites vérifications. Capitaine, reprit Simon en se tournant à nouveau vers son chef, il faudrait aussi que Joan vienne avec moi ce matin.
- Je lui dirai.

Curtis n'ajouta rien d'autre, Ezra avait parfaitement compris et Kim commença alors à soupçonner quelque chose. Mais il ne posa aucune question. Au contraire, il changea de sujet.

- Nous avons beaucoup de choses à faire, Capitaine, dans les prochains jours. Par quoi voulez-vous commencer ?
- En effet, Kim, nous avons beaucoup de choses encore à faire. Déjà, j'aimerais prendre un peu de temps pour que nous interrogions nos deux semi-prisonniers, Murdoch et Ivanov. J'aimerais que vous soyez avec moi pour l'interrogatoire, ou au moins Grabo.
- Aucun souci.
- Ensuite, il faudra demander à vos hommes ce qu'ils comptent faire, et informer toute votre communauté de ce qui se passe. Nous devons aussi continuer à mener des écoutes, à nous renseigner sur l'évolution de la situation autour de nous, et notamment savoir ce qu'il en a été de ce combat sur Titan. Ensuite, mais nous avons quelques jours pour cela, il faudra préparer un vaisseau pour rejoindre Phoebe. Il va sans dire également que dès que ce sera possible, j'aimerais entrer en contact avec le Président Carthew.
- Je vous propose de commencer par nous occuper des deux suspects. Les ex gardiens menacés par Norton peuvent aussi avoir des choses à dire, ce serait bien qu'on les entende également.
- Tout à fait. Mais nous organiserons leur "confession" d'une autre manière. Je veux que Murdoch et Ivanov se sentent surveillés, qu'ils perçoivent que nous ne les laisserons pas libres ! Je veux pouvoir les amener sur Phoebe avec nous, sous surveillance, pour qu'ils soient remis entre les mains de la justice !
- Arko est fiable pour veiller sur des prisonniers, je peux vous l'assurer, dit Kim avec un regard assez sombre.

Et Ezra se dit qu'il valait mieux ne pas se trouver à la place des deux complices de Norton.

Joan fit alors son apparition. Elle s'était réveillée en même temps que Curtis, avait été prête à se lever elle aussi, mais une nausée l'avait secouée, et elle était restée au calme un petit moment, à nouveau allongée. Elle n'avait jamais vraiment parlé avec des femmes enceintes, savait qu'une grossesse engendrait des effets secondaires pas toujours très agréables, mais elle se demandait si cela durerait jusque la fin ou pas. Elle allait devoir parler un peu plus avec Maëva de cela. Elle salua tout le monde avec un petit sourire, et s'installa devant un bol fumant de thé. L'odeur du café, en entrant dans la pièce, lui avait soulevé l'estomac et elle craignait de vomir à nouveau. Mais manger lui fit du bien et son malaise se dissipa rapidement. Elle écouta les échanges entre Kim, Ezra et Curtis, sans intervenir.

Ils étaient prêts à rejoindre Grabo et Arko, quand Andrew et Maëva firent leur apparition.

- Et bien, Major, dit Kim, je vois que vous avez trouvé le couchage confortable !
- Serions-nous les derniers debout ?, lui répondit Andrew avec son flegme habituel. Pas possible !

Maëva s'assit à côté de Joan et lui lança un petit sourire complice.

- Andrew, dit Curtis, vous serez donc de corvée pour aider Myriam ce matin. Kim, Ezra et moi-même allons interroger Murdoch et Ivanov, mais aussi les ex-gardiens. Je veux recueillir le maximum de renseignements sur le coup d'état. Nous organiserons aussi des écoutes pour suivre la situation autour de nous.
- Bien, Capitaine. En quoi puis-je aider ? A part donner un coup de main à la cuisine, ce qui ne me changera pas de ce que j'ai fait durant des semaines sur le météore. Je crois que je suis prêt à me reconvertir dans l'hôtellerie - restauration !
- Avec Nekiri et Simon, vous organiserez aussi le suivi médical de tous les hommes qui étaient avec nous. Ce ne sera pas long, mais il faut que chacun d'entre nous passe devant un médecin et fasse des analyses, pour détecter d'éventuelles carences.
- Bien, répondit-il en jetant un coup d'oeil à Maëva.
- J'aiderai aussi, répondit-elle simplement.

Kim, Ezra et Curtis quittèrent rapidement les lieux. Puis Simon fit comprendre à Joan qu'il voulait lui parler à elle seule. Il la suivit jusqu'à sa chambre. Elle s'assit sur le bord du lit, le professeur plana devant elle.

- Joan, comment te sens-tu ?
- Ca va à peu près, professeur, hormis des nausées le matin, en me levant. Même si je fais attention à me lever sans faire de gestes brusques, je n'arrive plus à les contrôler.
- Et la fatigue ?
- Je la ressens toujours, même si j'ai bien dormi la nuit dernière.
- Dès ce matin, je vais voir avec Maëva et une des médecins de l'hôpital pour te faire une série d'examens. Il serait bon aussi que l'on procède à une première échographie. Il y a à l'hôpital tout le matériel nécessaire. Il y une doctoresse très compétente aussi, de ce que m'en a dit une des soeurs de Grabo : il y a plusieurs naissances par an, et beaucoup de jeunes enfants ici, ils ont donc un service bien équipé.
- Cela se comprend. Ils sont surprenants, ces pirates, n'est-ce pas, professeur ?
- Oui, et je comprends aussi pourquoi nous avons mis des années à capturer Kim Ivan et ses lieutenants ! Non seulement, leur planque est située dans l'un des endroits les plus inacessibles du système solaire, mais en plus, ils ont assuré une qualité de vie à leurs familles et à leurs hommes la meilleure possible. Même s'ils vivent dans l'illégalité, ce repère est très bien conçu.
- Professeur..., elle hésita un peu à continuer.
- Oui, Joan ?
- Vous pensez que je serai en sécurité si je restais ici ? Alors que vous iriez sur Phoebe ?
- Je le pense sincèrement, Joan. Mais il te sera peut-être possible de nous suivre sur Phoebe.
- J'aimerais, pour être avec maman. Néanmoins, si vous jugez qu'il vaut mieux m'éviter un nouveau voyage spatial, même de courte durée...
- Nous verrons cela avec la docteur, Joan. Te sens-tu prête à me suivre à l'hôpital ou veux-tu te reposer encore un peu ?
- Je peux vous suivre, professeur, moi aussi, j'ai hâte de savoir comment je vais et comment va mon bébé.

Simon bougea doucement ses tubes oculaires. Joan savait qu'à cet instant, il souriait.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 19. Oktober 2013, 15:24:16 Uhr
Coucou Limeye!

Je me disais bien, aussi, que tu avais avancé sur ce cadavre, en lisant que tu avais annoncé "Le combat des prisonniers"!  ;D ;D ;D

Si Kim commence à se douter de quelque chose, je lui fais tout de même confiance pour garder le secret!  :-X Mais ça pourrait donner lieu à une fameuse conversation avec Curtis, éventuellement!  [jump]
 
Par pitié, arrange-toi pour que les nausées de Joan soient de courte durée! Je ne souhaite cela à personne, des nausées qui durent jusqu'à l'accouchement! Heureusement, ça n'arrive que dans moins de 5% des cas...

J'espère moi aussi que le bébé va bien, et ça fait du bien de lire des passages plus "relax" de temps en temps!  Même si on sent que ce n'est que temporaire...  ;)

Bizz
Flamme
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 19. Oktober 2013, 15:46:58 Uhr
Oui, Flamme, ça commençait à me trotter dans la tête de remettre le nez sur Tyrial... de retourner un peu y promener mon clavier  ;)

et comme je suis bien partie sur ma lancée, voici un nouveau tiboutte ! Tu vas adorer...

bizz

Limeye  :)


Simon, Maëva et Joan avaient rapidement gagné le petit hôpital. Maëva fut heureuse de rencontrer des collègues et oublia bien vite qu'ils et elles travaillaient pour des pirates. La gynécologue, la docteur Louise Darmont, leur fut tout de suite sympathique et Joan se sentit immédiatement en confiance avec elle. Simon se fit discret, mais Maëva resta en compagnie de son amie pour les premiers examens. Alors que tout se passait bien, la docteur Darmont invita Joan à faire son échographie, pour en finir avec les différents examens. Maëva l'accompagna et Simon vint également. Il aurait pu avouer à cet instant qu'il était très curieux de découvrir les premières images du bébé.

La jeune femme s'allongea calmement sur le lit, découvrant son ventre encore plat.

- Bon, ça va être un peu frais, le temps d'étaler le gel, dit la docteur Darmont.

Elle secoua le petit tube, en sortit le gel transparent et commença à l'étaler sur le ventre de la jeune femme. Joan frissonna et soudain, devint toute pâle. Maëva s'en rendit compte et lui demanda aussitôt, arrêtant du même coup le geste du médecin :

- Joan ? Qu'est-ce qui se passe ? Ca ne va pas ?

La jeune femme regarda son amie, elle frissonnait légèrement. Elle avait des larmes au bord des yeux.

- Je... je...

Elle était incapable d'en dire plus. La docteur sourit et dit simplement :

- Je vous laisse quelques minutes avec votre amie.

Simon la suivit. Maëva prit les mains de Joan dans les siennes, la fixa droit dans les yeux et lui dit :

- Joan, que se passe-t-il ? Tu ne te sens pas bien ?
- Non... ce n'est pas ça. Je...

Elle secoua légèrement la tête, se reprit et finit par dire :

- Je suis ridicule, mais... oui, c'est totalement irrationnel et ridicule, Maëva, mais je... je voudrais que Curtis soit là.

Maëva sourit, la prit dans ses bras et dit :

- C'est normal. Ce n'est pas du tout irrationnel et encore moins ridicule ! Reste allongée, je vais voir avec Simon et le médecin.

Maëva sortit dans le couloir, y retrouva les deux professeurs. Simon plana vers elle.

- Que se passe-t-il, Maëva ?
- Professeur, aucun souci. Simplement, Joan voudrait que Curtis soit avec elle pour l'échographie. Ca se comprend.
- Oh oui, bien entendu ! J'ai été stupide de ne pas y penser...
- Vous avez surtout pensé qu'il était grand temps qu'elle fasse ces examens, mais pas qu'elle aurait besoin et envie de sa présence, juste pour celui-là.
- Seulement, il est occupé avec les interrogatoires, dit Simon.

Il regarda sa collègue gynécologue :

- Docteur, est-ce que ça vous pose un problème si nous revenons un peu plus tard dans la journée avec le futur père ? Il va devoir de toute façon passer au laboratoire, lui aussi doit faire une prise de sang. On pourrait en profiter.
- Bien sûr que non, aucun souci. Je n'ai pas beaucoup de patientes à suivre en ce moment, et à moins que certains des nôtres aient besoin d'une échographie, la salle d'examens est disponible dans la journée. Revenez quand vous pouvez.
- Maëva, je vais rester avec les médecins pour aider au suivi de nos compagnons d'infortune, les premiers arrivent, je pense qu'Andrew et Nekiri ont commencé à passer le mot. Peux-tu raccompagner Joan chez Myriam ? Tu resteras avec elle si tu le juges nécessaire, sinon, tu pourras toujours me rejoindre ici, nous ne serons pas trop de deux en plus. Et toi aussi, tu dois faire une prise de sang.
- Je le sais, professeur. D'accord, je vais ramener Joan.

Les deux femmes se sourirent et Maëva rejoignit Joan dans la salle d'examen.

- Joan, ça ne pose aucun problème que Curtis soit avec toi. On reviendra quand lui-même passera au laboratoire pour sa prise de sang. Je vais te raccompagner chez Myriam.

Joan lui sourit avec soulagement. Durant les quelques minutes où elle était restée seule, une phrase avait tourné en boucle dans sa tête "je suis jaloux de Eek car il est le premier à avoir entendu battre le coeur du bébé". Elle ne pouvait supporter l'idée que Curtis ne soit pas avec elle pour voir les premières images de leur enfant. D'autant plus si c'était la seule échographie de toute la grossesse à laquelle il pourrait assister s'il repartait combattre Guggenheim, la laissant ici ou sur Phoebe.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 19. Oktober 2013, 15:56:17 Uhr
Coucou Limeye!

Tu as raison, j'ai adoré, soupir...  [eyeheart] :-*

Mais tu m'as fait peur, avec les frissons et la pâleur!  [motz]

Toutefois,  l'impression globale demeure sans équivoque:  [eyeheart] [loveu] [goodjob] [chinese]

Bizz
Flamme
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 19. Oktober 2013, 16:26:15 Uhr
Coucou!

Moi aussi j'ai adoré ces deux passages! [eyeheart] [loveu] [loveya] [goodjob] [master] [chinese]. L'intérrogatoire promet aussi d'être intéressant. J'apprécie aussi l'intuition et la discretion de Kim. [threesmilies]

Tourlou!

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 19. Oktober 2013, 20:02:32 Uhr
Coucou Frégo et Flamme !

j'avais prévenu pour la louche  ;D !

je continue tant que je suis bien partie, j'ai retrouvé l'inspiration, alors profitons-en ! par contre, tu verras, Frégo, pour l'interrogatoire, j'ai pris deux options : l'un parle (Murdoch), l'autre non (Ivanov). Je te confierai bien l'interrogatoire du deuxième, si Ezra parvient à lui sortir les vers du nez, car tu as en tête tout le coup d'état, ce qui n'est pas mon cas. Par contre, tel que j'ai rédigé les choses, on peut aussi revenir après coup sur d'éventuelles révélations...

je vous livre le passage suivant, j'en ai un autre d'avance, et si je peux, je continue sur ma lancée et je pourrai certainement vous en donner d'autres demain.

bizz

Limeye  :)


Pendant ce temps, Kim, Ezra et Curtis avaient rejoint Arko et Grabo. En chemin, ils croisèrent plusieurs hommes et leur firent passer le message de faire une petite visite à l'hôpital. Arko les mena vers une petite construction fermée, avec trois ouvertures : une porte, et deux petites fenêtres, assez étroites pour faire entrer la lumière, mais trop petites pour permettre à un homme de passer.

- C'est ce qui nous sert de geôle, dit Arko. Quand on a des cocos à surveiller. C'est là qu'on a mis vos deux suspects, Capitaine. Ils ont été sous surveillance toute la nuit, ils ont pu manger, se laver et changer de vêtements. Ils n'ont pas été maltraités, bien entendu.
- Merci, Arko. Y a-t-il un endroit où on puisse mener leur interrogatoire tranquillement ?
- Oui, on va les emmener chez moi. Ce n'est pas loin. A côté de ma maison, j'ai mon "bureau". Vous pourrez le faire là-bas.
- Très bien, alors allons-y. Arko, Grabo, avez-vous vu Timarrow ce matin ?
- Non, mais on peut le faire appeler.
- Kim, pendant que nous procédons aux interrogatoires, pouvez-vous demander à Timarrow de faire quelques écoutes ? Et demander à Mala de le rejoindre ? Vous avez une salle de communication, j'imagine ?
- Bien entendu, Capitaine, dit Kim en souriant un peu étrangement.

Puis il fit signe à un homme qui passait non loin, c'était Vadek qui, ayant aperçu son chef, venait aux nouvelles pour savoir s'il pouvait se rendre utile à quelque chose. En souriant, il salua Ezra et Curtis avec simplicité. Cela étonna un instant Arko qui avait encore du mal à réaliser que Kim ait fait alliance avec le Capitaine Flam, même si Grabo n'avait pas été avare de détails pour raconter leur aventure. Mais voir certains de leurs hommes, comme Vadek, manifester le même respect et la même obéissance au Capitaine qu'à Kim, cela valait aussi toutes les preuves, tous les récits...

Vadek partit à la recherche de Timarrow et de Mala. Pendant ce temps, avec trois de leurs hommes, Arko, Grabo, Kim, Ezra et Curtis amenèrent les deux suspects chez Arko. Sa maison était, comme celle de Kim, située un peu à l'extérieur de la ville, sur un vaste terrain dégagé. Plusieurs entrepôts se trouvaient autour, et Curtis et Ezra devinèrent qu'ils devaient s'agir de lieux de stockage pour des armes et de la contrebande. Ce qu'Arko appelait son "bureau" était en fait comme une petite maison, d'un seul niveau, toute simple, située entre la maison de sa famille et les entrepôts. A l'intérieur, il y avait deux pièces principales et une plus petite. Pendant qu'ils allaient procéder à l'interrogatoire de Murdoch, c'est là que demeurerait sous bonne garde Ivanov.

Murdoch fut donc le premier à passer. Ezra, en tant que supérieur hiérarchique des deux hommes, mena l'interrogatoire. Curtis intervenait par moments. Kim restait dans la pièce, faisant office de gardien, mais aussi de témoin. Murdoch n'en menait pas large, il savait que légalement, Ezra aurait pu le faire exécuter. Il dit tout ce qu'il savait, comment Norton l'avait embarqué dans ce coup, quels ordres ils avaient reçus, comment ils avaient convenu de mener le projet de faire disparaître le Balkan, quel rôle exact jouaient Jenkins et Norton. Mais il ne put dire grand chose concernant le coup d'état lui-même, les projets de Guggenheim, ses ambitions. Au bout de près de deux heures d'interrogatoire, ils convinrent qu'il ne devait pas savoir grand chose de plus.   

Arko et deux de ses hommes ramenèrent Murdoch à la petite prison, en sortant il demanda à sa fille de préparer un café et une collation pour les trois hommes qui menaient l'interrogatoire. Elle avait entre 13 et 14 ans, et apporta rapidement le nécessaire. Kim la salua avec joie, et Ezra et Curtis la remercièrent pour l'attention. Ils discutaient tous les trois avant de faire entrer Ivanov.

Les choses se passèrent beaucoup moins bien avec lui, et très vite, ils eurent le soupçon qu'il en savait plus que Murdoch. Il commença par refuser de répondre aux premières questions du colonel, arguant qu'il ne parlerait que devant la justice.

- Laquelle ?, demanda Curtis avec fermeté. La légale ou l'illégale ?
- Tout dépend de quel côté de la légalité on se place, Capitaine, cracha-t-il. Le seul gouvernement que je reconnaisse est celui de Guggenheim ! Carthew n'est qu'une lopette ! Nous avons besoin d'un ordre nouveau !

Ezra reprit la parole :

- Vous savez que je peux vous faire exécuter pour avoir fomenté une mutinerie, pour avoir permis à des prisonniers de s'évader, pour vous être rendu complice de meurtres, de tentatives d'assassinat, de viols et de tentatives de viol, de complicité de coup d'état ? Et cela, sans passer devant un tribunal civil ? Qu'avec le major Barrett et deux de ses hommes qui sont restés fidèles - je veux dire par là, qui ne se sont pas laissés embarquer par les promesses de Miss Jenkins ni impressionner par les menaces de Norton - ainsi qu'avec des témoins, nous pouvons constituer un tribunal militaire digne de ce nom et vous juger ?
- Essayez pour voir !
- Ivanov, je vous conseille de collaborer, dit Curtis. Il vaut peut-être mieux pour vous de dire tout ce que vous savez, plutôt que vous enfermer dans le silence et le déni. Quand vous vous retrouverez face à vos juges...
- Je ne dirai rien.

A cet instant, Kim intervint :

- Capitaine, Colonel, s'il faut, nous on peut le faire parler, ce coco...

Il avait dit cela d'un ton calme, avec en regardant Ivanov d'un air menaçant. Celui-ci haussa les épaules. La torture ? Il n'y croyait pas. Jamais Gurney et le Capitaine Flam ne laisseraient faire cela. Il pouvait gagner du temps.

Ezra poussa un long soupir. Malgré la situation, il réprouvait ce genre de procédé, mais il avait aussi compris que Kim utilisait surtout une menace. Néanmoins, il se doutait qu'Ivanov n'y croirait guère...

A cet instant, on entendit frapper à la porte. C'était Arko qui revenait, avec Mala.

Curtis sortit pour parler avec son ami, Arko prit sa place pour suivre l'interrogatoire.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 20. Oktober 2013, 10:09:42 Uhr
Bonjour !

voici un nouveau passage, je continue sur Tyrial comme je peux, certainement dans la journée vu le temps gris...

bizz

Limeye  :)


- Qu'y a-t-il, Mala ?
- Chef, je voulais te prévenir de deux choses : on est resté en veille avec Grag au vaisseau comme tu nous l'avais demandé, tout s'est bien passé.
- Tu as pu te reposer un peu ?
- T'inquiète que ma vieille nounou en fer blanc y a veillé.

Curtis sourit.

- Mais là, je venais surtout pour te dire qu'avec Timarrow, on a appris des choses intéressantes. Et surtout qu'il est en mesure d'établir une liaison sécurisée avec le quartier général de Carthew sur Phoebe.
- Parfait ! Je vais prévenir Ezra de continuer l'interrogatoire d'Ivanov, puis nous passerons chercher Joan. Elle aura peut-être la possibilité de parler à sa mère, ou du moins, nous pourrons avoir de ses nouvelles.

Après avoir convenu avec Ezra et Kim que tous deux poursuivraient l'interrogatoire après une pause déjeuner bien méritée, Curtis et Mala rentrèrent chez Kim. Maëva était repartie à l'hôpital, Andrew faisait le tour de la cité avec Okapaï et invitait les hommes à se rendre à l'hôpital. Ce faisant, Joan était seule avec Myriam. Installée dans la cuisine, elles préparaient une grande marmite de viande et de légumes. Myriam avait aussi entrepris de confectionner un dessert avec des fruits frais. Toutes deux discutaient tranquillement, et Joan retrouvait chez la nièce de Kim la même gentillesse que chez son défunt frère Thomas. Par discrétion, elle n'avait pas parlé de lui avec Myriam, se disant que c'était à Kim de lui raconter les circonstances exactes de la mort de ses deux frères. Myriam lui parlait de son quotidien, simple finalement. Quand son oncle était absent (ce qui arrivait quand même souvent), elle participait comme beaucoup d'autres femmes à la vie de la cité, de leur petite communauté. Le matin, elle s'occupait des jeunes enfants, l'après-midi, elle travaillait à la maison, entretenant le jardin, ou aidant les unes et les autres. Elle n'avait pas vraiment suivi d'études, mais elle savait lire, écrire, taper à la machine, compter. Elle était loin d'être idiote. Joan n'eut pas le temps de lui demander plus en détails comment elle envisageait son avenir, car Mala et Curtis arrivèrent.

Mala afficha un sourire ravi en humant les bonnes odeurs qui se dégageaient du fourneau et s'enquit de savoir ce qui mijotait. Myriam lui répondit en riant, d'autant que l'androïde s'était lancé dans une série de compliments tous plus originaux les uns que les autres. Amusé, Curtis en profita pour s'asseoir aux côtés de Joan. Elle vint s'appuyer contre lui, il la serra doucement dans ses bras.

- Tu es allée avec Simon ce matin ?
- Oui, et Maëva.
- Comment ça va ?
- Pour l'heure, bien, mais on ne connaîtra les résultats complets des analyses de sang que demain, et pour certaines données que dans quelques jours.
- Et l'écho ?

Joan secoua doucement la tête, il sentit ses cheveux lui caresser la joue. Elle le regarda :

- Je n'ai pas voulu la faire sans toi. Simon et la docteur Darmont étaient d'accord, on pourra y aller cet après-midi, quand tu iras toi aussi pour ta prise de sang.
- Oui, c'est vrai, il va falloir que je trouve du temps pour la faire.
- Hum, bien entendu que tu vas trouver du temps ! Curt, nous ne sommes plus sur le météore ! Nous n'avons plus à lutter contre le temps !
- Dans un sens oui, mais je ne veux pas non plus en perdre pour rallier Phoebe.
- Accorde-toi le temps de souffler un peu... A quoi pourrait bien servir le valeureux Capitaine Flam s'il se présente devant le président avec les yeux explosés de fatigue, incapable de mener un vaisseau, de discuter d'une stratégie ?
- Tu sais que tu es pire que Simon et Grag réunis ?, lui dit-il avec malice.
- Et bien heureusement...

Ils se regardèrent avec bonheur et complicité, puis tendrement, il attira son visage près du sien et l'embrassa longuement, sans se soucier de la présence de Mala et de Myriam, qui échangeaient un regard entendu. Quand il abandonna ses lèvres, il lui dit simplement :

- Ok pour passer à l'hôpital dans l'après-midi. Mais avant, nous irons avec Mala et Timarrow. Nous devrions pouvoir obtenir une liaison sécurisée avec Phoebe. Tu pourras peut-être parler avec ta mère d'ici peu, mon amour.

Elle lui rendit un magnifique sourire.

- Mais avant, ça sent tellement bon ici, que je mangerai bien un morceau, Ivanov s'est montré trop coriace !
- Et Murdoch ?
- Il a dit tout ce qu'il savait, je pense. Il tient à sauver sa peau. Je ne suis pas certain que cela soit le cas pour Ivanov. Mais qu'importe ! S'il ne veut rien nous dire, de toute façon, nous le livrerons à la justice sur Phoebe.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 20. Oktober 2013, 13:08:30 Uhr
Coucou Limeye!

C'est très gris ici aussi, d'un gris mouillé...

Ce serait bien si Myriam pouvait avoir l'occasion de faire des études... Mais elle a les valeurs à la bonne place!  [goodjob]

Comme toujours, les conversations entre nos deux tourtereaux sont un régal à lire!  [eyeheart]

J'ai également une mention spéciale à faire pour la vieille nounou en fer blanc...  ;D

Bizz, bonne journée à toi et à tout le monde!
Flamme
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 20. Oktober 2013, 14:24:37 Uhr
Hello !

voici donc une nouvelle suite... j'ai toujours des idées pour continuer sur Tyrial, il y a juste un développement pour lequel j'hésite un peu, mais plus loin... Ca peut être très romantique  [eyeheart], donc à voir...

oui, j'ai bien aimé l'idée de la vieille nounou en fer blanc... ça montrait toute la tendresse des deux affreux l'un vis à vis de l'autre !

bizz et belle journée / bel après-midi !

Limeye  :)


Nekiri entra peu après chez Myriam. Curtis était content de le revoir, ils ne s’étaient pas croisés le matin, le Jovien étant déjà reparti quand lui-même s’était levé. Nekiri se servit une part de repas et s’attabla avec tous, rapportant ce qu’il avait fait le matin-même.

- Où est Kim, Capitaine ?
- Il poursuit l’interrogatoire des deux suspects avec le colonel Gurney et Arko. Timarrow a obtenu un contact avec Phoebe. Pouvez-vous venir avec nous, Nekiri, pour assister à la conversation ?
- Volontiers, Capitaine.

Le Jovien appréciait par-dessus tout que le Capitaine les associe, Kim ou l’un de ses deux lieutenants, Grabo et lui-même, aux décisions. A aucun moment, depuis qu’ils avaient atterri en catastrophe sur le météore, il n’avait pris de décisions seul. En tout cas, pas de décisions les concernant tous. Mais il était cependant un peu intrigué par l’aisance avec laquelle il se trouvait sur Tyrial, parmi les leurs. De même que sur le météore, le Capitaine se comportait avec simplicité et respect envers tous. Comme Kim quelques heures plus tôt, Nekiri en conclut aussi que cette attitude était tout à son honneur : ceux qu’il côtoyait se sentaient considérés comme des humains à part entière, des égaux. Pas des moins de rien, pas des hors-normes. "Là est sa force, aussi", en conclut simplement le Jovien.

Accompagnés donc de Nekiri et de Mala, Joan et Curtis se rendirent après le repas jusqu’au centre de communications de la petite ville. C’était un bâtiment isolé, situé en haut d’une petite colline. En l’apercevant, Curtis en conclut que les pirates étaient très bien équipés. Sans doute le matériel, les antennes, les radars, provenaient-ils de rapines, d’actes de briganderie de toutes sortes.

Ils grimpèrent rapidement et aisément en haut de la petite colline, et entrèrent dans le bâtiment. Timarrow s’y trouvait toujours. Joan lui tendit une gamelle chaude, que Myriam et elle-même avaient préparée pour lui. Il la remercia chaleureusement : il n’avait rien avalé depuis le matin, et n’osait quitter son poste, Mala ayant prévu de revenir le plus rapidement possible avec son chef.

- Salut, Tim, dit Nekiri. Ca va chez toi ?
- Oui. Les vieux étaient contents de me revoir entier, et ma douce aussi. Mais Lia a grandi !

Tim croisa le regard un peu interrogateur de Joan, il lui adressa un petit clin d’œil et dit :

- J’ai une petite fille de deux ans et demi, miss.
- Oh ! Je comprends…

Timarrow se leva, laissa sa place libre et s’installa à une petite table à côté pour manger.

- Installez-vous, Capitaine, j’ai réglé une fréquence sûre. Les codes sont devant vous. Vous pouvez ainsi tenter d’entrer en contact avec le pc de Phoebe. Mais ils doivent avoir un as avec eux, car ce n’était pas aisé ! Je ne vous garantis rien… je n’ai pas osé les contacter directement en votre absence.
- Vous avez fait du bon travail, Tim, en peu de temps. Je n’espérais pas pouvoir entrer en communication avec le Président si vite après notre arrivée. Mala me disait que vous aviez obtenu quelques informations sur la situation autour de nous ?
- Oui, le combat sur Titan a tourné court au bout de trois heures environ, de ce que j’ai compris. Apparemment, ni vainqueurs, ni vaincus. J’ai pu entendre, un peu par hasard, je pense, que Taggart tient toujours sur Jupiter, que la situation y est calme. L’armée jovienne contrôle aussi désormais parfaitement les quatre satellites. La situation paraît donc stabilisée sur Jupiter, c’est cool pour toi, Neki.
- Merci de ton attention, Tim, lui répondit-il avec un regard entendu.

Joan se demanda ce que cela cachait. Elle songea que Nekiri avait certainement de la famille sur Jupiter, et que ces bonnes nouvelles le rassuraient également, mais elle devinait qu’il devait y avoir autre chose. Autre chose d’un peu mystérieux et sans doute lié à leurs activités illégales. Elle ne posa aucune question, mais chercha du regard une chaise pour s’asseoir auprès de Curtis. Mala se rendit compte qu’elle était encore debout et s’empressa de lui en trouver une. Elle le remercia d’un sourire, l’androïde lui fit un petit clin d’œil, sans ajouter le moindre commentaire. Sans témoins, il se serait permis un petit trait d'humour.

Curtis composa rapidement les codes ; concentré, il réglait au mieux la fréquence et la qualité de la liaison. Au bout de quelques minutes, ils entendirent une série de signaux, Curtis y répondit avec une certaine logique qui échappa à tous, sauf à Timarrow. Puis une voix se fit entendre.

Joan poussa un petit cri étouffé : elle venait de reconnaître celle de Jennings.

- Veuillez-vous identifier, s’il vous plaît ?

Joan posa la main sur le bras de Curtis, il s’apprêtait à parler, mais le geste de la jeune femme le retint. Il lui laissa alors la parole :

- Jennings ?

Le silence leur répondit.

- Jennings ? Je suis Joan Randall.

Cette fois, ce fut un petit cri de surprise qui se fit entendre.

- Miss Randall ? Lieutenant Randall ?
- Oui, Jennings, c’est bien moi.
- Je dois m’en assurer avant de continuer, pouvez-vous vous brancher sur la fréquence suivante ?

Il communiqua une série de chiffres et de lettres, complexe, que Curtis s’empressa de composer. L’écran du transmetteur s’anima alors, et Jennings put distinguer deux visages qu’il espérait tant revoir : celui de Joan Randall et celui du Capitaine Flam.

- Lieutenant ! Capitaine ! Bon sang !
- Bonjour à vous, Jennings. Content de vous voir et de pouvoir vous féliciter aussi…
- Me féliciter, Capitaine ?
- Oui… je crois que vous êtes parvenus à craquer les codes du Comète ?
- Comment... Comment le savez-vous ?
- C'est une longue histoire... que nous espérons pouvoir vous raconter de vive voix, bientôt.
- Où êtes-vous ?
- En sécurité. Je tairai, par prudence, le nom du lieu où nous nous trouvons. Sachez déjà qu'une partie de l'équipage du Balkan s'en est sorti, dont le colonel Gurney et le Major Andrew.
- Bonne nouvelle !
- Est-il possible de parler au Président ?
- Je vais vous le passer, Capitaine, bien entendu.
- Merci, Jennings, mais avant... vous est-il aussi possible de prévenir Isabella Randall que Joan est là ?
- Désolé, Capitaine, elle est partie en mission... je ne peux vous en dire plus pour le moment.
- Je comprends.
- Néanmoins, elle et l'équipe avec qui elle est partie doivent me contacter toutes les vingt-heures, je lui donnerai de vos nouvelles au prochain appel.
- Merci, Jennings, dit Joan avec chaleur, masquant sa déception de ne pas pouvoir parler avec sa mère.

Jennings hocha doucement la tête, puis dit :

- Je vous passe le Président, Capitaine.
- Merci, Jennings.
Titel: les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 20. Oktober 2013, 15:14:04 Uhr
Coucou Limeye!

Quelle émotion, ces retrouvailles entre Jennings et Joan!  ;)

J'aime beaucoup aussi la façon dont tu soulignes la prise de conscience que font les pirates en voyant l'attitude de Curtis envers eux... [master]

Bizz
Flamme
 :D
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 20. Oktober 2013, 15:56:36 Uhr
Coucou Limeye!  8)

Idem! [goodjob]

En découvrant Tyrial, on se rend compte que les motifs des pirates qui sont avec Kim sont finalement très terre. Ils font ce qu'ils font essentiellement pour vivre et permettre à les leurs de vivre décement, parce que pour une raison ou une autre, il y avait un manque de choix. Je me figurais aussi Curtis se demander si parfois la justice qu'il sert sert les bonnes personnes.  [mindoubt]

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 20. Oktober 2013, 16:18:43 Uhr
Hello les filles !

oui, je pense que ce genre d'histoire peut amener à se poser beaucoup de questions... sur ce que l'on fait, ce que l'on veut faire, ce que l'on doit faire.

le choix des pirates est important, mais ils ne sont pas les seuls à devoir faire des choix. Et pour Curtis, mais aussi, Andrew, Ezra, Joan... la découverte du monde des pirates va aussi amener des réflexions. Je mets volontairement Maëva en dehors, car en tant que médecin, elle a pu être confrontée par le passé à la misère humaine, les difficultés de vie pour certains patients (je l'imagine assez ayant fait un stage d'étude dans un quartier pauvre ou pour une association humanitaire, par exemple).

je vais continuer, j'essaye d'imaginer la conversation entre Curtis et Carthew... car j'ai en tête le passage suivant (et oui, déjà  ;) )

bizz et merci de vos avis !

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 20. Oktober 2013, 21:21:13 Uhr
Et voilà la conversation entre Curtis et Carthew... j'espère que ça t'ira, Frégo ? A moins que tu n'aies songé à autre chose... Tu peux compléter si tu veux, bien entendu ! Je suis restée assez vague, un peu exprès.

Je continue, j'ai une scène "spéciale guimauve" qui attend sur le clavier  ;). Mais je ne suis pas certaine de vous la livrer ce soir, il commence à se faire tard et surtout, je me lève très tôt demain  [smhair] !

bizz

Limeye  :)


Jennings composa le code du bureau du Président, sur le canal des urgences. Ainsi, il pouvait éviter sa secrétaire. Il ne recourrait à ce canal qu'en cas d'extrème nécessité, ne voulant pas l'encombrer inutilement, car il savait que c'était aussi directement par celui-ci que Taggart notamment contactait le Président. Carthew prit aussitôt l'appel :

- Monsieur le Président, bonsoir, veuillez m'excuser, mais je vous passe une communication de la plus haute importance.
- Bonsoir, Jennings. Merci bien, mais qui... ?
- Je vous laisse le découvrir, monsieur le Président, mais je pense que vous allez vous en réjouir !

Un peu intrigué, Carthew laissa passer les quelques secondes du transfert d'appel. Il ouvrit grands les yeux et resta muet de stupéfaction en voyant le visage du Capitaine Flam sur son écran.

- Bonjour, monsieur le Président ! Ravi de vous voir...
- Capitaine Flam ! Ca alors ! Si... Si je m'attendais à vous voir !

Carthew se renversa en arrière dans son fauteuil, puis reprenant rapidement ses esprits, il se pencha légèrement en avant vers l'écran.

- Mais où diable étiez-vous donc passés ? Qu'est devenu le Balkan ? Où sont Gurney, Randall, Théron...
- C'est une longue histoire, monsieur le Président. Le Balkan s'est perdu au milieu des laves d'une petite planète condamnée. Nous sommes parvenus à reconstruire un vaisseau et à la quitter avant l'explosion. Malheureusement, la mutinerie et des conditions de survie précaires ont fait des victimes, le Commandant Théron a été l'une des premières.
- Qui est avec vous ?
- La lieutenant Randall et la docteur Sanchez sont les deux seules femmes survivantes. Le colonel Gurney, le Major Barrett ont également survécu, ainsi qu'une partie des gardiens et des ingénieurs qui étaient à bord. George Mac Clinton a pris la place de Miss Jenkins. Elle était mouillée jusqu'au cou dans le complot.
- Nous l'avons découvert en effet, mais trop tard après votre départ... Combien j'ai regretté de vous avoir tous envoyés dans cette aventure !
- Monsieur le Président, je vous raconterai les détails de tout cela d'ici peu, dès que nous aurons pu vous rejoindre sur Phoebe.
- J'ai en effet une multitude de questions à vous poser...
- Je le comprends, et moi de même. Je peux simplement vous dire que nous ne devrions pas tarder à vous rejoindre. Mais je tiens à vous annoncer cependant une bonne nouvelle : nous arriverons avec une petite armée, pas très nombreuse, certes, mais des hommes prêts à en découdre.
- Toutes les bonnes volontés sont bonnes à prendre dans notre situation.
- Je le sais. Mais je vous préviens, Président... cette troupe vous surprendra. Néanmoins, je me porte garant de ces hommes et je peux vous assurer qu'ils ne vous décevront pas.
- Je vous fais confiance, Capitaine.
- Je vous recontacterai dès que nous serons prêts à partir.
- Très bien, Capitaine. Saluez pour moi toute votre équipe, je suis heureux de vous revoir.
- Merci.

Et Curtis coupa la communication. Le Président de son côté resta un moment songeur devant son écran éteint. Il se rendit compte seulement qu'il n'avait pas demandé au Capitaine où ils se trouvaient. Et quelle pouvait bien être cette petite armée dont il parlait ? Avaient-ils trouvé un soutien inattendu en dehors du système solaire ?

"Et que sont devenus les prisonniers... ?", pensa-t-il soudain. Il soupira, résigné. Le Capitaine avait sa propre façon de mener les combats, et même s'il pouvait se vanter d'être un des hommes à le mieux connaître Curtis Newton, il savait aussi que celui-ci le surprendrait toujours et que, sans doute, cette fois, les surprises seraient encore nombreuses.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 20. Oktober 2013, 22:38:21 Uhr
Coucou!

C'est sûr, président, que les surprises seront nombreuses, vous n'en croirez pas vos yeux...  [bigeek]

Il va falloir élaborer sur cette rencontre entre le président, Curtis et son "armée", Limeye ou Frégo! Ce sera mémorable à coup sûr!

Quant à ta scène "spéciale guimauve" qui attend sur le clavier  ;D, Limeye, tu m'as vraiment mis l'eau à la bouche, j'en salive déjà!  :D J'imagine que ce sera la scène de l'échographie, avec le futur papa présent à côté de la future maman?  [knuddeln] [bussi] [eyeheart] [loveu] [loveya] [heart] [flower]

 [jump] [jump] [jump] [jump] [jump]
bizz
Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 21. Oktober 2013, 12:05:25 Uhr
Hello !

je ne sais laquelle d'entre nous écrira l'arrivée de "l'armée" des pirates sur Phoebe... pour l'heure, je n'en suis pas encore là, j'espère pouvoir vous proposer une petite suite "spéciale guimauve" tout à l'heure...

mais pour l'heure, mon estomac me rappelle à l'ordre, et vue la matinée que j'ai passée, je ne vais pas m'attarder !

belle journée !

bizz

Limeye (je n'ai plus les smileys, bouhhhh !!!! )
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 21. Oktober 2013, 13:32:41 Uhr
Et hop, un début de suite... je continue dès que je peux !

Limeye



Curtis, de son côté, se retourna vers les quatre personnes présentes dans la pièce. Joan était un peu songeuse, Mala souriait, Timarrow et Nekiri attendaient, placides. Le Jovien demanda :

- Pourquoi ne pas avoir révélé le lieu où vous vous trouviez, Capitaine ? Ni avoir dit au président quels hommes allaient vous suivre ?
- Pour votre sécurité, Nekiri, et avant tout, pour la sécurité de ceux qui sont ici, sur Tyrial. Je m'y suis engagé auprès de Kim, mais pas seulement. Je l'aurais tu de toute façon. Des troupes de Guggenheim sont dans les parages, ils tiennent Titan et Japet. Qui sait ce qu'ils feront s'ils se voient renforcés ou au contraire, s'ils devaient prendre la fuite ? Nous ne pouvons négliger qu'ils pourraient venir par ici s'ils découvraient, par manque de prudence, votre repaire. Quant à taire le fait qu'une partie d'entre vous nous accompagnera sur Phoebe, et bien disons... que c'est aussi pour réserver une petite surprise au Président, voire à son entourage. Mais cela participera aussi à ma façon de lui présenter les choses pour obtenir votre réhabilitation.

Nekiri hocha simplement la tête. Il avait compris le but de la manœuvre. 

- Bien, dit Curtis, maintenant, nous allons organiser une petite veille ici. Mala, tu vas relayer Timarrow. Nekiri, avez-vous quelqu'un d'autre de fiable qui pourrait assurer la veille ? Sachant de quoi Jennings est capable, cela m'étonnerait qu'il n'ait pas noté le moyen de nous recontacter. Et de toute façon, il faut continuer à écouter les fréquences des hommes de Guggenheim pour pouvoir préparer notre prochain voyage.
- Dis à Herman de venir, Neki, intervint Timarrow. Il n'est pas mauvais non plus pour les écoutes.
- Oui, et lui, saura tenir sa langue...

Tout les quatre redescendirent donc vers la ville. Ils se séparèrent rapidement et  Joan et Curtis se dirigèrent vers l’hôpital. Ils y retrouvèrent Simon et Maëva qui apportaient leur aide. La jeune docteur s’occupa de la prise de sang du Capitaine, puis Joan et lui se rendirent auprès de la docteur Darmont. Elle les accueillit avec le sourire, comme le matin-même et les mena jusqu’à la salle d’examen. Joan se sentait assez impatiente, Curtis plutôt curieux.

Assis à côté de Joan, il lui tenait la main, tous deux fixaient l’écran. Ils virent la petite forme repliée, le crâne déjà imposant, les doigts et les orteils formés.

- Tenez, écoutez, dit la docteur Darmont.

Elle amplifia les bruits et ils purent entendre battre son cœur. Joan serra plus fort la main de Curtis, il la regarda et lui sourit. Le médecin continuait l’examen sans rien dire de particulier, désignant parfois un détail. Quand ce fut terminé, elle dit :

- Bien. Le fœtus va bien. Vous pouvez vous rhabiller, Miss. Je vous attends dans mon bureau, la porte à côté.

Joan commença à remettre de l’ordre dans ses vêtements, mais le ton neutre du médecin n’avait pas échappé à Curtis. Il demanda :

- Il y a un souci, Docteur ?

Elle les regarda, et répondit simplement :

- Un petit, oui. Nous allons en parler, venez.

Joan tourna un visage anxieux vers Curtis, il la rassura d’un geste. Ils rejoignirent la docteur l’instant d’après.

- Voilà, leur dit-elle alors qu’ils s’asseyaient face à elle, non autour de son bureau, mais dans deux fauteuils confortables, autour d’une petite table, comme s’il s’était agi d’un petit salon : l’endroit était chaleureux, rassurant. Je m’en doutais un peu depuis ce matin, mais je voulais le vérifier par l’image. Votre bébé va bien, son développement est tout à fait normal, mais il est trop bas, et votre col est légèrement ouvert. Ce n’est pas très grave, mais il faut absolument vous reposer.

En disant cela, elle fixa Joan avec sérieux. Elle continua :

- Interdiction de porter des charges lourdes, de rester assise trop longtemps (pas plus d’un quart d’heure), de marcher longtemps. Vous devez rester allongée le plus possible, en faisant des petites coupures pour manger, votre toilette, etc… je vous autorise seulement à faire une petite promenade autour de chez Kim, ou dans le jardin, deux fois par jour, matin et après-midi, pas plus de vingt minutes à chaque fois. Nous nous verrons tous les deux jours, sauf alerte. C’est moi qui me déplacerai.
- C’est grave ?, demanda Joan, il y a des risques ?
- Vous pourriez perdre votre bébé. Il faut qu’il remonte. Ou au moins, que le col se referme. Le repos y contribue, je peux vous l'assurer. Cela arrive fréquemment, surtout quand la future maman ne se ménage pas ! C’est souvent le cas quand on a déjà un ou deux autres enfants dont il faut s’occuper…

Curtis prit la parole à cet instant :

- J’imagine que les voyages spatiaux sont déconseillés…
- Absolument. Vous aviez l’intention de retourner sur Terre ?
- Non. De rejoindre le QG de la résistance, sur Phoebe. Ce n’est pas très loin.
- Certes, mais c’est trop risqué. En tant que médecin, je ne peux pas vous laisser partir. Pas pour l’instant. Si dans quelques semaines, tout redevient normal, alors nous aviserons, mais pas avant au moins un mois, que vous ayez achevé votre troisième mois. Ce sont les semaines les plus délicates. Vous êtes fatiguée, vous avez quelques carences que nous allons pouvoir corriger aisément, mais vous devez aussi prendre le temps de réfléchir…
- Oui, docteur, oui, bien entendu, répondit Joan, un peu machinalement. Je comprends.
- Vous avez pu remarquer que si nous étions bien équipés en matériel médical, nous n’avons pas forcément beaucoup de médicaments. Ce n’est pas toujours cela que nos hommes récupèrent en premier. Mais nous compensons cela par une bonne herboristerie. Myriam connaît bien Yasmina qui s’en occupe. Je vais vous noter ce qu’il faudra prendre, vous n’aurez qu’à demander à Myriam d’aller la voir.
- Merci, docteur.

Le visage de Louise Darmont afficha un beau et chaleureux sourire :

- Soyez sans crainte. La sérénité, le calme et le repos, c’est ce qui vous conviendra le mieux. Et en étant raisonnable maintenant, vous pourrez vivre tout à fait normalement la fin de votre grossesse, marcher, vous déplacer à nouveau, faire des tas de choses. C’est l’affaire d’un peu de temps, sauf complications bien entendu. Mais je dis cela plus pour me garantir…

Curtis répondit par un petit sourire entendu. Sa main n’avait pas quitté celle de Joan, il la sentait tendue.

- Est-ce que la docteur Sanchez pourra vous aider, Madame ?, demanda-t-il, devinant que la présence de Maëva auprès d’elle rassurerait aussi Joan.
- Oui, bien entendu. Je vais lui demander de m’aider : elle prendra votre tension chaque jour, fera le suivi de vos "médicaments"…
- Merci, docteur, dit Joan d’une petite voix.
- Bien, rentrez chez Kim, maintenant et allongez-vous. Vous avez eu une journée bien chargée. Je passerai vous voir dès demain.

Ils saluèrent la docteur, puis sortirent en silence. Ils n’avaient pas recroisé Simon, ni Maëva.

Au-dehors, Curtis fut surpris par le soir déclinant : il faisait déjà presque nuit. Il n’était pas retourné chez Arko depuis le midi, mais qu’importe. Ils marchèrent en silence, se tenant simplement par la main, chacun perdu dans ses propres pensées.

Ils rentrèrent chez Kim, il n’y avait personne. Myriam avait laissé un petit mot disant qu’elle était sortie pour chercher des provisions pour le lendemain, mais que si quelqu’un rentrait et avait faim, il y avait une grande soupe de prête et de quoi faire un repas.

- Tu veux manger un peu ?, demanda Curtis.
- Pas pour l’instant, je n’ai pas très faim.

Ils gagnèrent la chambre, Joan s’allongea, le visage triste. Curtis s’accroupit face à elle, lui caressant doucement le dos de la main. Une larme roula en silence des yeux de la jeune femme.

- Ne pleure pas, ma douce, lui murmura-t-il pour la réconforter.
- Tu crois que je vais le perdre ?, hoqueta-t-elle.
- Mais non. Avec du repos, je suis certain que tout va rentrer dans l’ordre rapidement. Je ne veux pas que tu t’inquiètes inutilement.

Elle renifla. Elle avait du mal à se reconnaître. Elle se sentait perdue. Il le devina.

- Joan, je suis là. Ca va aller.
- Je vais essayer de dormir un peu, avant de manger.
- C’est le plus sage. Tu ne veux pas une tisane ?
- Pourquoi pas…
- Ok, je vais te la préparer. Je reviens.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 21. Oktober 2013, 20:13:03 Uhr
J'espère que ça ne fait quand même pas trop guimauve...  ???

des fois que vous n'en auriez pas assez, d'ailleurs, je viens de m'écouter ça :

http://www.youtube.com/watch?v=RDwsEdlSMJY

un tiboutte encore ! Ezra'time !

bizz

Limeye  :)


Quand Curtis remonta dans la chambre, Joan s’était endormie. Il la regarda un moment, songeur, posa sans bruit la tisane sur la table de nuit et redescendit. Myriam était rentrée, un peu intimidée, elle n’osa pas lui poser de questions, mais lui dit :

- Oncle Kim m’a fait savoir qu’ils n’avançaient pas beaucoup dans l’interrogatoire du suspect. Le colonel Gurney a demandé au Major Barrett de les rejoindre, le colonel et Kim vont venir se restaurer et voir avec vous comment continuer. Ils ne devraient pas tarder à rentrer.
- Je pense que Maëva ne tardera pas non plus, Myriam.
- Vous voulez manger ?
- Non, je vais les attendre.

Il ressentait le besoin d’être seul, de réfléchir. Il espérait que Simon passerait dans la soirée, mais connaissant le cerveau volant, rien n’était moins sûr : il pouvait rester aussi à l’hôpital. Curtis se rendit compte qu’il ignorait totalement comment Berenson avait passé la journée.

Il sortit dans le petit jardin, s’appuya contre le mur de la maison, les yeux tournés vers le ciel désormais bien sombre. Les étoiles brillaient faiblement, leur clarté était masquée en grande partie par la poussière des anneaux. Seul la luminosité du Soleil était suffisante pour passer à travers.

Il était inquiet pour Joan. Pas seulement pour le bébé. Il avait confiance en ce qu’avait dit Louise Darmont. Avec du repos, tout pouvait rentrer dans l’ordre. Mais il allait devoir la laisser sur Tyrial, alors qu’il avait toujours pensé qu’ils pourraient rallier Phoebe ensemble, quitte à devoir la laisser derrière lui s’il devait repartir en mission. En fait, même s’il savait possible et sûr de la laisser ici, il ne l’avait pas vraiment imaginé. La connaissant - et surtout depuis qu’ils avaient appris qu’Isabella Randall se trouvait sur Phoebe - il savait pertinemment qu’elle allait vouloir le suivre. En une journée, il avait cependant parfaitement compris que Joan serait tout à fait en sécurité sur l’astéroïde. Il ignorait encore qui de leurs compagnons de galère viendrait avec eux, du moins, précisément. Mais il pourrait laisser Joan en toute confiance à ceux qui resteraient ici.

Mais cette idée lui était insupportable ! Il se sentait tiraillé comme rarement dans son existence - la dernière fois avait été, déjà, pour Joan, quand il faisait face à ses propres sentiments - entre son devoir d’homme et son devoir de Capitaine. Il leur était impossible de rester sur Tyrial encore plusieurs semaines, il leur fallait rejoindre Carthew au plus tôt, c’était leur devoir. Personne ne comprendrait s’il retardait ce départ ou s’il restait en arrière, sauf peut-être Ezra. Et il ne pouvait emmener Joan avec lui, c’était désormais certain.

- Ce que je veux faire, je n’ai pas le droit de le faire. Et ce que je dois faire, je ne le veux pas !, souffla-t-il aux étoiles.

Une voix grave et amicale se fit entendre alors.

- Un souci, Capitaine ?

C’était Ezra. En rentrant avec Kim, il avait aperçu sa silhouette au-dehors, et après un bref échange de regards avec Kim, il était sorti. D’un pas lent, un peu lourd, dans lequel on sentait la fatigue de la journée, il s’approcha. Curtis le fixa, et malgré la nuit, ils pouvaient distinguer les traits de leurs visages.

- Oui, Ezra.
- Joan ?
- Oui. Elle doit rester au repos. Le bébé est trop bas et son col est légèrement ouvert. Rien de grave a dit le médecin, mais repos obligatoire. Port de charges interdit, stations assise ou debout prolongées, interdit. Voyage interdit.
- Pour combien de temps ?
- Tant que tout n’est pas rentré dans l’ordre, mais au mieux, un bon mois.

Ezra hocha la tête, compréhensif. Pas besoin d’en dire plus, il avait compris la situation. Et comprenait aussi parfaitement les hésitations du futur père. Il se demanda si, un jour, tous les deux pourraient connaître des moments de sérénité dans leur relation.

- Je resterai avec elle, si tu veux. Je crois que Maëva a l’intention de rester également ?
- Oui. Mais Ezra, ce n’est ni à toi, ni à Maëva de rester avec elle, c’est à moi !

Ils se fixèrent un moment, droit dans les yeux. Malgré les ombres, Ezra pouvait distinguer une sorte de rage dans ceux de son ami. Il lui posa la main sur l’épaule.

- Curt, vous venez d’apprendre la nouvelle. Ca fait beaucoup d’émotions et aucun d’entre nous n’a encore eu le temps de digérer tout ce que nous avons eu à affronter, pas même toi. N’exige pas plus de toi que ce que tu peux faire et donner ! Reste le plus possible avec Joan, demain. Andrew poursuit l’interrogatoire ce soir et en début de nuit. On a décidé de ne pas laisser Ivanov souffler. Moi, je vais me reposer un peu ici, et avec Kim, on retournera le cuisiner vers minuit. Andrew reviendra alors et se reposera à son tour. On a recueilli aussi les témoignages des ex-gardiens. Mais tout cela peut bien attendre un peu que tu en prennes connaissance, il n’y a rien de bien important à mon sens, du moins, ils savaient très peu de choses. Pour le reste, nous ne sommes pas à un jour près pour rallier Phoebe ! Carthew comprendra parfaitement aussi que nous organisions ce voyage dans les meilleurs conditions de sécurité pour nous tous, surtout après ce qu’on a connu !

Curtis ne répondit rien, il finit par soupirer. Il regarda à nouveau vers le ciel. Ezra voyait les contours de son visage se dessiner sur les lueurs provenant de la maison. Il n’ajouta rien, puis rentra. Curtis le suivit peu après.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 21. Oktober 2013, 20:38:10 Uhr
Coucou Limeye,

Ah Ezra, j'aime beaucoup le role que tu lui donnes ! Ce cote paternel dont Curtis a besoin parfois, lui va a ravir..Mais le poovre, a nouveau il va devoir faire un choix, entre son devoir et ses sentiments....Apres tout ce qui leur est arrive...

Poovre Joan aussi, j'espere qu'elle ne va pas se sentir coupable...repos force, ca ne lui sera pas facile non plus!.

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 21. Oktober 2013, 21:33:40 Uhr
 :-* avec cette chanson , rien n'est trop guimauve, j'adore [respekt] [master]  :-*
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 22. Oktober 2013, 04:15:49 Uhr
Coucou les filles!

Jamais trop de guimauve pour moi...  ;D Mais je ne suis pas une bonne référence, je crois...  [eyeheart]

Ça ne sera pas évident pour Joan, de rester allongée à ne rien faire ou presque, ni de rester sur Tyrial alors qu'elle aurait voulu aller sur Poebe...  :o

Cher Ezra... toujours aussi adorable! Toujours le bon mot, au bon moment!  [goodjob]

Bizz
Flamme
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 22. Oktober 2013, 06:38:11 Uhr
Hello les filles !

je me suis quand même demandée si je ne poussais pas le bouchon un peu loin dans la guimauve romantique  [loveu] ...

bon, j'assume, c'est pas le problème !, c'est juste que pour l'histoire... plausible ou pas ? (depuis quand on se soucie d'être plausible, et bien si  ;) !)

tout ça parce que j'avais imaginé ce genre de conversation entre Ezra et Curtis, et de mettre une fois encore le Capitaine face à la question du choix...

peut-être faudrait-il que j'envisage d'autres questions  ???

ma foi, je m'en pose des... questions ! Cherchez pas, je ne suis pas encore très bien réveillée  [unconscious]... vivement demain que je puisse dormir un peu plus tard...  :D

voici une suite, rédigée hier soir...

bizz et belle journée  [flower]

Limeye  :)



Ezra et Kim dînèrent rapidement, Maëva rentra vers la fin du souper, avec Nekiri. Elle devina rapidement qu'il y avait un souci, Ezra lui ayant fait un petit signe de connivence. Elle ne voulut pas poser de questions concernant l'absence de Joan au repas. Le chef pirate et le colonel prirent ensuite un peu de repos, pour retourner chez Arko dans la nuit. Nekiri les informa qu'il avait pu, avec Andrew et Okapaï, dans la journée, voir tous les hommes de leur aventure, y compris les ingénieurs, les gardiens. Tous passeraient dans les prochains jours à l'hôpital pour les examens.

Entendant parler de l'hôpital, Curtis demanda à Maëva comment se portait Berenson :

- Pour l'heure tout va bien, mais il est encore trop tôt pour se prononcer avec certitude. Néanmoins, je pense qu'il a désormais toutes les chances de survivre.
- Et bien, dit Curtis avec soulagement, nous aurons au moins réussi cela.
- Vous avez réussi bien plus, Capitaine, vous semblez l'oublier, lui répondit-elle.

Elle était vraiment intriguée par son attitude et le ton qu'il employait. Elle commençait à s'inquiéter pour Joan. Elle n'avait pas recroisé la docteur Darmont de l'après-midi, après leur visite. Elle ignorait tout des résultats de l'échographie.

Nekiri opina. Lui aussi trouvait le Capitaine bien dur avec lui-même. Il ajouta :

- Je ne sais ce que vous avez l'intention de faire dans les prochains jours, mais pour l'heure, je vais comme le Major Barrett reprendre mon rôle d'épicier ! Myriam, demain, tu viendras avec moi. On ira aussi voir Jade - c'est la femme d'Arko, Capitaine, Docteur - pour nous organiser pour la nourriture pour les prochaines semaines. Nous sommes bien approvisionnés, mais j'irai bien jeter un coup d'oeil dans nos stocks.
- D'accord, Nekiri, dit Myriam. Bon, je vais aller me coucher, ajouta-t-elle en bâillant. Si vous avez besoin de quelque chose...
- Ne t'inquiète pas, Myriam, nous trouverons, lui répondit Maëva avec un sourire. Repose-toi, tu as beaucoup fait depuis notre arrivée !

Nekiri la suivit peu après, et Curtis et Maëva restèrent seuls dans la grande salle.

- Maëva, il y a un souci pour Joan et le bébé, lui dit-il d'emblée, dès qu'ils furent tranquilles.
- Lequel ?

Il lui expliqua rapidement la situation et ce que la docteur Darmont avait préconisé.

- Si elle est réveillée, tout à l'heure, je reprendrais sa tension. Il faut la surveiller régulièrement. Ce n'est pas très grave, comme vous l'a dit  ma collègue, mais en effet, elle doit se reposer. Elle ne s'est pas ménagée !
- J'aurais dû...
- Qu'auriez-vous dû faire, Capitaine ? Aucun de nous ne pouvait se permettre de rester les bras croisés sur le météore. Et si ça se trouve, de toute façon, cela est dû au voyage à bord du Phénix, aux turbulences que nous avons traversées, et non à notre séjour sur le météore. Ou alors, c'est purement physiologique, cela arrive aussi. Toujours est-il qu'il ne sert à rien de vous demander ce que vous auriez dû faire, mais plutôt que nous fassions en sorte qu'elle récupère et que tout rentre dans l'ordre.
- C'est la voix de la sagesse, Maëva.
- Je crois que je vais en avoir bien besoin encore pour quelque temps..., lui répondit-elle avec un petit sourire malicieux. Allons, que diriez-vous de monter son repas à Joan et si elle se réveille, je contrôlerai sa tension. Sinon, nous la laisserons dormir et je pense que ça ne vous fera pas de mal de retrouver votre lit vous aussi. Quant à moi...
- Même programme ?
- Tout à fait !

Ils préparèrent un bol de soupe à Joan, et une part du dessert aux fruits, puis gagnèrent l'étage. Elle se réveilla en les entendant entrer, adressa un faible sourire à Maëva.

- Tu es au courant ?
- Oui, le Capitaine m'a tout raconté. Je n'ai pas revu la docteur Darmont par contre en partant ce soir, mais je me débrouillerai pour parler avec elle demain.
- Elle a prévu de passer me voir demain. Mais je ne sais pas à quel moment.
- Excellente raison alors pour rester ici... Bon, je vais te prendre ta tension, et après, je te laisse manger et dormir.
- Bien, docteur...

Quelques instants après, Maëva lui annonça :

- Elle est toujours un peu basse, mais bien équilibrée. C'est normal. Rien d'inquiétant. On verra demain matin. Dormez bien !
- Toi aussi, Maëva.
- Merci, Maëva. A demain.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 22. Oktober 2013, 10:45:50 Uhr
Un dernier tiboutte, écrit hier soir aussi. La suite... ce soir ou demain, selon...

bizz

Limeye  :)


Curtis aida Joan à s'installer, adossée aux oreillers. Elle prit le bol de soupe, elle n'avait pas vraiment faim, mais, songeant aux nausées qui la prendraient demain matin, elle se dit qu'il valait mieux avoir quelque chose dans le ventre. Au bout de quelques cuillères, elle se rendit compte que le repas lui faisait du bien. Curtis s'activait à ranger quelques affaires, se préparait pour la nuit, il voulait la laisser manger tranquillement.

Il finit par s'asseoir sur le bord du lit, face à elle. Elle reposa son bol, appuyant sa tête complètement contre les oreillers, un peu en arrière. Il lui prit la main, la regarda longuement.

- Je ne vais plus avoir le choix, dit-elle au bout d'un petit moment. Je vais devoir rester ici.
- Pas forcément pour très longtemps. Il sera toujours possible que tu ailles sur Phoebe.
- Quand vas-tu... partir ?

Il soupira. Il n'avait pas envie de parler de cela ce soir. Lui-même ne savait absolument pas encore ce qu'il allait faire, ni surtout quand et comment il le ferait. La laisser ici, partir à nouveau, courir le risque de peut-être la laisser seule face à une fausse couche, le rendait malade.

Il se rapprocha d'elle, la prit contre lui. Elle ferma les yeux, s'abandonna à sa tendresse.

- Je n'ai pas envie qu'on parle de cela, ce soir. Peut-être pour la première fois de ma vie, je ne sais pas quoi faire. Mais vraiment pas quoi faire.
- J'ai peur, Curt. Je ne sais pas pourquoi j'ai autant peur. Peut-être plus encore qu'à bord du Balkan. J'ai l'impression d'être une petite poupée de chiffon, toute molle, sans énergie, sans volonté. Faible. Mais pas seulement physiquement. Mentalement, aussi. Tout me touche, m'émeut. J'ai l'impression d'avoir des larmes au coin des cils en permanence. Qu'il suffit d'un rien pour que je me transforme en une vraie fontaine.
- Il faudra que tu le dises au docteur, et à Maëva aussi. Il y a peut-être une explication à cela. Peut-être certaines carences te rendent-elles plus faible. Je veux dire que ce n'est pas seulement le contrecoup de tout ce que nous avons vécu...
- Oui, peut-être.

Il commença à lui caresser doucement les cheveux. Il aimait tant glisser ses doigts entre ses mèches blondes, surtout celles qui ondulaient légèrement, comme entourant sa main. Elle continua, elle sentait le besoin de parler un peu :

- Je me sentais si bien, ce matin... si reposée, si apaisée... et ce soir... si perdue... comme un petit animal craintif.
- Nous avons eu une journée éprouvante, aussi, ma douce. Veux-tu que je te masse un peu le dos ?

L'idée lui plut. Elle s'allongea, un peu sur le côté, pas tout à fait sur le ventre, glissant l'oreiller sous sa tête. Myriam lui avait prêté des vêtements, mais aussi une jolie chemise de nuit en coton. Pas forcément hyper sexy, mais jolie. Curtis la fit remonter jusqu'à ses épaules, et lui couvrit les jambes et le bas du dos avec les draps. Il lui détendit chaque muscle, surtout ceux des épaules et autour des omoplates. Il comprit au bout d'un moment, à sa respiration régulière qu'elle s'était endormie. Il tendit le bras, éteignit la lampe de chevet et se coucha contre elle, la protégeant non par sa force, mais par sa tendresse.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 22. Oktober 2013, 11:13:15 Uhr
Coucou Limeye!

Fondue!  [heart] [loveu] [eyeheart] [bussi] [imsorry] [knuddeln]  :D ;D

Bizz
Flamme
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 3. November 2013, 04:48:46 Uhr
Coucou Frégo, O-tho, je vois que vous êtes là, coucou aux autres pour plus tard !

insomnie, je me suis donc remise dans cette histoire... voici une suite, avec une petite révélation concernant Kim...

bizz et bonne lecture ! Dites-moi si je m'enferre trop moi aussi  ;)

Limeye  :)


En milieu de nuit, Kim et Ezra se relevèrent. Ils s'installèrent à la cuisine, se préparèrent une bonne dose de café, mais aussi des sandwichs pour tenir pour le reste de la nuit. Le visage un peu tendu du colonel inquiéta Kim. Quelque chose clochait, il aurait aimé savoir de quoi il retournait. Il se demandait si Miss Randall n'avait pas un souci de santé, ce qui aurait pu expliquer l'inquiétude du Capitaine, du Colonel et l'attention que lui portait la Docteur Sanchez. Il allait poser une question à Ezra lorsque la porte s'ouvrit. C'était Simon qui rentrait.

- Oh, bonsoir, Kim, Ezra. Je ne pensais pas trouver quelqu'un debout à cette heure.
- Bonsoir, professeur, répondit Kim. Nous nous relevons pour poursuivre l'interrogatoire d'Ivanov.
- Qu'en est-il ?
- Murdoch a révélé tout ce qu'il savait, je pense, continua Ezra. Mais Ivanov nous donne du mal. Andrew et Grabo ont dû continuer à le cuisiner toute la soirée, nous allons les relayer.
- Je comprends.
- Comment ça se passe à l'hôpital ?, demanda Kim. Comment va Bérenson ?
- Il va bien. Son état s'est stabilisé depuis que nous avons atterri. Je pense qu'il s'en sortira. Quant aux analyses de sang, nous en avons effectué une partie. La plupart de vos hommes sont en bonne santé, Kim. Et pour certains, il ne faudra pas grand-chose pour les remettre en forme. Certains gardent encore des traces de blessures survenues lors du chantier, mais rien d'alarmant.
- Merci pour votre aide, professeur. Votre participation et celle de la Docteur Sanchez sont certainement très appréciées des médecins.
- C'est notre devoir, Kim. Je suis passé voir Grag au vaisseau. Tout est calme, mais il commence à s'ennuyer. Il va falloir que je lui donne quelque chose à faire. Où est Mala ?
- Au poste de communications, répondit Ezra. Curtis l'y a laissé pour prendre le relais de Timarrow pour les écoutes.
- Oh, bien.
- Si vous pensez avoir besoin de votre robot pour quelque chose, professeur, je peux placer un ou deux hommes à bord du Phenix. L'astroport est de toute façon sous surveillance, je peux la faire renforcer. Vous craignez quelque chose ?
- Je ne voudrais pas que l'on nous fausse compagnie...
- Il faudrait être fou pour piloter autour de Tyrial sans aide... Il n'y a pas grand-monde à pouvoir le faire, même parmi mes hommes.
- Certes, mais nous devons rester sur nos gardes.
- Je donnerai des ordres, demain, et Grag pourra quitter le Phenix.

Kim se resservit un café, puis alors que le silence se prolongeait, il osa poser la question qui le démangeait.

- Professeur, Colonel, nous sommes ensemble depuis plusieurs semaines. Je vous ai fait confiance, comme vous m'avez confiance, et le Capitaine aussi. Je vous ai ouvert les portes de mon refuge, je sais que vous ne nous trahirez pas, et je ne supporterai pas non plus que quiconque ici tente quelque chose contre l'un d'entre vous. Cela ne me regarde peut-être pas, mais vous êtes en quelque sorte mes invités, or depuis quelques jours - cela a commencé à bord du Phenix -, je mesure que vous êtes soucieux pour Miss Randall. Cela m'intrigue et je vous l'avoue, me soucie également. Qu'en est-il ?

Ezra et Simon échangèrent un "regard". Ezra poussa un léger soupir, mais ce fut Simon qui prit la décision de répondre à Kim :

- Sans me tromper de beaucoup, Kim, je pense que Curtis accepterait que je vous dise ce qu'il en est. Miss Randall est enceinte, et il y a quelques complications. J'ai parlé avec la Docteur Darmont, en fin de journée.

Simon, en prononçant sa dernière phrase, s'était adressé autant à Kim qu'à Ezra.

- Curtis m'en a parlé un peu hier soir, Simon. Il est inquiet, mais surtout...
- Indécis ?, demanda Simon.
- Oui.

Ezra poursuivit, pas fâché de mettre Kim Ivan dans la confidence : le chef pirate pouvait peut-être proposer quelque chose, qui les aiderait tous à prendre une décision.

- Elle ne va pas pouvoir quitter Tyrial, en tout cas, pas avant plusieurs semaines. J'ai proposé de rester avec elle, je sais que la Docteur Sanchez restera aussi, quoique décide de faire le Major Barrett. Maëva vous fait parfaitement confiance et se sent en sécurité ici, elle restera aux côtés de Joan, c'est son devoir de médecin, mais aussi... par amitié.
- Je comprends. Mais le Capitaine, lui, ne sait que faire...

Simon plana légèrement au-dessus de la table, vint s'y poser.

- Cette aventure nous a déjà tous placé devant des choix draconniens. C'en est un de plus pour Curtis, dit-il.
- Pouvez-vous me dire ce qu'il en est exactement ?
- Elle risque une fausse couche si elle ne se repose pas. Tout peut rentrer dans l'ordre, avec du repos. Mais pour cela, il faut du temps.
- Le temps, murmura Kim, nous n'avons cessé de nous battre contre lui... Quoiqu'il en soit, je peux vous garantir la sécurité de Miss Randall et de la Docteur Sanchez. De toute façon, aucune de nos femmes ne supporterait que l'un d'entre nous s'en prenne à une autre femme. Toutes veilleront sur elles, à leur manière. Mais nous prendrons aussi le temps d'aller sur Phoebe. Je comprends le sens du devoir qui pousse le Capitaine, mais il faut aussi qu'il réfléchisse à ses différents devoirs.

Le chef pirate resta un temps songeur. Puis il reprit :

- Quelque part, je suis responsable de la mort de mes deux neveux, mais aussi de mon beau-frère. Ma soeur et lui auraient pu mener une vie tranquille, sur Mars, si, en écoutant mes récits de jeune pirate fougueux et en voyant les richesses que je ramenais de mes expéditions, celui-ci n'avait pas voulu me suivre. Il est mort dans une embuscade, laissant ma soeur avec trois enfants, dont un attardé mental. Mais au lieu d'en tirer la vraie leçon, j'ai continué ! J'ai voulu apporter à ma soeur et à ses enfants un avenir à l'abri du besoin. Ce n'est pas la seule raison pour laquelle j'ai fait ce que j'ai fait, mais c'en est une. Seulement, Mickey et Thomas m'ont suivi... Et maintenant, le résultat, c'est que Myriam n'a plus d'autre famille que moi. J'ai contribué à ce que mes neveux deviennent orphelins. J'assume tous mes choix personnels, mais je sais que je suis responsable de trois morts, mon beau-frère, mes deux neveux, et indirectement, de la maladie de ma soeur. Sans le souci qu'elle se faisait, elle serait peut-être encore en vie aujourd'hui. Alors que l'on soit chef pirate ou un capitaine épris de justice et de liberté, il ne faut pas s'enferrer. Je sais que le Capitaine met de côté bien des préoccupations personnelles, mais il s'agit là d'une vie dont il est entièrement responsable. Et cela compte parfois bien plus qu'un combat que l'on mène ou la soif de richesses.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 3. November 2013, 05:41:38 Uhr
Merci Limeye pour cette suite!  [eyeheart] [goodjob] Encore du grand Kim Ivan!J'aime vraiment ce que nous avons fait avec ce personnage!  8) J'ai quelques idées concernant la suite côté résistance et Guggenheim.

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 3. November 2013, 09:25:19 Uhr
Coucou Frégo !

moi aussi, j'aime ce que nous avons fait de ce personnage ! J'ai repensé pour écrire ce passage à une de tes réflexions, quand tu disais que la mort de Thomas et de Mickey pouvait être vécu comme un drame personnel pour lui.

Je te laisse continuer sur la résistance et Guggenheim, j'ai hâte de savoir ce qu'il va advenir d'Isabella et Emma d'un côté, et de Brubaker de l'autre...

je poursuis le récit concernant Tyrial petit à petit, j'ai encore quelques idées...

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 3. November 2013, 10:19:41 Uhr
Voilà donc une petite suite, j'en ai une autre en réserve que je peaufine. Pour plus tard dans la journée  ;) car nous n'avons pas qu'un seul couple d'amoureux "à bord"...  ;)

bizz

Limeye  :)


Andrew ne fut pas fâché de voir arriver Kim et Ezra. Ivanov, malgré la fatigue et les longues heures d'interrogatoire, sans aucune pause autre que celle qui lui avait été accordée pour manger, tenait bon. Il refusait désormais de répondre à la moindre question, se murant dans le silence. Les dernières heures de la nuit ne le verrait pas changer d'attitude. Le Major regagna avec soulagement la maison de Kim, Grabo et lui firent un bout de chemin ensemble.

- Sacré morceau !, dit Grabo. Mon beau-frère aurait les moyens de le faire parler, mais nous rebutons à de tels usages. Parfois, nous y avons été contraints, pour des questions de sécurité, pour nous, mais aussi pour les nôtres. Mais là, c'est différent.
- Oui, dit Andrew. De toute façon, le Capitaine ne laisserait pas utiliser des procédés...
- Dites-le carrément, Major, la torture.

Andrew opina :

- Il sait des choses, sinon, il parlerait. Des choses importantes. Peut-être pas essentielles, mais importantes.
- Je partage votre avis. Enfin, peut-être que Kim et le colonel auront plus de chance que nous...
- Nous verrons demain, dit Andrew avec son détachement habituel.

Ils se séparèrent alors que Grabo arrivait près de chez lui.

- A demain, Major, et bonne nuit à la docteur Sanchez !, ajouta-t-il avec un mince sourire, un peu énigmatique.
- Hum, je pense qu'elle va bien dormir, en effet, sans vouloir me vanter...

Grabo rit légèrement, et Andrew se fit la remarque que c'était la première fois qu'il l'entendait rire.

- Vous avez bien choisi, Major. Faut pas laisser passer la chance, quand elle est aussi mignonne et intelligente que Miss Sanchez...
- Je n'avais pas l'intention de la laisser passer non plus...
- Pourtant, Miss Jenkins a tenté de vous embrigader, elle aussi...

Andrew le regarda avec stupeur.

- Ah, désolé, Major, je ne voulais pas vous rappeler de mauvais souvenirs. Mais vous savez, elle a essayé à peu près avec tout le monde, y compris moi-même. Mais des garces comme elle, j'en ai croisé plus souvent qu'à mon tour, alors, je sais les repérer...

Et il fit un simple signe, portant un doigt à son front, en guise de salut, avant de disparaître dans les ombres qui entouraient sa maison.

Andrew resta immobile quelques secondes, puis reprit son chemin. Chez Kim, tout était calme. Il restait du café, mais ne fut pas tenté : il avait plutôt besoin de sommeil, mais mangea un morceau, avant de regagner sa chambre. Maëva dormait profondément. Tout en se déshabillant, il la regarda. Il aimait son petit visage, fin, ses yeux en amande. Elle n'avait pas les formes parfaites d'Amanda, ni même les jolies formes de Joan, plus élancée, plus musclée. Mais il aimait son naturel, son sens de l'honneur et du devoir, proche du sien. Il admirait aussi son courage, sa ténacité, son abnégation, son souci des autres. Et il aimait aussi comment elle le regardait, l'infinie douceur qu'il pouvait lire dans ses yeux. La nuit passée - cela lui sembla déjà loin ! -, elle avait été si tendre et passionnée à la fois.

Il se glissa silencieusement à ses côtés, ne voulant pas la réveiller car il se doutait qu'elle non plus n'avait pas chômé à l'hôpital, et qu'elle avait besoin de sommeil. Mais elle se retourna bien vite et vint se blottir contre lui avant qu'il ne s'endorme, cherchant l'abri de ses bras. Il l'enlaça avec joie, et frémit quand il l'entendit murmurer :

- Andrew... j'ai envie de faire l'amour...
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 3. November 2013, 13:50:53 Uhr
Je vous avais promis un tiboutte pour ce midi (enfin, un midi européen  ;)) en fait, je ne vais pas tout à fait tenir ma promesse : ce n'est pas un "ti", mais un "long", mais enfin, je pense que vous me pardonnerez  :D

bizz

Limeye  :) : Maëva et Simon's time !


Curtis se réveilla avant Joan. Elle avait dormi comme une masse et lui aussi. Il mesurait pleinement le besoin de repos qu'ils avaient, et se dit que ce devait être le cas de tous ceux qui avaient partagé cette aventure, même si les ex-prisonniers avaient sans doute récupéré un peu du dur labeur de la construction du vaisseau lors du vol jusqu'à Tyrial. Tous aspiraient à souffler, et repartir d'ici peu... Il soupira intérieurement. La question reviendrait, lancinante, il le savait. Il regarda Joan, endormie face à lui. Jamais encore, il ne s'était senti si indécis, si tiraillé. Depuis qu'elle était entrée dans sa vie, elle bousculait beaucoup de choses, beaucoup de certitudes. Mais elle lui apportait aussi une vraie raison d'exister, de poursuivre son combat. Elle lui apportait aussi une vraie richesse, un bonheur rare et précieux, qu'il n'avait pas connu jusqu'alors. Elle était la seule femme capable de le suivre, de le comprendre aussi. Ce qu'ils vivaient depuis plusieurs semaines avait, pour lui, encore renforcé ce sentiment de complémentarité qu'il éprouvait avec elle. Elle lui était autant essentielle que le reste de l'équipe. Sans elle... les blessures des hommes se seraient infectées, il aurait certainement fallu recourir à des amputations ; sa présence, féminine, comme celle de Maëva, avaient certes contribué à aiguiser certains bas instincts masculins, mais avait aussi eu un effet réconfortant et apaisant sur d'autres. A beaucoup, les deux jeunes femmes avaient rappelé une épouse, une mère, une petite amie... parfois une fille ou une nièce. Il le comprenait d’autant mieux depuis qu’ils étaient ici, qu’il pouvait découvrir cette petite communauté, qui, au fond, ne vivait pas différemment de bien d’autres populations qu’il avait rencontrées au cours de ses voyages, de ses explorations.

"Les hommes ont besoin de retrouver aussi leurs familles, leurs enfants, leurs parents, leur compagne", songea-t-il. "Ce ne sera facile pour aucun d'entre eux de repartir, et de s'engager dans une aventure bien différente de celles qu'ils ont vécues jusqu'à présent. Beaucoup vont le faire par sens du devoir, pour protéger aussi les leurs. Ils vont se battre avant tout pour leur famille. Et moi ? Est-ce que je vais me battre pour Joan ? Pour notre enfant ? Qu'est-ce que cela signifie exactement que se battre pour eux ? Comment puis-je me battre pour eux ?"

Il ferma les yeux, un instant. Une émotion puissante le saisit, et il sentit, chose infiniment rare, une larme embuer son regard. "Je veux voir naître et grandir notre petit, mon amour. Je veux être avec toi. Je ne veux pas te laisser derrière moi, vous laisser derrière moi."

- Curt ?

La voix légère de Joan lui fit rouvrir les yeux. Elle y vit son émotion, même s’il s’efforça de la cacher bien vite. Pas assez cependant, et elle devina ce qui le tourmentait. Elle n’oubliait pas ce qu’il lui avait dit, qu’elle et l’enfant resteraient sa préoccupation première. Elle vint se blottir contre lui, il l’entoura de ses bras, déposa un baiser léger sur sa tempe.

- Tu as bien dormi ?
- Oui, ça va. Mais je n’ai pas envie de me lever, pas encore.
- De toute façon, tu dois rester couchée le plus possible.
- Et il y a les nausées. Il y a des plantes qui aident à contrer les effets des maux de ventre, mais je ne sais pas si on peut vraiment les utiliser en cas de grossesse.
- Yasmina le sait certainement. Je suggèrerai bien à Maëva d’accompagner Myriam ce matin, pour la rencontrer.
- C’est une bonne idée. De toute façon, Maëva sera très curieuse de faire sa connaissance…

Il laissa glisser sa main sur son épaule, attendit un peu, puis dit :

- J’ai plusieurs choses à voir, à faire aujourd’hui, mon amour, mais je te promets de passer le plus de temps possible avec toi.
- Fais comme tu peux, tu sais, je vais obéir au médecin. Pour l’heure, je ressens vraiment le besoin de repos, mais quand je serai plus en forme, il faudra que je trouve de l’occupation tout en restant allongée.
- On pourra certainement t’en trouver, lui dit-il en lui souriant, allez, je me lève, tu veux que je t’amène le petit déjeuner au lit ?
- Non, je me lèverai tout à l’heure.

Mais ce fut Maëva qui revint auprès d’elle la première.

- Bonjour, Joan, comment te sens-tu ce matin ?
- Bonjour, Maëva, j’ai bien dormi, malgré tout.
- Tu as les traits plus détendus, en effet. Je vais reprendre ta tension avant que tu te lèves. Mais si tu veux rester couchée, je peux voir avec Myriam à t’installer une petite table pour déjeuner.
- Je ne veux pas causer de soucis.
- Tu nous en causes déjà, alors un peu plus ou un peu moins…

L’air sérieux de Maëva interloqua une seconde Joan, puis elle éclata de rire. Maëva rit aussitôt avec elle, contente d’avoir apporté de la gaieté à son amie. Quand elles furent un peu calmées, Joan se souvint qu’elle avait promis à Curtis de parler de ses faiblesses morales à Maëva.

- Tu sais, Maëva, j’ai l’impression que physiquement, je vais récupérer. Plusieurs jours de repos, du bon sommeil, ça ira. Je sais que ce ne sera pas suffisant pour le bébé, qu’il faudra que je reste allongée encore plus. Mais j’ai un autre souci…
- Lequel ?
- Je me sens très fragile. Ce n’est pas dans ma nature, dans mes habitudes… cela me perturbe beaucoup, et je crains que cela n’aide pas Curtis. Il se fait déjà beaucoup de souci pour moi, pour le bébé, même s’il ne le montre pas, ou peu.

Maëva s’assit sur le bord du lit, et prit la main de son amie entre les siennes.

- Joan, peut-être depuis longtemps, peut-être même pour la première fois de ta vie, tu dois faire passer ta propre vie avant celle des autres, tu dois penser à toi. C’est perturbant. Et les hormones jouent aussi beaucoup durant une grossesse. Une femme enceinte ne se comporte pas comme elle le fait habituellement. Bien entendu, il y a certains petits à-côtés qui font souvent sourire, les envies irrépressibles de manger certaines choses, des coups de pompe inattendus… Tu dois aussi ressentir des douleurs particulières, non ? Dans la poitrine ?
- Oui, mes seins sont lourds, durs…
- Ca va passer, ça ne dure pas. Pour les nausées, aussi.
- Curt proposait que tu ailles avec Myriam voir Yasmina, elle pourra peut-être proposer certaines préparations… Mais tu dois aussi aller à l’hôpital et…
- Tttt, Joan. Ce que je dois faire, je le sais. Et pour l’heure, je ne connais que deux personnes qui ont vraiment besoin d’aide : Berenson et toi. Berenson est en de meilleures mains que les miennes à l’hôpital, avec un chirurgien très compétent et une infirmière qui le suit en particulier. Je peux donc rester avec toi. Pour ce qui est des analyses et des examens des hommes qui étaient avec nous, il n’y a pas de grands risques : nous faisons plus là un contrôle de routine. S’il faut mettre un ou deux jours de plus pour faire toutes les analyses, ce ne sera vital pour personne. On n’a pas contracté de maladies infectieuses, il n’y a pas de grosses carences, de scorbut ou ce genre de choses, par exemple. Donc ma présence, si elle peut être une aide, n’est pas pour autant absolument nécessaire là-bas, alors qu’elle l’est ici, auprès de toi. Mais j’irai avec Myriam, en effet. Je veux pouvoir réaliser moi-même les préparations qui te seront nécessaires.
- Je vais me faire chouchouter…
- Parfaitement ! Je parlerai avec la docteur Darmont, également. Et dis-toi une chose, Joan. Si tu veux rendre les choses plus faciles pour Curtis, mieux tu prendras soin de toi, plus vite tu récupèreras, et mieux ça ira pour lui aussi. Il veut prendre soin de toi, lui aussi, à sa manière, et c’est tout à fait normal. Mais lui aussi doit se faire à l’idée qu’il va être père… toi, tu sais depuis plus longtemps que lui que tu attends un bébé, même si la situation que nous avons vécue ne t’a pas permis de vivre cette nouvelle comme on le fait habituellement, du moins, les premières semaines. Maintenant, tu peux envisager les choses plus sereinement. Profites-en. Pour que lui aussi, en profite. Même s’il part pour Phoebe, de toute façon, ça ne se fera pas demain. Et plus vite tu récupèreras, plus vite nous pourrons aussi les rejoindre là-bas, plus vite tu pourras retrouver ta mère.
- Je sais… merci, Maëva, de me rappeler certaines réalités…
- C’est aussi mon rôle, et pas seulement en tant que médecin, ajouta-t-elle avec un petit sourire. Quant à ton "blues", tes "faiblesses morales" comme tu dis, c’est aussi lié à des carences que tu as, cela, on peut s’en occuper aisément et rapidement. Laisse-toi le temps de récupérer, de bien de reposer, et cela disparaîtra vite. Quand tu te sentiras mieux, que tout danger sera éloigné pour ton bébé, tu verras, tout cela ne sera plus qu’un mauvais souvenir, et tu pourras profiter de ta grossesse. Il n’y a pas que des désagréments ! C’est aussi un merveilleux moment à vivre dans une vie de femme !
- Tu voudrais des enfants, toi aussi, Maëva ?
- On parlera de cela une autre fois, car je commence à avoir faim, je n’ai pas encore déjeuné, et toi, veux-tu te lever ou préfères-tu manger ici ?
- Je veux bien descendre, même si je ne peux pas rester debout bien longtemps, j’ai aussi envie de me lever un peu.
- Ok, alors allons-y.

Quelques minutes plus tard, les deux jeunes femmes gagnaient la cuisine. Andrew dormait encore, mais Kim était revenu. Le visage du chef pirate était sombre, Maëva le devina en colère. "L’interrogatoire doit mal se passer", songea-t-elle. Cependant, quand il les vit entrer, elle et Joan remarquèrent qu’il se détendait et il les salua en souriant. Joan se sentit émue, car il lui adressa un regard qu’elle ne lui avait encore jamais vu. En un flash, elle revit son père. Le regard de Kim lui rappela aussi ceux qu’Ezra avait parfois pour elle. Elle se demanda si Kim avait deviné quelque chose la concernant, ou si c’était seulement qu’il s’inquiétait de la voir fatiguée, après toutes ces épreuves. Elle savait que le chef pirate l’admirait, qu’il avait veillé aussi à sa protection et à celle de Maëva, et que si un de ses hommes avait osé porter la main sur l’une ou l’autre, il l’aurait payé très cher. Kim était un homme de parole. Un chef pirate, peut-être, mais un homme de parole, généreux et intelligent, un homme plus fiable que certains des ronds de cuir qu’elle avait parfois l’occasion de croiser lors de soirées ou de réunions au siège des Neuf Mondes. Elle se sentit réconfortée, non pour elle-même, mais pour Curtis : si Kim le suivait, elle pourrait compter sur lui autant que sur Grag, Mala et Simon…

Elles avaient interrompu une conversation entre Kim, Curtis et Simon, au sujet d’Ivanov. Alors qu’elles s’installaient, ils reprirent :

- Il ne veut rien lâcher, Capitaine. Malgré la fatigue. Il nous a dit en tout et pour tout trois mots au colonel et à moi-même. Je ne sais comment faire…
- On va continuer. Andrew vous relaiera à nouveau, Kim. Ezra aussi a besoin de repos.
- Je vais demander à Grabo d’y retourner, Arko risquerait de trop s’emporter… même si les menaces peuvent parfois être suivies d’effet. Arko a le sang chaud ! Mais c’est un homme de confiance, également.
- Je vous proposerai bien quelque chose, dit Simon. Je ne sais si cela donnera des résultats, mais cela nous évitera peut-être de longues heures d’interrogatoire.

Tous et toutes écoutaient maintenant Simon avec attention.

- Nous pourrions lui rappeler certaines réalités commises par Guggenheim et ses hommes. Nous pourrions par exemple lui parler de la fameuse petite épingle…
- Nous en servir ?, demanda Kim, interloqué.
- Juste le menacer : lui rappeler ce qui arrive à ceux qui ne portent pas de protection.
- C’est une idée, dit Curtis. De toute façon, nous pouvons toujours essayer. J’irai avec Andrew, mais d’abord, je voudrais passer voir Mala, savoir s’il y a eu d’autres nouvelles et …
- J’irai voir Mala, dit Simon. Je vais aussi relever Grag de sa veille à bord du Phénix. Il pourra procéder à l’interrogatoire d’Ivanov avec l’épinglette, sans faire courir de risques à quiconque. Je peux aussi rester avec Grag pour cela. Kim, vous me parliez hier de renforcer la surveillance à l’astroport ?
- J’ai donné des ordres en ce sens, en revenant de chez Arko. Vous pouvez donc récupérer Grag quand vous le voulez, professeur.
- Très bien, dit Simon. Kim, nous vous laissons vous reposer. Vous en avez besoin.
- Merci, professeur, ce n’est pas de refus. Un olibrius comme celui-là a de quoi me donner de l’urticaire !

Curtis s’était assis contre son dossier. Il fronçait les sourcils. Telles que les choses se présentaient, Simon était en train de manœuvrer pour l’obliger à rester ici. Qu’est-ce que Simon avait à l’esprit ?

Il attendit que Kim ait quitté la pièce pour demander à Simon :

- Bien, Simon. Tu récupères Grag, tu vas aux renseignements auprès de Mala, fais-le se reposer un peu aussi, ensuite, tu mènes l’interrogatoire… Maëva, vous irez voir Yasmina avec Myriam, ce matin si possible… ?
- Sans souci. Nous pouvons y aller dès que nous aurons terminé le déjeuner. Où est Myriam ?
- Elle était en train de se préparer, répondit Simon. Elle a déjeuné avec son oncle. C’est donc parfait. En allant au poste de communications, je ferai un détour par l’hôpital et je préviendrai la docteur Darmont, Maëva, que vous allez voir Yasmina. Je lui demanderai de ne pas passer avant la fin de matinée pour voir Joan, que vous soyez là.
- Très bien, professeur.
- Simon ?
- Oui, mon garçon ?, dit le cerveau volant en tournant ses tubes oculaires vers lui.

Maëva eut alors le sentiment qu’une sorte de joute se déroulait entre eux deux.

- Tu prends donc ma place pour l’interrogatoire et…
- … et toi, tu restes ici. Avec Joan. Tu me fais confiance ?
- Bien entendu, mais…
- Il n’y a pas de mais. Nous sommes assez nombreux pour que tu accordes la priorité à Joan durant quelques temps. Je ne veux pas entendre la moindre discussion à ce sujet. Allez, je vous laisse.

Et sans un mot de plus, Simon sortit et se dirigea d’abord vers l’astroport.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 3. November 2013, 15:14:59 Uhr
Tee! Hee! ;D

Quel  ratoureux ce Simon! [devil] [eyeheart] [goodjob]

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 3. November 2013, 21:31:14 Uhr
 [imwithstupid] coucou frego

ratoureux? kezako?

SInon l'entretien est bien mené, Curtis tout bouleversifié, le pauvre et Maeva qui  se réveille au bon moment.. [loveya]

Du coup tu vas nous concocter un tête à tête  [eyeheart] , un rendez vous médical [afraid] déchirant ou trouver une méga astuce pour que tout le monde règle le problème de se séparer sans se séparer?  [respekt] [pop] [jump]

La petite larme [eyeheart] trop mignon, mais bon la grossesse elle va durer combien de temps ?Car normalement les nausées ce n'est que dans les deux premiers mois et l'ouverture du col est très précoce dans ce cas..Cela ne se voit pas, pourquoi ne peut-elle se mettre sur le ventre? Tu ne nous prépare pas une anomalie génétique liée à leur passage sur cette planète avec un enfant mutant?  :o

Je te chambre ou je te chambre pas [suspicous] [devil] ? héhé

bizz [jump] [jump] [hello]

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 3. November 2013, 21:53:47 Uhr
Coucou Limeye!

J'aime beaucoup la façon que tu as de revenir aux personnages, d'en faire le tour, et Dieu sait qu'il y en a beaucoup... Je m'attache toujours plus à ce cher Kim, et je suis très contente qu'il soit dans le secret!  [goodjob] [chinese] J'adore voir Curtis commencer à penser différemment, en fonction du bébé,  [knuddeln] [bussi]voir Maëva et Andrew ensemble,  [eyeheart] [loveu] constater l'autorité subtile mais indéniable de Simon, envers son garçon... [diploma] Ne pas laisser le choix est une tactique éprouvée...

Elaine, tu m'as fait rire avec ton enfant mutant, sorti de ton mauvais esprit! Pas besoin d'en rajouter après toi, hi, hi, hi!  [rolllaugh] ;D

Bizz
Flamme
 [flower] vivace en toute saison!
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 4. November 2013, 06:54:49 Uhr
Hello les filles !

hé oui, Simon a pris les choses en main... si on peut dire  ;)

pour Elaine : je n'avais pas pensé à l'anomalie génétique liée à leur séjour sur la planète... sinon, Joan est à environ 9-10 semaines de grossesse. A cette période, on peut encore avoir des nausées (c'est du vécu), même si en effet, ça va commencer à s'estomper. Mais je connais des mamans qui ont été malades tout le temps de leur grossesse, et si elle ne s'est pas couchée sur le ventre, c'est juste parce qu'elle se sentait mieux un peu de côté, rien à voir avec son ventre  ;) !

je ne sais pas encore comment je vais faire pour la séparation. Tout dépend aussi de ce que Frégo va concocter du côté de la résistance. Ca peut amener des changements. C'est aussi pour cela que j'avance un peu "au jour le jour" de leur séjour sur Tyrial, ce qui me permet aussi de décrire comment vivent les pirates et leurs familles.

Flamme : oui, Kim aurait fini par être dans la confidence. Un moment, j'ai envisagé que ce soit via Myriam qu'il l'apprenne, car la petite, elle aussi, va finir par avoir des doutes, entre la visite à Yasmina pour les plantes, les questions que Maëva posera à cette dernière et les visites régulières de la Dr Darmont...

quant à Simon... non, il ne lui a pas laissé le choix ! Et cette fois, pas de dialogue possible, ni de négociations. C'est comme ça, c'est comme ça  ;) !

bon, et les autres maintenant, vous allez me dire ? Et bien voilà de leurs nouvelles aussi...

bizz et belle journée  [flower]

Limeye  :)


En descendant la rampe du Phénix, Simon et Grag aperçurent deux silhouettes venant vers eux. C'était Vadek et George Mac Clinton. Ils se saluèrent et Vadek demanda :

- Professeur, je ne sais pas trop ce que fait Kim, s'il a besoin de nous ou pas. Je n'ai pas vu Grabo non plus... alors, je venais par ici avec George, si vous avez besoin d'aide à quelque chose...
- Kim et Grabo ont été très pris par les interrogatoires que nous avons commencés hier avec Ivanov, Murdoch et les ex-policiers. Ivanov nous donne du mal et Grag et moi allons prendre le relais d'Ezra. Mais d'abord, nous allons au centre de communication pour récupérer Mala.

Vadek hocha la tête. Simon poursuivit :

- Voyez plutôt avec Nekiri, Kim est parti dormir. Mais êtes-vous allés à l'hôpital pour la prise de sang tous les deux ?
- Pas encore, dit George. Il y avait déjà beaucoup de monde hier, quand nous avons été prévenus.
- Alors commencez par cela. Je vais m'y rendre également, après avoir récupéré Mala.
- Comment va Berenson ?, demanda Vadek.
- Mieux, et je pense qu'il s'en tirera. Il est entre de bonnes mains.
- Nous avons de bons médecins, ici. C'était une nécessité absolue. Surtout avec les familles.
- Comment vont Miss Randall et Miss Sanchez ?, demanda à son tour George Mac Clinton.

Simon le regarda un moment avant de répondre.

- Elles se reposent, dit-il simplement. Elles en ont besoin. Allons, nous avons à faire.

Simon et Grag les laissèrent partir vers l'hôpital, et se rendirent au centre de communication. Mala était heureux de les voir, il avait besoin de bouger. Timarrow arriva juste après le professeur et Grag, et s'installa pour prendre la relève. Mala avait veillé seul durant la nuit, le dénommé Herman ayant passé tout l'après-midi et une bonne partie de la soirée avec lui. Mala avait tout de suite sympathisé avec cet homme, à l'humour corrosif. Ils avaient bien rigolé ensemble, comme de vieux amis.

En repartant vers l'hôpital, les trois Futurmen devisaient avec entrain :

- Jennings m'a rappelé dans la nuit. Il m'a donné un autre code, plus sûr pour les communications. Il m'a aussi transmis des données cryptées pour le Capitaine, faudra que tu vois ça avec lui, professeur.
- Bien, c'était urgent ?
- Non, pas de ce qu'il m'en a dit. Il s'agit en fait d'une sorte de compte-rendu que le Président a préparé pour lui, pour lui donner les grandes lignes de la situation de la résistance.
- Bien, c'est important. Tu iras les transmettre à Curtis.
- Où est-il ?
- Chez Kim. Avec Joan.
- Vous laissez les amoureux entre eux !, blagua Mala.
- Par nécessité. Mala, Grag, l'heure est grave. Il y a des complications pour Joan.

Les deux complices n'avaient plus du tout envie de rire et fixèrent le professeur avec anxiété. Il leur exposa rapidement ce qu'il en était, alors qu'ils approchaient du petit hôpital. Plusieurs hommes se trouvaient à attendre, pour les prises de sang. Grag et Mala restèrent à l'extérieur, pour ne pas encombrer les lieux, pendant que le professeur se rendait auprès de Louise Darmont, et du médecin qui suivait Berenson. Il ressortit une vingtaine de minutes plus tard. Pendant ce temps, Grag et Mala avaient discuté discrètement. Grag manifestait déjà son inquiétude pour Joan et le bébé :

- Notre pauvre Joan ! Avec tout ce qu'elle a déjà subi... pourvu que tout se passe bien, que ça rentre dans l'ordre comme le pense le professeur.
- Ouais. Déjà que le chef se faisait du souci avec cette histoire de Guggenheim..., ajoute Mala.
- Il ne va pas savoir quoi faire, je suis certain qu'il est déjà en train de se poser plein de questions...
- Je pense aussi. Surtout si Joan ne peut pas voyager avant quelques semaines, ça veut dire qu'elle va rester ici, pendant que nous, on ira sur Phoebe, et ensuite, qui sait où nous devrons nous rendre...
- Le chef ne pourra pas rester avec elle. Il faudrait que l'un d'entre nous reste.
- Je suis d'accord avec toi, tas d'ferraille. Seulement, il aura besoin de nous... surtout de toi, d'ailleurs.
- Toi aussi, tu lui es utile.
- Oui, mais là, réfléchis un peu si ta cervelle d'acier te le permet. Phoebe n'est pas dans les grands anneaux, mais nous serons peut-être amené à nous y rendre, il aura besoin du Comète, il aura besoin de toi pour piloter le Comète. Ici, Joan n'est pas en danger. Elle n'a pas besoin de ta force pour être protégée.
- Tu as raison, gomme balloune. Ici, elle aura plus besoin de quelqu'un pour lui tenir compagnie, l'amuser, lui rendre plein de petits services, comme...
- ... comme la tenir au courant de ce qui se passe, lui transmettre des nouvelles du chef.
- Ok. On va en parler avec le professeur.
- Oui. Et au pire... on obligera Ook et Eeg à rester avec elle.
- Tu sais que tu en as dans ta cervelle d'élastique ?

Les deux complices échangèrent un regard amusé, lorsque la voix particulière de Simon retentit derrière eux :

- Qu'est-ce que vous êtes en train de manigancer tous les deux ?
- On cherchait une solution au problème du chef, dit Grag.
- Quel problème ?
- Ben, Joan et le bébé, dit Mala. Je vais proposer au chef de rester avec elle.
- Maëva restera, et Ezra s'est proposé également.
- Ezra ne pourra pas rester : il est en service. Carthew ne comprendrait pas plus qu'il reste en arrière que si c'était le Capitaine qui restait sur Tyrial, même pour Joan ! Alors que moi...
- Vous êtes incorrigibles !
- Professeur !, s'exclama Mala. Vous nous avez demandé de veiller sur Joan ! Alors, c'est ce qu'on fait.
- Bon, bon. Nous verrons cela plus tard, avec Curtis. Maintenant, allons nous occuper d'Ivanov. Mala, va voir Curtis, donne-lui les nouvelles, dis-lui que Berenson va bien, que la docteur Darmont passera voir Joan en fin de matinée.
- Bien, professeur. Je vous rejoins après ?
- Oui, sauf si Curtis t'envoie ailleurs.

Alors que Mala s'apprêtait à tourner les talons, Grag l'interpella :

- Oh, vieux chewing-gum ! Dis à Joan que je pense à elle et que j'espère qu'elle se repose bien !
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 4. November 2013, 12:35:16 Uhr
Coucou Limeye!

J'ai pris mon déjeuner dans la bonne humeur, en lisant les réflexions de nos deux loustics! Quelles adorables fripouilles, inquiètes, dévouées...et capables de reconnaître les qualités de l'autre!  [eyeheart]

J'imaginais bien Mala s'entendre avec Herman comme larrons en foire... l'humour est un langage universel et facilite bien des échanges!  [rolllaugh]

Cher George... sa sollicitude envers Joan et Maëva est touchante, et j'aime bien le temps d'arrêt que prend Simon avant de répondre...  :D

Je serais curieuse de voir le contenu du compte-rendu...  ???

Bizz, bonne journée!
Flamme
 ;)


Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 5. November 2013, 21:17:57 Uhr
Coucou LImeye,

J'aime vraiment bien comme tu ecris les scenes avec les 2 lascars! C'est a celui qui en rajoutera pour veiller sur Joan!  :P
Mais leur coeur est au boin endroit pour sur!
Neamnoins, cela reste une prise de tete pour Curtis....Et comment preparer au mieux leur retour sur scene...

o-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 6. November 2013, 11:06:11 Uhr
Coucou les filles !

Flamme : je pense ne pas te laisser trop longtemps dans l'expectative concernant le rapport envoyé par Carthew. Je vais m'y atteler au prochain passage.

O-Tho : Pour l'heure, suite des échanges entre Grag et Mala... ou comment embrouiller son Capitaine pour parvenir à ses fins !

Mala la joue sur un autre registre que Simon, mais finalement... enfin, vous verrez, vous me direz ce que vous en penser !

bizz et belle journée  [flower]

Limeye  :)


Mala se dirigea vers la maison de Kim. Il continuait à réfléchir. Bien entendu, il était toujours prêt à en découdre et se battre contre les troupes de Guggenheim n’était pas pour lui déplaire. Il se voyait bien participer à des opérations commandos pour empêcher le "vieux" de s’approvisionner en Daminthor, ou pour faire sauter des centres de communications, mais si le Capitaine accepte qu’il reste sur Tyrial, alors il le fera aussi volontiers. Pour lui comme pour Grag, même s’ils aiment l’aventure, les expéditions, les explorations, leur raison d’exister est avant tout leur chef. Et depuis quelques années, Joan.

"Maintenant qu’ils nous font un petit, va falloir être sérieux. Ils vont vraiment avoir besoin de nous. Et qui sait ? Si Guggenheim apprenait que nous sommes ici, que Joan est ici… s’il découvrait le repère des pirates ? On ne sait jamais… hum, c’est un bon argument pour que je reste ici, mais il faut que je le présente de manière aussi à ne pas inquiéter plus le chef. Ca le mettrait encore plus dans le doute."

Quand Mala arriva chez Kim, Curtis était en discussion avec Nekiri. Joan s’était rallongée après le déjeuner. Curtis fut content de voir Mala, qui lui remit la clé et un petit lecteur contenant les données transmises par Jennings.

- Tiens, chef, voilà les nouvelles de la nuit. Dites, Nekiri, il est vachement sympa, votre gars, là, Herman.
- Ah oui, c’est un joyeux drille ! Je pense, un des plus drôles d’entre nous. Je me doutais que vous vous seriez bien entendus !
- Ca, ils ont dû nous entendre rigoler, les voisins en-dessous…
- Bon, dit Nekiri. Capitaine, je vous laisse. Je vais voir Arko et Jade, je reviendrai pour déjeuner ce midi.

Une fois le grand Jovien partit, Mala rapporta plus en détails et plus sérieusement ce qu’il avait fait durant la nuit.

- Merci, Mala, je vais regarder ça tranquillement, ça va m’occuper.
- T’es coincé, ici, m’a dit Simon.
- Hé oui… en même temps, il n’a pas tort. Mais je compte sur toi pour me tenir au courant. Tu vas rejoindre Simon et Grag chez Arko, des fois qu’ils auraient besoin de ton aide pour l’interrogatoire. Ezra m’a parlé aussi d’avoir obtenu les témoignages des policiers, Willis et les autres. Il faudrait que tu me ramènes ce document, j’étudierai tout cela dans la journée.
- Comment va Joan ?
- Elle se repose, c’est ce qu’elle a de mieux à faire pour le moment. Elle a plutôt bien dormi, malgré tout.
- Tu pensais qu’elle aurait mal dormi ?
- Oui, qu’elle serait inquiète…
- Je comprends, dit l’androïde en soulevant sa casquette.
- La Docteur Darmont va passer tout à l’heure. Je ne m’attends pas à des changements par rapport à hier, mais elle verra certains détails avec Maëva, notamment concernant les plantes médicinales.
- En tout cas, ici, ce sera difficile de nous trouver. On peut au moins être plus tranquille.
- Oui, c’est vrai. Il faut vraiment le vouloir pour venir sur Tyrial. Nekiri me disait qu’ils étaient installés là depuis longtemps. Au début, c’était juste une planque pour les pirates, pour y laisser du matériel, et le fruit de leurs rapines, avant de le dispatcher, de le distribuer à tous, aux familles. Puis un jour, c’est devenu plus difficile pour certaines familles, qui ont été menacées par une bande rivale. Alors, ils les ont amenées ici. C’était peu après le décès du beau-frère de Kim. Et maintenant, même si ce n’est pas la panacée, au moins, les familles sont en sécurité. Et ils laissent toujours des hommes pour les protéger. Pas forcément beaucoup, mais quelques-uns. Si Kim part toujours avec ses hommes, Grabo ou Arko se relaient notamment pour rester. Mais Nekiri m’a dit que le chef, quand Kim est absent, c’est Jade, la femme d’Arko.
- On n’a pas encore eu l’occasion de la rencontrer.
- Non, je l’ai juste aperçue lors de l’interrogatoire d’Ivanov. Elle a du tempérament, m’a dit Nekiri.
- Il en faut certainement pour faire tenir toute cette petite communauté…
- Oui, prendre des décisions quand les hommes sont absents, s’occuper des gamins, des malades quand il y en a. Et parfois, il y a des choix plus difficiles à faire, face à la mort de l’un d’entre eux. Ca a été le cas lors du décès de la sœur de Kim. Elle était très malade, souffrait beaucoup, les médecins étaient impuissants. Elle est tombée dans le coma, il a fallu prendre une décision en l’absence de Kim, alors que Myriam avait tout juste 13 ans, Thomas 17 et que Mickey avait suivi son oncle. Ce n’était pas facile.
- C’est là qu’on voit aussi la solidarité qu’ils ont mise en place, comment ils tiennent.
- Oui, mais à long terme, est-ce vivable ? Quel avenir ont leurs enfants ? Tu vois, Myriam, elle est intelligente, vive, que peut-elle devenir ? Fille de pirate, sœur de pirate, nièce de chef pirate… à part épouser un pirate… qu’elle attendra des mois, en s’occupant des enfants, en aidant les autres ici… alors qu’elle pourrait faire autre chose.
- S’ils sont ici, c’est aussi parce qu’ils y ont été contraints, chef.
- Oui. A cause d’hommes comme ceux qui gravitent autour de Guggenheim, qui s’abritent derrière de belles idées, parlent de liberté, de justice et de démocratie, mais n’hésitent pas à faire vivre leurs semblables dans la misère pour toujours plus de profit…
- Ca fait réfléchir, hein, chef ?
- Comment ça, Mala ?
- Ben… quelque part, on s’est battu avant pour maintenir et protéger la démocratie des Neuf Mondes, mais en le faisant, on a aussi servi indirectement les intérêts de ces gros richards. Même si Carthew fait de son mieux, il y aurait quand même un sacré nettoyage à faire dans la bureaucratie et dans l’establishment !
- Tu n’as pas tort, Mala. Ce coup d’état va aussi être l’occasion de repartir sur de nouvelles bases, pour tous… C’est aussi cela que je veux faire comprendre à Carthew en arrivant sur Phoebe avec les pirates. Lui faire comprendre que la liberté, pour certains, n’est pas un vain mot. Que c’est une réalité, un combat de tous les jours pour la survie.
- Tu comptes partir quand ?

Curtis soupira. Encore et toujours la même question.

- Je ne sais pas, Mala. Pour l’heure, on ne s’est pas du tout occupé d’équiper un vaisseau. On a géré d’autres urgences. Et puis, les hommes méritent du repos, de retrouver leurs familles, au moins pour ceux qui partiront avec nous.
- Et plus tard nous partirons, plus longtemps nous resterons auprès de Joan aussi, ajouta Mala.
- C’est exact, mais je ne dois pas faire passer des considérations personnelles au premier plan.
- Tu ne peux pas la négliger non plus.
- J’essaye de concilier les deux. Mais je sais que je devrai la laisser derrière moi, j’espère juste qu’elle aura récupéré et que son souci sera en train de s’arranger, quand nous partirons. Je serai alors plus serein de la laisser derrière nous.
- Dis-moi, chef. Mettons qu’on parte d’ici deux semaines environ, hein. D’ici là, elle ira peut-être mieux.
- Oui, mais même si elle va mieux, la docteur Darmont refuse qu’elle voyage avant un bon mois, peut-être plus. Et une chose est certaine pour moi, Mala, je ne veux lui faire courir aucun risque et au bébé non plus. Si elle doit rester deux mois ici, elle restera deux mois ici. Si c’est trois, ce sera trois.
- Je comprends bien, mais ce que je voulais dire, c’était que si elle va mieux quand on partira, ça voudra dire aussi qu’on pourra revenir la chercher plus rapidement.
- En effet.
- Donc, en fait, le temps que tu arrives sur Phoebe, que l’on vérifie le Comète : parce que bon, entre les tentatives pour y entrer menées par les sbires de Guggenheim, - je ne me fais aucune illusion à ce sujet -, que tu prennes la pleine mesure de ce qui se passe dans le système solaire, que tu causes avec Carthew, il se passera un peu de temps avant qu’on reparte en mission, non ?
- Sauf urgence, en effet, je pense que cela se passera un peu comme ça. Surtout que la situation militaire peut encore évoluer… d’ailleurs, je pense que le plus sage sera d’abord de faire le ménage autour de Saturne, de la rendre aussi sûre que l’est désormais Jupiter. On peut donc imaginer, sauf changement de situation, que l’on reste dans le coin dans un premier temps.
- En fait, si on y réfléchit bien…
- Oui, Mala ?
- Tu n’aurais pas forcément besoin de moi au début ?

Curtis regarda son ami avec de grands yeux étonnés.

- Où veux-tu aller ?
- Ben, je resterai bien ici pour veiller sur Joan, tu vois ? Tu emmènerais Grag et Simon, bien entendu, Ezra, Andrew, plus les autres qui voudront aller avec toi. Mais moi, tu pourras facilement me remplacer.

Curtis fixa son ami, puis éclata d’un grand rire.

- Alors, là, je vois d’ici le tableau… Grag fera une crise de jalousie, il ne cessera de ronchonner en disant que tu fais ton fainéant sur Tyrial pendant que lui, va au turbin…
- Non, non. Je pense que Grag ne sera pas jaloux. Lui, il veillera sur toi et Simon, et moi, je veillerai sur Joan et le bébé. C’est une bonne répartition des rôles, non ?

Curtis souriait toujours.

- Bon, on reverra ça plus tard. Allez, file rejoindre Simon et Grag, ramène-moi les données des interrogatoires. Ensuite, tu te reposeras de ta nuit de veille et tu iras retrouver Timarrow. Si ça ne t’ennuie pas, je préfère que tu restes au poste de communication la nuit, ça permet à Timarrow de se reposer et de passer du temps avec sa famille.
- Pas de souci, chef ! En attendant, veille bien sur Joan !
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 6. November 2013, 11:43:13 Uhr
Coucou Limeye!

J'aime vraiment Mala dans ce passage! [eyeheart]. Il apporte toujours une dimention émotionnelle et relationnelle et sociale dans ses interventions. Il a, comme Crag, le soucis de prendre soin des autres. Les êtres artificiels dans l'univers du Capitaine Future sont souvent plus humains que les humains! ;D

A+

Frégo  8)

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 7. November 2013, 03:17:40 Uhr
Coucou les filles!

Frégo, ton dernier commentaire est si vrai! Et ça semble si naturel, ça me semble aller de soi, tellement cette humanité fait partie intégrante de leur personnalité...  [eyeheart] [knuddeln]

Bravo Limeye, les dialogues entre Curtis et Grag ou Otho à propos de Joan et du bébé ont toujours plusieurs effets sur moi: tendresse, joie, humour... j'adore!

Bizz
Flamme
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 7. November 2013, 08:11:13 Uhr
C'est un des grands plaisirs en écrivant que de jouer sur les caractères de ces deux personnages que sont Grag et Otho ! Quand une scène approche où ils vont figurer, il y a un petit bonheur à imaginer ce qu'ils vont dire ou faire, et ça coule de source !

J'ai encore pas mal de petites idées pour continuer sur Tyrial, mais Frégo, surtout, n'hésite pas à m'arrêter si je vais trop loin ou si tu veux insérer des passages sur la résistance ! Je pense que tu peux les amener à n'importe quel moment par rapport à mon propre récit.

Il y a juste un petit correctif que je vais apporter à un passage précédent... quand j'ai parlé de la situation de Phoebe : j'ai vérifié hier, ce satellite n'est pas du tout dans les anneaux. Je vais donc corriger légèrement le dialogue entre Grag et Mala à ce sujet...

nouveau tiboutte !

bizz

Limeye  :)


Curtis avait un léger sourire aux lèvres en entrant dans la chambre. Joan était allongée, mais ne dormait pas. Myriam avait promis de lui chercher des livres, mais la jeune fille était bien occupée et n’avait pas eu le temps de le faire. Curtis s’assit devant une petite table qu’il avait montée et qui pourrait servir à Joan pour poser quelques affaires ou manger, si jamais elle ne prenait pas ses repas avec eux. Il y déposa le disque de données, décrypta rapidement le document envoyé par Carthew.

Joan l’observait, elle voyait sa concentration, devinait qu’il était en train de décoder quelque chose. Quand il posa son menton dans sa main, elle lui demanda :

- De quoi s'agit-il ?
- Cette nuit, Jennings a transmis à Mala tout un ensemble de données de la part du Président. Il s'agit notamment d'un état des lieux précis de la situation politique et militaire dans le Système solaire. Hum, cela correspond à ce que nous savions déjà plus ou moins, avec quelques précisions. Mercure, Mars, Vénus et la Terre sont bien aux mains de Guggenheim. Ils ont tenté d'entrer sur Tycho, mais ont échoué. Pas d'autres tentatives depuis, du moins, de ce qu'ils en savent. C'est déjà ça.
- Tu n'en es pas surpris.
- Non, depuis que nous avons appris le coup d'état, je m'attendais à ce qu'ils aient fait des tentatives pour entrer sur Tycho. Au moins, cela signifie que tout le temps que nous avons passé à protéger la base n'était pas du temps perdu.
- Tu étais inquiet ?
- Disons que si Guggenheim avait à son service un gars comme Jennings... tôt ou tard, il serait capable de briser les codes de Tycho. Espérons que ce ne soit jamais le cas... et heureusement, la base n'est pas seulement protégée par des codes.

Joan sourit légèrement.

- Pour le reste, voici des détails sur la situation concernant Saturne. Toujours un important foyer de pro-Guggenheim au nord, très actifs. Japet et Titan toujours entre leurs mains, et des attaques nombreuses contre Hypérion, mais aussi Rhéa... hum, ils cherchent à s'emparer des mines de Rhéa... Il faut vraiment faire le ménage autour de Saturne.
- Y a-t-il eu des attaques contre Phoebe ?
- A priori, non.
- Phoebe est très bien défendu.
- Oui, c'est un très bon choix que d'y avoir installé le QG de la résistance : le satellite est assez éloigné des autres et notamment des anneaux, il se trouve en ce moment entre Neptune et Saturne. Il est facile de s'en dégager si nécessaire. Et de par sa position, il est un peu un point central dans l'ensemble du système solaire.
- Quelle est la situation sur Jupiter ?
- C'est confirmé que Taggart et Quale ont repris les commandes. Mais des combats important s'y déroulent toujours dans les environs. Guggenheim veut mettre la main sur Jupiter.
- Si tel était le cas, il aurait une puissance phénoménale !
- A condition que Taggart ne saborde pas sa flotte...
- S'il en venait à cette extrémité, ce serait très dur pour lui et pour ses hommes.
- Oui.

Curtis continuait à lire, en silence, les données qui s'affichaient sur le petit écran. Il en faisait un bref résumé à Joan au fur et à mesure qu'il en prenait connaissance.

- Pluton, Neptune et Uranus sont du côté du Président, elles se sont déclarées en faveur de la légalité. Oh !
- Qu'y a-t-il ?
- Hum, je ne sais pas si cette nouvelle va faire très plaisir à Grag...
- Laquelle ?
- Et je t'avoue qu'elle me chagrine aussi un peu... Le Président a envoyé une petite troupe, dont ta mère, sur Uranus, à bord du Comète... Voici donc la mission secrète dont Jennings n'avait pas pu nous parler.
- Ils vont tenter de couper les approvisionnements de Guggenheim en Daminthor.
- Oui, c'est cela. Et rencontrer une certaine Dr Balah Ahr...
- Celle qui a mis au point un antidote contre les effets du Daminthor.
- Exactement.
- Elle est danger. Si Guggenheim le découvre...
- Ils vont certainement tenter de la ramener sur Phoebe.

Joan soupira. Elle pensa à sa mère, partie à son tour à bord du Comète. Elle eut un petit sourire, un peu triste, se demandant si elle prendrait ses quartiers dans son ancienne cabine. Elle comprenait l'inquiétude de Curtis, le risque que le vaisseau tombe aux mains des hommes de Guggenheim n'était pas négligeable. En même temps, la petite troupe pouvait difficilement trouver meilleur vaisseau pour mener à bien cette expédition...

- Ah, autre chose... un petit document... bon dieu !

Curtis resta sans voix en découvrant le petit film réalisé par Annie Bonnel juste avant sa mort. Son regard se voila de tristesse en découvrant ce qu'il était advenu de la secrétaire du Président. "Brave Annie... vous étiez la douceur et l'efficacité incarnées. Vous devez beaucoup manquer au Président, et vous nous manquerez beaucoup aussi. Soyez assurée que votre sacrifice n'aura pas été vain ! Guggenheim porte beaucoup de morts sur la conscience, mais la vôtre...", songea Curtis, amer. Il revisionna le petit film avec beaucoup d'attention, nota soigneusement que l'épinglette portée par Guggenheim était la même que celle retrouvée par Mac Clinton, il remarqua aussi les visages hagards ou rayonnants de ceux qui se trouvaient soit en-dehors, soit sous le dôme lumineux. "Le Daminthor... ils pompent l'énergie des autres..."

Il fronça les sourcils, une idée lui venait...

- Que regardes-tu ?
- Un document assez terrible, ma douce. Je ne vais pas te le montrer dans ton état. C'est Annie Bonnel qui a pu filmer une réunion au sommet de Guggenheim, on voit bien comment fonctionne la captation d'énergie, les visages hagards des "vidés"...
- Pourquoi ne veux-tu pas que je le regarde ?
- On comprend aussi comment Annie est morte, ma douce.

Le visage de Joan se ferma, les larmes lui montèrent aussitôt aux yeux. Curtis se promit de crypter le document, pour qu'elle ne soit pas tentée de le regarder. Il se leva et vint s'asseoir à ses côtés.

- Elle était si courageuse... pourquoi n'est-elle pas partie avec le Président ?
- Souviens-toi qu'elle nous avait un jour parlé de son mari...
- Oui, il était malade... peut-être mourant ces dernières semaines, murmura-t-elle. Elle n'a pas voulu l'abandonner.
- Et elle a lutté à sa manière.
- Maman, Emma, Jennings... lui doivent d'être encore en vie.
- Le Président aussi. Nous ne l'oublierons pas.

Il la serra tendrement contre lui. La mort d'Annie était un coup dur pour eux. "Combien d'autres de nos amis vont tomber...", songea Curtis. "Et nous ? Nous ne sommes pas à l'abri..."

- Je t'aime, lui murmura-t-il tendrement, en enfouissant son visage dans ses cheveux, et en la serrant encore un peu plus contre lui.

Ce fut un léger coup à la porte qui les sortit de leur étreinte. C'était Ezra. Il était réveillé et venait aux nouvelles. Il était prêt à repartir "cuisiner" Ivanov si nécessaire.

- Bonjour Curtis, bonjour Joan, dit-il en entrant.

Son sourire disparut aussitôt en voyant le visage encore humide de larmes de Joan.

- Qu'est-ce qui se passe ?
- On vient de découvrir la mort d'Annie Bonnel, dit Curtis. Le document est très dur, Joan ne l'a pas vu, mais la nouvelle l'affecte...
- Ezra...

Le colonel s'approcha, et s'assit sur le bord du lit, lui prit la main et la tapota doucement.

- Nous devons être comme elle, Joan, courageux comme elle l'a été. Nous ne l'oublierons pas.
- Oui, bien sûr...
- Ezra, je voudrais que tu apportes ce document à Simon et Grag. Ce sont eux qui poursuivent l'interrogatoire d'Ivanov en utilisant l'épinglette. Ce que montre ce petit film pourrait les aider à le faire parler, peut-être ignore-t-il ce qu'est le Daminthor, ce qu'il produit. Ca pourrait lui faire peur.
- Ok. As-tu besoin de moi pour autre chose ?
- En revenant, passe voir au centre de communication. S'il y a d'autres nouvelles et demande à Timarrow d'envoyer un message à Jennings pour lui faire savoir que j'ai bien reçu le dossier du Président et que j'en prends connaissance. Je vous ferai un compte-rendu plus tard, quand nous serons tous réunis. Si tu vois Grabo, profites-en pour lui dire qu'il y aura réunion au sommet chez Kim en fin de journée. Ensuite...
- Il faut aussi que je fasse faire ma prise de sang, dit Ezra. Avec les interrogatoires, je ne m'en suis pas encore occupé.
- Bonne idée. Après... et bien, je pense que tu auras bien rempli ta journée avec cela !
- Vous n'avez besoin de rien ?
- Non, merci, Ezra, dit doucement Joan. Je pense que Maëva et Myriam ne vont pas tarder à rentrer, et je devrais aussi recevoir la visite de la Docteur Darmont.

Ezra hocha la tête, lui déposa un baiser sur le front et ressortit de la chambre.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 7. November 2013, 12:32:29 Uhr
Coucou Limeye!

Mon coup de cœur va à Ezra pour cette séquence!  [goodjob] [eyeheart] [knuddeln] Beaucoup d'admiration aussi pour Annie et Jennings...  [master] [chinese]

Bizz et bonne journée!
Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 7. November 2013, 20:53:55 Uhr
Coucou Limeye,

Beau resume de la situation! Les pions se mettent en place sur l'echiquer, ca planifie, decisions pour bientot...Et Ivanov, tu fais durer le suspens! Il va cracher le morceau ou pas?  ;D

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 7. November 2013, 21:12:01 Uhr
bonsoir les filles !

je ne sais pas encore exactement ce qu'Ivanov connait... je réfléchis un peu au rôle qu'il peut jouer, à ce qu'il pourrait révéler d'intéressant ou pas.

je vous livre un autre tiboutte, toujours en compagnie d'Ezra...

bizz et bonne fin de journée !  [goodnight]

Limeye  :)


Ezra finissait de déjeuner, Kim l'avait rejoint, lorsque Maëva et Myriam rentrèrent, suivies peu après par la Docteur Darmont. Les deux médecins se rendirent rapidement auprès de Joan, et Curtis rejoignit ses amis autour de la table. Il fit part à Kim des nouvelles reçues dans la nuit. Kim se montra tout à fait d'accord pour organiser une petite réunion avec ses lieutenants, et à la surprise de Curtis et d'Ezra, il proposa aussi que Jade soit présente, aux côtés d'Arko.

- C'est elle qui dirige notre communauté en notre absence, dit Kim. Et bien souvent, je n'ai pas mon mot à dire concernant l'organisation de la vie ici, ajoute-t-il avec un petit sourire. Elle doit être au courant de ce qui se trame autour de nous.
- Je comprends, dit Curtis, un peu curieux aussi de faire vraiment connaissance avec la femme d'Arko.
- Je vais accompagner le colonel, dit Kim, et je vais essayer de retrouver Nekiri. Si vous dites que Jupiter tient toujours tête à Guggenheim, il serait bon que Neki puisse être en contact avec les siens là-bas. Taggart pourrait recevoir un soutien... inattendu.
- Je vous laisse voir cela avec Nekiri, dit Curtis. Mais rappelez-lui qu'il n'y a aucune obligation...
- Il le sait. Et il sait parfaitement aussi où se trouve son devoir, Capitaine, cela vous pouvez en être certain.

Curtis hocha la tête et laissa partir les deux hommes. Mala n'était pas encore revenu, Maëva et Louise Darmont étaient toujours avec Joan. Il aida Myriam à faire un peu de rangement, s'inquiéta de savoir comment elle parvenait à nourrir tout ce monde arrivé subitement chez elle.

- Myriam, si tu as besoin d'aide pour quoique ce soit, n'hésite pas à me le dire. Je pourrais demander à Mala ou à d'autres de t'aider. Certains ont tellement donné de leur personne que ça leur fait bizarre de ne plus rien avoir à faire...

La jeune fille le remercia d'un sourire, et apprécia grandement son aide.

Pendant ce temps, Ezra et Kim avaient rejoint Simon et Grag. Ils n'assistèrent pas vraiment à l'interrogatoire, à cause des risques d'être exposés à l'épinglette, mais quand Simon prit connaissance du petit film tourné par Annie, il dit très gravement :

- Pauvre Annie... ce petit film va peut-être nous aider à faire parler cet homme ! Il sait des choses... On va se servir de ce que vous avez fait, Annie ! Et il va parler.
- Professeur, dit Kim, en fin de journée, il faut qu'on se retrouve tous chez moi. Le Capitaine veut nous faire un compte-rendu des documents fournis par le Président et que l'on en discute pour décider de ce que l'on fera les prochains jours.
- Bien. J'espère vous apporter alors des aveux... intéressants. Nous serons là.

Comme Simon jugeait qu'il n'avait pas besoin d'eux, Kim et Ezra repartirent, chacun de leur côté. Ezra se rendit d'abord à l'hôpital. En sortant, il croisa George Mac Clinton. Il discuta un peu avec lui, l'informa des dernières nouvelles parvenues à leur connaissance. George s'inquiéta encore une fois de Joan. Ezra décida alors qu'il était temps de mettre les choses au clair avec le jeune ingénieur.

- George, vous savez que vous m’êtes sympathique. Vous êtes un garçon intelligent, franc, généreux et efficace, vous l’avez prouvé à maintes reprises au cours des dernières semaines. Mais je ne voudrais pas que vous vous enfermiez à poursuivre une chimère.
- Que voulez-vous dire, colonel ?
- Le souci que vous avez de Miss Randall et de Miss Sanchez… mais de la première en particulier…

Le jeune homme baissa la tête, puis la releva rapidement. Il fixa Ezra avec assurance, ce dernier poursuivit :

- C’est pourquoi je voulais vous encourager à prendre sur vous. Je connais Joan depuis sa plus petite enfance, son père était un de mes meilleurs amis. Elle est entière, son cœur est pris, et compte tenu de beaucoup de choses dont je n’ai pas à vous faire part, je peux vous assurer qu’elle ne regardera jamais personne d’autre que le Capitaine.
- Je le sais, colonel, je le sais parfaitement. Je sais que je n’ai aucune chance. Seulement… il est des choses qui vous tombent dessus sans que vous l’ayez décidé ou voulu.

Ezra opina, frappé par la maturité du jeune homme. Il avait vraiment envie de l’aider :

- Il n’est pas facile de passer outre, et Joan est une femme formidable, elle a beaucoup de qualités, elle attire forcément le regard et les sentiments. Mais d’autres méritent aussi qu’on s’y attarde… Si je peux me permettre, mais le Major Barrett ne s’y est pas trompé non plus en s’intéressant à Miss Sanchez. Une jeune femme vous attend, c’est certain, George. Un garçon comme vous peut rendre une femme heureuse, j’en suis persuadé.
- Merci de votre sollicitude, colonel. Je vous promets d’être attentif et… courageux.
- Bravo, jeune homme. Je n’en attendais pas moins de vous. Allons, vous avez fait votre prise de sang ?
- Oui, j’ai eu les résultats ce matin, tout va bien pour moi. Je crois qu’il en est de même pour nombre d’entre nous ?
- Oui, il y a quelques carences mais rien de grave de ce que j’ai entendu dire. Tout va bien autrement ? Vous êtes bien accueillis par la famille d’Okapaï ?
- Oh oui, ils sont très gentils. Des gens simples, mais généreux. Comme beaucoup ici, je crois.
- En effet. Bien, mon garçon, reposez-vous aussi, profitez de ces quelques jours de calme que nous avons. Bientôt, nous devrons chacun prendre une décision en notre âme et conscience. Et ce ne sera pas toujours facile.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 7. November 2013, 23:36:14 Uhr
Ahhhhh, Limeye...

tu m'as encore fait fondre, avec Ezra!  [eyeheart] [bussi] [knuddeln] Au risque de me répéter, c'est à lui que va encore mon coup de cœur pour tes posts d'aujourd'hui!

Il a bien fait de mettre les choses au clair avec ce pauvre George, mais il l'a vraiment fait avec tact, doigté...  [respekt] Et le jeune ingénieur a bien réagi...  [goodjob]

J'ai déjà quelqu'un en vue pour lui... C'est plus fort que moi!  ;D

Bizz
Flamme
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 8. November 2013, 09:00:23 Uhr
Coucou Flamme, coucou à toutes,

j'ai toujours ce personnage de Mac Clinton en tête, à me demander comment lui faire jouer un rôle, et lequel. Je pensais que tôt ou tard il aurait bien fallu qu'il y ait une discussion sérieuse à son sujet, mais je ne savais pas trop si c'était Curtis, Simon ou Ezra qui allait la mener. Mais Curtis est bien occupé à autre chose, comme vous allez le voir dans le passage suivant, du coup, j'ai choisi Ezra... que je trouvais bien placé aussi pour le faire.

Quant au quelqu'un en vue pour lui, je devine de qui il s'agit et ça se pourrait bien...  ;). Mais là encore, il faut amener les choses, donc à voir...

Le passage suivant est le dernier que je suis en mesure de vous livrer pour l'instant. Ayant un week-end rempli en perspective, je ne suis pas certaine de beaucoup écrire (je dis toujours ça et puis finalement, je trouve quand même du temps pour le faire  ;D).

Mais peut-être que Frégo va avancer du côté de la résistance ?

Bonne lecture et belle journée  [flower]

Limeye  :)


Alors que Maëva et la docteur Darmont étaient toujours auprès de Joan, Curtis s’était installé au salon. Andrew ne tarda pas à se lever lui aussi, et les deux hommes firent le point sur la situation. Comme Curtis n’avait pas particulièrement de tâches à confier à Andrew, il encouragea ce dernier à prendre aussi du repos. Andrew renouvela cependant sa proposition d’aide à Myriam.

Mais alors que Curtis s’apprêtait à révéler quelques détails de la résistance au Major, la porte du salon s’ouvrit avec force et une voix tonna :

- Monsieur Newton !

Surpris, Curtis leva les yeux. Il se faisait rarement appeler par son patronyme, et le ton employé le frappa comme un coup de fouet. C’était la Docteur Darmont, mais contrairement à la veille, elle n’affichait plus du tout un air souriant et aimable.

- Oui, docteur ?, demanda-t-il en s’avançant et en levant légèrement les sourcils.
- Avez-vous seulement entendu ce que je vous ai dit, hier ?
- Comment cela ?
- Votre femme a besoin de repos et de sérénité, et à ma première visite, je la trouve en larmes, et bouleversée par une terrible nouvelle. C’est ainsi que vous voulez qu’elle se repose ?
- J’étais avec elle ce matin, docteur, j’ai pris connaissance de documents envoyés par le Président et…
- Peu importe ce que vous avez fait ! S’il est une chose qu’il faut éviter d’annoncer à une femme enceinte, c’est un décès !
- Je suis désolé, docteur, mais…
- Désormais, vous vous abstiendrez de lui parler de sujets préoccupants et…
- Docteur, veuillez m’écouter, s’il vous plait. Je reconnais avoir fait une erreur en consultant ces documents devant Joan, surtout que je ne m’attendais vraiment pas à découvrir en particulier celui qui l’a tant émue. Je me suis bien gardé de le lui montrer, mais quand elle a vu ma réaction, je n’ai pu lui cacher ce qu’il en était. De plus, Joan est parfaitement au courant du coup d’état et de ce que cela implique, et la laisser dans l’ignorance totale renforcerait encore son inquiétude. Je peux m’engager en effet à taire certaines choses, mais je la tiendrais au courant des grandes lignes. Car la connaissant, si je lui cache quelque chose d’important, elle le saura bien et s’inquiétera peut-être plus que de raison que si je lui dis la vérité !

Louise Darmont garda les sourcils froncés, mais Curtis perçut que sa colère diminuait.

- Bien. Je veux bien vous faire confiance, mais soyez un peu sérieux et attentif, je vous prie. J’ai confié les préparations nécessaires à la docteur Sanchez, d’ici quelques jours, ses nausées devraient s’estomper. Mais si ma collègue veille bien à ce qu’elle prenne ses préparations, dans lesquelles se trouvent aussi des fortifiants, il faudrait que vous lui fassiez des massages des jambes, deux fois par jour, dans la matinée et en fin de journée, pour éviter les phlébites. C’est aussi pour cela que je l’autorise à se lever et à marcher un peu.
- Aucun souci, docteur, je m’en occuperai.
- Il faudrait aussi pouvoir rehausser un peu le bas du lit, pourriez-vous bricoler des cales ?
- On va voir ça, intervint Andrew.
- Très bien, messieurs, je vous laisse. Mais je vous préviens, si dans deux jours, je ne trouve pas votre femme en meilleure santé qu’aujourd’hui, je la fais hospitaliser.
- Message compris, docteur. Merci beaucoup.

Et la Docteur Darmont sortit de la pièce, salua Myriam en lui donnant quelques conseils pour l’alimentation spécifique de Joan, et quitta la maison de Kim.

Andrew regarda Curtis en coin, un petit sourire amusé sur les lèvres :

- Et bien, Capitaine, sacré remontage de bretelles !
- J’ai été stupide de consulter ces documents devant elle. Je m’attendais à trouver un compte-rendu écrit, pas ce petit film… je serai plus prudent en effet les prochaines fois. La docteur a raison. Enfin, j’espère que ce sera la dernière fois de la journée, car après Simon ce matin, je peux vous assurer, Andrew, que ce n’est pas mon bon jour !
- Allez donc voir Joan un peu, vous m’expliquerez les détails plus tard. Enfin, si je peux me permettre, Capitaine…, dit-il d'un ton un peu pompeux.
- Oui, Major ?
- Félicitations.

Andrew serra vivement la main de Curtis, qui se sentit encore un peu plus stupide. Il venait de prendre conscience que Maëva n’avait pas révélé la grossesse de Joan à Andrew et que ce dernier venait de l’apprendre d’une manière un peu surprenante. Il resta pensif quelques secondes, puis quitta la pièce, croisa Maëva dans l’escalier qui le rassura d’un sourire.

- Ca va aller, Capitaine.
- Merci, Maëva, je viens d’essuyer la colère de la Docteur Darmont, je ne suis pas très fier de moi…
- Ne vous inquiétez pas, elle aura compris. Mais soyez vigilant les prochains jours, c’est tout. L’heure du repas approche, je vais préparer quelque chose pour Joan, elle ne veut pas descendre. Si vous pouviez vous occuper de ses jambes un peu avant qu’elle mange, je lui ferai aussi une tisane qu’elle puisse dormir cet après-midi.
- Très bien, merci de votre soutien, Maëva et… de votre compréhension.

La jeune docteur sourit et descendit les dernières marches de l’escalier pour rejoindre la cuisine. Elle y aida Myriam et Andrew à préparer le repas, sachant qu’au moins Nekiri, Ezra et eux tous viendraient déjeuner, mais pas forcément tous en même temps.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 8. November 2013, 12:37:43 Uhr
Coucou Limeye!

Je comprends que tu as dû t'amuser en écrivant ce passage! Pour la Dre Darmont, Curtis n'est qu'un futur papa comme les autres...   [motz]qui devra prendre part aux traitements en effectuant des massages à Joan, excellente idée!  [diploma]

Cher Andrew, plein de tact et d'humour à la fois, le voilà dans la confidence lui aussi!  [goodjob]

J'ai adoré!  [eyeheart] [jump] [jump] [jump]

Bizz
Flamme
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 8. November 2013, 15:00:49 Uhr
Coucou!

Tout un caratère la Dre Darmont! :o ;D Je vais essayer d'avancer de mon côté cette fine de semaine.

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 11. November 2013, 01:21:40 Uhr
Coucou! :)

Voici la suite avec Isabella et compagnie en vue d’Uranus.

Le Comet sous son camouflage holographique était en vue d’Uranus. Dans une heure, ils amorceraient  leur approche. La police interplanétaire avait un quartier général avec personnel réduit à Sky City (*), une ville surélevée située au dessus des Montagnes de la mort (*).  Il y avait une piste d’atterrissage où  ils pourraient atterrir discrètement en utilisant un code protégé. L'Amiral Abel Théron leur avait assuré que le Général Raad, le chef de la police intplanétaire à Sky City, était un vieux camarade de promotion digne de confiance. Ils prendraient des nouvelles sur ce qui se passe sur Uranus. Les parents et un des frères de la Capitaine D’Issa vivaient également à Sky City.

Ensuite, ils prendraient un spaciocar pour se rendre à la ville de Lulanee (*), au Bord de la  Mer Étincelante, près des grandes cavernes et de la Vallée des Voix (*). C’est là que les vaisseaux de Guggenheim en provenance de Mars atterrissaient, selon les dernières  données de la Capitaine D’Issa concernant les activités d’import-export, recueillies avant leur départ  précipité de la Terre. Lulanee avait été la ville la plus affectée par cette dépression collective mentionnée dans la copie du Uranus Times du 8 juillet 2212. Lulanee était aussi mentionnée  dans le rapport de William Randall avant sa mort.

 Isabella était perdue dans ses pensées. Ce qu’ils projetaient de faire était énorme pour une compagnie de seulement 4 personnes mais Isabella devait admettre que l’approche du grain de sable discret leur avait bien réussi jusqu’à maintenant. S’ils étaient plus nombreux, ils risqueraient de se faire repérer par des ennemis qui ont un gros enjeu sur Uranus : garder le contrôle de la production du Daminthor. Ils ne laisseraient pas quelqu’un stopper son extraction aussi facilement.

Un autre détail non négligeable était le sous-sol d’Uranus regorgeait de minerais radioactifs vitaux au transport spatial. Il faut trouver un moyen d’assurer à cette planète la protection dont elle a besoin avant que Guggenheim ne décide de tenter une opération d’envergure contre elle.

Même si, officiellement, Uranus s’est déclaré fidèle au Président Carthew, Guggenheim doit y  avoir des vieux alliés et des gens qui travaillent pour lui de gré ou de force. La flotte de Taggart, les vaisseaux de Borg King et les forces présidentielles ne peuvent être partout à la fois et empêcher des vaisseaux de Guggenheim d’atterrir sur Uranus.

Isabella se leva pour se dégourdir les jambes. Elle se rendit dans la cabine dans laquelle elle s’était couchée durant le trajet Terre-Phoèbe et qui a aussi été celui que sa fille prenait durant ses missions avec le capitaine Flam. Un des ses pulls y était accroché dans la penderie. Elle le prit et le porta à son visage pour sentir l’odeur de sa fille. Dieu seul sait quand et si elle pourrait refaire ce geste. Elle réprima ses larmes. Elle espérait, sans oser y croire, que sa fille vivait encore et qu’elle était aux côtés de son capitaine.

Elle remit le pull dans la penderie. Si le pire arrivait et qu’elle se faisait capturer par l’ennemi, il n’aurait rien qui appartienne à sa fille. Elle croisa la cabine du Capitaine et de nouveau chassa de son esprit la tentation d’y pénétrer. À plusieurs reprises, elle avait aidé Jennings à combattre également la tentation.

Elle arriva ensuite au mini laboratoire. Il faudra penser à trouver quelqu’un qui pourrait l’utiliser au lieu de le laisser à l’abandon. Elle y pénétra, Beaucoup de choses étaient sous verrous mais il y avait des comptes-rendus de leurs nombreuses expéditions, notamment celle que le capitaine avait effectuée sur Uranus avec son équipe il y a 8ans. Il y avait aussi des notes du professeur Wright.

Elle emporta le document avec elle. Il sera certainement très utile. Emma Watson arriva à sa rencontre.

- Isa, viens nous allons atterrir dans 20 minutes.

- Emma…

- Oui?

- Quand tout sera dit et fait, qu’espères-tu?

- Être encore moi-même, dans la vie ou dans la mort et que tu seras à mes côtés. Pour le reste, je ne sais pas. Je vais me concentrer sur faire se qu’il faut faire. Les résultats prendront soin d’eux-mêmes. Dit Emma

- C’est ce que je me dis également. Rétorqua Isabella. J’ai quand-même trouvé de quoi faire une rigoureuse préparation. Elle montra à Emma le livre de notes du Capitaine Flam et de Simon Wright.

- Tu devras vraiment te recycler dans les assurances après ça, ma chère!  Plaisanta Emma.




*: Voir le dossier sur la Planète Uranus d’Edmond Hamilton dans Outlaw World ou sur le site de Pascal.
 

A+
Frégo  8) 
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 11. November 2013, 12:39:29 Uhr
Coucou Frégo!

Tu m'as beaucoup touchée avec le passage où Isabella pense à Joan en portant son pull à son visage...  [eyeheart]

De même que la réponse d'Emma à sa question!  [goodjob] [chinese]

Tes textes sont toujours solides, précis, tout se tient et c'est facile de s'y retrouver malgré la complexité de l'intrigue et le nombre de personnages avec lesquels tu jongles... Je n'avais que survolé la description des planètes dans le site de Pascal, j'y suis retournée avec plaisir en apprendre plus sur Uranus...

Par contre, je ne me rappelle pas où il est fait mention de ces endroits sur Uranus dans Outlaw world, ça fait trop longtemps que je l'ai lu... Peux-tu me rafraîchir la mémoire? Je me rappelle fort bien que Rhu Gur est Uranien, mais pas de la mention de sa planète natale dans le roman...

Encore bravo pour ta suite, passe une belle journée!
Bizz
Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 11. November 2013, 13:46:12 Uhr
 ;) coucou Frego

j'aime toujours ta précision, l'ajout de références.Comme Flamme le moment du pull est touchant, sans en faire trop. [goodjob] [master]

Tu l'a appelée Emma Watson, je finis quand même par te poser la question, t'es fan d'harry potter? Personnellement j'aime beaucoup cette actrice, qui , les cheveux modifiés pourrait très bien jouer une Joan moins nunuche et dynamique! Elle a un côté très naturel.
https://plus.google.com/+EmmaWatson/posts
(http://)

bizz [hello] [jump] [jump] [jump]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 11. November 2013, 14:27:20 Uhr
Coucou les filles, ;D

Flamme: Dans outlaw world, il y des grands singes qui font parti de la Faune d'Uranus. Et je suis sure que dans le livre Pulp original, le dossier sur Uranus y est inclu.

Elaine: Oui je suis une fan d'Harry Potter et j'aime beaucoup le personnage d'Hermione Granger, incarne par Emma Watson. Je l'aime egalement comme actrice. J'aime aussi le personnage de Watson dans Sherlock Holmes. ;D. Et personnellement, j'ose esperer que, dans ce recit, je decris une Joan, pas nunuche du tout!

A+

Frego  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 11. November 2013, 21:26:57 Uhr
Bonsoir les filles !

bravo Frégo d'avoir repris la suite, d'apporter déjà quelques détails sur leur expédition uranienne ! Je n'ai pas lu Outlaw world... mais j'aime beaucoup comment tu amènes les lieux créés par Hamilton dans notre propre histoire !

comme les autres, j'ai trouvé émouvant le passage dans lequel Isabella pense à sa fille... je me demandais même si, à bord du Comète, elle ne trouverait pas un petit indice qui lui mettrait la puce à l'oreille concernant la relation de sa fille avec le Capitaine... ou alors elle va découvrir tout cela en même temps qu'elle va apprendre qu'elle va devenir grand-mère... nous avons là encore quelques possibilités de passages "fleurs bleues" à souhait  ;)

je n'ai pas avancé de mon côté ! Peut-être demain...

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 11. November 2013, 21:58:56 Uhr
n'importe quoi, Limeye... Bien sûr que j'ai lu Outlaw World  [confusion3]... cherchez pas, chuis naze... ce soir  ;) et je me mélange entre les titres anglais et les français...  [rollsmile]

bizz.... rzzz... rzzz...

Limeye  [goodnight]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 11. November 2013, 22:24:26 Uhr
C'est pas grave Limeye! Repose-toi bien de ton weekend! ;D

A+

Frego  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 12. November 2013, 15:14:09 Uhr
Et hop, retour sur Tyrial...

Limeye  :)


L'après-midi s'avançait. Après avoir consulté la fin du rapport de Carthew et le résultat des différents interrogatoires, Curtis avait désormais une bonne idée de la situation dans le système solaire et pouvait aussi imaginer certaines contre-attaques. Il devinait par contre pertinemment que la mission confiée à Emma Watson et Isabella Randall était dangereuse. Mais il se garderait bien de le dire à Joan. "J'espère que Jennings pourra annoncer à Isabella que sa fille est vivante", songea-t-il. "Cela l'encouragera certainement... et l'aidera peut-être à rester en vie. Il faut que je dise aussi à Jennings qu'elles vont trouver le rapport sur notre mission sur Uranus dans le laboratoire du Comète. Il pourrait leur être utile. Elles trouveront notamment des informations intéressantes sur les mines de minerai radioactif, et sur la population uranienne. Il date un peu, certes, mais une partie des données est toujours valable."

La maison de Kim était silencieuse. Chacun était ressorti, même Maëva s'était absentée, avec Andrew et Myriam, pour découvrir un peu la petite cité des pirates. Joan devait dormir. Il décida de s'en assurer, il s'en voulait de lui avoir causé une telle tristesse avec la mort d'Annie. Il aurait vraiment dû être plus prudent ! Il savait bien, pourtant, que Carthew lui apprendrait certainement quelques mauvaises nouvelles. Il avait du mal à se l'avouer, mais la mort d'Annie le touchait vraiment. Et pas seulement pour les conséquences sur Joan. Avec elle, c'était la première de leurs proches, de personnes qu'ils appréciaient, aimaient, qui disparaissait et de manière violente et cruelle. Ce décès en amènerait d'autres, il le savait. Ce n'était que le premier des sacrifices.

Il avait préparé à son tour un message pour Carthew, lui faisant part de ses propres conclusions et remarques. Il espérait pouvoir sortir un peu en fin de journée, avant de retrouver tous leurs amis pour cette petite réunion à laquelle il les avait conviés, afin de pouvoir recontacter le Président ou au moins Jennings.

Il entra sans bruit dans la chambre, vit avec soulagement que Joan dormait. Andrew avait promis de bricoler les cales pour surélever le lit, en fin de journée, quand elle serait réveillée et pendant qu'elle ferait une petite sortie dans le jardin ou du moins, qu'elle s'installerait au salon. Curtis s'allongea auprès d'elle, elle ouvrit légèrement les yeux.

- Dors, je suis là, dit-il simplement, en l'entourant de ses bras.

Elle vint se blottir contre lui, il lui caressa lentement le dos, elle se rendormit rapidement. Elle se réveilla vraiment une petite heure plus tard, reposée. Son regard était toujours triste et soucieux, mais ses traits s'étaient détendus. "Au moins, physiquement, elle récupère", songea Curtis.

- Où sont les autres ?, demanda Joan. J'ai l'impression qu'il n'y a personne...
- En effet. Tout le monde est occupé dehors, je pense cependant que Maëva, Andrew et Myriam ne tarderont pas à rentrer. Si tu me laisses sortir, quand ils seront de retour, je ferai un saut au centre de communication. Je veux envoyer un message au Président et j'espère surtout être en contact avec Jennings et savoir s'il a pu joindre ta mère et lui donner de tes nouvelles.

Elle sourit légèrement. Elle aussi espérait que leur ami ait réussi.

- Tu lui diras surtout de la rassurer. Ne lui dis pas que je suis fatiguée, ni malade, et encore moins enceinte ! Je voudrais lui annoncer la nouvelle de vive voix... peut-être même de visu, ce serait tellement... tellement mieux.
- Bien sûr.
- Déjà, à toi, je n'ai pas pu le dire comme je l'aurais voulu. Alors, je voudrais vraiment que maman l'apprenne comme j'en ai envie.
- Je le comprends ma douce, ne t'inquiète pas. Je dirai à Jennings que tu vas bien, que tu espères voir ta mère très bientôt. Mais dis-moi...
- Oui ?
- Comment aurais-tu voulu m'annoncer la nouvelle ?, demanda-t-il en glissant doucement sa main sur son ventre.

Elle se redressa un peu, réfléchit un instant en portant son index à ses lèvres. Il se sentit heureux d'avoir eu cette idée : la tristesse qui l'instant d'avant était encore visible dans son regard s'estompait.

- Et bien, dit-elle, je pense... voyons, si nous avions été à New York, je pense que j'aurais préparé un petit repas pour deux, et que je te l'aurais annoncé au dessert ! Oui, voilà ce que j'aurais fait !

Sa voix était devenue enthousiaste.

- J'aurais essayé de réaliser un dessert en forme de bébé ! Comme des choux à la crème, par exemple, un petit pour la tête, un plus gros pour le corps, des morceaux de fruits découpés pour faire les bras, les jambes, du vermicelle sucré, tu sais, celui qui est utilisé pour les desserts libanais ?, pour faire les cheveux, des petites perles de sucre pour les yeux, la bouche, le nez... et j'aurais écrit un petit message... quelque chose comme "devine... ?" Tu aurais aimé ?

Il éclata de rire. Il imaginait très bien la scène.

- Oui, vraiment, je crois que j'aurais adoré. Mais... seulement, je n'aurais pas voulu le manger !

Elle rit aussi, légèrement.

- C'est vrai que c'est ennuyeux... hum, alors... peut-être que simplement...

Elle le regarda alors droit dans les yeux, déposa un léger baiser sur ses lèvres, prit sa main pour la porter sur son ventre, s'écarta à nouveau un peu de son visage, et le fixant toujours, elle lui dit d'un ton grave :

- Curt, nous allons avoir un bébé.

Il la regarda gravement, jouant le jeu, puis il glissa ses mains dans ses cheveux, prit son visage entre ses paumes et dit avant de l'embrasser longuement :

- C'est une merveilleuse nouvelle, mon amour.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 12. November 2013, 18:02:07 Uhr
Coucou Limeye,

Merci pour ce petit moment  [loveu]....Qu'ils en profitent, on dirait le calme avant la tempete, decisions incluses... ;D

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 12. November 2013, 23:04:17 Uhr
Coucou!

J'ai le même pressentiment... Mais Dieu que j'aime fondre!  [eyeheart] [loveu] [knuddeln] [bussi]
Un gros merci, Limeye! Ça inclut le dessert, c'était très amusant à imaginer!  :D

Flamme
 [flower] [flower] [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 18. November 2013, 03:26:29 Uhr
Coucou!

Un autre gros-boutte sur l’arrivée d’Isabella et cie sur Uranus. J’ai introduit un autre personnage potentiellement vilain : Le Colonel Reth Tor. Je ne sais pas encore si je vais ou non le développer. Vos opinions sont les bienvenues.

Enjoy! 8)

Le Karpetia Alias Comet se posa à l’astroport de la police interplanétaire de Sky City. Ils actionnèrent le code de sécurité du vaisseau avant de quitter l’appareil. (« N05f3R4TU+A+B-AB-O »… « Je paris que c’est une idée d’Harris ça. Marmonna la Capitaine D’Issa. Très à-propos; surtout les données biométriques. » ) Ils furent accueillis par  le Général Raul Radd lui-même et son adjoint, le Colonel Reth Tor.

- Colonel Hoomz, (Watson) Capitaine Oonie (D'Issa), lieutenant Joolec (Majorek), Lieutenant Azbeth (Harris- Randall), bienvenus. Leur dit sobrement le Général Raad. Voici mon adjoint le Colonel Tor.

Raad  les appelait sous leurs noms  uraniens d’emprunt, tel que secrètement convenu durant sa communication privée avec le Président Carthew et l’Amiral Théron. Il sembla à Isabella que le Général était sous pression, qu’il ne semblait pas faire confiance à son adjoint. Par ailleurs, Tor avait un teint radieux et des yeux particulièrement brillants.

Ces détails n’échappaient pas à ses compagnons non-plus. Tor serait-il un utilisateur du Daminthor? Il n’avait aucun insigne de Guggenheim sur lui mais il peut l’avoir dissimulée.

- C’est un soulagement et un honneur de voir des compatriotes de retour sur la planète mère, Mesdames, Monsieur. Dit le Colonel Tor, d’une voix courtoise, légèrement pompeuse. Votre soutien est infiniment apprécié durant ces temps incertains.

- Nous vous sommes reconnaissants de votre accueil, mon Général… Colonel. Dit stoïquement la Colonel Hoomz (Alias Watson). Le président craint une tentative d’occupation par les forces de Guggenheim. Nous nous sommes portés volontaires pour vous aider dans la mesure de nos ressources.
À ces mots, le visage de Tor prit une étrange expression.

Emma Watson flairait le panier de crabes. Raad semblait foncièrement honnête; mais Tor lui donnait la chaire de poule. Elle restait sur ses gardes et voyait que ses compagnons faisaient de même.

Ils furent conduits au bureau que le Général Raad avait aménagé pour leur utilisation.

- Voilà, je vous laisse vous installer à votre aise. Dit le Général Raad. Le colonel et moi devons passer en revue les mesures de sécurité de la ville.

- Un accueil vraiment charmant. Chuchota le lieutenant  Majorek. Je vais faire le tour pour voir s’ils ont caché des micros.

- Vous avez maintenant une idée de la raison pour laquelle je me suis expatriée. Murmurra la Capitaine D’Issa. Derrière notre courtoisie élaborée nous pouvons cacher une bonté ou une méchanceté extrême.

- Je sens aussi qu’elle sert souvent à couvrir son der…euh  ses arrières. Éviter de choisir un mauvais camp. murmurra Isabella .

- J’aime bien le terme « Couvrir son derrière », Harris. Ne soyez pas gênée de l’utiliser. L’irrévérence est la marque de commerce de notre unité! Rétorqua tout bas la Capitaine d’Issa.

- Le Général Raad était sobre et discret, même face à son assistant. Je crois qu’il choisira de nous laisser cartes blanche pour le déroulement de notre mission et voudra que demeurions discrets, même face à lui. Il nous aidera seulement  là où il le peut. Murmurra la Colonel Watson.

- En parlant de notre mission, nous ne l’avons même pas commencée que des évidences me sautent déjà à la figure. Murmura Isabella.

- Continuez Harris. Murmurra la colonel Watson.

Isabella mit sur la table le rapport des futuremen sur leur exploration d’Uranus, le portable de son mari et l’Article du Uranus Times.

- Les minerais d’Uranus sont connus pour leur radioactivité. À l’état brut, le minerai du Daminthor ne fait surement pas exception à la règle. On peut déjà prendre pour acquis que, pour le rendre utilisable, nos ennemis doivent avoir mis au point un procédé de dé-irradiation partiel. Il n’en demeure pas moins que cette substance demeure dangereuse autant pour les utilisateurs que les victimes. murmura Isabella. Peu importe ce qu’on choisit de faire, et il faut choisir, il est impossible de cacher son petit derrière.

- Pour se protéger individuellement de l’exposition au Daminthor, une combinaison anti radiation courante ferait surement l’affaire. Elles font évidemment partie de l’équipement de base des mineurs ici. Murmurra la Capitaine d’Issa. Pour une protection collective, il faudra penser à des boucliers  anti radiations, surtout pour les vaisseaux. Il faudra mobiliser des scientifiques et des techniciens  pour ça.

- On peut parler à voix normale, Il n’y a pas de micros. J’ai vérifié minitieusement.Pour stopper l’extraction du Daminthor, il faudrait dé-irradier complètement son gisement. Il faut d’abord localiser l’emplacement exacte de ce gisement et des installations minières de Guggenheim, et trouver des forces convaincues pour une intervention musclée. Beaucoup de privilégier  qui profitent de l’extraction du Daminthor  ne voudront pas que cela se produise. Intervint Majorek.

- Nous savons par nos recherches antérieures que Lulanee était le point de d’arrivée  des vaisseaux de Guggenheim en provenance de Mars. Lulanee est aussi mentionnée dans l’Uranus Times comme la ville qui avait été la plus touchée par cette dépression collective. Lulanee est aussi mentionnée dans le document de mon mari sur le Daminthor. Dit Isabella. La mine se trouve forcément dans les environs : sous les Grandes cavernes, Le Lac Étincelant  ou Sous la vallée des voix. Dit Isabella.
 Elle prit le document des Futuremen et montra la carte des environs de Lulanee. Il mentionnait aussi un peuple primitif habitant les grandes Cavernes: Le peuple de la noirceur, avec un lexique de leur langue.

- Je parie que les grandes Cavernes communiquent  avec  le sous sol des autres sites. Dit Isabella, on pourrait éviter le coupe gorge de Lulanee en essayant de communiquer avec les gens du Peuple de la noirceur. Peut-être nous donneraient-ils l’autorisation de passer.

- Il sera par compte surement impossible  d’éviter ce coupe gorge pour retrouver et parler à Balah Hahr. Dit la capitaine d’Issa. Je sais qu’elle habite à Lulanee.  Elle seule peut apporter des précisions sur les effets à long terme du Daminthor et les moyens de combattre la potentielle maladie des radiations qui va surement en découler à plus ou moins long terme. Dit la Capitaine D’Issa.

- Pour la maladie des radiations, les utilisateurs sont surement à risque à plus court terme que les victimes. Dit la colonel Watson. Cela pourrait être l’argument qui pourrait convaincre Balah Hahr de nous aider. Elle a surement le doigt pris entre l’arbre et l’écorce dans cette histoire.

- Ce sera ultimement le cas pour tous les utilisateurs. Richard veut vraiment régner sur un enfer! Notre tâche d’arrêter tout cela est vraiment colossale. Dit Isabella.

- En effet dit la colonel Watson. Si nous nous éparpillons, nous n’accomplirons rien. Nous allons nous concentrer à retrouver et parler à Balah Hahr et localiser la mine. Pour le reste, il faudra voir à qui nous pouvons demander de l’aide ici. Ultimement, il nous faudra peut-être des renforts de Phoèbe, ce qui pourrait alerter Guggenheim. Une chose que nous ferons ici et maintenant est de nous entretenir avec le Président sur un canal sécurisé et lui exposer nos observations.

- Vous pouvez y aller mon colonel. Dit Majorek.

- Ici la Colonel Watson, Jennings, me recevez-vous?

- Oui, Mon Colonel, je vous reçois clairement. Dit Jennings. J’ai de bonnes nouvelles pour tous, spécialement pour Mme Harris.

Isabella s’approcha de l’écran comme une somnambule.

- Joan?...Ezra?...Vivants ? …Demanda-t-elle.

- Le capitaine, son équipe et d’autres  aussi! Je les ai vus, je leur ai parlé. Ils vont bien. Dit Jennings.

À ces mots, Isabella prit lentement un siège à côté d’Emma Watson. « Merci mon Dieu! »

- Où sont-ils? Demanda la colonel Watson.

- Ils n’ont rien précisé par mesure de sécurité mais ils sont dans notre secteur, ça je peux vous l’affirmer. Ils sont au courant de la situation dans le système. Dit Jennings.

- Ce sont vraiment d’excellentes nouvelles, Jennings! Dit Watson. Nous avons des observations pré-enquête à fournir au Président qui pourront aussi être utile au Capitaine. Pouvez-vous nous mettre en liaison?

- Je vous le passe. Dit Jennings. Ne quittez pas.

- Merci Jennings. À bientôt. Dit Watson.

L’image du Président Carthew apparût à l’écran.

- Bonsoir Colonel, j’attendais votre appel. Je vous écoute. Dit Carthew.

- Bonsoir Monsieur le président. La situation ici ressemble à un panier de crabes. Avec les renseignements déjà en notre possession et un document sur Uranus trouvé à bord du « Carpatia ». Certaines évidences nous ont frappés. Dit Watson.

- Lesquelles, Colonel?

- Comme tous les minerais sur Uranus, le Daminthor brut est radioactif. Commença Watson. Pour l’utilisation que Guggenheim en fait, il faut de toute évidence le dé-irradier en grande partie. Pour se protéger de ses effets, on peut utiliser des combinaisons et des boucliers antiradiations.

 À plus ou moins long terme, il faut aussi envisager des cas de mal des radiations parmi les victimes mais aussi parmi les utilisateurs du Daminthor. Continua Watson. Les utilisateurs sont potentiellement plus à risques. Doser certains remèdes existants contre ce mal sera quelque chose sur laquelle des médecins pourraient déjà travailler, dans le cas où nous ne puissions pas retrouver la Dr. Hahr.

Pour l’emplacement du gisement, avec nos renseignements, nous pouvons déjà concentrer nos recherches sur Lulanee et ses environs, y compris les grandes cavernes et ses habitants. La Capitaine d’Issa nous affirme aussi que Balah Hahr habite Lulanee. Ces deux choses seront nos priorités. Le reste dépendra du soutient que nous pourrons trouver sur Uranus. Termina Watson.

- Très bien Colonel. Dit Carthew. Procédez selon ce plan. Si vous ne trouvez pas d’appui, je veux que vous reveniez à la base de Sky City et que vous attendiez des renforts parmi nos troupes. Si des renforts ne peuvent se déployer, je vous ordonnerai de retourner sur Phoèbe. J’informerai le Capitaine et son équipe de vos observation et recommandations. Bonne chance et soyez prudents. Nous avons besoin de vous. Terminé.
- Merci Monsieur le président. Terminé. Dit Watson.

Emma se tourna vers Isabella. Elle lui prit les deux mains.

- Maintenant tu as vraiment toutes les raisons pour t’accrocher, Isa. Dit Emma.

- Toi aussi, accroche-toi Emma. Ne tiens pas encore Janek pour mort. Dit Isabella. Si moi je peux m’accrocher, tout le monde le peut.

A+

Frégo 8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 18. November 2013, 04:43:32 Uhr
Coucou Frégo!  [goodjob] [chinese] [respekt]

Tu m'as fait passer par toutes sortes d'émotions! [electrified] [smhair] [suspicous] La crainte, la méfiance, l'inquiétude : être dans un panier de crabes, c'est jamais rassurant, pas plus que de devoir se méfier de quelqu'un qui devrait être un allié: c'est sûr que de faire jouer un rôle plus important à ton dernier-né (Reth Tor) augmentera le niveau de stress! Je sais que tu en es capable...  [master]

Je n'ai pu m'empêcher de penser: ça alors, encore de nouveaux noms à retenir, tous ces pseudonymes uraniens pour l'équipe...  [unconscious] Faut vraiment que je tienne une liste écrite pas loin... ;D

J'ai bien ri aussi, avec le fait de couvrir un derrière....Quelle idée avais-tu "derrière" la tête?  ;D

Et finalement, beaucoup d'émotion et de joie quand Isabella a enfin appris que sa fille est vivante, et quand elle a encouragé Emma à ne pas tenir Janek pour mort...  [knuddeln] [eyeheart]

Donc, j'ai passé par presque toutes les émotions! Super!
Bizz
Flamme
 8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 18. November 2013, 18:47:49 Uhr
Bonsoir Frégo !

je ne peux te donner mon avis que ce soir, mais déjà merci de m'avoir fourni une bonne lecture pour mon insomnie  ;) ! Je dirai comme Flamme, j'ai beaucoup aimé aussi le petit passage entre Isabella et Emma, quand la première encourage la seconde...

ce que je relève en plus, c'est que tu mets en place la contre-attaque de la résistance. Le président d'un côté qui organise et dirige les actions, le commando en expédition sur Uranus et Flam de l'autre, près à intervenir quand il le pourra. On peut imaginer que d'autres actions du même type sont menées dans d'autres endroits, peut-être pas pour des objectifs aussi cruciaux, mais cela donne une bonne idée de la façon dont la résistance s'organise.

A te lire, j'ai aussi eu une petite idée concernant le peuple de la Noirceur. Si je peux, je rédige ce soir, en espérant que ça ne coupera pas tes propres idées (sinon, on enlèvera  ;) ).

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 18. November 2013, 21:33:54 Uhr
Voilà, Frégo ! Tu me dis si ma suggestion concernant le Peuple de la Noirceur te convient, sinon, on change...

bizz et bonne lecture !

Limeye  :)


L'après-midi touchait à sa fin sur Tyrial. Myriam, Andrew et Maëva étaient revenus, les bras chargés de provisions. Curtis avait profité de leur présence pour s'absenter et rejoindre le poste de communications. Il y retrouva Mala. Joan se leva un peu, fit un tour dans le jardin avec Maëva pendant qu'Andrew s'activait à lui fabriquer des cales pour surélever son lit.

Au poste de communication se trouvait aussi Timarrow. Il signala au Capitaine avoir pu réaliser d'autres écoutes des troupes de Guggenheim.

- Ils envisagent un nouveau raid contre Rhéa, Capitaine, d'ici trois jours.
- Hum, on transmettra l'information au Président, peut-être que des troupes de Saturne pourront intervenir. Vous pouvez essayer de contacter Jennings, Tim, s'il vous plait ?
- Bien sûr, Capitaine.

Quelques minutes plus tard, la voix, puis le visage de Jennings s'affichèrent.

- Bonsoir Capitaine !
- Bonsoir Jennings ! Comment ça va de votre côté ?
- J'ai une bonne nouvelle pour vous, plus précisément pour Miss Randall : j'ai pu faire savoir à sa mère qu'elle était en vie, ainsi que le colonel Gurney.
- Excellente nouvelle ! Merci à vous, Jennings. Je le dirai à Joan, cela la réjouira. Tant que nous parlons d'Isabella, mais lors de votre prochain contact, parlez-lui du peuple de la Noirceur. Ce sont des gens farouches, peu enclins au contact avec ceux de la surface, mais lors de notre rencontre, nous avions pu les aider : un barrage s'était formé, faisant monter dangereusement les eaux d'une rivière souterraine menaçant une grande partie de leurs lieux de vie. Avec l'aide de Grag, et quelques explosifs bien placés, nous étions parvenus à creuser une ouverture dans ce barrage, et la rivière avait plus ou moins repris son cours naturel. En guise de remerciement et pour sceller aussi notre amitié, ils nous avaient offert une pierre des profondeurs. Elle ressemble à un diamant noir. Elle se trouve dans le deuxième tiroir de gauche de mon bureau, dans ma cabine. Dites à Emma de le prendre, et de faire savoir qu'ils viennent en amis, de ma part. C'est le plus sûr chemin pour accéder aux principales mines. En passant par là, ils ne devraient pas être inquiétés.
- Je leur transmettrai, Capitaine, n'ayez crainte ! Vous vouliez parler au Président  ?
- Oui, s'il vous plait.
- Je vous le passe.
- Merci Jennings.

Quelques instants plus tard, le visage de Jennings fut remplacé par celui de James Carthew. Les deux hommes se saluèrent, et Curtis dit :

- Président, j'ai bien reçu tout votre dossier et je l'ai étudié, mais permettez-moi de vous dire tout d'abord ma profonde tristesse, ainsi que celle de toute l'équipe concernant la mort d'Annie. Je sais que cela vous a beaucoup touché également.
- J'aurais dû insister pour qu'elle vienne avec nous, Capitaine. Je crois que je m'en voudrais toujours... Même si son sacrifice n'est pas vain et nous permet de comprendre comment agit le daminthor, c'est une information bien chère payée...
- Tout à fait. Mais hélas, peut-être serons-nous obligés de faire de même...
- Capitaine ! Je ne veux pas sacrifier inutilement des hommes ! Alors vous-mêmes et ceux qui sont avec vous, soyez prudents ! J'ai déjà dû accepter de faire partir Watson, Randall et quelques autres sur Uranus. Je ne peux pas me permettre de sacrifier de bons éléments, même si je sais que nous devons aussi tenter des opérations commandos risquées pour retourner la situation !
- Pour l'heure, Président, nous ne sommes pas en mesure de vous rejoindre. Le vaisseau qui nous a permis de quitter le météore sur lequel nous avions atterri en catastrophe avec le Balkan n'est pas armé. Nous devons nous préparer soigneusement pour vous rejoindre, même si vous n'êtes pas très loin de nous. Mais je voulais parler avec vous de la situation autour de Saturne. Nous avons pu capter une communication entre les troupes de Guggenheim présentes sur Titan : ils envisagent un nouveau raid contre Rhéa d'ici trois jours. Ils cherchent à s'emparer des mines, n'est-ce pas ?
- Tout à fait, Capitaine. Pour l'heure, ils ont détruit plusieurs puits et installations, mais n'ont pas réussi à se poser. Mais je ne sais pas combien de temps les hommes qui les défendent encore pourront tenir...
- Pouvez-vous envoyer du renfort vers Rhéa ?
- Oui, bien sûr, mais cela signifierait dégarnir une partie d'une escadrille de Saturne... et affaiblir ses défenses. Les troupes de Guggenheim qui se trouvent sur Titan sont très bien préparées et entraînées, et possèdent des vaisseaux puissants et rapides. Ils forment une armée redoutable, même si elle n'est pas comparable à celle qu'affronte encore Taggart à l'occasion.
- Président, réfléchissez, mais je pense qu'il faut tenter de protéger Rhéa. Si Guggenheim y prend pied, il possèderait alors des sources d'énergie importantes. Nous ne pouvons pas nous le permettre.
- Je vais voir ce qu'il est possible de faire. D'ici trois jours avez-vous dit ?
- Oui. Nous allons poursuivre les écoutes de notre côté et si nous captions des précisions, je vous le ferai savoir. Mais qu'en est-il de Jupiter ?
- Taggart a fait face avec brio, vous vous en doutez. L'armada de Guggenheim n'a pas réussi à prendre pied sur les satellites, même s'ils ont essayé de se poser sur Europe, il a pu les en faire dégager rapidement. Sur Jupiter-même, la situation est assez calme, mais toute la population s'est préparée à un éventuel assaut spatial et est prête à en découdre. Les Joviens lui donnent du fil à retordre.
- Je n'en attendais pas moins d'eux. Mais Taggart ne peut toujours pas vous rejoindre ?
- Non, l'essentiel de nos troupes est toujours divisé. La force la plus importante est celle de Taggart, comme je vous le disais dans le rapport que je vous ai fait parvenir. Si on compte l'ensemble des forces restantes, c'est à dire les petites armées de Pluton, Uranus et Neptune, ajoutées à l'armée saturnienne, nous avons alors une force quasiment égale à l'armée de Taggart. Mais encore faut-il être certain de ces petites troupes, et sur Uranus et Neptune notamment, je crains des sécessions...
- Il est donc plus que nécessaire de protéger Rhéa, Président, puis ensuite, de prendre le contrôle de l'ensemble saturnien. Nous allons faire aussi vite que possible pour vous rejoindre. Pourrez-vous me donner des éléments les plus précis possibles concernant nos ennemis sur Japet ?
- Je vais vous préparer cela. Mais Capitaine, vous me parliez d'hommes près à vous suivre... Qui sont-ils ?
- Permettez Président que je ne vous réponde pas directement. Vous le découvrirez en temps voulu, pour des raisons de sécurité. Mais encore une fois, je peux vous assurer que Guggenheim trouvera sur son chemin des hommes motivés pour l'abattre.
- Bien, Capitaine, je ne vous en demande pas plus... Pourrez-vous cependant m'envoyer un rapport concernant la mutinerie à bord du Balkan et votre sauvetage ? Comment vont ceux qui vous accompagnait ?
- Ils vont bien. Tous ont besoin d'un peu de repos, et même si la situation exige que nous vous rejoignons rapidement, il est absolument nécessaire de les faire se reposer. Construire un vaisseau en moins de deux mois n'a pas été une tâche facile, le voyage retour a été éprouvant également. Je peux cependant vous certifier que le colonel Gurney et le Major Barrett sont prêts à reprendre les armes pour contrer Guggenheim, Ezra n'ayant pas pardonné la mort de William Randall...
- Bien entendu... et comment va Miss Randall, puisque vous parliez de son père...

Curtis hésita à peine à répondre simplement :

- Elle va bien. Elle était soulagée de savoir que sa mère avait pu vous suivre.
- Mais elle a rapidement quitté Phoebe. J'espère qu'elles pourront se revoir bientôt.
- Je l'espère aussi, Président.

A cet instant, Jenning se permit d'envoyer un court signal, une simple suite de quatre bip, pour signaler au Président qu'un autre appel l'attendait.

- Capitaine, je dois prendre une autre communication, je pense que c'est Taggart. Tenons-nous au courant les uns les autres, au moins une fois par 24h, qu'en pensez-vous ?
- Aucun souci, Président. A demain.
- A demain, Capitaine.

Et la communication se coupa. Curtis resta silencieux quelques instants, puis ordonna à Timarrow de rentrer chez lui.

- Reposez-vous, Timarrow, profitez des vôtres aussi. Mala, tu restes ici, Herman peut revenir avec toi ?
- Oui, répondit Timarrow.
- Alors, c'est parfait.
 
Et il repartit de son côté, réfléchissant en chemin à ce qu'il allait devoir expliquer et annoncer le soir-même à la petite équipe qui se retrouverait chez Kim.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 19. November 2013, 02:40:22 Uhr
Coucou les filles!

Limeye, tu es aussi habile que Frégo pour jongler avec les stratégies visant à contrecarrer la mégalomanie de Guggenheim!  :o

Vous vous complétez bien toutes les deux, y'a pas à dire!  [goodjob] [chinese]

Chapeau!  [master] [respekt]

Bizz
Flamme
 [hello]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 19. November 2013, 04:34:11 Uhr
Coucou Limeye!

L'idée du diamant noire pour faciliter le contact avec le peuple de la noiceur me plait. Je vais l'utiliser.J'ai quelques idées pour mieux éclaircir la situation sur Uranus.

A+

Frégo
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 19. November 2013, 05:51:17 Uhr
Coucou Limeye,

Je suis bien d'accord, vous faites les transitions et les raccords de maniere incroyable toi et Frego!

"une pierre des profondeurs. Elle ressemble à un diamant noir. Elle se trouve dans le deuxième tiroir de gauche de mon bureau, dans ma cabine"...et sur le bureau trone la photo de Joan et Curtis dans les bras l'un de l'autre.... ;D

O-tho  [jump] [jump] [jump]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 19. November 2013, 06:18:23 Uhr
Coucou à toutes !

tant mieux si l'idée te plait, Frégo ! Ca m'est venu en te lisant, cette histoire de peuple primitif qui me rappelait celui qu'ils rencontrent en pourchassant Kahlon... de là, j'ai pensé à un objet, quelque chose qu'ils auraient remis au Capitaine et à l'équipe et qui, par ricochet, permettraient à Emma et sa troupe d'entrer en contact avec eux.

l'autre idée, inhérente à la première, c'est de les faire entrer dans la cabine du Capitaine. Maintenant, y découvriront-ils une preuve ou pas de ses sentiments pour Joan, ça... ça reste à la discrétion de Frégo ! Tout est possible... on peut aussi imaginer que seule Emma y entre, qu'elle taise un éventuel secret si tant est qu'il y en ait un de "visible"... bref, beaucoup de possibilités concernant ce petit "détail"  ;)

je poursuivrais le récit, mais je ne sais pas quand, avec la réunion chez Kim.

bizz

Limeye  :)
Titel: les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 19. November 2013, 12:45:07 Uhr
Coucou les filles!

O-tho, j'ai bien reconnu ton humour avec ton commentaire de la photo trônant sur la table où est rangée la pierre des profondeurs... Et j'aime les possibilités que ça pourrait apporter, même si la nature prudente de Curtis me fait douter qu'il laisserait ainsi à la vue, dans sa cabine, une preuve de sa liaison avec Joan... peut-être l'aurait-il rangée plus discrètement, dans le tiroir, à côté de la pierre? J'adore l'idée, je sens que toi aussi, Limeye, tu vois le potentiel qu'on pourrait en tirer! Frégo, tu vas exploiter ce filon, j'espère?

Bizz à toutes et bonne journée!
Flamme fleur bleue
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 24. November 2013, 05:14:13 Uhr
Coucou!
 
Et on continue. Party de s'mores fondues les amies!

Frégo  8)

Après que Jennings  eut transmis l’information sur la pierre des profondeurs et le fait que les grandes cavernes communiquaient avec les principales mines de Lulanee, Emma et Isabella se rendirent au Karpatia-Comet pour récupérer la pierre des profondeurs dans la cabine du Capitaine Flam.

Emma composa le code de sécurité et les deux entrèrent et se dirigèrent vers la cabine

- À toi l’honneur, Isa. C’est le 2e tiroir à gauche de son bureau. Dit Emma en lui faisant un clin d’œil.

Isabella lui addressa un sourire en coin avant d’entrer dans la cabine. Elle était grande mais seulement meublée avec ce qui était essentiel : Un grand lit avec une table de chevet et une lampe, un placard et un grand bureau à l’autre bout de la pièce.

Elle regarda dans le 2e tiroir de gauche et y découvrit un écrin avec une mèche de cheveux blonds à côté. Seule Joan avait cette couleur de cheveux particulière. La même couleur de cheveux qu’avait son mari.

Elle ouvrit l’écrin et découvrit la pierre des profondeurs à l’intérieur. Elle était bleue foncée.  On en avait fait un collier avec une chaîne en platine. Un bijou fait pour être porté par une femme.  Isabella était sûr de l’identité du « On ». Le capitaine n’aurait confié ce travail à aucun bijoutier. Après avoir vu la mèche de cheveux, il était clair  à qui le capitaine voulait offrir cette pierre.

Quelque peu embarrassée, Isabella prit le collier pour l’emporter et remis l’écrin vide dans le tiroir à coté de la mèche de cheveux. Émue, elle referma lentement le tiroir et se jura intérieurement qu’elle remettrait cette pierre au capitaine pour qu’il l’offre à sa fille. Elle  sortit de la cabine. Elle montra le collier à Emma.

- Isa, tu vas trouver que c’est un sacrilège de porter un bijou destiné à ta fille mais je vais néanmoins te demander de le mettre à ton cou et de le dissimuler sous ton uniforme. Après tout, officieusement, c’est toi notre dignitaire. Dit Emma.

- Si évident que ça en voyant ce bijou, hein Emma!

- C’était déjà évident pour moi les une ou deux fois que j’ai vu le capitaine et ta fille ensemble. Tu aurais vu comment ils se regardaient! Répondit Emma.

Isabelle  s’exécuta et mis le collier à son cou.

Isabella l’ignorait encore mais la pierre des profondeurs la protégerait de bien des dangers qui n’avaient à voir avec le timide et farouche peuple de la noirceur.

A+ 

La suite Demain!

Frégo  8)   

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 24. November 2013, 05:24:41 Uhr
Coucou Frégo!

J'ai a-do-ré la mèche de cheveux, la pierre montée en collier... J'ai fondu!  [eyeheart] [loveu] [heart] Encore du ramassage-nettoyage à faire, juste avant de me coucher (soupir) ...  ;D ;D ;D

Je suis bien curieuse de découvrir "tous ces dangers qui n'ont rien à voir avec le peuple de la noirceur"...
 [jump] [jump] [jump]

Bizz et  [goodnight]
Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 24. November 2013, 09:03:59 Uhr
Bonjour Frégo !

j'ai adoré ! C'est si subtil... Ca correspond bien aussi à la nature de Curtis, comme le faisait remarquer Flamme auparavant, qui doutait du fait qu'il y aurait une photo bien en évidence...

tu maintiens encore le suspens avec ces innombrables dangers dont Isabella sera protégée... La pierre protègerait-elle des radiations ?

 [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump]

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 24. November 2013, 16:19:09 Uhr
Coucou les filles!

Quelle bonne idée, la pierre qui protège des radiations!  Ce serait TRÈS pertinent!  [goodjob] [chinese] [master]

Bizz
Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Elaine am 24. November 2013, 18:53:23 Uhr
 ;D >:( et voilà

je suis toujours pas en train de bosser [motz] je parcours vos histoire, cela ne va pas du tout , mais alors pas du tout ;D ;D. (Voir l'ange gardien et Alliance contre nature) vous m'empêchez de travailler, c'est votre faute, pourriez pas écrire un peu plus mal de temps en temps que les gens sérieux puissent bosser?  [motz]

Tout le bon a déjà été dit par Limeye et Flamme, forcément, alors j'embête, na!

Pourquoi vous l'avez appelé Isabella? en -a? Parce que tous les enfants français connaissent Isabelle la poubelle? Isabelle c'est un très beau prénom, par contre le nombre de prénoms classiques qu'on coltine de -a  chaque fois, excusez mais je sature entre Barbie et  Walt Disney. Isabelle c'est un prénom que je défend, na!

A vrai dire c'est tout ce que j'ai trouvé pour être méchante, pas terrible , hein?

Bon je remballe, na (comme çà moi aussi je rime en a)

 [goodjob] [master] bizz :-* 8) ;D

Elaina




Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 24. November 2013, 21:06:56 Uhr
J'ai bien des idées pour résoudre ton problème, Elaine :

- te cloner, comme ça, un exemplaire pour la vraie vie, un autre pour écrire, et un troisième pour nous lire.

- on arrête d'écrire.

- on supprime le travail.

le choix d'Isabella incombe à Frégo, moi, j'aime bien, je ne pense pas à Disney, je trouve que ça sonne espagnol...

mais c'est vrai que c'était un peu faible pour faire du mauvais esprit  ;D, il va falloir te requinquer pour ton prochain passage  ;)

allez, bon courage pour le travail... ça me rappelle quelqu'un  ;)

bizz

Limeye  :)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 25. November 2013, 04:24:12 Uhr
Coucou!

Non, non les filles vous n’y êtes pas du tout! ;D Ma muse pour le personnage d’Isabella Randall était le personnage d’Isabella Swan des romans Twilight...  :o Pssst, Élaine! C’est là qu’il faut m’envoyer des smileys pouce vers le bas! ;D Nan, nan, je vous fais marcher! Ma muse c’est Isabella Rossellini! Moi je trouve qu’elle a des yeux magnifiques! Une image vaut mille mots.  ;)

http://verdoux.files.wordpress.com/2010/05/isabella-rossellini-red.jpg

A+

Frégo  8)






 
 
 
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 26. November 2013, 06:08:19 Uhr
Coucou a toutes!

Frego, j'ai bien aime moi aussi la pierre et la meche de cheveux...Qui l'eut cru que Curtis fut aussi romantique! Mais pour garder leur relation secrete, c'est plutot rate, si Emma l'avait discerne...Fine mouche, celle-la... j'aime beaucoup tes personnages feminins, intelligents et forts!

Quant a Isabelle Rosselini, tu as bon gout Frego!  ;) Quand on voit la maman...(Ingrid Bergman), on ne s'etonne pas...En prime je crois qu'elle une soeur jumelle ...Sacre genetique....

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 27. November 2013, 09:36:12 Uhr
Coucou !

c'est en effet un très bon choix d'inspiration pour Isabella...

voici une petite suite. Je continuerai dès que je pourrais avec la "réunion de crise". Maintenant, si mes digressions avec nos deux amoureux sont trop redondantes, faites-moi signe...

bizz et belle journée !

Limeye  :)


En regagnant le domicile de Kim, Curtis songeait à tout ce qu'il venait d'apprendre. Il y aurait beaucoup à dire tout à l’heure, quand ils se retrouveraient tous. Mais il pensa aussi et surtout à Joan. Il était soulagé que Jennings ait pu avertir Isabella que sa fille était vivante. Dans leurs situations respectives, face à un tel ennemi, qui peut déployer ses tentacules jusqu’aux confins de la galaxie, il est bon, dans la lutte, de recevoir de temps en temps de bonnes nouvelles. Pour Isabella, que Joan soit en vie était plus qu’une bonne nouvelle, il le devinait. Elle était sa raison d’être et de vivre, et il espéra, alors, secrètement, que l’enfant à venir en serait une supplémentaire.

Il croisa rapidement Ezra, Andrew et Maëva en rentrant, mais ne s’attarda pas. Il voulait avoir un peu de temps à consacrer à Joan avant que tout le monde n’arrive. Il ignorait à quelle heure se terminerait leur réunion de crise.

Joan ne dormait pas, mais elle était à nouveau allongée, Andrew ayant terminé aisément de bricoler le lit pour le surélever. Myriam avait eu le temps de lui retrouver quelques livres, elle avait commencé sa lecture. Une légère odeur de lavande se faisait sentir dans la chambre.

- J’ai de bonnes nouvelles, ma douce, dit Curtis en venant s’asseoir sur le bord du lit, à ses côtés. Jennings a réussi à joindre ta mère et lui donner de tes nouvelles.
- C’est vrai !?, s’étonna-t-elle en ouvrant de grands yeux.
- Oui. Elle va bien, aussi.
- En as-tu appris plus sur sa mission ?

Curtis s’attendait à cette question, il ne voulait pas l’inquiéter plus, il gardait encore un souvenir cuisant des remontrances de la docteur Darmont. Il avait donc soigneusement préparé une réponse, ne voulant pas lui mentir, mais étant fermement décidé à ne pas tout lui dire.

- Non, mais Uranus reste fidèle au Président, je te le rappelle. Je ne pense pas qu’elles y resteront longtemps. J’ai dit à Jennings qu’il y avait des documents à bord du Comète qui pourraient leur être utiles. Même à distance, nous pouvons les aider.

Joan sourit doucement. Curtis décida prudemment de changer de sujet :

- Tu es sortie un peu ?
- Oui, j’ai fait une petite promenade dans le jardin. Et Maëva a préparé un baume, il faudrait que tu t’en serves pour me masser les jambes. Il paraît que c’est très efficace.
- Ca sent bon, en tout cas. C’est ça ?, demanda-t-il en désignant un petit pot en terre posé sur la table de nuit.
- Oui.
- Tu veux que je le fasse maintenant ?
- Ou avant de dormir ?
- Le problème, c’est que je ne sais pas à quelle heure on va finir, tu dormiras peut-être…
- Alors, occupe-toi de mes jambes maintenant.
- Tu n’as pas eu de nausées cet après-midi ?
- Non. C’est le matin, surtout… Maëva me dit que ça va passer avec les préparations qu’elle me fait avaler. Si seulement… si seulement, cela pouvait agir aussi pour que le bébé remonte…

La voix de Joan s’était teintée d’inquiétude. Curtis lui sourit doucement tout en commençant à lui passer l’huile un peu épaisse sur la jambe gauche.

- Sois patiente, et aie confiance, ma douce. Je suis certain que ça va aller.
- J’aimerais être aussi catégorique que toi…
- Joan, je ne suis pas catégorique. Simon est d’accord aussi. C’est normal de s’inquiéter, moi aussi, je m’inquiète, mais je veux dire par là qu’il ne faut pas s’inquiéter plus que de raison. Nous mettons toutes les chances de ton côté pour que tout redevienne normal.
- Curt… est-ce que tu imagines… encore si petit et déjà tant de choses lui sont arrivées…

Il lui sourit à nouveau avec tendresse, s’occupa de son autre jambe.

- Bien sûr que j’imagine, et si j’étais à la place d’Otho, je dirais même : pas étonnant avec les parents qu’il a… c’est génétique. Ou quelque chose du même genre.

Joan rit franchement.

- Otho me fera toujours rire !

A cet instant, tout en faisant glisser ses mains huilées sur les jambes de Joan, Curtis se remémora la petite discussion qu’il avait eue avec l’androïde et la proposition de ce dernier de rester sur Tyrial. Il se dit que cela pouvait être une bonne idée. Il ne voulait pas prendre de décision, pour l’heure, en tout cas, pas avant la discussion avec les pirates et toute l’équipe. Il sentit cependant que la tension diminuait en lui. Il confierait Joan les yeux fermés à Otho, Grag ou Ezra.

Joan poursuivait :

- Je suis certaine que Grag et Otho imaginent déjà plein de choses avec ce petit aventurier !
- Ou cette petite aventurière…

Elle le regarda un peu étrangement :

- Tu as une préférence ?
- Absolument aucune. Ce n’est vraiment pas le plus important.

A cet instant, on frappa à la porte. C’était Maëva. Elle venait prévenir Curtis que Simon était de retour.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 27. November 2013, 11:12:16 Uhr
Coucou, Limeye!

Merci pour cette suite! Rien de romantique n'est redondant pour moi! [loveu] [bussi] J'ai cogité sur une idée de comment les choses se passent politiuqement sur Uranus. J'essaierai de poster ce soir.

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 27. November 2013, 12:26:47 Uhr
Coucou les filles!

Idem à Frégo, Limeye! J'apprécie beaucoup l'alternance entre le romantique et le suspense, je ne saurais me passer de ces moments d'aparté entre nos amoureux...  [eyeheart] Pas plus que les allusions à nos deux affreux!  ;D

Bonne journée à toutes!
Bizz
Flamme
 [flower]


Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 2. Dezember 2013, 17:36:16 Uhr
Coucou!

On passe aux choses sérieuses maintenant! :o

Isabella et Emma eurent à peine le temps de sortir et d’activer le code du Karpétia-Comet. Elles arrivèrent presque face à  avec le Colonel Tor et 2 officiers. Ils avaient tous les trois actionné une épinglette avec une pierre rouge au milieu. Isabella sentit la pierre des profondeurs émettre une sorte de chaleur. Agissant sur le coup d’une intuition, elle passa devant pour protéger Emma qui avait commencé à vaciller. Les 2 femmes dégainèrent rapidement leurs pistolets à protons visant instinctivement la tête du colonel Tor.

- À mon grand regret, vous serez le premier à vous faire transpercer la tête, mon colonel si vous ne désactivez pas tous immédiatement vos insignes! Avertit Isabella.

- Mon lieutenant et moi-même ne donnons jamais ce genre d’avertissement  à la légère, Colonel Tor. Ajouta Emma.

Tor fit signe à ses hommes d’obtempérer. Il s’adressa aux 2 femmes.

- Vous et votre équipe êtes beaucoup mieux préparés à ce qui vous attend ici que je ne le croyait, je dois l’admettre, Colonel…Hoomz, Lieutenant…Hazbeth. Vous êtes tous très résilients  face à notre pouvoir. Mais vous Lieutenant Hazbeth, être entièrement résistante…c’est un dont rare! Je me demande quel est votre secret.

-Aucune idée. Répondit Isabella avec désinvolture.

- Où sont nos 2 autres équipiers, la Capitaine Oonie et le lieutenant Joolec? Demanda Emma.

- Ils sont déjà en route pour Lulanee . Dit le colonel Tor.

À ces mots, Emma et Isabella braquèrent rageusement de nouveau leurs armes sur le Colonel Tor. Ses hommes dégainèrent également les leurs. Tor freina les mouvements de ses hommes d’un geste de la main.

- Croyez-moi Mesdames, c’est le seul moyen pour vous de vous rendre dans cette ville sans être inquiétés : y aller sous notre escorte en tant que prisonniers. L’ennemi intercepte tous les vaisseaux en provenance des autres villes. Il vous attend de pied ferme. Vos noms d’emprunt sont très originaux, je vous l’accorde,  mais ne correspondent à aucun noms portés par des citoyens de Lulanee.

- Nous ne sommes pas vraiment sur un bon départ pour vous faire confiance comme ça, Colonel Tor. Dit Emma. De toute évidence, vous jouez présentement sur au moins deux tableaux mais tôt ou tard vous en viendrez à en favoriser un plutôt que les autres. Je ne suis pas sûre de vouloir que mes équipiers et moi passions pour les harpies (êtres ailés à apparence humaine, sans l’intelligence et voraces) de service prêtes à avaler n’importe quoi.

- Colonel Hoomz, dans 5 minutes je vais recevoir un appel de celui qu’on appelle « Le Majordome ».  Ah! Je vois que le lieutenant Hazbeth sait de qui je parle! Dit Tor en voyant Isabella froncer les sourcils. Si vous acceptez de me suivre, je pourrai dire au Général Raad que vous êtes tous sains et saufs en route pour le point de rencontre prévu de la milice uranienne à Lulanee et au majordome que je vous ai tous capturés mais que vous et votre vaisseau n’êtes pas ceux qu’il recherche.

Si je ne réponds pas à cet appel, continua Tor, vos compagnons seront exécutés et le majordome enverra des renforts pour attaquer cette base et vous capturer. Je ne crois pas que vous vouliez baisser les bras sur votre mission dès le premier jour et que le général Raad signale déjà votre disparition au Président Carthew.

- Il est donc clair que vous savez qui nous sommes et que nous savons ce que vous êtes. Dit Isabella. Pourquoi nous aideriez-vous?

- Le Daminthor donne à ses utilisateurs un souffle, une vitalité qui n’est pas la vie et nous condamne graduellement à une quête sans fin pour l’énergie vitale des autres. L’appareil digestif est le premier système d’organes à mourir à cause des radiations. Nous sommes en compétition avec le Majordome, son chef et ses suivants pour cette substance qui finira par manquer.

Ceci condamnera tout les êtres du système solaire à une mort lente parce que nos victimes aussi finiront par périr, épuisés par la dépression, à cause des radiations ou victimes de notre frénésie meurtrière avant la mort. Croyez-moi quand je vous dis que je veux sauver ce qui peut être sauvé. Être un mort-vivant dans un enfer ne m’intéresse pas. Ce n’est pas à cela que je pensais en voulant devenir immortel. Et il est trop tard pour la plupart d’entre nous, les utililisateurs, d'être sauvés. Acheva Tor.

-Vous m’avez convaincue pour le moment, Colonel Tor. Dit Emma. Nous allons vous suivre. Elle et Isabella rengainèrent leurs armes. J’espère seulement que vous et vos hommes avez assez consommé aujourd’hui pour ne pas avoir à prendre de mon énergie ou tomber dans cette frénésie dont vous venez de parler .

- Nous discuterons plus à bord de la navette. Dit le Colonel Tor.


Vos commentaires sont les bienvenus!

Bizz!  ;D

Frégo  8)

   
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 2. Dezember 2013, 21:14:51 Uhr
Coucou Frégo !

je t'ai lue avant le repas, mais je n'avais pas eu le temps de te livrer mes impressions ! Alors comme ça, Tor essaye de jouer double jeu... hum... on perd parfois plus qu'on ne gagne à ce jeu-là...  ::)

En tout cas, il ne laisse guère le choix à Emma et Isabella ! Je me demande comment cela va tourner...

et voici un nouveau méchant, avec le Majordome... quelle profusion !

en même temps, c'est intéressant de développer la situation sur une planète qui n'a pas encore basculé, qui est un enjeu important pour l'approvisionnement en Daminthor comme pour la lutte contre les effets de ce produit. Uranus est une poudrière à elle toute seule... des clans s'y affrontent, un peuple mystérieux et pacifique vit dans ses profondeurs, les enjeux sont colossaux...

j'ai pris ma place sur le trampoline pour la suite  [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump] [jump]

je reprendrai peut-être le fil sur Tyrial demain, je m'interroge toujours sur ce qu'Ivanov peut avoir à révéler ou pas. Ca me  [mindoubt] vraiment, cette affaire. Sinon, j'avancerai assez aisément...

bizz

Limeye  :)

ps : maintenant, tu n'as plus qu'à embrayer sur l'autre cadavre exquis ;D
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 2. Dezember 2013, 21:57:02 Uhr
Coucou Limeye!

Ah mais le Majordome n'est pas un nouvel ennemi. Vous le connaissez sous un autre nom! ::)

Cherchez bien!  ;D

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 3. Dezember 2013, 02:09:23 Uhr
Coucou!

Alors là, Frégo, les choses se corsent...  [wallbash] et ma mémoire flanche!  [unconscious]

D'après moi, le Majordome, c'est le bras droit de Guggenheim, mais de là à me rappeler qui cela peut être... [mindoubt]  Faudrait que je retrouve le passage où tu en as parlé!  [needhelp]  ??? Pas une mince affaire...  :o

Je me suis demandé quel jeu jouait Tor, jusqu'à ce que je comprenne que c'était un double jeu!  :o

Il y en a du monde sur ce trampoline communautaire format géant...  ;D ;D ;D  [jump] [jump] [jump]

Bizz
Flamme
 :P
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 3. Dezember 2013, 06:48:36 Uhr
Coucou Frego,

Eh bien tu sais relancer l'intrigue dis donc! Et ce Tor, il sait bien nager entre 2 eaux, mais je ne lui fais pas confiance pour autant...Tant que leurs interets coincident...

Le Majordome, moi je pensais que c'etait Guggenheim lui-meme, mais j'ai un doute la.... ;D

En tout cas, j'ai bien hate de voir la suite!  [jump] [jump] [jump]

O-tho
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 8. Dezember 2013, 18:57:59 Uhr
Bonjour - bonsoir !

j'ai mis un peu de temps à revenir sur cette histoire, car je cherchais un peu ce qu'Ivanov pouvait bien connaître des projets de Guggenheim... voici ce que j'ai trouvé. Tu me diras Frégo, si cela peut t'aider ou pas dans la description de ce qui se passe sur Uranus.

première partie donc de la "réunion de crise" chez Kim.

bizz et bonne lecture !

Limeye  :)


- Il a parlé, Capitaine, dit Simon, de sa voix neutre. Mais tout d'abord, comment va Joan ?
- Elle a pu sortir un peu et marcher dans le jardin, elle est couchée et lit. Ca va. Elle a le moral.
- Bien. Si ce qu'Ivanov a révélé est vrai, alors il va falloir jouer serré. As-tu pu joindre le Président ?
- Oui, j'ai eu quelques précisions concernant la situation autour de nous. Il ne va pas falloir tarder à repartir, à mon sens.
- Je le pense aussi.
- Que t'as dit Ivanov ?
- Il a parlé d'une tentative de renversement du général Raad sur Uranus. Je crains qu'Emma Thomson et Isabella Randall ne se retrouvent en plein panier de crabes !
- Bon sang !
- Quel rôle devait-il jouer, lui ?
- Une fois débarrassé du Balkan, prétexte - un de plus - à renverser Carthew, il devait avec ses hommes se rendre sur Titan. De là, il serait parti avec une petite troupe fidèle à Guggenheim pour renforcer les opposants à Raad, et semer le désordre.
- Il y a donc bien un complot en route sur Uranus... il va falloir le cacher à Joan, ajouta-t-il tout bas, plus pour lui-même.

Simon bougea légèrement ses tubes oculaires en signe de compréhension.

- Je suggère de ne pas parler de ces révélations lors de notre réunion ce soir, pour éviter que des propos malheureux n'arrivent aux oreilles de Joan, poursuivit le professeur. Savoir sa mère en mission délicate est déjà une source d'inquiètude pour elle, ce n'est pas la peine d'en rajouter. Mais Ivanov m'a révélé autre chose aussi, Curtis.

Le Capitaine le fixa avec sérieux.

- Il m'a donné des détails concernant Joan et ce que Norton et Guggenheim voulaient en faire. Encore plus aujourd'hui qu'hier, il ne faut pas qu'elle tombe entre leurs mains, sinon, nous ne la reverrions pas.

A ces mots, Curtis frissonna. Les propos de Simon ne faisaient que renforcer son idée de laisser Mala sur Tyrial.

- Bien, Simon. Pas un mot non plus de ceci. Lorsque tu parleras de l'interrogatoire d'Ivanov...
- Je dirai qu'il était au courant de plans de sédition sur plusieurs planètes, ce qui ne surprendra personne. Laisse-moi en parler, et nul ne soupçonnera qu'il y a un peu plus derrière mes propos.
- Il faudra peut-être cependant informer au moins Ezra de tout cela.
- J'y pensais, mais nous le ferons discrètement, demain.
- Très bien.

A cet instant, ils entendirent des voix à l'extérieur. Kim et Nekiri étaient de retour, accompagnés de Grabo, Arko et Jade.

Curtis les salua avec plaisir, à part le Jovien, il n'avait pas revu Grabo et les siens depuis la veille. Il était curieux aussi de faire connaissance avec Jade, celle qui assurait la cohésion de la communauté en l'absence de Kim. Elle était une femme de type martien, grande, assez large d'épaule. Il devina à son regard qu'elle était aussi très courageuse et ne s'en laissait pas conter facilement. Elle avait de beaux et longs cheveux châtain foncé, des yeux verts, comme souvent les femmes de Mars. Ses oreilles étaient légèrement en pointe.

- Heureuse de vous voir plus longuement, Capitaine, dit-elle en lui tendant la main qu'il serra avec plaisir.
- Moi aussi, Jade, j'ai déjà entendu beaucoup parler de vous et je suis heureux que vous ayez pu venir ce soir. Je voulais vous remercier aussi pour votre accueil et pour l'aide que vous nous apporter ici.
- Vous avez ramené nos hommes, Capitaine. Alors qu'auparavant, vous auriez tout tenté pour nous les enlever. J'ai entendu déjà bien des récits depuis votre arrivée, je sais ce que vous avez affronté et les sacrifices qu'il a fallu faire. Vous les avez presque tous ramenés, c'est un exploit.
- Nous avons fait au mieux...
- Non. Vous avez fait le mieux.

Elle marqua un petit temps de silence, puis dit, à l'attention de Myriam qui attendait au seuil de la salle :

- Nous avons apporté de quoi pour le repas, Myriam, ne te fais pas de souci. Je crois que la discussion sera longue. Qui attendons-nous encore ?
- J'ai fait prévenir Otho de nous rejoindre, dit Simon. Timarrow prendra le relais ce soir pour les écoutes et Otho retournera à sa place quand nous aurons terminé. Grag va revenir avec lui.
- Le colonel est sorti chercher Andrew. Ils ne devraient pas tarder, ajouta Kim. D'ailleurs... les voilà, avec Miss Sanchez.

Quelques instants plus tard, tous furent réunis dans la grande salle. Par discrétion, Myriam avait rejoint Joan. Maëva assistait à la réunion.

Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 8. Dezember 2013, 21:06:43 Uhr
Coucou Limeye!

Superbe suite! [goodjob]. Pour ce qui est de renverser le Général Raad, c'est un choix que les conspirateurs potentiels feront ou pas à la dernière minute.  :-X. Mais une conspiration "officielle" existe bel et bien  ;D. 

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 8. Dezember 2013, 21:20:17 Uhr
Coucou!

Superbe suite, effectivement... [goodjob] et inquiétante, aussi, autant pour ce qui se  mijote sur Uranus que pour ce que Norton et Guggenheim prévoyaient pour Joan...  [smhair]

La suite!  [jump] [jump] [jump] [jump] [jump]

Bizz
Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 9. Dezember 2013, 08:17:56 Uhr
- Nous avons appris plusieurs choses importantes ces dernières heures, commença le Capitaine, j'ai pu être en contact direct avec le Président et je suis en mesure désormais de vous dresser un tableau assez précis de la situation dans le système solaire. Comme nous nous y attendions car nous l'avions appris lors du vol à bord du Phénix, les planètes de Mercure, Vénus, la Terre et Mars sont aux mains de Guggenheim. La situation sur Jupiter est désormais sécurisée, mais l'Amiral Taggart ne peut tenter aucune manoeuvre d'envergure sans risquer de voir à nouveau les troupes de Guggenheim tenter de s'emparer de la planète ou d'un de ses satellites. Il ne peut donc porter secours au Président Carthew, et notamment, ne peut pas intervenir autour de Saturne où la situation est assez conflictuelle, pour ne pas dire délicate par endroit. Des raids sont fréquemment menés par les troupes basées sur Titan en direction de Rhéa notamment, pour s'emparer des mines. Japet est également aux mains de Guggenheim, et sur Saturne-même, il y a toujours un foyer insurrectionnel. Les autres planètes se sont déclarées en faveur du Président, mais on peut toujours y craindre des révoltes.
- Cela précise en effet ce que nous avions appris, Capitaine, dit Kim. Que peut faire le Président pour renverser la tendance ?
- Pour l'heure, il fait mener uniquement des actions commandos pour tenter de couper les vivres à Guggenheim et l'empêcher d'accéder aux ressources vitales, mines, bases militaires, arsenaux...

Simon prit à cet instant la parole et développa ce qu'ils avaient appris concernant le Daminthor. Tous regardèrent avec effarement, y compris ceux qui connaissaient déjà le document, le petit film tourné par Annie Bonnel.

- Comment... comment peut-on résister à ce produit ?, murmura Jade, impressionnée.
- Par la volonté, mais cela ne suffit pas toujours. Il existe un produit à base de plantes qu'on le trouve sur Uranus en particulier et qui peut permettre d'annihiler les effets du Daminthor, expliqua Simon. Il est possible aussi que d'autres combinaisons de plantes puissent exister, Joan avait réussi à nous faire une tisane revigorante qui a agi sur l'un des ingénieurs, George Mac Clinton après que celui-ci eut manipulé l'épinglette trouvée sur Norton.
- Il faudrait demander à Yasmina, dit Jade qui avait repris ses esprits. Elle possède une grande connaissance des plantes de Tyrial, mais aussi de Mars et d'Uranus, car une partie de sa famille en est originaire.
- Ce serait une bonne idée, dit Kim. Maintenant, poursuivit-il avec autorité, et à cet instant, Curtis et ses amis mesurèrent pleinement l'aura du chef pirate, nous devons aussi décider de ce que nous allons faire. Tous ceux qui étaient avec nous à bord du Phénix ont connaissance du coup d'état et nombre d'entre eux sont prêts à se battre contre Guggenheim. Mais chacun doit décider en son âme et conscience et une fois encore, je n'admettrais pas qu'on jette l'oprobe sur ceux qui resteraient sur Tyrial. Il faut de toute façon organiser la sécurité des familles et prévoir les évacuations en cas de danger, pour pouvoir rallier Phoebe ou aller plus loin si nécessaire.
- De combien de vaisseaux disposez-vous ?, demanda Curtis.
- 4 vaisseaux bien armés, dont on peut rapidement renforcer encore l'armement, dit Grabo. Et deux autres, plus petits et peu armés.
- Plus le Phénix, intervint Nekiri. Il pourrait permettre d'évacuer des familles à condition d'y apporter quelques aménagements. Cela peut être fait rapidement.
- Bonne idée, Néki, dit Kim. Qu'en pensez-vous, Capitaine ?
- La suggestion de Nékiri est bonne, répondit-il. Combien de vaisseaux faut-il laisser sur Tyrial pour permettre l'évacuation des familles en toute sécurité ?
- Avec le Phénix, les deux petits seront suffisants, dit Arko qui n'était pas encore intervenu mais suivait avec attention toute la discussion. A condition de les armer aussi, et de laisser aussi suffisamment d'hommes ici pour les protéger et mener les vaisseaux.
- Quand parleras-tu aux gars, Kim ?, demanda Jade.
- Dès demain. Même si chacun est heureux de retrouver les siens et de profiter d'un repos bien mérité, les questions restent en suspens. Et s'il faut apporter des modifications aux vaisseaux, nous aurons besoin de bras. Certains commencent à avoir une bonne expérience, d'ailleurs, ajouta-t-il, goguenard. Ainsi, chacun disposera d'assez de temps pour réfléchir à ce qu'il voudra faire, certains pourront aussi changer d'avis au fil des nouvelles que vous recevrez du Président, Capitaine.

Curtis hocha simplement la tête. La situation se présentait bien. Il n'était pas étonné de trouver sur Tyrial des vaisseaux armés, et sans doute rapides. Et quatre vaisseaux, c'était déjà une petite flotte non négligeable, surtout si elle était bien armée et si les hommes à bord étaient prêts à en découdre. Et il savait que nombre d'entre eux n'avaient vraiment pas froid aux yeux.

- Puis-je vous poser une question, Capitaine ?, demanda Jade avec franchise.
- Allez-y.
- Qui d'entre vous restera sur Tyrial ?
- Je pense que tous les militaires viendront, n'est-ce pas, Andrew, Ezra ?

Tous deux hochèrent la tête.

- Pour ce qui est de l'équipe technique, je ne sais pas, dit Andrew. Je n'ai pas beaucoup parlé avec eux pour l'heure.
- Ils auront le temps de se décider, dit Kim.
- Quant à Miss Randall et vous, Maëva, vous avez déjà fait votre choix, n'est-ce pas ?, demanda Curtis.
- Oui, si c'est possible, bien entendu, nous resterons avec vous. J'aiderai si nécessaire à l'hôpital également.
- Merci, dit Jade. Toute aide sera toujours la bienvenue. C'est donc parfait, dit-elle pour conclure. Nous parlerons à toute la communauté demain, nous lancerons la révision et l'armement des vaisseaux, une équipe pour aménager le Phénix, prévoir le vol jusqu'à Phoebe et vous pourrez partir. En quelques jours, cela pourra se faire, n'est-ce pas, Kim ?
- Exactement, répondit le chef pirate avec un léger sourire.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 9. Dezember 2013, 12:32:48 Uhr
Coucou!

Ça sent le départ prochain...  :( Une autre séparation en perspective, elle va être difficile, celle-là... Comme si Joan n'avait pas assez à supporter avec celle de JIYD...  :o  ;D J'espère que Curtis prendra la peine de donner des nouvelles, au moins... [nono] faudrait que la Dre Darmont le lui rappelle, avant le départ...   [motz]  ;D

Bizz
Flamme
 [flower]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 9. Dezember 2013, 23:20:59 Uhr
Coucou Limeye,

L'etat major rebel en etat de guerre..avec 4 vaisseaux bien armés?! Que peuvent ils faire sans rejoindre les forces du president? Sans compter l'option d'evacuer la base si jamais Guggenheim a plus de resources que prevu...a moins qu'il y ait des defections....hmmmm ..ca va chauffer... ;D

O-tho  [jump] [jump] [jump]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 10. Dezember 2013, 10:19:04 Uhr
Hello les filles,

pour répondre à vos interrogations, je pense que Curtis donnera le plus régulièrement possible de ses nouvelles à Joan, ne serait-ce aussi parce qu'il voudra en prendre...  ;)

je ne voulais pas donner une force trop importante aux pirates, mais montrer cependant qu'ils ont de la ressource. Ce n'est pas une grosse troupe qui va rejoindre Carthew, mais des hommes volontaires et solides. En 40, le quart de la France, c'était l'Ile de Sein... soit une bonne centaine d'hommes, venus sur des bateaux de pêche... et Carthew a bien dit que toutes les bonnes volontés seraient les bienvenues.

rien ne dit pour l'instant que les forces de Guggenheim vont s'en prendre à Tyrial : déjà, il faudrait avoir repéré cet astéroïde bien planqué (même Flam ne l'avait pas trouvé, c'est dire...) et il faudrait y parvenir, et trouver une utilité à l'attaquer. Or Guggenheim ignore que Joan (qui serait le seul intérêt qu'il trouverait sur Tyrial) y est. Il la croit morte à bord du Balkan, comme il croit morts les Futurmen et Ezra.

voici un autre "tiboutte".

bizz

Limeye  :)


Lorsqu'après le repas au cours duquel il fut toujours beaucoup question de ce qui se tramait autour d'eux, des risques potentiels pour ceux qui partiraient, comme pour ceux qui resteraient, Curtis resta un moment avec Grag, Simon, Ezra et Mala. Il leur livra ses impressions et sa satisfaction à voir que les choses prenaient bonne tournure pour rejoindre rapidement Phoebe. Il annonça aussi à Mala qu'il acceptait sa proposition de rester avec Joan et Maëva sur Tyrial. Le robot et l'androïde échangèrent alors un regard de connivence, et leurs trois compagnons se dirent que leurs prochaines conversations tourneraient certainement autour de ce sujet. Puis le Capitaine renvoya Mala aux écoutes, Grag et Simon au Phénix pour commencer l'inventaire des aménagements nécessaires.

- Pas fâché d'en avoir terminé avec Ivanov, dit alors Ezra, une fois seul avec Curtis.
- Moi non plus, Ezra, mais ce qu'il nous a révélé est lourd de conséquences. Nous n'avons pas tout dit ce soir.

Et il lui expliqua brièvement les choses.

- Pourvu qu'Isabella et Emma s'en sortent.
- Elles peuvent trouver des alliés sur Uranus, dit Curtis, en songeant qu'il avait bien fait de leur donner le moyen d'entrer en contact avec le Peuple de la Noirceur.

En passant par les sous-sols de la planète, elles pourraient accéder à nombres d'endroits en toute sécurité, ou y trouver un refuge sûr. Rares étaient ceux qui s'aventuraient dans ces profondeurs inconnues et parfois terrifiantes. Il se dit aussi que cela avait certainement révélé leur liaison à Joan et lui-même à Isabella, mais c'était un détail sans grande importance à ses yeux.

- Joan sera en sécurité, ici, Capitaine, reprit Ezra en voyant la mine songeuse du jeune homme. Et avec Mala à ses côtés, elle ne peut avoir de meilleur garde du corps, sauf peut-être Grag.
- Oui, je ne peux me priver de Grag autour de Saturne, répondit Curtis. Mala me serait certainement utile plus tard, mais...
- Mais nous serons toute une troupe, pas juste toi et ton équipe. Cela fait la différence.
- C'est vrai. En attendant, il faut lui cacher la situation délicate de sa mère. Il faudra que je donne des ordres à Mala en ce sens, même si je sais qu'il ne parlera pas à tort et à travers.
- Je peux te suggérer quelque chose ?
- Oui, Ezra, je t'écoute.
- Au lit. Les heures avec Joan te sont désormais comptées.

Curtis sourit simplement.

Lorsqu'il rejoignit Joan, elle dormait déjà. Maëva lui avait préparé une tisane, et Myriam avait dîné avec elle. Il se dit qu'elle serait bien entourée avec la jeune docteur et la toute jeune fille. Il la regarda un moment avant de se coucher. Son joli visage, ce petit nez qu'il aimait tant, son menton volontaire. Ses cheveux d'une douceur incroyable. Il l'aimait, et il ne laisserait personne lui porter atteinte, ni Guggenheim, ni aucun de ses sbires, Norton ou un autre du même genre. Et pas seulement parce qu'elle était enceinte, de lui, mais aussi parce qu'elle était si courageuse, si généreuse, et si vivante. "C'est cette force de vie, que je soupçonne aussi chez ta mère, mon amour, que Guggenheim ne supporte pas. Il ne supporte pas cela, c'est cela qu'il veut détruire. En toi, comme en Annie, comme en tant d'autres... Nous ne laisserons pas faire cela, et je pense que ceux qui me suivront en ont tout autant conscience. Nous n'avons pas d'autre choix que nous battre et peut-être... mourir pour que vous puissiez vivre."

Il chassa cependant ces sombres pensées, se coucha à ses côtés, et comme toujours, malgré le sommeil, elle vint se blottir entre ses bras. Habituellement, il laissait reposer ses mains dans le creux de ses reins, mais depuis deux nuits, il avait pris l'habitude d'en laisser une sur son ventre.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: Frégo80 am 10. Dezember 2013, 12:10:07 Uhr
AAAAAAHHHHHH.... [eyeheart] [loveu] [loveya] [knuddeln] [imsorry] [bussi] [naughty] [jump]

 ;D

A+

Frégo  8)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 10. Dezember 2013, 12:59:32 Uhr
Coucou les filles!

OOOOOOOOHHHHHHH!  [knuddeln] [imsorry] [bussi] [eyeheart] [loveu] [loveya] [heart] [flower]

Pour faire écho à Frégo...  ;D

Bizz
Flamme
 ;)
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 10. Dezember 2013, 14:26:29 Uhr
Coucou les filles !

j'aime beaucoup votre concours de smileys...

voici une suite !

bizz

Limeye  :)


Ce matin-là, une agitation nouvelle régnait dans la petite cité de Tyrial. Les enfants couraient partout, cela ressemblait à un départ des hommes, mais pourtant, c’était différent. Tous avaient été conviés à une grande réunion sur le terrain près de chez Arko. Le terrain était assez grand pour permettre de rassembler tout le monde. L’autre endroit où il aurait été possible de se réunir tous était la piste de l’astroport. Grimpé sur une grosse caisse en bois, Kim attendait. Près de lui se tenaient le Capitaine Flam, Simon, Arko, Grabo, Nekiri et Jade. Grag, Ezra, Andrew et les policiers faisaient partie de la foule, mais se tenaient un peu sur le côté. Pratiquement toute la petite communauté, femmes et enfants compris, était présente. Ne manquait à l’appel que quelques malades, soignants, Mala qui était resté au poste de communications, et quatre hommes que Kim avaient laissé à l’astroport.

- Bien, tout le monde est là ?, lança Kim à un moment après avoir évalué d’un regard toute sa petite communauté.

Un murmure d’approbation lui répondit.

- Bon, vous avez tous appris maintenant notre aventure à bord du Balkan et sur le météore et comment nous nous en sommes sortis. Sans doute aussi que beaucoup d’entre vous sont également maintenant au courant de ce qui s’est produit dans le système solaire, avec la chute du gouvernement légal. En d’autres temps, sans doute que cette nouvelle nous aurait quelque peu réjouis, mais je peux vous assurer qu’aujourd’hui, il n’est plus temps de rire. Certes, longtemps, nous avons vécu en marge de la société, pillant et volant pour survivre et vous apporter à tous un avenir et une vie convenable. Mais ce qui est arrivé nous met en danger. Demain, si l’ordre nouveau voulu par Guggenheim et les siens se met en place, ce ne seront plus des policiers auxquels nous devrons échapper, ni même des juges, mais à des bourreaux et des miliciens. Ces hommes possèdent une technologie qui vide leurs victimes de leur énergie, les transformant en morts vivants. Je ne veux pas de cela pour vous. C’est pourquoi, aujourd’hui, j’ai pris la décision de rallier les forces restées fidèles à la démocratie et au Président Carthew, et c’est pourquoi j’irai me battre à leurs côtés pour vous défendre encore une fois.

Un tonnerre d’applaudissements lui répondit, mais aussi des regards anxieux et interrogatifs. Kim attendit quelques secondes que le calme revienne.

- Hier soir, nous avons tenu une réunion de crise, pour nous organiser. Il y a suffisamment de vaisseaux pour nous permettre de tous quitter Tyrial, hommes, femmes, enfants, et rallier Phoebe. Néanmoins, nous pensons, compte tenu des informations dont nous disposons, que vous êtes tous plus en sécurité ici. Sur Tyrial, nous n’avons jamais été inquiétés par les forces de la police interplanétaire, ni même par un des plus farouches justiciers que le monde ait connu, le Capitaine Flam. C’est pourquoi, si même lui n’a pu parvenir jusqu’ici qu’en raison de circonstances bien particulières, je ne crains donc pas que les forces de Guggenheim viennent rôder autour de Tyrial. Vous y serez toujours en sécurité, tout comme jusqu’à présent. Je demande donc à tous de bien réfléchir à ce que vous voulez faire. Soit vous me suivez, et vous suivez le Capitaine Flam et son équipe, soit vous restez ici.

Cette fois, chacun resta silencieux, jetant un regard à son voisin. Mais parmi les hommes, beaucoup avaient déjà une attitude ferme et déterminée : une grande partie de ceux qui avaient vécu sur le météore et participé à la construction du Phénix avaient déjà fait leur choix.

- Il faudra de toute façon que des hommes restent ici, comme lorsque nous partons en expédition. Pour assurer la protection des familles et la vie de tous, tout simplement. Ceux qui resteront ne seront ni plus courageux, ni plus lâches que ceux qui vont partir. A chacun de choisir, en son âme et conscience. Aujourd’hui, comme hier, c’est pour nos familles que nous allons nous battre !

Un nouveau chœur de cris lui répondit.

- Capitaine, je vous laisse expliquer un peu comment les choses vont s’organiser.

Curtis prit la place de Kim sur la grande caisse. Il savait déjà que le discours de Kim avait porté, que la petite communauté serait soudée face à ce nouveau défi pour sa survie, comme elle l’avait été auparavant.

- Les forces du Président Carthew sont en partie rassemblées sur Phoebe. Mais plusieurs planètes lui sont restées fidèles. C’est le cas pour Jupiter, Pluton, Uranus et Neptune. Sur Saturne, la situation est plus délicate et c’est aussi pourquoi nous voulons pouvoir rejoindre et renforcer rapidement les troupes disponibles pour mettre fin aux raids des forces de Guggenheim, organisées à partir de Titan et de Japet. Une fois que Saturne et ses satellites seront "nettoyés", vous serez encore plus en sécurité ici. Selon le nombre d’entre vous qui se joindra à nous, nous partirons avec 3 ou 4 vaisseaux. Nous laisserons ici le nombre nécessaire pour l’évacuation de tous si un événement quelconque vous poussait à partir sans que nous puissions intervenir. Il nous faudra à peine deux jours pour rallier Phoebe.
- Comment ça se passera, une fois là-bas, Capitaine ?, demanda Okapaï.
- Pour vous ? Je peux vous garantir votre liberté.
- Capitaine ?

Il se tourna vers une autre voix, reconnut l’homme sans peine. C’était Vadek.

- Je suis prêt à vous suivre, comme beaucoup ici, car nous avons compris que nous n’avions plus le choix. Je vous fais confiance lorsque vous nous dites que nous ne risquons pas de nous retrouver derrière les barreaux, et que vous nous garantissez notre liberté. Mais personnellement, je voudrais émettre une remarque.
- Je vous écoute, Vadek.
- Sachez que je n’obéirai qu’à Kim ou à vous-même. Je ne veux pas me retrouver sous les ordres d’un chefaillon, d’un soldat avec des barrettes et des médailles.

Curtis hocha la tête. Il s’était attendu à ce genre de remarques, et il n’était pas mécontent qu’elle ait émané de Vadek. C’était un homme de parole et crédible aux yeux des siens. Sa remarque remporta l’adhésion de beaucoup autour de lui, Curtis le remarqua immédiatement.

- Je ne pense pas que cela posera le moindre souci, dit-il avec un léger sourire en imaginant certains gradés tentant de faire obéir une poignée de brigands…
- Alors, moi, je pars, dit Vadek.
- Moi aussi, dit Okapaï.

De nombreux hommes s’avancèrent d’un pas, marquant leur approbation et leur engagement. Grabo hochait la tête, gravement. Nekiri se pencha vers lui, lui murmura quelque chose à l’oreille. A cet instant, une voix timide se fit entendre. C’était Wilson, l’un des policiers qu’ils avaient laissé libres après leur interrogatoire.

- Je parle au nom de mes camarades, Capitaine. Pouvons-nous vous suivre aussi ? Nos familles sont en danger, sur Terre, et sur Mercure pour deux d’entre nous. Si nous pouvons nous racheter…
- Vous pouvez venir, bien entendu, répondit Curtis fermement, mais avec un regard qui donna confiance aux cinq hommes.

Kim remonta alors sur la caisse, que Curtis avait abandonnée, et reprit la parole.

- Ok, les gars ! Merci à vous. On va procéder à un décompte et à un enregistrement des volontaires, c’est Arko qui s’en chargera. On va aussi répartir les équipes pour renforcer les armes des vaisseaux, que ce soient ceux qui resteront ici pour les familles ou les autres. Il faudra aussi deux équipes pour aménager le Phénix et le rendre plus confortable pour une éventuelle évacuation. Une autre équipe, sous les ordres de Nékiri commencera à rassembler les provisions pour deux jours de voyage, et vérifiera aussi les stocks pour les familles.

Une autre voix, inconnue, fusa :

- Et en ton absence, Kim, qui reste avec Jade ? Grabo ou Arko ?

Les deux hommes se regardèrent. Ils avaient longuement discuté depuis le retour de Grabo. Arko voulait en découdre, mais Grabo voulait l’obliger à rester, à cause des enfants et de Jade. Mais son fougueux beau-frère ne l’entendait pas de cette oreille. Kim répondit :

- Ce n’est pas encore décidé, car ces deux abrutis veulent venir. Va falloir que je tranche. Je vous tiendrai au courant, dit-il avec un rire un peu gras.
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie
Beitrag von: flamme am 11. Dezember 2013, 00:21:02 Uhr
Coucou Limeye!

Cher Kim... je l'imagine bien, en train d'haranguer ses troupes...  [director] Et j'adore quand il traite Grabo et Arko d'abrutis... tout comme son rire gras.... [rolllaugh]

Par contre, je ne peux imaginer lequel des deux, entre Grabo et Arko, va rester... je pencherais presque sur l'hypothèse qu'ils vont partir tous les deux, avec la bénédiction de Jade...  ;D

Bizz
Flamme
 ;) ;D
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: O-tho am 11. Dezember 2013, 06:24:05 Uhr
Coucou Limeye,

Ah vraiment tres bien amene!   [goodjob] Les choses se precisent, les decisions sont prises, ca sent le depart... ;D

O-tho  [jump] [jump] [jump]
Titel: Re: Cadavre Exquis – Les visages de mon ennemie (Ou la révolte des prisonniers, visi
Beitrag von: limeye am 11. Dezember 2013, 15:14:30 Uhr